L'Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1600 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1771 articles en ligne, dont 23 pour le mois de décembre - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1700e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


FEAE : interopérabilité et formats en arrière plan

Une manifestation sur l'administration électronique

La deuxième édition du Forum Européen de l’Administration Electronique se déroulera les 15 et 16 décembre 2004 à Paris à la Cité des Sciences de la Villette. L'accès est gratuit pour les membres des administrations, des collectivités locales et les élus, avec inscription préalable obligatoire.

L'intitulé indique « Débattre, échanger, partager autour des enjeux de l’administration électronique en France et en Europe ». Le programme est riche, avec des conférences, des tables rondes, des ateliers, des témoignages. Et derrière de nombreux sujets (accessibilité pour tous, coordination européenne, diffusion des données publiques, dématérialisation,...) on retrouve de manière logique les sujets de l'interopérabilité et des formats des données. Avec espérons les formats ouverts comme moyen pour répondre à ces besoins, comme l'Europe le souhaite.

Sources et liens :

Jouez, mais avec un format de contrôle

Deux jeux qui ne vous laissent jouer qu'à leurs conditions

Novembre 2004 : deux sorties de jeux video à gros budgets avec maints renforts publicitaires et marketing, Halo 2 édité par Microsoft (développé par Bungie), et Half Life 2 édité par Vivendi Universal Games (développé par Valve).

Première apparition du problème des formats, celui de la machine pour utiliser les jeux :

  • Halo 2 est un jeu « exclusif Xbox », donc rien sans achat de la console Xbox (les consoles Playstation 2 de Sony et Game Cube de Nintendo ne savent pas lire le jeu) ;
  • Half Life 2 est un jeu pour ordinateur avec Windows (rien pour les machines Apple ou celles avec Linux), avec certaines caractéristiques techniques de puissance ou de carte graphique par exemple (machines anciennes s'abstenir) et uniquement en DVD (pas de lecteur de DVD, pas de jeu).

Second problème plus gênant, les formats de contrôle inclus dans les jeux :

  • avec Half Life 2, « Connexion Internet requise pour l'installation du jeu » indique un autocollant sur la boite : c'est un différent entre l'éditeur et le développeur qui est à l'origine de cette contrainte, avec l'acheteur pris entre les deux, et devant faire vérifier son jeu en ligne pour qu'il soit débloqué ;
  • avec Halo 2, une machine correcte tu auras, ou en ligne tu ne joueras pas : les possesseurs de consoles modifiées pour faire tourner des jeux provenant d'autres consoles par exemple se sont retrouvés avec des comptes suspendus quand ils ont essayé de se connecter à Xbox live, le service de jeu en ligne de Microsoft.

On a donc un format de contrôle de l'outil, via notamment les fichiers DRM, qui modifie la donne : vous avez un appareil ou un jeu, mais vous ne pouvez en faire que ce que le constructeur vous autorise à faire, au risque de ne plus pouvoir l'utiliser.

On est bien loin des formats ouverts, et bien plus dans le domaine du contrôle ou de « l'analyse clientèle » peu explicitée, comme récemment pour les imprimantes Lexmark ou HP.

Sources et liens :

Traffic 2000 : format ouvert ou fermé ?

Quel format utiliser entre différents pays pour échanger ?

Dimanche 28 novembre, journal télévisé de 20h de France 2 : un reportage sur le système Traffic 2000. Il s'agit d'une base de données maritime à propos des navires en circulation dans les eaux territoriales françaises. Mais aussi un système européen, qui vise à mieux suivre les bateaux dans les différentes eaux territoriales.

On y expliquait que des informations générales (tonnage, nombre de passagers, nationnalité, destination,...) sont demandées par radio aux bateaux. Et on y montrait un opérateur saisissant ces données dans une page Web (on voyait le navigateur Internet Explorer) : il s'agissait donc d'un formulaire en ligne.

Espérons que les données saisies sont à des formats ouverts. Du vrai XML de préférence, un format ouvert facilitant la transmission et l’échange des données. Pour une vraie interopérabilité, plutôt que des données emprisonnées ou impliquant des logiciels spécifiques.

Sources et liens :

Agendas : papier ou électronique

Votre agenda 2005 : format papier ou format PDA ?

L'approche de la fin de l'année peut-être synonyme de renouvellement des agendas personnels et/ou professionnels. Avec campagnes publicitaires pour chacun des deux camps :

  • d'une part les fabricants des agendas papier : de tailles variables, avec de multiples marques, couleurs ou habillages, ils reposent sur le papier (de différente qualité) et votre stylo (ou autre ustensile d'écriture) ; avec de pleines pages de publicité comme pour Quo Vadis notamment en ce moment ;
  • d'autre part les constructeurs d'assistants personnels numériques (en anglais, les PDA pour personnal digital assistant) voire de téléphones évolués (en anglais les smartphones qui font téléphone, agenda, et parfois plus) : taille assez similaire, capacité de stockage a priori supérieure à une année, ils reposent sur les logiciels de ces appareils.

En fait, à chaque camp correspond un format :

  • le format papier, support plusieurs fois centenaire, sans logiciel, et encore retenu pour la conservation à long terme ;
  • le format électronique, donc avec des logiciels produisant des fichiers contenant les données (dates et horaires de rendez-vous, listes de choses à faire, carnet d'adresses,...).

Encore une fois, les mêmes dangers potentiels avec le format électronique si vos données saisies ne sont pas à des formats ouverts : vos informations sont alors comme emprisonnées, uniquement utilisables par certains logiciels (ceux de votre appareil ou de votre ordinateur).

Et qu'arrive-t-il si le constructeur décide d'arrêter de fabriquer votre appareil ? Comme Sony en juin dernier qui stoppa la commercialisation de ses PDA ! Heureusement en un sens, il y a d'autres appareils utilisant le logiciel PalmOS qu'employait Sony. Mais PalmOS en cette fin d'année 2004 n'est désormais plus leader sur les PDA, face à Windows Mobile de Microsoft, qui n'emploie pas forcément des formats ouverts...

Sources et liens :

Le format de la TNT a un nouveau supporter

TF1 supporte désormais le MPEG-2

Les péripéties continuent à propos du format de la télévision numérique terrestre (TNT) qui sera lancée en mars 2005. Un format fermé qui devrait avoir un grand nombre d'utilisateurs. Successivement, il y eut l'annonce du choix du format MPEG-2 en juillet (TF1 y étant opposé), la suspension de ce choix (TF1 y étant favorable), puis l'annonce définitive du choix du MPEG-2 début novembre (TF1 préférant toujours le MPEG-4).

Le 24 novembre, Patrick Le Lay, président de TF1, a rencontré Dominique Baudis, président du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel), pour annoncer qu'il soutenait le MPEG-2, auparavant si combattu et dénigré. En effet, il souhaite que les chaines payantes, dont TPS Star que TF1 soutient, utilisent aussi le MPEG-2, alors que le MPEG-4 était prévu. Mais avec ce format, cela signifiait un lancement uniquement fin 2005. Or TF1 souhaite un lancement rapide, donc soutient le MPEG-2 pour le TNT et pour les chaines payantes.

Une illustration de plus qui montre combien le format est au cœur des enjeux, avec des aspects bien autres que seulement techniques.

Comme déjà écrit, le MPEG-2 et le MPEG-4 sont des formats fermés, avec notamment des brevets, donc des royalties à payer pour les chaines de télévision ou les fabriquants de matériel. Les formats ouverts ne sont pas soumis à ces coûts, et ils offrent des réponses pertinentes tant du point de vue technique, qu'économique et juridique. Avec par exemple le format ouvert Theora, qui est encore à améliorer, mais qui apporte une réponse.

Sources et liens :

S. s'ouvre, S. reste fermé

La marque S. se met au MP3, mais pas au lien hypertexte

Après l'annonce il y a un mois, grande campagne publicitaire (couverture du journal 20Minutes du 25 novembre, affiches) de la marque Sony à propos de ses nouveaux baladeurs : ils savent désormais aussi lire le format MP3, après n'avoir uniquement pu lire volontairement que le format maison ATRAC, celui utilisé sur son site Web de vente de musique en ligne. C'est une forme d'ouverture, allant dans le sens de plus d'interopérabilité au lieu de la cacophonie des formats musicaux. Même s'il ne s'agit pas encore de formats ouverts.

Mais concernant sa politique de communication, dont celle de lien vers son site Web, on ne peut que déplorer une approche fermée à propos du format ouvert des liens hypertexte : il est en effet demandé de ne pas faire de lien vers le site de la marque sans autorisation écrite...

LIENS HYPERTEXTE VERS ET ZN PROVENANCE DE CE SITE (la mise en gras est de moi, le texte est l'original)

Vous êtes obligé de demander une autorisation par écrite de l'exploitant de ce site avant de pouvoir créer un lien vers ce site. Un soi-disant "Deep Linking" est strictement interdit. Tous les liens vers ce site doivent mener au homepage du site; il doit clairement en ressortir que le présent site et le contenu du site ayant le lien sont à considérer séparément et il doit en outre ressortir que Sony est le propriétaire et/ou l'exploitant de ce site. (...)

Sources et liens :

  • Le texte ci-dessus est sur le site français de la marque, /PageView.do?site=odw_fr_FR&section=fr_FR_TCs
  • Même si ce texte n'a pas de validité et va à l'encontre du principe à la base du Web, il est ici appliqué : pas de lien et inutile de donner le site Web si on ne peut s'y rendre en cliquant dessus. C'est bien regrettable : je n'en avais pas rêvé, mais ils l'ont fait. Le site s'exclut du Web. Les moteurs de recherche vont devoir faire des demandes (à moins que dans ce cas, il n'y ait plus de problème...). Souhaitons une prise de conscience et un changement en rapport avec l'importance et l'image de la marque.

Une radio met tout son contenu au format ouvert

ARTE Radio utilise Creative Commons

Dans le domaine non-électronique, les lois et réglements qui régissent les choses peuvent être considérés comme des formats ouverts : les informations sont publiées, connues (et devrait l'être de tous, nul n'est censé ignorer la loi). Pour ce qui est des œuvres de l'esprit, il existe un format juridique ouvert qui permet la diffusion et l'échange : ce sont les licences Creative Commons.

Le 19 novembre, jour du lancement en France de Creative Commons, la radio Web d'ARTE, ARTE Radio, propose tout son contenu à ce format juridique. Ainsi, comme l'indique le communiqué de presse :

Tous les fichiers audio en MP3 sont sous contrat libre Creative Commons. Tous les reportages et créations sonores du site www.arteradio.com sont librement téléchargeables et diffusables pour une utilisation non commerciale. ARTE Radio.com reste propriétaire des droits, mais soutient une diffusion de ses contenus hors de la sphère marchande. Partisan d'un service public offensif, ARTE Radio propose aux particuliers, enseignants ou radios libres une banque de 460 fichiers en MP3, enrichie chaque mercredi de nouveaux reportages.

L'internaute peut télécharger les sons d'ARTE Radio sur son ordinateur ou son baladeur numérique, les échanger sur les réseaux P2P (peer to peer), les graver sur cd. Les fichiers audio d'ARTE Radio (reportages, témoignages ou créations) peuvent être exploités par les enseignants et les élèves, en France ou à l'étranger. Enfin, tous les reportages peuvent être diffusés sur une radio libre ou associative, en créditant le réalisateur et ARTE Radio.com.

Une superbe décision, preuve que les licences Creatives Commons sont pertinentes, et qui assurera sans doute une diffusion et une utilisation encore plus large des productions d'ARTE Radio. Avec un format ouvert informatique pour les fichiers audio (Ogg Vorbis) la panoplie serait complète.

Sources et liens :

  • Le site d'ARTE Radio, www.arteradio.com
  • Merci à Cédric Godart pour les précisions.

Un format juridique de diffusion

Le format des Creative Commons

Lorsqu'une œuvre est créée, elle est soumise à un certain nombre de règles juridiques, comme celles sur le droit d'auteur. S'y applique donc un format légal qui interdit ou autorise un certain nombre d'actions. Ce format est donc ouvert au sens où ses détails sont connus au travers des lois, articles et autres alinéas.

Comment faire quand un tiers souhaite rediffuser l'œuvre, l'enrichir, la réutiliser ? Il faut contacter un certain nombre d'interlocuteurs (auteur, éditeur, diffuseur,...) pour obtenir des autorisations. Un travail parfois long qui ne facilite pas la diffusion. A moins que cela soit prévu à l'avance au travers d'une licence !

C'est justement ce que proposent les licences Creative Commons : elles indiquent à propos de chaque œuvre les droits accordés pour rediffuser, modifier et commercialiser. Le 19 novembre a eu lieu le lancement des contrats Creative Commons en France, avec présentation de la version française à l'Assemblée nationale, avec l'équipe Creative Commons en France (le CERSA, une unité CNRS-Université Paris II).

Voilà donc un format juridique ouvert qui favorise l'échange et la diffusion des œuvres de l'esprit à l'ère du numérique.

Sources et liens :

Ajout :

Des tag pour la musique numérique

Un format ouvert d'informations

Vous écoutez de la musique à un format numérique sur un lecteur (baladeur, auto-radio, chaine haute-fidélité, ordinateur,...). Sur certains appareils, il est possible d'avoir aussi des informations qui s'affichent à propos du morceau joué : titre, artiste,... Mais comment cela se fait-il ? Le journal 20Minutes consacrait un article au sujet dans son numéro du 22 novembre, « Godfather, pour bien gérer son audiothèque », signé Y. Pigenet.

En fait, ces informations complètent les fichiers musicaux en donnant des renseignements dessus, et elles sont parfois à un format ouvert. Cela signifie que le codage de ces informations (comme le titre, le nom de l'album, la catégorie musicale,...) est connu : il utilise des balises (tag en anglais), comme celles du vrai HTML ou du vrai XML. Ainsi <artist>Beatles</artist> peut être une manière de coder qu'il s'agit des Beatles.

En conséquence le contenu de ce format est aussi modifiable avec un logiciel aproprié, appelé audio tag editor (éditeur de balises audio). La plupart des formats de musique numérique, le Ogg Vorbis ouvert ou les fermés comme AAC, WMA, ATRAC ou MP3, proposent ces informations qui sont donc pour certains modifiables (notamment le Ogg Vorbis ou le MP3) pour ensuite encore mieux trier, classer et gérer son audiothèque numérique. Encore un avantage des formats ouverts.

Sources et liens :

Prisonnier d'une capsule : un nouveau cas

Un acte banal... parfois piégé

Préparer du café est un acte courant et simple. Or, comme déjà expliqué, c'est parfois un piège dans lequel on peut tomber. Voici un nouvel exemple pour illustrer les dangers des formats fermés de la vie courante... et les expliquer en informatique.

Déjà deux marques (X et Y)... en concurrence

Il y a déjà eu deux grandes marques (appelons les X et Y) qui ont lancé leur machine à café exclusive. Je ne les cite pas ici, elles ne souhaitent pas être connues : en effet elles interdisent de faire des liens vers leurs sites Web, donc elles souhaitent rester inconnues et avec des sites peu visités.

Et voici le nouveau, Senseo !

Le nouveau venu est donc Senseo, produit par Philips et Maison du Café. En fait, il s'agit d'une part d'une machine fabriquée par Philips, et d'autre part de ses dosettes exclusives concoctées par Maison du Café. Avec des arômes « exclusifs », un choix d'accessoires « exclusifs », tout un univers autour de Senseo, « un café sensationnel à chaque tasse ». De plus, la politique du site est de prendre en compte que les liens vers le site sont possibles, sans responsabilité pour le site. Tout va très bien... ou presque...

Mais le piège est toujours là !

Qui fabrique les dosettes de Senseo ? Qui décide des quelques arômes proposés ? Qui peut ajouter (ou retirer) un arôme que vous aimeriez (ou aimiez) ? Jamais vous, mais uniquement les fabricants. Une fois la machine achetée, vous êtes dépendant de ses quelques dosettes et des choix les concernant : prisonnier, avec un choix limité de café. Sans parler du coût des dosettes...

A l'opposé, la cafetière classique, dans laquelle vous mettez le café de votre préférence sans limite de choix, est totalement ouverte en possibilités (robusta, arabica, torréfacteur ou pas,...) et indépendante du fabricant (par exemple les filtres sont standardisés et fabriqués par plusieurs fournisseurs).

Mais quel est le lien avec l'informatique et les formats ?

Prisonnier d'une dosette signifie prisonnier de ce format. Et en informatique on peut aussi se retouver prisonnier d'un format : celui du logiciel qui est le seul à pouvoir écrire et lire vos documents. On est alors dépendant de ce logiciel, et en fait des décisons de son éditeur. Alors que les formats ouverts permettent d'échapper à cette situation : le format est indépendant d'un éditeur, publié, disponible pour tous les logiciels.

Sources et liens :

Plus qu'un seul format video (fermé) sur France 3

Les faits avec les 5 pages Web concernées

1- Sur la page d'accueil du site de France 3, on lit en majuscules : «NOUVEAU FORMAT VIDEO» avec un «Cliquez ici» clignotant.

2- En suivant ce lien, on obtient dans une nouvelle fenêtre le texte et les liens suivants (les numéros sont ajoutés) :

Sur France3.fr

les nouvelles vidéos archivées sont désormais disponibles au format Windows Media Player

Pour optimiser votre consultation, téléchargez la dernière version (lien 1) Les anciennes vidéos resteront accessibles en Real Media Player (lien 2) Accès aux journaux télévisés : http://videojts.france3.fr (lien 3)

Télécharger Realplayer et Windows Media Player (lien 4)

3- Sur la page de téléchargement de France 3 (lien 2 et 4), on trouve :

Dans le but de vous faire profiter d'améliorations vidéo et audio de nos journaux et sujets vidéos, nous vous proposons le format windows média player. Nous vous invitons donc à télécharger le windows média player 10
(gras ajouté)

4- Sur la page de téléchargement de Microsoft pour Windows Media Player 10 (lien 3), on lit :

Téléchargements pour le Lecteur Windows Media 10 :

Lecteur Windows Media 10

Le Lecteur Windows Media 10 est le lecteur multimédia universel qui offre les meilleurs conditions pour découvrir et lire du contenu de divertissement numérique, et en profiter n'importe où sur des PC Windows XP et sur une large variété d'appareils portables.
(gras ajouté)

5- Toujours sur la page de téléchargement de Microsoft pour Windows Media Player 10 (lien 3), un lien mène vers le texte du fichier Lisez moi qui indique (gras ajouté) :

Système d'exploitation obligatoire : Microsoft Windows XP Édition familiale, Windows XP Professionnel, Windows XP Édition Media Center ou Windows XP Édition Tablet PC

Les conséquences et les questions
  1. Le logiciel Realplayer, lui aussi cité sur la page, ne bénéficie pas d'un lien direct vers sa page de téléchargement : c'est uniquement le cas pour Windows Media Player.
  2. Le logiciel Windows Media Player 10 n'est disponible que pour Windows XP : ni pour les autres Windows, ni pour les machines Apple ou celles avec Linux.
  3. Le format utilisé par Realplayer n'était pas lisible que sur Windows XP mais aussi sur d'autres systèmes d'exploitation, proposant ainsi une offre bien plus large.
  4. La Commission Européenne a ordonné à Microsoft, au nom de la libre concurrence, de commercialiser une version de son système d'exploitation Windows qui n'intègre pas Media Player.

Au delà de ces points, les questions suivantes se posent :

  1. Un service public d'information comme France 3 est destiné à tous : peut-il alors écarter de l'accès à l'information une partie des citoyens qui y accédaient jusque là ?
  2. Peut-il contraindre ses utilisateurs à n'utiliser qu'un seul format (celui de Windows Media) et par là-même un seul logiciel (Windows Media Player 10) et finalement un seul système d'exploitation (Windows XP) ?
  3. Peut-il ne retenir plus qu'un seul logiciel au centre d'une action en justice ?
  4. Enfin, dans un souci d'indépendance et ici encore plus d'archivage, un format fermé comme celui de Windows Media est-il le plus pertinent alors que les recommandations d'archivage parlent de formats ouverts ?

Sources et liens :

Déclarations de Bill Gates pour les formats ouverts

Interopérabilité et standards ouverts selon Microsoft Corporation

L'ancien président de Microsoft Corporation, et actuel architecte logiciel en chef, Bill Gates, était en France le 17 et 18 novembre. Il a entre autres répondu aux questions de 01net : et encore plus fortement que les déclarations du PDG de Microsoft France il y a deux jours, il a parlé d'interopérabilité et de formats ouverts. Questions, réponses (la mise en gras est de moi) et commentaires.

Question : Les logiciels libres présentent pourtant l'avantage de ne pas lier l'Administration à un fournisseur, qui plus est étranger...

Réponse : Tous les formats que nous utilisons sont des formats XML. Ils sont donc complètement ouverts. Nous avons déclaré que les formats XML d'Office étaient ouverts.

Utiliser le XML ne signifie pas utiliser un format ouvert : il ne faut pas du faux XML mais du XML au sens d'un format ouvert, c'est-à-dire avec sa description (DTD ou Schema), sa publication, sa réutilisation libre et sans royalties car sans brevet.

Réponse : Mais certains ont voulu que l'on formalise cela un peu plus - notamment le gouvernement danois. Et c'est ce que nous avons fait. Au final, ils ont déclaré que nos formats offrent de très bonnes garanties.

Qu'un gouvernement dise que les formats qu'ils utilisent offrent de bonnes garanties est une chose. Que ce format soit ouvert peut en être une autre : un format ouvert concerne tout le monde sans distinction de pays, via notamment des organismes internationnaux d'élaboration de standards ouverts (comme le W3C ou l'IETF).

Réponse : Tout le monde recherche l'ouverture et l'interopérabilité, aussi bien les entreprises que l'Administration. Mais on ne l'obtient pas nécessairement en choisissant un logiciel libre. En revanche, on risque vite de gagner en complexité s'il n'y a pas de responsable identifié, ou s'il faut se faire aider dans l'assemblage de toutes les briques pour bâtir un système cohérent.

Les logiciels libres reposent doublement sur les formats ouverts : celui des sources, celui des formats. L'interopérabilité est de ce fait intrinsèque, comme l'indépendance, la pérennité et les possibilités d'amélioration.

Question : Vous semblez beaucoup moins virulent à l'égard du monde libre. Que s'est-il passé ?

Réponse : Nous sommes dans une économie de marché. Il faut donc prendre en compte les besoins des clients, quels qu'ils soient. Nous nous sommes adaptés et avons apporté des réponses à toutes les objections concrètes qui nous ont été faites, telles que monter notre code source ou soutenir les standards, même s'ils sont uniques à un pays ou à un gouvernement.

Soutenir un standard ne signifie pas soutenir un standard ouvert. Et montrer le code source ne signifie pas le mettre à disposition de tous, ni qu'il s'agit de logiciel libre.

Réponse : Mais notre position de leader nous dessert parfois. Les gens s'interrogent et beaucoup de contrevérités sont dites. C'est pourquoi il est important de rencontrer les gens en tête-à-tête afin de comprendre ce que nous devons faire pour rester leur fournisseur privilégié. Car nous savons que les gouvernements, comme les entreprises, ont toujours le choix.

Rencontrer en tête-à-tête les gens pour rester le fournisseur privilégié est une méthode. L'approche des standards ouverts est de considérer l'ensemble des personnes, de viser tous les utilisateurs par la publication et la mise à disposition des informations.

Déclarations à suivre pour voir les effets réels. Désormais l'interopérabilité et les standards ouverts sont bien des arguments de vente. Donc importants.

Sources et liens :

Vente de DVD et de lames : formats fermés aussi

Les lames et les emballages eux aussi à des formats fermés

Voici deux petites histoires de lames (sabres et rasoirs)... et de formats !

Pour Noël, vous souhaitez acheter le DVD du film Kill Bill Volume 2 ? C'est impossible ! En effet, seuls sont vendus le DVD de Kill Bill Volume 1 (depuis fin mai) et le Coffret Volume 1 et 2 (depuis fin novembre) : ainsi vous devez aussi acheter Kill Bill Volume 1. Si vous l'aviez déjà ou si vous ne le vouliez pas, vous l'aurez tout de même ! Le format de vente du DVD ne propose qu'une seule possibilité. En revanche, après les fêtes, dès le 6 janvier 2005, le DVD Kill Bill Volume 2 sera commercialisé seul !

Vous utilisez un rasoir à lames jetables ? Ce n'est pas un Bic, qui occupe le créneau des rasoirs jetables. Donc il peut s'agir d'un Gillette ou d'un Wilkinson, deux principaux fabricants. Mais les lames d'une marque ne sont pas utilisables par l'autre, elles ne sont pas interchangeables. Car les profits sont réalisés sur ces lames chères à changer réguièrement, incompatibles avec les appareils concurrents et même incompatibles avec d'autres modèles de la marque. Chaque modèle de chaque marque a son format spécifique de lames.

Ces deux exemples parmi d'autres possibles illustrent assez bien les contraintes des formats présents aussi dans la vie quotidienne et dans le marketing et la vente. Ces contraintes sont assez proches de celles des formats fermés en informatique : il est possible de se retouver prisonnier. Au contraire des formats ouverts. Même s'il ne s'agit pas de ses informations emprisonnées à un format fermé (comme avec les fichiers). Et il reste pour ces deux exemples deux armes efficaces : le temps (attendre janvier) et l'euro (ne pas acheter ces modèles).

Sources et liens :

Interopérabilité et standards ouverts pour Microsoft France

Déclarations du PDG de Miscosoft France

Christophe Aulnette, PDG de Miscosoft France, a été interviewé mercredi 17 novembre par Bernard Thomasson dans l'émission L'invité de France Info. Après le chat d'Olivier Ezratty de Microsoft France le 2 novembre où il était déjà question de formats, c'est en termes forts que le PDG s'est exprimé.

Ainsi, on peut relever dans les propos : l'importance des «formats ouverts», les «standards du marché», «l'interopérabilité», «l'engagement sur les standards ouverts», «la publication» des spécifications, la «liberté de choisir» sans en être emprêcher à cause des formats.

Mis à part les standards du marché, qui ne sont pas forcément des standards ouverts, ces déclarations ne peuvent être que saluées et encouragées. En souhaitant qu'elles seront suivies d'effets.

Sources et liens :

Voir aussi les déclarations de Bill Gates en faveur des formats ouverts.

Une moulinette pour passer de formats fermés à ouverts

MS Office, Python, PDF et GPL

Imaginez les situations suivantes :

  1. les nombreuses personnes d'une structure reçoivent de leurs interlocuteurs des fichiers joints aux formats fermés Word, Excel ou PowerPoint et souhaitent les visualiser, sans pour autant disposer du logiciel dans sa dernière version sur chaque poste ;
  2. une structure ne souhaite mettre sur son intranet et sur son site Web que des documents à des formats lisibles par tous (en plus des pages en HTML).

La solution : dans les deux cas, utiliser un format ouvert qui sera lisible sans contrainte de posséder un logiciel particulier. Dans notre cas, la solution s'appelle Linbox Converter : elle utilise le format PDF qui a été retenu afin de conserver la mise en page exacte des documents de départ (texte, tableur, présentation de Microsoft Office). Le principe de la conversion, déjà citée, repose sur un serveur. Quelques détails :

  • elle génère du PDF, mais aussi du PostScript, HTML, texte, RTF (des formats ouverts) ;
  • c'est une solution en logiciel libre en licence GPL ;
  • elle a recours au principe clients (nombreux ou pas) / serveur (un seul, avec les logiciels) ;
  • elle utilise Python, Ghostscript.

La solution est disponible aussi depuis le site de l'ADULLACT. Elle permet donc de passer de formats fermés à des formats ouverts, en utilisant le meilleur convertisseur : le logiciel auteur lui même. Et comme le dit la description :

En bref le Linbox Converter favorise l'interopérabilité.

Sources et liens :

Format fermé : un exemple de risque

Mais que fait exactement le logiciel fermé ?

Le format fermé d'un logiciel est le fait que ses coulisses, le code source, ne sont pas réellement disponibles. A contrario, le format ouvert d'un logiciel consiste à proposer réellement le code source : c'est le cas des logiciels libres (comme par exemple le navigateur Firefox).

Quand le logiciel est fermé, impossible de savoir facilement (pour des connaisseurs) et exactement ce qu'il fait : il y a ce qu'il semble faire, et peut-être d'autres choses... Il existe ces programmes cachés, appelés Easter Eggs (œufs de Pâques) qui sont présents dans certains logiciels fermés : un flipper dans un tableur, une animation avec photo,... Ils n'ont rien à voir avec le but du logiciel et ne sont pas indiqués...

Le dernier exemple en date est celui d'un logiciel installé avec ceux nécessaires pour les imprimantes Lexmark : ce petit logiciel transmet via Internet des informations sur les utilisations de l'imprimante ! Sans que l'utilisateur ne soit vraiment averti... Cela a été trouvé par un particulier très attentif à ce qui a été installé sur sa machine. Avec un code source ouvert, cela aurait été plus rapidement détecté. La sécurité ne signifie pas forcément cacher les coulisses.

Sources et liens :

Mise à jour : HP lui aussi

Pensez au récolement !

Des formats ouverts et un récolement

Le récolement est un terme technique d'archivistique, la science des archives (leurs préparations, leurs exploitations, leurs conservations, leurs valorisations). Il s'agit d'un inventaire des documents, décrivant ce qui est possédé (par exemple par une mairie, un conseil général ou régionnal, une administration,...).

Mais quel rapport avec les formats ouverts, catégorie Archivage ? Tout simplement car sans récolement, les documents détenus (électroniques ou pas), ne sont presque pas utilisables ! Même s'ils sont sur des supports encore lisibles, même avec des métadonnées, même à des formats ouverts.

En effet, dès qu'un nombre important de documents est disponible, une des clés de leur utilisation est de savoir ce que l'on a et où : de là l'importance de classer. Mais sans document sur au moins ce qui est possédé et son classement (s'il existe), impossible de savoir ce qu'il en est, donc impossible de retrouver. Les outils de recherche sur son ordinateur sont l'un des secteurs dynamiques et prometteur : les sociétés Apple, Yahoo, Google et Microsoft s'y battent. Mais ils ne traitent pas ce qui stocké hors de son ordinateur comme les CD Rom, les disques durs externes, les clés USB, les disquettes,...).

Il suffit de songer aux sauvegardes de données (même personnelles) qui sont faites sans forcément établir un inventaire de ce qui a été copié ou gravé pour toucher du doigt l'importance du récolement.

Alors, pour les documents électroniques :

  1. pensez au support (même parfois le papier...) ;
  2. utilisez des formats ouverts (comme l'EAD) ;
  3. et faites un récolement (à un format ouvert et sur un support lisible !)

Sources et liens :

Comment évoluer ? Avec les standards ouverts !

POP vient compléter GMail

En avril 2004, Google annonçait le lancement de Google Mail Beta, futur service GMail, un webmail, avec une capacité de 1 gigaoctets de stockage.

Au lancement, le mode de suivi (écriture, lecture, recherche) des courriels était la consultation en ligne depuis un navigateur, selon le principe du webmail. Il y eut aussi la possibilité de faire suivre les courriels reçus à une autre adresse.

Mais cela n'était pas complet : il n'était pas possible de récupérer ses courriels dans un logiciel de messagerie. Mais quel logiciel de messagerie ? Un seul ? Deux ? Et lesquels ? Tous !

En effet, les logiciels de messagerie (par exemple les Eudora, Outlook, Mail, Sylpheed, Kmail, Mozilla Messenger ou Thunderbird) s'appuient en fait sur les standards ouverts de la messagerie : pour l'envoi (SMTP), la réception (POP, IMAP) et les messages au format texte. Comme ils sont ouverts, inutiles de penser à un seul en particulier : en respectant les normes ouvertes, chaque logiciel les employant est utilisable.

Ainsi, Google a annoncé la disponibilité prochaine du protocole ouvert POP (Post Office Protocol) pour récupérer ses courriels dans les logiciels de messagerie. Le service proposé s'enrichit ainsi facilement grâce aux standards ouverts.

Sources et liens :

Non-interopérabilité des formats : pas d'intervention de la justice

Pas de décision de justice pour contraindre à l'interopérabilité en musique

En cet automne 2004, en France, le marché de la musique vendue en ligne est dans la situation suivante... celle de septembre :

  • Apple vend sur son site des morceaux de musique au format fermé Apple (AAC) qui est uniquement celui de ses baladeurs iPod ;
  • Sony fait de même avec son format fermé (ATRAC) pour ses baladeurs Sony ;
  • Virgin et la FNAC vendent au format fermé WMA leurs morceaux pour les baladeurs lisant le WMA.

Donc, aucune interopérabilité, et Apple en leader. En conséquence, le site VirginMega.fr a décidé d'attaquer Apple pour abus de position dominante : Virgin voulait rendre ses morceaux compatibles avec ceux d'Apple pour être lus sur les baladeurs leader, les iPod. Chose refusée par Apple. Mais le conseil de la concurrence n'a pas estimé qu'il y avait abus de position dominante. Donc chacun reste avec son sytème de DRM.

Son système de DRM ? En effet, l'incompatibilité des différents formats fermés est dûe aux systèmes de gestion des droits numériques, les DRM, qui ne sont pas identiques entre Apple, Sony et Microsoft (qui fait le WMA). Finalement, en plus du format fermé, c'est le format de contrôle qui pose problème. Les DRM font parler d'eux...

Et Microsoft, la FNAC ou Virgin en sont arrivés à expliquer comment éliminer ces DRM pour lire les fichiers de musique sur le matériel des concurrents ! Autant utiliser un format ouvert sans DRM, le Ogg Vorbis.

Sources et liens :

Le lien hypertexte : un format à garder ouvert

La politique de liens suivant les sites du service public

A l'occasion du 11 novembre, un site mérite d'être cité, riche et complet : Chemins de mémoire, à la découverte des hauts lieux de mémoire français, de la Direction de la mémoire du patrimoine et des archives (DMPA), dont l'adresse Web est www.cheminsdememoire.gouv.fr.

Normalement, il devrait y avoir un lien hypertexte permettant de cliquer sur l'adresse ci-dessus afin de se rendre sur le site www.cheminsdememoire.gouv.fr. Cette possibilité est la base même du Web.

Mais cela n'est pas le cas, car cela n'est pas autorisé par le site : en effet, on peut lire

Les utilisateurs et visiteurs du site Internet ne peuvent mettre en place un hyper lien en direction de ce site sans l'autorisation expresse et préalable de la Direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives. Dans l'hypothèse où un utilisateur ou visiteur souhaiterait mettre en place un hyper lien en direction du site Internet de la Direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives, il lui appartiendra d'adresser un courrier électronique accessible sur le site ou un courrier simple afin de formuler sa demande de mise en place d'un hyper lien.
(Sources : Informations légales du site, point 4, page http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/index.php?idLang=fr)

Cette situation a déjà hélas été rencontrée pour le site jes Jeux Olympiques d'Athènes 2004, ou encore pour les sites Nespresso ou Tassimo.

Mais le site www.cheminsdememoire.gouv.fr est un site de service public. Or quand on prend d'autres sites institutionnels publics, on ne trouve pas tout à fait la même approche des liens amenant au site.

Site de l'Elysée : www.elysee.fr Rien n'est indiqué à ce jour, donc lien possible a priori.

Site du Premier Ministre : www.premier-ministre.gouv.fr

Le site du Premier ministre autorise tout site Internet ou tout autre support à le citer ou à mettre en place un lien hypertexte pointant vers son contenu. L’autorisation de mise en place d’un lien est valable pour tout support, à l’exception de ceux diffusant des informations à caractère polémique, pornographique, xénophobe ou pouvant, dans une plus large mesure porter atteinte à la sensibilité du plus grand nombre.
(Source : le point 3 de la page http://www.premier-ministre.gouv.fr/info_editeur/information_editeur_350/droit_auteur_reprise_contenu_50778.html)

Site de l'Assemblée nationale : www.assemblee-nationale.fr

L'établissement de liens hypertextes est autorisé, à condition de mentionner le nom et l’adresse du site de l’Assemblée nationale (www.assemblee-nationale.fr) et sous réserve des droits attachés à l’iconographie. Ces liens ne doivent cependant pas être utilisés à des fins commerciales ou publicitaires. Il est possible d’utiliser le logo du site pour illustrer le lien. Les services de l’Assemblée nationale, tout en s’efforçant de maintenir la stabilité des liens figurant sur son site, ne peuvent totalement la garantir.
(Source : point 7 de http://www.assemblee-nationale.fr/faq.asp)

Site du Sénat : www.senat.fr

L'établissement de liens hypertextes est autorisé, à condition de mentionner le nom et l'adresse du site du Sénat et sous réserve des droits attachés à l'iconographie. Ces liens ne doivent cependant pas être utilisés à des fins commerciales ou publicitaires.
(Source : point 9 de http://senat.fr/sidt.html)

Le format du lien hypertexte est un format ouvert simple et rapide à mettre en place : il faut souhaiter que l'ensemble des sites, dont ceux du service public, continuent de permettre de circuler de manière aussi simple et interopérable que ce que les créateurs du Web et le W3C ont mis en place il y a 10 ans.

Mise à jour 1

Deux autres sites autour du thème du 11 novembre et de de www.cheminsdememoire.gouv.fr sont à signaler :

réalisés par le Secrétariat général pour l'administration (SGA) du Ministère de la Défense. Pour chacun, les liens hypertexte ne sont pas cités comme soumis à demande ou autorisés, rien n'est indiqué : c'est la situation par défaut de l'énorme majorité des sites, qui existent d'autant plus (notamment dans les moteurs de recherche) que des liens pointent vers eux.

Enfin, lorsqu'il y a des précisions concernant les liens, c'est presque toujours pour signaler qu'il n'y a pas de responsabilité du contenu des sites qui pointent vers le site (lien entrant) ou sur lesquels on peut aller (lien sortant). Et que le lien entrant ne doit pas être avec un contenu contraire à la loi. C'est certainement ce qui est souhaitable et logique, en permettant ainsi de pleinement tirer partie de la puissance des liens hypertextes à la base du Web.

Mise à jour 2

Le site du Mémorial du Chemin des Dames, www.chemindesdames.fr, édité par le Conseil Général de l'Aisne, donne dans ses mentions légales :

Liens : L'utilisation de liens pointant vers l'une des pages du site www.chemindesdames.fr même partiellement, est soumise à certaines conditions : Sont autorisés sans formalité préalable : les liens hypertextes vers le site site www.chemindesdames.fr, les liens images vers le site www.chemindesdames.fr

La TNT : le format (fermé) est choisi !

Ce sera le MPEG-2

La télévision numérique terrestre (TNT) avait été annoncée fin juillet par le Premier Ministre pour mars 2005 au format MPEG-2, puis suspendue pour cause de lutte politique et économique sous couvert de remise en question du format (MPEG-4 aurait été meilleur).

La décision du Premier Ministre a été annoncée le 8 novembre : ce sera bien le format MPEG-2 qui permettra de recevoir la télévision numérique dès mars 2005, ce qui ne nécessitera que l'achat d'un boitier spécial (alors que le MPEG-4 nécessite l'achat également d'une nouvelle télévision et alors que le format MPEG-4 n'est pas encore vraiment répandu). Le MPEG-4 serait malgré tout envisagé pour les chaines payantes numériques.

Cependant, MPEG-2 et MPEG-4 sont des formats fermés, avec notamment des brevets, donc des royalties à payer pour les chaines de télé, les fabriquants de matériel. Les formats ouverts ne sont pas soumis à ces coûts, et ils offrent des réponses pertinentes tant du point de vue technique, qu'économique et juridique.

Sources et liens :

Le logiciel « triple standards ouverts » !

Encore un billet sur Firefox ? Oui !

Oui, un de plus sur Formats-Ouverts.org comme à l'annonce de la préversion à la mi-septembre (téléchargée plus de 8 millions de fois !), et de la présentation en exclusivité au salon Interop sur le stand Mozilla Europe.

Oui, un de plus aussi parmi la multitude de ceux des sites Web (ZDNet, Journal Du Net, France2,...), de la presse papier (Libération, Le Monde, 01Informatique,...), de la radio (France Info, RTL, Le Mouv') ou de la télévision (i>Télévision) : le site Standblog (http://www.standblog.org) de Tristan Nitot dresse une liste quasi-exhaustive impressionnante.

Et alors ? La 1.0 est là !

La version 1.0 de Firefox est disponible depuis ce 9 novembre 2004 :

  • en anglais mais aussi en français et 15 autres langues dès sa sortie, pour Mac OS X, Linux et Windows !
  • léger et sûr ;
  • avec la navigation par onglets, l'anti pop-up, la recherche intégrée.

C'est tout ? Oh non, triple non !

En fait Firefox utilise les formats ouverts, et même par trois fois : c'est un logiciel « triple standards ouverts ».

  1. Firefox utilise pleinement les puissants standards ouverts du Web du W3C (XHTML, CSS,...) : « Même si ça semble moins important pour l'utilisateur lambda, c'est sans doute le point le plus important pour l'avenir d'Internet » (Tristan Nitot, président de Mozilla Europe).
  2. Firefox est bati à un format ouvert car c'est un logiciel libre : on a donc vraiment les sources, donc sécurité accrue, localisation facilitée,...
  3. Firefox dispose déjà de nombreuses extensions et d'autres sont possibles pour enrichir le logiciel : elles sont écrites à des formats ouverts (comme XUL, EcmaScript,...).

Il y a le « triple play » des fournisseurs d'accès à Internet (le fait de proposer Internet, le téléphone et la télévision via le réseau haut débit). Il y a aussi le « triple open standards » de Firefox, le logiciel 200% formats ouverts !

Source et liens :

«Méfiez-vous de votre vie numérique !»

Rendez-vous le 20 à Paris

Le Forum Social Local du 11e arrondissement se déroule du 17 au 20 novembre à la Maison des Métallos à Paris. C'est l'occasion d'une série de conférences, dont une que je donnerai le samedi 20, suivie de questions/réponses, de 14h à 15h30 :

  • Titre : Méfiez-vous de votre vie numérique !
  • Sous-titre : Tout ce que vous devez savoir sur le numérique en osant l'écouter !
  • Présentation :
    • Vous utilisez un appareil photo numérique ? Vous gravez des CD Rom ? Vous possédez un baladeur numérique ? Vous travaillez avec un traitement de texte ? Vous avez un téléphone portable ? Vous recevez des SMS ? Vous allez acheter un lecteur de DVD ? Vous filmez avec votre caméscope numérique ? Votre agenda et votre carnet d'adresses sont électroniques ? Vous êtes amateur de jeux video ?
    • Dans toutes ces situations, le numérique règne. Mais au royaume du numérique les dangers sont rois, notamment les dangers des formats. Venez les découvrir pour tenter de vous en prémunir, notamment grâce aux formats ouverts.

Adresse : 94 rue Jean Pierre Timbaud - 75011 Paris - Métro : Couronnes ou Parmentier

Source et liens :

Binaire ou source : quel format prendrez-vous ?

Stop à la propagation d'idée fausse

Mais on apprend du monde de l'Open Source: la prise en compte du rôle des communautés, l'importance des standards d'interopérabilité où nous sommes maintenant moteurs comme avec les Services Web, et sur le besoin de plus de transparence (cf Shared Source pour la diffusion des codes sources de Windows). (le gras n'est pas dans le texte d'origine)

Cette citation est la réponse d'Olivier Ezratty lors du chat du Journal du Net du 2 novembre à propos de Microsoft et du monde du logiciel libre. Ses réponses sont fort intéressantes et ont déjà donné lieu à trois billets, sur les standards d'interopérabilité, sur la connexion de systèmes hétérogènes et sur les navigateurs.

La citation du début permet de se pencher sur le sujet des formats des programmes. Car on peut lire tout et son contraire, le vrai et le totalement faux, comme ici... Qu'en est-il exactement ?

Il existe en fait 2 possibilités, qui font toute la différence entre les logiciels propriétaires (dont ceux par exemple de Microsoft, Adobe, Quark,...) et les logiciels libres (dont par exemple Firefox, OpenOffice.org, Linux,...) :

  1. soit vous avez un fichier binaire (comme par exemple les fichiers .exe sous Windows) : il est écrit dans le langage de l'ordinateur, vous le lancez, il s'exécute, mais vous ne savez pas ce qu'il y a dans ses coulisses, ce qu'il fait exactement : il n'est pas transparent ;
  2. soit vous avez un fichier source qui est les lignes de code du logiciel : ce sont les coulisses, écrites par un (ou des) programmeur(s) dans un langage de programmation, cela est transparent.

Mais ce n'est pas du tout suffisant : le seul fichier source est inutile car il n'est pas en langage d'ordinateur. Il faut donc transformer le code écrit par les programmeurs en code machine, c'est le rôle du logiciel appelé le compilateur.

Ce qui signifie que proposer les sources n'est pas faire du logiciel libre ou du logiciel open source. Il faut le compilateur, mais aussi les bibliothèques de fonctions (installées correctement), les directives de compilation et du temps pour compiler l'ensemble. On voit que cela n'est pas aussi rapide que d'utiliser une version compilée !

Mais l'intérêt de l'ensemble fichier source et ce qui va avec, est que cela constitue un format ouvert. Qui est disponible dans le cadre de licence de logiciels libres pour tout utilisateur, programmeur ou sociétés pour étudier, utiliser, participer, améliorer, redistribuer.

A contrario, Shared Source met en place d'abord des conditions d'éligibilité pour avoir accès au source (ce n'est pas du tout le cas systématiquement) ; ensuite ne permet pas un droit d'utilisation gratuite ni une redistribution des modifications. La diffusion des codes source de Windows n'est donc pas à l'ordre du jour au sens du logiciel libre. En résumé, avec Shared Source, Microsoft ne fait pas du logiciel libre, ni du logiciel Open Source.

Sources et liens :

Le navigateur, ce «pas grand chose» ?

Un cadre de Microsoft traite de façon originale les navigateurs

Le chat d'Olivier Ezratty a donné lieu à déjà traiter des «standards d'interopérabilité» et de comment connecter des systèmes hétérogènes. Un autre point mérite attention dans ses déclarations : le navigateur Web. Car le navigateur est un logiciel clé d'accès à l'information dont le fonctionnement repose sur les standards ouverts établis par le W3C depuis 10 ans.

Question : Y aura-t-il une nouvelle version d'Internet Explorer dans Longhorn ? Si oui, que pensez vous de l'avancée des parts du marchés de Mozilla ?

La réponse et les commentaires :

On vient de sortir une nouvelle version avec celle qui est dans le SP2 de Windows XP (avec pop up blocker, sécurité améliorée, etc).

La dernière version de Internet Explorer (IE6) n'est disponible que pour Windows XP SP2. Mais sans la navigation par onglets. Pour les autres versions de Windows (de 95 à 2000 en passant par Me), arrêt du logiciel.

La prochaine pour l'instant est celle qui sera dans Longhorn.

Donc en 2006. Donc dans longtemps pour implémenter les technologies ouvertes du Web qui ne manqueront pas d'apparaître ou d'évoluer d'ici là (comme la voix en SSML, les formulaires en XForms, le XHTML en modules).

Je ne connais pas les parts de marché de Mozilla et Firefox.

Pourtant la couverture presse est plus qu'importante en ce moment (et va continuer...) et parle de parts de marché entre 4 et 12%, qui diffèrent suivant les types de public de sites, mais disent tout de même que la part de Mozilla et Firefox augmente de façon significative, avec recul d'Internet Explorer. Ou alors c'est une manière de minimer ce phénomène de concurrence.

Sur Windows, il y a toujours eu une très grande diversité d'outils tiers utilisés et cela ne me choque pas qu'il y ait une diversité d'usage dans les navigateurs Internet.

Les outils tiers est une expression déjà utilisée dans la communication de Microsof pour parler des raisons des problèmes de sécurité de Windows... Pourtant ce n'est pas la sécurité de Firefox qui est un point fable... ni qui le sera au vu de la réactivité. Quant à la diversité qui ne choque pas, heureusement !

Ce ne sont que des outils de rendering HTML et pas grand chose de plus.

Cette affirmation minimise plus que fortement l'importance du navigateur ! Presque un déni du travail des équipes d'Internet Explorer. En contradiction avec les déclarations de Microsoft à propos d'Internet Explorer sur son site : il «vous ouvre les portes du Web», il assure confidentialité, fiabilité et souplesse, il travaille de pair Windows XP. Et cela revient à nier les Web services... qui passent par l'utilisation d'un navigateur. Quant aux 31 Mo zippés du code source de Firefox, ce n'est pas rien !

Ils s'appuient d'ailleurs grandement sur l'infrastructure réseau de Windows pour fonctionner.

Ce ne sont pas tout simplement les protocoles ouverts Internet (TCP/IP, HTTP,...) qui permettent au navigateur de fonctionner ? Ou du moins par l'intégration de ces protocoles ouverts dans Windows, qui ne fait alors qu'en disposer.

Finalement, les choses pour Internet Explorer et son futur (après la version 6 exclusive à XP SP2) ne sont pas aussi clairement exposées, y compris par d'autres cadres de Microsoft, comme récemment Cyril Voisin. On en viendrait même à se demander si Microsoft aime Internet avec ses standards ouverts comme développé dans l'article Le navigateur en tant que plate-forme.

Sources et liens :

«Les WS sont indispensables pour connecter les systèmes hétérogènes»

Un chat riche en déclaration

Les réponses d'Olivier Ezratty de Microsoft France lors de son chat du 2 novembre dernier sont vraiment intéressantes. Après celle sur «les standards d'interopérabilité», voici toujours le sujet des formats, avec les WS :

Question : Les Web Services semblent piétiner, qu'en pensez-vous ?

Réponse : Qu'il faut raison garder ! Les WS sont indispensables pour connecter les systèmes hétérogènes qui nous entourent. Ils sont de plus en plus utilisés. Il ne faut pas les survendre pour autant. On a passé l'effet de la vague marketing, et on passe à l'industrialisation. Les standards ne sont pas encore tout à fait complets mais leur création suit un rythme soutenu (...). (Le gras n'est pas dans le texte original)

Ce à quoi il faut préciser :

  • Bien plus encore que les Web Services, ce sont les standards ouverts (formats, protocoles) qui permettent de «connecter les systèmes hétérogènes qui nous entourent.»
  • Internet est par essence un réseau de systèmes hétérogènes, et seuls les standards ouverts en assurent l'interopérabilité, depuis TCP/IP et autres HTTP, SMTP, POP, IMAP, (X)HTML... Et cela depuis 10 ans avec le travail du W3C.

Sources et liens :

Une autre formulation pour parler des formats ouverts

Microsoft apprend l'importance des standards d'interopérabilité

Le 2 novembre 2004, Olivier Ezratty, Directeur de la Division Développeurs et Plate-forme d'Entreprise de Microsoft France participait à un chat du Journal du Net. A la question : Microsoft crée de plus en plus de projets Open Source, est-ce là un moyen de contrer le monde du libre ? Dans Longhorn, verrons nous naître plus d'outils gratuits ?, il a indiqué :

(...) Mais on apprend du monde de l'Open Source : la prise en compte du rôle des communautés, l'importance des standards d'interopérabilité où nous sommes maintenant moteurs comme avec les Services Web, et sur le besoin de plus de transparence (cf Shared Source pour la diffusion des codes sources de Windows).(...) (Le gras n'est pas dans le texte de départ).

On doit relever certains points :

  • La formule «standards d'interopérabilité» est une intéressante synthèse en formats ouverts et interopérabilité.
  • Les formats ouverts et l'interopérabilité ne sont pas pour autant une nouveauté (au moins en déclaration) pour Microsoft : rien qu'en ce qui concerne le Web, la société participe aux travaux du W3C pour l'élaboration du format ouvert HTML (quitte hélas ensuite à ne pas forcément le respecter...).
  • Espérons que les secteurs où la société est moteur comme les Web services voient bien l'établissement de formats ouverts, et non pas les siens en proposant aux autres acteurs d'assurer une compatibilité, ce qui n'est pas l'interopérabilité.

Sources et liens :

Le format ouvert le plus utilisé au monde...

...mais quelle évolution envisager ?

Le nombre incroyablement élevé de pages Web en ligne et le nombre colossal de courriers électronqiues qui circulent sur le réseau Internet font que leurs formats et leurs protocoles sont parmi les plus utilisés.

Que ce soit pour les courriels ou pour le Web, les formats et les protocoles concernés sont ouverts, gage entre autres d'interopérabilité. Il en est donc ainsi pour Internet en général avec TCP/IP ; pour le Web avec le format HTML et le protocole http ; pour le courriel avec les protocoles SMTP, IMPAP ou POP et le format texte.

Pour ce qui est des messages électroniques, un fléau sévit depuis quelques temps : le spam ou pourriels, ces messages non-sollicités qui vantent tout et n'importe quoi. Comment ne pas subir le spam en tant qu'internaute ? C'est-à-dire ne pas avoir à le lire mais l'éliminer automatiquement de sa boite ? Avec des outils comme les filtres bayesiens, puissants et efficaces, présents dans les logiciels de messagerie comme Mozilla ou Thunderbird. Ou avec un logiciel comme SpamAssassin.

Mais cela peut ne pas être suffisant : alors comment tenter d'éliminer la circulation du spam sur le réseau Internet afin qu'il ne soit plus à en utiliser une partie des ressources ? En remontant à la source, donc au niveau des envois : c'est en tout cas une approche possible. Avec une authentification de l'expéditeur lors de l'envoi : c'est la solution mise en avant par Microsoft avec sa technologie Sender ID. Celle-ci a été présentée à l'IETF, instance technique d'Internet, pour validation officielle de ce protocole. La décision a été en septembre d'un rejet, notamment du fait d'absence de compatibilité importante et en raison de brevets liés à cette technologie : il ne s'agirait plus du tout alors d'un protocole ouvert.

La technologie est à nouveau proposée à l'IETF par Microsoft, avec le soutien de AOL, qui l'avait retiré en septembre. Mais toujours avec des brevets liés à cette technologie (mais envisagés sans royalties) et avec les objections de structures comme le projet Debian ou la fondation Apache. Il est à souhaiter que les protocoles Internet, dont ceux du courriel, restent ouverts.

Sources et liens :

Video : la guerre des quatre (formats fermés)

DivX se mêle à la bataille

Les formats sont au cœur des batailles économiques : c'est à celui qui va imposer son format généralement fermé pour s'imposer comme acteur principal, donc leader du marché concerné. Avec les formats ouverts comme concurrents. Il en est ainsi par exemple pour la bureautique (MS Office et OpenOffice.org), pour la photo (formats des fabricants et DNG), pour la musique (AAC, ATRAC, WMA, MP3 et Ogg Vorbis) ou pour la video.

Dans ce dernier secteur, on trouve d'une part le marché des futurs DVD video avec une guerre entre formats du support (Blu-ray contre HD) et guerre entre formats de la video proprement dite (WM9, MPEG,...) ; d'autre part le marché de la video à la demande via Internet. Avec là aussi cette question : à quel format ?

En lice donc pour la video à la demande (VOD, Video On Demand), 4 formats fermés :

  • celui de Microsoft, Windows Media 9 (WM9) ;
  • celui d'Apple, Quicktime ;
  • celui de Real Networks, Helix ;
  • et le dernier, le format de DivX Networks, le DivX.

Ce dernier semblait souffrir d'une mauvaise réputation, celle d'un format certes puissant, mais utilisé pour des téléchargements illégaux. Même si sa création n'a pas du tout était faite pour cela. Toujours est-il que cette image pourrait s'atténuer, avec la décision de certains studios de cinéma d'utiliser le DivX pour la video à la demande. C'est ce que DivX Networks a annoncé.

En effet, la version 6.0 de DivX devrait être encore plus performante, intégrant des brevets et sans doute proposer un système de gestion des droits numériques, les DRM. Comme ses concurrents. Pour contrôler l'utilisation faite, pour éviter le piratage. C'est une guerre de formats fermés, DRM à la clé.

Une question peut se poser : que des films, documentaires, dessins animés produits avec des fonds privés soient à des formats fermés est un choix des financeurs privés. Mais qu'en est-il de la production financée par l'argent public ? Peut-elle se retrouver à dépendre de formats fermés, avec une pérennité incertaine ? Quid du format du patrimoine de l'INA par exemple (sans parler du