Un séminaire... avec les formats ouverts en arrière plan
Le 31 janvier, à Paris à la Cité des sciences et de l’industrie se déroule un séminaire européen intitulé Politiques et législations en faveur de l’accessibilité numérique en Europe (120 euros d'inscription pour supports, pauses, déjeuner ; en anglais avec traduction en français; de 9h à 17h30).
Organisée par la Cité des Sciences et de l'Industrie, EdeAN-France (European Design for All e-Accessibility Network) et l'association BrailleNet, la journée propose « de diffuser largement l'information sur les politiques mises en place par les gouvernements des différents pays Européens dans le but d'encourager un accès égal pour tous à la Société de l'Information, en conformité avec les décisions politiques européennes ». Au niveau des structures officielles françaises, la Délégation aux usages d’internet et l'ADAE participent aussi à ce séminaire.
Et l'accessibilité la plus large repose sur les formats ouverts, comme ceux établis au niveau international par le W3C dans sa politique WAI (Web Accessibility Initiative). Et ces formats ouverts sont aussi en arrière plan du projet de loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Par Thierry Stoehr,
lundi 31 janvier 2005 à 23:50 :: Manifestations
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Le W3C publie 3 recommandations
Le World Wide Web Consortium (W3C) a publié le 25 janvier, trois recommandations sur les services Web, XOP, MTOM et RRSHB. Des recommandations basées sur des formats ouverts, comme par exemple déjà XHTML, SSML, XForms, SMIL, XML Include, RSS (pour Internet) ou encore EAD, DocBook, TEI, BiblioML.
XOP (XML-binary Optimized Packaging), permet d'inclure dans le fichier XML des données binaires (par exemple pour des fichiers images, son, video) pour « améliorer l'efficacité ». Souhaitons que les binaires concernés soient à des formats ouverts, donc sans brevet, comme par exemple PNG (images) ou Ogg Vorbis (son). Mais souhaitons encore plus que cela ne soit pas détourné en incluant par ce biais des fichiers binaires (comme ceux de fichiers de traitements de texte, de tableur, de présentation) à la place de fichiers XML. Le vrai XML ouvert deviendrait alors fermé. Comme cela a été souligné par l'état du Massachussets.
Sources et liens :
- Les 3 recommandations sur les services Web, le 25 janvier 2005, en anglais, http://www.w3.org/2005/01/xmlp-pressrelease
- La recommandation XOP, en anglais, http://www.w3.org/TR/2005/REC-xop10-20050125/
- Article Des optimisations du format XML validées par le W3C, ZDNet France, 27 janvier 2005, http://zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39202290,00.htm
Par Thierry Stoehr,
dimanche 30 janvier 2005 à 23:50 :: Internet
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Un texte de M. Jeanneney, et un ajout sur les formats ouverts
« Pour l'instant, la nouvelle n'a guère attiré l'attention que des bibliothécaires et des informaticiens. » C'est ainsi que Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), débutait son article du Monde du 22 janvier à propos de l'accord conclu le 14 décembre 2004 entre Google et 5 bibliothèques pour numériser leurs livres.
Le problème : Google est de loin le premier moteur de recherche du Web et les livres qui seront concernés (près de 15 millions) ne seront qu'anglo-saxons. Avec donc le danger de n'avoir qu'une seule vision liée au choix de ces documents : « Voici que s'affirme le risque d'une domination écrasante de l'Amérique dans la définition de l'idée que les prochaines générations se feront du monde. »
Il s'agit de réagir, au niveau français (même si cela est déjà engagé avec la bibliothèque virtuelle Gallica de la BNF) mais surtout et encore plus au niveau européen (gras ajouté) : d'où cet « appel solennel »,
C'est en avançant sur fonds publics que l'on garantira aux citoyens et aux chercheurs (...) une protection contre les effets pervers d'une recherche de profit dissimulée derrière l'apparence d'un désintéressement. C'est en rassemblant des initiatives d'Etat qu'on évitera que tous nos fonds d'archives photographiques soient rachetés par des entreprises américaines (...). C'est en mobilisant les laboratoires spécialisés que l'on assurera le développement d'un moteur de recherche ainsi que d'outils logiciels qui soient les nôtres.
L'article est à faire connaître et à mettre en avant. Avec un point supplémentaire : que les formats utilisés soient des formats ouverts. Ce qui est complémentaire et indispensable à cette approche ouverte de nos archives, de notre mémoire.
- Article Quand Google défie l'Europe, de Jean-Noël Jeanneney, Le Monde, 22 janvier 2005, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-395266,0.html
- Le communiqué de presse de Google, le 14 décembre 2004, en anglais, http://www.google.com/press/pressrel/print_library.html
- Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France, http://gallica.bnf.fr
Par Thierry Stoehr,
samedi 29 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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Début du MPEG-2
Depuis le lundi 17 janvier midi, l'émetteur de la Tour Eiffel diffuse la Télévision Terrestre Numérique (TNT) gratuite. Une diffusion presque à vide, un lancement 0, avec seulement une chaîne (Canal+) avec des programmes et les treize autres proposant une mire. France Télévision organisait quant à elle le 26 janvier une présentation de la TNT lors d'une conférence intitulée TNT, Télévision Numérique pour Tous. Et le premier lancement réel avec les programmes aura lieu en mars, avec les décodeurs alors disponibles. Suivi au cours du second semestre 2005 du début de la TNT payante.
La particularité de la TNT ? Un dossier sensible et politique, qui a donné lieu a un affrontement entre deux camps, qui se sont opposés via les formats fermés à retenir, MPEG-2 ou MPEG-4. Finalement, c'est le premier pour la TNT gratuite et le second pour la payante. Mais aucun format ouvert.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 28 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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IBM et les standards ouverts
Le 11 janvier, IBM a annoncé qu'il mettait à disposition 500 de ses brevets logiciels librement utilisables dans le cadre des projets en logiciels open source (dans les pays où les brevets logiciels sont valides, ce qui n'est pas le cas en Europe). En effet, les brevets par exemple sur des formats ou des protocoles n'en font pas des standards ouverts et en limitent l'utilisation et donc ne permettent pas l'interopérabilité.
Cela est clairement indiqué dans les motifs avancés :
IBM annonce la libre exploitation de 500 de ses brevets pour l'Open Source pour promouvoir l'innovation et les standards ouverts.
Ils contribueront à la diffusion de standards ouverts, ce qui est bon pour le marché, pour les clients et pour IBM. (Adam Jollans, responsable IBM)
Les standards ouverts peuvent accélérer l'interopérabilité et l'expansion de l'infrastructure globale.
Les prises de position du Massachussets vont dans le même sens : pour des standards ouverts, donc sans brevets logiciels ni autre restriction.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 27 janvier 2005 à 23:50 :: Entreprise
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Des formats ouverts pour les archives
Il n'y a aucune garantie sur la pérennité des données enregistrées dans un format fermé.
Telle est la citation (du titre 2) d'une des pages de la rubrique « Archiviste engagé » du site Web de l'ADELITAD (Association des diplômés en archivistique de Mulhouse). La rubrique traite de l'archiviste dans son siècle, et de gestion des archives avec des formats ouverts (pour les données et pour les logiciels). Et cette citation est très bien développée dans le livre Les archives électroniques Manuel pratique de Catherine Dhérent.
Autres extraits du titre 2, commentaires à la suite :
Pour autant que l'on puisse parler de "pérennité" concernant les documents électroniques, les logiciels libres favorisent en tout cas une plus longue conservation et utilisation de ces documents.
Dans la mesure où les formats des logiciels libres sont ouverts, cette pérennité est en effet plus assurée. Et la pérennité électronique est parfois prise en défaut par celle de supports anciens...
Il n'y a aucune garantie sur la pérennité d'un logiciel si son créateur est le seul à pouvoir le faire évoluer.
Comme par exemple les décisions d'évolutions pour les logiciels InDesign (plus de format de la version précédente), PageMaker (arrêt début 2004) ou FrameMaker (arrêt des versions pour Apple).
Et comme le proclame aussi fort justement le site, « l'archiviste travaille au cœur de la société », donc avec les documents électroniques de cette société. Et ils sont bien plus pertinents à des formats ouverts.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 26 janvier 2005 à 23:50 :: Archivage
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Lancement de Microsoft Office Outlook Live
Le 20 janvier, Microsoft a annoncé le lancement de sa nouvelle offre, Microsoft Office Outlook Live (MOOL). Ses caractéristiques ? Une offre pour les utilisateurs d'Outlook, disponible aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume Uni, à 59,95 dollars par an et avec 2 Go d'espace de stockage.
Et pour les autres conditions ?
- il faut disposer d'un compte MSN Hotmail ;
- il faut utiliser Windows (rien pour les autres systèmes d'exploitation) ;
- la priorité est donnée au service de messagerie de MSN Hotmail et au logiciel serveur de messagerie Microsoft Exchange (pas aux autres solutions ni services).
Les courriers électroniques sont normalement basés sur le format ouvert de type texte brut et aussi sur les protocoles ouverts de la messagerie, SMTP, POP ou IMAP. On peut ainsi envoyer ou recevoir des messages depuis n'importe quel logiciel de messagerie avec n'importe quel fournisseur d'accès ou de service de courriels qui les utilisent. C'est ce qui en fait le succès.
Avec cette offre MOOL, on retrouve le même principe que celui des courriers électroniques piégés dans les webmails avec un seul format ou protocole particulier. Ce qui est même à l'opposé des concurrents Google avec GMail ou AOL avec le passage prévu à POP, qui mettent ainsi en avant l'interopérabilité des standards ouverts.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 25 janvier 2005 à 23:50 :: Internet
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Accessibilité obligatoire pour les sites Web publics
Article 25 :
Les services de communication publique en ligne des services de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées.
L'accessibilité des services de communication publique en ligne concerne l'accès à tout type d'information sous forme numérique quels que soient le moyen d'accès, les contenus et le mode de consultation. Les recommandations internationales pour l'accessibilité de l'internet doivent être appliquées pour les services de communication publique en ligne.
Un décret en Conseil d'Etat fixe les règles relatives à l'accessibilité et précise, par référence aux recommandations établies par l'Agence pour le développement de l'administration électronique, la nature des adaptations à mettre en œuvre ainsi que les délais de mise en conformité des sites existants, qui ne peuvent excéder trois ans, et les sanctions imposées en cas de non-respect de cette mise en accessibilité. Le décret énonce en outre les modalités de formation des personnels intervenant sur les services de communication publique en ligne.
Les services de communication téléphonique vocale avec les services de l'Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes déficientes auditives. Un décret en Conseil d'Etat fixe les règles relatives à l'accessibilité de ces services.
(Projet de loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, adopté par l'Assemblée nationale le 18 janvier 2005 en deuxième lecture)
Plus succintement : pour les sites publics (Etat, collectivités territoriales, établissements publics), il faudra :
- suivre les recommandations internationales liées à l'accessibilité et reprises par l'ADAE ;
- avoir achevé cette mise en conformité d'ici à 3 ans, sinon des sanctions sont prévues ;
- que les personnes impliquées aient reçues une formation ;
- que tous les handicapés soient pris en compte (visuels, mais aussi auditifs ou moteurs).
Et l'accessibilité la plus large des sites repose sur les puissants formats ouverts, notamment établis au niveau international par le W3C dans sa politique WAI (Web Accessibility Initiative).
Prochaines étapes : examen en séances publiques, au Sénat le jeudi 27 janvier 2005 et à l'Assemblée nationale le jeudi 3 février (compte rendu analytique, compte rendu intégral)
Sources et liens :
Voir le billet à propos de l'adoption du texte.
Par Thierry Stoehr,
lundi 24 janvier 2005 à 23:50 :: Loi
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Le format SMIL 2 est publié par le W3C
Le format ouvert SMIL, établi par le W3C, a été publié dans sa version 2 le 7 janvier 2005.
SMIL, Synchronized Multimedia Integration Language (Langage d'Intégration Multimédias Synchronisés ; à prononcer comme smile en anglais, sourire), est basé sur XML (du vrai XML). Il permet d'écrire des présentations multimédias interactives et de réutiliser des composants SMIL dans d'autres langages basés sur XML (comme XHTML, SSML, XForms ou SVG).
Un format établi de manière coopérative avec les acteurs concernés, publié, disponible pour tous (éditeurs, industriels,...) et s'intégrant dans l'univers puissant et riche du XML : un parfait exemple de format ouvert.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 23 janvier 2005 à 23:50 :: Internet
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Le Figaro et les fichiers de musique incompatibles
Après des articles par exemple du Monde ou de Libération, c'est Le Figaro du 22 janvier qui traite des problèmes de compatibilité des fichiers musicaux, à l'occasion du salon du MIDEM.
Extraits (gras ajouté, commentaire en dessous) :
AAC, Atrac3, WMA, MP3... Autant de formats musicaux qui sont un casse-tête pour l'utilisateur.
Imaginez que votre portable SFR ne puisse appeler qu'un abonné SFR, ou que votre voiture Renault ne supporte que l'essence de votre concessionnaire Renault. Cette situation ubuesque évoque grandement ce qui arrive avec la musique en ligne.
Ou imaginez que votre messagerie instantanée n'échange qu'avec la même messagerie instantanée.... ce qui est hélas le cas, comme avec les ICQ, AIM, Yahoo Messenger, Wanadoo Messager, MSN Messenger,....
Explication : les deux compagnies ont choisi d'encoder leurs produits dans des formats propriétaires incompatibles, respectivement l'Atrac3 et l'AAC
Donc plus largement encore, pas d'interopérabilité.
En développant une communauté de consommateurs autour de standards propriétaires, les firmes les empêchent de se tourner vers la concurrence. Un mécanisme bien connu dans l'univers du jeu vidéo (jeux PC incompatibles avec la PlayStation de Sony) mais qui étonne dans le domaine de la musique. L'accord réalisé entre Philips et Sony au début des années 80 a permis de concentrer tous les acteurs autour d'un standard commun : le CD audio.
Un mécanisme rencontré avec les logiciels donnant des fichiers à des formats propres uniquement au logiciel créateur (au point de tenir les données en otage). Mécanisme bien connu aussi (et appliqué) dans le non-électronique, comme avec les machines à café à dosettes ou les rasoirs à lames jetables.
Les formats ouverts, dont le Ogg Vorbis pour la musique, fournissent des réponses aux problèmes d'interopérabilité, mais aussi d'archivage (comme souligné par l'état du Massachussets très officiellement).
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 22 janvier 2005 à 23:50 :: Interopérabilité
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Une version en français à partir du texte officiel de Eric Kriss
Voici une traduction du texte officiel (et non plus celle du site Groklaw) de l'importante déclaration sur les formats ouverts de Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets.
Source et liens :
(Cette traduction n'est pas une traduction officielle et n'est peut-être pas exempte, malgré l'attention portée, d'éventuelles erreurs ou coquilles : ne pas hésiter à utiliser les commentaires si besoin. Le gras a été ajouté.)
Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets, 15 janvier 2005, réunion annuelle du Software Council de l'état du Massachussets, version éditée et condensée à partir d'une retranscription de l'intervention orale
Il y a exactement un an, le 13 janvier 2004, l'état du Massachussets a lançé sa nouvelle politique des Standards Ouverts concernant le calendrier, le développement et l'usage des systèmes d'informations. Ce programme Standards Ouverts 2004 a lancé le processus en évolution constante pour mieux définir et mieux comprendre les problèmes, avec non pas seulement pour ceux d'entre nous du gouvernement fédéral mais évidemment avec la communauté des fournisseurs et vous tous aussi.
Nous sommes prêts à étendre le concept de Standards Ouverts au niveau suivant au travers de l'annonce informelle d'aujourd'hui. Comme toujours, nous sommes à l'écoute de vos retours ; l'une des meilleures bases que nous avons, c'est le pouvoir de réflexion collectif de l'industrie du logiciel du Massachussets.
Nous allons étendre la définition de Standards Ouverts pour inclure ce que nous allons dénommer Formats Ouverts. Les Standards Ouverts, comme vous le savez, sont des spécifications de systèmes informatiques développées par une communauté ouverte et établies par une instance de standardisation. Un exemple est le XML, une méthode pour échanger des données.
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Par Thierry Stoehr,
vendredi 21 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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Les panneaux routiers passent au mètre
Depuis le jeudi 20 janvier 2005, les panneaux de signalisation routière en Irlande affichent distances et vitesse en se basant sur le mètre. Ainsi, pour la circulation routière, le mètre est désormais utilisé comme unité de mesure, en remplacement des miles et des miles par heure (mph).
Le mètre constitue une excellente illustration de l'importance d'une unité commune pour mesurer, pour échanger, pour travailler : sans cela, autant de lieux, autant d'unités, comme cela était le cas auparavant en France ou ailleurs. Avant l'établissement de l'étalon et avant le système métrique qui s'est considérabement développé.
Le mètre étalon est une unité de mesure universelle et naturelle (basée sur la Terre au départ et sur la lumière maintenant), établie sans lien avec aucun « peuple sur le globe » pour son adoption par tous. Et le mètre est un format ouvert (même si non-électronique). Un format ouvert qui a donné lieu au développement du système métrique, puis du système international des unités, avec le Bureau International des Poids et Mesures ou les bureaux nationaux de métrologie.
Sources et liens :
Mise à jour 1 du 24 janvier : la sonde spatiale Mars Climate Orbiter a été perdu en 1999 en raison d'unités différentes utilisées par les deux organismes impliqués... (voir les commentaires pour les détails)
Mise à jour 2 du 24 janvier : deux romans de Denis Guedj, La Méridienne (1999) et Le mètre du monde (2000), traitent de la mesure du mètre, de sa mise en place.
Par Thierry Stoehr,
jeudi 20 janvier 2005 à 23:50 :: Non-électronique
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Trois versions en anglais et une traduction en français
Vendredi 14 janvier, réunion du Software Council, instance de l'état du Massachussets (où se trouve le prestigieux MIT, Massachussets Institute of Technology), avec une intervention consacrée aux formats et standards. Le même jour, des extraits de l'intervention en question (de Eric Kriss ) sont publiés par le site Groklaw. Et depuis le 18 janvier, l'intégralité en anglais y est disponible en 3 formats : texte en ligne, fichier audio MP3 et fichier audio Ogg Vorbis !
Le sujet de l'intervention : les standards ouverts et les formats ouverts. Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets, a indiqué :
- que le programme d'utilisation des standards ouverts se poursuit avec désormais les formats ouverts ;
- que les formats ouverts sont les garants à long terme de l'intégrité des archives et des documents ;
- que les formats ouverts signifient notamment « totalement documentés, disponibles pour un usage public perpétuel, sans redevance et sans termes disciminatoires. »
- que les formats propriétaires de Microsoft Office 2003, qui ne figurent pas dans la liste actuelle des formats retenus par le Massachussets, y seraient ajoutés si des changements dans la licence intervenaient comme Microsoft l'a indiqué lors de leurs rencontres.
Comme le texte de l'intervention (19 paragraphes) est d'importance, une traduction en français a été réalisée : voir ci-dessous.
Sources et liens :
- Un grand merci à François Désarménien, Directeur Technique de SIL-CETRIL pour l'aide à la traduction
- Merci aussi au site Groklaw et à Pamela Jones (de Groklaw)
Mise à jour 1 du 20 janvier : Dan Bricklin, son site (http://www.bricklin.com) et surtout son blog (http://danbricklin.com/log/), sont absolument à signaler :
- c'est l'un des deux créateurs de VisiCalc, le premier tableur ! (voir http://www.bricklin.com/visicalc.htm)
- c'est lui qui a parlé avant Eric Kriss et qui l'a présenté le 14 janvier (la retranscription anglaise l'indique bien) ;
- il est l'auteur de l'enregistrement audio ;
- il donne des précisions sur Eric Kriss qui a travaillé dans l'industrie des technologies de l'information (a programmé en PL/1 et Perl) et qui relève directement du Gouverneur ; et propose deux photos ;
- son billet Audio recordings and transparency à propos de l'intervention de Eric Kriss (et aussi de l'information sur les blog et des sources audio), est très intéressant, http://danbricklin.com/log/2004_12_20.htm#transparency
Mise à jour 2 du 21 janvier : une retranscription officielle, en anglais, publiée le 21 janvier, « éditée et condensée à partir des commentaires oraux » de Eric Kriss le 14 janvier est en ligne sur le site de l'état du Massachussets : Informal comments on Open Formats de la réunion annuelle du Software Council, http://www.mass.gov/eoaf/open_formats_comments.html. Une nouvelle traduction va être établie à partir de ce texte officiel.
La biographie de Eric Kriss sur le site du Massachussets, http://www.mass.gov/eoaf/bio.html
Mise à jour 3 du 21 janvier : la traduction du texte officiel de Eric Kriss.
Par Thierry Stoehr,
mercredi 19 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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Hasard des dates
Le format ouvert RSS se propage, sur les sites Web et aussi dans les pages de la presse, y compris de celle non-spécialisée et diffusée gratuitement. Après le « Syndiquez, ou vous perdrez » de Formats-Ouverts.org, le journal Metro de ce 18 janvier titrait « Avec le RSS, l'info vient à vous ».
Ainsi, dans la page High-Tech du journal, l'article explique que le RSS « change la manière dont on consomme l'information ». Il s'appuie sur la sortie du livre Blog Story, dont l'un des auteurs, Cyril Fievet, est interviewé et parle des RSS, qui sont indissociables des blogs, ce qui est tout à fait exact (et l'une des sources du succès des blogs).
Deux points à relever et corriger : aucune mention parmi les agrégateurs des logiciels comme RSS Bandit, Firefox ou Thunderbird (2 sites et 1 logiciel spécifique sont indiqués). Et l'affirmation que « en 2005, les navigateurs intégreront une fonction RSS. », alors que Firefox le propose depuis 2004 en standard (ou Mozilla avec l'extension Sage). Mais les lecteurs ont pu apprendre que le RSS existe.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 18 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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Mettez en place du RSS, vous y gagnerez
Le RSS est un format ouvert qui offre des possibilités puissantes de suivi (appelées la syndication) des informations publiées par les sites Web. Il est de plus en plus utilisé par les internautes car simple d'utilisation et pertinent. Et il y a des outils de plus en plus nombreux pour utiliser le RSS, comme le navigateur Firefox et ses live bookmark, les comptes RSS du logiciel de courriels Thunderbird, l'extension Sage du navigateur Mozilla ou des logiciels dédiés comme Liferea, Feedreader ou RSS Bandit.
Encore faut-il que les responsables des sites Web décident d'utiliser cette technologie et proposent un (voire des) fil(s) RSS, avec au préalable 4 questions souvent posées :
- Pourquoi utiliser le RSS ? Car les sites qui proposent du RSS sont plus lus et plus visités, car les fils RSS sont plus incitatifs, avec une présentation simple qui va à l'essentiel (la nouvelle publication). Et ceux qui n'en ont pas perdent des lecteurs. C'est ce qui ressort de pratiques personnelles comme des retours des utilisateurs de plus en plus nombreux. Qui plus est, c'est une approche du Web sémantique, c'est-à-dire les pages Web à des formats ouverts encore plus puissants et automatiquement réutilisables.
- Comment mettre en place techniquement un fil RSS ? Les ressources sont nombreuses pour répondre à cette question, comme celles publiées par le CRI74 ou le site de référence OpenWeb. Ce dernier propose justement depuis le 10 janvier un troisième volet à sa documentation sur le sujet.
- Qui propose déjà du RSS ? De nombreux sites, dont voici certains utilisés ici pour suivre de la sorte les publications (par ordre alphabétique) : l'ADAE, Apple USA, BlogOKat, Linuxfr, Framasoft, Groklaw, l'Inspection Académique de Haute Savoie, Le Monde Diplomatique, Lea-Linux, Libération, Microsoft centre de recherche USA, OpenWeb, O'Reilly USA, Premier Ministre, Standblog, Toolinux, W3C, ZDNet France (les URL des fils RSS des sites ci-dessus sont dans les commentaires).
- Qui manque à ce jour ? Beaucoup, pour qui cela correspond pourtant aux nombreux articles régulièrement publiés : ainsi tant au niveau des institutions (Elysée, Assemblée nationale, Sénat, Ministères,...) que de l'information (Le Monde, Télérama,...) ou autres (les sites de sociétés y gagneraient pour diffuser leurs informations). Mais cela changera sans doute dans l'année, avec cette fonctionnalité proposée aux lecteurs.
Alors, 2005, année du RSS, donc d'un format ouvert ? Sans doute, et à suivre.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
lundi 17 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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BiblioML, du XML pour les enregistrements bibliographiques
Comment échanger ou exploiter au mieux des enregistrements bibliographiques ? En utilisant un format ouvert basé sur du vrai XML : il en est ainsi du format BiblioML, Bibliographic Markup Language.
L'article sur BiblioML paru ce jour sur le site BlogOKat fournit des explications, des sites de référence, des exemples d'utilisation. Une ressource à consulter, tout comme pour les autres formats ouverts qui y ont été dévéloppés : EAD (archives), TEI (notation de documents électroniques) et DocBook (documentation).
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 16 janvier 2005 à 23:30 :: Ressources
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Les formats ouverts privilégiés et Microsoft qui changerait de politique
L'excellent site Groklaw a publié le 14 janvier un article à propos d'un changement de position de Microsoft à la demande du Massachussets.
En 2004, l'état du Massachussets avait annoncé que ses agences gouvernementales devaient accorder autant d'importance aux logiciels libres qu'aux autres. Et en ce début 2005, lors d'une réunion, Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets, a annoncé que toutes les agences devront conserver les documents publics dans des formats non propriétaires.
Les formats acceptés par l'agence Information Technology Division du Massachussets sont :
- RTF (Rich Text Format) version 1.7 ;
- texte brut (txt) ;
- format Hypertexte HTML (.htm) ;
- PDF (Portable Document Format, .pdf) version 1.5 ;
- XML (Extensible Markup Language, version 1.0 troisième édition ou 1.1 si besoin).
Et qu'en est-il du format XML de Microsoft Office 2003, car celui-ci possède des clauses particulières liées au brevet déposer dessus ? Il semblerait que Microsoft accepte de revoir les restrictions d'utilisation de son XML sous la pression du Massachussets. Une information à prendre au conditionnel, mais à suivre. Et aussi la preuve que faire du XML ne suffit pas et que les vrais formats ouverts sont les réponses pertinentes.
Sources et liens :
Voir aussi : le texte intégral de l'intervention, en anglais et en français
Par Thierry Stoehr,
samedi 15 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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Les publicités en XML au Bulletin Officiel sont privilégiées
Le Journal Officiel de ce 14 janvier a publié un arrêté à propos des tarifs des annonces et insertions publiées au Bulletin officiel des annonces des marchés publics avec ce passage (gras ajouté) :
Il est consenti une remise de 20 % sur la tarification initiale pour les annonces transmises par internet et 30 % pour celles transmises selon le format XML validé par la Direction des Journaux officiels. (article 1, paragraphe 2)
De manière on ne peut plus officielle, l'Etat incite donc, par mesure financière, à utiliser le format XML. Sans aucun doute en raison des possibilités techniques, de l'indépendance technologique, du moindre coût de traitement et de la pérennité des données : ce qui caractérise les formats ouverts.
Il ne manque que la DTD ou le Schema du XML « validé par la Direction des Journaux officiels » (mais ce n'est pas l'objet de l'arrêté) pour avoir du vrai XML. Après la définition des formats ouverts dans la loi de juin 2004, voici un autre texte officiel à saluer.
Sources et liens :
- Arrêté du 6 janvier 2005 fixant le tarif des insertions au Bulletin officiel des annonces des marchés publics, paru au Journal Officiel n°11 du 14 janvier 2005, page 592, NOR: PRMX0508022A
Par Thierry Stoehr,
vendredi 14 janvier 2005 à 23:50 :: Loi
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Nouveau format plus ouvert sur Gamekult
Le 12 janvier, Gamekult, site d'informations sur les jeux video, faisait l'annonce suivante dans un billet intitulé « GK Vidéo change de peau (et de format) » (extrait) :
Les nouveaux fichiers seront pour leur part encodés au format XviD (et non plus WMV) avec une résolution accrue (640x480 contre 400x300), permettant ainsi au plus grand nombre d'en profiter avec le codec adapté (Windows, Mac ou Linux).
En reprenant les différents points de l'article, on apprend à propos des video proposées par le site :
- qu'avant, le format proposé était le Windows Media Video ;
- qu'avant, seuls les utilisateurs de Windows avec Internet Explorer y accédaient ;
- que désormais le format est le XviD ;
- que XviD est utilisable sur Windows, Mac OS et Linux ;
- que plusieurs navigateurs Web modernes (comme Mozilla ou Firefox) peuvent accéder à ces video ;
- que la qualité de l'image est meilleure ;
- qu'en conséquence, pour la consultation du site, il y a plus de plate-formes, plus de navigateurs, plus de qualité, et même plus d'abonnement à l'offre payante.
Donc plus d'ouverture avec un format plus ouvert, c'est une bonne chose. Même si le XviD n'est pas totalement un format ouvert du fait des brevets liés au MPEG-4 sur lequel il se base. Mais cela est déjà une belle avancée à saluer et à signaler par rapport à la décision de France 3 (que du Windows Media) ou de la TNT (chaines gratuites en MPEG-2 et chaines payantes en MPEG-4). Pour encore plus ouvrir, la prochaine étape, le format ouvert video Theora ?
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 13 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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Le nouveau traitement de texte d'Apple et les formats
Le 11 janvier, Apple a annoncé de nouveaux produits, dont un nouveau logiciel, Pages. Il s'agit d'un traitement de texte, basé sur des modèles de documents (lettre, rapport, journal,...).
Un nouveau logiciel, qui plus est dans le domaine du traitement de texte, donc d'utilisation courante, cela signifie des fichiers à des formats : celui par défaut et ceux reconnus et utilisés. Qu'en est-il ?
La page des spécifications des formats de Pages, intitulée « Capable et compatible » (Capable et compatible), indique :
- l'importation et l'utilisation des fichiers aux formats GIF, JPG, TIFF, PDF et PSD pour les images, et de ceux créés par AppleWorks, par Microsoft Word et par « d'autres traitements de texte » ;
- l'exportation à 5 formats : PDF, Word, HTML, RTF et texte brut.
Quant au format par défaut de Pages, s'agit-il :
Impossible de le savoir de manière sure. Dans le second cas, un paragraphe aurait alors sans doute vanté les mérites du XML, avec des expressions comme « format reconnu de l'industrie » et « offrant une formidable puissance de traitement et une très large gamme de possibilités ». En l'état actuel, Pages ne semblerait donc pas avoir joué le jeu de l'innovation en terme de formats.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 12 janvier 2005 à 23:50 :: Logiciel
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Les formats au cours de la keynote de Steve Jobs
Le 11 février, lors du salon Macworld San Francisco 2005, se déroulait la présentation par Steve Jobs des nouveaux produits Apple : un ordinateur (Mac mini), un baladeur numérique (iPod shuffle), des logiciels (Pages) ou des versions nouvelles (Mac OS X Tiger, la série de iLife, Keynote2 de iWork). Ainsi que des annonces de résultats ou de partenariats.
Analysée sous l'angle des formats, l'intervention est riche : ils sont explicitement cités et ils font partie des caractéristiques importantes des produits. On relève ainsi :
- les formats physiques des supports, comme lors de l'évocation, au moment de la venue du Président de Sony sur scène, des disquettes 3"5 utilisées par le MacIntosh ;
- les formats des matériels de lecture, comme les lecteurs de CD Rom, de DVD, ou les graveurs de CD ou DVD ;
- les formats de la connectique, avec chaque fois l'importance accordées aux prises disponibles sur les matériels présentés, dont la prise pour connecter le Mac mini à un écran (prise spéciale, DVI, pour écrans Apple ; prise VGA autrement) ;
- les format de lecture du support (indépendamment de son contenu), comme ceux des CDR-, CDR+, CDRW-, CDRW+, ou du Blu-ray DVD et du HD-DVD ;
- les formats des fichiers, systématiquement cités : depuis QuickTime et MPEG-4 « exclusivement » utilisés pour la retansmission video en direct (ou celle en ligne), aux Flash, PDF, .doc, .ppt en passant par les formats d'images (JPEG, TIFF et le format RAW) ou de musique (AAC d'Apple et MP3).
Dans le dernier point, peu sont des formats ouverts, et l'importance est accordée à l'importation et/ou l'exportation à certains formats, souvent fermés. Il s'agit de compatibilité entre certains formats, mais pas d'interopérabilité, qui est générale.
Et de manière plus large, on peut même dire que cette intervention possède un format : le décor, l'entrée sur la scène, la tenue vestimentaire, le vocabulaire et les expressions, le déroulement avec ses demo et ses invités sur scène, les accessoires... tout cela a un style distinctif appliqué à chaque reprise, il y a un format (même si non-électronique) reconnaissable et ouvert au sens où le code est connu. D'où parodie possible (voire plagiat comme cela peut arriver dans la presse).
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 11 janvier 2005 à 23:50 :: Entreprise
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Des recommandations officielles de formats
Quelles procédures et techniques mettre en œuvre pour la pérennisation des données numériques ? Comment archiver les documents électroniques ? Quels formats et quels supports choisir ?
Telles sont certaines des questions posées par le livre Les archives électroniques Manuel pratique de Catherine Dhérent, publié par la Direction des Archives de France à la Documentation Française, et auxquelles ce manuel donne des réponses concrètes et claires au long de ses 104 pages.
Le manuel a été écrit par Catherine Dhérent, experte reconnue, Conservateur général du patrimoine et alors responsable du département Innovation technologique et normalisation de la Direction des Archives de France du Ministère de la Culture. Elle fait aussi partie du groupe de travail international sur le format XML EAD (représentante française au sein du groupe de 12 membres). Elle travaille actuellement à la Bibliothèque nationale de France en tant que chef de la Mission pour la gestion de la production documentaire et des archives et s'occupe notamment de Records Management.
Le manuel a été publié en 2002, mais ses recommandations officielles restent valables et sont claires quant aux formats à employer : des formats ouverts. Ainsi la version papier, Chapitre IV (chapitre V dans la version HTML), Garantir la conservation, dans sa partie Choix des formats et des supports, traite en sous-partie 1 des Formats et langages d'encodage (gras, italique et liens ajoutés) :
Il faudra non seulement vérifier les contenus, l’existence et la transmission de toutes les métadonnées indispensables à la survie des documents électroniques mais également le format des données. (page 46)
Mais un format d’encodage n’est qu’un élément dans un ensemble d’outils qui le rend intelligible : un fichier Word par exemple est toujours conçu pour être jumelé à une version du logiciel Word, lui-même conçu pour un certain modèle d’ordinateur et pour son propre système d’exploitation. Un document électronique n’est lisible que grâce à l’interaction de l’encodage avec un logiciel et du matériel informatique permettant de l’interpréter. (page 46)
Critère de choix des formats : Pour la conservation à long terme, en fonction des besoins et capacités de l'institution : on choisira donc, de préférence, des langages et formats standards ou faisant l’objet de recommandations internationales (XML, HTML, TXT pour les documents textuels) ; en cas d’impossibilité, on retiendra des formats ouverts (PDF pour les documents textuels, TIFF, ou PNG pour les images) et on évitera les formats fermés. (page 52)
La conservation à long terme est aussi affaire de fiabilité des supports et de pérennité des matériels. Elle implique une révision périodique des choix opérés afin de vérifier la conformité des solutions et des équipements adoptés avec les évolutions de la technologie car l’expérience prouve que chacun des deux éléments du couple support-matériel peut se révéler obsolète en quelques années. (page 52)
L'ensemble du chapitre et du manuel, sur lesquel il est possible de s'appuyer officiellement, est d'une lecture à recommander avec des informations précises pour l'archivage des documents électroniques, dont le processus commence en fait dès la création de ces documents.
Sources et liens :
- Les archives électroniques Manuel pratique, Direction des Archives de France, de Catherine Dhérent, 2002, 104 pages, La Documentation Française, référence 9782110051318, ISBN 2-11-005131-0, 16x24 cm, 15 euros
Par Thierry Stoehr,
lundi 10 janvier 2005 à 22:00 :: Archivage
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Des formats et des déclarations de Bill Gates
Outre une approche du CES 2005 et des formats en général, la manifestation de Las Vegas donnait lieu à de nombreuses déclarations et interviews qui sont aussi intéressantes en particulier. Ainsi en est-il de celles de Bill Gates : en effet, comme l'ordinateur est au centre du dispositif de vie et loisirs numériques et comme Microsoft occupe une position importante sur les ordinateurs avec son système d'exploitation, ses propos sont à relever. D'autant que Microsoft ne se limite pas à l'ordinateur (Windows XP, Windows Media Player, Windows XP Media Center), mais place aussi ses logiciels dans les consoles (XBox), les téléphones intelligents, les PDA ou autres appareils électroniques (Windows Embedded). Avec même un groupe de travail pour promouvoir ce développement spécifique, le METCG, ou l'approche de PlaysForSure.
Lors de sa présentation du 5 janvier, Bill Gates a parlé des standards à trois reprises (le gras est ajouté) :
And we need a lot of standards, standards for how the media works, the rights management works, to keep this all very simple, because no scenario can be delivered unless all the devices are coming together.
So we've created standards that are going to help with that.
We've got standards that make all these things work together.
On peut noter le we (nous), qui renvoie à Microsoft. C'est-à-dire à des standards de Microsoft. Qui, s'ils ne sont pas validés et normalisés par des structures indépendantes, ne restent alors que des formats fermés propres à la société. Absolument pas des formats ouverts.
Dans son interview à ZDNet, il a aussi cité pour une question le format RSS (« Le phénomène blog gagne néanmoins en maturité grâce aux systèmes de syndication des contenus du type RSS (Really Simple Syndication) »), et le RSS est un format ouvert. Avant de traiter dans la dernière question de la propriété intellectuelle, à qui les formats juridiques ouverts comme ceux de la licence Creative Commons fournissent de nouvelles donnes et apportent de nouveaux éléments aux copyright, qui font traiter ces aspects de communisme.
Sources et liens :
Mise à jour : article du 10 janvier de Christophe Alix dans la rubrique Qui a dit ? du journal Libération, http://www.liberation.fr/page.php?Article=267076
Par Thierry Stoehr,
dimanche 9 janvier 2005 à 23:55 :: Général
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Des formats et du salon en général
Du 6 au 9 janvier 2005 se tenait à Las Vegas le Consumer Electronics Show (CES 2005), salon de l'électronique grand public. L'occasion pour les acteurs de ce secteur très large de montrer leurs derniers produits, de faire des annonces et de présenter leurs visions de ce marché.
Il y était donc question de tout ce qui touche à la révolution numérique (digital revolution), à notre vie numérique (digital lifestyle), aux loisirs numériques, expressions à la mode mais qui reflétent aussi une réalité : celle de la photo, de la video, de la musique, de la télévision, de la radio en version numérique, ainsi que des jeux video. Tout cela passant de plus en plus par un ordinateur, au centre du dispositif, avec toutes une série d'appareils numériques autour (assitants personnels de poche, téléphones portables, caméscopes, baladeurs, lecteurs de DVD, appareils photos, consoles, imprimantes, scanner). Le tout interconnecté et aussi relié à Internet.
Les contenus sont au cœur de cette vie numérique, comme résumé par Bill Gates cité par Reuters : « Au bout du compte, c'est le contenu délivré à travers (la technologie) qui est très important. ». Et ces contenus ont des formats, qui sont la clé de ce dispositif : les formats des contenus (photos, musique, video, films, textes,...), les formats utilisés pour les diffuser, les formats employés pour les stocker. Qui contrôle les formats, peut contrôler l'information. Or nous sommes aussi dans une société de l'information. D'où l'importance capitale d'utiliser des formats ouverts.
Sources et liens :
Voir aussi les déclarations de Bill Gates lors de l'ECS 2005.
Par Thierry Stoehr,
dimanche 9 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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Autre format de DVD
Les futurs DVD video donnent lieu a un affrontement entre deux formats qui ne sont pas ouverts : le HD-DVD et le Blu-ray-DVD. Pour ce qui est des DVD video actuels, un nouveau type de format est proposé en France depuis mai 2004 : le format jetable, le DVD-D (DVD-Disposable).
En effet, les DVD de la collection « DVD à la demande » vendus par le site Cdiscount, une filiale du groupe Casino, ne sont utilisables que 8 heures après ouverture du boitier contenant le DVD : une substance contenu sur le DVD le rend illisible au rayon laser de l'appareil et donc inutilisable. Il ne reste plus qu'à le jeter. Plus de retour au lieu de location.
Cependant pour l'instant, sept mois après le lancement de cette opération, le bilan n'est pas positif en France : les ventes sont faibles, le catalogue reste pauvre et les producteurs réticents.
Sources et liens :
- Article Les DVD jetables ne décollent pas chez Cdiscount, de Christophe Guillemin, ZDNet France, le 5 janvier 2005, http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39196550,00.htm
- Le site de Cdiscount, http://www.cdiscount.com
- Le site du DVD-D, en anglais, http://www.dvd-d.com
Par Thierry Stoehr,
samedi 8 janvier 2005 à 23:50 :: Général
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Et de 6 ans !
Le 4 janvier 1998 débutait le protocole ouvert Jabber qui a été lancé afin de permettre aux différents logiciels de messagerie instantanée d'alors d'échanger entre elles, car cela posait déjà problème : pas d'interopérabilité. Depuis, le protocole Jabber/XMPP est devenue une recommandation de l'IETF qui du fait de son ouverture est adoptée aussi bien pour des projets libres que propriétaires, et pour des applications très variées.
(Si vous avez des dates anniversaire pour cette nouvelle catégorie Anniversaire, vous pouvez utiliser les commentaires de ce billet ou le courriel à contact(chez)formats-ouverts.org.)
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 7 janvier 2005 à 21:30 :: Anniversaire
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Prisonnier des webmails sans POP3
Le journal 20 Minutes consacrait le 3 janvier un article aux webmails, ces sites Web de messageries électroniques. On peut y créér une adresse électronique et ensuite suivre ses courriers électroniques depuis n'importe quel ordinateur connecté à Internet : tout se passe via l'interface du site Web (la lecture, la rédaction, l'envoi, le classement, la gestion de son carnet d'adresses,...). Toutes les informations sont stockées dans l'espace alloué (sa taille est l'un des critères, mais pas le plus important finalement comme on va le voir) à chaque utilisateur sur les machines du fournisseur de ce type de services.
Outre les webmails, il y a la messagerie électronique de son ordinateur : les courriels y sont ramenés par le logiciel de messagerie qui permet aussi de les lire, d'y répondre, de les classer, de gérer ses adresses, etc. Les informations se trouvent donc sur l'ordinateur et sont utilisables via un logiciel de messagerie.
Où se cache le piège ? Dans le fait de ne pas pouvoir récupérer sur son ordinateur les messages de son webmail. En effet, pour acheminer les courriels du site de webmail à l'ordinateur, il faut que le site utilise le protocole POP (Post Office Protocol). C'est grâce à lui que les rapatriements de courriels se font (on peut aussi utiliser IMAP). Et ces protocoles POP et IMAP sont des standards ouverts : ainsi, n'importe quel logiciel de messagerie utilisant ces protocoles ouverts récupère les courriers.
Or que se passe-t-il sur certains sites de webmails ? Le protocole POP3 (POP en version 3) ou l'IMAP ne sont pas disponibles. Donc impossible de récupérer les messages : ils demeurent sur les sites. Ou alors ils ne sont récupérables qu'avec un logiciel particulier dans une version définie, qui n'existe pas forcément pour tout type de système d'exploitation. On peut éventuellement se réexpédier des courriers. On peut aussi décider d'abandonner l'idée de récupération. Finalement, les informations (textes, images, sons voire video) de votre messagerie électronique sont alors comme prisonnières.
Cette situation en rappelle d'autres liées elles aussi à des problèmes de formats ou de protocoles fermés :
Sources et liens :
- Le site du journal 20 Minutes, http://www.20minutes.fr
- L'article en question est un comparatif non disponible en ligne en un tenant mais en plusieurs morceaux pour chaque site de webmail cité :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 6 janvier 2005 à 13:00 :: Internet
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Un puissant format de documentation
Après avoir traité des formats ouverts EAD et TEI, le site BlogOkat poursuit sa « saga des DTD » du format ouvert XML (du vrai). Il s'attache donc cette fois au format DocBook, surtout utilisé pour produire de la documentation. Présentation, explications, liens sont clairement développés dans l'article.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 5 janvier 2005 à 08:00 :: Ressources
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Le MPEG-4 pour la TNT payante
Après de multiples péripéties, le format de la Télévision Numérique Terrestre (TNT), qui doit débuter en mars, avait été arrêté le 8 novembre : il s'agit du MPEG-2, qui a d'ailleurs vu se rallier à sa cause ses précédents détracteurs. Il restait en attente la question du format de la TNT des chaines payantes qui doit aussi être lancée en 2005.
Contrairement à la TNT gratuite, c'est le MPEG-4 qui a été retenu et annoncé le 24 décembre. Un format plus puissant techniquement, mais moins adopté pour l'instant par les constructeurs (téléviseurs, décodeurs).
Mais dans chacun des cas, MPEG-2 et 4 restent des formats fermés, avec notamment des brevets, donc des royalties à payer pour les chaines de télévision ou les fabriquants de matériel. Les formats ouverts ne sont pas soumis à ces coûts, et ils offrent des réponses pertinentes tant du point de vue technique, qu'économique et juridique. Avec par exemple le format ouvert Theora, qui est encore à améliorer, mais qui apporte une réponse.
Sources et liens :
- Le communiqué de presse du Premier Ministre, 24 décembre 2004, http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/communiques_4/television_numerique_terrestre_les_51915.html
- Article TNT: les chaînes payantes seront diffusées en MPeg-4, de Estelle Dumout, ZDNet France, le 27 décembre 2004, http://zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39195371,00.htm
- Le format Theora, en anglais, http://www.theora.org
Par Thierry Stoehr,
mardi 4 janvier 2005 à 14:00 :: Général
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La BBC retient des formats, protocoles et logiciels ouverts
La BBC, société publique, a décidé de diffuser ses archives audio et video sur Internet. Mais elle trouvait que les technologies actuelles n'étaient pas assez performantes. Notamment pour ce qui concerne les protocoles et les formats disponibles. Deux solutions étaient alors possibles pour en élaborer de nouveaux :
C'est la seconde solution qui a été retenue, avec également des logiciels libres, donc au format ouvert : approche plus fidèle à la notion de service public, technologie indépendante et pérenne, travail possible avec encore plus de contributeurs, les raisons données par la BBC sont une nouvelle illustration de l'intérêt des formats ouverts, dans l'audiovisuel notamment. En revanche France 3 a retenu un seul format fermé de diffusion.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 4 janvier 2005 à 13:10 :: Archivage
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Microsoft, son Media Player, ses logiciels serveurs et l'Europe
Le 22 décembre, le tribunal de première instance de la Cour de justice européenne a confirmé la condamnation de Microsoft par la Commission européenne pour abus de position dominante, avec comme sanctions :
- une amende de 497,2 millions d’euros (déjà versée) ;
- l'interdiction de proposer son logiciel multimedia Windows Media Player ;
- le fait de fournir les informations nécessaires à ses concurrents pour permettre l'interopérabilité entre leurs produits et les logiciels serveurs de Microsoft.
Ce verdict est l'illustration du rôle capital des formats et des protocoles :
- fournir son logiciel multimedia, en profitant de sa position dominante pour le système d'explotation, c'est favoriser le format fermé de son lecteur multimedia, donc accentuer sa propre position ;
- empêcher les logiciels d'autres éditeur concurrents d'échanger avec ses logiciels serveurs, pour cause de protocles ou de formats fermés, c'est favoriser ses propres logiciels.
Ce sont bien les formats qui sont au cœur des batailles. Avec d'un côté les formats fermés qui enferment (par exemple en généalogie, en musique, en PAO ou autre) et de l'autre les formats ouverts qui garantissent l'interopérabilité et la pérennité.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
lundi 3 janvier 2005 à 23:50 :: Justice
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Interopérabilité pour passer d'un réseau Wifi à un autre
Voici un nouvel exemple d'un marché avec des acteurs qui au début défendent chacun leurs formats ou protocoles et qui finissent par permettre d'échanger en dehors d'eux en pensant interopérabilité (synonyme donc de déploiement massif, donc de facilité d'utilisation, donc d'utilisateurs et donc de chiffres d'affaires en hausse).
Ainsi en est-il en France pour les points d'accès Internet sans fil (hot spots Wifi) des différents opérateurs : il est actuellement impossible de se connecter à un endroit via l'opérateur de ce lieu et de passer ensuite, en restant connecté, à un autre endroit voisin où il y a un autre opérateur. Les formats utilisés ne sont pas compatibles entre eux.
Or pour le premier semestre 2005, des opérateurs annoncent une compatibilité, c'est-à-dire entre quelques opérateurs, mais pas entre tous. Il s'agit d'accords bilatéraux. Ce qui est un progrès. Mais qui n'est pas encore une réelle intéropérabilité qui elle s'applique à tous, indifféremment des opérateurs, nationaux voire internationaux. Comme c'est le cas par exemple pour les pages Web, le courriel, l'ISBN qui reposent sur des formats ouverts : on dit compatible avec, mais pas interopérable avec, erreur souvent avantageusement faite.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 2 janvier 200