Les liens hypertexte vers le site de l'Élysée
Le premier site Web institutionnel en France, celui de la Présidence de la République française, a été revu et sa nouvelle version a été mise en ligne le 16 mars dernier. Il utilise les formats ouverts du Web pour ses pages, avec une volonté affichée de respecter les standards ouverts établis par le W3C. Cela assure :
- une consultation des pages totalement indépendante d'un navigateur particulier : le contenu est lisible avec tous les navigateurs respectant les normes ouvertes du Web, illustration de l'interopérabilité ;
- une accessibilité plus importante pour les personnes handicapées (anticipation des obligations de la loi sur l'égalité des chances).
Un autre point est à souligner, la politique du site à propos des liens hypertexte : en effet, contrairement à des sites de sociétés (Sony, Nespresso et Tassimo) et même à des sites publics (Athènes2004, INSEE, RATP ou cheminsdememoire.gouv.fr.), les liens vers le site de l'Élysée ne sont pas sujets à demande d'autorisation écrite préalable :
Le site de la Présidence de la République autorise la mise en place de liens hypertexte pointant vers ses pages
Les deux réserves indiquées,
- ne pas afficher les pages de l'Élysée en les imbriquant dans un autre site ;
- préciser la source quand on pointe vers une page ;
ne vont pas à l'encontre de la mise en place de liens. Or ces liens, qui sont des formats ouverts, sont à la base du Web. Ces deux points de ce site sont donc à citer.
Sources et liens :
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
jeudi 31 mars 2005 à 23:50 :: Internet
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Le début de la TNT gratuite
Depuis le jeudi 31 mars 2005 à 18h00, la Télévision Numérique Terrestre (TNT) est lancée : 35% des Français peuvent donc recevoir grâce à un adaptateur 14 chaînes gratuites accessibles en qualité numérique, diffusées par voie hertzienne, au format MPEG-2.
Après le lancement à vide du 17 janvier 2005, après l'annonce définitive du format MPEG-2 en novembre 2004, la TNT est en place. Cela a donné lieu à bien des péripéties et la prochaine étape est la TNT payante au format MPEG-4, en septembre 2005.
Ni MPEG-2 ni MPEG-4 ne sont des formats ouverts, brevets obligent (l'exemple chinois pour ne pas subir les brevets à propos des DVD video n'est pas aisé à reproduire). Cela n'a pas empêché l'affrontement entre les deux camps en présence de se jouer sur ce terrain des formats. Pour encore plus de détails sur la TNT, l'outil de recherche du site est disponible, ou alors directement à cette page pour le résultat de la recherche.
Sources et liens :
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
jeudi 31 mars 2005 à 18:00 :: Général
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Lors d'une intervention : quel format utiliser ?
Le mardi 29 mars se tenait une journée de formation de documentalistes, avec une intervention de ma part l'après-midi sur les formats. Mais quel format retenir pour effectuer une intervention devant un public ?
- Le format de la parole seule (avec ou sans notes sous les yeux), comme dans les discours ou les propos de personnes pour lesquelles le verbe seul suffit (parfois renforcé par le jeu de scène ou la personne elle même).
- Le format du tableau noir avec la craie (ou des tableaux blanc ou papier avec le marqueur), qui est le format très largement répandu dans le domaine de l'enseignement et qui peut permettre de construire avec les présents la trace écrite à la même vitesse qu'ils le notent.
- Le format du logiciel de présentation, très présent, avec même le risque de sembler peu sérieux s'il n'est pas retenu, avec ses transparents (qui au début étaient de véritables feuilles en plastique transparentes utilisées avec un rétroprojecteur) projetés les uns à la suite des autres (avec un problème : la focalisation sur cette lecture de l'écran au lieu de l'écoute et de la prise de notes).
- Le format du tableau « électronique » ou « interactif », appareil en partie identique à ceux noirs, blancs ou en papier, mais permettant d'avoir une sortie informatique et/ou une entrée avec des éléments multimedia.
Les deux premiers cas sont des formats ouverts dans le domaine non-électronique. Les deux autres cas soulèvent le problème des formats ouverts et de l'interopérabilité du fait de l'intervention de logiciels.
Pour ce qui est de l'intervention du 29 mars sur les formats ouverts et fermés... elle était au format tableau blanc avec marqueurs.
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
mercredi 30 mars 2005 à 23:50 :: Général
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Une intervention dans une formation à Soissons
Mardi 29 mars était organisée une journée de formation continue de documentalistes de l'éducation nationale (de collèges, de lycées, de CRDP) du département de l'Aisne, avec une intervention de ma part toute l'après-midi sur les formats.
Elle se déroulait au lycée Gérard de Nerval de Soissons et traitait des formats ouverts ou fermés, du vrai XML, de l'archivage des documents électroniques, de l'interopérabilité, de syndication via RSS, de la loi pour l'accessibilité des sites Web... des sujets vécus au quotidien par les documentalistes, même s'ils concernent en fait presque toutes les professions et toutes les structures (associations, administrations, entreprises).
NB : pour la présentation, voir le billet sur les formats des interventions...
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
mardi 29 mars 2005 à 23:55 :: Conférence
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L'Inserm, l'INRIA, l'INRA et le CNRS créent des archives institutionnelles ouvertes et compatibles
En octobre 2003, des instituts de recherche européens réunis à Berlin signèrent une déclaration en faveur du « libre accès à l'information scientifique et technique ». Cette rencontre internationale fut suivi de deux autres : celle de Genève en mai 2004, et récemment, celle de Southampton, fin février-début mars 2005, avec à chaque fois des occasions d'échanger et de confronter les expériences.
Comment permettre un libre accès à la connaissance scientifique et technique ? L'INRA, l'INRIA, l'Inserm et le CNRS ont décidé de développer « des archives institutionnelles propres à chaque établissement et compatibles » (gras ajouté) :
L'ouverture de ces archives institutionnelles CNRS, Inserm, INRA et INRIA dans l'esprit du mouvement du Libre Accès tel que défini dans la Déclaration de Berlin, ainsi que l'interopérabilité technique entre toutes ces banques de dépôts, assureront une plus grande visibilité des travaux des chercheurs en les rendant consultables gratuitement, notamment via les grands portails thématiques internationaux.
Pour assurer une ouverture la plus large, l'interopérabilité est cruciale. Et l'interopérabilité la plus puissante repose sur l'utilisation de standards ouverts, qui concerne aussi bien les formats des données que les protocoles d'échange. Un libre accès au bénéfice des chercheurs, mais aussi de tous les citoyens.
Sources et liens :
- Le communiqué de presse Vers un accès libre aux résultats de la recherche... Le CNRS, l'Inserm, l'INRA et l'INRIA créent des archives institutionnelles pour les chercheurs, le 22 mars 2005, http://www2.cnrs.fr/presse/communique/640.htm
- Article Le CNRS, l'Inserm, l'Inra et l'Inria vont publier leurs archives en ligne, de Christophe Guillemin, ZDNet France, le 29 mars 2005, http://zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39214150,00.htm
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
mardi 29 mars 2005 à 23:50 :: Général
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« Pour ou contre les brevets sur les formats d'Office 2003 ? »
C'est avec ce titre que 01Net consacrait un long article au brevet sur le XML déposé par Microsoft en Europe... il y a plus d'un an ! En effet, tout comme en Nouvelle Zélande il y a peu, le format XML utilisé par Microsoft Office est l'objet d'un brevet déposé à l'OEB. Il porte sur :
Un traitement de texte incluant un format de fichier XML natif. Le fichier XML représente fidèlement le document en particulier son enrichissement et garantit qu'aucune perte d'information ne surviendra lors de la sauvegarde dans ce format, dont les règles de fonctionnement sont décrites dans un fichier XSD public.
Les raisons données par Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France (gras ajouté) :
Il s'agit d'abord, pour Microsoft, de se protéger et de protéger ses clients et ses partenaires. Il a choisi de fournir une licence sans royalties pour créer et distribuer les programmes qui peuvent lire et écrire les schémas XML de référence d'Office 2003. Or, ne pas prendre la responsabilité de breveter notre invention, c'est laisser la porte ouverte à quelqu'un d'autre pour le faire.
Or à ce jour, déposés par Microsoft ou le tiers qui aurait voulu le faire à sa place, les brevets logiciels ne sont pas valables en Europe, même si l'Office Européen des Brevets (OEB) les accepte, les enregistre et en vit.
Comme avec l'OASIS, ces brevets, en Nouvelle Zélande ou en Europe, sont des remises en cause de l'interopérabilité basée sur de vrais standards ouverts.
Sources et liens :
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
lundi 28 mars 2005 à 23:50 :: Général
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Mais où se cachent les œufs de Pâques... et que cachent-ils ?
En ce dimanche pascal, les œufs de Pâques sont en vedette : ils sont offerts, ils sont activement recherchés. En chocolat ou pas, de petite ou de grande taille, décorés, emballés, leurs formats sont nombreux.
Mais les œufs de Pâques existent aussi de manière virtuelle ! En effet, c'est aussi le nom donné à des informations cachées qui n'apparaissent qu'après certaines manipulations peu évidentes. On les rencontre donc tout au long de l'année par exemple :
- dans les DVD video : à partir des commandes du menu interactif, on accède à certains moments du film ou avec certaines combinaisons, à des scènes, à des bandes annonces cachées ;
- dans les CD audio : on trouve des écrans de veille cachés, lisible que sur un lecteur de CD Rom, des chansons cachées avant le premier morceau...
- principalement dans les logiciels : après avoir frappé une série de touches, on découvre photo de l'équipe de programmeurs, générique, animation, voire véritable jeu cachés.
Qu'en penser : juste une blague anecdotique ? On peut pencher pour le clin d'œil amusant et ne portant pas à préjudice. Mais d'un autre côté, cela souligne pour les logiciels que certaines fonctionnalités, non officiellement documentées, peuvent exister. Quelles caractéristiques cachées, œufs de Pâques moins sympathiques, possèdent-ils ? Que fait réellement un logiciel ? On peut par exemple de se rappeler il y a peu du petit utilitaire qui informait sans avertir de l'utilisation de son imprimante...
Si le logiciel est un vrai logiciel libre, ses coulisses, c'est-à-dire son code source, est disponible et donc les fonctions cachées sont... peu cachées ! En revanche, les logiciels fermés ne sont pas totalement expertisables par des tiers ou des pairs, donc sont sujets à contenir des fonctions cachées : le format du logiciel même est fermé. Alors qu'au contraire le format ouvert d'un logiciel garantit fortement l'absence d'utilisations cachées.
Sources et liens :
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
dimanche 27 mars 2005 à 23:50 :: Général
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Microsoft a déposé un brevet sur le XML en Nouvelle Zélande
Le XML, format ouvert des formats ouverts, est au cœur de luttes technique et juridique. D'un point de vue technique, il y a vrai XML et faux XML : format ouvert très puissant et riche dans le premier cas ; format fermé dans le second.
D'un point de vue juridique, du XML est utilisé par Microsoft dans sa suite Office 2003, avec des brevets déposés dessus. Ainsi, il y a donc une licence d'utilisation du XML généré par les logiciels de la suite Office qui restreignent les utilisations du format, et posent problème. Cela a été mis en avant par exemple en janvier dernier par l'état du Massachussets.
Ces brevets de Microsoft sur son format XML ne permettent pas de le considérer comme un vrai format ouvert, car il impose des restrictions de mise en œuvre et d'utilisation.
Et en Nouvelle Zélande, on apprend que Microsoft a déposé et obtenu un brevet du bureau néo-zélandais de la propriété intelectuelle. Ce brevet indique que la société est propriétaire du procédé qui permet à des logiciels utilisant le XML de manipuler le XML produit par un traitement de texte. Une opération banale, mais qui serait donc soumise à paiement de royalties par ceux voulant l'utiliser.
L'article d'Adam Gifford qui dénonce fortement la situation remonte aux débuts de Bill Gates. Quelques passages généraux sont à citer :
Authoriser les brevets sur les logiciels est une décision qui favorise un type de production de logiciels au détriment des autres.
Internet fonctionne car les protocoles et les logiciels sur lequel il repose ont été développés par une production de pair et mis à disposition de tous en tant que biens communs.
L'interopérabilité des standards existe depuis que les gens ont réalisé que ce serait une une bonne idée si les programmes se parlaient et échangeaient.
Le brevet néo-zélandais est ouvert à objections jusqu'à la fin du mois de mai. Au travers de ce sujet, l'interopérabilité est remise en cause, comme avec les brevets et l'OASIS.
Sources et liens :
Voir aussi l'article sur le brevet sur le XML de Microsoft en Europe.
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
samedi 26 mars 2005 à 23:50 :: Général
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Sites marches-publics.gouv.fr et achatpublic.com : même problème, mais sans doute bientôt une solution
L'administration électronique est à l'honneur :
- lors du Conseil des ministres du 24 mars, une communication a été faite par Éric Woerth, secrétaire d’État à la réforme de l’État, à propos de la mise en œuvre du plan pour le développement de l’administration électronique, qui est « en avance sur les objectifs fixés » ;
- dans le numéro 19 du Journal d'ADELE du 24 mars, cette communication en Conseil des ministres est reprise.
Parmi les chantiers du programme ADELE, celui de la dématérialisation des marchés publics, en vigueur depuis le 1er janvier 2005, est d'importance, avec son site officiel, Marches-Publics.gouv.fr, le portail des marchés de l'État. Le numéro 19 du Journal d'ADELE consacre d'ailleurs sa rubrique « Zoom sur...» à la plate-forme marches-publics.gouv.fr : son utilisation est en progression constante.
Le site marches-publics.gouv.fr utilise la plate-forme du site achatpublic.com, avec les mêmes prérequis techniques. D'après ces prérequis, comme déjà développés, seuls les utilisateurs avec Windows et avec Internet Explorer peuvent accèder aux informations complètes.
Or dans le contexte actuel de l'importance des formats ouverts, d'une interopérabilité du Web capitale ou de l'exemple fort du site de l'Élysée, cela est surprenant. Il est sans aucun doute techniquement possible, à l'image de la grande réussite de la télédéclaration des impôts (sans prérequis exclusifs), d'élargir l'accès de Marches-Publics.gouv.fr à d'autres navigateurs et d'autres systèmes. Et ainsi proposer une dématérialisation encore plus performante, pour une progression encore plus forte, via cet important site public gouvernemental.
Peut-être cela sera-t-il abordé lors de la conférence de presse du 4 avril : Renaud Dutreil, ministre de la fonction publique et de la réforme de l'État, et Éric Woerth, secrétaire d’État à la réforme de l’État, présenteront le bilan ADELE 2004, le baromètre ADELE de l’administration en ligne, le guide de l’administration en ligne pour les particuliers et la maison d’Adèle.
Deux précisions suite aux commentaires :
- si le site accepte déjà le navigateur Firefox sous Windows, alors il suffira bien sûr de le préciser officiellement dans les prérequis ; avec éventuellement aussi d'autres navigateurs (Mozilla, Netscape), voire d'autres systèmes déjà acceptés.
- en espérant aussi que les documents proposés sur le site, une fois celui-ci accessible, ne soient pas qu'à des formats propres à une seule suite bureautique pour être lus.
Sources et liens :
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
vendredi 25 mars 2005 à 23:50 :: Internet
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Communiqué de presse du Conseil des ministres
Les problèmes d'interopérabilité ne seraient que l'apanage du domaine informatique ? Une preuve du contraire, extraite du texte intégral du Conseil des ministres (du jeudi 24 mars 2005, partie « Décrets », gras ajouté) :
Interopérabilité des systèmes ferroviaires transeuropéens
Le ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer a présenté un décret relatif à l’interopérabilité des systèmes ferroviaires transeuropéens conventionnel et à grande vitesse.
Ce décret, qui achève la transposition de la directive 2001/16/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 mars 2001, a pour principal objet de définir les conditions qui doivent être satisfaites pour réaliser, sur le territoire communautaire, l’interopérabilité du système ferroviaire conventionnel. Ce système comprend les lignes du réseau ferroviaire transeuropéen conventionnel et les matériels conçus pour le parcourir.
Le développement de l’interopérabilité ferroviaire contribue à améliorer le marché des déplacements de voyageurs et celui du transport de marchandises et satisfaire les besoins croissants de mobilité en offrant une alternative satisfaisante au transport routier ou aérien.
L'interopérabilité est aussi une condition essentielle dans les domaines non-électroniques. En effet, comment assurer la circulation des trains dans différents pays sans avoir des caractéristiques techniques communes (voie ferrée, alimentation électrique, signalisation,...) ? Pour cela, les spécifications techniques doivent être identiques, donc diffusées et utilisables sans contrainte : elles sont à des formats ouverts.
On n'imagine pas qu'un brevet à propos de l'écartement des rails oblige à payer des droits pour chaque kilomètre de voie. Pourtant, dans les domaines utilisant l'informatique, des brevets de ce type, placés dans les programmes, pourraient s'appliquer en Europe en cas de décision du Parlement européen.
Source et liens :
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
vendredi 25 mars 2005 à 22:30 :: Non-électronique
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Deviner les versions de Mac OS X, leurs dates et leurs noms grâce aux formats ouverts
Le 24 mars est la date anniversaire du système d'exploitation Mac OS X d'Apple. En effet, c'est le 24 mars 2001 qu'il a été lancé, avec comme nom de code Cheetah. La chronologie détaillée des différentes versions est intéressante :
- Mac OS X 10.0 Cheetah le 24 mars 2001
- Mac OS X 10.1 Puma le 25 septembre 2001
- Mac OS X 10.2 Jaguar le 24 août 2002
- Mac OS X 10.3 Panther le 24 octobre 2003
- Mac OS X 10.4 Tiger
On peut noter que deux choses reviennent au niveau du format (à part 10.x !) :
- les noms des versions sont toujours des animaux de la classe des félidés (les félins sont : guépard, puma, jaguar, panthère, tigre) ;
- la date est toujours un 24 (à l'exception du 25, soit à un jour près ; pour les intervalles, 6, 11 et 14 mois n'ont rien de régulier).
Le format utilisé pour la dénomination des versions et le format de la date de publication sont donc ouverts, on en connait les règles ! Ainsi, grâce aux formats ouverts, on peut en déduire :
- pour la date de sortie de Tiger, comme Apple l'annonce pour la première moité de 2005, il s'agira soit du 24 avril (un dimanche, après 18 mois), soit du 24 mai (un mardi, après 19 mois) soit du 24 juin (un vendredi, après 20 mois) ; et du 6 au 10 juin se tient le WWDC, la sortie sera-t-elle avant ou après cette conférence ? ;
- pour le nom de Mac OS X 10.5, il reste comme possibilités félines : chat, lion, lynx, léopard, cougar, caracal, serval ou ocelot.
Même dans le domaine non-électronique, les formats ouverts ont un réel intérêt et des applications pratiques, voire divinatoires ! (pronostic personnel : le mardi 24 mai et après tigre, lion).
Source et liens
- Les sorties des différentes versions de Mac OS X avec les communiqués de presse (en anglais) :
Mise à jour :
- le site MacRumors.com indiquait le 24 juillet 2003 qu'Apple avait déposé les termes Lynx, Cougar, Leopard, et Tiger comme marque dans la catégorie ordinateurs et logiciels (Tiger n'était alors pas encore annoncé). L'article, en anglais, http://www.macrumors.com/pages/2003/07/20030724025054.shtml
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Par Thierry Stoehr,
jeudi 24 mars 2005 à 23:50 :: Humour
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Google et Yahoo! fournissent des API
Comment faire pour qu'un site Web avec ses services soit utilisé ? En fournissant aux programmeurs les briques qui permettent d'utiliser les services du site afin qu'ils les utilisent dans leurs programmes. Pour les sites Web (ou pour les programmes), ces briques s'appelent les API (Application Programming Interfaces) : elles permettent d'employer les fonctions du site (ou du programme).
Plus les API seront disponibles et nombreuses, plus le site (ou le programme) pourra être employé par les développeurs et aussi in fine par les utilisateurs. Fournir les API revient à proposer à un format ouvert les moyens de tirer partie d'un moteur (le logiciel d'un site Web ou celui de sa machine).
C'est exactement ce que Yahoo! et Google ont fait en ce mois de mars : chacun propose un site Web dédié avec ses API, ses données techniques, ses outils, ses listes de discussions pour que leurs sites respectifs soient encore plus utilisés par les applications nouvellement créées. Comme avec l'utilisation des formats ouverts, l'ouverture des API permet une large diffusion et incite à adoption, même si ici ces API visent à renforcer la position de chacun des deux protagonistes.
Sources et liens :
- Article Yahoo met ses technologies à la disposition des développeurs, de Philippe Guerrier, VNUnet.fr, le 1er mars 2005, http://www.vnunet.fr/actualite/experts_-_gds_comptes/applications/20050301016
- Article Google déclare sa flamme aux développeurs open source, VNUnet.fr, le 22 mars 2005, http://www.vnunet.fr/actualite/experts_-_gds_comptes/applications/20050322011
- Article Yahoo ouvre son moteur de recherche aux développeurs, de Stefanie Olsen, CNET News.com, le 2 mars 2005, http://zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39209590,00.htm
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Par Thierry Stoehr,
jeudi 24 mars 2005 à 23:20 :: Technique
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Le Massachussets publie un brouillon de sa liste et Groklaw réagit
Mi-janvier, Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets faisait une intervention remarquée : il y annonçait la poursuite de la politique de l'état du Massachussets en faveur des formats et des standards ouverts. Il y était question de vrai XML, des problèmes de brevets dans les formats Microsoft Office, de l'importance pour un état d'avoir des formats ouverts pour l'archivage.
Il avait aussi indiqué la prochaine publication d'une liste des formats ouverts et des standards ouverts retenus par le Massachussets. Cela est maintenant en ligne, en tant que brouillon de la version 3 de la Enterprise Technical Reference Model (ETRM). Ce long document est soumis à commentaires jusqu'au 1er avril, à l'adresse Standards@state.ma.us.
C'est l'excellent site Groklaw, sous la plume de Pamela Jones, qui a relayé l'information, tout en la commentant. En effet, il y a deux informations importantes :
- d'une part, le format XML OpenDocument de la suite OpenOffice.org fait partie de la liste des formats ouverts retenus ;
- d'autre part, contrairement à la version précédente, le format de Microsoft Office, malgré les réticences émises en janvier, est désormais retenu car « conforme à la définition de format ouvert du Massachussets ».
L'article de Groklaw analyse fort bien la nouvelle : très partagé entre l'optimisme d'avoir OpenDocument d'OpenOffice.org retenu et le pessimisme de constater que les formats Microsoft Office soient qualifiées d'ouverts malgré les brevets dessus. Avec cette belle formule : le remède à tout cela (le pouvoir financier pour imposer, les tentatives d'emprisonner dans des solutions fermées) est l'éducation. En expliquant les choses, en informant qu'il y a plusieurs possibilités, alors l'ignorance servira moins les situations de verrouillage.
Sources et liens :
- L'article de Groklaw du 22 mars, MA Posts New Version of Open Formats - Requests Comments, en anglais, http://www.groklaw.net/article.php?story=20050322102754351
- La page du long document Enterprise Information Technology Architecture, en anglais, http://www.mass.gov/itd/etrmversion3/techrefmodelv3.htm
- La partie sur les formats de fichiers (XML, OpenDocument, MS Office,...), en anglais, http://www.mass.gov/itd/etrmversion3/informationdomain.htm
[Rappel : en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
mercredi 23 mars 2005 à 23:55 :: Général
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Achatpublic.com ne reconnait (pour l'instant) qu'un seul type d'utilisateurs
La liste des faits
- Depuis le 1er janvier 2005, la passation des marchés publics de l’État est dématérialisée : ainsi les appels d’offres de travaux, de fournitures et de services, lancés par la présidence de la République, par les services généraux du Premier ministre, par les administrations centrales et par les services déconcentrés des ministères (sauf celui de la défense nationale) sont gérés par voie électronique.
- Le site achatpublic.com, l'achat public simple comme un clic est le site public officiel (mais achatpublic.com est une société privée, voir ci-dessous) destiné à dématérialiser les procédures de passation de marchés publics : il a été choisi par l'État en novembre 2004.
- Le site achatpublic.com est une société anonyme avec 5 actionnaires de référence : la Caisse des dépôts et consignations (CDC, établissement de l'État), l’Union des groupements d’achats publics (UGAP, établissement public), France Telecom, Dexia-Crédit Local et le Groupe Moniteur. Au moins par l'intermédiaire des deux premiers, l'État est donc bien présent (même si achatpublic.com est une société privée).
- Sur le site achatpublic.com, le téléchargement des appels d'offres nécessite l'installation de deux éléments qui ne sont prévus (par le site) que sous Windows et avec Internet Explorer :
- l'environnement d’exécution Java (JRE 1.4.2) ;
- les certificats achatpublic.com.
- Ces conditions propres au site achatpublic.com le rendent donc inutilisables pour :
- des machines avec Windows mais avec les navigateurs Opera, Netscape, Mozilla ou Firefox ;
- des machines Apple avec Mac OS X avec les navigateurs Internet Explorer, Safari, Netscape, Opera, Camino, Mozilla ou Firefox ;
- des ordinateurs avec Linux avec les navigateurs Konqueror, Galeon, Netscape, Opera, Mozilla ou Firefox.
Conclusion : le site achatpublic.com impose une double contrainte technique, un seul système d'exploitation avec un seul navigateur. Le site écarte ainsi une partie des utilisateurs potentiels, ceux n'ayant pas Windows (soit au moins deux autres systèmes d'exploitation, Mac OS X et Linux) et ceux n'utilisant pas Internet Explorer (soit 4 autres navigateurs sous Windows, Opera, Netscape, Mozilla, Firefox et 4 autres non-Windows, Safari, Camino, Konqueror et Galeon).
A la décharge du site, parmi les réponses possibles quant à cette situation, on peut sans doute avancer :
- que les machines avec Windows et Internet Explorer sont les plus répandues ;
- que la sécurité des opérations ne peut être assurée avec tous les systèmes d'exploitations ni tous les navigateurs.
Mais cette situation du site achatpublic.com se heurte à 4 points forts
- L'interopérabilité du Web : les 9 navigateurs cités ont en commun d'utiliser les standards ouverts du Web, garantissant l'interopérabilité et permettant que tous accèdent aux contenus, à condition que les sites appliquent ces standards du Web, sans considérer uniquement un navigateur. Alors pourquoi ne pas appliquer totalement les normes du W3C pour une puissance encore accrue du site ?
- Les fondateurs et partenaires du site sont des professionnels du secteur : en effet, les 5 actionnaires d'achatpublic.com, ou encore l’Agence pour le développement de l’administration électronique (ADAE) ne sont certainement pas à ignorer les technologies en vigueur ni à ne pas savoir les mettre en œuvre. L'ADAE est d'ailleurs à fortement inciter aux respects des normes internationales et à l'interopérabilité.
- Il s'agit d'un site public : comme tous les sites publics, il se doit d'être normalement accessible à tous, sans distinction de système d'exploitation ni de navigateur. Cela est d'ailleurs très fortement mis en œuvre et mis en avant par le premier site public, celui de la Présidence : depuis le 16 mars, l'Élysée respecte les standards du W3C. Alors pourquoi ne pas aussi suivre l'exemple fort du premier site public, et l'appliquer au premier site de dématérialisation ?
- Il y a déjà une réalisation exemplaire, les impôts : en effet, la déclaration en ligne des revenus est possible avec Windows, Mac OS X et Linux et sans navigateur exclusif. Elle utilise aussi des certificats, elle utilise aussi une machine virtuelle Java. Si cette opération très sécurisée de l'administration fiscale est réalisée pour plusieurs systèmes et navigateurs, le site achatpublic.com devrait aussi parvenir à offrir son service public pour plusieurs systèmes et navigateurs.
Souhaitons donc une évolution exemplaire de cet important site public pour une dématérialisation encore plus performante.
Sources et liens :
Voir aussi le billet sur le site Marches-Publics.gouv.fr
[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
mercredi 23 mars 2005 à 23:50 :: Internet
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Conférence lors de Game Over II : shoot again
Le 1er et 2 avril, se tiendra à Limoges la deuxième édition de Game Over, le salon du jeu video sur plate-forme libre. Au cours de ces deux jours, le programme sera riche : plus de vingt conférences, LAN party, présentations de jeux et même un concert en clôture.
L'une des conférences du vendredi 1er avril sera de mon fait : Les formats ouverts, tour d'horizon. Elle expliquera pourquoi choisir des standards interopérables, pourquoi les formats ouverts sont une nécessité face à l’affluence de nouveaux formats ou à l'afflux de nouvelles technologies. Avec aussi une partie de questions-réponses.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
mardi 22 mars 2005 à 23:55 :: Conférence
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Conférence à Polytechnique
Jeudi 31 mars à 17h, je serai à l'École Polytechnique pour une conférence intitulée :
L'émergence de l'informatique libre dans la société de la connaissance : bouleversements et perspectives.
Comment les technologies de l'information et de la communication libres bouleversent les domaines de la recherche, de l'industrie, du commerce, de l'administration et de la citoyenneté.
Il sera entre autres question des formats, ouverts ou fermés, dans différents domaines, avec les sujets comme l'archivage ou l'interopérabilité. Mais la conférence sera plus large que ces seuls aspects et proposera une vision d'ensemble. Entrée gratuite.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
mardi 22 mars 2005 à 23:50 :: Conférence
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Un document en ligne
Le site BlogOKat propose encore une fois un article pertinent. Il pointe un long document écrit par Christian Rossi, intitulé De la diffusion à la conservation des documents numériques, qui traite des problèmes de formats, des standards ouverts, de la conservation électronique des documents (comme le groupe de travail du FDI) et plus généralement de l'archivage, avec une partie générale et une partie technique.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
lundi 21 mars 2005 à 23:55 :: Ressources
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Le Monde propose aussi un fil RSS
Après le site de Libération, c'est au tour de celui du journal Le Monde de proposer un fil RSS. En effet, depuis le 21 mars, à l'occasion du lancement du nouveau site Web du journal, la possibilité de suivre via RSS les informations du quotidien est offerte, ainsi que celles de ses blogs.
Le format RSS est un format ouvert. L'article Syndiquez, ou vous perdrez soulignait l'absence de fil RSS sur le site du Monde. Cela est donc désormais révolu, avec sans doute d'autres fils spécialisés qui seront proposés par le site.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
lundi 21 mars 2005 à 23:50 :: Général
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Terme protégé ou librement utilisable ?
Le 20 mars est la Journée internationale de la Francophonie, dans le cadre de la Semaine de la Francophonie, dont le thème cette année est « Le français, langue de l'aventure scientifique». Dix mots liés aux sciences ont été retenus, dont le mot ordinateur.
L'histoire de ce mot est très intéressante, y compris en regard des formats : il a été créé en avril 1955 par Jacques Perret, professeur de philologie latine à la Sorbonne. Il s'agissait d'une demande d'IBM pour avoir un terme français afin de désigner ses nouvelles machines électroniques de traitement de l'information (les Electronic Data Processing System ou EDPS). Le terme ordinateur fut retenu par la société, protégé au début par IBM France qui suite au succès le mit dans le domaine public. Il a donc 50 ans.
Mais où apparaissent les formats ouverts ou fermés ? Ordinateur est un véritable nom commun, pas une marque ou un terme déposé. Donc son utilisation est totalement libre, sans aucune contrainte particulière : le format est ouvert.
En revanche, ce n'est pas le cas par exemple des termes Ray Ban, Rolls Royce, bic, caddie, frigidaire ou walkman. Du fait de leur succès, tous sont passés dans la langue courante. Mais ce sont des marques ou des noms déposés. Pour les deux premiers, avec encore cette connotation en tant que noms propres de sociétés, pour les quatre derniers le succès les a fait admettre comme noms communs. Mais en fait leur format est plus fermé : les utilisations, notamment commerciales, ne sont pas possibles sans autorisations des propriétaires.
Dans le domaine non-électronique, les langues (vivantes ou mortes) et les mots connaissent aussi des problèmes de formats.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
dimanche 20 mars 2005 à 23:50 :: Non-électronique
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Gare aux supports
Quelle confiance accorder à un disque dur d'ordinateur dont la durée de vie n'excède pas quelques années et dont la fiabilité est aléatoire ? Quant aux archives photographiques personelles gravées sur CD Rom, c'est un pari hasardeux. Car la plupart d'entre eux ne sont plus lisibles après quelques années en raison de la dégradation du support, mais également de l'inadaptation des nouveaux lecteurs. C'est en fait l'immense problème des archives numériques qui se trouve posé au consommateur de base. (gras ajouté)
Ainsi est pointé le problème du stockage des photos numériques, dans l'article Photo numérique : on n'a encore rien vu de Frank Niedercorn, en première page du cahier innovation des Echos du 9 mars.
Mais ce problème du support s'applique à l'ensemble des fichiers : audio, video, image, bureautique ou autres, toutes les données numériques dépendent en premier lieu de leurs supports. Les formats ouverts sont capitaux pour les archives... mais sur un support abimé (mal stocké, trop fragile) ou sur un support sans lecteur (car ayant disparu), les données sont perdues.
La conservation électronique des documents est un sujet essentiel qui implique entre autres une véritable gestion des supports de stockage. Un documentaire avait déjà souligné le problème, et l'INA le vit.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
samedi 19 mars 2005 à 23:50 :: Archivage
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Un groupe de travail du FDI
Le Forum des droits sur l'internet (FDI) a constitué il y a un an, en mars 2004, un groupe de travail intitulé Conservation électronique des documents. Ce groupe s'attache aux « principes juridiques de la conservation électronique des documents ». Ses travaux « porteront principalement sur les politiques d’archivage du secteur privé », et :
Ils (ses travaux) ont pour objectif de favoriser le développement d’une pratique sûre de l’archivage électronique en entreprise en posant les principes directeurs devant entourer les modalités de conservation d’un document électronique. Le groupe de travail procédera notamment au recueil d’expériences d’acteurs représentatifs et à une étude des pratiques au plan international.
Dans le domaine de la conservation ou de l'archivage, de manière générale, les formats ouverts sont une garantie de pérennité. On peut aussi mettre en avant 3 points dans ce cas en particulier du groupe de travail du FDI :
- L'ouvrage Les archives électroniques Manuel pratique, Direction des Archives de France, de Catherine Dhérent, qui est sans aucun doute connu de Françoise Banat-Berger de la Direction des Archives de France et membre du groupe de travail. Les recommandations du manuel portent notamment sur l'utilisation de formats ouverts (notamment le chapitre IV, Garantir la conservation) ;
- La loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique, qui définit les standards ouverts (article 4, chapitre Ier, titre Ier) ;
- L'importance du support physique : même en version électronique, les documents quels qu'ils soient sont enregistrés sur un support physique (disque dur, bande, CR Rom, DVD Rom, disquette, clé USB, mémoire flash,...). D'où l'importance de ce support quant à son intégrité (altération) et à son utilisation (obsolescence). Le premier maillon de la chaîne du document électronique est son support, sur lequel il faut aussi appliquer un suivi (avec recopie des données et renouvellement des lecteurs).
Parmi les formats ouverts déjà employés en archivage, il y a le vrai XML en général et l'EAD (Encoded Archival Description) en particulier. Et aussi TEI pour les métadonnées. En tout état de cause, on ne pourrait envisager d'avoir des archives électroniques à des formats fermés (l'état du Massachussets l'a souligné en janvier dans sa politique des standards ouverts).
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
vendredi 18 mars 2005 à 23:50 :: Archivage
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Du Ogg Vorbis pour le direct
Le colloque qui s'est tenu ce 17 mars à Bruxelles, avec notamment une conférence intitulée Standards ouverts et logiciels libres : une nécessité pour des services publics démocratiques, proposait la retransmission en direct de la manifestation au format ouvert Ogg Vorbis.
Une page d'explication complète et détaillée était proposée, réalisée par la Cellule Internet du Parlement de la Communauté française, expliquant comment faire pour écouter du Ogg Vorbis pour plate-forme Windows, Apple et GNU/Linux. De plus, toutes les présentations sont aussi disponibles au format PDF.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
jeudi 17 mars 2005 à 23:50 :: Manifestations
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Le site de l'Elysée est conforme W3C
Le premier site Web institutionnel de France, celui de la Présidence de la République, www.elysee.fr, a été rénové. Il est depuis ce 16 mars conforme aux normes du W3C (en bonne partie au moins, avec la volonté de mettre toutes les pages « progressivement » en conformité) : il est bien plus accessible aux personnes handicapées (que ce soit moteur ou visuel). On apprend aussi :
Les pages les plus récentes du site respectent les normes de codage de l'organisme W3C. (Page sur l'accessibilité)
Le site est désormais compatible avec les normes de l'accessibilité (normes W3C) (Communiqué de presse)
Ces normes du W3C, que ce soit XHTML et CSS (pour les pages Web) ou WAI (pour l'accessibilité), sont des standards ouverts, puissants et complets.
On peut désormais penser qu'avec cet exemple fort et avec l'obligation légale de rendre accessible les sites Web (loi sur l'égalité des droits), d'autres sites Web d'institutions ou d'administrations seront bientôt accessibles par tous.
Sources et liens :
Mise à jour :
- Le journal 20Minutes du 17 mars consacre une pleine page réalisée par Yohann Haubois à propos de l'accessibilité des sites Web : Quand Internet bute sur l'accessibilité, avec 3 articles et 3 encadrés et ce sous-titre général : Handicap Les sites de service public ont trois pour se mettre aux normes vis-à-vis des personnes handicapées. Il est fait mention du W3C, de l'obligation légale, d'exemples, mais pas de celui du site de l'Elysée accessible depuis hier 16 mars.
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
mercredi 16 mars 2005 à 23:50 :: Internet
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Les langues ont des formats ouverts... et aussi fermés
Des formats ouverts... le cas général
Du 17 au 24 mars se déroule la Semaine de la Francophonie, avec diverses manifestations pour fêter et faire la promotion de la langue française. Avec aussi le 20 mars, Journée internationale de la Francophonie.
Les langues vivantes (comme le français actuel ou passé avec l'ancien français), ou les langues anciennes (les classiques latin et grec), avec leurs dictionnaires, leurs grammaires et autres documents qui en expliquent le fonctionnement et les règles, ont un format ouvert : en effet, ces informations, disponibles et utilisables, rendent la langue connue et claire.
Cela suppose donc que les informations sur la langue existent. Sans dictionnaire, sans grammaire, sans documents dans une langue, impossible de la comprendre (comme en informatique lorsqu'on ne dispose pas des DTD ou des Schema pour le XML) : le format est alors fermé, on a des signes sans en comprendre le sens.
Des formats fermés... trois cas
Dans le cas des langues uniquement orales, la disparition des dernières personnes l'utilisant entraine la fin de la langue. Et pour les langues encore non-déchiffrées car on ne dispose pas des clés pour les comprendre, le mystère demeure.
Enfin, il faut signaler que parfois, même des langues parfaitement connues, et donc à des formats ouverts, peuvent devenir difficilement compréhensibles malgré l'utilisation de termes assez communs :
- il en est souvent ainsi du jargon administratif, au point par exemple d'avoir en France un Comité de simplification du langage administratif (COSLA), créé en juillet 2001, et qui est à l’origine d'un dictionnaire de 3000 mots de l’administration, traduits en langage clair, le « Petit Décodeur », publié le 17 février dernier ;
- cela se rencontre aussi pour décrire des actes que les auteurs ne souhaitent pas vraiment dénommer comme il se devrait : les cas sont hélas nombreux, comme par exemple les termes qui étaient utilisés par le régime nazi. Cela a été remarquablement mis en lumière dans le journal tenu de 1933 à 1945 par Victor Klemperer, professeur à l'université de Dresde, le LTI, Lingua Tertiii Imperii (La langue du troisième Reich). Il a noté comment la langue parlée par les nazis est « adoptée par tout le monde de façon mécanique et inconsciente comme un poison qu'on avale à petites doses sans s'en rendre compte. » Un documentaire sur ce sujet, La langue ne ment pas, réalisé par Stan Neumann, a été diffusé par ARTE le 15 novembre 2004.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
mardi 15 mars 2005 à 23:50 :: Non-électronique
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Des formats ouverts pour 3 OA...
Voici trois noms assez proches, qui ont aussi en commun de se rapporter aux standards ouverts et à l'interopérabilité :
- OAI, Open Archives Initiative, est un mouvement qui a pour but de développer et promouvoir des standards interopérables pour les bases d'articles scientifiques ;
- OAIS, Open Archival Information System, est un modèle qui permet d'identifier et d'organiser l'information nécessaire à la préservation à long terme des documents numériques ;
- OASIS, Organization for the Advancement of Structured Information Standards, est un consortium qui est en charge de certains standards ouverts et qui envisage d'accepter l'existence de brevets dans ses standards.
C'est le site BlogOKat qui propose ces rapprochements originaux dans un article avec des informations détaillées sur ces trois sigles, leur rôle et des références complémentaires.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
lundi 14 mars 2005 à 23:50 :: Ressources
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La console Nintendo DS et les formats
Vendredi 11 mars 2005 : lancement en Europe de la nouvelle console de jeux Nintendo DS. Avec parmi les caractéristiques mises en avant dans les publicités ou sur le site Web, la rétro-compatibilité :
Rétro-compatibilité : la Nintendo DS possède un port pouvant accueillir les cartouches Game Boy Advance, permettant de jouer aussi bien à des jeux GBA qu'à des jeux DS. (Remarque importante : les fonctions multijoueurs des jeux Game Boy Advance ne fonctionnent pas sur Nintendo DS.)
Donc pas d'impossibilité à jouer avec les jeux de la console précédente :
- les formats physiques de leurs cartouches sont reconnus par l'emplacement de lecture de la nouvelle console ;
- les formats électroniques des données des jeux précédents sont utilisables par la nouvelle.
Une décision stratégique pour le fabricant, et les joueurs-acheteurs, de ne pas abandonner le catalogue de jeux déjà édités. Et encore une fois, les problèmes des formats physiques ou ceux des formats de données sont au cœur des décisions.
Cette approche est la même chez les autres constructeurs de consoles : ne pas créer de rupture totale avec la base installée, du moins avec la version précédente. Mais bien sûr aussi, pas de formats compatibles entre tous : c'est le format physique et/ou celui des données qui est la clé de verrouillage de son marché pour conserver ses utilisateurs. Une pratique classique, rencontrée aussi par exemple avec les imprimantes ou avec les rasoirs. Pas de formats ouverts des jeux, pas d'interopérabilité, pas de jeux utilisables sans distinction particulière.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
dimanche 13 mars 2005 à 23:50 :: Général
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La journée annuelle de l'ADNX
Le 8 mars 2005 s'est tenue la rencontre annuelle de l'ADNX, Association pour la documentation numérique en XML. Le thème était Conduite de projets de documentation XML : pourquoi et comment ? Six conférences étaient proposées, avec deux grands sujets : Pourquoi utiliser XML ? et Comment produire du XML ?.
L'ADNX « a pour objet de favoriser la diffusion et la promotion des ressources libres en matière de documentation numérique utilisant la norme XML. » Elle assure aussi le pilotage du développement du logiciel SDX, « logiciel libre qui permet de construire des applications Web documentaires où la recherche joue un rôle important. » Le format ouvert XML, avec ses 7 ans, est encore une fois reconnu et mis en avant. Le vrai XML.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
samedi 12 mars 2005 à 23:50 :: Manifestations
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Un salon sur les documents, donc aussi sur les formats
Du 15 au 16 mars se tient à Paris La Défense le salon Documation, « Le rendez-vous de la gestion de contenu et de documents ». Des exposants, des tutoriels (le 14), des conférences, qui traitent de la gestion et la recherche documentaire, de l'archivage, du records management. Avec bien sûr en arrière plan de manière permanente et systématique le sujet des formats des informations électroniques et celui de l'interopérabilité. Des formats qui s'ils sont ouverts, offrent le plus de possibilités.
Sources et liens :
[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]
Par Thierry Stoehr,
vendredi 11 mars 2005 à 23:50 :: Manifestations
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Apple rejoint le camp du Blu-ray Disc
La guerre des formats pour les futurs DVD continue : entre Blu-ray, HD et HVD, c'est à qui aura le plus de membres avec le plus de notoriété et de puissance marketing et commerciale, ainsi que le plus de studios de cinéma pour leur catalogue. Chacun des groupements formés pour chacun des trois formats avance ses atouts. Ainsi, le dernier épisode en date est la décision d'Apple d'opter pour le format Blu-ray Disc et de rejoindre la Blu-ray Disc Association (BDA).
Bien sûr, pas de format ouvert, et à l'horizon une absence totale d'interopérabilité : chaque format aura ses appareils propres. Et les films de certains studios seront dans un format, tandis que les catalogues concurrents utiliseront un autre format. L'époque du format du CD Audio identique chez tous les acteurs est révolue, et l'affrontement VHS-Betamax est de retour.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
jeudi 10 mars 2005 à 23:50 :: Général