Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org (FOo) traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1728 articles en ligne, dont 11 pour le mois de novembre - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1700e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Joyeux Noël à toutes et à tous

Pause de 6 jours

Pas d'article à propos des formats ouverts entre ce 25 décembre et la fin de l'année, même si l'actualité à ce sujet ne va pas s'arrêter. Les 16 différentes catégories ou le calendrier sont à votre disposition. Excellents Noël et réveillon de Nouvel An à toutes et à tous ! Rendez-vous le 1er janvier 2005.

Un nouveau format ouvert

Le W3C publie XInclude 1.0

Comment fusionner des documents au format ouvert XML (du vrai XML) ? Question simple en apparence mais bien plus complexe et qui a donné lieu à l'élaboration et à la publication d'un nouveau standard ouvert (appelé recommandation dans la terminologie du W3C). Il s'agit donc de la recommandation XInclude, dont la version 1 a été publiée le 20 décembre 2004, à propos du modèle de traitement et la syntaxe des inclusions XML.

Elle permettra une plus grande puissance dans le traitement des informations, en continuant de promouvoir XML Schema plutôt que XML DTD.

Sources et liens :

Deux conférences au CNIT

Rendez-vous les 2 et 3 février 2005

Du 1er au 3 février se déroule au CNIT de La Défense le salon Solutions Linux 2005. A cette occasion, intervention à deux conférences gratuites qui traiteront des standards ouverts, de l'interopérabilité :

  • le mercredi 2 février, participation à la Conférence ADAE, de 9h30 à 12h30 ;
  • le jeudi 3 février, de 10h à 11h30, conférence sur les formats de fichiers ouverts, dans l'espace conférences du village des associations.

Sources et liens :

Un format ouvert pour enrichir les documents électroniques

Voici la TEI

Parmi les formats de type XML, formats ouverts, l'EAD, format des archives, a déjà été développé. Tout comme les métadonnées du Dublin Core.

Voici un autre format ouvert de type XML, la TEI, Text Encoding Initiative. Il s'agit d'une « norme de balisage, de notation et d'échange de corpus des documents électroniques ». Présentation, explications, ressources en ligne sont développées dans un très bon article du site BlogOKat pour comprendre ce format puissant basé sur du vrai XML.

Sources et liens :

Un format commun pour la RFID, mais

Une norme a été établie pour la RFID, mais pas ouverte

Au départ : trois formats différents pour les étiquettes électroniques avec puce RFID (Radio Frequency Identification, identification par fréquence radio) : trois formats incompatibles entre eux, pas d'interopérabilité. Et des brevets qui bloquent. Donc pas de déploiement important avec des coûts de fabrication faible car en grande quantité.

Une solution ? Avoir un format commun. C'est ce qui a été réalisé au sein d'une structure (EPCglobal) avec l'établissement et la publication le 16 décembre de la norme EPCglobal UHF Generation 2 : y ont participé tous les acteurs du secteur.

Une meilleure solution ? Avoir un format ouvert. Donc disponible pour tous et sans brevet. Or pour le format EPCglobal UHF Generation 2 les industriels impliqués ont accepté de ne pas demander de taxes sur leurs brevets. Sauf un, qui détient un nombre élevé de brevets liés à la RFID (sans doute les plus importants) et à qui il faudra verser des royalties sur les prix de la puce.

Sur le chemin d'un vrai format ouvert, la solution retenue est donc un format certes commun, mais avec brevet et donc des royaties. Ce que le W3C a retenu de ne pas faire.

Sources et liens :

Les formats ouverts du W3C et les brevets

Le W3C lance un groupe de travail sur les brevets dans ses recommandations

Un format ouvert a ses « spécifications techniques publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre » : telle est la définition de la loi française du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique. Cela signifie donc entre autres sans brevet.

Les formats ouverts du Web (XHTML, CSS, SVG, XForms, SSML,...) établis par le W3C ou des formats ouverts comme l'EAD ou iCal sont sans brevets.

Dans le cas contraire, le format est en fait fermé et ne permet pas son adoption ni l'interopérabilité. Par le passé quelques affaires avaient déjà illustré le problème :

  • Microsoft avait breveté les CSS, mais l'affaire a été résolue depuis.
  • Même le W3C a connu un dérapage sur les brevets il y a quelques temps, et a fait marche arrière après les réactions vives de la communauté : c'était l'approche RAND pour reasonable and non-discriminatory. Une technologie brevetée utilisée dans les standards du W3C pouvait faire l'objet d'une licence payante (bon marché et à un prix identique pour tous).
  • L'affaire Eolas/Microsoft, à propos des brevets : Microsoft a été attaqué par la petite société Eolas pour violation de brevets sur les plug-in. Le W3C, à juste titre, s'etait rangé à côté de Microsoft.

Pour éviter ce genre de problème, le W3C a annoncé le 17 décembre la création d'un groupe de travail à propos des licences de brevets dans les standards ouverts du Web : le PSIG, Patents and Standards Interest Group. Comment faire des recommandations qui deviennent des standards ouverts dans un environnement où il peut exister des brevets ? C'est à cette question que répond cette mise en place.

Le principe retenu est que si un membre (une société) du W3C a des brevets sur une technologie, elle est obligée de donner une licence gratuite à tout le monde (membres et non-membres). Visiblement, la nouvelle politique et la mise en place du groupe de travail visent à ne plus reproduire la même mauvaise solution précédente au problème des brevets dans les recommandations du W3C. Et en Europe, les brevets logiciels ne sont pas légaux.

Sources et liens :

  • Merci à Tristan Nitot pour les précisions.

Encore des déclarations en faveur de l'interopérabilité

Nouveaux propos d'un responsable de Microsoft

Les déclarations de responsables de Microsoft se suivent à propos des formats, des standards, de l'interopérabilité :

et le 18 décembre, Stéphane Kimmerlin, Responsable Stratégie, Division Développeurs et Plateforme d’Entreprise de Microsoft France a lui aussi répondu à des questions. L'une portait sur l'interopérabilité (les commentaires sont insérés dans le texte et entre parenthèses) :

Question : « On pense souvent qu’Open Source équivaut à standards ouverts (c'est la bonne expression, avec ouverts comme adjectif) et que logiciels propriétaires – comme ceux de Microsoft (mais ils ne sont pas les seuls) – sont synonymes de fermeture. Comment traiter du problème de l’interopérabilité ? »

Réponse : « XML (souhaitons du vrai XML) et Web Services constituent pour Microsoft le credo de l’interopérabilité. En se situant à ce haut niveau d’abstraction, on est indépendant de la totalité de la pile logicielle (donc sans nécessité de recourir à un logiciel particulier dans la pile). La technologie interne à chaque service Web a finalement peu d’importance (mais il n'y a pas que les services Web).

En fait, standard ouvert (ici reprise de la bonne expression de la question) n’est pas synonyme d’Open Source. On peut faire des développements non standards (glisssement de sens : on parle des standards ouverts, pas de développement standard) en open source et vice versa. On reproche souvent à Microsoft de développer des logiciels propriétaires (le point à critiquer est plus la pérennité des données : utiliser pour avoir cela des formats ouverts, ce que peuvent faire les logiciels propriétaires). Or, Microsoft fait un travail tout à fait raisonnable (que signifie raisonnable ? Ce qui l'est pour l'un ne l'est pas forcément pour un autre) pour supporter (c'est-à-dire y travailler et les implémenter sans modifications) les standards ouverts. Je pose toujours la question simple : quel est le standard important (glissement : standard important ou répandu ne signigifie pas standard ouvert) qui vous serait utile et que Microsoft ne supporte pas (Microsoft les supporte sans doute tous en déclarations, mais encore faut-il les mettre en œuvre sans changement) ? Si un utilisateur peut m’en citer un (ceux du Web établis par le W3C), je m’engage à faire remonter l’information à nos laboratoires de développement (et après cette remontée ?).

Depuis toujours, puisqu’on était challenger sur le serveur (et si Microsoft n'avait pas été leader, aurait-il alors eu une autre attitude ?), on a toujours proposé l’interopérabilité, avec (voir plus loin) NetWare, avec (voir plus loin) l’AS/400, avec les grands systèmes IBM (l'interopérabilité s'applique à tous, pas avec certains ; sinon, il s'agit de compatibilité avec un autre, mais cela est limité). En outre, le 100 % standard (le mot ouvert a disparu : le standard ne signifie pas standard ouvert) n’est pas toujours le critère retenu par l’utilisateur pour faire son choix (en fait ce sont les données qui sont capitales, donc nécessité de les avoir à des formats ouverts). Souvent, un produit n’est d’ailleurs pas choisi parce qu’il est standard (pourtant on lit souvent que tel produit est standard), mais parce qu’il présente d’autres qualités : rapidité, sécurisation, performances (et il faut ajouter pérennité des données créées et interopérabilité). »

Le long article traite aussi d'autres points entre logiciels libres et Microsoft, avec cette appréciation reprise en titre : « Les mondes Microsoft et Open Source ne sont pas aussi éloignés que l’on croit. » Pourtant le format des logiciels n'est vraiment pas le même, malgré les déclarations.

Sources et liens :

Le format des billets aux guichets

Carte Navigo ou coupon papier ?

Le 17 décembre, la carte à puce de transport Navigo fit parler d'elle : en effet la RATP a annoncé que pour garder l'anonymat concernant son utilisateur et ses déplacements, elle comptait demander 5 euros. La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a dénoncé cette volonté :

« Chaque fois que l'on met en place un système de carte à puce qui permet de tracer des déplacements, il faut proposer aux gens une alternative, qui est l'alternative de l'anonymat. Cette alternative doit être gratuite », a affirmé sur France-Info vendredi 17 décembre Christophe Pallez, secrétaire général de la CNIL, qui s'insurge contre le fait qu'il faille payer pour rester anonyme. (Source : Nouvel Observateur).

Le coupon papier avec sa piste magnétique ne transmet pas d'informations concernant les déplacements (lieux exacts, heures précises) et ne contient pas de données personnelles (il comporte seulement éventuellement un numéro correspondant à la carte nominative de l'utilisateur).

Un autre aspect lié aux formats est à signaler : l'équipement des guichets. En effet certains ne sont plus utilisables qu'avec la carte Navigo, estampillés alors « Réservé Navigo ». Impossible d'y faire passer les coupons papier, le dispositif physique n'est plus en place. Avec un nombre de ces guichets éventuellement savamment dosé pour être légèrement supérieur à ceux des guichets pour coupon papier, on peut inciter à trouver plus intéressant de passer à Navigo. Jusqu'à ne plus avoir que ces guichets ? De l'importance du format physique accepté ici aux guichets : même s'il ne concerne pas les formats ouverts de fichiers, il illustre tout de même l'importance des formats dans le domaine non-électronique.

Sources et liens :

  • Sur le site de la RATP, structure à fonds publics, http://www.ratp.fr, vous trouverez des informations sur la carte Navigo. Mais comme pour le site de la célèbre marque S. (société privée), créer un lien sans autorisation est contraire à la politique du site de la RATP :

« Liens hypertextes - Les utilisateurs du site de la RATP ne peuvent mettre en place de liens hypertextes en direction du site susvisé sans l'autorisation expresse et préalable de la RATP. » (Gras ajouté. Source : page http://www.ratp.fr/corpo/mentions.html, lien contraire aussi à la politique du site, car aucune autorisation reçue, car aucune demande formulée : le lien hypertexte à la base du Web doit rester ouvert).

Mise à jour : un article de Estelle Dumout, ZDNet France, le 28 décembre, Cartes Navigo: cinq euros pour ne pas figurer dans un fichier commercial, http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39195591,00.htm

Mais comment brancher cet appareil ?

Les câbles HDMI

Le journal 20Minutes consacrait le 17 décembre un article aux câbles HDMI. Le HDMI, High Definition Multimedia Interface, est un nouveau format pour connecter les appareils numériques pour tansmettre les données (image, son). Il permet de relier les éléments en qualité numérique.

Les futurs appareils (ordinateurs, lecteurs DVD, caméscopes, téléviseurs ou magnétoscopes numériques,...) seront sans doute de plus en plus équipés du HDMI. Mais comment connecter un appareil avec une prise HDMI à un autre qui n'en a pas ? Comment lire le disque dur portable avec prise HDMI contenant vos fichiers video depuis l'ordinateur de vos amis qui en est dépourvu ? Questions triviales, mais ô combien problématiques.

En fait, avant même le format ouvert des données, ce sont les formats physiques des supports qui constituent les premières difficultés liées aux formats. Avec les problèmes des formats des prises des câbles de connexion.

Il suffit de citer les différentes disquettes (nécessité d'avoir les lecteurs appropriés), les appareils uniquement USB (port USB obligatoire) et autres bandes magnétiques (avec lecteurs encore sur le marché ?) pour illustrer ces problèmes, rencontrés encore plus fortement dans le domaine de l'archivage, comme exemple dans celui de l'audiovisuel.

Sources et liens :

Voir aussi l'article sur les câbles HDMI qui peuvent refuser de transférer vos données.

Les élections en ligne de l'UMP contestées

Déja les votes électroniques il y a 2 ans !

Les élections en ligne de l'UMP contestées est le titre de l'article de Philippe Crouzillacq de 01net. à propos des élections à l'UMP :

Pour la première fois en France, un parti politique avait choisi d'élire ses instances en recourant au vote en ligne (ou vote par Internet). Dans le journal Le Monde daté du 15 novembre, Nicolas Dupont-Aignan, lui aussi candidat à la présidence de l'UMP, contestait pour sa part l'organisation " très aléatoire " de la consultation : un scrutin pour lequel 164 500 électeurs inscrits pouvaient voter à partir de n'importe quel ordinateur dans le monde, à l'aide d'un identifiant et d'un simple mot de passe.

La particularité de cet article est qu'il traite d'élections de 2002 et qu'il date donc du 19 novembre 2002. Un texte à rajouter par exemple aux nombreux liens donnés en commentaire du dernier billet traitant des élections électroniques.

Vote électronique, au format peu ouvert, ou vote papier, au format bien plus ouvert ? Deux ans après, et malgré les progrès techniques possibles, des questions restent posées, sans véritable réponse.

Sources et liens :

Les formats fermés en deuxième partie de soirée

Le Président de la FNAC sur France 3

Mardi 14 décembre, se déroulait l'émission France Europe Express sur France 3, retransmise aussi sur France Info. L'invité était Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication. Il y était questions de deux principaux sujets, le piratage et les intermittents du spectacle. Parmi les invités, se trouvait le Président de la FNAC, Denis Olivennes.

Ce dernier, lors de son intervention, a un peu parlé des problèmes des formats de fichiers musicaux et de l'absence d'interopérabilité. Mais ces termes sont peut-être trop techniques et ont été écartés au profit de l'expression morceaux incompatibles. Et de déclarer que « pour lutter contre les aspects illégaux de la musique sur Internet, il faut proposer du légal facile à utiliser : or ce n'est pas facile, les fabricants comme Sony et Apple voulant piéger les consommateurs et garder un marché captif. »

Ce fut tout sur ce problème, alors que cela était en septembre le cheval de bataille de la même FNAC lors du lancement de son site de vente de musique en ligne, avec maintes déclarations de volonté de mettre fin aux problèmes d'incompatibilité provoqués par les fichiers de protection et de contrôle, les DRM : au point que la FNAC expliquait comment les supprimer !

Il est à relever aussi :

  • que le reste des déclarations du PDG de la FNAC consistait en une attaque forte des fournisseurs d'accès à Internet, des réseaux peer-to-peer et des internautes, ce qui n'était jusqu'ici pas le cas ;
  • que Microsoft semble avoir été oublié de la liste des fabricants cités et qui veulent « garder captif » : or c'est justement le format de Microsoft, le WMA, qui est proposé par le site de la FNAC.

Encore une fois, c'est une guerre des formats, comme récemment décrit dans un article du Monde. Une guerre sans formats ouverts.

Sources et liens :

Mise à jour : l'article Recto Verso de la rédaction de ZDNet du 17 décembre analyse aussi ces déclarations du Président de la FNAC sous le titre FNAC attack, http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39193772,00.htm

Des détails sur un format ouvert des archives

L'EAD, format ouvert et structuré

Le site BlogOKat est un « blog subjectif avec une sélection de ressources ayant trait aux domaines de la documentation, des technologies de l'information, d'internet ainsi que quelques photos et bien d'autres choses... » selon son sous-titre officiel. Concernant plus particulièrement les aspects de la documentation et des technologies de l'information, il fournit régulièrement des informations complètes et très professionnelles.

Ainsi, l'article du 14 décembre traite du format ouvert EAD (Encoded Archival Description), utilisé dans le domaine des archives, et qui a donné lieu à une importante conférence européenne les 7 et 8 octobre dernier à Paris.

Présentation, explications, ressources en ligne sont disponibles pour comprendre ce format puissant, structuré et ouvert, basé sur du vrai XML.

Sources et liens :

Vote électronique encore : et les pannes ?

Simple en apparence, bien complexe en réalité

Le vote électronique via Internet a été utilisé à titre expérimental en France en 2004 :

  • le 13 juin, lors des élections européennes dans toute la commune de Vandoeuvre-lès-Nancy (avec cette seule possibilité) et dans un bureau de vote de la ville d'Issy-les-Moulineaux ;
  • en novembre pour les élections des dirigeants de l'UMP (vote papier possible) ;
  • fin novembre par les avocats pour les élections au Barreau de Paris, avec ce moyen en plus du vote papier ;
  • du 13 octobre au 3 novembre, pour élire les représentants des chefs d'entrreprise dans 5 Chambres de Commerce et d'Industrie (les CCI d'Alençon, Bordeaux, Grenoble, Nice et Paris) ;
  • début décembre lors des élections étudiantes dans les universités de Nantes et de Lyon 2.

On peut aussi citer les élections présidentielles américaines, qui ont provoqué des critiques à propos des machines à voter. Et peut-être ce moyen sera-t-il aussi proposé en 2005 pour le référendum sur la Constitution européenne.

Le vote électronique soulève de nombreuses questions : confidentialité de la procédure, sécurisation des opérations, vérification du déroulement du processus, mais aussi obligation d'absence de problèmes logiciels (bugs) ou matériels (ordinateurs, ligne téléphonique, alimentation électrique). Or les différentes machines impliquées dans la chaine de vote électronique ne sont pas à l'abri d'une défaillance ; plus elles sont complexes, plus les risques sont multipliés, comme l'illustrent les pannes récentes de gros systèmes informatiques ou téléphoniques (SNCF, France Telecom, Bouygues). On ne peut donc écarter ces risques de pannes propres au vote électronique, mais absent du système actuel.

Voter est simple en apparence, mais le vote électronique est complexe à mettre en œuvre avec toutes les garanties. Le format électronique n'est pas aussi sûr ni aussi transparent que le vote papier, qui avec son système d'isoloir, bulletin papier, urne et liste d'émargement est bien plus un format ouvert compréhensible par tous.

Sources et liens :

Baladeurs et musique en ligne : les rêves d'un marché fermé

Un article dans Le Monde

Un article du journal Le Monde, signé Eric Nunès, et intitulé « Baladeurs et musique en ligne : les rêves d'un marché fermé », dresse un bon tableau de la situation actuelle à propos des baladeurs numériques et de la vente de musique en ligne. Il y retrace les éléments des derniers mois à propos de l'absence d'interopérabilité dans le monde de la musique numérique : les nouveaux baladeurs Sony, le format fermé ATRAC, le lancement du site FNAC Music, l'action en justice contre Apple, les explications fournies par les industriels pour faire sauter les protections, la cacophonie des formats.

Il y aurait trois petits regrets à formuler :

  • L'article et un des deux intertitres parlent de « stratégie du support » alors qu'en fait il s'agit plus précisément de stratégie du format et même de guerre des formats : en effet, l'incompatibilité est due aux formats des fichiers (AAC, ATRAC, WMA) avec leurs DRM. On aboutit à une véritable balkanisation. Les supports (les baladeurs avec disque dur ou mémoire flash, les CD gravés) ne sont pas en cause, ils ne font que stocker les fichiers à leur format.
  • Enfin, aucune mention d'alternative à ces formats fermés n'est indiquée, par exemple le format ouvert Ogg Vorbis : il est pourtant utilisé par des fabricants de baladeurs (iRiver, Samsung) et des enseignes en parlent dans leurs dépliants (Boulanger) ou sur leur site (FNAC).

Sources et liens :

Evitez d'emprisonner votre famille !

Du danger de confier ses données généalogiques à des formats fermés

Les 10, 11 et 12 décembre se déroule à Paris Espace Champeret, la quatrième Biennale de Généalogie et d'Histoire des Familles, Généalogia. Pas de titre ou de slogan officiels particulier. Je me permettrais d'en donner un : « Amateurs de généalogie, méfiez-vous de vos logiciels ! ».

En effet, il existe dans le secteur de la généalogie de nombreux logiciels spécialisés : ils permettent d'avoir les fiches individuelles par personne avec des renseignements plus ou moins détaillés, des arbres automatiquement créés, des classements, des recherches dans les données, etc. Les informations rassemblées sur sa famille, ses ancêtres, sont saisies dans le logiciel qui les traite.

Le plus important n'est pas le logiciel, mais les données qu'il détient. Or que peut-il se produire :

  • vous passez à une version supérieure du même logiciel ;
  • vous décidez de changer de logiciel pour un concurrent ;
  • votre logiciel est modifié par son éditeur (abandon de certaines caractéristiques pour de nouvelles), voire arrêté.

Dans chacun de ces cas de figure, la question capitale est : pouvez-vous réutiliser toutes vos informations généalogiques ?

Si le format de vos données est un format ouvert (l'idéal étant du vrai XML), alors elles ne sont pas dépendantes d'un logiciel en particulier, elles n'y sont pas emprisonnées : vous pourrez les utiliser dans un autre logiciel. En revanche, si le logiciel ne sait manipuler vos données qu'à un format fermé, il y a danger. Au risque de transformer votre quête aux ancêtres en resaisie perpétuelle au gré des décisions des éditeurs.

Sources et liens :

Attention, « Seul le prononcé fait foi » !

Format oral ou format écrit ?

Le 10 décembre, le Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, François Fillon, prononçait un discours. Il donnait le nom de « Résidence Jean-Zay » au Foyer des lycéennes à Paris, à l'occasion du centième anniversaire de la naissance de Jean Zay, ministre de l’éducation nationale et des beaux-arts en 1936 à 1939.

Le discours du Ministre est disponible en ligne. Mais la page du discours indique que cette disponibilité est particulière... En effet on lit en début de page : « Seul le prononcé fait foi ». Après le « Seul l'écrit fait foi » du juridique, voici donc son contraire.

En d'autres termes, le format écrit, le format des lois, des choses qui restent, se voit ici récusé : le format oral, celui qui s'envole, est le seul valable. Le texte fourni n'est finalement là qu'à titre indicatif, sous réserve de ce qui a été plus ou moins changé lors de l'allocution, uniquement disponible sur un éventuel enregistrement sonore.

Ce rôle secondaire inhabituel de l'écrit soulève quelques questions :

  • remet-on encore un dossier de presse avec le discours écrit ?
  • quelle valeur accorder à un texte en ligne dont le contenu peut être différent de ce qui a été prononcé ?
  • comment savoir exactement ce qui a été dit si aucune trace au moins sonore n'est disponible ?

Les réponses possibles sont sans doute de laisser ainsi toute liberté au Ministre de modifier son texte préparé à l'avance en fonction des situations (contraintes de temps, volonté de développer un point,...). Et il ne s'agit pas d'une retranscription, sans aucun doute plus longue à établir et plus couteuse. Mais comment constituer des archives exactes des discours si aucune trace sonore (prise en direct lors du « prononcé ») ou écrite (a posteriori et validée) n'est disponible ?

Le format écrit, format plutôt ouvert, se mettant en retrait par écrit au bénéfice du format oral, malheureusement non disponible, cela est assez inhabituel.

Sources et liens :

Les archives audiovisuelles : bis du Monde Diplomatique

Encore un complément à un article du Monde Diplomatique

L'archivage des documents audiovisuels est à l'honneur : en plus de l'article déjà cité de Richard D. Wright, le Monde Diplomatique d'octobre proposait aussi un article de Emmanuel Hoog, président de la Fédération internationale des archives de télévision (FIAT) et président-directeur général de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), intitulé « Une mémoire audiovisuelle qui s’estompe en silence » et qui traite aussi du problème des archives audiovisuelles. Il part du constat terrible que le patrimoine audiovisuel mondial est en danger, et qu'il est impératif de le préserver :

Assurer la conservation matérielle des archives audiovisuelles a le même sens que restaurer nos cathédrales.

Le texte développe trois idées fortes : la numérisation à effectuer, les finances à trouver et les droits à assouplir.

Deux continents se font face : l’analogique et le numérique. Passer du premier au second permet de sauver toute la mémoire audiovisuelle du monde. Il faut donc organiser une « traversée de la mer Rouge » et parvenir ensemble jusqu’à cette terre promise.

L'expression imagée est fort belle, mais malgré la numérisation effectuée, deux problèmes capitaux subsisteront :

  • le format physique des archives numériques connait les mêmes problèmes que le support physique des archives analogiques : il peut se dégrader, il faut l'entretenir, il faut les appareils pour le lire ;
  • les donnees numériques sont forcément enregistrées à un format : il faut un format ouvert, sous peine de ne pouvoir garantir la pérennité des données avec un format non-maîtrisé et dont on dépend.

D'ailleurs Emmanuel Hoog déclarait à juste titre que le numérique n'était pas éternel dans un article de juillet de Télérama à propos de la numérisation de l'audiovisuel.

L’effort financier conditionne la réponse, ou plutôt l’absence de réponse.

Le numérique a un coût, et sans budget, pas de transfert, pas de formation, pas de maintenance : on ne peut qu'approuver la nécessité de moyens financiers.

En dehors des finances, le vrai problème pourrait alors devenir celui des droits et des formes d’égoïsme qui en découlent.

Face aux problèmes des droits, une réponse existe, utilisée par ARTE pour sa radio Web : une licence donnant dès le départ des droits d'utilisations larges des documents. Il s'agit des licences Creative Commons, un format ouvert au niveau juridique.

Espérons que ces deux articles du Monde Diplomatique ainsi que la prise de conscience de l'importance capitale des formats ouverts permettront de progresser dans le sens d'un meilleur archivage.

Sources et liens :

  • L’Institut national de l’audiovisuel (INA), http://www.ina.fr
  • La Fédération internationale des archives de télévision (FIAT), http://www.fiatifta.org
  • Merci à Etienne Lavanant encore pour le signalement de l'article.

Les archives audiovisuelles : problèmes de formats

En complément à un article du Monde Diplomatique

Le thème de l'archivage est vaste et riche, notamment avec les documents numérique ou électronique. Et pour ces documents, le problème des formats se pose encore plus. En particulier dans le domaine de l'audiovisuel.

Un article de Richard D. Wright, chef des projets technologiques pour les archives de la BBC, soulève trois points pour préserver les documents audiovisuels et fournit des réponses :

  1. la technologie : les supports vieillissent, il faut donc les numériser ;
  2. le financement : il est insuffisant, il doit donc y avoir en avoir un spécifiquement pour la préservation ;
  3. les droits : les droits actuels limitent, il devrait donc y avoir un accès facile aux œuvres.

Le deuxième point ne concerne pas les formats, et on ne peut qu'y être favorable. Concernant les deux autres, c'est encore des problèmes de formats qui se posent et les propos de l'article sont à préciser :

  • Le format des supports physiques : les négatifs, les bandes analogiques sont certes à numériser, mais les enregistrement numériques ont aussi des supports physiques qui peuvent se détériorer : il faut donc les entretenir tout autant (stockage protégé, recopie,...). Pire, le format physique avec la version numérique doit aussi pouvoir être lu par des appareils adéquats. Plus de lecteurs ni de connectique apropriée, plus de documents !
  • Le format des données numériques : il doit être ouvert, sous peine de ne pouvoir garantir un archivage à moyen ou long terme du fait de la dépendance envers le format d'un éditeur seul à le maîtriser (or il peut disparaître, abandonner son format, être racheté ou fusionné et changer d'activité). Pas de format ouvert, pas de pérennité.
  • Le format des licences d'utilisation des œuvres : les droits liés à l'utilisation des œuvres sont un casse-tête (contacter les auteurs, les ayant-droits,... pour avoir les autorisations d'utilisation, même longtemps après la création du document). Il est bien plus pertinent d'indiquer dès le départ les droits rattachés aux œuvres : ce format juridique ouvert existe, les Creative Commons, et permet de répondre à ces exigences. La radio Web d'ARTE le fait déjà pour ses documents.

Sources et liens :

Voir aussi le billet sur l'article de Emmanuel Hoog sur le même sujet.

Un long article

Une reprise du contenu du site

Depuis le 6 décembre, un long article, intitulé Logiciels et formats de données, écrit par Jean-Claude Caty, est en ligne sur différents sites. Il traite des formats ouverts, fermés, des problèmes, des solutions : « Les éléments principaux de cet article sont fortement inspirés de ce site. » (le site est Formats-Ouverts.org).

Sources et liens :

Un rêve de format commun et ouvert

Univers de jeux video, unissez-vous !

Le jeu video est un domaine où l'interopérabilité (donc entre tous les jeux) n'est pas de mise, ni même seulement une certaine compatibilité (donc uniquement entre certains). Actuellement on trouve :

  • les jeux sur consoles : PlayStation 2 (de Sony) ou XBox (de Microsoft) ou GameCube (de Nintendo) ou GameBoy Advance (GBA, de Nintendo) ;
  • les jeux sur ordinateurs avec Windows ou avec MacOS ou avec Linux ; avec aussi nécessité d'avoir certains composants indispensables comme microprocesseur et carte graphique puissants ou mémoire vive élevée.

Et chaque jeu propre à une machine précise n'est utilisable que sur cette machine. Il y a les sorties simultannées ou échelonnées sur plusieurs plate-formes, ou les exclusivités d'une unique machine. Un marché totalement fragmenté, où le format fermé du jeu est la clé pour conserver les joueurs. Et aussi avec des contraintes techniques spécifiques à chaque machine. Donc pas vraiment de format ouvert.

Pourtant, les jeux video depuis leur apparition proposent des univers complets, qui deviennent de plus en plus riches et réalistes. Et qui peuvent s'enrichir des créations de joueurs. Ainsi, que vous soyez amateurs de jeux d'aventures (la série des Myst, 7th Guest,...), de jeux de simulation (rallye, F1, football, hockey, aviation,...), d'action (les Doom, Quake, Duke Nukem, Tomb Raider,...), de tactique-action (les Half-Life, Thief,...), de stratégie (les Warcraft, TA,...), de plate-forme (les Pandemonium, Rayman,...), de survival horror (les Resident Evil, Silent Hill,...), de rôle en ligne (à univers persistant, les MMORPG) ou d'autres, chacun dispose d'univers propres, voire animés et avec ambiance sonore.

Or ces univers, avec forêts, villes, rues, habitations, véhicules, personnages, sont indépendants les uns des autres, refermés sur eux, sans possibilité de passer de l'un à l'autre. On reste dans les rues enneigées du New York de Max Payne, sans pouvoir aller dans celles disparues d'Atlantis ni visiter les pièces étranges de Zork Nemesis ou les villes en construction de Sim City.

Quelles formidables possibilités cela offrirait que d'avoir ces univers interconnectés. Donc créés à des formats compatibles, et mieux encore pour de plus grandes possibilités, à des formats ouverts. Mais cela est sans doute bien plus du rêve que de la réalité...

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Le format des numéros des livres va changer

Le code ISBN va évoluer

Chaque titre de livre possède un numéro unique qui permet de l'identifier : l'ISBN (International Standard Book Number). Ce numéro est normalisé au niveau internationnal. L'ISBN est l'une des mentions légales obligatoires en France. Il est attribué à chaque livre avant publication. On sait comment il est constitué : il comporte 10 chiffres, répartis en 4 parties (la zone linguistique, l'éditeur, le numéro d'ordre dans la production de l'éditeur et une clé de contrôle). L'ISBN est un format ouvert.

L'ISBN a un rôle capital dans le monde de l'édition avec tous les traitements de suivi et de gestion informatiques du livre tout au long de sa chaîne (fabricants, éditeurs, distributeurs, libraires, bibliothèques,... et aussi Bibliothèque nationale de France, BnF, dans le cadre du dépôt légal des œuvres).

Or les combinaisons possibles avec 10 chiffres vont arriver à épuisement. Un nouvel ISBN a donc été établi, utilisant 13 chiffres. Il entrera en vigueur au 1er janvier 2007. Cela signifie une mise à jour de l'ensemble des systèmes informatiques (base de données, logiciels de commande, de prêt, de vente,...) pour traiter correctement ces informations ainsi que les anciennes qui perdureront.

Il s'agit d'un changement de grande ampleur dans le monde du livre. Avec une norme ouverte à ajouter aux logiciels de toute la chaîne pour éviter un bug au niveau d'un maillon qui pourrait enrayer l'ensemble. Mais comment mettre à jour si le logiciel n'est plus disponible ou n'existe plus ? Cela peut arriver suite à la disparition de la société auteur, au rachat de cette société avec abandon de certains logiciels ou changement d'activité. Implanter un format ouvert est aisé, mais sur un format fermé de logiciels, cela suppose que ce logiciel soit toujours disponible et maintenu par une société dont on dépend alors fortement.

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Un format du beau ?

Deux émissions sur les plus belles femmes

Le 9 novembre, émission de télévision « La plus belle femme du monde ». Et ce 4 décembre, « Miss France 2005 ». Dans les deux cas, indépendamment du sujet et de la chaîne, il y eut choix et classsement. Avec des critères subjectifs. Avec aussi l'expression de certains canons de beauté, de standards esthétiques propres à notre époque et à notre société. Il est intéressant de relever que la première émission devait être consacrée au départ aux femmes les plus populaires, mais que les résulats ne semblaient pas concerner des personnes aussi télégéniques que les plus belles du monde et attirer ainsi les téléspectateurs.

Finalement, dans ce domaine non-électronique, les standards, canons ou autre normes en vigueur sont en quelque sorte des formats convenus, parfois plus ou moins acceptés et plus ou moins forts, pour bien « passer ». Un format qui se trouve dans les expressions péjoratives « formaté », « pas dans les normes » ou « pas standard ». Et qui se retrouve dans le fameux habit qui ne fait pas le moine, mais qui aide à se faire passer pour : le format costume-cravate fait souvent plus sérieux que les autres formats vestimentaires. Avec toutes les dérives possibles, passées ou pas, de vouloir faire rentrer les gens dans un soit-disant bon format. Le problème des formats n'est pas qu'électronique, même si celui des formats ouverts ne se posent pas de la même manière ici.

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Les avocats ont voté

électroniquement par Internet

Le papier contre l'électronique. L'opposition entre ces deux formats peut se rencontrer par exemple à propos des agendas, de la conservation des documents ou du vote lors d'élections.

Concernant les élections, les avocats du Barreau de Paris ont élu leurs représentants au Conseil de l'Ordre de Paris fin novembre. Il était possible de voter :

  • soit avec « un bulletin de vote papier », et donc avec isoloir, urne, liste à émarger, scrutateur et dépouillement : une procédure transparente ne nécessitant aucune compétence technique particulière ;
  • soit par « vote par correspondance sur support électronique » : avec un code confidentiel, ils ont « voté derrière leur ordinateur en toute confidentialité, ou sont venus le faire au bureau de vote sur les bornes internet mises à leur disposition dans des isoloirs. » ; « Les écrans de vote sont ensuite déroulés jusqu'à confirmation du vote qui entraîne son dépôt dans l'urne électro-nique. La confirmation du vote met à jour la liste d'émargement électronique. » : une procédure qui fait appel à des techniques informatiques poussées pour garantir la confidentialité et l'intégrité des votes durant toute la durée du vote.

La page du règlement des élections indique en point 9 :

Tout candidat ou son représentant dûment désigné a le droit de contrôler les opérations de vote, de dépouillement des bulletins et de décompte des voix, dans les locaux où s'effectuent ces opérations.

Or comment exercer ce contrôle quand des logiciels et des transmissions électroniques interviennent ? Il faut pouvoir :

  • vérifier le code du programme pour s'assurer que ce qu'il fait est ce qui est demandé ;
  • vérifier la bonne transmission des données vers le « site de vote » ;
  • vérifier la procédure de centralisation des résultats sur ce site.

Ce contrôle est très technique et n'est pas possible pour des non-spécialistes. Il s'agit alors de s'en remettre à des tiers experts qui certifient l'intégrité du système, car la procédure est trop complexe. Pourtant, le vote par bulletin papier est sans doute l'une des techniques les plus claires et les plus facilement compréhensibles par tous. Un format ouvert en quelque sorte, du domaine non-eléctronique. Alors que le format électronique a déjà soulevé des problèmes.

Sources et liens :

Guerre des formats de DVD

Chacun des deux formats se dit le meilleur avec le catalogue le plus riche...

L'affrontement pour le format des futurs DVD video continue entre les deux groupements de constructeurs et leurs partenaires éditeurs respectifs : l'objectif est d'imposer son format, le HD ou le Blu-ray, avec le catalogue de films du plus grand nombre de studios, très courtisés. Mais ces formats sont incompatibles, comme leurs lecteurs.

En août cela avait été l'annonce du format de lecture de la future console de jeux Playstation 3. Puis ce fut l'annonce du ralliement du studio 20th Century Fox début octobre.

Or la date de Noël 2005 est prévue comme celle de l'affrontement dans les rayons des magasins, avec la vente à grande échelle des appareils pour chacun des formats. Une opposition qui rapelle celle du début des années 80 avec VHS-Betamax, mais pas celle des CD audio et des DVD video actuels où tout le monde s'était accordé avec un format. Mais en ces années 2000, autre époque : celle du numérique omniprésent, celle de la diffusion via Internet. Donc le temps des protections numériques pour limiter et contrôler les usages.

L'article de Florent Latrive dans Libération met très bien les choses en perspective, notamment historique. Quant à celui de Jérome Thorel de ZDNet, il insiste bien sur l'aspect de la protection des fichiers. Et point de formats ouverts dans cette guerre.

Sources et liens :

Un nouveau moteur et vivent les liens

Dotclear 1.2 en action et oui aux liens !

Comme annoncé il y a un mois, la version 1.2 de DotClear, le blogware de Formats-Ouverts.org (et de bien d'autres sites de type blog), est en place depuis le 21 novembre. Merci à Olivier Meunier pour DotClear et à Sylvain Lhullier pour son travail d'administrateur du site (les détails sont dans les Coulisses).

Formats-Ouverts.org était cité au salon de l'éducation du 17 au 21 novembre ! En effet, le site était indiqué sur un document donnant une liste de ressources, distribué sur le stand Logiciels libres.

Enfin pour ce qui est des statistiques du site, elles continuent d'augmenter (nombre de pages vues, de visiteurs, de visites, de hits). Merci de vos visites et de vos lectures. Et aussi merci de vos liens vers le site (c'est http://www.formats-ouverts.org !), vers ses billets (comme Prisonnier d'une capsule ou La loi française définit les standards ouverts ), vers l'une de ses catégories (comme la Table des billets ou Premiers pas) ou vers ses fils RSS ou Atom. Les liens hypertexte sont au Web ce que les rails sont au train : le moyen de passer sur leur réseau de gares en gares, de sites en sites. L'hyperlien est un format ouvert. Pas de lien, pas de réseau. C'est pourtant hélas ce que certains demandent sur leur site à ce jour... Espérons une prise de conscience et un changement.

Bonne lecture et bonne utilisation. Vivent les formats ouverts !

Sources et liens :

Table des billets de décembre 2004

Les 26 billets publiés en décembre

1 dans Tables des billets, 2 dans Vie du site, 9 dans Général, 3 dans Non-électronique, 3 dans Ressources, 2 dans Archivage, 3 dans Interopérabilité, 1 dans Entreprise, 1 dans Internet, 1 dans Conférence

  • Pas de billet du 26 au 31