Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1540 articles en ligne, dont 4 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


La double guerre des formats dans la guerre des consoles

Xbox 360 avec HD contre PS3 avec Blu-ray

La guerre des formats continue, que ce soit au niveau des fichiers, mais aussi des imprimantes ou même des rasoirs. Cela n'est pas nouveau. Et dans ces affrontements, les clients-consommateurs sont des spectateurs, qui parfois aussi subissent les conséquences des batailles.

Ainsi, le marché du jeu video sur consoles est un champs de bataille où chacun possède sa machine (de guerre) et annonce aussi la prochaine, celle de la génération suivante (dire la « next gen » est un format de formulation qui semble avoir les faveurs du marketing et la communication...). On dénombre donc :

  • Sony avec sa Playstation (arrêtée), Playstation 2 (PS2) et ses futures PlaystationPortable (PSP) et Playstation 3 (PS3) ;
  • Microsoft avec sa XBox et sa future XBox 360 ;
  • Nintendo avec sa GameBoy, Nintendo64 (arrêtées), GameBoy Advance (GBA), sa GameCube, sa DS et sa future Revolution.

Pour ce qui est des formats, double affrontement :

  • les futures consoles PS3 et Xbox 360 liront chacune un format de DVD video différent, car deux formats s'affrontent principalement : le HD-DVD et le Blu-ray Disc.

Dans le consortium d'industriels soutenant le Blu-ray se trouve Sony, qui a donc annoncé que sa future PS3 utilisera ce format de lecture de DVD video. Et dans le consortium pour le HD-DVD se trouve Toshiba, dont le dirigeant et Bill Gates ont tenu une conférence de presse le 27 juin (le même jour qu'un ministre norvégien) pour annoncer une collaboration plus forte entre les deux sociétés... dont l'utilisation d'un lecteur HD-DVD sur les futures consoles Xbox 360 de Microsoft.

Donc, pas d'interopérabilité des DVD video, pas de formats ouverts.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un ministre norvégien annonce l'utilisation de standards ouverts

Une conférence de presse ministérielle norvégienne sur les logiciels libres et les formats ouverts dans l'administration électronique

Invitasjon til pressekonferanse eNorge 2009 - det digitale spranget Lei av brev i postkassen? I løpet av 2007 kan du selv velge hvordan du vil kommunisere med det offentlige. Dette og flere andre målbare tiltak presenterer moderniseringsminister Morten Andreas Meyer i den nye eNorgeplanen 2009 - det digitale spranget. Tid: Mandag 27. juni klokken 10.00 Sted: Plenumssalen R4, Einar Gerhardsens plass 1

Tel est le texte en norvégien qui annonce la conférence de presse du ministre norvégien de la modernisation, Morten Andreas Meyer, le lundi 27 juin 2005 à 10h00 à propos du plan eNorge 2009, le bond numérique.

Les formats propriétaires ne seront plus acceptables dans les communications entre les citoyens et le gouvernement.

C'est la dernière fois que je présente un plan pour les technologies de l'information qui est diffusé sur Internet avec Windows Media Player.

Telles sont deux des déclarations du ministre, qui a aussi annoncé :

  • qu'à partir de 2006, les institutions gouvernementales nationales et locales devront avoir un plan d'utilisation de logiciels libres et de standards ouverts ;
  • une restructuration massive du secteur public, avec des échanges numériques entre administration et citoyens, et l'ouverture d'une page Web personnelle pour échanger avec l'administration 24h/24 et 7 jours/7 ;
  • le recours aux solutions en logiciels libres, dont Linux, mais aussi Apple qui utilise de plus en plus de technologies et de formats ouverts ;
  • que la radio et la télévision nationale seront touchées par ce programme, car elles ont basé leurs activités principalement sur les formats de Microsoft ;
  • une information publique gratuite et bien moins chère à produire qu'actuellement, avec de l'activité économique en rapport avec ce secteur.

Parmi les déclarations allant dans le même sens, on peut signaler celles d'Eric Kriss de l'état du Massachussets en janvier 2005. Il y a aussi eu des textes en Belgique en juin 2004 et le plan BELGIF en mai 2005. Et en France en juin 2004, la définition des standards ouverts, mais pas de déclaration de ce type.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Apple, Intel, Dell, Mac mini et les autres (formats)

Un nom pour les Apple avec Intel ? et bientôt aussi chez Dell ?

Apple, ses Mac et son Mac OS X vont utiliser les puces Intel. Comme les machines avec Windows utilisant Intel sont dénommées par contraction Wintel, quel sera le terme pour les Apple avec Intel ? Différents formats de construction du nouveau terme, à base de préfixe et de suffixe, sont en lice :

  • basique, mais sans création originale : AppleIntel
  • sans tronquer la marque Apple et en ajoutant tel : Appletel
  • avec le début d'Apple et la fin d'Intel, mais sans le terme Mac : Apptel
  • on prend tout simplement Mac et Intel : MacIntel
  • avec Mac et le tel final : Mactel... terme déposé par Apple (ce qui ne signifie pas l'utilisé) et c'est aussi le nom d'un ancien logiciel sur Apple pour le Minitel... et cela peut faire penser à Mattel et à Lactel !
  • et si le Mac mini était le premier à proposer de l'Intel : le Minitel !
  • et si Dell proposait, comme la société indique officiellement le souhaiter, Mac OS X sur ses machines Intel : Appleteldell ? Appteldell ? MacIntelDell ? Macteldell ?

Enfin, outre le format retenu pour créer un mot, il y a le format visuel des marques : et la proximité d'Intel et de Dell saute aux yeux... dans le e de leur logo ! Une raison de plus pour se dire que si Apple va sur Intel et Intel étant très proche de Dell, alors Apple ira sur Dell malgré tout ?

Format visuel ou format du construction des mots, on en connait le fonctionnement, ils sont dans le domaine non-électronique en quelque sorte ouverts.

Sources et liens :
  • Comparez les e dans les logos de Dell et d'Intel : format très proche !

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

DRM, CLUF, SP, XP et WMP : attention, textes importants (mais au format crypté) pour des formats fermés

Les DRM, les licences, Windows Update, Service Pack, XP et Media Player

Lorsqu'un texte est incompréhensible (formulations spéciales, vocabulaire spécifique, allusions particulières,...), on peut dire que son format est en quelque sorte fermé s'il est impossible de le traduire en langage clairement compris par tous.

Ainsi en est-il de prime abord pour les textes juridiques. Et quand le juridique s'applique à l'informatique, alors la complexité est bien présente, et la clarté vraiment absente. Cette situation, volontaire (pour ne pas faciliter la compréhension, avec les renvois en bas de page ou des passages en toute petite taille) ou involontaire (car il faut être précis et donc utiliser des termes et formulations pointus), peut favoriser l'absence de prise de conscience de certaines informations.

Quand vous installez ou utilisez certains logiciels, vous acceptez le texte qui les régit : la licence d'utilisation. Il en est ainsi par exemple des systèmes d'exploitation Mac OS X et Windows XP. Pour ce dernier, le texte de la licence mérite une attention particulière à propos des DRM qui peuvent fermer les formats et verrouiller les utilisations.

Les DRM sont des fichiers qui permettent un contrôle de l'accès et de l'utilisation des fichiers sur lesquels ils sont appliqués. Cela pose des problèmes d'indépendance, de contrôle et d'archivage, comme dénoncé par la Nouvelle Zélande et comme hélas vécu avec un téléphone portable. Et ces DRM sont clairement présents dans la licence de Windows XP, dénommée en français CLUF (Contrat de Licence Utilisateur Final) de Windows XP (EULA en anglais, pour End User Licence Agreement).

Parmi les nombreuses clauses du texte, il faut s'arrêter sur les points 1.2, 2.1, 8 et 9 qui traitent des DRM : le texte du CLUF Windows XP en français n'est apparement pas disponible en ligne, mais la version en anglais (EULA) indique :

  • 1.2 : des mesures techniques sont en place pour empêcher des utilisations non autorisées du logiciel
  • 2.1 : DRM. Vous acceptez que Microsoft installe sur votre ordinateur des listes de révocation de droit d'utilisation de fichiers. Vous avez aussi l'obligation de télécharger de nouvelles versions de logiciels pour lire des contenus munis de DRM si ces derniers exigent cette opération. Ne pas respecter ces points rendra impossible la lecture des fichiers munis de DRM.
  • 8 : cette licence s'applique aux mises à jour, suppléments, add-on ou aux composants de services Web de Windows XP auxquels vous avez accès via Windows XP, jusqu'à changements des clauses de la licence.
  • 9 : les mises à jour ne sont possibles que si Windows XP est identifié comme autoriser à le faire.

Pour être plus clair, le site Groklaw, dans son article du 13 juin déjà cité à propos de la Nouvelle Zélande qui refuse ces DRM, propose sa version à un format décodé :

Ainsi, ils peuvent contrôler et contrôlent déjà l'accès aux fichiers. Ils ont le droit, grâce à la EULA, d'installer des logiciels sur votre ordinateur sans vous l'indiquer. Ils peuvent collecter des informations et les partager avec d'autres compagnies, mais ils promettent que ce ne sera pas « identifiable individuellement », comme si cela signifait quelque chose à l'âge numérique. Les clauses peuvent changer à tout moment, bien sûr. Si une de leurs mises à jour ne fonctionnent pas, vous n'avez pas le droit d'utiliser la version précédente.

Les DRM dans Windows XP, de grosses interrogations à l'horizon... Avec aussi : la licence de Windows Media Player, l'utilisation du service Windows Update et l'installation du Service Pack 2 qui exigent d'accepter les DRM. Une situation dénoncée de nombreuses fois par le site Standblog, détaillée dans un article du site Uzine et expliquée dans un comparatif du site de l'ADULLACT.

On est bien éloigné des formats ouverts et de l'interopérabilité. Avec aussi des aspects liés à la vie privée.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Myosotis de standards ouverts en Belgique

La Belgique veut des standards ouverts

Myosotis, ne m'oubliez pas : la Belgique veut des standards ouverts pour une réelle interopérabilité.

Ainsi, en moins d'un an :

  • le 3 mai 2005, le gouvernement belge a lancé le BELgian Governement Interoperability Framework (BELGIF) avec :
    • un site « du gouvernement belge consacré à l'interopérabilité dans le contexte de l'e-gouvernement et de la société de l'information. » et utilisant le logiciel libre MediaWiki ;
    • une première liste de standards ouverts.

Ce site Web, ouvert à commentaires et à contributions (à adresser jusqu'au 30 juin) constitue la première étape dans la définition d'un cadre belge d'interopérabilité. Une seconde liste devrait être publiée en tenant compte des contributions reçues.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Une décision unilatérale contre les standards ouverts du courriel

Microsoft décide seul de déployer sa technologie d'identification des courriels

Comment lutter contre le pourriel (spam en anglais), ces courriels non-sollicités qui peuvent envahir les boites aux lettres électroniques ? En faisant en sorte que les machines qui reçoivent les courriels connaissent les machines qui les envoient. Donc que ces machines expéditrices se soient déclarées auprès des machines destinataires.

Cette technique, appelée Sender ID, est défendue par Microsoft, qui l'a déjà proposé pour normalisation auprès de l'IETF, une des structures internationales en charge des aspects techniques d'Internet. Bien que refusée en septembre 2004 pour cause de brevets présents dans cette technologie et pour cause de licence qui interdit l'utilisation dans des logiciels libres, l'idée n'était pas abandonnée.

Microsoft a donc décidé de l'appliquer sans concertation pour les machines de son service MSN Hotmail. Concrètement :

  • cela est annoncé pour débuter en novembre 2005 ;
  • les utilisateurs du service MSN Hotmail auront un message d'alerte à propos des courriels reçus de personnes utilisant des machines qui ne sont pas certifiées Sender ID.

L'idée séduisante en apparence se heurte au fait que même si la machine d'envoi est déclarée, rien ne garantit que le courriel ne sera pas du pourriel. De plus, les protocoles liés au courriel sont des protocoles ouverts, et cette décision, si elle se veut être bénéfique pour les utilisateurs, n'en demeure pas moins inefficace et unilatérale. L'interopérabilité, que ce soit pour le Web ou le courriel, est à la base d'Internet, grâce aux vrais formats ouverts.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Microsoft annonce le RSS et des extensions sous Creative Commons by-sa dans Longhorn

Longhorn utilisera le RSS et des extensions sous Creative Commons share-alike attribution

Microsoft, dans sa campagne de communication sur la future version de Windows, Longhorn, publie interviews, annonces et communiqués de presse. La dernière communication, en date de ce 24 juin, annonce trois choses :

  • l'utilisation dans Longhorn du format ouvert RSS pour la syndication qui explose depuis 2004 (donc pour un produit qui sortira en 2006, cela sera un minimum) ;
  • la création des Simple List Extensions, des extensions qui permettent d'introduire des listes classées autrement que par auteur ou par date, et des informations sur ses listes ;
  • la mise à disposition des spécifications de Simple List Extensions sous licence Creative Commons share-alike attribution (Paternité - Partage des Conditions Initiales à l'Identique en français).

Le communiqué de presse indique aussi la réaction de Lawrence Lessig, fondateur des Creative Commons :

Nous saluons la décision de Microsoft de mettre ses Simple List Extensions sous licence Creative Commons, qui offre aux créateurs une manière à la fois de protéger leur œuvre et aussi d'en encourager une large utilisation.

Après Google Sitemaps ou le projet Opquast, c'est donc une utilisation de plus de la licence Creative Commons Paternité - Partage des Conditions Initiales à l'Identique pour définir un standard ouvert. Souhaitons que les extensions seront utilisables indépendamment du système d'exploitation, comme c'est le cas du RSS qui est donc interopérable. Il ne manquera plus que les spécifications en ligne... et aussi la disponibilité de Longhorn.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

La Nouvelle Zélande refuse les DRM

L'exemple de la Nouvelle Zélande vis-à-vis des formats fermés par les DRM

Quand vous avez appris un nouveau mot, avez-vous constaté comme vous le relevez partout ? C'est ce qui m'arrive avec les DRM. Depuis l'annonce d'Apple utilisant Intel, il est sur mon écran radar et je relève des détails sur lesquels je ne me serais sans doute jamais penchés. Et le plus je me penche dessus, le pire c'est. (Pamela Jones, site Groklaw)

Cela résume très bien ce qui peut se passer une fois que l'on a découvert les DRM, au travers des Apple-Intel, mais aussi via des mésaventures scandaleuses avec son téléphone portable. Et où peut-on trouver encore des DRM ? Techniquement sur chaque fichier, qui sera donc contrôlé par un dispositif ou par un logiciel : fichier de musique, de video, d'image, de bureautique...

Les DRM sont mis en place pour contrôler l'accès aux fichiers. Mais si ces DRM sont écrits et vendus par une société, c'est elle qui a accès aux documents et peut même les bloquer. Plus de confidentialité.

Un cas à part est à souligner : l'attitude de la Nouvelle Zélande. Elle a réagi très fortement contre les DRM, et cela depuis novembre 2003, où la structure en charge du gouvernement électronique conseilla de ne pas activer les caractéristiques liées aux DRM dans les produits Windows Server 2003 et Office 2003 de Microsoft à cause des problèmes de confidentialité et de sécurité. Ce conseil est toujours en vigueur actuellement.

Mieux, la Nouvelle Zélande a lancé la proposition aux autres gouvernements de créer une communauté internationale des agences gouvernementales pour s'attaquer à l'introduction des DRM. La question de l'accès à long terme aux données créées avec des DRM se pose.

Et mieux encore : la Nouvelle Zélande pointe qu'il y a le risque d'être lié à un fournisseur afin de continuer d'accéder aux documents anciens. Comment constituer l'archivage des documents électroniques qui ont des DRM ?

Avant qu'une organisation installe une technologie ou un produit qui est prévu pour restreindre l'accès à leurs ressources, ils doivent estimer le risque de perdre l'accès aux ressources elles-mêmes ou d'être enfermé dans une solution qui pourrait restreindre leurs futurs choix pour une technologie ou un fournisseur.

Les fichiers avec des DRM ne sont pas à des formats ouverts. Et en Nouvelle Zélande, le format XML utilisé par le logiciel Office 2003 est en cours de brevetage de la part de Microsoft : mais les vrais standards ouverts ne contiennent pas de brevet, ni de DRM.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un an après la loi, comment définir un standard ouvert ?

Définir les formats ouverts et les protocoles ouverts

Le 22 juin 2004 paraissait la loi pour la confiance dans l'économie numérique, avec son article 4 du chapitre Ier du titre Ier qui définit les standards ouverts :

On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre. (loi n°2004-575 du 21 juin 2004, référence NOR: ECOX0200175L ; gras ajouté)

Cette définition constitue le sujet du premier article publié le 1er juillet 2004 sur Formats-Ouverts.org. C'est vers cette définition que pointe chaque article de ce site pour établir précisément ce dont il s'agit.

Car comment définir un standard ouvert ? Ce n'est pas « un standard », « un standard de l'industrie », « un standard de fait » ni « un standard du marché ». Et ce n'est pas non plus un standard qualifié d'ouvert mais dont la licence exclut des utilisations ou des utilisateurs. En fait c'est cette licence du format ou du protocole qui permet de qualifier le format ou le protocole de vraiment ouvert ou pas.

Quelles licences d'utilisation d'un format ou d'un protocole permettent de les qualifier d'ouverts ? Un exemple récent est le cas du format de Sitemaps de Google, qui est en licence Creative Commmons Attribution Share-Alike. C'est aussi cette licence qu'utilise l'excellent projet Opquast. Ce sont des vrais formats ouverts. Quant aux faux formats ouverts, certains seront aussi évoqués ici sous peu.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Myosotis : «Quand mon téléphone me traite comme un voleur»

La musique est universelle, mais vos droits dessus sont limités

Myosotis, ne m'oubliez pas : une triste expérience musicale, à ne pas ignorer juste le jour de la fête de la musique.

Vous avez acheté en ligne un morceau de musique. Une acquisition légale. Et comme ce morceau vous plait, vous souhaitez l'utiliser comme sonnerie sur votre téléphone portable. C'est votre droit, comme normalement aussi de le transférer sur votre baladeur numérique ou de le graver sur un CD Rom pour votre lecteur de voiture. Donc vous transférez de votre ordinateur vers le combiné. Et la réponse tombe : il n'y a pas de clé DRM , refus de l'utiliser comme sonnerie.

C'est l'expérience vécue par le journaliste Christophe Bardy avec son appareil 3G Sony Ericsson et son opérateur SFR :

En fait, pour utiliser mon titre fétiche comme sonnerie, la seule solution est de débourser 3€ pour un extrait, alors que le morceau complet ne m'a coûté que 99 centimes sur mon service de musique en ligne favori.

En cause : les DRM, fichiers fermés qui verrouillent les utilisations (comme en sens inverse de ce cas, acheter via son téléphone portable et transférer vers son ordinateur est interdit !). La musique est universelle, mais ici pas d'interopérabilité ni de formats ouverts.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Rendez-vous à Dijon aux RMLL

Conférence dans un des nombreux thèmes des RMLL

Du 5 au 9 juillet 2005 se dérouleront à Dijon les Rencontres Mondiales des Logiciels Libres (RMLL), 6e édition. Les RMLL sont organisées par grands thèmes (éducation, PME/PMI, développement durable,...). Et parmi eux, celui Administrations et collectivités territoriales propose de nombreuses conférences, dont une que j'assurerai sur les standards ouverts. Ce sera le mercredi 6 juillet 2005, de 9h50 à 10h40, sur le sujet :

En quoi les (vrais) standards ouverts constituent la base des systèmes d'informations : ils garantissent l'interopérabilité des données et des logiciels, la pérennité des systèmes, l'indépendance technologique, la maîtrise et la puissance techniques.

Les Rencontres Mondiales des Logiciels Libres sont une manifestation majeure, ouverte à toutes et à tous.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Myosotis de métadonnées, épisode 3 : la reliure numérique

Le format de métadonnées METS

Myosotis, ne m'oubliez pas : les métadonnées, ces données sur les données, sont un sujet riche et capital. Après la riche journée à la BnF le 7 juin, après les deux premiers épisodes déjà consacrés au sujet, le site BlogOKat propose un troisième volet aux métadonnées.

L'article traite donc cette fois du format ouvert METS, Metadata Encoding and Transmission Standard. Très puissant, il fournit une sorte de reliure numérique aux documents. Complet et détaillé, l'article fournit également des liens vers des ressources et des références.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

L'interopérabilité «by design» au format français

Après 4 mois, traductions semi-officielle puis officielle du texte de Microsoft

Le jeudi 2 février 2005, le patron de Microsoft, William Henry Gates III (Bill Gates) a publié un texte sur l'interopérabilité. Quatre mois après, le 2 juin, le texte traduit en français est enfin disponible officiellement (et même aussi semi-officiellement 2 jours avant) sur le site de Microsoft France. (Il aura aussi fallu attendre presque 4 mois sur Formats-Ouverts.org pour avoir le fichier source LaTeX de la présentation PDF de l'ADAE du 1er février, mais les deux structures ne sont pas comparables...).

Voici les coulisses : petite chronologie à propos d'une traduction... ou comment FOo écrivit à XaMaLa qui fit avancer les choses chez Microsoft France...

  • Le 25 février, article signalant qu'il n'y a toujours pas de traduction pour le monde francophone (et que le NTO France reste inconnu) ;
  • Le 26 mai, je postais sur le site de XaMaLa une demande pour savoir si le texte (en anglais) mis en avant serait traduit en français... ainsi que celui du 2 février sur l'interopérabilité. Réponse : les traductions seront « en ligne au plus vite sur la page dédiée » ;
  • Le 29 mai, après 114 jours, une traduction du texte est proposée sur le blog de XaMaLa, avec l'annonce d'une mise en ligne prochaine sur la page dédiée de Microsoft France ;
  • Enfin, depuis le 2 juin, exactement 4 mois après sa version originale, le texte français est en ligne sur la page officielle de Microsoft France.

XaMaLa est le pseudonyme (en partant sans doute du mot XML, féminisé grâce aux a), de la « mascotte des produits Infopath / XML, Live Communications Server, Communicator et Live Meeting » de Microsoft.

Le blog de XaMaLa est donc un site d'information produits, personnalisé avec une mascotte représentée en fourmi. Il est tenu par Franck Ha. qui a donc fait remonter l'information de l'absence de traduction pour le monde francophone (alors que les versions coréenne, espagnole et japonaise étaient disponibles depuis 3 mois), et a permis de faire avancer les choses.

Par rapport aux deux constats de fin février, une question demeure : qui est le NTO France (National Technology Officer) de Microsoft, en charge entre autres des standards et de l'interopérabilité : XaMaLa Franck Ha., quelqu'un d'autre ?

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Congrès de métrologie : des formats ouverts en action

Pour mesurer et pour échanger des mesures, il faut des unités ouvertes

Du 20 au 23 juin 2005 à Lyon se déroule le 12e Congrès internationnal de métrologie. La métrologie est la science de la mesure au sens large. Mesurer, cela signifie donner une valeur numérique à une grandeur : et cette mesure utilise une unité.

Pour établir, pour échanger ou pour comparer des mesures, il faut que les unités utilisées soient identiques, ou soient converties si elles sont différentes. Pour effectuer ces conversions ou pour permettre la diffusion d'une unité, il faut que l'unité et son étalon soient connus et librement utilisables. Donc qu'ils soient à des formats ouverts mais cette fois dans des domaines non-électroniques comme par exemple l'énergie, les distances, les températures ou les dates.

Sans cette réelle ouverture et sans une libre utilisation des unités, il n'y aurait pas d'échange, les problèmes seraient systématiques (et non pas accidentels comme avec des sondes spatiales) et il n'y aurait pas de journée mondiale de la normalisation. Et si des brevets existaient sur des unités, elles seraient sous le contrôle de leurs détenteurs, et chaque utilisation nécessiterait autorisation gratuite ou paiement...

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un format de com pour le format de sa vie

Quel format de vie souhaitez-vous ?

Pour une entreprise, le bon format pour communiquer et pour donner toute crédibilité à son activité peut consister à utiliser les modes ou tendances du moment (qui sont d'une certiane manière des formats) exprimées avec les termes adéquats (le bon format de la langue).

Ainsi trouve-t-on la « responsabilité citoyenne » de l'entreprise, et aussi sa « mission », appuyée par les « visions » de ses dirigeants : organiser l'information, s'occuper de notre potentiel, livrer partout dans le monde,... les exemples sont nombreux.

Il semblerait qu'apparaisse un nouveau format de com ou d'information, pas forcément lié à l'activité da la société : le témoignage, voire la confidence du dirigeant avec une carrière au format hors-normes et qui expose son approche, son format de la vie, en répondant à la question « Quel sens donner à sa vie ? ».

C'est ainsi que récemment, Steve Jobs d'Apple (lors d'une conférence) et Michael Robertson de Linspire, SIPPhone et MP3Tunes (dans un article), ont exposé leur vision de la vie, leur expérience. Textes sincères, un peu biaisés par l'image à donner ou totalement artificiels ? Sans doute pas le dernier cas. Et entre le premier et le deuxième cas, qu'est-ce qui fera pencher la balance pour vous ? Le ton, les expressions, les exemples, la personnalité, la tenue vestimentaire, le physique,... qui sont des formats auquels chacun sera plus sensible selon ce qu'il est à un moment donné. Les formats, même non-électroniques, mais sociologique, vestimentaire ou de langue, sont décidément partout, ouverts ou pas.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le format des plaques d'immatriculation

Présentation des nouvelles plaques minéralogiques et de leur format

Lors du Conseil des Ministres du mercredi 15 juin 2005, le nouveau système d'immatriculation des véhicules (SIV) a été présenté. Il entrera en vigueur en 2008, et changera le format non-électronique des numéros des plaques.

Ces formats sont connus, et donc ouverts :

  • le format actuel, instauré en 1950, est construit sur le modèle chiffres-lettres-numéro du département. Dans certains département, il peut y avoir 3 lettres car les possibilités ont été épuisées avec deux lettres (on est arrivé au 999 ZZ) ;
  • le futur format sera du type 2 lettres maximum, 3 chiffres maximum, 2 lettres maximum. Donc de « A 11 A » à « ZZ 999 ZZ ».

Une des particularités est qu'un nouveau numéro sera propre à une voiture définitivement : il s'agira de son identifiant, indépendamment du lieu de résidence de son propriétaire. Cela devrait simplifier les formalités des automobilistes, alléger le travail des administrations et permettre aussi un suivi des véhicules.

On peut aussi dire de ce nouveau format :

  • qu'il ne sera au début plus aussi mnémotechnique : il y a le poids de l'habitude, avec actuellement le fait de retenir la combinaison chiffres-lettres, pour un département donné ;
  • qu'il sera plus anonyme : le département du propriétaire ne sera plus connu, même s'il sera possible de le faire ajouter sur la plaque, mais facultativement.

Souhaitons que cet anonymat ne sera pas contrebalancé par la géolocalisation du véhicule, comme envisagé sérieusement en Angleterre et comme énoncé humoristiquement pour la France. De plus, il faudra veiller à ce que le fichier informatique des véhicules ne soit pas largement connecté à d'autres fichiers, comme ceux des individus conducteurs, eux aussi identifiés par un numéro propre (comme celui de sécurité sociale). Le sujet des formats concerne aussi les aspects de la vie privée.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Plus de 3200

Record : plus de 3200 visites ce jour

Après avoir connu des problèmes d'accés (parfois hélas pendant une semaine...), les visites de Formats-Ouverts.org redémarrent... au point d'établir un nouveau record ce 15 juin à plus de 3200 visites/jour. Même si cela reste très modeste par rapport à des statistiques d'autres sites, passer en dix jours de 0 visite à plus de 3200 est à souligner : merci de vos lectures et de votre intérêt pour les formats ouverts !

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un nouveau format pour les renseignements

Attribution des nouveaux numéros pour les renseignements téléphoniques

Le « 12 » de France Télécom, c'est bientôt fini. Le nouveau format non-électronique du numéro des renseignements téléphoniques sera sur le modèle « 118 XYZ ». En effet, l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a procédé le 14 juin au tirage au sort pour l'attribution des nouveaux numéros.

Trente et une entreprises étaient sur les rangs pour ce marché ouvert désormais à la concurrence, et où le format non-électronique mais ouvert joue là aussi un rôle important : en effet, chaque société espérait obtenir un numéro au format 118 XYZ facilement mémorisable ou proche de ce qui existait déjà. D'où tirage au sort plutôt que des enchères ou une vente.

Le 2 novembre 2005, les premiers numéros seront opérationnels. Les tarifs des services de renseignements seront libres. Cinq mois après, le 3 avril 2006, fin du « 12 » mais avec encore un message d'information. Et le 3 avril 2007, fin définitive, le « 12 » ne répondra plus.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Myosotis de RSS

Une page grand public sur le RSS


Myosotis, ne m'oubliez pas : le RSS est un format ouvert de plus en plus utilisé pour syndiquer les sites (dont dernièrement Le Monde, l'AFP,...).

Le 1er juin, le journal gratuit 20 Minutes consacrait une page entière à ce format ouvert (preuve de son succès) dans sa partie net guide, sous le titre « RSS, l'info à la carte et à domicile ». Signés Yaroslav Pigenet, les articles et les encadrés expliquent clairement le sujet, avec des conseils pratiques (le navigateur Firefox est signalé comme un des 3 outils disponibles, mais pas Thunderbird).

Comme les cordonniers sont les plus mal chaussés et que nul n'est prophète en son pays, le site de 20 Minutes ne propose pas encore de fil RSS de son information... mais sans doute prochainement.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Métadonnées : leurs formats et tout ce que vous devez savoir

Presque tout ce que vous devez savoir sur les métadonnées

Le riche site BlogOKat, déjà plusieurs fois mentionné, a consacré deux articles clairs de présentation générale des métadonnées. L'animatrice du site a indiqué dans les commentaires de l'article qu'une journée sur ce sujet avait eu lieu le 7 juin dernier.

Ainsi, à la Bibliothèque nationale de France (BnF) s'est déroulée une journée intitulée « Des métadonnées pour bien utiliser les ressources électroniques ». Les 9 interventions concernaient des domaines spécifiques (thèse, records management, audiovisuel,...) et étaient à destination des professionnels de l'information et de la documentation : il s'agissait d'une journée d'information AFNOR/CG46.

La Commission Générale Information et documentation, CG46, de l'AFNOR, « a la responsabilité de produire les normes françaises ainsi que les versions françaises des normes internationales applicables au secteur de l'information et de la documentation ». La présidente de la CG46, Marcelle Beaudiquez, effectuait d'ailleurs l'introduction et la conclusion de la journée.

Même si les 9 conférences avec leurs présentations sont toutes à signaler, la première, « Les métadonnées, à quoi ça sert ? » de Catherine Dhérent permet de très bien situer les choses. Comme l'indique le descriptif (qui est une métadonnée) :

Présentation générale de ce que sont les métadonnées, de leur rôle (produire, gérer, diffuser, préserver...), de leur diversité, des difficultés d’interopérabilité et du besoin conséquent de standards et de mise en corrélation des divers « sets » afin d’aider l’utilisateur à se repérer plus rapidement dans la trop grande abondance des informations numériques. ». (gras ajouté)

Ce document de 20 pages signale entre autres des standards (ouverts) comme EAD, MARCXML, BiblioML, Dublin Core, RDF et XML (du vrai). Catherine Dhérent, également modérateur de cette journée, est aussi l'auteur de Les archives électroniques Manuel pratique, qui traite de l'archivage des documents électroniques en mettant entre autres en avant l'importance des formats ouverts.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Format RSS : l'AFP s'y met

L'AFP ouvre un flux RSS

Syndiquez, ou vous perdrez, tel était le titre lancé pour souligner combien la syndication est un moyen puissant de garder et d'élargir le lectorat des sites Web. Et cette syndication utilise les formats ouverts Atom ou RSS, ce dernier étant même repris comme dénomination de la dernière version du navigateur d'Apple (Safari RSS). Et le RSS est du vrai XML.

Le 21 mars, le site du journal Le Monde se dotait d'un flux RSS. C'est au tour aussi de l'AFP de le proposer depuis fin mai/début juin 2005, après ceux d'Associated Press et de Reuters.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

6 juin : Intel débarque au format de la pomme, partie 2

Apple... Intel... les loisirs numériques... les majors... les DRM...

L'annonce le 6 juin (clin d'œil historique sans doute involontaire) que les microprocessurs Intel allaient débarquer sur les machines Apple a provoqué des réactions et des analyses, aussi nombreuses que les différentes approches possibles, positives ou en négatives. Parmi les articles parus, celui de l'excellent site Groklaw recence des explications intéressantes, argumentées... et certaines peu réjouissantes.

Windows sur Apple Intel, oui. Mac OS X sur non-Apple Intel, non.

Comme Intel sera utilisé par Apple, on aura donc Mac OS X qui fonctionnera sur Intel. Alors deux questions viennnent à l'esprit :

  • pourra-t-on installer Windows sur ces Apple avec Intel ? Réponse officielle : « Nous ne ferons rien pour empêcher cela » (Phil Schiller, Senior Vice President) ;
  • pourra-t-on installer Mac OS X sur machines avec Intel mais non-Apple ? Réponse officielle : « Nous ne permettrons pas d'exécuter Mac OS sur quoi que ce soit d'autre qu'un Apple. » (Phil Schiller).

Mais pourquoi Mac OS X version Intel ne pourrait pas s'exécuter sur une machine Intel non-Apple ? Car Mac OS X vérifiera certaines choses sur les composants électroniques des matériels utilisés, qui devront avoir la « signature » Apple. Le microprocesseur ne rentrerait pas forcément en action dans ce processus : il s'agira de puces Intel sans spécificité Apple. Pour ce qui est des « signatures » Apple citées, il s'agit des DRM, des fichiers fermés de contrôle et de verrouillage.

Et si le microprocesseur jouait un rôle ? Celui de gendarme des machine Intel-Apple (ou non-Apple) ? En effet, peut-être plus encore que Windows, ce sont les microprocessurs Intel qui seront les plus répandus : sur les ordinateurs (du moins des particuliers), mais aussi dans les appareils électroniques grand public comme les téléphones, les PDA, les balladeurs, les magnétoscopes numériques et autres objets de la vie numérique ou des loisirs numériques.

Et alors, un microprocesseur pour les gouverner tous... ?

L'article de Groklaw met en avant le point de vue développé dans Wired et dans ZDNet : Apple a besoin des dernières puces Intel car les compagnies de cinéma et de musique veulent les dernières puces Intel. Car les dernières puces Intel permettent de bloquer l'utilisation de « contenus non-autorisés » (même si cela n'est pas encore activé).

Ainsi, les DRM et autres technologies de contrôle se situeraient non plus dans les logiciels mais au cœur des puces, qui ainsi baties permettraient pour les majors d'Hollywood et de la musique de protéger leur contenu (films, video, musique,...). Apple ne souhaitant pas manquer ce marché des loisirs numériques, la société se devait de passer à Intel.

Une théorie que seul l'avenir confirmera ou pas, et où le format (du microprocesseur) est doublement au cœur du sujet. On n'est plus dans ce cas au niveau des formats ouverts (ou fermés) des données ou des protocoles ni à avoir de l'interopérabilité, mais les enjeux sont identiques : votre vie numérique, vous la voulez couleur DRM ?

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Définir les standards ouverts : Google

Interview d'un responsable Google et sa définition des standards ouverts

We prefer open standards, and by open we mean released under an open license, like the way we released Google sitemaps under a creative commons license.

soit

Nous préférons les standards ouverts, et par ouverts nous voulons dire disponibles sous une licence ouverte, à la manière dont nous avons publié Google sitemaps sous licence Creative Commons. (gras ajouté dans les 2 phrases)

C'est ce que Chris DiBona, responsable chez Google (Open Source Programs Manager), a déclaré dans une interview accordée à l'excellent site Groklaw. Comment définir un standard ouvert ? Dans ce cas, c'est la licence retenue : mais la Creative Commons mentionnée dans l'interview est beaucoup trop imprécise. En consultant la page sur le protocole de Google sitemaps, on lit :

Sitemap 0.84 is offered under the terms of the Attribution-ShareAlike Creative Commons License (avec un lien vers le texte de cette licence)

Ainsi, Sitemap est offert sous les termes de la licence Creative Commons Paternité - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0. Cela est bien plus précis que le simple Creative Commons à la mode mais très différent selon les cas de figure.

Le format XML utilisé par Sitemaps est donc publié, documenté, d'accès libre (pas d'enregistrement) et sans limite de mise en œuvre (on peut reproduire, distribuer et communiquer le format, l'utiliser à des fins commerciales). Le format XML peut être qualifié de vrai XML, et il correspond à la définition des standards ouverts donnée par la loi française.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

6 juin : Intel débarque au format de la pomme, partie 1

Des microprocesseurs Intel dans les ordinateurs Apple : première conséquence

« It's true » (avec un e abaissé, écrit comme dans le logo d'Intel) était inscrit sur l'écran de la scène où se trouvait Steve Jobs : Intel allait bien équiper les machines Apple.

Avant le 6 juin

Quelques jours avant le 6 juin, il y eut des rumeurs, qui se sont transformées en article dans la presse spécialisée et qui ont même été reprises dans la presse générale : Apple allait abandonner IBM, le fabricant des microprocesseurs PowerPC qui équipent les ordinateurs à la pomme, au profit d'Intel.

Le 6 juin

Lors de l'ouverture de l'Apple WWDC (World Wide Developper Conference) lundi 6 juin, Steve Jobs donnait sa conférence. Et le PDG d'Apple, après avoir traité des Apple Store et de Mac OS X 10.4 Tiger, aborda la partie au cœur de son intervention : « Transition ». Avec la confirmation de l'information : Apple allait équiper ses ordinateurs de microprocesseurs fabriqués par Intel. C'est la troisième transition majeure d'Apple, après le passage des puces Motorola aux PowerPC en 1994 et après le passage de Mac OS 9 à Mac OS X en 2001.

Après le 6 juin

Dès maintenant, les développeurs vont pouvoir travailler avec un kit de développement spécial pour tenir compte des deux architectures, Intel et PowerPC. En 2006, les premièrs ordinateurs Apple avec Intel (abrégés Mactel, Apptel ou OSXtel ?, comme sur le modèle de Wintel pour Windows-Intel) seront commercialisés, avec une transition achevée en 2007 pour toute la gamme des machines.

Quant aux réactions et commentaires, la liste est très longue et les avis variés : « Qu'est-ce qui change ? Le plus important c'est le système d'exploitation » (Steve Ballmer, Microsoft), Windows pourra fonctionner sur les Intel d'Apple, l'essentiel est le design et Mac OS, l'esprit « different » se perd, les prix devraient être moins cher,... chacun a une analyse selon son approche.

Et alors pour les formats ?

Sous l'angle des formats, on peut dire la chose suivante : c'est un excellent exemple montrant que l'utilisation (et l'archivage) de fichiers à des formats fermés peut nécessiter de conserver toute la machine et non pas seulement le logiciel écrivant (et lisant) le format fermé utilisé.

En effet, prenons les différents éléments qui s'enchainent dans le cas de formats fermés :

  • le fichier F à des fichiers fermés .fer...
  • le logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...
  • la version V du logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...
  • le système d'exploitation E qui exécute la version V du logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...
  • le microprocesseur M qui exécute le système d'exploitation E qui exécute la version V du logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...
  • l'ordinateur O avec le microprocesseur M qui exécute le système d'exploitation E qui exécute la version V du logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...

La chaîne est continue et interdépendante dans le cas d'un format fermé nécessitant un logiciel, dans une version, avec un système d'exploitation sur un microprocesseur d'un type d'ordinateur : pour une garantie totale d'utilisation, tout doit être conserver.

A contrario, les formats ouverts ne nécessitent pas d'avoir le seul logiciel dédié (et toute la chaîne qui peut en découler) mais juste un logiciel sachant lire le format qui est connu, publié et librement utilisable : il y a interopérabilité.

Sources et liens :

Voir aussi l'article sur la partie 2 de cette décision.

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Des voitures à un format plus communiquant mais sans vie privée

Paiement aux déplacements, via géolocalisation. Et la vie privée ?

En avril dernier, un article de Formats-Ouverts.org proposait un communiqué de presse annonçant que l'État et les industriels du secteur automobile allaient mettre en place sur chaque voiture un système de navigation géolocalisé intégré. Ce système serait obligatoirement en fonctionnement, sans désactivation possible, et avec receuil chez les garagistes de chaque marque de tous les trajets effectués. Tout cela grâce à une boite noire contenant les informations à des formats fermés. Ce texte était dans la catégorie Humour. Et pourtant...

Et pourtant, mercredi 8 juin, au journal télévisé de 20h de France 2, le présentateur David Pujadas lançait un reportage en parlant de « grands moyens pour lutter contre l'augmentation du traffic routier et de la pollution », à propos d'un projet en Angleterre. Le reportage expliquait qu'une « solution révolutionnaire et unique au monde » était envisagée : l'installation dans les voitures « d'une boite noire » qui permet grâce aux « satellites » et aux « nouvelles technologies » de déterminer les trajets parcourus par chaque véhicule, afin de faire payer une taxe en fonction du kilométrage précis parcouru et du type de route utilisée (secondaire, nationale,...).

Avec, en conclusion du reportage, l'annonce d'un « test prochain dans une grande ville » avant une « généralisation dans tout le pays dans 10 ou 15 ans ». Il faut aussi mentionner les réactions des 5 personnes interrogées : toutes s'indignaient... du coût généré. Pas de celui de la boite noire, mais de celui du déplacement. Que ce soit de leur part ou de celle du commentaire du journaliste, rien quant aux formats ouverts ou fermés des informations recueillies. Rien quant à ce format de vie privée.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

10 ans de formats ouverts en Europe

Le dixième anniversaire du W3C en Europe

En octobre 1994 était créé le World Wide Web Consortium, W3C, « pour mener le Web à son plein potentiel ». Après l'anniversaire des 10 ans célébré à Boston le 1er décembre 2004, ce fut au tour de l'Europe de fêter cette première décennie.

Ainsi, le 3 juin à Sophia Antipolis, était célébrée « la partie deux des célébrations des 10 ans du W3C ». Avec pour objectif « de réfléchir aux progrès du Web, à son rôle comme force unificatrice en Europe et aux politiques qui définissent le rôle du Web dans la vie quotidienne des européens. »

Si le W3C est capital, c'est en raison de son r