L'Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1600 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1771 articles en ligne, dont 23 pour le mois de décembre - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1700e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Les formats du Dossier Médical Personnel

Le Dossier Médical Personnel, l'interopérabilité et les formats

La loi du 13 août 2004 portant réforme de l’Assurance maladie a instauré le Dossier Médical Personnel (DMP). Depuis, le Groupement d’Intérêt Public (GIP) de préfiguration du DMP a été constitué, avec des nominations à différents postes.

Le 29 juillet 2005, l'avis d'appel public à concurrence sur le marché de services d'hébergement de dossiers médicaux personnels a été publié au Bulletin Officiel d'Annonces des Marchés Publics (BOAMP) et le 30 juillet au Journal Officiel de l'Union Européenne (JOUE).

Le cahier des charges et les document annexes sont en ligne sur le site dédié au DMP. Comme pour les casiers judiciaires européens et pour les systèmes ferroviaires transeuropéens, le sujet de l'interopérabilité est clairement cité. Ainsi le cahier des charges indique (gras, virgule et point virgule ajoutés) :

8 Cadre d'interopérabilité, 8.1 Objectifs, Le cadre d'interopérabilité est nécessaire compte tenu du nombre important de systèmes qui devront communiquer entre eux.

La nomenclature des format de documents est limité à : pdf ; texte (rtf, txt) ; composite (HTML, pdf) ; CDAr2 ; HPRIM médecin HPRIMNET ; B2Pharma ; JPEG ; Formats OpenDocument (odt)

La page des références indique (gras ajouté) :

le cadre d’interopérabilité s’appuie sur des standards reconnus et utilisés sur les groupes institutionnels, de standardisation, normalisation et initiative suivantes :

Ces groupes sont l'ADAE (interopérabilité générale, Référentiel accessibilité des services Internet de l’administration française), l'AFNOR (recensement des identifiants de domaines et normes européennes), Edisanté (travaux sur l’enveloppe et les données de santé), HL7 France H’ (travaux des standards HL7 et HPRIM) et IHE (profils mis à disposition et utilisant les normes et standard).

Mais « les standards reconnus et utilisés » ne sont pas forcément des standards ouverts. Que ce soit pour une gestion au meilleur coût comme pour une indépendance et une puissance technologiques, les formats ouverts et les protocoles ouverts sont fortement à privilégier.

Sources et liens :

Lutte contre les pourriels, nouvel épisode

Les pourriels, Microsoft et le format Sender ID

Les pourriels : comment lutter contre ? quelles technologies utiliser pour les limiter, voire les supprimer ?

Au niveau du logiciel de messagerie de sa machine, il y a la performante technologie des filtres bayesiens, employée par exemple en standard par Thunderbird, Mozilla Messenger ou Mail. Cependant, même si cela est très efficace, cela se situe au niveau des machines clientes.

Au niveau des serveurs de courriels, comment faire ? Pour cette lutte en amont, Microsoft a lancé en 2004 une technologie, Sender ID. Il l'a proposée à l'IETF, organisme de normalisation de formats et protocoles ouverts d'Internet : elle a été rejetée. En juin 2005, Microsoft a annoncé qu'il allait malgré tout déployer unilatéralement Sender ID sur les machines de ses services Hotmail et MSN. Cela a provoqué de nombreuses réactions négatives.

Fin juillet, Microsoft a précisé que Sender ID ne devrait pas bloquer les courriels des serveurs qui ne se sont pas déclarés : en effet, le principe de Sender ID est que les serveurs de courriels se fassent connaître auprès de Micorosoft qui les inscrit dans sa liste de serveurs autorisés. Par exemple, le serveur de messagerie de Formats-Ouverts.org, géré par Sylvain Lhullier, devrait être déclaré auprès de Microsoft pour pouvoir adresser des courriels à des personnes utilisant Hotmail et MSN sans être considéré comme du pourriel.

D'après les dernières déclarations de Microsoft, l'absence de cette déclaration ne qualifiera pas de pourriels les courriels envoyés. De plus, Sender ID va être soumis à nouveau à l'IETF, peut-être cette fois sans les brevets qu'il comportait et qui n'en faisait pas un format ouvert et qui allait à l'encontre du principe d'interopérabilité.

Autres articles à propos de la lutte contre les pourriels via les formats
Sources et liens :

Un mouvement perpétuel existe grâce aux formats ouverts

Le mouvement perpétuel sur le Web

Le mouvement perpétuel n'existe pas, du moins dans la réalité physique terreste : impossible d'avoir un objet qui fonctionne sans apport extérieur d'énergie.

Pour ce qui est du Web, un mouvement perpétuel peut exister : celui de lecture des sites Web et des liens hypertextes, et en particulier des blogs (ou weblogs ou blocs-notes ou blocs) et de la syndication.

En effet, avec les blogs et la syndication via les fils RSS, voici ce qui peut se passer : on lit un blog, on y trouve des liens et un fil RSS ; on surveille le fil RSS et on clique sur les liens ; on lit alors un autre blog, on y trouve alors d'autres liens et un autre fil RSS ; on surveille le fil RSS et on clique sur les liens ; ... Ce que l'article de Ma Planète, repris par BlogOKat, formule à propos des blogs par :

Plus tu en lis plus tu en découvres et plus tu en lis et plus tu en découvres et plus tu en lis et plus tu en découvres et plus tu en lis... [...] C'est le mouvement perpétuel webesque !

Certes, il y a bien l'énergie du lecteur à alimenter, sans oublier le fait que le nombre de pages sur le Web n'est pas infini... même si la capacité de lecture est limitée et les pages en constante augmentation.

Pour ce qui est du Web, les pages, les liens hypertextes, la syndication et la circulation des données reposent tous sur des standards ouverts. Soit (X)HTML, RSS ou Atom, TCP et IP. Grâce aux formats ouverts et aux protocoles ouverts, un mouvement perpétuel peut exister sur le Web.

Sources et liens

Le format Google appliqué à...

Voici Formats-Ouverts.org à la sauce Google...

Les logos réussis sont ceux immédiatement identifiés, même en ne les voyant que très brièvement, et même si le texte éventuelllement inscrit à l'intérieur est autre que l'original. Ce dernier cas était illustré par le générique de l'émission de télévision Culture Pub qui décodait le format publicitaire.

Le format des logos est connu : couleurs, typographie, formes, tailles, texte... le tout généralement déposé et protégé. Il n'est donc pas ouvert comme les standards ouverts. Mais il est possible de réaliser une imitation ou une parodie non-commerciale correcte : c'est même une forme de reconnaissance, un clin d'œil.

C'est ce que propose le site Logogle, Google logo maker : il génère les mots voulus à la manière du logo Google (même disposition des lettres, même couleurs,...). Voici donc Formats-Ouverts.org à la manière de Google, avec même une adresse de site au format compréhensible (la langue et le nom voulus y sont indiqués). On peut aussi faire FOogle (FOo pour Formats-Ouverts.org et le gle de Google), et bien d'autres encore.

Sources et liens :

Le format Leopard et le format Vista

Les formats de Windows Vista et de Mac OS X Leopard, prévus en 2006

En 2006, deux nouvelles versions des systèmes d'exploitation d'Apple et de Microsoft sont prévues : quid des formats ?

Les annonces

Le 6 juin 2005, lors de son World Wide Developper Conference (WWDC) à San Francisco, Apple annonçait que ses machines utiliseraient des microprocesseurs Intel à partir de 2006. Et aussi que la prochaine version de Mac OS X, après Tiger (10.4) lancé le 29 avril, serait dénommée Mac OS X Leopard (10.5). Steve Jobs, PDG d'Apple, annonçait que cette version Leopard sortirait presque en même temps que la prochaine version de son concurrent Windows.

Le 21 juillet 2005, Microsoft faisait à son tour des annonces lors de son Global Business Conference à Atlanta : son prochain système d'exploitation, après Windows XP sorti en octobre 2001 et le Service Pack 2 de l'été 2004, abandonnait son nom de code Longhorn, et s'appelera Windows Vista. Ce sont Brian Valentine et Kevin Johnson, hauts responsables Microsoft, qui ont fait l'annonce, mais pas les médiatiques William Henry III (dit Bill) Gates ou Steve Ballmer.

Pour l'un comme pour l'autre, le même format d'annonce : lors d'une une grande rencontre, médiatisée, communiqué de presse à la clé, et même avec video.

Premières réactions

Pour Apple, le passage aux puces Intel a donné lieu à de très nombreuses réactions, de la trahison à l'approche pragmatique, en passant par les possibles dénominations de ces machines (AppleIntel, Appletel, Apptel, MacIntel, Mactel,...) et des explications sur les vraies raisons de cette décision.

Pour Microsoft, il y a le format officiel de communication et de marketing (« Clear, confident, connected, bringing clarity to your world » soit, « Clair, en confiance, connecté, et apportant la clarté à votre monde »). Et aussi les inévitables détournements, depuis la phrase du film Terminator 2, « Hasta la vista, baby » (transformée en « Hasta la vista, Windows ») aux pseudo-initiales de Vista (Virus Intrusions Spyware Trojan Adware). Avec enfin les possibles problèmes avec les nombreuses marques déjà existantes (la société de logiciels Vista Com, installée 8440 154th Ave NE, Redmond, soit la même ville que Microsoft ! ou la marque autrichienne Windows Vista !).

Des informations

En ce qui concerne Leopard, le format félin continue comme pour les quatre précédentes versions. Mais seul son nom a été annoncé, sans détails sur ses futures caractéristiques ni sur les formats qu'il prendra en compte par rapport à ceux de Tiger. La seule information concerne le format des puces sur lesquelles il s'exécutera : ce sera à la fois au format PowerPC et au format Intel, la « double vie » de Mac OS X depuis 2001 (ainsi qualifiée par Steve Jobs, mais cette fois-ci dévoilée).

Pour Vista, outre le fait d'être fortement « connecté » et sans doute à mettre en œuvre la sécurité, deux formats déjà annoncés pour Longhorn mis en avant sont à souligner : Metro pour les documents et RSS pour les informations.

  • Metro est un format de documents pour l'affichage et l'impression, indépendant du logiciel de création, avec des fonctionnalités identiques au PDF. Donc un concurrent assez direct du PDF d'Adobe. D'un côté, les fonctionnalités de Metro semblent moins importantes que celles du PDF ; la reconnaissance et l'adoption du PDF par le monde professionnel de l'impression sont importantes. De l'autre, Metro se retrouvera sur toutes les machines avec Vista...
  • Le RSS, format en pleine explosion, est annoncé comme très « aimé » : « Longhorn loves RSS! » était le titre d'un des billets du blog officiel de Microsoft. Et Microsoft avait annoncé les détails de l'intégration du RSS dans Vista, avec les « extensions » envisagées propres à Vista...

Que ces formats soient ouverts ou pas, cela n'est plus dans ce cas la question. En effet il ne s'agit plus de savoir seulement si les spécifications sont publiées, disponibles et sous quelle licence. La question se pose au niveau de l'imbrication avec l'environnement logiciel : un format dit ouvert mais utilisable qu'avec un seul système d'exploitation est-il vraiment ouvert ? Non, car cette dépendance va à l'encontre du principe d'interopérabilité. Affaire à suivre, donc.

Sources et liens :

Une autre histoire ahurissante : interdit de lire ! Mais peut mieux faire

Vous avez acheté ce livre, mais le lire est interdit ! Et même plus...

Il y a déjà l'histoire ahurissante de la compagnie de car et des conductrices de voitures (même si cela se révélait être une fausse information reprise par la presse et par des sites Web, elle resterait symptomatique de ce qui pourrait être envisagé pour conserver son marché, avec une très bonne analogie avec l'informatique).

On pourrait croire qu'un concours a été lancé : après cette affaire, c'est au tour d'un des livres les plus médiatisés de s'illustrer de manière aussi ahurissante : Harry Potter (écrire ces deux mots ne viole pas a priori de clause particulière de licence d'utilisation).

L'histoire ci-dessous pourrait être une manière de faire ses premiers pas à propos du sujet des formats ouverts ou fermés, mais l'histoire de la compagnie de cars et des conductrices est déjà là. Prenons-la donc à l'humour... en osant aller là où les juristes n'ont pas encore osé publiquement dire qu'ils voulaient aller !

Il était une fois...

Il était une fois une série de livres, Harry Potter, écrits par Joanne Kathleen Rowling et publiés en version originale par l'éditeur Bloomsbury. Le premier tome, paru en 1997, connut le succès, qui grandit au fil des 5 tomes suivants et des adaptations cinématographique depuis 2001 (les formats marketing, publicitaire et de communication appliqués au phénomène contribuant sans doute à ce succès, en plus du livre en lui-même).

Voici donc le tome 6, Harry Potter and the Half-Blood Prince disponible à partir du 16 juillet 2005 minuit. Aucune vente avant cette date précise, même si les différents magasins possédaient déjà l'ouvrage. Aucune vente... sauf par erreur dans le magasin The Real Canadian Superstore de Coquitlam sur la côte ouest du Canada, où 14 clients purent acheter normalement le livre : il avait été disposé en rayons, suite à une erreur d'inadvertance du magasin, qui retira rapidement les ouvrages.

Et alors...

Et alors, que faire quand 14 lecteurs possèdent légalement un livre vendu par erreur avant sa date prévue de publication le 16 juillet ? Interdire aux possesseurs du livre de le lire ! En effet, par décision de justice, l'éditeur canadien de Harry Potter, Raincoast Books, a obtenu une injonction (John Doe injunction) qui interdit aux acheteurs de lire leur livre de Harry Potter avant la date de publication officielle...

La Court suprême de British Columbia a émis une ordonnance interdisant tout possesseur du livre de « montrer, lire, offrir à la vente, vendre ou montrer en public » leurs livres. Les avocats de J. K. Rowling ont dit que « l'auteur était autorisé à interdire les acquéreurs de lire leurs propres livres même s'ils n'ont pas enfreint la loi ».

Mais voyons, il est possible de faire bien mieux !

L'histoire est déjà assez folle. Mais il faut admettre que messieurs les juristes sont vraiment encore très timides et font preuve d'une retenue toute professionnelle.

Aidons-les donc pour qu'ils n'aient plus peur de se lancer « pour établir et faire valoir des textes juridiques en rapport avec la société de l'information et de la connaissance dans laquelle le droit est encore plus le garant du respect des auteurs et des éditeurs. » Et ces lignes pourront même servir : il aura déjà été écrit et publié ce qui suit et qu'ils n'osent encore dire, trop timides !

Voici donc en exclusivité quelques clauses qui élargissent efficacement la gamme des possibilités :

  1. durée : vous pouvez n'être autorisé à lire le livre que pendant une durée déterminée (que lors d'une saison, qu' entre deux phases de lune,...) : au-delà, le droit de lecture est rétiré ;
  2. lieu :
    1. la lecture est autorisée à votre domicile (qu'il soit loué ou possédé ; le cas des résidences secondaires est autorisé jusqu'à concurrrence de deux adresses différentes) et dans un rayon défini (5 kilomètres généralement) ;
    2. vous ne pouvez lire le livre que dans les endroits compatibles avec l'acte respectueux de lire établis par l'auteur et l'éditeur (l'exclusion de certaines pièces est possible) ;
    3. la lecture est interdite dans un lieu public (comme une plage, un jardin public, une terrasse de café,...) et dans un moyen de transport collectif (bus, car, train, avion, bateau,... sauf si le véhicule est privé, comme un jet privé ou un yacht privé) afin de préserver le caractère privé de votre copie privée ;
  3. tenue : la lecture du livre doit respecter la volonté de l'auteur et de l'éditeur, qui peuvent exiger une tenue correcte et décente de la part des lecteurs (se reporter à la notice détaillée figurant en tête de livre sur les vêtements à porter, avec le cas des marques partenaires) ;
  4. rangement : certains livres ne peuvent être rangés que dans des meubles de marques partenaires de l'éditeur ; de plus certains livres ne peuvent pas être rangés en étant mis en contact avec la couverture d'autres livres (liste figurant dans la notice légale) ;
  5. intégrité physique : il est interdit de porter atteinte à l'intégrité physique protégée du livre telle que établit par l'auteur et l'éditeur : sont donc interdits les actes altérant, modifiant ou dégradant le livre. Il est notamment interdits : d'y inscrire un nom, une date ou un texte ; de corner, plier ou arracher les pages ; de souligner, annoter ou grifonner ; de recouvrir d'une couverture protectrice ;
  6. produits dérivés et actions dérivées :
    1. toute forme de produits dérivés est interdite sans accord express, notamment les dessins d'enfants faits à partir du livre, les images photographiques du livre (couverture, pages), les spectacles tirés ou inspirés du livre même dans le cadre de son domicile ;
    2. sont interdites toutes actions autres que la seule et simple lecture. Il est donc notamment interdit de : se servir du livre autrement que comme un objet à lire (l'utilisation du livre comme arme défensive est accordée dans le cas de légitime défense avéré et en dernier recours) ; lire à haute voix plus fort que la mesure indiquée dans la licence du livre (10 dB par défaut) ; publier un commentaire, une réaction ou un jugement sur le livre ;
  7. cas particuliers : comprendre ou appliquer les propos d'un livre n'est autorisé que dans certains cas précis (manuels techniques agréés, textes officiels des autorités).
Sources et liens :

Un nouveau format ouvert pour la sécurité

Le XKMS version 2 est une recommandation du W3C

Le W3C, World Wide Web Consortium, est avec l'IETF l'un des organismes d'élaboration des standards ouverts d'Internet, dont une partie de ceux de la grande famille de format XML.

Le dernier standard ouvert, dénommé recommandation, publié fin juin 2005 suite au travail d'élaboration du groupe dédié est le XKMS, XML Key Management Specifications.

Le XKMS concerne le domaine de la sécurité et permet la gestion de clés publiques. Comme l'indique le communiqué de presse (gras ajouté) :

La sécurité des applications et des services Web repose sur des composants interopérables permettant de signer, certifier, encoder et échanger des documents électroniques. Toutes ces fonctions dépendent de la gestion et du traitement de clés publiques. [...] XKMS 2.0 rend pratique l'implémentation de l'infrastructure à clés publiques (PKI) dans les applications Web, tels que les services Web.

Cela va non seulement aider une tierce partie à fournir des opérations PKI de manière interopérable, mais cela va aussi permettre aux sociétés d'installer leurs propres serveurs XKMS 2.0 pour des applications se rapportant à des intranets locaux.

Donc, plus de sécurité mais aussi plus d'interopérabilité.

Sources et liens :

Un point c'est tout : un trio de formats ouverts

Le projet UPCT

« Un point c'est tout. » Voilà une expression qui peut être comprise de différentes manières : au sens d'une réponse catégorique, mais aussi au sens où le point représente beaucoup. Mais quel point ?

Là aussi, plusieurs solutions. Cela peut concerner le signe de ponctuation, et donc se rapporter à la typographie. Ou alors parler de peinture pour traiter de pointillisme, ou de sport, ou de couture, ou de mathématique. Ou encore être une demande pour donner une seule information (voire la dernière ; on devrait alors écrire avec une virgule « Un point, c'est tout »).

Mais ici c'est le point géographique : ce presque rien sur une carte, mais qui est tout une fois assemblé avec d'autres pour constituer la carte. C'est ce sens qui est derrière le titre d'un texte qui a donné naissance à un projet portée par une association :

  • L'excellent texte de départ est intitulé « Un point c'est tout » : il a été écrit par Michel Bondaz et publié le 24 janvier 2003 sur le site de l'ADULLACT. Il faisait état de cette situation : « je ne trouve pas de carte toute faite que je puisse adapter à mes besoins et publier ensuite. » ;
  • Le projet qui en découle consiste à « redécouvrir notre planète et en partager librement la vision. », sans « dénigrer les professionnels de la cartographie » ;
  • L'association qui s'est constituée est dénommée UPCT (Un Point C'est Tout) et « veut mettre à disposition du public des cartes du monde, libres de droit de reproduction, des cartes où tout le monde peut écrire, dessiner et raconter son histoire, sa vision du territoire... ».

Dans le numéro 30 du magazine Linux Pratique de juillet-août 2005, un très bon article de 2 pages explique les différents points (!) de ce projet : qui, quoi, pourquoi, comment, quels outils, et la suite. Avec un encart de publicité au slogan : Une carte par tous et pour tous !

Dans cet article, le sujet des formats des données récoltées par les volontaires est évoqué, avec aussi celui des outils logiciels utilisés pour manier ces informations et le libre accès aux cartes ainsi produites. Le trio données-formats-logiciels se doit ici d'être ouvert : des données à une licence de format juridique ouvert, des formats numériques ouverts et des logiciels eux aussi ouverts car logiciels libres. (Une approche qui s'apparente à celle souhaitée dans la lettre ouverte sur la bibliothèque numérique européenne.)

Le projet UPCT est supporté par l'association ADULLACT (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales) et sera présenté au Sommet Mondial de la Société de l'Information (SMSI), à Tunis en novembre 2005.

Sources et liens :

L'IETF se réunira à Paris

La 63e conférence IETF

Du 31 juillet au 5 août 2005 se déroulera à Paris au Palais des Congrès porte Maillot la soixante-troisième rencontre de l'IETF, l'Internet Engineering Task Force.

L'IEFT est avec le W3C (World Wide Web Consortium), l'un des deux principaux organismes d'élaboration des formats ouverts et des protocoles ouverts utilisés sur Internet et qui permettent l'interopérabilité.

Le programme des 5 jours est très riche, avec 114 sessions sur des sujets très variés et 2 séances plénières (une sur les activités et l'administration le mercredi 3, et une technique le jeudi 4). Sans oublier la visite et le dîner au Musée d'Orsay le mardi soir 2 août. Les technologies DKIM de lutte contre le pourriel seront sans doute aussi évoquées.

Les détails du programme, tout à fait lisibles, sont en ligne... au format texte brut sans accent (format txt), pas en HTML ni XHTML ! Utilisables par tous les navigateurs, des plus anciens aux plus modernes.

Sources et liens :

Quel format pour lutter contre le pourriel ?

Cisco et Yahoo!, avec d'autres, veulent combattre le spam

Le pourriel (les courriers électroniques bons pour la poubelle, connu aussi comme spam en anglais) est l'un des désagréments du courriel. Or il a pris une ampleur très importante. Alors, comment le combattre, voire comment s'en débarasser ?

Le courrier électronique, tout comme Internet, repose sur des formats et des protocoles ouverts : SMTP, POP, IMAP, texte brut. Pour lutter contre les pourriels, il faudrait modifier ces normes ouvertes. C'est ce que souhaite certaines des sociétés liées à Internet. Mais ces normes ouvertes ne peuvent être modifiées que par l'organisme qui en a la charge, ici l'IETF (Internet Engineering Task Force).

En juin 2005 Microsoft a annoncé qu'il compte mettre en place en novembre sa technologie Sender-ID sur ses services Hotmail et MSN, sans pour autant avoir eu la validation technique de l'IETF qui a rejeté en 2004 sa demande.

Ce sont désormais Yahoo! et Cisco qui viennent d'annoncer qu'elles ont soumis à l'IETF deux technologies :

  • DomainKeys, de Yahoo!,
  • Identified Internet Mail, de Cisco,

regroupées sous le terme DKIM (DomainKeys Identified Mail), et avec la participatation de Alt-N Technologies, AOL, Brandenburg Internetworking, Cisco, EarthLink, IBM, Microsoft, PGP Corporation, Sendmail, StrongMail Systems, Tumbleweed, VeriSign et Yahoo!.

L'IETF devra donc se prononcer sur cette demande avec comme objectif de continuer d'assurer l'interopérabilité sur Internet.

Sources et liens :

Voir aussi l'article sur la réunion de l'IETF à Paris fin juillet-début août.

Manifestation internationale sur le format ouvert SVG

SVG Open 2005 aux Pays Bas

Après Zürich (2002), Vancouver (2003), et Tokyo (2004), la 4e manifestation internationale SVG Open se tiendra en 2005 à Enschede, aux Pays Bas, du 15 au 18 août.

Le SVG, Scalable Vector Graphics, est un des nombreux formats ouverts de la grande famille de formats XML, normalisé par le W3C.

Le SVG permet de représenter :

Les possibilités sont très nombreuses, sur des ordinateurs comme sur les téléphones portables.

L'utilisation du SVG sera possible dans la prochaine version officielle de Firefox (annoncée pour la rentrée 2005 ; elle est en place dans l'actuelle version de test, nommée Deer Park Alpha 2).

Sources et liens

Avant les formats des supports et avant les formats des fichiers : la sauvegarde et le récolement

Pensez à sauvegarder et pensez à récoler

Il est capital d'avoir des données à des formats ouverts. Avant ces fichiers à des formats ouverts, il est capital de les avoir sur des supports physiques à des formats utilisables, c'est-à-dire sans altération (support intègre) et lisibles (avec des appareils adéquats).

Mais ce n'est pas suffisant ! En effet, malgré des fichiers à des formats ouverts sur un support utilisable, si le support disparait, cela peut poser de graves problèmes.

En cas de vol, en cas de pannes irréversibles, en cas de chocs ou de chutes (sur le sol, dans de l'eau ou autres liquides) irrémédiables, en cas de virus destructeur, la perte définitive des données qui figurent sur son ordinateur est très problématique si aucune sauvegarde n'a été faite. De plus, on peut être tout autant handicapé sans inventaire précis des fichiers et des logiciels utilisés, c'est-à-dire un récolement appliqué à sa machine.

Il faut donc penser à :

  1. faire régulièrement une sauvegarde des données (les fichiers que vous avez enregistrés explicitement et aussi ceux créés par les logiciels de messagerie, de navigateur, de carnet d'adresses ou d'agenda par exemple) sur un autre support (clé USB, disque dur externe, CD Rom, DVD Rom, sur un site,...) ;
  2. établir régulièrement un récolement de sa machine (sur un support lisible et à un format ouvert) ;
  3. utiliser des formats ouverts ;
  4. employer des supports physiques utilisables.

Tout cela constitue une véritable gestion des enregistrements et des données, qui est une partie du records management (comme les aspects liés aux métadonnées).

Sources et liens :

Fin du décodage du format publicitaire

Arrêt de l'émission Culture Pub et de ses décodages

Cette information aurait pu figurer dans la catégorie Publicité, mais elle concerne bien plus les formats non-électroniques. Le dimanche 5 juin 2005 sur M6 a été diffusée le dernier numéro de l'émission mensuelle Culture Pub. Elle était apparue en 1987. Jusqu'en 2002, elle avait une fréquence hebdomadaire les dimanches soirs. Depuis deux saisons, l'émission était passée au format 52 minutes.

L'un des intérêts de l'émission qui se qualifiait de pédago-fun était de décoder les publicités en montrant leurs ressorts, leurs stratégies, notamment au fil du temps ou par rapport aux modes du moment. Il s'agissait d'un regard un peu distancié sur le format publicitaire avec des explications et informations sur ses codes et ses techniques.

Une autre caractéristique était le générique : il reprenait le format des logos de marques connues (mêmes formes, mêmes couleurs, mêmes dispositions des éléments, mêmes typographies) en remplaçant la marque par le nom de l'émission. On pouvait assez facilement reconnaitre la marque malgré les mots Culture pub : le format des logos, comme aussi celui des journaux, a des caractéristiques qui sont connues, ils sont en ce sens ouverts. Mais leur utilisation est logiquement protégée d'où l'interdiction de détournement ou d'usurpation.

Sources et liens :

Bibliothèque numérique européenne : mise en place d'un comité de pilotage

Le projet de bibliothèque numérique européenne passe une nouvelle étape

Un peu avant le 14 juillet, le Ministre de la culture et de la communication a annoncé une série de décisions à propos du projet de bibliothèque numérique européenne.

C'est la quatrième grande étape depuis son point de départ avec l'annonce le 14 décembre 2004 par Google de son projet de bibliothèque numérique avec 5 universités anglo-saxonne :

  • en janvier, le président de la Bibliothèque nationale de France appela à une réaction dans un article du journal Le Monde ;
  • en mars, le Président de la République reçut le président de la Bibliothèque nationale de France et le Ministre de la culture et de la communication, et se déclara favorable à un projet français et européen de numérisation des savoirs ;
  • en mai, lors des rencontres pour l'Europe de la Culture, l'Europe au travers des déclarations du Président de l'Union en exercice et d'une de ses commissaires, se prononça aussi favorablement.

Et ce sont donc 3 éléments nouveaux qui viennent de s'ajouter au dossier à propos du comité de pilotage :

  • un communiqué de presse, le 11 juillet, pour annoncer le 13 juillet ;
  • un décret en date du 12 juillet, paru au Journal Officiel du 13 ;
  • une conférence le 13 juillet pour l'installation du comité de pilotage en vue de la création d’une bibliothèque numérique européenne.

Ainsi, parmi les décisions annoncées :

  • l'élaboration d'un livre blanc qui synthétisera les propositions, d’ici au 14 décembre 2005 (un an exactement après l'annonce de Google) : ce document devra envisager des collaborations entre le secteur public et le secteur privé ;
  • la composition du comité interministériel :
    • président : le Ministre de la culture et de la communication ;
    • des représentants :
      • du ministère chargé de l’industrie ;
      • du ministère chargé des affaires européennes ;
      • du ministère chargé de l’enseignement supérieur ;
      • du ministère chargé de la recherche ;
      • du ministère de la culture et de la communication ;
      • des établissements publics concernés au premier chef (Bibliothéque nationale de France et Institut National de l’Audiovisuel).
    • 6 personnalités qualifiées désignées en raison de leur compétence par le ministre de la culture et de la communication :
      • Olivier Cazenave (Directeur de La documentation Française) ;
      • Franck Dangeard (P.D.G. de Thomson) ;
      • Olivier Duhamel (Professeur des universités à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris) ;
      • Serge Eyrolles (P.D.G. des éditions Eyrolles et Président du Syndicat National de l’Edition) ;
      • Jean- Michel Hubert (ancien président de l’ART) ;
      • Alain Kouck (P.D.G. d’Editis).
  • la double mission du comité :
    • étudier les possibilités de numérisation du patrimoine culturel national ;
    • coordonner et d’orienter les actions nécessaires à la constitution d’une bibliothèque numérique européenne.

Il faut fortement souhaiter que le sujet de l'interopérabilité entre les différentes bibliothèques européennes sera envisagée comme l'ont été l'interopérabilité entre les casiers judiciaires européens et entre les systèmes ferroviaires transeuropéens.

Avec comme garantie de cette interopérabilité et de l'indépendance de la bilbiothèque numérique européenne, l'utilisation de logiciels ouverts, de protocoles ouverts et de formats ouverts, comme souligné dans la lettre ouverte du 1er juillet.

Voir aussi l'annonce du deuxième comité de pilotage et son compte-rendu.

Sources et liens :
  • Pour une chronologie détaillée et d'autres références, consulter les liens de l'article Lettre ouverte.

L'histoire ahurissante de la compagnie de car et des conductrices de voitures

Une véritable histoire folle, et son analogie inquiétante à propos des formats et des logiciels

Parfois, la réalité dépasse la fiction, comme le dit l'expression consacrée. Cette fois-ci, il ne s'agit pas d'imaginer l'interdiction des navigateurs modernes, ni celle des disques durs, ni celle de la suppression de la publicité et encore moins d'interdire les améliorations. Cette fois-ci, hors de la rubrique Humour, voici l'affaire judiciaire bien réelle la « plus stupide de tous les temps », ainsi qualifiée outre-Atlantique où elle est même parvenue.

Plantons le décor. Il était une fois...

Il était une fois la société Onet-Luxembourg, située au Luxembourg et chargée du nettoyage de locaux d'institutions européennes de Luxembourg. Elle emploie des femmes de ménage, dont certaines habitent un département frontalier.

Il était une fois la société Transports Schiocchet Excursions qui assure entre autres une ligne de car entre Metz et Luxembourg. Elle permet à des employées d'Onet de se rendre à Luxembourg pour leur travail contre un abonnement mensuel de transport.

Mais ce transport collectif en car est tout de même contraignant : interdiction de parler, interdiction de manger, déplacement d'un point de ramassage fréquenté sans concertation, retards des départs des trajets retour et insultes du chauffeur si cela lui était signalé.

Face à cette situation, les employées ont réagi et se sont organisées : elles ont mis en place du covoiturage, chacune participant à tour de rôle avec son véhicule et partageant les frais. Et alors les choses se sont nettement améliorées : ambiance conviviale, plus de retard, coût moins élevé que l'abonnement mensuel et temps de trajet plus court.

Et alors ? Voici donc ce qui arriva...

Voici donc ce qui arriva déjà en 2003 et qui se répète en 2005 : la société de transport attaque en justice les femmes de ménage ! Au motif que le covoiturage est « un acte de concurrence déloyale et parasitaire ». Avec la demande de condamnation des femmes de ménage à 5000 euros d'astreinte par « infraction » constatée et aussi avec la demande de saisie des véhicules. La société Onet-Luxemboug est aussi attaquée en justice pour incitation au covoiturage, tout en étant dénigrée par Transports Schiocchet Excursions pour violation des conventions de transport.

Pour faire constater les « infractions », les voitures des femmes de ménage sont même suivies. En 2003, c'est le tribunal de Commerce de Briey qui avait été saisi et qui s'était déclaré incompétent. En 2005, c'est le tribunal de grande instance de la même ville qui est saisi. L'audience aura lieu début 2006.

Mais quel est le lien avec l'informatique et les formats ?

Dans un premier temps on peut rire de cette histoire ahurissante. Puis on peut aussi en rire jaune car elle a une valeur symbolique forte. En effet, porter ainsi en justice ce qui semble de prime abord intenable comme raisonnement est inédit. Mais justement, c'est à ce sujet qu'il y a de quoi s'interroger.

La question est en fait celle-ci : est-il autorisé de proposer une alternative à quelque chose qui existe déjà ? Cette question est redoutable et la réponse attendue par certains est « non ». Que chacune utilise sa voiture n'aurait peut-être pas gêné, mais que cela soit organisé et que l'information se soit diffusée au sein des employées est inadmissible pour la société de car : c'est le système du covoiturage qui est attaqué, car concurrent.

Mais alors quel est le lien avec l'informatique en général et les formats en particulier ? Le danger est identique : interdire de proposer un logiciel concurrent ou un autre format que ce qui existe sur le marché, avec condamnation à la clé.

Une exagération ? Hélas non, il y a des exemples passés d'actions elles aussi ainsi attaquées :

  • publier des informations sur le moyen de lire le format d'un DVD ou d'un fichier PDF légalement acquis mais réservés uniquement à un système et qui interdisent d'être lus autrement ;
  • informer de l'existence de failles de sécurité d'un programme ou d'un format.

Et il y a même des risques futurs à propos des fichiers numériques verrouillés et contrôlés avec des dispositifs techniques comme les DRM : il sera impossible d'utiliser ces fichiers (d'images, de musique, de films, de bureautique,...) ailleurs que sur certains matériels et qu'avec certains logiciels. Pas d'interopérabilité, pas de formats ouverts. Et proposer des alternatives sera interdit, car considéré comme de la contrefaçon.

Finalement, il y a beaucoup de situations proches de cette société de car qui attaque le covoiturage... Et nous, utilisateurs, sommes tous des conductrices de voiture.

Sources et liens :

Les formats Ogg et WMA DRM ont la cote

Les dépliants publicitaires et les formats audio


Les baladeurs numériques ont le vent des ventes en poupe. Que ce soit à mémoire flash, à disque dur, de différentes tailles et capacités, ou avec plus ou moins de fonctionnalités, les modèles sont nombreux. Cela est aussi valable pour les téléphones portables qui s'éloignent de plus en plus du simple téléphone pour devenir des terminaux numériques avec appareil photo voire video, lecteur de musique, carnet d'adresses, agenda, stockage de fichiers,...

Parmi les caractéristiques de ces baladeurs et téléphones, celle des formats pris en compte est importante et très souvent indiquée. Il y a bien sûr le MP3, format soumis à brevet, mais deux autres formats semblent être mentionnés de plus en plus souvent par les fabricants et même sur les dépliants publicitaires grand public :

  • le Ogg, ou Ogg Vorbis, vrai format ouvert, concurrent des formats fermés MP3, AAC d'Apple (sur son site iTunes Music Store et ses baladeurs iPod), Atrac3 de Sony (sur son site Connect et ses appareils) ou WMA de Microsoft (sur les sites FnacMusic Store, VirginMega ou MSN Music Store) ;
  • le WMA DRM : il s'agit du format Windows Media Audio avec des fichiers DRM, ainsi explicitement mentionné, ce qui est nouveau : les DRM ont pour objectif de garantir le contrôle et l'accès au fichier. Cela est en fait un verrouillage de l'utilisation du fichier (un seul type de lecteur, nombre limité de copie, limitation des transferts voire des lectures), comme on peut le vivre avec son téléphone portable ou comme on peut le rencontrer avec le CLUF de Windows XP.

En fait ces deux formats sont aux antipodes techniques. Et en amont des formats fermés se trouvent les sites Web de vente en ligne qui diffusent les formats incompatibles. L'interopérabilité en musique n'est pas encore de mise.

Sources et liens :

Un classement des formats

Comment établir une liste des formats les plus utilisés ?

Le 14 juillet pouvait être vu comme un défilé de différents formats non-électroniques. Et si un défilé des formats informatiques était organisé ? Si on les passait en revue, quel serait le classement des formats ? Quel hit-parade et quelles statistiques de ceux les plus utilisés, ceux en plus forte progression ou ceux en baisse ? Quelle serait la photographie du paysage des formats ?

Autant la question est facile à poser et autant il est difficile d'y répondre. En effet :

  • cela dépend tout d'abord de ce que l'on considère comme l'ensemble de référence par rapport auquel on effectue la mesure : les fichiers de son ordinateur ? ceux de son entreprise, administration ou association ? ceux échangés sur une ou des listes de diffusion ? ceux disponibles sur Internet ? ceux référencés par des moteurs de recherche ?...
  • cela dépend ensuite du domaine considéré : tout domaine confondu ? ceux en bureautique ? plus finement, ceux de traitement de texte ou de tableur ? ceux en musique ? ceux en photo ? ceux en video ? ceux de présentation ?...
  • cela dépend enfin de la mesure prise en compte : le nombre de fichiers (même de très petite taille) ? la taille totale obtenue (même avec peu de fichiers) ? et de la période couverte par la mesure (les 2 derniers mois, les 5 dernières années,...).

En fait, suivant ce qui est retenu, chaque format de fichier peut être qualifié de format le plus utilisé ! (avec peut-être en petites lettres les conditions de la mesure). Finalement chaque format est leader de son secteur... surtout en ne prenant que lui ! Le format des textes marketing, commerciaux et publicitaires jouent habilement sur ces éléments (« 80% de satisfaits », avec un test réalisé sur 100 personnes, sans informations supplémentaires... est-ce vraiment objectif ?).

Pour ce qui est des formats en général, celui du courriel et le HTML, ou le XHTML avec CSS, sont sans aucun doute largement en tête. Et le RSS est en pleine croissance. Ce sont tous des formats ouverts. Quant au MP3, il doit aussi caracoler en tête de la musique. Car tous sont très utilisés en nombre et en taille totale. Le PDF est aussi répandu, comme les .doc, .xls et .ppt.

Mais combien exactement ? Impossible à établir. Les sites des moteurs de recherche (Altavista, Google, Yahoo,...) proposent des « recherches avancées » avec le choix du « type de fichier ». Les formats sont alors le PDF, ceux de Microsoft Word, Excel et Powerpoint, le RTF et le Postscript. Sans oublier par défaut le HTML. Mais il faut fournir un ou des termes pour la recherche, donc pas de réponse globale (en fait, il n'y a pas la possibilité d'utiliser des caractères dits joker ou des wildcard).

Le classement des formats les plus répandus n'est pas encore disponible.

Sources et liens :

Le format 14 juillet

Bal, feu d'artifice et défilé... de formats

Le 14 juillet, jour de la fête nationale française, donne lieu lieu à de nombreuses manifestations ou activités dans lesquelles les formats non-électroniques interviennent d'une certaine manière.

Le 14/07, 14 juil. ou Fêt. Nat., des formats abrégés de cette date, voit donc des activités presque seulement organisées ou autorisées ce jour-là : format presque exclusif. Ainsi les pétards, les bals, les feux d'artifice (dont le format veut qu'ils se terminent par le bouquet final), les spectacles pyrotechniques (autre format de vocabulaire), les drapeaux (au format officiel) sur les mairies ou sur les bus en sont des exemples.

Totalement exclusifs au 14 juillet, la garden party (format anglais) de l'Elysée dans les jardins de la présidence, l'interview du Président de la République (un format d'intervention bien établi) et le défilé militaire terrestre et aérien sur les Champs-Elysées (avec « les bons formats qui vont bien » comme on dit au format militaire, car la langue est un format).

En 2005, année du Brésil en France, ce pays était aussi présent avec des troupes dans le défilé militaire et avec son Président Luiz Inacio Lula da Silva hôte d'honneur des cérémonies. Et là, c'est le protocole et son format ouvert qui étaient en action : à la tribune officielle, le siège du Président brésilien était aussi avancé que celui du français, signe d'égalité volontairement donné et décodé car les règles du protocole diplomatique et des cérémonies sont connues.

Sources et liens :

La publicité au format télé peut se faire du souci

La télé numérique et la publicité...

La publicité sur le Web... Il y a les fenêtres publicitaires pop-up... qui sont bloquées par les navigateurs. Il y a les bannières de publicité des sites Web... qui peuvent aussi être supprimées par des extensions dédiées. Donc, moins de publicité.

La publicité à la télévision... Il y a l'écran d'ordinateur pour Internet, auquel de plus en plus de temps est consacré, au détriment de la télé. Il peut y avoir des téléchargements illégaux qui sont débarassés de publicité, comme l'indique un article de Télérama. Mais bien pire encore, car légal et simplissime à utiliser, il y a les magnétoscopes numériques.

En effet, ces appareils sont en fait des disques durs sur lesquels sont enregistrées les émissions, avec l'aide de logiciels. Les logiciels ont de nombreuses fonctionnalités pratiques pour l'enregistrement comme pour la lecture. Avec aussi la possibilité de supprimer les passages publicitaires. D'un clic, plus de pub :

Sous plusieurs formes (platines, baladeurs multimédia, cameras...), cet "engin de la mort des annonceurs" permet d'enregistrer en temps réel la télévision, et de passer les pubs en un instant.

Et 90% des possesseurs de magnétoscopes numériques font ainsi, selon une étude récente rapportée par PC-INpact. Certes, comme la part de marché de ces appareils est encore très faible, l'impact est encore minime. Mais avec l'évolution actuelle (la baisse des prix des appareils, progression du haut débit, TNT gratuite,...) le format publicitaire à la télévision au format numérique pourrait être menacé.

Sauf à empêcher ces manipulations :

  • de manière juridique : si les passages publicitaires étaient reconnus comme faisant partie intégrante d'un programme de télévision, alors les supprimer serait une violation de l'intégrité de l'œuvre (à condition que les-dits passages soient accpetés comme tel), donc interdit et condamnable ;

Dans ces deux cas de figure, plus de formats ouverts, plus d'interopérabilité.

Sources et liens :

Il y a 5 ans déjà, pour des standards ouverts

Une proposition de loi déposée... il y a plus de 5 ans !

Le 30 mai 2000, la Présidence de l'Assemblée nationale enregistrait « la proposition de loi tendant à renforcer les libertés et la sécurité du consommateur et à améliorer la concurrence dans la société de l'information », déposée par les députés Jean-Yves Le Déaut, Christian Paul et Pierre Cohen.

Le texte de cette proposition de loi Le Déaut - Paul - Cohen, même s'il n'a pas été retenu, n'en demeure pas moins intéressant, encore plus en ayant à l'esprit qu'il a 5 ans. Le texte se composait de 2 parties :

  • l'exposé des motifs : il développe les 5 principes sur lesquels se base la proposition de loi, « le libre accès du citoyen à l'information publique, la pérennité des données publiques, la sécurité de l'Etat, la sécurité du consommateur dans la société de l'information et le principe d'interopérabilité du droit des logiciels ». Il met en avant les standards ouverts (« c'est-à-dire dont l'ensemble des règles de codage de l'information sont publics ») et « le droit à la compatibilité pour tous » (soit l'interopérabilité).
  • les 6 articles de loi reprenaient ces idées, avec notamment les articles 1er et 3 qui mentionnaient les standards ouverts (gras ajouté) :

Article 1er : Lors des échanges de données informatisées, les services de l'Etat, les collectivités locales et établissements publics ont obligation de recourir à des standards de communication ouverts, constitués de règles et procédés d'échange publics de l'information numérique.

Article 3 : Toute personne physique ou morale a le droit de développer, de publier et d'utiliser un logiciel original compatible avec les standards de communication d'un autre logiciel.

Même si une définition des standards ouverts a été donnée par la loi en 2004, le texte est aussi historique puisqu'il mentionnait les dangers des brevets logiciels et des licences limitatives : « l'existence d'une marque sur un standard de communication ou d'un brevet sur un procédé industriel nécessaire à la mise en œuvre d'un standard de communication ne saurait permettre à son détenteur de bloquer ou de limiter la libre diffusion de logiciels compatibles. » Avec l'amendement du projet de directive sur les brevets logiciels, ce texte de loi est à garder en mémoire.

Sources et liens :

Modifier les images qui ont des formats «incorrects»

« Se frotter les mains tout en se mordant les doigts »

Les studios de cinéma d'Hollywood voulaient des dispositions légales pour lutter contre le vol de leurs œuvres, que les studios nomment piratage (ce terme accrocheur ne convient pas : le piratage concerne l'attaque de systèmes de traitements automatiques de l'information ; pour des sacs, des vêtements ou pour des œuvres, le terme adéquat est contrefaçon). Chose acquise, une loi a été votée. Mais dans la même loi, une clause a été ajoutée pour légaliser la commercialisation d'une technologie de « nettoyage »...

Il s'agit d'une technologie développée par la société ClearPlay qui permet de supprimer ou de modifier des scènes de films jugées choquantes : violence, nudité, vulgarité des propos... Une technologie qui propose donc de censurer les films.

Mais en appliquant cette technologie, l'œuvre est modifiée et n'est plus respectée : les auteurs s'insurgent donc contre cette disposition... qui ne peut être remise en cause qu'en remettant en cause le texte qui la contient, qui protège les mêmes auteurs et les producteurs de la contrefaçon. Le texte se mord la queue, ce que l'article de Télérama résume en « Hollywwod se frotte les mains et se mord les doigts. »

Vouloir un format politiquement correct des images, modifier le format des scènes, respecter le format de l'œuvre (3 formats non-électroniques), protéger le format numérique de la contrefaçon : ce quatuor n'est pas constitué d'éléments toujours très compatibles. Un quatuor qui repose sur le numérique et ses possibilités. Avec des formats numériques qui n'ont rien d'ouvert (avec entre autres les DRM comme ceux dans Windows XP ou ceux refusés en Nouvelle Zélande et autres verrouillages, qui ne permettront pas l'interopérabilité).

Sources et liens :
  • Article Bush pirate la loi antipiratage, de Mathilde Blottière, Télérama n°2890 du 4 au 10 juin 2005, page 22
  • Le site de la société ClearPlay, en anglais, http://www.clearplay.com

Et si concurrencer était interdit

Interdiction d'une future concurrence et de son idée même ?

Du 5 au 9 juillet 2005 se sont déroulées à Dijon les 6e Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL). L'occasion de donner une conférence sur les standards ouverts (au format « sans transparent ») et un atelier (sur LaTeX) et aussi de suivre le thème éducation, de rencontrer, d'échanger et d'apprendre.

Parmi les informations recueillies dans d'autres conférences, en voici une qui laisse songeur... Lors de réunions professionelles passées, le monde de l'édition réagissait très fortement à propos des utilisations possibles des œuvres placées dans le domaine public. En effet, il était avancé qu'exploiter ces œuvres pourrait concurrencer une possible utilisation future par des éditeurs et ainsi faire baisser le potentiel chiffre d'affaires tiré de cette hypothétique activité.

Dans un format plus clair, on peut traduire de deux manières :

  • le domaine public est un problème, il doit être réduit pour assurer des protections, des contrôles et peut-être aussi des revenus plus longtemps qu'actuellement : le format juridique serait à revoir ;
  • la concurrence future est à proscrire : il serait interdit de proposer des améliorations ou des innovations qui pourraient être meilleures que l'existant car cela le remettrait en cause et détruirait son modèle économique. Halte même à l'idée de vouloir créer, car cela peut concurrencer.

Dans cet esprit, pas de formats ouverts, pas d'interopérabilité ; mais aussi, pas d'imprimerie (mais toujours les manuscrits copiés), pas d'éclairage électrique (mais toujours la bougie), pas de transistors (mais toujours des lampes), pas d'ordinateurs (mais toujours des machines à écrire et des calculatrices),... la liste est très longue : en fait, pas d'évolution.

Sources et liens :

Un amendement en faveur de l'interopérabilité

Un des amendements du texte sur les brevets logiciels garantissait l'interopérabilité

Le projet de directive sur les brevets logiciels a été rejeté par les députés européens le 6 juillet : pas de brevetabilité des inventions mise en œuvre par ordinateur. Même si cette bataille est close, deux points sont à relever, et peut-être à rapprocher :

  • les pro-brevets ont appelé à voter pour un rejet total du texte (c'était l'une des 3 possibilités) : pourtant ils avaient fait campagne pour des brevets logiciels, ce que proposait le texte ;
  • parmi les 21 amendements proposés, et qui étaient auraient pu être discutés voire votés, il en était un à propos de l'obligation d'interopérabilité : une façon d'empêcher les verrouillages des formats et des protocoles et de garantir l'interopérabilité avec des standards ouverts

Cet amendement n°11 proposait un nouvel article 6bis :

Lorsque le recours à une technique brevetée est nécessaire afin d'assurer l'interopérabilité entre deux systèmes de traitement de données différents, cela dans le cas où il n'existe pas d'autre solution technique non brevetée aussi efficace permettant d'obtenir l'interopérabilité entre les deux systèmes, (alors) ni ce recours, ni le développement, l'expérimentation, la fabrication, la vente, la cession de licences, ou l'importation de programmes mettant en œuvre cette technique brevetée ne seront considérés comme une contrefaçon d'un brevet. (gras ajouté)

Avec une justification tout à fait pertinente :

L'interopérabilité des systèmes de traitement des données (par ex. des ordinateurs) est à la base de l'économie de l'information. Elle permet une concurrence loyale entre tous les acteurs, grands et petits.

L'article 6 du Conseil ne fait référence qu'à l'exemption prévue par la directive relative aux droits d'auteur. Autrement dit, le développeur d'un logiciel peut rechercher la manière de rendre son système de traitement de données interopérable avec celui d'un concurrent. Mais par la suite, il n'utilisera pas nécessairement les connaissances ainsi acquises, celles-ci pouvant être protégées par un brevet.

Le présent amendement garantit que les brevets ne pourront pas non plus être utilisés pour empêcher l'interopérabilité. Il avait été adopté, sous une forme quasiment identique, par les commissions ITRE et JURI avant la première lecture (« systèmes de traitement de données » était alors « systèmes ou réseaux informatiques »). En première lecture, c'est une version plus générale de cet amendement qui avait été adoptée (par 293 voix contre 35), c'est l'article 9 du texte consolidé.
La formule « à seule fin de » renvoie à l'esprit de la version initiale ITRE/JURI de l'exception d'interopérabilité (plus limitée), qui a également reçu le soutien du Luxembourg et de plusieurs autres pays au sein du Conseil (sans cependant être adoptée).

Les formats et l'interopérabilité sont bien au cœur des enjeux, peut-être au point de vouloir absolument les éviter comme ici. En tout cas un texte et une obligation à conserver et qui pourront sans doute de nouveau être proposés.

Sources et liens :

Slogans de FOo

Marketing pour FOo et les standards ouverts

La parodie, le détournement ou l'imitation consistent à reprendre un texte, une formule, un slogan avec son style, ses tournures, son vocabulaire et à l'appliquer à un autre sujet : garder le format original mais l'utiliser pour un autre sujet. Voici donc une première série à propos du site Formats-Ouverts.org (FOo) et des standards ouverts.

  • FOo recommande l'utilisation de standards ouverts et de logiciels libres.
  • Standards ouverts et logiciels libres, fournisseurs officiels exclusifs de FOo.
  • Adoptez la FOo attitude : des formats ouverts, des protocoles ouverts et des logiciels libres.
  • Foo Fighters, c'est un groupe de rock. FOo, c'est Formats-Ouverts.org (qui se bat pour les standards ouverts).
  • FOo, sur les standards ouverts, avec des standards ouverts, pour les standards ouverts.
Sources et liens :

Myosotis de la conférence de presse de Florence Aubenas

Conférence de presse : à quel format video ?


Myosotis, ne m'oubliez pas : retransmission en ligne de la conférence de presse de Florence Aubenas, uniquement en Windows Media Video.

Le 14 juin 2005 à 16h se tenait la conférence de presse donnée par Florence Aubenas à la suite de sa libération et de son retour en France le 12 juin. Il était possible de suivre la retransmission en direct :

  • à la télévision sur France 2, au format analogique en hertzien et numérique avec la TNT gratuite ou la télévision sur ADSL ;
  • sur le Web, via le site de la Chaîne Parlementaire, au seul format Windows Media Video.

Cependant depuis mi-juin France 5 propose aussi une version au format Real Player. Ainsi l'archive de cette conférence est disponible au moins à deux formats, même s'ils sont fermés (France 3 ne propose plus qu'un seul format pour ses journaux). L'étape suivante serait d'avoir la conférence de presse à un format ouvert video (donc sans brevet), comme Theora.

Sources et liens :

La guerre des mo