L'Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1600 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1771 articles en ligne, dont 23 pour le mois de décembre - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1700e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Les formats de la session inaugurale de la pomme

Apple et les formats ouverts

Ce mardi 31 août, l'Apple Expo Paris 2004 a débuté, et durera jusqu'au samedi 4 septembre. La première matinée propose toujours une Keynote (session), véritable show de présentation de ce que Apple met en avant : résultats, matériels, logiciels, services, accords... Tout au long des presque deux heures d'intervention de Philip Schiller (Senior Vice President of Worldwide Product Marketing), des renvois réguliers furent faits à différents formats.

Certains de ces formats sont ouverts --- Apple s'appuient alors fortement dessus : pourquoi refaire ce qui est déjà créé, que tout le monde peut reprendre (et ainsi aussi garantir l'interopérabilité) ? C'est un principe de base des formats ouverts. Deux formats ouverts furent mis en avant :

  • RSS : c'est un format ouvert, basé sur le format RDF défini par le W3C, pour agréger les informations d'un site, c'est-à-dire récupérer les informations publiées sur le site en question et les placer dans sa page ou sur son site, de manière dynamique. La prochaine version du navigateur d'Apple, Safari, proposera une utilisation facilitée de ce format, et donc des flux d'informations (et Formats-Ouverts.org propose aussi son fil RSS pour suivre son actualité).
  • H.264 : format video retenu par le DVD Forum (avec Windows Media 9, non-ouvert), pour une qualité haute définition. Il est "non-propriétaire et ouvert" (indiqué sur le transparent projeté), utilisable sur le Web lors les video transmissions, sur les futurs DVD video, sur les téléphones. Apple va l'utiliser pour ses logiciels.

Outre ces deux formats ouverts, d'autres sont aussi utilisés par la firme à la pomme, dont par exemple :

Sources et liens :

Les formats satiriques

Format du Canard et format du Canicular

Parmi les formats non-électroniques, quelques-uns ont déjà été cités dans cette rubrique dédiée (les t-shirts, le courrier, la radio). Un autre format que l'on rencontre souvent est celui des journaux : ainsi les dimensions physiques des exemplaires d'un titre donné est l'un de ses signes distinctifs. Même si le format en question peut être assez courant.

Il y a aussi le format de présentation d'un journal : sa maquette, ses couleurs, ses rubriques (titre, ordre), sa manière de traiter ou de présenter un article (une tournure particulière comme un tableau de synthèse par exemple), sa typographie propre (telle fonte reconnaissable pour le titre, telle autre pour les articles).

Et cet ensemble de formats est ouvert, car visible et disponible. Et copiable. Mais cet ensemble est aussi une marque de fabrique, qui ne peut être recopié ou plagié sans provoquer de réaction. Ainsi le dernier exemple en date est celui du Canard Enchaîné qui a attaqué le Canicular Echaudé sorti cet été. On lit ainsi dans les dépêches que :

(...) l'avocat du Canard Enchaîné a souligné que les deux journaux avaient le même format, une maquette identique, des caractères semblables et une présentation des rubriques similaires (...)

Le Canard Enchaîné a perdu le procès en référé contre le Canicular Echaudé. Mais l'appel est possible. Et les formats sont là aussi présents et au coeur des problèmes.

Sources et liens :

Le format Ogg Vorbis selon la FNAC

Une bonne explication de la FNAC

Le format ouvert audio Ogg Vorbis (au contraire des MP3, WMA, AAC ou ATRAC --- une belle cacophonie de formats...) est de plus en plus intégré dans les lecteurs numériques, que ce soit les clés USB, les balladeurs avec disque dur ou les lecteurs de salon. Le format OGG apparait donc dans les publicités, parmi les caractéristiques des produits.

Au point que certains magasins grand public donnent des explications à propos du Ogg Vorbis. C'est ainsi le cas de la FNAC avec un article clair sur "une alternative aux formats propriétaires".

Source et liens :

Annonce de conférence

Rendez-vous en Haute-Savoie !

Le mercredi 29 septembre après-midi, le Centre de Ressources Informatiques de Haute-Savoie (CRI74) m'a invité à donner une conférence, suivie d'une partie d'échanges avec questions-réponses, entre 14h et 17h30 :

"Les formats de fichiers et de données : tout ce que vous avez toujours voulu savoir (comment communiquer, comment éviter les dangers des formats fermés comme les .doc, .pub et autres .xls, les intérêts des formats ouverts,...)".

Ouvert à toutes et à tous, entrée et participation gratuites. Merci de signaler votre participation en écrivant à info@cri74.org.

Le CRI74 est le fournisseur d'accès et de services Internet (connexions, hébergements, messageries électroniques, formations,...) de l'ensemble des structures publiques de Haute-Savoie (écoles, collèges, lycées, mairies, offices du tourisme, MJC, bibliothèques, centres hospitaliers,...). Son action repose sur la mise en œuvre et le développement de logiciels libres, dont notamment la solution PingOO.

Sources et liens :

Mise à jour : la page pour s'incrire, http://www.cri74.org/actualites/agenda/2004/formulaire.html.

Les formats des futurs DVD video

Encore les futurs DVD

Quand on veut lire un DVD, trois formats différents interviennent :

  1. le format physique : diamètre, épaisseur, masse, pour ne pas avoir autant de format de DVD que de lecteur (ce format est typiquement un format non-électronique, comme un format normalisé et ouvert de taille de t-shirt, de papier,...) ;
  2. le format de lecture du support DVD, indépendamment de son contenu : et là, deux formats s'opposent, le Blu-ray et le HD, avec chacun son groupe d'industriels ;
  3. enfin le format des fichiers présents sur le DVD : fichiers texte, fichiers image, fichiers audio, fichiers video,...

Dans le cas des fichiers video, l'un d'eux est le WMV, Windows Media Video. La dernière version de ce format, la 9, a été retenue par le DVD Forum comme format video possible du futur DVD video. Le coffret DVD du film Taxi 3 a ainsi proposé sur le troisième DVD la version du film au format WMW.

Cette adoption va dans le sens du MTECG. Mais pas dans celui des formats ouverts. Car c'est un format fermé, comme le sont déjà le MPEG ou le DivX ; et avec DRM à la clé.

Sources et liens :

Et voici un troisème format interdit pour Athènes 2004 !

Jamais deux sans trois !

La série continue... Les jeux olympiques d'Athènes 2004 s'illustrent vraiment de manière originale...

Tout d'abord, il y a les formats interdits de t-shirts, casquettes et autres sacs portés par les spectateurs.

Ensuite, il y a le format des liens hypertexte qui est soumis à demande au site des JO Athènes 2004.

Et enfin, il y a l'interdiction du format des informations publiées sur des sites Web non-autorisés ! En effet, interdiction est faite aux athlètes, aux entraineurs et aux autres officiels présents à Athènes, de publier des informations sur leur site Web fait spécialement pour les Jeux, ou sur un site Web non-officiel (leurs universités par exemple, un journal en ligne non-présent, leur blog). En fait ce sont les media accrédités (car ayant signé un accord d'exclusivité) qui doivent avoir la primeur. Pour les textes, les photos, les déclarations audio ou les video : interdiction d'en diffuser des personnels, il faut passer par les structures officielles de retransmission... Sous peine de sanctions.

Ces consignes ont été distribuées par le CIO aux comités olympiques nationaux en février dernier.

Deux questions olympiques :

  1. Laquelle de ces "performances" mérite la médaille d'or olympique de ce triptyque de la non-bienvenue à la maison ? Sans oublier l'argent et le bronze. On peut établir un bien triste podium.
  2. "L'essentiel est de participer". Mais n'a-t-on donc pas le droit élémentaire de le dire, de l'écrire et de le diffuser ?

Source et liens :

Votre vie numérique, vous la voulez couleur DRM ?

Des DRM partout et pour tout

Une des grandes expressions du moment, qui certes recouvre aussi une certaine réalité, est "la vie numérique". Avec "la convergence numérique" (oublions l'adjectif "digitale", ici terme anglais et faux ami, qui est utilisé par une grande enseigne verte française pour l'un de ses magasins spécialisé dans le numérique... mais qui n'a pourtant rien à voir avec les empreintes).

L'idée est la suivante : tout est numérique (ou presque), tout doit être interconnecté, sans fil (donc si possible avec le mot "wifi"), avec un élément central : le "concentrateur" ("hub numérique") qu'est l'ordinateur de la maison. Sur, et autour de ce point central, on trouve donc :

  • connexion Internet "haut débit", ou "très haut débit" ;
  • grands écrans ("LCD" ou "plasma") et rétro-projecteurs pour le "home cinema" et pour "la télévision via Internet" ;
  • borne wifi, pour "être branché mais sans fil" ;
  • appareils photo et camescopes numériques, pour "pouvoir immortaliser chaque instant" ;
  • balladeurs numériques, pour disposer "de toute sa discothèque" ;
  • agendas numériques, pour "tout avoir au creux de la main" ;
  • téléphones fixes et portables, pour "toujours rester en contact" ;
  • consoles de jeux, pour ses "loisirs numériques" ;
  • sans oublier imprimantes, scanners, webcam, lecteurs multimedia (pour CD audio ou de données, pour DVD) ;
  • voire avec disques durs externes ou ordinateurs portables, pour être totalement "nomade".

(La liste ci-dessus écarte volontairement le graveur (de CD ou de DVD), outil à l'utilisation potentiellement suspecte... En revanche y ajouter la carte bancaire, élément indispensable à la panoplie, pour les paiements des achats "en ligne".)

Tout cela est donc la coquille, les tuyaux. Mais en restant vides, il n'y a aucun intérêt. Il faut "du contenu". Et même "du contenu à valeur ajoutée", voire "à très forte valeur ajoutée". Des services "exclusifs", comme le téléphone "sur IP", la télévision, la video, le cinéma ou la musique, le tout "à la demande".

Ces contenus, notamment de cinéma (ou de télévision) et de musique, sont en fait des fichiers avec les données à un format. Mais pas un format ouvert, plutôt un format fermé dans ce domaine du multimedia (comme proné par certains acteurs, comme le METCG).

Mais ces contenus ne peuvent être diffusés sans contrôle, pour lutter contre le piratage. Donc les DRM (Digital Rights Management) sont là : la gestion numérique des droits doit permettre de contrôler, pour empêcher le vol, ou l'utilisation jugée illicite (comme transférer sur son balladeur un fichier de musique acquis depuis son téléphone portable...).

La solution : mettre des DRM sur chaque appareil de "la chaîne numérique" ! Et quand on est "un grand industriel" produisant presque chaque maillon (ou alors "en partenariat exclusif"), "acteur majeur de son secteur", "établi et reconnu" (voire mondialement), rien de plus logique, "en concertation avec les autres acteurs du secteur", comme "les fournisseurs de contenu" (musique et cinéma).

Donc des DRM sur les balladeurs, sur les hub numériques, sur les écrans... C'est ce qui a été annoncé cette semaine par HP. Qui ne sera certainement pas le seul à le faire. Des DRM et donc pas d'interopérabilité ; avec par exemple les films de certains studios lisibles qu'avec certains matériels et certains logiciels.

Et demain, que sera-t-il possible de faire, sans DRM et librement, avec un outil numérique ? Quelques scenarii ont déjà été écrits pour décrire un futur bien peu enthousiasmant...

Sources et liens :

Blu-ray contre HD : le format des prochains DVD

Quel format pour les DVD ? Deux !

Quel sera le futur format des DVD ? Un format sur lequel les industriels se seront mis d'accord ? Ou alors un bras de fer entre deux formats, promus chacun par certaines sociétés ?

C'est hélas bien sûr la seconde solution qui est en place :

  • d'un côté le "Blu Ray Disc Founders", avec Sony, LG, Panasonic, Philips, en faveur du format Blu-ray ;
  • de l'autre le "HD-DVD" (HD pour High Definition) qui s'appuie aussi sur l'utilisation d'un rayon laser bleu, avec Toshiba, Nec.

Chacun avançant le début de commercialisation de matériel, la future utilisation du format dans son matériel, des caractéristiques techniques bien meilleures...

Pas de format ouvert dans ce cas. Et la parole n'est pas aux utilisateurs-consommateurs (d'ailleurs dans un cas, les DVD actuels ne seront plus lisibles...).

Sources et liens :

Déclaration officielle, additif personnel

Déclaration d'indépendance du développeur : un additif, un

Le 20 juillet dernier, un appel était publié par l'Open Group, soutenu par IBM, en faveur de l'interopérabilité et des standards ouverts. Un texte bien rédigé qui était mis en avant ici-même dans un billet.

Ce billet finissait d'ailleurs ainsi : "Rien à ajouter ! (si, le rappel de ce que sont les vrais standards ouvert)" ; avec le lien vers la définition d'un standard ouvert donnée par la loi française.

Or, à bien reprendre cette définition concise mais complète, un manque apparait dans le texte de l'appel : celui concernant les brevets.

En effet, un format peut être ouvert, publié, documenté, accessible sans frais ni contrainte... mais avec son utilisation soumise à brevet : cela va alors à l'encontre même d'une libre utilisation (qui peut certes être concédée un temps, ou dans certains cas, mais qui n'est pas systématique).

D'ailleurs le fait même qu'un brevet soit déposé entraine publication de son objet, pour faire connaître son existence. Et le brevet est un moyen de protection, point cité dans la déclaration.

Finalement, je préfère encore plus cet appel mais avec un additif clair : celui concernant la non-utilisation de brevets dans les formats, pour qu'ils soient vraiment ouverts et pour une réelle interopérabilité.

Sources et liens :

Un format ouvert de carte de visite

Vive le vCard !

La suite logicielle Netscape est sortie en version 7.2 à la mi-août. Avec le célèbre navigateur Netscape et son client de messagerie. Parmi les nouveautés, on trouve entre autres :

"vCard support in Netscape Mail." (Soit : prise en compte du format vCard dans le logiciel de courriers électroniques)

vCard est un format ouvert de carte de visite, dont les caractéristiques sont publiées et librement utilisables (ce qui est le cas déjà d'autres logiciels comme la messageire de Mozilla ou Thunderbird). Le fichier au format vCard est en pièce jointe des courriels (en .vcf, pour vCard file). Il contient à un format ouvert des informations du type nom, prénom, courriel, téléphone,...

De gadget au début de son apparition (lire d'ailleurs la définition de JargonF...), la normalisation en un format ouvert permet aux logiciels de ne pas avoir à réinventer un format et d'intégrer ainsi plus efficacement (par exemple au carnet d'adresses) les informations utilisant ce format ouvert.

Sources et liens :

Le format ouvert du courrier

La Poste explique le format ouvert de l'adresse postale

Au cours du premier semestre 2004, La Poste a lancé une grande campagne d'information à propos du courrier postal. Chaque boite aux lettres a ainsi reçu un petit dépliant papier qui indiquait les "6 conseils" pour bien écrire les adresses postales : il s'agit du format préconisé par La Poste (six lignes maximum, pas de virgule après le numéro, tout en majuscules,...).

Il s'agit bien sûr de recommandations. Pas d'obligations, et pour l'instant nulle pénalité en cas de non respect de ces "conseils". Mais une meilleure distribution en les suivant.

Un format ouvert en quelque sorte : les informations sur ce format sont diffusées, accessibles à tous, utilisables par tous, sans inscription, sans paiement, sans brevet. Même si cela semble évident dans le domaine non-informatique, ces conditions ne sont pas réunies pour les formats électroniques fermés. Au contraire des vrais formats ouverts.

Sources et liens :

  • La page à propos des conseils pour le format de l'adresse postale, http://laposte.fr/rubrique.php3?id_rubrique=297
  • L'image avec les "6 conseils de votre facteur", http://laposte.fr/mesimages/particulier-lettre.gif (copier et coller l'adresse)

Quel format en cas de crise ?

Et le gagnant est...

Imaginons une crise majeure (catastrophe naturelle, accident important,...). Par quel moyen officiel informer la population, avec quel outil et avec quel format ?

Les critères : il faut,

  • que le plus grand nombre de personnes possède l'équipement nécessaire ;
  • que cet équipement soit autonome (batterie, pile) et le plus facile à avoir avec soi (léger, petit) ;
  • que l'utilisation de l'équipement soit facile ;
  • que le réseau transmettant les informations ne soit pas saturé ou trop sensible ;
  • que ces informations aillent uniquement des responsables vers les personnes.

Quels outils utiliser pour la diffusion des informations : la presse papier ? l'ordinateur connecté à Internet (site Web, courriel) ? la télévision (émission spéciale) ? le téléphone fixe ? le téléphone portable ? les SMS ? la CB ?

Aucun de ceux-ci ne correspond à tous les critères à la fois : trop compliqué à utiliser, pas de taux d'équipement assez proche de 100%, réseau trop vulnérable, pas assez réactif, pas assez autonome, pas assez portable.

C'est le poste de radio, avec les informations diffusées par ondes hertziennes, qui réunit tous les critères, qui a officiellement été retenu par le ministère de l'Intérieur en juin dernier. Les services de la Sécurité civile (qui dépendent du ministère de l'Intérieur) recommandaient déjà d'avoir chez soi une radio et des piles.

Le "format" hertzien est lisible par tous les postes de radio : aucun constructeur n'a créé son format propre uniquement à ses appareils (alors que pour les balladeurs et téléphones....) ! On peut même construire son récepteur.

Un exemple de plus, après le domaine de l'archivage, où un format non-informatique a été retenu.

Sources et liens :

Format ouvert pour formulaires

Encore du XML pour le Web

Le format ouvert XForms va être utilisé par les navigateurs du projet Mozilla, en collaboration avec les sociétés IBM et Novell. La fondation Mozilla a en effet annoncé le 11 août le lancement du projet d'utilisation de XForms.

XForms est un format ouvert, élaboré par le consortium W3C, basé sur le XML, intégré au XHTML des pages Web, qui rend les formulaires en ligne encore plus puissant du fait de l'utilisation du vrai format ouvert XML (il y a séparation entre le modèle XForms utilisé, les données saisies et l'interface de l'utilisateur).

Encore une nouvelle illustration de l'intérêt pour les industriels d'utiliser des formats ouverts, notamment ceux établis par le W3C, comme par exemple récemment pour les téléphones portables.

Sources et liens :

Prise d'otage : un logiciel retient un utilisateur et ses données

Un nouveau cri d'alerte

Utiliser un logiciel, est-ce lui donner en otage les données qu'ils traitent ? Oui dans le cas des formats fermés et des logiciels qui s'appuient dessus pour "conserver" les utilisateurs.

C'est entre autres ce que signale un article en anglais, "Should software hold data hostage?", paru dans la revue Nature Biotechnology d'août et disponible en ligne (HTML et PDF).

Ce sont 5 problèmes majeurs auxquels les utilisateurs s'exposent en utilisant un logiciel qui est le seul à manier des données qu'il a reçues et mises dans son propre format fermé :

  1. Il faut le même logiciel en question pour lire les données produites (et si le logiciel est payant, on paye) ;
  2. Il faut ce logiciel dans la même version (la toute dernière n'est pas lu par les précédentes...) ;
  3. La société auteur du format et du logiciel peut décider unilatéralement d'abadonner une version du logiciel, et donc du format (trop ancien, dira-t-on...) ;
  4. Cette société peut arrêter de développer le logiciel (autre politique produits, recentrage...) ;
  5. Enfin cette société peut disparaître et avec elle le logiciel et les informations sur le format (faillite, rachat, fusion,...).

A contrario, les formats ouverts permettent d'éviter ces risques.

Sources et liens :

Un trio convoité

DRM, XML et brevets

Il y a de plus en plus d'utilisateurs d'Internet (et à haut débit), avec entre autres les fichiers musicaux et video. Que les industries du cinéma et de la musique souhaitent protéger en limitant les copies, les transferts, les droits d'utilisation, pour lutter contre le piratage et asseoir le marché des loisirs numériques. Donc il est placé sur ces fichiers un format de gestion des droits (DRM, Digital Rights Management).

Cette technologie des DRM n'est pas développée ex nihilo, et certains se basent sur l'un des formats ouverts les plus puissants, le XML. D'où le XrML, "eXtensible rights Markup Language (TM)" développé par la société Content Guard. Qui utilise des standards ouverts. Et qui propose les spécifications. En s'enregistrant. Mais ce XrML utilise des brevets. Et le portefeuille de brevets utilisés devient alors le point essentiel des DRM.

D'où l'intérêt d'acteurs importants de l'industrie du cinéma et de l'informatique pour cette technologie. Time Warner et Microsoft ont ainsi décidé de racheter la société Content Guard. Ce qui provoque l'examen des services antitrusts de la Commission Européenne.

Alors les films de Time Warner visibles que sur des appareils avec Windows comme soutenu par le MTECG ? Pourtant l'Europe souhaite plus d'interopérabilité des DRM.

Sources et liens :

Un autre format interdit pour Athènes 2004

Cachez ces liens que je ne saurais voir

Le sujet de ce billet ressemble fortement à celui concernant déjà les jeux olympiques d'Athènes et les formats qui y sont interdits. Mais il y a hélas du nouveau et dans le même esprit (pas vraiment l'esprit olympique, ni celui de liberté).

Cette fois, de quoi s'agit-il ? Il est tout simplement interdit de donner ses sources en les écrivant clairement sans en demander l'autorisation ! Le simple format qui consiste à écrire des informations précises est proscrit.

En effet, le site officiel donne comme "Politique hypertextuelle" les informations suivantes (extraits) :

Pour votre protection et la nôtre, nous avons établi une procédure pour les parties souhaitant introduire un lien vers le site officiel d’ATHÈNES 2004 sur leur propre site.(...)

c) Envoyer une demande écrite à la Direction de l’Internet et des médias interactifs (...)

Donc :

  1. Il s'agit de protéger le site des JO et celui où on veut mettre le lien : mais protéger contre quoi ?
  2. Faire un lien nécessite une demande : or publier sur le Web, cela signifie s'appuyer sur ses principes, dont le premier est le lien hypertexte.
  3. Cette demande de lien peut être refusée : il est donc possible de se voir interdire d'écrire les références précises d'un texte... publié et accessible à tous.

Appliquons cette politique de non diffusion d'informations précises :

  • Dites : lors d'une des éditions des Jeux Olympiques de l'ère moderne, une athlète européenne a gagné en natation une des épreuves d'endurance (je pense que c'est bon : vraiment peu précis ; si vous trouvez...).
  • Ne dites pas : aux JO d'été d'Athènes en 2004, la française Laure Manaudou a gagné le 400m nage libre (danger, c'est trop précis !).

Sources et liens (Donner sa source ou pas ? Je donne !) :

Mise à jour du 17 août : une autre possibilité à l'énoncé du point "Dites" : aux JO d'été de Berlin en 1936, la néerlandaise Hendrika Mastenbroek a gagné le 400m nage libre (et trois autres médailles).

Quelle est la plus pertinente ?

Mise à jour du 27 août : après les t-shirts et les liens, voici les sites Web interdits par Athènes 2004 !

Balkanisation du Web (presque passée)

Le terme balkanisation a déjà été utilisée pour un billet concernant la musique numérique avec ses formats et ses supports : on va vers une non-interopérabilité complète. En effet, un morceau ne pourra s'écouter que sur un support (que le téléphone portable de marque X, que le balladeur numérique de marque Y), non-transférable. Autant de fournisseurs de musique, autant de matériels, autant de formats... La musique numérique n'est pas universelle.

Cette situation de balkanisation a eu lieu en quelques sortes à propos du Web : en effet, on avait des codes HTML propres aux deux différents navigateurs du marché à l'époque, Netscape Navigator (de Netscape) et Internet Explorer (de Microsoft). Pourtant, les deux sociétés participaient aux travaux du W3C pour l'établissement des versions normalisées du HTML, format ouvert. Et donc les premières à ne pas les respecter... ou plutôt à les respecter mais avec des caractérisques supplémentaires et exclusives... donc des sites pour Netscape, des sites pour IE, et pas d'interopérabilité.

Mais les choses ont progressé et désormais l'interopérabilité et l'accessbilité du Web deviennent des préocupations plus importantes et des réalités. Entre autres car il y a plus que deux acteurs et bien plus que deux navigateurs. Et que les technologies ouvertes du Web, établies par le W3C, sont enfin prises en compte, même par les plus réticents. La preuve avec la nouvelle version de IE qui respectera mieux les standards ouverts du W3C.

Un très bon article de Tristan Nitot sur OpenWeb, "La fin de la balkanisation du Web", seulement cité en simple lien dans un billet précédent, décrit plus en détails les choses.

Et le site Interop de l'AFUL propose aussi un très bon article de Stéphane Gourichon, "Le site web de la bourgade", une métaphore pour comprendre en quoi les standards du web sont la référence qui peut apporter la tranquillité aux responsables de sites web.

L'utilisation des standards ouverts permet d'éviter la balkanisation dans tous les secteurs, au profit de tous.

Sources et liens :

Conversions entre formats

Passez du PDF au HTML (ou au texte brut), via le Web ou le courriel

Un fichier PDF est disponible sur un site Web (ou sur votre ordinateur). Et vous souhaitez le lire dans votre navigateur, sans faire appel à un lecteur PDF (ou en avoir une version en texte brut).

Le site de la société Adobe, auteur du PDF, propose ces deux conversions, de deux façons différentes : ce sont les pages "Online conversion tools for Adobe PDF documents" (Outils de conversion en ligne de documents Adobe PDF).

Ainsi, il est possible :

  • d'indiquer l'adresse du fichier PDF d'un site Web et d'obtenir sa version HTML affichée dans votre navigateur (ou la version en texte brut) ;
  • d'envoyer par courriel des fichiers PDF qui sont alors renvoyés convertis en HTML ou en texte brut.

Cela fonctionne très bien avec les PDF contenant du texte en anglais, quelques petits soucis pour certaines lettres accentuées en français ou allemand (pas de conversions d'un PDF en langues non-latines).

Notez que le site Google propose aussi une conversion en HTML pour les fichiers PDF qu'il trouve suite à une recherche (le lien "Version HTML").

L'explication est que le "fonctionnement" du PDF et du HTML (comment faire des titres, des paragraphes, des numéros de page,...) est connu, publié, documenté. Il est donc possible de convertir le code indiquant "titre" en PDF, en "titre" en HTML. Le format est ouvert ; au contraire des formats fermés, dont entre autres ceux du quatuor WE3P (Word Excel PowerPoint Publisher), en plus des dangers des informations invisibles qu'ils contiennent.

Sources et liens :

Jour de chance : découvrez des informations invisibles

Accédez aux coulisses des documents...

Ce qui suit n'est pas lié à un jour de chance : c'est possible en permanence. Et de manière tout à fait légale.

Voici donc la procédure à suivre pour lire des informations invisibles normalement :

  1. Vous recevez des documents sous forme de fichiers, vous en téléchargez, vous en produisez ;
  2. Ces documents sont normalement lisibles avec les logiciels qui les ont produits, voire un de la même famille (traitement de texte, tableur,...) ;
  3. Mais pour avoir la chance de lire bien plus que le contenu que le logiciel adéquat affiche, oubliez ce logiciel ;
  4. En revanche, faites appel à un éditeur de texte (un vrai, complet, puissant : par ordre alphabétique, voir la liste proposée en liens, tous des logiciels libres) ;
  5. Lancez donc en premier l'éditeur de texte de votre choix ;
  6. Puis dans cet éditeur de texte, ouvrez le fichier qui vous intéresse (par exemple les répandus HTML, PDF, ou ceux du quatuor WE3P (Word Excel PowerPoint Publisher) ;
  7. Et alors, vous obtiendrez une suite de caractère incompréhensibles... mais aussi des passages bien plus clairs, avec généralement en début et fin de fichier, des informations qui sont inscrites dans le fichier, mais invisibles lors de la lecture dans le logiciel habituellement utilisé ;
  8. Il se peut que vous lisiez ainsi (cas qui se sont déjà produits) :
  • le modèle de l'imprimante utilisée par l'auteur du fichier...
  • le nom du ou des personnes ayant travaillés sur le fichier...
  • les autres logiciels utilisés avec leur version...
  • voire des passages ayant été supprimés mais toujours présents dans les coulisses que vous consultez avec l'éditeur de texte (ou des données qui n'ont rien à voir enregistrées dedans)...

Si ces informations, qui ne devraient pas y être, vous gênent assez logiquement, c'est en fait que le logiciel qui a servi à produire le fichier a mis ces informations, notamment ceux du quattuor WE3P. C'est un des dangers des logiciels non-libres qui produisent des documents à des formats fermés.

Bien sûr, rien n'interdit de prévenir l'auteur du fichier que celui-ci contenait des informations sans doute non-voulues... et qui proviennent du format de fichier utilisé, un format fermé : il y a des dangers.

Sources et liens :

Des formats ouverts dans les téléphones portables !

Une nouvelle coopération avec le W3C

Les téléphones portables, et plus généralement les appareils dits nomades sont en pleine expansion : développement du nombre d'utilisateurs et des capacités des appareils. Avec notamment la possibilité de se connecter au Web.

Or comment assurer un développement efficace pour les acteurs de ce marché ? Sans avoir un format par constructeur de portable, sans avoir à refaire des spécifications. En s'appuyant sur des formats ouverts !

Les structures W3C (World Wide Web Consortium, pour les standards du Web) et OMA (Open Mobile Alliance, pour les acteurs du secteur du mobile) ont ainsi décidé de coopérer, échanger et travailler de concert afin que de vrais standards ouverts, tels que XHTML, SMIL ou SVG, soient utilisés par les téléphones portables.

On peut constater :

  1. que ce qui s'est hélas passé avec le Web et les navigateurs ne devrait ainsi pas se reproduire ;
  2. que cela s'inscrit dans l'esprit de l'appel de l'Open Group en faveur des standards ouverts et de l'interopérabilité ;
  3. que cette démarche de coopération avec le W3C a déjà été appliquée récemment par IBM ;
  4. enfin que la balkanisation à laquelle on assiste à propos de la musique sur les portables serait évitée.

Sources et liens :

Pire qu'un format fermé, un format de contôle

Les DRM sous Linux

Martin Fink, vice-président Hewlett Packard pour Linux, a donné une interview lors du salon LinuxWorld de San Francisco début août. Il y parlait de différents points, dont celui du nombre de licences de logiciels libres. C'est ce point qui a été repris par exemple dans un article publié sur le site Linuxfr.

Mais il y citait aussi le problème des DRM sous Linux, qu'un article du site Silicon.fr développait, repris par le site Toolinux.com.

Qu'en est-il ? Les DRM sont les Digital Right Management, ou gestion des droits numériques. Il s'agit d'inclure au fichier au format fermé (son, video notamment) un élément pour contrôler l'utilisation faite de ce fichier : ne permettre qu'un nombre limité de copies voire de lectures, ne permettre une lecture que sur certains supports... Certaines restrictions donc...

Concrètement par exemple : j'achète légalement un morceau de musique... uniquement lisible 18 fois... uniquement sur mon téléphone portable de marque X... non-transférable ailleurs (mon balladeur, mon ordinateur, un CD Rom gravé). Du fait des DRM.

Or ces DRM ne sont pas à un format ouvert. Pas d'interopérabilité, même si elle est souhaité au niveau européen. Le site EUCD.info dénonce aussi cette situation.

Sources et liens :

La balkanisation musicale continue

Encore un accord "exclusif"

L'Europe souhaite à terme l'interopérabilité, notament des DRM, selon un rapport officiel.

Mais la réalité dans le secteur de la musique est bien différente :

  • d'une part pour les balladeurs numériques, les formats utilisés par les différents protagonistes ne sont utilisables qu'avec leurs matériels et logiciels ou celui de leurs partenaires ;
  • d'autre part pour les téléphones portables, nouveau marché, les accords exlusifs entre sociétés continuent : après Apple et Motoralo (musique sur les téléphones... Motorola), le dernier en date est celui entre Loudeye/OD2 et Nokia (musique uniquement sur les téléphones... Nokia !).

Et pour parfaire le système, le morceau acquis sur son portable depuis le site de l'éditeur partenaire... ne sera utilisable que sur celui-ci et non-transférable. Comme pour les SMS, hors du support physique téléphonique, point de salut.

Quant aux tentatives d'interopérabilité sans accord, comme celle de Real Networks, elles sont rejettées --- au contraire de l'accord Apple et HP (pour un iPod signé HP).

Un retour prochain de l'achat classique en magasin du CD audio puis du transfert sur la bonne vieille cassette audio du bon vieux balladeur non-numérique ? Il n'y a pas dans ce cas beaucoup de formats (physiques) différents.

Sources et liens :

Des formats interdits à Athènes

Cachez ces logos que je ne saurais voir !

Le sujet des formats, des normes et des standards est aussi présent dans de nombreux autres domaines que le numérique. Ils seront aussi évoqués dans la catégorie Non-électronique, dont voici le premier billet. Avec là aussi le problème des formats que l'on peut qualifier d'"ouverts" ou de "fermés".

Pour commencer, un bien triste exemple : le format des t-shirts et casquettes aux Jeux Olympiques d'été 2004 à Athènes.

Que peut-on qualifier de format pour un t-shirt ou une casquette ? Sa taille, sa matière, sa forme, sa décoration ?

Le premier point est normalisé entre fabricants pour désigner de la même manière une taille humaine donnée. C'est bien nécessaire. Et le format est ouvert : chaque fabricant utilise une grille identique pour tous, pas de taille propre à un fabricant uniquement.

Quant aux trois autres critères, il ne s'agit pas de format réellement... sauf le dernier à Athènes cet été !

En effet, certains formats de décoration y sont autorisés, et d'autres interdits. Oui, interdits de porter dans les sites olympiques des t-shirts ou des casquettes qui montrent un logo d'une société qui n'est pas partenaire des JO ! La liberté de porter le vêtement de son choix est donc limitée au format officiel : les marques non autorisées sont comme des propos diffamatoires ou insultants.

Sont interdits dans la rubrique "Conseils aux spectateurs" :

Hampes de drapeaux, logos, parapluies ouverts dans les zones des places assises, articles (t-shirts, chapeaux, sacs, etc.) qui portent la marque des entreprises concurrentes des partenaires

Les questions suivantes se posent donc pour un futur proche :

  • puis-je porter à Athènes un t-shirt ou une casquette avec les mots "Liberté" (ou "Liberty", ou "Freiheit") ?
  • puis-je porter un t-shirt avec le simple nom et le logo d'une ville touristique turque lorsque je me rends à l'ambassade grecque ?
  • puis-je écrire au Comité Olympique Internationnal en utilisant un autre service de poste et un autre papier que ceux des partenaires officiels ?
  • puis-je aller voir un concessionnaire de voiture avec un polo marqué du logo d'une compagnie aérienne ou de la SNCF ?
  • puis-je me mettre sur la plage avec une casquette d'une ville balnéaire autre que celle où je suis ?
  • puis-je avoir une sacoche aux armes d'un département lors d'une visite dans un autre ?

Sources et liens :

Mise à jour du 15 août : un article du Monde du 11 août, "A Athènes, les dix commandements du spectateur olympique" de José-Alain Fralon, dresse un tableau plus détaillé et bien affligeant (l'eau, l'alcool, la nourriture sont au format Athènes 2004...), http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3208,36-375022,0.html

Mise à jour du 20 août : et aussi, le format Athènes 2004 des liens hypertexte...

Mise à jour du 27 août : et voici un troisième format interdit à Athènes 2004...

Des pages sommaires, mais parfaitement lisibles par tous

Ah le format texte brut !

TCP, POP, SMTP, IP,... ces quelques noms de vrais protocoles ouverts ont leur documentation technique en ligne sur le site Web de l'IETF (Internet Engineering Task Force). Librement utilisables, détaillés, disponibles.

Ces pages de documentation, ainsi que d'autres pages du site, ont une caractéristique particulière : le format utilisé. Le .txt qui figure dans l'adresse de la page (pas de .htm ou .html à la fin).

En effet, il n' y a aucun gras ou italique, pas de tailles ni de polices différentes, pas de liens. Du texte, tout simple, avec juste des sauts de ligne, les chiffres et les lettres, et différents symboles utilisés pour faire une "mise en page" (avec par exemples les === et autres ---).

C'est du texte brut, du .txt : ce format ouvert est certes sommaire en terme de mise en page. Mais très utilisé car léger et lisible par tous les traitements de textes, par tous les éditeurs de texte, même par les navigateurs Web et toutes plate-formes confondues. Presque universel (totalement avec un texte sans lettres accentuées ni caractères spéciaux). Les fichiers lisezmoi.txt, readme.txt et autres documentation.txt ou install.txt en sont les preuves.

Et ce format texte brut est celui normalement des courriers électroniques (le HTML est destiné aux pages Web). Donc encore très utilisé. Et à juste titre : un format ouvert lisible par tout le monde. Même s'il a des limites dont nous reparlerons.

Sources et liens :

Le format ouvert pour voter

Vote électronique ou vote papier ?

Utiliser un format ouvert électronique ou un format ouvert non-électronqiue ?... C'est le second cas qui a été retenu pour l'archivage de documents sensibles... avec finalement le papier !.

On peut se poser la même question pour les élections : vote électronique ou vote papier ?

D'un côté, un format ouvert non-électronique avec comme "technologies" :

  • des isoloirs et des bulletins de vote papier ;
  • une urne pour y glisser son enveloppe ;
  • des listes de votants à signer ;
  • des scrutateurs ;
  • une procédure claire pour tous, avec un décompte public compréhensible par tous.

De l'autre côté, un vote électronique avec :

  • une machine sur laquelle on choisit son vote (mais que saisit-elle exactement ?) ;
  • un logiciel (mais quelle garantie qu'il fasse ce que le votant demande ?) ;
  • une comptabilisation après transmission (mais quelle garantie quant à cette transmission ?).

Même en utilisant des logiciels libres, le vote au format électronique implique ici des connaissances assez poussées ; ou le fait d'accorder sa confiance en une certification qui assurera que ce qui est demandé est bien fait.

Faut-il obligatoirement remplacer une procédure claire et ouverte pour tous avec un format électronique, aussi ouvert soit-il ? Surtout dans un domaine aussi capital que l'expression des citoyens.

Sources et liens :

C'est reçu et c'est perdu !

Quid des SMS ?

L'utilisation des SMS est en constante progression. Et l'incitation à y recourir importante (jeux, sondage, participation, vote,...). Une vraie poule aux œufs d'or.

Mais outre ces utilisations, il en est une plus classique, celle de départ : envoyer quelques mots à un destinataire. Parfois purement pratiques et presque immédiatement supprimés, ces petits messages ont parfois un caractère tel, que le destinataire souhaite les conserver.

Mais la capacité de stockage des téléphones portables est limitée. Et hors de l'appareil téléphonique, point de salut. C'est un format numérique très simple (du texte brut), mais c'est emprisonné. Pas de conservation ailleurs (sauf à le recopier ou le resaisir).

Le support de réception ou de stockage est aussi un problème à prendre en compte. C'est même le premier, avant celui du format des données qui s'y trouvent, qu'il faut espérer ouvert.

Conférence européenne : les archives ont un format ouvert !

L'archivistique utilise l'EAD !

Quel format utiliser pour archiver les informations, notamment celles qui ont un caractère officiel (les divers actes des collectivités ou des personnes par exemple) ? Un format fermé dépendant du logiciel (et de son éditeur) ou un format ouvert donc pérenne ?

C'est un format ouvert qui a été retenu au niveau international. Et même l'un des plus puissants pour ce type de document, c'est-à-dire du XML avec une DTD. La DTD est l'EAD, Encoded Archival Description. Un vrai format ouvert. Dont l'utilisation se développe et qui est la recommandation officielle de la Direction des Archives de France, mise en application, notamment dans les archives départementales.

Et la Direction des Archives de France organise les 7 et 8 octobre 2004 les journées européennes sur l'EAD. Avec un tour d'horizon des pré-requis, des mises en œuvre, des publications réalisées.

Sources et liens :

Un rapport européen sur (et pour) l'interopérabilité

HLG et DRM : la commission européenne préconise l'interopérabilité

Un groupe de travail européen, le High Level Group (HLG), vient de publier un rapport à propos de la gestion des droits (DRM, Digital Rights Management) et des problèmes qu'ils posent (notamment la non-interopérabilité des différents systèmes développés par chacun avec leur format audio et leur DRM propres).

Intitulé "High Level Group on Digital Rights Management", le rapport de 19 pages en anglais préconise la mise en place d'une interopérabilité --- ce qui est assez logique quand on constate la situation.

Un très bon article d'Estelle Dumout publié sur ZDNet le 3 août, "DRM et redevance sur les supports vierges : gare à la double taxe des œuvres numériques", analyse le document, avec notamment l'appel à commentaires et la nomination de deux experts français.

Sources et liens :

Lecture d'été : comprendre le format ouvert XML

Une petite lecture de 42 pages claires

Le XML est certainement un des vrais formats ouverts les plus riches, les plus puissants, de plus en plus utilisé... mais sans vraiment être un format !

En effet, le XML sans la DTD (par exemple DocBook, vCard, iCal,...) ou sans le Schema utilisés n'est rien : inutilisable. Sans parler de situation où des brevets sont déposés sur la DTD utilisée.

Le chapitre 2 du livre "Comprendre XSLT" édité par O'Reilly permet de comprendre ce qu'est le vrai XML, expliqué pas à pas, avec des exemples concrets, réalistes et détaillés, avec des schémas clairs et une approche pédagogique réelle.

Ce chapitre est disponile en ligne en PDF. Intitulé "Introduction à XML et XSLT", il est remarquable pour comprendre et toucher du doigt la puissance de XML (et XSLT), sans que cela ne reste de la théorie.

Bonne lecture !

Sources et liens :

Feuilleton de l'été : trois sociétés et un couffin

Le petit iPod attire les convoitises avec ses formats fermés bien gardés

L'iPod, balladeur numérique créé et commercialisé par Apple est l'objet de convoitises. Il est décliné en plusieurs versions, il est leader du marché, objet emblématique de la musique numérique et il génère des ventes pour Apple.

En effet, il permet de diffuser le logiciel gratuit iTunes d'Apple, en version MacOS X ou Windows. Mais surtout, il ne fonctionne qu'avec ce logiciel, que depuis le site iTunesMusic Store (vente de musique) et qu'avec l'iPod (vente du produit).

Point d'interopérabilité donc. Les morceaux au format fermés d'Apple sont là pour conserver sa position. Avec le format proprement dit (le AAC) et la couche liée à la gestion des droits numériques (les DRM, Digital Rights Management). Le tout bien conservé comme avantage concurrentiel.

Mais cette situation et les recettes engendrées attirent logiquement les concurrents.

Ce fut tout d'abord fin juin le site VirginMega.fr, site uniquement accessible avec le trio Windows-InternetExplorer-Windows MediaPlayer (dernière version), qui accusa Apple d'abus de position dominante.

Fin juillet, c'est au tour de RealNetworks d'attaquer, en rendant compatible son service de musique en ligne avec l'iPod. Sans avoir obtenu de licence des DRM d'Apple.

Réaction d'Apple : "une pratique de pirate". Et une action en justice est envisagée.

Enfin, fin juillet, Apple signe un accord avec Motorola, en plus de celui déjà arrêté avec HP, pour qu'il utilise officiellement sa technologie.

Entre Motorola, Real et Apple, la guerre pour l'iPod est lancée. Via ses formats. La musique numérique n'est vraiment pas accessible facilement.

Sources et liens :

Quelques nouveautés

Après un mois de vie, trois nouveautés à souligner :

  • La page Contact, étoffée : les courriels et une petite présentation des personnes impliquées dans Formats-Ouverts.org.
  • La page Coulisses : les logiciels et outils utilisés, l'histoire et la chronologie de l'évolution du site.
  • La catégorie Table des billets : en un seul billet, tous les billets d'un mois. Toujours disponible à la date du 1er du mois (celui de juillet comporte 39 billets), mis à jour à chaque billet.

Bonne lecture et bonne utilisation.

Table des billets d'août 2004

Les 32 billets publiés en août

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 5 dans Interopérabilité, 2 dans Ressources, 1 dans Manifestations, 8 dans Général, 4 dans Technique, 5 dans Non-électronique, 2 dans Internet, 1 dans Conférence, 2 dans Publicité