L'Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1600 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1771 articles en ligne, dont 23 pour le mois de décembre - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1700e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Format ouvert, souple et puissant pour le Web

Le XHTML en modules

Le XML est un vrai format ouvert, très puissant, riche, souple (encore faut-il que ce ne soit pas du faux XML).

Sa richesse vient des nombreux formats spécifiques basés sur lui comme par exemple XHTML (pages Web), XForms (formulaires), SVG (images animées), SSML (voix synthétique), SMIL (multimedia), EAD (archives).

Le XHTML est l'un des plus utilisés et des plus présent car de plus en plus employés sur les sites Web modernes, ceux qui tirent partie des possibilités des standards du Web. C'est le World Wide Web Consortium (W3C) qui est en charge du XHTML, avec de nombreux participants (sociétés, institutions,...).

Parmi les caractéristiques du XHTML, citons :

  • en premier lieu sa puissance au travers d'une DTD riche et portable ;
  • en second lieu désormais sa modularisation : on a une collection de modules dédiés à certains aspects (les liens, les listes, les images, les feuilles de style,...) qui peuvent s'ajouter pour obtenir exactement ce qui est souhaité.

Une raison de plus pour employer ce format pour les sites Web qui sont alors utilisables non seulement par les navigateurs mais aussi par les assistants numériques ou les téléphones portables. Une vraie portabilité.

Sources et liens :

Les DRM font encore parler d'eux...

Cela continue...

Les DRM, ces système de gestion de vos droits sur un fichier (limitation des copies, des transferts, des gravures,...), sont un sujet au centre des problèmes de formats et d'interopérabilité. L'actualité récente les a mis en lumière :

Nouvelle illustration : les DRM et les liberté individuelles, avec leur remise en cause du droit à la copie privée (envisagée dans la directive EUCD) et leur atteinte aux respect de la vie privée (vérification systématique en ligne de ce qui est lu). C'est ce que des associations de défense de la vie privée et des consommateurs dénoncent auprès de la commission européenne.

Sources et liens :

L'Europe veut des formats ouverts (bis)

Deux textes sur les formats

L'Europe veut des formats ouverts. C'était le titre du billet précédent : le format d'OpenOffice.org va être soumis à l'Oasis Group et à l'ISO pour standardisation. Deux des textes qui étaient cités dans le billet méritent d'être soulignés.

Le premier concerne la démarche de l'Europe et son message via le programme IDA (Interchange of Data between Administrations). Le TAC (Telematics between Administrations Committee, Comité sur la télématique entre les administrations) a approuvé le 25 mai dernier les conclusions et les recommandations sur les formats ouverts de documents du groupe de travail de l'IDA. Le texte de ces recommandations est intéressant : du XML, des formats ouverts.

Le second texte, bien plus court, est un extrait de la lettre de la commission européenne reçue par l'équipe de OpenOffice.org/StarOffice Sun :

Transparency and accessibility requirements dictate that public information and government transactions avoid depending on technologies that imply or impose a specific product or platform on businesses or citizens.

Les nécessités de transparence et d'accessibilité dictent que les échanges d'information publiques avec les gouvernements évitent de dépendre de technologies qui impliquent ou imposent un produit ou une plate-forme en particulier pour les affaires ou les citoyens.

Une excellente déclaration !

Sources et liens :

L'Europe veut des formats ouverts

Le XML de OpenOffice.org/StarOffice et de MSOffice en audit

En mars dernier, les équipes de Microsoft et de OpenOffice.org/StarOffice Sun ont été invitées à présenter à la commission européenne leur format de documents reposant sur le XML.

En mai, le groupe d'experts du comité européen en charge de l'échange de données entre les administrations (IDA, Interchange of Data between Administrations) a publié ses recommandations sur les formats ouverts de documents : vrai XML, interopérabilité sont de rigueur.

Mi-juillet, OpenOffice.org/StarOffice Sun a reçu de la commission européenne un courrier avec deux demandes :

  • faire reconnaître comme standard ISO le format XML d'OpenOffice.org ;
  • implémenter un ensemble de filtres permettant l'interopérabilité entre le format XML d'OppenOffice.org et celui de Microsoft Office.

Depuis début septembre :

  • le format XML d'OpenOffice.org va être soumis à l'ISO ;
  • les filtres entre MSWordML, ExcelML et OpenOffice.org/StarOffice seront disponibles dans la prochaine version.

C'est Tim Bray (inventeur de XML et maintenant employé Sun) qui relate ses informations dans son blog.

Sources et liens :

Prisonnier d'une capsule

Premiers pas dans l'univers des formats...

Comment expliquer, à des personnes qui ne sont pas du tout sensibilisées, les problèmes des formats en informatique et leurs enjeux ? C'est l'objet de cette nouvelle catégorie intitulée Premiers pas (en plus de celle sur les formats Non-électroniques). Avec donc ce premier billet consacré aux boissons...

Vous buvez du café, du thé ou du chocolat ?

Alors vous utilisez sans doute un appareil de type cafetière, bouilloire ou simplement casserole. Pourtant il y a bien mieux pour préparer votre boisson favorite, clament deux publicités concurrentes actuellement très présentes (affiches, pleines pages de magazines,...).

Qu'en est-il donc de ces nouvelles machines à café, à thé, à chocolat ?

Il s'agit de deux sociétés, Braun, avec Tassimo, et Nestlé, avec Nespresso, qui avancent toutes les deux des caractéristiques séduisantes pour leur machine :

  • tout d'abord une communication importante et soignée : images travaillées, textes ciselés, sites Web animés (Flash...) ;
  • ensuite, des appareils aux belles lignes, offrant simplicité et facilité : choisir sa boisson puis presser un bouton, le dosage est automatique et "parfait" ;
  • de belles capsules spéciales et prêtes à l'emploi pour chaque appareil : celles pour Nespresso, disponibles en coffret, en vente uniquement en magasins Nespresso et sur le site Web ; pour Tassimo, les capsules spéciales, dénommées T-DISCS, sont en vente en grande surface ;
  • enfin, une large gamme de boissons, avec un choix de plusieurs variétés de cafés, et avec des fournisseurs reconnus pour le thé ou "le chocolat" (Twinings et Suchard).

Cela est très tentant. Même l'astérisque à côté du mot chocolat, qui renvoie à l'indication "boisson arôme cacao" (donc pas vraiment du lait avec du chocolat...), n'éveille pas de soupçons. Cette solution avec un bel appareil dans lequel on glisse des capsules spéciales toutes prêtes semble séduisante.

Pourtant, des problèmes peuvent se poser :

  • la gamme de café, thé ou chocolat proposée n'est pas aussi importante, (par exemple, 4 cafés dans un cas, 9 dans l'autre) : vous devez donc trouver celui qui vous convient parmi les capsules disponibles ...
  • impossible pour vous de préparer ce délicieux café que vous achetiez, en grain ou déjà moulu, en grande surface ou chez un torréfacteur : il n'y a que ceux disponibles dans les capsules...
  • si le fabricant décide d'arrêter de commercialiser l'une des variétés (ou plusieurs), vous ne pourrez plus boire cette variété : plus de capsules disponibles...
  • si le fabricant cesse de produire ses machines et ses capsules, vous en subirez directement la conséquence : plus de boissons...
  • enfin, en cas de disparition du fabricant (rachat, faillite, fusion,...), il se peut que ces machines ne soient plus commercialisées, ni les capsules : plus de boissons...

Finalement, vous êtes dépendant de la machine et de ses capsules, exclusivement créées par le fabricant, qui décide de l'évolution de sa gamme. Vous êtes prisonnier d'une capsule !

Mais quel est le lien avec l'informatique et les formats ?

Cette dépendance aux capsules est due est format de ces capsules, fabriquées exclusivement par une société. En informatique, cette dépendance est identique si vous produisez des documents à des formats fermés. Et les dangers sont les mêmes, mais en plus graves : en effet, il ne s'agit alors plus d'une simple boisson, mais de votre travail, prisonnier de votre logiciel.

Sources et liens :

  • Site de Tassimo de Braun, www.tassimo.com (lien inactif car interdit : "Les liens vers ce site et en direction d'autres sites doivent faire l'objet d'une autorisation préalable de la part de Kraft Foods France." ; un lien inactif c'est un site que l'on ne visite pas)
  • Site de Nespresso de Nestlé, www.nespresso.com (lien inactif car interdit : "Toute creation d’hyperliens avec nos Sites est interdite sans accord préalable écrit de Nespresso." ; un lien inactif, c'est un site que l'on ne visite pas)

Et bien sûr, libre à chacun, en connaissance de cause, d'utiliser ce que bon lui semble pour la boisson voulue.

Confirmation de "nouveaux" formats pour certains baladeurs

Sony et le MP3

L'utilisation possible du format MP3 sur les baladeurs Sony, déjà indiquée le 14 septembre dernier, se confirme.

En effet, selon un article de ZDNet qui met bien les choses en perspective, Sony annonce l'information :

  • du moins Sony USA et pour le marché américain, pas encore pour l'Europe...
  • pour ces baladeurs à mémoire flash, pas encore pour ceux à disques durs...

On peut relever un bon plan de communication de la part de Sony avec d'abord l'annonce de l'intention, puis l'annonce pour les USA mais que pour certains modèles,... avant de passer à l'annonce pour d'autres modèles aux USA ? puis même chose pour l'Europe ? Cela fait parler du MP3 et de Sony...

Alors, pour contre balancer un peu, rappelons que le le MP3 n'est pas un format réellement ouvert du fait de ses brevets, contrairement au Ogg Vorbis, pris en charge par certains appareils. Encore un effort vers les formats ouverts !

Sources et liens :

Les fausses notes des formats fermés de musique dénoncées

"Musique : le grand bond en arrière"

L'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir se penche sur le dossier de la musique numérique. Elle dénonce l'incompatibilité des baladeurs numériques avec les fichiers achetés sur les sites de vente en ligne. Et elle envisage une action en justice. Ceci, notamment suite à l'ouverture du site FNACMusic le 18 septembre, qui a déclenché beaucoup de réactions.

Le dossier, depuis l'achat en magasin (où le vendeur ne prévient pas) jusqu'aux tests depuis les sites, est en ligne, sous le titre "Musique : le grand bond en arrière". Les DRM sont notamment en ligne de mire.

L'absence d'interopérabilité devient un sujet d'actualité, en tout cas pour la musique. En espérant de voir les formats ouverts pris en compte aussi dans ce secteur, comme le Ogg Vorbis.

Sources et liens :

"Les DRM ne fonctionnent pas."

"Nous vous avons menti."

Voici deux textes à lire qui dénoncent, sous forme humoristique mais sérieuse, les DRM, ces fichiers de protection numérique, responsables d'une partie des problèmes d'interopérabilité entre fichiers (notamment musicaux, illustrés à propos du site FNACMusic).

Le premier est un long texte d'une conférence donnée par Cory Doctorow, de l'EFF, le 17 juin, au Microsoft Research Group. Il y annonce en introduction :

"Je suis ici pour vous convaincre que :

  • les DRM ne fonctionnent pas ;
  • les DRM sont mauvais pour la société ;
  • les DRM sont mauvais pour les affaires ;
  • les DRM sont une mauvaise direction pour Microsoft." (...)

Le second texte, plus court, de Janne Jalkanen, est inspiré du premier ci-dessus : il s'agit d'une lettre de l'industrie de l'informatique à l'industrie des loisirs... qui annonce d'emblée :

"Nous vous avons menti." (...)

Sources et liens :

Vous encodez dans quel format ?

Le format des caractères...

Expérience qui peut arriver : vous recevez un courriel, mais sa lecture est un peu surprenante... En effet vous avez des signes étranges à la place des é, à et autres ç... Cela peut aussi survenir avec le texte de pages Web.

Explication : il s'agit d'un problème de format de codage des caractères. En effet, l'encodage utilisé, le jeu de caractères (ce sont les termes techniques) peut varier entre ce que le document demande et ce que votre machine restitue : on a alors notamment (et c'est le plus visible) les lettres accentuées qui ne sont plus correctement affichées.

Ces jeux de caractères, avec des noms comme ISO-Latin-1, UTF-8 ou ISO-8859-15, sont des formats ouverts : on les connait, on peut les utiliser. En fait, on doit les utiliser pour indiquer à quels caractères on fait référence.

Un très bon article, "Introduction aux jeux de caractères", explique tout cela, notamment pour le Web ; écrit par Steve Frécinaux, il est sur l'excellent site OpenWeb.

Sources et liens :

Formats de musique : le JDD, les DRM et le PDG

Encore les suites de l'ouverture du site FNACMusic

L'ouverture du site FNACMusic et l'incompatbilité des fichiers qui y sont vendus avec les baladeurs Sony et Apple provoquent des réactions et permet d'avoir des précisions.

Article du Journal Du Dimanche (JDD) du 19 septembre, "Musique mic-mac sur internet" de Yann Philippin (page 19)

(...) Imaginez que Sony, la maison de disque de Francis cabrel, Jean-Jacques Goldman ou Céline Dion, ouvre un magasin qui ne vendrait des CD uniquement lisibles sur des platines Sony. Ou encore que les disques vendus à la FNAC ne fonctionnent que sur les chaînes hi-fi estampillés "compatibles FNAC". Absurde ? C'est pourtant la situation à laquelle font face les internautes qui achètent de la musique sur le web. (...) (la mise en valeur a été ajoutée)

On apprend aussi dans un article de ZDNet que les DRM, ces protections numériques sur les fichiers, existent en version allant d'un indice 150... à 2000 ! Et c'est l'indice 1000 qui est celui que les maisons de disque demanderait, limitant les transferts ou les conversions dans d'autres formats (sauf à contourner cela comme l'explique la FNAC et comme l'expliquait Microsoft sur son site MSN Music Store). Donc pas d'interopérabilité.

Question : que permet le DRM 2000 ? Seulement de lire quelques instants un fichier avant qu'il ne s'autodétruise ? Et ces DRM sont sans aucun doute applicables sur tout fichier, de musique, de bureautique,...

Enfin, le PDG de la FNAC, Denis Olivennes, s'exprime ce 21 septembre :

"Nous estimons que les constructeurs de baladeurs, en rendant incompatibles leurs différents systèmes, piègent les consommateurs."
"Je suis persuadé que comme pour la vidéo, on parviendra à un standard de téléchargement commun. C'est pourquoi nous mettrons tout en œuvre pour qu'ils changent d'attitude."

Question : quel standard de la video ?

  • s'il s'agit des formats video sur le Web, il y a entre autres WMV, Quicktime ou Real Video. Donc pas de standard ouvert.
  • s'il s'agit des formats VHS et Betamax du début des années 80, ce n'est pas un consensus qui a été de mise...
  • s'il s'agit des video sur les futurs DVD Haute Définition, on a deux formats physiques et deux formats de codage video....

Espérons que ce que la FNAC compte mettre en œuvre ira vers une réelle interopérabilité. Mais cela ne semble pas aisé.

Sources et liens :

Rendez-vous à Pontault-Combault !

Conférence ouverte à toutes et à tous

Samedi 2 octobre, de 14h à 17h, à la MJC de la ville de Pontault-Combault (nord de la Seine et Marne, 77 ; proche de Marne la Vallée), je donne une conférence :

MP3, PDF, JPEG... tout savoir sur les formats de fichiers !
La famille XML, les ATRAC, WMA et AAC, les .doc, les .html... Avantages, inconvénients, caractéristiques...

Avec bien sûr une partie questions/réponses et échanges. C'est ouvert à toutes et à tous, entrée gratuite, organisé par le Club du Libre. Adresse : 87 rue des Prés Saint Martin, 77340 Pontault-Combault (gare d'Emerainville-Pontault-Combault, RER ligne E).

Et si vous préférez les montagnes avant le 2 octobre, c'est aussi prévu le 29 septembre en Haute-Savoie.

Sources et liens :

Format compatible ou format répandu ?

De l'importance des adjectifs

Le tout récent site FNACMusic vient d'ouvrir. Et pour en expliquer le fonctionnement, il est proposé de découvrir le site en 4 étapes au travers d'une visite guidée.

En suivant le guide, l'étape 3, "Téléchargez en toute confiance", se révèle bien intéressante au point 2 : on y voit une fenêtre (de Windows XP) montrant un téléchargement en cours (réalisé à 67%) avec ce texte placé en dessous :

Un format compatible avec tous les ordinateurs PC.
Votre musique est téléchargée dans le format le plus répandu du marché : le WMA (c) (r) (Windows Media Audio) protégé.

On a donc d'une part un format compatible et d'autre part un format répandu. Pourtant, ces termes ne sont pas du tout synonymes !

En effet :

  • Un format répandu, ou le plus répandu, va se trouver utilisable sur de nombreuses machines, voire sur une forte majorité d'entre elles. Mais cela n'en fait pas un format exploitable par toutes les machines.
  • Un format compatible avec toutes les machines n'est pas forcément le plus répandu, mais il est utilisable vraiment sur toutes les machines, différence capitale. Ce format est interopérable, c'est un format ouvert.

Ainsi, le format audio WMA protégé est répandu, mais n'est pas utilisable sur toutes les machines ni tous les balladeurs. Même le MP3 n'est pas aussi compatible, si le fabricant ne le prend pas en compte sur ses appareils (cas encore récent de Sony).

Le format .doc certes est répandu (et cachotier), mais pas du tout compatibles avec tous les traitements de texte. En revanche, le texte brut ou le seul HTML sont peut-être moins répandus, mais compatibles avec toutes les machines disposant d'un traitement de texte ou d'un navigateur.

Sources et liens :

Nouveau site de vente de musique, et toujours la guerre des formats

FNACMusic ouvre, et toujours pas d'interopérabilité

Les ouvertures en France de sites de vente en ligne de musique se sont succédées : VirginMega en mai, Apple iTunes Music Store en juin, Sony Connect en juillet et enfin FNACMusic ce 18 septembre.

Quatre sites donc, mais avec trois formats incompatibles (AAC d'Apple, ATRAC3 de Sony, WMA de Microsoft) et des balladeurs incompatibles aussi a priori, dédiés à chaque format (les iPod pour iTunes Music, les appareils Sony pour Connect). Plus les DRM qui limitent les utilisations (gravures et transferts personnels en nombre limité), et avec le MP3 en format permettant de passer outre les protections, comme expliqué par Microsoft sur son site (mais retiré depuis) et aussi par la FNAC (avec affichette à l'appui).

Pourtant l'accueil général dénonce de plus en plus cette guerre des formats et ce verrouillage (les mises en valeur ont été ajoutées) :

ZDNet le 16 septembre :

(...) Actuellement, les fichiers téléchargés sur iTunes Music Store d'Apple, numéro un du secteur, ne peuvent être lus que sur son baladeur iPod (et bientôt celui de HP). Une stratégie de verrouillage également retenue par Sony. Finalement, l'interopérabilité ne sera pas au menu de Fnacmusic. (...)

Libération le 17 septembre :

(...) Réclamées par les maisons de disques, les mesures de protection contre la copie visent à limiter le piratage. Inconvénient : une guerre des formats fait rage, notamment sous l'impulsion d'Apple qui refuse d'ouvrir sa technologie à tous et se sert de son magasin en ligne (Music Store) pour doper les ventes de son baladeur iPod. Impossible, par exemple, de transférer une chanson achetée sur le site de VirginMega sur l'iPod. Un micmac qui rappelle les errements des débuts de la cassette vidéo, quand les formats VHS et Betamax se disputaient les faveurs des consommateurs. (...)

20 Minutes le 17 septembre (une page entière, de Christophe Séfrin) :

(...) Explications : en contrepartie de la vente en ligne, les maisons de disque appliquent à chaque morceau une DRM, une sorte de clé contrôlant le nombre de copies et de transferts du fichier. Une précaution qui n'est pas sans poser des problèmes : cette clé ferme aussi les portes à certains balladeurs.(...)

France-Info le 18 septembre :

(...) Cependant, la Fnac n'a pas réussi à lancer le site ouvert à tous qu'elle espérait. Les possesseurs de baladeurs Apple et Sony ne pourront pas écouter la musique de Fnac.com. La faute à qui ? Aux fabricants et aux maisons de disques, selon la Fnac. La bataille des formats numériques bat son plein.(...)

Finalement, le CD acheté chez son disquaire, un passage au format Ogg Vorbis, format vraiment ouvert, et transfert sur un balladeur qui prend en compte ce format. Le "format vinyl", qui était de nouveau aussi proposé par certains artistes, risque de rencontrer des adeptes, ou d'attirer les foudres des éditeurs car impossilble d'en limiter l'utilisation personnelle.

Sources et liens :

La voix à un format ouvert !

Un langage ouvert de synthèse vocale, le SSML !

Comment permettre d'utiliser des services en ligne avec une voix synthétique (pour avoir la lecture des pages Web, pour une accessibilité de tous et pour une approche plus adéquate depuis des appareils comme les téléphones portables ou les assistants personnels) ? En établissant un vrai format ouvert.

Et la structure reconnue et indépendante qui est en charge de l'établissement des formats du Web est le W3C (World Wide Web Consortium). Ses formats sont forcément ouverts, afin de garantir l'interopérabilité, et sont établis avec des représentants d'éditeurs, d'industriels, d'institutions.

Il en est donc ainsi du langage de synthèse vocale SSML (Speech Synthesis Markup Language) :

  • ses recommandations ont été publiées le 8 septembre dans la version 1.0 ;
  • avec notamment la participation dans le groupe de travail pour l'élaborer de Canon, France Telecom, Hewlett-Packard, IBM, Intel, Microsoft, Motorola, Nokia, Siemens, Sun ;
  • SSML est basé sur le XML, du vrai XML, format ouvert parmi les plus puissants ;
  • SSML complète la panoplie des technologies/formats ouverts VoiceXML et SRGS à propos du thème de l'interface vocale homme-machine.

La progression des formats ouverts disponibles basés sur le XML continue donc, notamment pour les téléphones portables, illustration de la coopération lancée en juillet dernier avec le W3C dans ce secteur. Et le SSML vient s'ajouter aux XHTML, XForms, SVG, SMIL ou RDF du W3C, tous formats ouverts basés sur le XML.

Sources et liens :

Les brevets peuvent bloquer des formats

La standardisation ouverte menacée

La technologie RFID (Radio Frequency Identification, identifiants à fréquence radio) semble avoir un bel avenir : une puce électronique sur un produit transmet par ondes radio des informations à une borne. Les applications sont nombreuses, notamment dans la grande distribution ou la logistique (qui se mettent à l'adopter) pour les ventes, la gestion des stocks : plus de code barre, des informations plus fines et précises. Une telle puce est implantable sur tout support.

La puce, pour échanger avec les bornes des différents fabricants de matériel RFID doit utiliser un format commun : heureusement on n'aurait pas de protocole propre à chaque matériel ! Ce protocole, le Electronic Product Code Generation 2 (EPC-G2) est établi par le consortium EPC Global (Electronic Product Code) afin de disposer d'un outil commun à tous. C'est l'intérêt des vrais standards ouverts.

Mais une menace plane sur les standards : les brevets. Car si le soit disant standard est sujet à restriction du fait de brevets, alors on se retouve avec un format fermé. Et c'est ce qui empêche actuellement l'établissement de la norme EPC-G2. Donc pas d'interopérabilité.

Sources et liens :

Un renard pour les formats ouverts

Firefox, le renard de feu, navigateur respectueux des standards ouverts

Quel est le type de logiciel parmi les plus utilisés et présent sur toutes les machines actuellement ? Le navigateur Web, afin d'exploiter les pages en ligne.

Et le Web est un domaine où les standards ouverts sont très présents, où le souci d'interopérabilité et d'accessibilité est indispensable et réel (même si les sites ne sont toujours à répondre à ces attentes). Avec aussi une élaboration commune de ses standards ouverts, via le consortium W3C. Pour éviter une balkanisation du Web.

Donc, un navigateur proposant d'utiliser pleinement les standards ouverts du Web (XHTML et CSS notamment), et qui est aussi :

  • léger, rapide et sûr ;
  • disponible pour les Windows (pas seulement la dernière version !), pour OS X, pour Linux ;
  • avec un blocage de pop-up ;
  • avec la navigation par onglets ;
  • avec la barre de recherche ;
  • et avec la technologie RSS (la syndication de contenu, bien avant le navigateur leader et celui à la pomme !) ;

est vraiment à mettre en avant. Encore plus quand il s'agit d'un logiciel libre, donc logiciel ouvert, réactif.

Ce navigateur Web, c'est Firefox. La préversion en anglais de la très prochaine version 1.0 est disponible depuis le 14 septembre, avec une importante campagne de promotion.

Sources et liens :

Mise à jour du 16 septembre :

Baladeur : passage de un à deux (formats) !

Le MP3 s'implante un peu plus

Sony va permettre l'utilisation de fichiers musicaux au format MP3 sur ses baladeurs. Jusqu'à présent, le seul format pris en charge sur ses appareils baladeurs était l'ATRAC, son format fermé maison. Notamment avec son site de vente en ligne Connect lancé cet été, où seul l'ATRAC est proposé.

Site de la marque, ne proposant donc que le format de la marque, utilisable que sur les baladeurs de la marque ! Aucune interopérabilité entre les baladeurs, dont les iPod d'Apple, leader du marché, utilisant le format fermé AAC d'Apple, mais aussi le MP3. Une cacophonie.

Ce serait un progrès en un sens. Sauf que le MP3 n'est pas un format réellement ouvert du fait de ses brevets, contrairement au Ogg Vorbis, pris en charge par certains appareils. Doit poursuivre ses efforts vers les formats ouverts pourrait-on dire.

Source et liens :

Parlons format d'argent

Un format vraiment national ?

Avant le 1er janvier 2002, le franc était la monnaie utilisée en France, sur tout son territoire. Avec pièces et billets valables partout, ou alors en utilisant chèques ou cartes bancaires. Depuis le début de 2002, l'euro est la nouvelle monnaie officielle, toujours valable partout en France (et dans les autres pays de la zone euro), utilisable en pièces, billets, chèques ou cartes bancaires.

C'est un format, non-électronique, le format monétaire national. Il n'est bien sûr pas ouvert au sens où tout le monde pourrait battre monnaie ! Cependant le symbole de l'euro avec sa forme précise (les dimensions et angles de ces différentes parties) est publié, disponible, notamment pour les créateurs de fontes.

Malgré le caractère national de ce format, on peut rencontrer des situations où cette caractéristique est remise en cause par le format physique de son support, un autre format non-électronique.

Les supports physiques sont donc les 8 pièces et 7 billets de différentes valeurs ; mais aussi les chèques, les cartes bancaires et les cartes électroniques "contenant" de l'argent. Et là intervient un problème de format, non pas dû aux dimensions des cartes, mais à leur émetteur et à leur lieu de validité.

En effet, on a de plus en plus pour le stationnement des voitures, des bornes utilisables uniquement avec la carte électronique de stationnement de la ville où vous vous trouvez. Ou alors utilisables uniquement avec la carte électronique Monéo. Donc, si vous n'avez pas l'une de ces cartes, impossible de payer... alors que vous avez de la monnaie (nationale) !

De plus, autant de communes, autant de cartes... et le principe de format unique de la monnaie disparait. On peut déjà le rencontrer, parfois pour des villes voisines ! Il faut la bonne carte, le bon format... Malgré une monnaie nationale, on pourrait avoir des cartes locales, régionales, pas seulement pour le stationnement... Une balkanisation en perspective ? Il faut espérer fortement que non.

Sources et liens :

Internet nouvelle version : avec des formats fermés ou ouverts ?

Rendre Internet plus performant

Lors de la clôture de l'IDF (Intel Developper Forum) 2004, un des dirigeants d'Intel, Pat Gelsinger (Senior Vice President and Chief Technology Officer), a exposé la vision d'Intel pour une nouvelle architecture du réseau Internet.

Il s'agit de rendre Internet "plus intelligent, sûr, fiable et utile" grâce à des serveurs qui analysent et gèrent le trafic. De nouvelles "couches" de services seront ajoutées. Un consortium, PlanetLab Consortium, s'est constitué (dont France Télécom fait entre autres partie, avec des universités et des sociétés comme HP) pour faire la promotion de cette approche. Qui utiliserait des machines sans doute à base de microprocesseur, dont ceux d'Intel...

Internet repose sur des logiciels libres (Bind, Apache,...) et encore plus sur des standards ouverts, réellement ouverts. C'est ainsi le cas des protocoles et des formats à la base du Web, du courriel ou des échanges (avec les http, HTML, TCP, IP et bien d'autres). Et cette ouverture est à la base du succès du réseau des réseaux, basé sur l'interopérabilité.

Qu'implique cette nouvelle approche ? Appliquer une couche à ce qui existe, mais sera-t-elle ouverte ? Les technologies et les protocoles utilisés seront-ils dans la lignée de ce qui a permis le développement d'Internet ? Il faut vivement le souhaiter ! On retrouve encore une fois le sujet des formats au centre du sujet.

Sources et liens :

Le format fermé WM passe sur les portables

Après les ordinateurs et les prochains DVD, les prochains téléphones portables !

Le format fermé Windows Media de Microsoft continue sa progression. Outre sa présence avec son lecteur Windows Media Player sur les ordinateurs avec Windows, le format a été retenu parmi ceux des futurs DVD Video HD (Haute Définition) et c'est au tour du secteur des téléphones portables de voir Microsoft concentrer ses efforts. En sachant que tous les secteurs numériques (télévision, caméscopes,...) sont visés par le METCG.

Ainsi, NEC et Motorola vont intégrer dans leurs prochains téléphones portables la lecture du format WM avec Windows Media Player installé. Cette annonce a été faite lors de l'International Broadcasting Conference (IBC) 2004. Et Nokia (le numéro 1) semble être le prochain à convaincre, avec Sony Ericsson et Siemens.

Trois questions peuvent se poser :

  • va-t-on avoir encore plus de balkanisation musicale avec un fichier à acheter pour le portable, un autre à acheter pour l'ordinateur, un autre à acheter pour son baladeur ?
  • les conditions d'utilisation définies dans la licence de Windows Media Player (le CLUF, qui autorise la vérification du contenu de votre ordinateur !) s'appliquent-elles aux portables ?
  • si une part non-négligeable de documents (audio ou video) sont au format fermé WM, c'est une partie du patrimoine qui sera à ce format, avec les clés de ces informations entre les mains d'une société privée : quid de l'archivage, de la conservation de cette mémoire à moyen ou long terme ?

Sources et liens :

Une annonce pour La Villette

Rendez-vous à la Cité (des Sciences)

Samedi 18 septembre après-midi se déroulera le Samedi du libre, à l'Espace Public Numérique de la Cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette. Une après-midi orientée éducation... mais les sujets traités peuvent intéresser tout le monde aussi. Et au programme, de 14h à 15h, je fais une présentation :

"Logiciels libres, formats ouverts : le duo parfait, à connaître !"

Il y aura aussi une présentation de logiciels libres éducatifs et une autre sur LaTeX, logiciel de production de documents (pour tous les domaines : scientifiques, mais aussi les langues étrangères et anciennes, le droit, l'économie, la psychologie,...).

Entrée gratuite et tous les détails sur le site. Si vous préférez la Haute-Savoie, c'est prévu le 29 !

Sources et liens :

Téléphones portables : format ouvert contre format fermé !

Que mettre dans les portables ?

D'un côté, on trouve la volonté d'utiliser des formats ouverts dans les téléphones portables (et autres petits appareils dits nomades), notamment avec la coopération entre une alliance de constructeurs (OMA) et le W3C, annoncée le 29 juillet dernier. Afin entre autres de fournir des interfaces et éléments graphiques sur ces appareils particuliers (débit et capacité limités tout de même).

De l'autre côté, pour cette partie graphique, on trouve le format fermé Flash (version Flash Lite) de la société Macromedia. Qui logiquement met en avant sa technologie. Et passe des accords avec des opérateurs de téléphone mobiles.

Les appareils ayant des caractéristiques différentes (capacités, systèmes d'exploitation), il y a deux possibilités :

  1. adapter le format fermé à chaque fois pour chaque modèle d'appareil (ce qu'indique le responsable de Macromedia interviewé) ;
  2. avoir l'implémentation de l'utilsation des formats ouverts en place (sans coût de licence et indépendemment), quel que soit le modèle.

Avec donc d'un côté les limites des formats fermés (non-pérennité, dépendance, coût) et de l'autre les avantages des formats ouverts (pérennité, indépendance, interopérabilité, coût différent).

Sources et liens :

Un éditeur explique comment supprimer les protections des fichiers de ses concurrents...

...et aussi les siennes !

Les fichiers musicaux commercialisés sur les sites de vente en ligne de musique utilisent des formats propres aux matériels qu'ils préconisent, avec des protections liées aux DRM.

Ces DRM limitent l'utilisation des fichiers musicaux : copie impossible ou qu'en un certain nombre ; transfert interdit ou limité (sur téléphone portable, balladuer numérique, ordinateur) par exemple.

Mais un problème se pose : la musique, langage universel, achetée chez l'un est inutilisable avec le matériel d'un autre (celui qui n'est pas le partenaire). Pas d'interopérabilité, on ne peut écouter le morceau que dans certaines conditions. Une vraie cacophonie des formats.

Alors comment faire, notamment face aux leaders du secteur du balladeur numérique (les iPod d'Apple) et celui des sites de vente de musique en ligne (l'iTunes Music Store d'Apple) ? Et bien en expliquant comment passer d'un format à un autre, et en supprimant ainsi les DRM !

C'est ce que Microsoft indiquait sur son site de vente de musique en ligne, lancé la semaine dernière, MSN Music Store ! Comment passer du format WMA et ses DRM (de Microsoft) au MP3 utilisable sur les iPod. Procédure aussi valable avec le format AAC et ses DRM (d'Apple), ainsi que pour le format ATRAC et ses DRM (de Sony). Mais procédure qui se retourne contre celui qui les explique.

Les DRM et les multiples formats audio ne vont pas favoriser l'interopérabilité... A contrario, le format audio Ogg Vorbis est un format ouvert.

Sources et liens :

De la technologie au standard ouvert

Histoire de norme

Au commencement, dans le secteur de l'informatique (et aussi de l'information, de la communication, des télécommunications, ou de l'électronique), il peut y avoir une technologie particulière, maîtrisée et développée par une société. Cette dernière se dit que cela serait bien que sa technologie soit aussi celle utilisée dans son secteur, adoptée même par ses concurrents. Que cela serait mieux encore en rebaptisant cela norme, établie indépendamment ou pas.

Une illustration de ce cheminement : le NFC, un protocole de transfert sans fil entre appareils (NFC signifie Near Field Communication). Complémentaire du Wifi, du Bluetooth ou du RFID. Ses créateurs ont fait connaître l'existence de leur technologie, ont réussi à s'allier avec d'autres. Ils se sont regroupés dans un forum : voilà donc Sony, Philips, Nokia et Samsung à faire la promotion de la norme NFC.

Pour devenir un standard ouvert, les spécifications devraient être ouvertes, sans royalties et donc respecter la définition d'un standard ouvert. C'est la garantie de l'interopérabilité. Un aboutissement à souhaiter. Pour les fabricants comme pour les utilisateurs.

Sources et liens :

Dossier documentaire sur le XML

Un premier contact avec XML via Adèle

Le site EducNet du Ministère de l'éducation nationale propose un dossier documentaire à propos du XML avec : Pourquoi XML, Sites de référence, Sites pratiques, et Quelques exemples. Beaucoup d'informations avec des liens vers les sources utilisées.

Cette référence était mise en avant dans la rubrique "Les mots d'Adèle" du "Journal d'Adèle" n°6 du jeudi 2 septembre 2004, "le magazine en ligne de l’administration électronique" publié par l'ADAE (Agence pour le Développement de l’Administration Electronique).

Sources et liens :

Le format des lames

Comment essayer de faire adopter des formats ? Un exemple, qui commence par les aspects matériel

Dans la catégorie des machines serveurs, une catégorie est en plein essor, les serveurs lames (plates, peu couteuse, en anglais les blade server).

Il y a plusieurs fabricants, qui chacun propose des choses... différentes :

  • au niveau matériel avec des formats physiques... différents (des dimensions variées, des connecteurs propres au fabricant) et des composants ou architectures... différents (une carte de tel type chez l'un et pas chez l'autre) ;
  • au niveau logiciel avec des outils de gestion du serveur... différents, avec donc des formats utilisés... différents.

Face à cette multitude, une solution : essayer de normaliser, d'établir un format, de mettre en place un standard. Ouverts. Ce qui est possible de deux manières :

  1. que cela soit établi par une structure indépendante des fabricants (avec leur participation) ;
  2. que l'un des fabricants (celui le plus présent ou pas, seul ou allié avec un autre...) donnent accès à ses spécifications.

C'est la dernière solution que IBM et Intel proposent, face aux concurrents Dell et HP : ils rendent publiques les spécifications techniques de leur matériel, sans royalties à payer (mais un accord à signer). Cette fois, IBM ne se tourne pas vers un organisme comme la société l'a fait il y a peu à propos des installations de logiciels en entreprise auprès du W3C.

Le format sera-t-il adopté ? Restera-t-il ouvert ? C'est à suivre, comme dit l'un des protagonistes.

Sources et liens :

Mise à jour du mardi 7 septembre

Le journal Les échos du samedi 4 consacrait aussi un article, intitulé "Serveurs : IBM et Intel tentent d'imposer leur standard" d'Alain Ruello, au sujet de ces serveurs lames. En reprenant les différents points avancés : "ne plus faire payer les accords de licence" ou ce résumé, "Les constructeurs informatiques ont toujours adopté une démarche propriétaire, tentant d'imposer leur technologie comme standard de fait pour mieux contrôler leur base installée.".

On y apprend aussi l'existence d'un consortium Blade Systems Alliance, en place pour établir un standard, "mais aucun des deux partenaires (IBM et Intel) n'en fait partie".

Le site de la Blade Systems Alliance, en anglais, http://www.bladesystems.org

L'INSEE utilise aussi des formats ouverts

Le XML utilisé par l'INSEE

L'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques) utilise des formats ouverts, du XML. Du vrai XML avec les schémas XML publiés et disponibles sur son site, à propos des différenres données qu'il manipule (codes géographiques, SIRET,...).

Un point négatif : la politique de liens hypertexte.

(...) pour permettre à l'Insee de s'assurer que la nature et l'environnement du site d'accueil rendent opportune la mise en place de ce lien et vérifier que les informations sont diffusées sur le site d'accueil dans les conditions requises, l'établissement d'un tel lien est subordonné à l'accord préalable de l'Institut. (...)

Cela devance le site d'Athènes 2004 et sa politique des liens hypertexte. Les liens donnés ci-dessous le sont sans demande d'autorisation.

Sources et liens :

Vous avez dit XML. Mais du vrai XML ?

Le XML a parfois bon dos...

Prenez n'importe quel logiciel actuel, quel que soit son domaine, de la bureautique aux bases de données en passant par la PAO par exemple : vous lirez presque systématiquement XML parmi les caractéristiques.

Le logiciel est donc annoncé comme sachant utiliser le XML, se basant même dessus ou poussant encore plus loin son utilisation. Il y a de quoi être tenté et convaincu. Car le XML est un format ouvert, même l'un des plus puissants.

Cependant, ces déclarations exactes peuvent se révéler totalement fausses ! En effet, faire du XML, utiliser le XML est une chose, mais quel XML ? Plus exactement, comme le XML est en fait très général, il faut indiquer de quel type de XML on parle, car il y a des types de XML déjà en place (ont déjà été cités ici entre autres le XHTML, l'EAD ou le XForms) et même d'autres que l'on peut créer à volonté.

Voici un exemple simple :

<xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1">
<crt>
<bper><ba>André</ba><bb>Jacques</bb><bc>03/12/2002</bc><bd>30</bd></bper> 
<bper><bs>H</bs><ba>Dominique</ba><bb>Michel</bb></bper>
</crt>
</xml>

C'est du XML qui respecte un codage correct (balises ouvrantes et fermantes, arborescence,... ; le gras visible n'est en revanche ici que pour une meilleure lecture : il n'y en a pas dans du code XML). Mais c'est du XML totalement inutilisable : en effet, il est impossible de savoir exactement de quoi il s'agit. C'est absolument obscur :

  • que signifient les balises dénommées "ctr" ou "bper" ? Et "ba", "bb", "bc", "bd", "bt" ?
  • à quoi se rapporte la date qui est donnée ? Et est-ce le 3 décembre, ou le 12 mars 2002 ?
  • pourquoi y a-t-il un renseignement "H" seulement pour l'un, et "30" seulement pour l'autre ? et que signifient-t-il ?
  • si on essaye de deviner, on a sans doute des noms et des prénoms, mais lequel est le nom et lequel le prénom ? et "30", est-ce un âge, un département, le poids ?

Pour répondre à ces questions, il faut les informations précises et complètes, qui sont contenues dans ce qui s'appelle la DTD (Document Type Definition), qui donne... la définition du type de document : sa structure, la signification de ses balises,...

Et sans la DTD, pas de XML utilisable. Sa puissance disparait. Il faut avoir la DTD, et il faut qu'elle soit publiée, documentée, librement accessible, librement utilisable. Sinon, ce XML là devient un format fermé.

Sources et liens :

  • Les pages des logiciels avec leurs caractéristiques sont bien trop nombreuses. Vous en trouverez facilement. Et avec la fameuse mention XML !
  • Le XML, définition officielle par le W3C qui en a la charge, http://babel.alis.com/web_ml/xml/REC-xml.fr.html

Un même format présent sur deux formats opposés !

Un dédoublement ? Pas du tout !

Le sujet des DVD video futurs, appelés de haute définition, est à la une.

Ainsi deux formats (de lecture et d'écriture) des futurs DVD video s'affrontent : le HD-DVD et le DVD Blu-ray. Avec pour chacun des industriels défendant l'un ou l'autre --- il n'y en a aucun présent dans les deux !

Cependant, trois formats des données video seront eux présents pour chaque format de DVD : MPEG-2, MPEG-4 et VC-9 (Windows Media 9, de Microsoft).

De la sorte, Microsoft avec son format fermé WM9, (comme promu par le METCG), est présent dans ce secteur de l'électronique grand public (les loisirs numériques) et sera aussi présent sur le format du DVD qui remportera cet affrontement si un seul doit rester.

Source et lien :

Un petit point après l'été

Des chiffres...

Ce billet n'est pas un communiqué de presse annonçant le bilan de deux mois de publication. Mais il donne quelques informations, pour rendre aux visiteurs-lecteurs (et aux liens hypertexte) ce qui leur revient. Et avouer aussi modestement que cela fait plaisir (même si cela est très modeste en regard des sites bien plus fréquentés !) :

  • 71 billets dans 15 catégories différentes, répertoriés par Table des billets mensuelle ;
  • un peu plus de 230 000 hits ;
  • près de 70 000 pages vues, hors fil RSS (presque 120 000 avec) ;
  • la page du premier billet sur les JO d'Athènes 2004 a été vue plus de 14 000 fois (les formats de t-shirts...) : quand ZDNet relaye une information et un lien...;
  • pour les navigateurs, 53% de Mozilla et 10% d'Internet Explorer ;
  • des visiteurs-lecteurs utilisant principalement Linux, Mac OS et Windows XP, mais aussi ensuite FreeBSD, les Windows 2000/NT/98/Me, Sun Solaris, Windows 95, OpenBSD, NetBSD (et même anecdotiquement Windows 3.xx, Irix, HP Unix, Aix, AmigaOS et Windows CE) : diversité !
  • plusieurs des principaux grands sites du logiciel libre francophone donnant des liens vers Formats-Ouverts.org, dans des articles ou en fil RSS (ainsi, par ordre alphabétique, les Framasoft, Léa-Linux, LinuxFr, StandBlog, TooLinux), ainsi que des revues de presse (Sélection Libre).

Les informations statistiques de fréquentation ci-dessus sont obtenues grâce à AWStats, l'un des logiciels libres utilisés : pour les détails des autres logiciels et des références, les Coulisses vous en diront plus. Et pour contacter... la page Contact !

Merci. Bonne lecture et utilisation. Bonne rentrée et reprise. Et vivent les formats ouverts !

Table des billets de septembre 2004

Les 31 billets publiés en septembre

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 13 dans Général, 1 dans Ressources, 2 dans Conférence, 3 dans Internet, 1 dans Non-électronique, 6 dans Interopérabilité, 1 dans Logiciel, 1 dans Technique, 1 dans Premiers pas