L'Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1600 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1771 articles en ligne, dont 23 pour le mois de décembre - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1700e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Que pourrait améliorer Microsoft ? Des choses liées aux formats

Microsoft tend une perche, et une personnalité lui répond sur les formats

Lors d'une conférence aux Etats-Unis, Brad Smith, responsable Microsoft, a tenu des propos d'ouverture envers les acteurs du secteur des logiciels :

In the world of software development today there is a broad panoply of software development models. We're going to have to figure out how to build some bridges between the various parts of our industry. We're going to have to figure out how we can bring the various parts of our industry closer together. Not necessarily in the sense of changing the way software is developed, but building bridges so that we all have the ability to collaborate with each other. And that will mean we will need some new rotations, I think, in how we work together, in how we license, in how we share technology or intellectual property rights with each other.

Dans un format de langue française et dans un format plus concis : ce serait une bonne choses que les différents acteurs de l'industrie du logiciel se connaissent mieux, sans pour autant changer leur mode de développement, mais pour collaborer (mieux savoir comment chacun établit ses licences, comment partager les technologies ou les droits de propriété intelectuelle).

Le monde du logiciel libre, sans être cité, était concerné. Parmi ses réactions, celle d'une personnalité, Eric Raymond, se veut pratique et porte sur les formats, avec les standards ouverts et l'interopérabilité à l'esprit :

One, open up their file formats. That is, fully document things like the Microsoft Word and Windows Media formats, and make a binding promise not to sue people who write software to interoperate with them.

Un, ouvrir leur format de fichier. C'est-à-dire, documenter complètement des choses comme les formats Microsoft Word et Windows Media, et promettre de ne pas poursuivre en justice les personnes qui écrivent des logiciels qui interopèrent avec ces formats.

Two, put down the patent weapon. Do as IBM has, and offer their software patents under royalty-free, paperwork-free license to open-source projects.

Deux, déposer l'arme des brevets logiciels. Faire comme IBM, et offrir leurs brevets logiciels sous des licences gratuites aux projets open source.

Three, support open technical standards, rather than sabotaging them. Microsoft has a history of destructive meddling at organizations like the IETF and W3C, and of attempting to hijack standards like Kerberos by making them dependent on proprietary 'extensions.' Simply not doing this would be a huge improvement.

Trois, soutenir les standards techniques ouverts plutôt que les saboter. Microsoft a une histoire d'attitudes destructives dans des organisations comme l'IETF et le W3C, et aussi de tentatives de détournement de standards comme Kerberos en les rendant dépendantes d'extensions propriétaires. Simplement ne pas faire cela serait un progrès considérable.

Les formats, les protocoles, les standards et les brevets sont bien au cœur des enjeux et des affrontements.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Tiger est là avec sa liste de formats

Les standards et formats, arguments marketing, commercial et technique


Non plus de manière humoristique et cette fois sans être devin, ce 29 avril 2005 depuis 18h00 est bien la date et l'heure de sortie du système d'exploitation Mac OS X 10.4 Tiger d'Apple.

Comme à chaque sortie, les arguments avancés sont nombreux : les nouvelles fonctionnalités exclusives (« avec leur copie dans le futur Windows Longhorn de 2006 »), les performances, les nouvelles applications, les nouvelles versions de logiciels,... et aussi les standards ouverts.

Ainsi, parmi les principales nouveautés du système, la version du navigateur maison, Safari, met en avant le RSS : il incorpore la technologie liée au format ouvert des flux RSS, et devient donc Safari RSS.

Il y a toujours l'utilisation du format ouvert PDF pour l'affichage à l'écran, mais aussi pour obtentir des PDF, ou encore pour lire des fichiers PDF avec le logiciel d'Apple, Aperçu : cela est possible car le PDF étant ouvert, les spécifications techniques sont disponibles et il est donc possible de ne pas passer par Adobe pour son utilisation.

La présentation générale de Tiger parle de « compatibilité », avec Windows ou sur les différents réseaux (Apple, Novell, Windows et Linux) : en fait ce sont entre autres les protocoles ouverts réseau qui le permettent et qui sont intégrés (TCP/IP ou Samba par exemple).

Sur la page technique en anglais on lit « Standards ouverts » (Open standards) comme titre de section, avec cette phrase :

Au lieu de développer des technologies propriétaires, Apple soutient les projets open source comme Apache, Samba, OpenLDAP, Kerberos, Postfix, Jabber et SpamAssassin. (lien ajouté)

Ainsi des technologies ouvertes sont clairement mises en avant et intégrées. Une liste encore plus longue (plus de 180 intitulés) est fournie sur la page à propos de l'Open Source, avec les logiciels, les technologies, les liens et les versions concernés.

Mais pourquoi Apple parle tant des standards ouverts ? Est-ce une simple déclaration d'intention ou une réalité ? En fait sans aucun doute une réelle utilisation : les standards ouverts garantissent l'interopérabilité et les logiciels libres fournissent indépendance et qualité technologique. Apple, industriel du secteur des technologies de l'information et de la communication, l'a bien compris. Et en regard de sa position dans ce secteur, où il n'est pas leader, donc où il ne peut pas imposer de facto, l'approche n'est certainement pas de pervertir ces standards ouverts pour les rendre propres à son système.

Certes, tout n'est pas ouvert, il y a aussi des formats fermés pour des applications phare (comme QuickTime par exemple) et on peut rencontrer des soucis pour les retours des améliorations apportées par Apple (le cas récent du moteur KHTML de Safari du projet Konqueror). Mais globalement les vrais standards ouverts sont plutôt à l'honneur.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Mammographie : format numérique ou argentique ?

Dépistage avec des images numériques ou avec des photos argentiques ?

Dans le cadre de la lutte contre le cancer, un programme national de dépistage du cancer du sein a été mis en place pour toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans. Elles bénéficient d'une mammographie tous les deux ans qu'elles effectuent dans un cabinet de radiologie avec deux lectures différentes du résultat obtenu.

Pour cet examen, on a d'un côté le matériel numérique avec une image sur ordinateur, et de l'autre du matériel analogique avec la photo argentique. (Le programme national de dépistage ne prévoit que de l'analogique, sauf dans le département de la Vienne).

Le numérique est bien plus cher à l'achat, et les appareils ne sont pas encore aussi contrôlés que les analogiques. Cependant le fait d'obtenir des images numériques à la place de la photo permet de travailler l'image pour étude sur ordinateur, et aussi de transférer très rapidement le fichier de l'image pour la lecture du second radiologue. Des avantages certains.

Mais le numérique a des caractéristiques qui sont particulières et qu'il faut souligner dans ce cas :

  • comment emporter le fichier de la mammographie : la patiente ne peut l'emporter aussi classiquement qu'une photo ;
  • qui conserve le fichier : le radiologue ? la patiente ? une struture qui centralise ?
  • en cas de regroupements de fichiers sur une machine, la sécurité des données devient cruciale ;
  • le support physique sur lequel sera conservé le fichier devra être lisible plus tard ;
  • le fichier de l'image obtenue a un format : sera-t-il encore lisible dans quelques années par les logiciels ?

Ces deux derniers points soulèvent le problème du stockage et de l'archivage des données qui nécessite des supports physiques lisibles et intègres, ainsi qu'une pérennité des fichiers. Les formats ouverts permettent de répondre à cette exigence.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

La Chine aura son format 3G

Un format indépendant, mais incompatible

La Chine a déjà dévelopé son propre format de DVD video, appelé EDV, afin de ne pas être dépendante de technologies non-maîtrisées ainsi que pour ne pas verser de royalties sur des brevets, même si l'EDV n'est pas totalement un standard ouvert.

La Chine a retenu la même approche pour la téléphonie mobile de troisième génération, la 3G, au niveau national. Ainsi, la norme TD-SCDAM établie par des industriels chinois (ainsi que Nortel, Motorola et Siemens) sera utilisée et déployée très prochainement. Non seulement le coût sera moindre du fait de l'absence de brevets, mais les réseaux à installer seront aussi moins coûteux. Avec aussi l'aspect de recherche et développement pour le pays.

Cependant, ce nouveau format ne va pas dans le sens de l'interopérabilité : en effet, les normes 3G utilisés sur les réseaux dans le monde (Europe, Etats-Unis, Asie hors Chine) ne sont pas les mêmes et surtout ne sont pas compatibles.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Trahi par le format des coulisses

Un communiqué de presse de Microsoft... encore une fois sans Windows mais avec Apple

Il y a déjà eu le 18 avril les métadonnées des images qui avaient trahi Microsoft. Cette fois, prenons plus encore la nouvelle du côté humour : on pourrait dire que Microsoft ne sait pas utiliser tous ses produits et préfère ceux de son concurrent Apple (pas de Windows mais du Mac OS X), ou que Microsoft ne gère pas assez sérieusement sa communication, malgré les services de l'agence de communication Euro RSCG C&O (son agence de relation presse).

Plus réalistement, on peut dire que la communication est un secteur où les machines avec Windows ne sont pas aussi utilisées que les machines Apple avec Mac OS X (à moins que ce ne soit l'INRIA ou le Ministère délégué à la Recherche, co-auteurs du communiqué).

Ainsi, quand on ouvre le fichier PDF du communiqué de presse co-signé Microsoft et diffusé le 26 avril :

  • avec le lecteur Adobe Acrobat Reader, depuis le menu « Propriétés du document » puis « Résumé...», on peut lire : « Auteur : Word » et « Producteur : Mac OS X 10.3.8 Quartz PDFContext » ;
  • avec un traitement de texte, ou un éditeur de texte, on lit les coulisses du format ouvert PDF ; et parmi les signes incompréhensibles affichés, en fin de fichier, on trouve deux lignes avec « pdf:Producer='Mac OS X 10.3.8 Quartz PDFContext' » et « Creator(Word)/Producer(Mac OS X 10.3.8 Quartz PDFContext) ».

Donc le logiciel Word a été utilisé, mais sur Mac OS X Panther (le dernier à cette date), pas sur Windows. Vraiment, ces formats sont trop bavards.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Macromedia est racheté par Adobe : et les formats ?

En cas d'achat d'une société, quid de ses formats ?

Le 18 avril 2005, la société Adobe Systems Incorporated annonçait un accord définitif, approuvé par les deux conseils d'administration, pour l'achat de l'ensemble des actions de la société Macromedia Incorporated. Dans une formulation (ou format) plus clair : Adobe achète Macromedia qui va disparaître.

Des questions se posent à propos des deux formats phare de chacun, le PDF d'Adobe l'acheteur et le Flash de Macromedia l'acheté (il y a aussi les logiciels qui les génèrent et aussi d'autres logiciels dans leurs catalogues respectifs) :

  • incorporation du Flash dans le PDF ?
  • maintien et développement du format Flash séparémment ?
  • abandon progressif du Flash, car Adobe soutiendrait plus le format ouvert d'animation vectorielle SVG ?
  • développement du PDF, du Flash et du SVG simultanément ?

Encore une fois, les formats ne sont pas en seconde position. Bien sûr, il y a bien d'autres questions (sur les aspects humains, sur les produits) et les nombreux articles publiés les soulèvent et avancent des réponses, notamment à propos d'une guerre des formats avec ceux de Microsoft dans son prochain Windows.



Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Pour construire des applications, voici le format XUL

Des briques pour des logiciels

Lors de la manifestation Libr'east 2005, outre le SVG en action, le stand Mozilla posait et répondait à la question Comment sont construits des logiciels ? On peut rencontrer deux cas de figure :

  • dans le cas de logiciels fermés, les coulisses ne sont pas connues ;
  • en revanche, on connait ces coulisses et les éléments utilisés dans le cas de logiciels libres.

Ainsi, le navigateur Firefox repose sur des technologies ouvertes, dont notamment le XUL, qui est aussi utilisé par Thunderbird (messagerie) ou Nvu (suite d'édition Web).

Le XUL, XML-based User interface Language, est un langage au format ouvert, basé sur du vrai XML, pour décrire une interface graphique. Donc, si vous lisez ces lignes avec Firefox ou Mozilla Navigator, vous avez du XUL en action.

La puissance de cette approche avec des briques connues assemblées est de pouvoir créer bien d'autres applications basées sur ces technologies du Web, appelées des clients légers riches, comme des calendriers, outils réseau, navigateur adapté,...

Et soudain, avec cette approche d'applications Web exécutées via Internet ou en intranet, on réalise que le système d'exploitation n'est plus aussi capital... car « la plate-forme est le navigateur » ou ces clients riches autonomes.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le format SVG et Firefox

Une démonstration impressionnante

Lors de la deuxième édition de la manifestation Libr'east, outre les conférences et l'install party, différents stands présentaient des associations, des projets, des logiciels. Et parmi les démonstrations proposées, trois personnes montraient les possibilités du navigateur libre Firefox avec le format ouvert SVG.

Le SVG, Scalable Vector Graphics, est un des nombreux formats ouverts de la grande famille de vrais formats XML, normalisé par le W3C.

Le SVG permet de représenter des images fixes (et aussi des cartes géographiques de SIG), des animations (du type de celles avec le format Flash) ou des applications graphiques (en l'utilisant avec d'autres technologies). Les possibilités sont très nombreuses, sur des ordinateurs comme sur les téléphones portables. Le support du SVG sera présent dans la prochaine version officielle 1.1 de Firefox.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Rappeler que ce format d'actions existe

Un format pour se faire entendre : le lobby

Microsoft et la Commission Européenne sont en procès. En mars 2004, Microsoft a ainsi été condamné pour abus de position dominante, un jugement confirmé en décembre, avec une triple sanction : le paiement d'une amende de presque 500 millions d'euros (immédiatement acquittée), la diffusion d'une version de Windows sans le Media Player et aussi la publication des informations techniques nécessaires pour assurer l'interopérabilité avec des standards plus ouverts. Or plus d'un an après, ce dernier point n'est pas tout à fait satisfait.

La Commission hausse donc le ton et exige l'application des sanctions. Avec le soutien d'entreprises comme IBM, Oracle, Real Network ou Nokia, regoupés au sein du European Committee for Interoperable Systems (Comité européen pour des systèmes interopérables), qui vont se joindre à la Commission dans le procès de Microsoft.

Alors, dans ce contexte agité (mais aussi en des temps plus calmes) comment défendre son produit ou sa position ? Comment faire qu'un texte, qu'une mesure, qu'une approche soit adopté ou rejeté ? Au niveau de l'Europe, la réponse est de recourir au lobbying avec les nombreux lobbyistes présents à Bruxelles.

Un article sur le travail de ces lobbyistes à Bruxelles est paru dans l'International Herald Tribune du 5 avril 2005. Il donne de nombreux exemples, notamment pour Microsoft et, il y a 15 ans, pour IBM. Avec le témoignages d'un lobbyiste de l'agence GPlus Europe (cofondée par Peter Guilford, avec des anciens de la Commission européenne et des ex-journalistes expérimentés du Monde, du Financial Times : des professionnels de la communication et de l'information, qui connaissent bien le système) :

"One of our jobs is to prevent background noise from damaging relations," said Tom Brookes, a lanky young lobbyist in Guilford's agency who is one of the guardians of Microsoft's tender reputation in Brussels. "It is about keeping people calm".

Donc : pour préserver la réputation des clients, il faut que les gens (et les media) restent calmes.

That struggle had echoes in the fierce battle last year by Microsoft to avoid, among other things, sharing information about its operating system with rivals.

Donc : l'une des missions des lobbyistes a été d'éviter la divulgation des informations sur le système d'exploitation de Microsoft.

Wal-Mart is not alone in wanting to influence what the EU thinks.

Finalement : le but des sociétés et de leurs lobbyistes est de tenter d'influencer ce que pensent les instances européennes. Ce sont 12 à 15 000 personnes qui font ainsi du lobby à Bruxelles...

Sources et liens :
  • Merci à Thierry

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Formats ouverts, parfois un abus de langage

Qualifier d'ouvert ce qui ne l'est pas, et le répéter

Peut-on parler de standards ouverts à propos de formats de DRM qui sont soumis à paiement de royalties (car protégés par des brevets) ? Non, les vrais formats ouverts tels que définis par la loi française ne sont pas sujets à de telles limitations d'utilisation.

Cependant, l'abus est courant, y compris de la part de sociétés qualifiant ainsi ce qui n'est pas un vrai standard ouvert. Cela se retouve aussi dans la presse avec par exemple des industriels qui menacent de ne pas utiliser un format soit-disant « ouvert » de DRM car soumis à des licences trop élevées ! Les DRM sont par principe un format fermé, déjà maintefois traité.

C'est donc ce qui s'est produit de la part de sociétés de la téléphonie mobile trouvant les prix des licences pour la technologie utilisée trop élevés. Ils ont menacé de passer à la concurrence (Apple ou Microsoft) si le standard, abusivement qualifié d'ouvert, n'était pas moins cher. Et ils ont obtenu gain de cause : baisse des prix. Mais il ne s'agit nullement de vrais standards ouverts. Sauf qu'à répéter standard ouvert systématiquement on peut finir par le faire croire...

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Trahi par le format des métadonnées

Microsoft utilise des Apple pour réaliser sa publicité Windows XP !

Le 18 avril, lancement d'une vaste campagne de publicité de Microsoft pour Windows XP, intitulée Start something. Avec communiqué de presse et images d'illustation. Et pour « commencer quelque chose », certains internautes ont enregistré la grosse image principale de la campagne. Puis ils l'ont ouverte et ont aussi lu les informations associées au fichier image, où on trouvait entre autres cette ligne :

Software: Adobe Photoshop CS Macintosh (c'est-à-dire : le logiciel utilisé pour créer l'image est Adobe Photoshop sur machine Apple avec le système d'exploitation Apple Mac OS...)

Le format ouvert de métadonnées ici utilisé, révélait donc que Windows XP était vanté grâce à un logiciel sur Apple Mac OS, même si le rôle essentiel des métadonnées est bien plus de permettre une meilleure gestion des documents électroniques (classement, recherche, indexation,...).

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Système anti-copie, système anti-lecture

Une analyse de jugement

Comment pouvoir écouter facilement des CD audio si chaque fabricant avait son propre format (ouvert ou pas) ? Cela serait impossible, il n'y aurait pas d'interopérabilité. Il y a donc une une norme à propos des CD audio normalement respectée et ainsi sont-ils lisibles sur tous les matériels lecteurs... de CD audio ! Le raisonnement est logique, sauf quand des éléments autres que ceux de la norme CD audio sont ajoutés pour empêcher la copie. Mais alors plus de lecture sur tous les appareils. Et quand les acheteurs ne sont pas clairement prévenus, ils peuvent s'estimer abuser.

C'est ce type d'affaire qui a été jugée récemment. Et le site Web « LBSNDD, le blog sans nom de Dimitri », lancé le 16 mars dernier, fait une longue analyse intitulée Anti-lecture et signée Dimitri Robert.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Quand opérateur et destinataire imposent un format téléphonique

La vie, c'est simple comme un coup de fil, mais au bon format

Téléphoner, un acte banal. Avec une simplicité à l'origine du succès : en 10 chiffres (depuis fin 96), vous joignez votre correspondant. Et avec le téléphone portable, la chose a encore gagné en utilisation massive. Sans parler de possibilités comme les différentes cartes téléphoniques ou encore l'actuel téléphonie via Internet, la VoIP (Voice over IP).

Cependant, l'acte n'est pas aussi ouvert. Notamment pour joindre certains numéros particuliers : cela n'est pas possible systématiquement avec toutes les cartes (par exemple Ticket Téléphone, pourtant sensées permettre de mieux gérer ses dépenses). Pour ces formats de numéro spéciaux, vous êtes obligé de passer par un téléphone fixe classique (sans carte) ou par un portable. L'opérateur impose son format.

Mais en plus, quand la structure que vous appelez ne propose que des numéros particuliers surfacturés, la contrainte est double. Et quand il s'agit de joindre des personnes d'une mairie ou d'une maison de convalescence, ce choix surprend. Le destinataire impose son format.

Il y aura bien sûr d'excellentes raisons techniques et autres qui expliquent ces situations... Mais force est de constater que l'interopérabilité de tous les outils n'est donc pas de mise, et finalement les formats peu ouverts.

Sources et liens :
  • La carte Ticket Téléphone France de France Telecom « permet d'appeler tous les numéros : [...] sauf certains numéros spéciaux »...!, http://www.francetelecom.com

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Rendez-vous en Haute-Savoie

Troisième édition de LinuxEdu avec ses conférences

En 2003, pour le lancement de la manifestation, c'était une seule journée. En 2004, ce furent deux journées. En 2005, la troisième édition de LinuxEdu, solutions libres et TIC durera 3 jours, du 19 au 21 mai 2005. Avec, comme chaque année, des conférences et des démonstrations qui seront encore plus nombreuses cette fois-ci, avec 6 thèmes déclinés en cycle : sécurité, législation, collectivités, éducation, travail collaboratif et standards. Et comme l'année dernière, j'interviendrai pour une conférence le jeudi 19 à propos des formats ouverts :

Les standards ouverts : en quoi ils sont la clé des systèmes d'informations (tour d'horizon : les vrais, les faux, comment, pourquoi).

La manifestation se déroule à Archamps. Elle est ouverte, gratuite (inscription fortement conseillée) et organisée par le très actif CRI74 (Centre de Ressources Informatiques de Haute-Savoie), avec l'Agence économique départementale et le Conseil Général.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un format qui a engendré une révolution

La révolution MP3, Sony l'a ratée

Déclaration du patron européen de Sony :

Sony a raté la révolution du MP3 et des baladeurs numériques.

En effet la position de la société au cours des années 80 et une partie des années 90, avec par exemple le Walkman ou le CD audio, était celle de leader. Avec l'arrivée du format audio MP3, le virage n'a pas été pris : pas d'adoption du format avant fin 2004, alors qu'il s'est imposé fin des années 90 ; pas de baladeur face aux iPod d'Apple lancés en 2001. Un aveu d'échec, donc, avec une tentative de reconquête du marché avec de nouveaux produits utilisant le MP3.

Cette situation est donc le résultat de l'apparition d'un format, le MP3, un format audio compressé, alors que les formats numériques du son existaient déjà (formats wave ou midi par exemple), mais les fichiers MP3 étaient moins volumineux tout en gardant une bonne qualité audio. Pour les échanges ou le stockage, cela est donc bien plus approprié. Et pourtant le format MP3 n'est pas un format ouvert, du fait des brevets qu'il contient, au contraire du format audio ouvert Ogg Vorbis.

Un format, fermé, le MP3, a ainsi engendré une révolution dans tout un secteur d'activité, et Sony l'a ratée (mais il n'est pas le seul). Un autre format, ouvert, a encore bien plus révolutionné les choses : le HTML, avec le Web. Et aussi plus largement les formats ouverts d'Internet, à l'origine du succès du réseau Internet. Le vrai format ouvert XML, avec ses 7 ans et ses nombreuses déclinaisons, est sans doute à l'origine d'une autre révolution en cours.

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Les formats à Sélestat

Une conférence a posteriori

Du jeudi 14 au samedi 16 avril se sont déroulées les Journées de l'Informatique Libre de Sélestat (JILS), avec le 14 mon intervention sur les formats, L'utilisation de vrais formats et standards ouverts, avec un public de professionnels auxquels les deux premières journées étaient consacrées.

Le samedi était orienté grand public, avec différentes conférences matin et après midi, dont une sur les formats ouverts que j'ai faite en fin de journée, devant une assistance attentive et intéressée. Le support utilisé n'était que la voix (et aussi le conférencier debout et bougeant avec le micro !), un « format » de conférence un peu « à l'ancienne » (en considérant qu'une norme « moderne » serait la projection de transparents, avec les listes à puces peut-être problématiques).

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le format ouvert charabia

Comment écrire n'importe quoi, mais de manière sérieuse

Les langues peuvent illustrer les problèmes des formats dans le domaine non-électronique. Ainsi, vivantes ou mortes, les langues peuvent avoir des formats fermés ou ouverts et il serait dramatique de n'en avoir plus qu'une seule. Parfois, ce sont certains mots qui ont des formats fermés car ils sont déposés, ou alors le format d'une langue peut se refermer à la mort de sa dernière utilisatrice.

Voici une autre illustration : écrire un texte en utilisant des termes connus, qui assemblés donnent des expressions et des tournures incompréhensibles mais qui peuvent sembler tout de même sérieuses voire dignes d'intérêt. On part d'un format ouvert, celui des mots connus, et on aboutit à un format fermé car incompréhensible. Sur l'échelle des possibilités, il y a deux extrêmes :

  • d'un côté les formes de langues utilisées par des pouvoirs totalitaires pour ne pas désigner clairement les choses ;
  • de l'autre le cas humoristique de textes ne voulant rien dire, volontairement, mais pris très au sérieux !

C'est ce qui est arrivé récemment pour trois étudiants : ils ont élaboré un programme qui crée des articles pseudo-scientifiques faits d'un amalgame de termes en vigueur assemblés n'importe comment. Deux textes ainsi créés ont été soumis au comité de sélection d'un colloque international et l'un a été retenu. Un problème de date de retour, selon les organisateurs, une fois le canular dévoilé.

Pour les langues, on a donc de faux formats ouverts. Dans le domaine des technologies de l'information et de la communication, on peut aussi rencontrer de faux ou de vrais formats ouverts.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

13 avril, le jour d'IDA

Le programme européen IDA

Le 13 avril est d'après le calendrier le jour de sainte Ida (mère de Godefroy de Bouillon et de Baudoin, chefs de la première croisade). L'occasion donc de mettre en avant IDA, Interchange of Data between Administrations, le programme européen lancé en 1995 à propos des échanges de données entre les administrations (objectif de départ), et qui s'est développé et élargi depuis.

Pour échanger entre structures, dont les administrations, l'utilisation de standards ouverts pour assurer l'interopérabilité est indispensable. C'est ce que souligne le programme IDA, « attaché aux standards ouverts comme moyen d'atteindre l'interopérabilité », avec le comité IDA TAC (Telematics between Administrations Committee), les actions IDA Architecture Guidelines (Guide IDA) et European Interoperability Framework (Cadre européen d'interopérabilité), des manifestations comme OSLSG ou des recommandations comme celle pour le format OpenDocument.

Depuis le 1er janvier 2005, le programme IDA est remplacé par IDABC (Interoperable Delivery of pan-European e-Government Services to Public Administrations, Businesses and Citizens), un programme bien plus large qui concerne le gouvernement électronique touchant les administrations publiques, les entreprises et les citoyens. IDABC rentre dans la cadre de eEurope 2005. Les standards ouverts et l'interopérabilité restent toujours, et même encore plus, au cœur du sujet.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le format pour les horodateurs

Avez-vous le bon format pour payer ?

Extrait d'un billet du 13 septembre 2004 intitulé Parlons format d'argent. Un format vraiment national ? :

En effet, on a de plus en plus pour le stationnement des voitures, des bornes utilisables uniquement avec la carte électronique de stationnement de la ville où vous vous trouvez. Ou alors utilisables uniquement avec la carte électronique Moneo. Donc, si vous n'avez pas l'une de ces cartes, impossible de payer... alors que vous avez de la monnaie (nationale) ! De plus, autant de communes, autant de cartes... et le principe de format unique de la monnaie disparait.

C'est ce problème du format non-électronique des cartes de paiement qui se pose depuis une récente décison de justice. Un juge a relaxé une automobiliste qui n'avait pas réglé ses amendes pour stationnement non-payé : il a été avancé et validé que la carte Moneo en tant que seul moyen de paiement des stationnements était en contradiction avec le principe de devoir accepter la monnaie ayant cours légal (la carte nécessite une souscription).

Les cartes de stationnement propres aux villes pouvant être payées en liquide, chèques ou carte bancaire, la situation est moins contraignante que le fait d'avoir le système Moneo qui nécessite une carte bancaire avec ce service souscrit. Mais si on en arrivait à autant de cartes que de communes... le principe de monnaie nationale ayant cours dans partout le pays serait certes respecté mais peu pratique avec 36000 cartes (et même 30 cartes en imaginant des cartes régionales est élevé).

Pour ce sujet monétaire, la solution légitime est un seul et unique format, ce qui ne correspond pas au principe de diversité avec les formats ouverts car ces derniers sont interopérables.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Tiger va sortir le 29 avec le format RSS

Nouvelle version de Mac OS X avec le format RSS mis en avant

Le 12 avril Apple a annoncé la disponibilité de la prochaine version de son système d'exploitation Mac OS X 10.4 Tiger pour le vendredi 29 avril 2005. (Cela répond à la questionde de deviner la date de sortie à partir des formats d'Apple).

Parmi les nouveautés qui étaient annoncées et montrées depuis plusieurs mois, le format ouvert de syndication RSS (0.9, 1, 2 et Atom) est fortement mis en avant. En effet le RSS est intégré de façon importante dans la nouvelle version du navigateur Safari d'Apple. Au point de dénommer le logiciel Safari RSS.

Ainsi tout un ensemble de fonctionnalités liées au RSS est disponible : le navigateur détecte les flux RSS et les signale, il permet d'agréger les flux RSS et de les mettre à jour, il est possible de régler la longueur du résumé des informations RSS et aussi d'effectuer une recherche uniquement dans les fils RSS. La technologie RSS est vraiment essentielle.

Un petit regret : Safari RSS n'existe que pour la version 10.4 Tiger de Mac OS X, donc pour un seul « format ». Il n'y a pas de mise à jour de Safari pour les autres versions de Mac OS X. En revanche, les logiciels Thunderbird et Firefox existent pour toutes les versions de Mac OS X et intègrent aussi le RSS.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Je sais cacher ce format HTML que vous ne devez voir

Voici les HTML Protector, les rasoirs qui coupent le HTML

Le format ouvert HTML serait-il une incitation au vol ? On pourrait le croire de manière humoristique, en s'exclamant qu'il faut cacher ce format HTML que je ne saurais voir. Pourtant, de manière tout à fait sérieuse, des logiciels comme HTML Protector (de AntsSoft) ou Advanced HTML Protector (de Creabit) proposent de couper les poils de HTML qui dépassent des sites Web.

Ainsi, pour « protéger » les pages des sites Web, la liste des fonctionnalités proposées est longue et impressionnante. Extrait :

  • pas d'affichage des URL ;
  • pas d'affichage du code source HTML des pages ;
  • pas de mise en cache ;
  • pas d'enregistrement de la page sur l'ordinateur ;
  • pas de copier/coller depuis la page ;
  • pas d'impression ;
  • pas de capture d'écran.

Sans oublier les images converties au format Flash (ou découpées) ou des balises HTML « privées ». Vous êtes sur des sites qui vous autorisent juste à lire leurs informations.

Cela serait-il aussi universel que le standard HTML, et utilisable sans condition particulière ? Non, car pour que ces protections soient effectives, il faut pour l'utilisateur :

  • un ordinateur avec Windows ;
  • les fonctions JavaScript activées.

De là à penser que les utilsateurs de machines avec Mac OS ou Linux (ou ceux qui désactivent les JavaScript) sont de dangereux voleurs pontentiels, il n'y a presque qu'un pas.

Dans ce contexte, rappelons donc de manière importante :

  • que depuis plus de 10 ans, le format HTML est un format ouvert, établi par le W3C ;
  • que des protections juridiques existent à propos du code source des pages : le plagiat est facilement établi, les auteurs peuvent être reconnus ;
  • que pour créer des pages Web, s'inspirer pour l'améliorer ou l'adapter de ce qui est réussi est logique (mais il ne s'agit pas de tout copier).

L'affaire du plagiat des sites quaero-fr.com qui ont repris le travail du site OpenWeb est un exemple, dénoncé avec vigueur par les sites OpenWeb et Standblog au travers de deux articles légitimes au vitriol.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Cacher ce format HTML que je ne saurais voir

Le format HTML serait une incitation au vol ?

Et si un jour... des décideurs se rendaient compte que leurs sites Web, dans lesquels ils investissent, peuvent s'afficher chez les utilisateurs :

  • en supprimant leurs bannières de publicité et leurs images ;
  • en empêchant leurs pop-up ;
  • en changeant leur mise en forme du site ;
  • en refusant leurs cookies ;
  • en déclarant avoir un navigateur différent que celui utilisé...

C'est-à-dire en ne respectant pas forcément la volonté des créateurs des sites. Cela pourrait alors valoir aux éditeurs des navigateurs qui permettent cela (en fait tous !), voire aux utilisateurs de ces navigateurs (donc tous !), un procès pour « violation de propriété intelectuelle des sites Web ». C'est ce qui était développé dans un précédent billet. Mais dans le même esprit, il y a encore mieux !...

En effet, les lignes de code HTML pour obtenir les pages Web sont en fait totalement accessibles, lisibles, copiables et réutilisables ! Le format HTML avec son code source peut sans difficulté être repris, il ne bénéficie d'aucune protection technique spécifique. Plus terrible encore, une copie de toutes les pages est presque systématiquement faite sur l'ordinateur de l'utilisateur (dans le cache du navigateur). Le tout sans aucune autorisation.

En fait, le format ouvert HTML (et XHTML avec CSS), qui assure l'interopérabilité du Web et son succès, pourrait être considéré par des personnes peu informées comme une incitation permanente au vol, avec copie illégale et contrefaçon. Il faudrait alors interdire la composante intrinsèque du Web, ses standards ouverts. Cacher ce format HTML que je ne saurais voir est bien à ranger dans la catégorie humour ? Oui, et espérons que cela continuera à être ainsi.

Mise à jour : cacher le format HTML est possible, voici les produits pour cela.

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Comment mettre en réseau des casiers judiciaires

Le casier judiciaire européen

Afin de communiquer entre eux, les Etats membres peuvent recourir à des standards concernant :

  • Le format des documents : XML 1.1 et XSD
  • Le langage technique : UNICODE 4.0
  • La communication : SOAP (Simple Object Access Protocol), https et WSDL

Le paragraphe ci-dessus est extrait du dossier de presse à propos des « choix de technologies compatibles et de normes communes » en vue de la mise en réseau de casiers judiciaires de quatre pays européens (France, Allemagne, Espagne et Belgique) d'ici à fin 2005. Cette mise en réseau a été annoncée lors d'une conférence de presse lundi 4 avril 2005.

Pour interconnecter les réseaux d'informations judiciaires différents des quatre pays, il faut utiliser des normes qui se comprennent car elles sont connues (même si elles ne sont pas communes). Les plus puissantes sont les standards ouverts, aussi bien pour les formats ouverts des protocoles d'échanges (https, SOAP, WSDL), pour les formats ouverts de codage des caractères (unicode) et pour les formats ouverts de documents (XML et XSD).

La possibilité de cette mise en réseau au niveau européen repose sur les standards ouverts, ici clairement mentionnés (le réseau européen de suivi de traffic maritime, Traffic 2000 utilise sans doute la même approche). La vraie interopérabilité permet de faire échanger des infrastructures différentes.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, cette mise en réseau des casiers judiciaires pourra être soumise à brevets pour un ou plusieurs de ses éléments, entrainant des coûts financiers, des limitations de déploiement, des dépendances technologiques.]

En Australie, un texte redoutable sur l'interopérabilité

L'art et la manière de dire les choses...

La deuxième conférence OCG se déroulera en Australie les 18 et 19 avril 2005. Parmi les invités et les interventions au programme, un sujet et son auteur sont aussi à signaler. Il s'agit de Greg Stone de Microsoft Australie qui a la particularité d'occuper le poste de NTO (National Technology Officer) dans le pays. Or les NTO de Microsoft, nommés dans de nombreux pays (mais pas encore connu en France officiellement) sont les responsables nationaux des dossiers « standards et interopérabilité ».

Le résumé de la conférence que Greg Stone donnera le 18 avril de 15h30 à 16h30 est donc à ce titre très intéressant, d'autant que l'interopérabilité est une priorité de Microsoft depuis la déclaration de Bill Gates le 3 février 2005. En fait le texte de Greg Stone est même redoutable. Ainsi, on lit :

'Interoperability,' not 'Interchangeability'

Le titre est simple, mettant en avant l'interopérabilité et non pas l'interchangeabilité. Poursuivons.

In today’s highly dynamic information technology (IT) marketplace, businesses and other organizations routinely deploy heterogeneous IT networks consisting of hardware and software from multiple vendors. In such an environment, interoperability is a technical and business imperative. It is also a desired goal for government in the context of both public policy (promotion of a healthy, competitive, and innovative IT-ecosystem) and in the government software procurement process (government as IT-consumer).

Ce paragraphe pose le contexte de la situation : du fait d'environnements hétérogènes, l'interopérabilité est un impératif technique et aussi un impératif pour le monde des affaires et pour les gouvernements.

But what is 'interoperability'? How should it properly be defined? In this paper we outline the arguments for industry’s development and support of Open Standards positing that 'Interoperability' must be distinguished from the concept of 'interchangeability' or 'cloning.' We begin by clarifying the usage of terms such as 'Product Standards', 'De Jure Standards' 'Proprietary Standards' and 'De Facto' standards and the role each plays within the standards ecosystem.

En partant de la question qu'est-ce que l'interopérabilité et comment bien la définir ?, sont évoqués et seront définis les termes de produits standard, de standards propriétaires ou de standards de facto et leur rôle dans « l'écosystème des standards » : une très jolie tournure, qui ne cite pas explicitement les vrais standards ouverts. Mais le meilleur est à la fin de ce second paragraphe :

We also outline why a market-driven approach to achieving interoperability makes the most sense and what part Microsoft has, and will continue to play, within this context.

Soit : « Nous soulignerons aussi pourquoi une approche orientée par l'offre et la demande apporte le plus de sens pour établir l'interopérabilité et quelle part Microsoft a, et continuera d'avoir, dans ce contexte. » Donc hors de l'approche des marchés, point de solution sérieuse pour l'interopérabilité. Et parmi les acteurs des marchés, les plus gros sont sans doute vus comme les plus à même de définir les choses. Finalement, avec cette approche, c'est donc aux grandes sociétés de se charger de l'interopérabilité, pour les autres acteurs économiques mais aussi pour les gouvernements.

La vraie question de fond, c'est que l'informatique est une infrastructure. En tant que telle, des standards doivent être mis en place pour permettre son interopérabilité au-delà de ce que peuvent vouloir les éditeurs. Et ces standards doivent alors être ouverts pour une vraie interopérabilité.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Et les formats en Australie

Une importante manifestation

Le 18 et 19 avril 2005 se déroulera la deuxième conférence Open Computing in Government (OCG) à Canberra en Australie, organisée par l'AUUG (Australian UNIX and Open Systems Users Group). Cette manifestation est à signaler car au cours des deux journées elle propose une quinzaine de conférences de la part de personnalités comme Mark Shuttleworth, qui est à l'origine du projet Ubuntu, ou comme les quatre membres officiels du gouvernement :

  • deux sénateurs : Stephen Conroy, et Eric Abetz, Special Minister of State, qui lance le Guide to Open Source Software for Australian Government Agencies ;
  • deux membres d'une structure gouvernementale, John Grant, Acting Chief Information Officer, et Patrick Callioni, du Australian Government Information Management Office.

Des conférenciers de Novell et de Microsoft Australie interviendront aussi. Quant au sujet d'OCG 2005, il est aussi à souligner :

Future-proofing Government Computing: Open Data, Formats and Standards

Le sujet des formats ouverts, des standards ouverts, des données ouvertes et de l'interopérabilité est vraiment d'actualité, que ce soit en Australie, en Europe ou au Massachussets.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

La guerre des formats de DVD aura-t-elle lieu ?

Un compromis entre le HD-DVD et le Blu-ray DVD ?

Le marché du DVD video sera sous peu bien morcellé : il y a actuellement un format (fermé), établi, utilisé par tous les fabricants, mais l'année 2005 devrait mettre fin à tout cela. En effet, on devrait assister à la commercialisation :

  • des DVD Blu-ray, de Sony et Philips ;
  • des HD-DVD, de Toshiba NEC ;
  • des DVD HVD, d'entreprises spécialisées dans le disque optique ;
  • des DVD EDV, au moins pour le marché intérieur chinois pour commencer, et sans brevet.

Une fragmentation du marché, presque comme pour la musique en ligne, avec donc une guerre de formats, mais aussi une guerre de catalogues de titres et une guerre de soutiens à chaque format.

Face à l'incompatibilité des DVD et de leurs lecteurs, le futur président de Sony s'est exprimé lors d'une conférence de presse fin mars :

A en croire les consommateurs, disposer de deux formats est décevant et nous n'avons pas totalement abandonné la possibilité d'étudier un compromis.

Les consommateurs auraient donc le mauvais rôle d'être déçus d'une guerre à la VHS-Betamax... Cependant les choses semblent bien engagées dans chaque camp pour bien avoir au moins les deux formats HD-DVD et Blu-ray, qui n'ont rien d'ouverts et sans interopérabilité. Le format du DVD jetable n'est pas non plus la solution, même si le rejet des consommateurs qu'il semble rencontrer est sans doute le seul format efficace compris par les industriels qui pourrait donc aussi toucher le HD-DVD et le Blu-ray.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Carte d'identité électronique : débat à Paris

Questions et réponses autour de la carte d'identité électronique

La troisième étape du débat national sur la carte d'identité électronique aura lieu le lundi 11 avril 2005 à Paris, au Conseil économique et social. Six responsables du dossier seront présents pour aborder :

  • la mise en place d'une carte nationale d'identité électronique pour remplacer la carte actuelle ;
  • les garanties souhaitées consernant la protection de la vie privée ;
  • l'accès à d’autres usages : services administratifs (téléprocédures, e-vote) ou marchands (services bancaires, achats en ligne,…)
  • les modalités pratiques souhaitées (lieu de délivrance, prix éventuel d'une telle carte,…)

La carte d'identité électronique peut soulever de nombreuses questions, comme les formats (ouverts ou fermés) utilisés, comme son prix ou comme le fait de regrouper sur une même carte, la carte d'identité, des aspects de la vie privée, voire civique, avec des services autres (comme marchands, le troisième point).

Cependant, une question bien plus large et fondamentale concerne la maîtrise de ce document :

  • actuellement, les services de l'État établissent la carte nationale d'identité en maîtrisant totalement sa chaîne de production et les informations, ce qui est logique et légitime ;
  • en version électronique, l'État devra donc logiquement et légitimement conserver cette maîtrise totale de ce document national : les technologies employées et les formats utilisés devront relever là aussi de la compétence indépendante de l'État.

Les standards ouverts définis dans la loi française et les technologies ouvertes ont certainement un rôle à jouer dans cet important dossier.

Un regret d'horaire : que ce débat important ne se déroule pas le soir ou un samedi pour permettre plus facilement aux personnes d'y participer. Prochaines dates : le 27 avril à Lille, le 10 mai à Rennes, le 17 mai à Marseille et dans un département d'outre-mer (date et lieu à venir).

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Rendez-vous à Marne-La-Vallée

Conférence à Libr'East 2005

Du vendredi 22 après-midi au dimanche 24 avril 2005 se déroule la deuxième édition de Libr'East of Paris, organisée par l'association IDILE. Deux jours et demi de conférences, avec aussi des stands d'associations et une install party. Parmi près de 25 conférences, j'interviendrai le samedi 23 avril de 14h30 à 15h30 sur le sujet des formats ouverts :

Les formats et standards ouverts : un tour d'horizon, du pourquoi au comment.

L'entrée est libre et gratuite pour toute la manifestation, ses conférences ou l'install party.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Rendez-vous à Sélestat

Une conférence lors des JILs

Du jeudi 14 au samedi 16 avril 2005 se tiennent les JILs, Journées de l'Informatique Libre, de Sélestat en Alsace (Bas-Rhin). La manifestation propose :

  • deux premières journées dédiées aux professionnels, avec plus d'une quinzaine de conférences d'une demi-heure chacune ;
  • une troisième journée orientée grand public.

J'interviendrai le jeudi 14, de 11h30 à 12h00, à propos des formats ouverts :

L'utilisation de vrais formats et standards ouverts - En quoi les vrais standards ouverts sont à la base des systèmes d'informations : ils garantissent l'interopérabilité des données et des logiciels, la pérennité, l'indépendance et la puissance.

Sources et liens :