Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2300 jours) - Il y a actuellement plus de 2600 articles en ligne - L'année 2010-2011 est la saison 7 du site : l'article des 6 ans et l'article 2500, La terrible maladie des figuiers de bonnets
Depuis le site de microblog Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Carte Musique Jeune, Festival de Deauville, SNCF-International, Aubade, VSD, Dassault Systèmes, Cegid, Axway (Sopra group), Linedata Services, Sophis, Bill & Melinda Gates Foundation, Le Festival de Cannes, Sage (voir une liste qui en reprend et plus complète).
Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone ni Android pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !), le compte tsfoo sur Identi.ca (depuis juillet 2009) et le compte thierrystoehr sur Twitter (depuis octobre 2011).
La journée du blog, un outil aux multiples formats
3108... quatre chiffres proches graphiquement de certaines lettres de l'alphabet... Ainsi le 3 avec le B, le 1 avec le l, le 0 avec le o, le 8 avec le g (même si le 9 est plus encore dans ce cas). Et alors, 3108... donne Blog... et le 3108 peut être considéré comme un nombre au format de date, le 31 août (le 3109 n'étant pas une date qui existe). Donc, le 31 août a été déclaré BlogDay, soit la Journée du blog. Avec logo et site Web officiel à l'appui.
Le principe est de proposer 5 sites Web de type blog qui ne sont pas du même domaine, et de placer des liens hypertextes pour les visiter d'un clic. Pour cet article, cela sera juste Barbarie.org (avec une idée quotidienne) et LBSNDD (Le Blog Sans Nom De Dimitri, déjà le nom est très bon).
Alors, opération marketing ? Réelle utilité ou futilité ? Cela n'atteindra certainement pas le niveau d'une information largement diffusée et relayée comme certaines autres Journées nationales (voire internationales) de.
Au-delà, le succès des blogs est indéniablement majeur. Traduit officiellement par bloc-notes, c'est un sujet riche qui peut être considéré sous l'angle des formats (y compris non-électroniques). Et ils sont nombreux :
- le format HTML, conforme W3C : LE format ouvert du Web (avec le XHTML), utilisé par les sites et établi par le W3C depuis plus de 10 ans ;
- le format Wiki : souvent utilisé pour l'écriture des articles, c'est un format ouvert ;
- le format technique base de données+PHP : souple, efficace et puissant, plus de FTP ou de liens à mettre à jour ;
- le format des liens hypertextes et des rétroliens (backtrack) : le protocole ouvert http, à la base du Web, est pleinement utilisé pour passer de pages en pages d'un simple clic ;
- le format RSS ou Atom : les flux de syndication sont très puissants et presque systématiquement proposés pour mieux suivre le site ;
- le format interactif : via les commentaires, c'est la possibilité de réagir, de compléter ;
- le format ouvert des logiciels de blog : nombreux sont ceux en logiciels libres ;
- le format « tout en un sorti de la boîte » : l'installation facile d'un clic du logiciel de blog est souvent la règle, suivi du paramétrage et alors publier devient possible ; sans parler des sites Web qui proposent d'héberger votre blog contre inscription ;
- le format social : que ce soit la blogosphère de sites jeunes (Skyblog par exemple), de sites d'information ou personnels, le phénomène est important avec des répercussions nombreuses ;
- le format d'éditeur mondial : la presse en ligne propose des blogs de ses journalistes, ou à ses lecteurs ; mais plus encore, désormais nul besoin d'imprimeur (qui restent essentiel pour l'importante version papier) et nulle autorisation du Roy nécessaire (ou d'autre structure) pour éditer et diffuser de l'information rapidement sur un sujet, potentiellement lisible à l'échelle mondiale.
Et la plupart des formats et des protocoles cités ci-dessus sont des standards ouverts. Pour ce qui est de Formats-Ouverts.org, c'est le logiciel libre DotClear d'Olivier Meunier qui « propulse » le site comme le dit le slogan. Finalement, blog et standards ouverts forment un beau couple.
Sources et liens :
- BlogDay, en anglais, http://blogday.wikispaces.org
- Article sur les weblogs, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Weblog
- L'article C'est le jour du blog !, site BlogOKat, le 31 août 2005, http://blogokat.canalblog.com/archives/2005/08/31/753552.html
- Barbarie.org, http://barbarie.org
- LBSNDD, http://www.point-libre.fr.eu.org/~dimitri/blog/
- DotClear, http://www.dotclear.net
Par Thierry Stoehr,
mercredi 31 août 2005 à 23:55 :: Internet
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Communiqué de presse à l'issue du comité de pilotage du 30 août
Dans la chronologie de cet été de la bibliothèque numérique européeen, il y eut :
Voici donc le compte-rendu de cette réunion du 30 août 2005, avec un communiqué de presse officiel du ministère de la culture.
Les standards ouverts ont-ils été à l'ordre du jour ? Quels protocoles, formats et logiciels utiliser pour une bibliothèque numérique européenne réellement forte et indépendante, comme avancée dans la lettre ouverte du 1er juillet ? Il n'y a pas pour l'instant de réponse précise à ces questions. Mais la réunion a traité :
- de l'état des lieux des réalisations françaises dans le numérique ;
- de la création de groupes d'experts dans 5 domaines :
- état des lieux en matière de numérisation de contenus culturels ;
- les publics et leurs attentes ;
- les contenus ;
- les technologies ;
- le modèle économique.
Les prochaines étapes annoncées indiquent :
- dans les semaines à venir, des propostions de la France faites à ses partenaires européens ;
- le 14 décembre 2005, la remise au Président de la République du Livre blanc ;
- courant octobre, la tenue du troisième comité de pilotage.
Signalons enfin, que le sujet de la Bibliothèque numérique européenne sera sans doute évoqué voire traité ce mercredi 31 août de 19h20 à 20h00 dans l'émission Le téléphone sonne de France Inter : le sujet de ce jour est « Google : pour le meilleur ou pour le pire ? », donc avec le projet Google Print, à l'origine (en réaction) du projet de Bibliothèque numérique européenne. Le journaliste Emmanuel Parody sera l'un des intervenants.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 31 août 2005 à 13:55 :: Général
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Skype, des API de sa messagerie instantanée, son SkypeWeb
Messagerie instantanée, ouverture d'API... voilà des sujets qui sont bien d'actualité. Ainsi, après le lancement de Google Talk le 24 août, après l'ouverture d'API de Yahoo! et Google en mars, c'est au tour de Skype d'annoncer ouvrir SkypeWeb ainsi que des API de sa messagerie instantanée.
Le 24 août (donc le même jour que Google Talk et aussi des 10 ans de Windows 95), la société Skype, spécialisée dans la téléphonie via Internet (ou voix sur IP, ou VoIP en anglais) a annoncé que deux de ses technologies allaient être ouvertes :
- SkypeWeb : « quelques lignes de HTML et de script » pour indiquer sur n'importe quelle page Web que l'auteur est disponible pour être contacté téléphoniquement via Skype ;
- SkypeNet : les API de la messagerie instantanée de Skype (ainsi que des outils et des services), le tout pour contacter ses utilisateurs.
Il s'agit pour l'instant d'une annonce, les détails « viendront bientôt » ou « dans les prochaines semaines ». L'idée étant que si ces technologies sont ouvertes, elles peuvent être largement utilisées, pour que sa messagerie instantanée soit encore plus accessible, soit un peu plus d'interopérabilité. Et ainsi établir Skype comme acteur important du domaine. Donc, à suivre, notamment à propos des conditions d'utilisations exactes, c'est-à-dire de la licence.
Comme le dit l'introduction de l'annonce, « Après tout... partager est bien » (« After all … sharing is good »). Dans le cas des formats ouverts, le slogan serait même « Partager réellement, c'est la base ».
Sources et liens :
- Article Skype ouvre sa messagerie instantanée aux développeurs, de Estelle Dumout, ZDNet France, le 25 août 2005, http://zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39257178,00.htm
- L'annonce officielle, Skype opens IM and Presence to the world. Introducing SkypeWeb and SkypeNet, le 24 août 2005, en anglais, http://share.skype.com/developer_zone/developer_blog/skype_opens_im_and_presence_to_the_world._-_introducing_skypeweb_and_skypenet/
- Le site de Skype, en anglais, http://skype.com
Par Thierry Stoehr,
mercredi 31 août 2005 à 13:30 :: Internet
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Plus de demande d'autorisation écrite préalable : bravo
La réaction a été rapide, il faut le souligner et féliciter de cela. Le site Web des Journées du patrimoine n'exige plus de demande écrite en vue de l'établissement d'un lien hypertexte vers le site. Cette situation avait été signalée le 25 août au travers d'un texte au format poème (avec aussi information par courriel des contacts du site). Depuis au moins ce mardi 30 matin (voire dès hier), la mention a été retirée.
Des liens hypertextes peuvent donc être établis, dans le respect de cette notion de lien, comme développé dans le rapport sur le sujet établi par le Forum des droits sur l'internet. Donc, pas d'imbrication du site dans un autre, pas de reprise d'images ou de base de données, mais un lien normal, le lien simple et sain qui permet de se rendre à la bonne page d'un site, et ainsi consulter la référence donnée ou aller à la source de l'information.
Le lien hypertexte a un format ouvert. Certains autres sites devraient s'inspirer de cette réactivité.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 30 août 2005 à 12:50 :: Internet
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Réunion du deuxième comité de pilotage prévu ce jour
Ce mardi 30 août se réunit le comité de pilotage du projet de création de la Bibliothèque numérique européenne. Annoncée le 16 août par le Ministre de la Culture, il s'agit de la deuxième réunion après la mise en place du comité de pilotage le 13 juillet dernier.
Le texte du communiqué de presse fait mention de la décision de Google du 11 août de suspendre jusqu'en novembre son programme de numérisation.
Cette pause [...] ne modifie en rien le projet de création d’une Bibliothèque numérique européenne, voulu par le Président de la République. Plus que jamais, il est nécessaire que la France et l’Europe travaillent ensemble pour préserver la diversité culturelle et bâtir par des projets concrets une Europe de la culture.
Le communiqué insiste sur la partie juridique nécessaire dans l'élaboration d'une bibliothèque numérique avec le respect des droits de chacun (auteurs, éditeurs, ayants droits,...), et conclut par la volonté de « promouvoir les œuvres et à servir l’ensemble de nos concitoyens. »
L'ordre du jour n'est pas indiqué, mais on peut espérer que certains points seront traités, notamment :
- la question des formats et des protocoles, par rapport à l'interopérabilité, par rapport à la pérennité ;
- la question de la maîtrise des technologies et des logiciels mis en œuvre ;
avec comme réponses la plus pertinente des standards ouverts et des logiciels libres, comme cela a été souligné dans la lettre ouverte du 1er juilllet dernier.
Sources et liens :
Voir aussi le compte-rendu de cette réunion.
Par Thierry Stoehr,
mardi 30 août 2005 à 10:00 :: Général
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...tout le monde y gagne, elle comme les utilisateurs
Google a annoncé le lancement de Google Talk, son service de messagerie instantanée, le 24 août dernier (jour des 10 ans de Windows 95).
Encore Google, avec son GMail qui adopte le protocole POP et qui s'ouvre au possesseur de téléphone portable, sa bibliothèque numérique lancée fin 2004, suspendue pour 3 mois mais qui initia le projet européen... Encore une messagerie instantanée, alors qu'il y a déjà les ICQ, AIM, MSN Messenger, Wanadoo Messenger, Yahoo! Messenger et autre iChat...
L'information a été signalée, commentée. Alors, que dire de plus ? Quitte à insister de nouveau en prenant la nouvelle sous l'angle des formats, cette nouvelle est une très bonne illustration de l'importance et de la puissance des standards ouverts.
En effet, que pouvait-il se passer ?
- Soit Google développait sa propre technologie fermée réservée aux seuls utilisateurs de son outil : hors de Google Talk, point d'échange, mais aussi investissement important nécessaire ;
- Soit Google retenait une approche basée sur des standards ouverts : son outil reprenait alors des technologies ouvertes et était prêt pour se connecter aussi le plus largement aux autres, en permettant à une technologie de se répandre et en y contribuant.
C'est la seconde solution qui a été retenue. Avec donc une approche ouverte, utilisant le protocole ouvert XMPP (Extensible Messaging and Presence Protocol) développé par la fondation Jabber pour son logiciel Jabber. Google Talk devrait aussi proposer la voix sur IP (VoIP), en utilisant le codec libre Speex. Cette utilisation de standards ouverts devrait aussi faciliter l'interopérabilité entre les messageries.
Ce choix va plus loin que la simple ouverture des API comme Google et Yahoo! l'ont fait en mars dernier. Il est similaire à l'approche de IBM, Novell, InstallShield et ZeroG en juillet 2004 à propos des installations de logiciels en entreprises.
Sources et liens :
- Article Google Talk : messagerie instantanée et voix sur IP basée sur Jabber, site Linuxfr, le 25 août 2005, http://linuxfr.org/2005/08/25/19469.html
- Article À quelle stratégie répond la messagerie instantanée Google Talk?, de Estelle Dumout, ZDNet France, le 24 août 2005, http://zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39256657,00.htm
- Article Google répond à l'appel de la messagerie instantanée, de Ludovic Nachury, 01net.com, le 24 août 2005, http://www.01net.com/article/286370.html
Par Thierry Stoehr,
lundi 29 août 2005 à 23:50 :: Internet
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De la version 7 et des formats qui lui sont liés
Et de trois à l'occasion de la sept... Sous ce format codé, il s'agit plus clairement de la troisième fois où des métadonnées révèlent des coulisses un peu surprenantes pour Microsoft, à l'occasion de la sortie de la version 7 d'Internet Explorer.
Ainsi, après la campagne mondiale pour Windows XP dont l'image est faite avec Apple MacOS X et après le communiqué de presse de Microsoft France réalisé également avec Apple MacOS X, voici le nouveau logo d'Internet Explorer 7 créé sur une machine Apple avec le système d'exploitation MacOS X.
En effet, les métadonnées du format Exif, qui sont ouvertes, indiquent que le logo de Windows Internet Explorer 7 publié le 12 août a été réalisé le 25 juillet avec le logiciel Adobe Photoshop CS pour MacOS X. Pas avec Windows.
Nul n'est prophète en son pays, pourrait-on dire. Ou alors que les secteurs de la communication et du marketing utilisent beaucoup de machines Apple. Mais tout de même, si cela n'était pas possible sous Windows, ce serait logique. Ou alors, format grand seigneur (voire humour)... : « il nous arrive parfois de faire appel à d'autres systèmes d'exploitation, sans voir uniquement que le nôtre comme seule solution ».
Un autre point est à souligner, dont on ne se rend pas du tout compte en indiquant Internet Explorer 7 ou IE7. L'ancien nom exact était Microsoft Internet Explorer (souvent abrégé MSIE). Pour la prochaine version 7, le nom précis est Windows Internet Explorer 7. Donc Internet Explorer n'existe plus qu'au format pour Windows, et plus précisément que pour Windows XP SP2 ; rien pour les autres Windows (XP, 2000, Me, 98), et fin définitive de la version Apple.
Certes, du côté d'Apple, il y a un navigateur maison, Safari, et sa dernière version, Safari RSS, ne fonctionne qu'avec le dernier MacOS X, 10.4 Tiger. Là aussi, la dernière version du navigateur est un moyen pour inciter au passage à la dernière version du système d'exploitation pour laquelle elle est exclusive.
Sinon, pour MacOS X, les dernières versions des navigateurs Camino, Mozilla, Firefox et Opera sont disponibles. Pas Netscape, dont la version 8 est exclusivement pour Windows. Finalement, seulement Opera, Mozilla et Firefox existent sans être exclusifs à un format de système d'exploitation (car outre Windows et OS X, il y aussi des versions Linux) et proposent la diversité. La même diversité que proposent les standards ouverts.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
lundi 29 août 2005 à 13:50 :: Entreprise
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Affrontement entre Blu-ray et HD, 2 formats de DVD incompatibles : les utilisateurs au milieu
Cela se rapproche... La guerre entre les 2 formats des futurs DVD video risque bien d'avoir lieu. Sont en opposition deux formats, qui sont incompatibles.
Ainsi, les prochains DVD video seront-ils soit au format Blu-ray Disc soit HD-DVD, avec des apparareils de lecture différents, avec des fabricants d'ordinateurs ou de consoles adoptant l'un ou l'autre, et aussi avec des catalogues différents : certains titres en Blu-ray, d'autres en HD.
Et les dernières informations confirment cette tendance :
- l'éventuel entente entre les deux groupes d'industriels qui s'affrontent semble de plus en plus improbable comme l'indique savamment chaque consortium par la voix de certains de ses membres ;
- Universal Music Group a annoncé mi-août avoir retenu son camp, le format Blu-ray, pour les titres de son catalogue.
Ce sera au marché, c'est-à-dire en partie aux consommateurs, de choisir. Avec une crainte de la part des industriels qui vont chacun lancer leurs appareils et leurs films : que les clients boudent ces offres de « DVD apportant de véritables expériences inégalables en terme de confort, d'interactivité et de contenus haute définition » (texte au format marketing). Pire encore, si ils lisaient des phrases comme :
- « Rejet des nouveaux DVD HD et Blu-ray: les industriels font machine arrière face au refus d'achat des utilisateurs. »
- « Nous ne comprenons pas les utilisateurs qui refusent d'acheter, car notre solution apporte une richesse encore plus grande dans les loisirs numériques, déclarent le porte-parole du consortium ... »
- « Hausse des achats de DVD au second semestre 2005 : les clients disent à 89% se constituer des DVDthèques car ils ne veulent pas racheter les films aux nouveaux formats incompatibles que les industriels veulent imposer. »
- « La campagne internationale « 2 DVD formats NO, one format YES » surprend les industriels qui sont accusés de ne pas s'être entendus pour proposer une solution unique comme pour les CD audio ou les DVD video de première génération. »
- « Incroyable publicité d'une grande enseigne depuis le 24 août : le texte « Achetez le coffret Goldorak maintenant, bientôt on essaiera de vous le revendre à un format incompatible avec vos lecteurs actuels ! » est affiché en tête des gondoles de ses magasins. »
Pour ce qui est de la réalité, le verrouillage est clair (y compris par un numéro de série pour chacun de ces DVD), et l'interopérabilité ou les formats ouverts ne sont pas le souci.
Sources et liens :
- Article Universal Music fait le choix du format de DVD Blu-Ray, ZDNet France, le 18 août 2005, http://zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39253553,00.htm
- Article DVD haute définition: pas de format unique pour les premiers équipements, de Christophe Guillemin, le 23 août 2005, http://zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39256299,00.htm
- Article Blu-Ray Disc et HD DVD : on prend les mêmes et on recommence, de Xavier Regord, Micro Achat, le 25 août 2005, http://microachat.01net.com/article/286406.html
Par Thierry Stoehr,
dimanche 28 août 2005 à 23:50 :: Général
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Avoir le droit de mettre un lien ou pas, telle est la question
Le Web repose sur les liens hypertextes, appelés aussi hyperliens : on oublie souvent les http://www. qui précèdent les noms des sites (comme Standblog.org, w3c.org, Formats-Ouverts.org,...), mais ils sont bien écrits dans les adresses des navigateurs. Et dans http://www. (ou dans http:// qui peut parfois suffire), il y a http, qui signifie hyper text transfert protocol, c'est-à-dire protocole de transfert hyper texte. Et ce protocole est un protocole ouvert, mis au point par sir Tim Berners-Lee.
Le principe : un clic sur un lien (placé sur un ou sur des mots, sur une image, sur un logo,...) permet d'accéder à une autre page. C'est un peu le principe de l'association d'idée ou encore celui du Memex énoncé par Vannevar Bush il y a 60 ans.
A priori, le lien est donc un petit rien technique mais qui est le presque tout du Web. De plus, il est facile de placer des liens dans les pages que l'on créé : il sufit de quelques mots de code technique sur la page Web pour permettre au lecteur d'aller d'un clic sur une autre page. Avec seulement le code <a href="http://www.formats-ouverts.org/blog/Archivage">Rubrique sur l'archivage de Formats-Ouverts.org</a> dans une page HTML, voilà un lien de créer avec la page mentionnée.
Mais a-t-on le droit de faire des liens vers des sites aussi simplement ? Doit-on demander une autorisation pour créer un lien vers une page d'un site ? La question peut sembler saugrenue, mais elle s'est posée et continue de se poser à propos des utilisations de liens qui ne sont de simples liens vers une page Web. En effet, il se peut par exemple :
- que le lien affiche la nouvelle page dans la page du site de départ : vous avez l'impression de toujours être dans le site mais vous voyez les pages d'un autre ;
- que le lien récupère des informations (notamment des images, des sons,...) d'un autre site pour les afficher sur le sien.
Ces deux utilisations des liens hypertextes ne respectent pas les auteurs des sites où les données sont récupérées. En ce sens, elles sont condamnables.
Pour tenter de clarifier les choses, le Forum des droits sur l'internet (FDI) a publié en mars 2003 un rapport intitulé « Hyperliens : statut juridique ». Il détaille les différents cas de figure, des plus classiques aux plus poussés. Et dans sa partie finale « Recommandations pratiques à destination des acteurs », il énonce un ensemble de situations d'où il se dégage que mettre un simple lien vers la page d'accueil d'un site ou vers une de ses pages ne nécessite pas de demande particulière.
C'est dans cet esprit que les liens hypertextes sont donnés sur Formats-Ouverts.org : fournir les références, donner la source des informations avancées, comme cela figure en fin de chaque article. Et c'est ce type de lien au format ouvert qui est défendu, comme récemment sous forme de texte au format poésie, vers des sites du secteur public, d'entreprises, d'associations ou de particuliers.
Ajout du 28 août : le très bon site BlogOKat fait un rétrolien (soit plus qu'un lien, et c'est très bien) depuis cet article et a relevé dans le rapport du FDI le passage à signaler (Titre I, partie A, point 3), dont voici le début : « Les liens n’appartiennent à personne mais sont utiles à tous. Du côté utilisateurs... ».
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 27 août 2005 à 16:30 :: Internet
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GoogleMail ouvert à tous, aux USA et avec téléphone portable
Le service de courriers électroniques Google, intitulé GMail, n'était pas ouvert à tout le monde, contrairement aux autres services de Webmail concurrents (les Hotmail, Yahoo! Mail, Voilà,...). En effet il fallait une invitation d'un utilisateur de GMail pour effectuer l'ouverture de son compte de 1 Go au lancement en 2004 et de 2 Go actuellement.
Depuis le 24 août, Google a annoncé que pour bénéficier de GMail... il suffisait de s'inscrire sur le site, tout simplement. Ou presque, car, si l'invitation n'est donc plus nécessaire, désormais il y a un format à respecter :
- il faut être aux Etats-Unis...
- ...et posséder un téléphone portable...
- ...dont il faut donner le numéro...
- ...pour ainsi recevoir le code d'activation de son compte.
Cette exigence est avancée pour être sûr que « c'est bien une vraie personne qui créé le compte » et pour éviter les abus d'une personne créant plusieurs comptes (pourtant il est possible d'avoir plusieurs téléphones portables). La prise en charge des téléphones portables d'autres pays est annoncée, donc ce mode d'inscription devrait concerner les utilisateurs d'autres pays.
Le format invitation n'est pas annoncé comme arrêté. Mais le format téléphone portable semble plus intéressant :
- sous l'angle positif (ou au format optimiste) : c'est un accès plus large à ce service, c'est une sécurité que cet envoi par portable ;
- sous l'angle négatif (ou au format pessimiste) : il faut fournir encore une information personnelle de plus, une discrimination au portable.
Toujours est-il que pour ce qui est des technologies utilisées par GMail en son sein comme pour les utilisateurs, les formats et les protocoles sont ouverts, pas de verrouillage de ses courriels dans une boite de courriers fermée.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 26 août 2005 à 12:30 :: Internet
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Sortie de Windows 95 le 24 août 1995, avec les Rolling Stones et IE
Le 24 août (saint Barthélémy) 1995, Microsoft lançait lors d'un grand show son système d'exploitation Windows 95. Un anniversaire donc, qui est aussi signalé à propos des 10 ans de la sortie en même temps du navigateur maison Internet Explorer (IE), qui n'était alors pas installé par défaut et alors que Netscape était largement leader.
Le format de Windows 95 et celui d'Internet Explorer ne sont bien sûr pas ouvert. Mais là n'est pas le propos de ces lignes : voici plutôt quelques remarques voire anecdotes, sous l'angle des formats, mais non-électroniques :
- format Internet, pas encore vraiment... : le lancement, auxquels assistaient de nombreux invités, était retransmis par satellite, mais rien en direct ou en video via Internet, qui n'en était qu'aux débuts et qui n'était alors pas envisagé comme aussi essentiel : on mesure le chemin parcouru depuis, avec maintenant le Web véritable support incontournable de communication et de marketing, comme pour l'annonce du prochain Windows Vista ;
- format publicitaire, une première musicale... : ce lancement de Windows 95 fut la première fois que les Rolling Stones acceptaient qu'une de leurs chansons soit utilisée comme bande son de publicité. Il s'agissait de la chanson Start me up de l'album Tattoo You (Virgin Records), en allusion au lancement de Windows 95 et au bouton Start. Signalons qu'une chanson des Rolling Stones était prévue dans le clip de candidature de Paris 2012, mais le groupe refusa d'accorder l'autorisation : le format national prit le pas sur le format des droits ;
- format juridique, un contrat joliment négocié... : Microsoft avait négocié avec la société Spyglass des éléments utilisés dans Internet Explorer, avec un pourcentage qui aurait dû être reversé sur les ventes du logiciel ; mais comme Internet Explorer fut diffusé au format gratuit, le montant du pourcentage des ventes fut faible...
Sources et liens :
- Article Joyeux 10ème anniversaire, Internet Explorer !, de Tristan Nitot, Standblog, le 25 août 2005, http://standblog.org/blog/2005/08/25/93114319-joyeux-10eme-anniversaire-internet-explorer
- Article Nostalgie : il y a dix ans, Windows 95 voyait le jour, de Nil Sanyas, PCInpact.com, le 25 août 2005, http://www.pcinpact.com/actu/news/Nostalgie_il_y_a_dix_ans_Windows_95_voyait_le_jour.htm
- Des photos du lancement, site de Beta News, http://www.betanews.com/slideshow/Windows_95_Remembered/54
Par Thierry Stoehr,
jeudi 25 août 2005 à 23:50 :: Anniversaire
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Le site, le lien et le patrimoine
Permettez moi pour une fois,
De changer de format,
Et ainsi autrement de tenter
Les personnes d'informer.
Il s'agit donc ici d'un site,
Qui du patrimoine fait la promotion émérite.
Or que lit-on comme mentions écrites,
A propos des liens hypertextes vers le-dit site ?
Tout lien hypertexte avec ce site doit faire l'objet d'une autorisation préalable écrite du Ministère de la culture et de la communication et ne pourra être réalisé que vers l'adresse de la page d'accueil du site www.journeesdupatrimoine.culture.fr et sous réserve de l'intégration d'un logo. [1]
Si mon texte n'est pas de la grande poésie,
Celui ci-dessus me laisse un peu abasourdi.
Le lien hypertexte semble un presque rien,
Mais ce petit rien est à la base de tout.
Avec lui le Web donne les moyens
De passer de sites en sites avec ce simple ajout.
Donner un lien vers une page,
Est un peu lui rendre hommage.
C'est donner une référence,
Et d'un clic la consulter avec aisance.
Alors, permettez-moi de le dire :
Ce choix, les liens sans autorisation écrite d'interdire,
Ne permet pas sur le site de venir
Et de l'information y quérir.
Ecartant donc l'exigence,
Je place des liens en référence.
Ni hors-la-loi ni voleur,
Je le fais sans détourner du site la teneur.
Enfin, si vous pouvez ouïr ma requête,
Appliquer le principe même du Web honnête,
Et permettez, grâce aux liens, aux sites d'accéder,
Sans autorisation spéciale qui viennent le Web dénaturer.
Note [1] : ce passage et le site concerné peuvent doivent être remplacés par de nombreux autres exemples qui ont hélas la même approche, comme Athènes 2004, l'INSEE, la RATP, Sony,...
Sources et liens :
Voir aussi pour préciser ces propos l'article Le format des liens hypertextes.
Important, mise à jour du 30 août : le site des Journées du patrimoine ne fait plus mention de l'extrait cité, lire l'article le détaillant.
Par Thierry Stoehr,
jeudi 25 août 2005 à 13:50 :: Internet
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« Une expérimentation de l'interopérabilité »
Début août avait lieu le salon LinuxWorld à San Francisco. A cette occasion, le service de presse (PressPass) de Microsoft a interviewé Bill Hilf (Director of Platform Technology Strategy), responsable du « Linux/Open Source Software Lab » (laboratoire Linux et logiciels open source).
Comme l'indique le sous-titre de cet article et de celui en ligne, ce « laboratoire de recherche fonctionne comme une expérimentation de l'interopérabilité ». L'interopérabilité est donc de nouveau mise en avant, comme pour la police écossaise ou comme dans l'approche officielle de Microsoft.
Si on prend le texte, au travers des 7 questions, on trouve :
- 17 fois « interopérabilité » ou de la famille (avec 13 fois « interoperability », 2 fois « interoperate », 2 fois « interoperable »)
- aucune fois le terme « format »
- 2 fois « standard » (qui plus est ouvert !) : « our strong support for open standards » et « open standards – not open source – that help [...] »
Quand on lit le texte de plus près, plusieurs remarques sont à faire. Tout d'abord, il n'y a aucune mention du texte de la Direction de Microsoft, écrit par Bill Gates, qui annoncait début février que l'interopérabilité était une priorité de Microsoft ! Oubli volontaire, manque de place, ignorance de l'information ? Toujours est-il que cela est vraiment surprenant.
Ensuite, un peu contradictoire, ces « standards ouverts » sont précisés comme n'étant pas « open source » : un standard n'est ouvert que si ses caractéristiques lui donnent bien cette qualification, et les standards liés à l'open source ou aux logiciels libres sont des standards ouverts.
Enfin un passage intéressant est à relever à propos de l'approche générale :
Ils (les clients) ont choisi une technologie, un système d'exploitation ou une application basés sur sa possibilité de résoudre un problème particulier, et non pas basé sur le fait que ce soit un logiciel propriétaire ou open source (They choose a technology — an operating system or an application — based on its ability to solve a particular problem, not based on whether it’s proprietary or open source)
Or que le logiciel (ou le système d'exploitation ou la technologie) soit propriétaire ou pas est un « problème particulier » à résoudre. En effet, être indépendant techniquement, avoir la maîtrise de ses données, bénéficier rapidement d'améliorations, garantir la pérennité sont des problèmes que les logiciels libres et les standards ouverts peuvent résoudre.
En fait, le format de l'approche de l'interview semble être de partir de l'architecture en la posant comme fixée : Windows (« Windows offers that capability in abundance »). Et à partir de celle-ci batir des solutions. Le principe des formats ouverts est au contraire de proposer des solutions interopérables, liées à aucun système particulier (que ce soit les Windows, les UNIX, Linux, Mac OS X, les BSD,...).
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 24 août 2005 à 23:50 :: Interopérabilité
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Conserver (quoi, comment, à quels formats) ou détruire ?
Myosotis, ne m'oubliez pas : un débat à Hourtin en 2001, et le Memex.
Le jeudi 23 août 2001, de 10h15 à 12h15, était organisé à la 22e Université d'été de la communication de Hourtin (Gironde) un débat intitulé Classer/Détruire : comment émerger des océans de données ? :
Comment gérer des informations de plus en plus nombreuses et hétérogènes ? Comment les sélectionner, les conserver, les oublier ? Nous voici devant un défi qu'instaurent les informations de toutes sortes. Quelles méthodes d'archivage et de conservation peut-on envisager pour le futur ? Quels tris opérer dans les fantastiques stocks d'archives et pour quelles finalités ?
Les 4 participants (trois intervenants et une intervenante) représentaient différentes structures (Université de Paris VIII, Kleio.net, CNRS et Direction des archives de France).
Premier intérêt du sujet du débat, cela se passait à un moment où le thème de la masse d'informations à traiter n'était pas encore aussi répandu et présent (depuis, les exemples de Google incontournable ou de la bibliothèque numérique européenne ont un peu plus démocratisé la notion, aidés aussi par plus de connexions haut débit).
Le deuxième intérêt du débat porte sur la question de l'archivage : quels formats et quels supports utiliser pour conserver de manière pérenne les documents électroniques ? Une des réponses, déjà à ce moment-là, était d'utiliser des formats ouverts, comme cela est développé dans le document officiel Les archives électroniques Manuel pratique, écrit par Catherine Dhérent qui intervenait justement dans ce débat.
Enfin, plus en amont de la question des formats pour archiver : que faut-il conserver et quelles informations détruire ? Un vol de données non-sauvegardées est une manière de ne pas archiver... Faut-il aller jusqu'à tout enregistrer en numérique comme le fait Gordon Bell du centre de recherche Microsoft : dans son projet MyLifeBits, toutes les actions de sa vie sont enregistrées numériquement, une application du Memex de Vannevar Bush. Et le Memex (« supplément agrandi et intime de la mémoire », avec des liens entre ses éléments) a eu 60 ans en juillet dernier : c'était une préfiguration des ordinateurs et des liens hypertextes.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 23 août 2005 à 23:50 :: Myosotis
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Le mélange interopérabilité-compatibilité-uniformité
La police écossaise a annoncé qu'elle allait utiliser Microsoft Windows Server 2003, Microsoft Windows XP et la suite bureautique Microsoft Office (alors qu'elle utilisait Sun StarOffice depuis 2000).
Parmi les arguments avancés, il y a comme souvent l'interopérabilité. Cet argument mérite d'être précisé, car il est souvent mal utilisé :
- la compatibilité avec n'est pas l'interopérabilité avec : cela a déjà été signalé à propos des responsables de la suite OpenOffice.org, on ne peut pas parler d'interopérabilité avec avec Microsoft Office (ou avec un autre logiciel) : l'interopérabilité est globale, avec tous (du domaine concerné).
- l'uniformité, n'est pas l'interopérabilité : si tout le monde utilise le même logiciel produisant des documents au format de ce logiciel, il est évident que tout le monde va pouvoir utiliser ces documents ! Mais il ne s'agit pas alors d'interopérabilité mais d'uniformité.
De plus, même si un format est qualifié de standard, ce standard doit être un standard ouvert pour une réelle interopérabilité. Si le format est fermé, pas d'interopérabilité.
Enfin, si les documents créés utilisent des DRM, cela peut soulever les problèmes de maîtrise de ses informations et ses archives comme l'a indiqué la Nouvelle-Zélande qui refuse certains produits Microsoft du fait des DRM.
L'un des meilleurs exemples d'interopérabilité est encore une fois Internet en général et le Web en particulier. On a :
- des logiciels de création de pages Web très nombreux et différents (de l'éditeur de texte à l'outil WYSIWIG, de Vim ou Emacs à Nvu) ;
- des logiciels de lecture de pages Web, les navigateurs, également nombreux et variés (de Firefox à Safari en passant par Internet Explorer, Lynx, Netscape, Opera, Konqueror ou Camino) ;
- et des formats ouverts, le HTML ou le XHTML, élaborés successivement depuis plus de 10 ans par le W3C, et qui sont utilisés par les logiciels liés au Web. Il est même possible de valider la conformité de son (X)HTML par rapport aux spécifications officielles ;
- toutes les structures (entreprises, administrations, associations,...) et les particulier qui créent des documents Web conformes au format ouvert (X)HTML ont alors des documents interopérables.
Précisions :
- en France, dans les commissariats, c'est OpenOffice.org qui est déployé et utilisé (expérience à l'appui lors d'une déclaration de vol), tout comme dans les gendarmeries ;
- le communiqué de presse utilise à la fois les termes « compatabilité avec » et « interopérabilité ».
Sources et liens :
- Le communiqué de presse de Microsoft, Central Scotland Police and Microsoft Launch ICT Alliance to Support the Police Modernization Agenda, le 11 août 2005, en anglais, http://www.microsoft.com/presspass/press/2005/aug05/08-11CSPPR.mspx
- Article La police écossaise renoue avec les logiciels propriétaires, ZDNet France, le 23 août 2005, http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39255214,00.htm
Par Thierry Stoehr,
lundi 22 août 2005 à 23:50 :: Interopérabilité
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De sa vie privée numérique
Quels sont les points communs entre les éléments de la liste suivante (ce pourrait être un jeu de l'été, format encore d'actualité comme les tournées des plages) :
- téléphone fixe ;
- téléphone portable avec GPS ;
- cartes de fidélité ;
- cartes bancaires ;
- carte Navigo de la RATP ;
- logiciels propriétaires et fermés ;
- espiogiciels, portes dérobées ;
- TPM, TCPA Palladium ;
- imprimantes ;
- fichiers de données des FAI et des opérateurs téléphoniques ;
- identifiant de CD et de DVD ;
- puces RFID ;
- caméras de videosurveillance ?
Ces points sont cités dans un texte de Benoît Sibaud, Du respect de la vie privée et secrète du geek en milieu urbain. En effet ces différents points, d'une manière directe ou pas, peuvent servir à établir des informations sur la vie privée des personnes, sans forcément leur accord. Bien sûr ces dérives ne sont pas systématiques ni forcément le but premier, mais elles existent.
On pourrait ajouter les écrans agréés ou pas, les câbles de liaison HDMI, la carte nationale d'identité électronique, ou la vie numérique couleur DRM, mais aussi bon nombre d'outils ou de technologies : tout dépend de l'utilisation faite. Et souvent ce ne sont pas des formats ouverts qui sont derrière ces technologies.
Sources et liens :
- Le texte Du respect de la vie privée et secrète du geek en milieu urbain, de Benoît Sibaud, site Linuxfr.org, le 18 août 2005, http://linuxfr.org/2005/08/18/19442.html
- L'association EFF, Electronic Frontier Foundation, « Defending Freedom in the Digital World », en anglais, http://www.eff.org
Par Thierry Stoehr,
dimanche 21 août 2005 à 23:55 :: Général
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Nouvelle charte graphique de FOo
Depuis le 21 août en début de soirée, la charte graphique d'origine de Formats-Ouverts.org (FOo), utilisée pendant plus de treize mois et demi, a été remplacée par une nouvelle, inspirée du thème Keepsake. Plus de couleur ou d'aspect « crème épaisse » comme on pouvait le trouver, c'est plus « léger », du moins cela peut être ressenti comme tel. Mais les goûts et les couleurs... sont des formats peut-être ouverts quand on sait ce qui plaît, mais qui se discutent difficilement. L'ancienne feuille de style est toujours utilisable avec les navigateurs qui proposent les feuilles de style alternatives (dans Firefox : Affichage > Style de la page).
Toujours est-il que cet aspect graphique est généré par une feuille de style au format CSS liée aux pages Web au format XHTML : XHTML et CSS sont des formats ouverts. Bien sûr, rien ne vous interdit d'utiliser votre propre feuille de style avec votre navigateur moderne (et ce ne sera pas un détournement du contenu du site !). Et merci à Sylvain Lhullier pour la réalisation et la mise en place. Le logo de FOo sera la prochaine étape graphique.
Sources et liens :
- La feuille de style « Plage sur mer blanche », format CSS, http://formats-ouverts.org/themes/sable/style.css
- Le site de Sylvain Lhullier, http://sylvain.lhullier.org
- Dotclear, logiciel libre, créé par Olivier Meunier, utilisé par FOo (parmi de nombreux autres), http://www.dotclear.net
- Thèmes Dotclear, http://www.dotclear.net/trac/wiki/DotClear/Themes
- Le thème Keepsake de Kozlika, http://www.kozlika.org/test/index.php?type_url=path_info&theme=keepsake
- Les coulisses de FOo, http://formats-ouverts.org/blog/2004/07/01/67-CoulissesHistoriqueEtChronologieDuSite
Par Thierry Stoehr,
dimanche 21 août 2005 à 23:50 :: Vie du site
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Le RFID et Gillette, en 2003
Myosotis, ne m'oubliez pas : été 2003, Gillette, ses lames jetables et le RFID.
Le format des lames jetables de rasoir est un bon exemple de format physique fermé du domaine non-électronique : pas d'interopérabilité c'est-à-dire pas de lames autres que celles du rasoir précis concerné, même au sein de la même marque. Le modèle économique sous-jacent est d'ailleurs bati sur ce principe, avec celui de la vente de masse. Mais ce verrouilage ne concerne après tout « que » des lames de rasoirs (et non pas vos données, vos archives, votre travail).
Le RFID est la Radio Frequency IDentification, soit l'identification par fréquence radio. Le principe ? N'importe quel objet peut comporter de petits marqueurs (petites puces, appelées tag) ajoutés qui fournissent des informations à l'appareil de lecture qui les sollicite par ondes radio. Ces informations sont contenues sur le marqueur et peuvent être utilisées pour le suivi des stocks, l'accès à des zones, la tracabilité de produits,...
Comme souvent dans les technologies, il peut y avoir des utilisations problématiques par rapport à la vie privée : les puces RFID réinscriptibles sur des passeports ou des cartes d'identité et les contrôles distants possibles et sans informer ; les marqueurs RFID sur des produits suivis hors de l'enceinte de vente ; des informations ajoutées sans avis,... Les utilisations dans un sens ou dans l'autre ont de nombreux exemples qui se multiplient avec l'utilisation de plus en plus fréquente du RFID.
Un ancien exemple, officiellement abandonné, a été celui de l'utilisation de puces RFID sur les lames jetables Gillette : cela se déroulait il y a 2 ans, à l'été 2003, dans un supermarché anglais. Chaque personne qui prenait un paquet de lames du présentoir était prise en photo : l'appareil de lecture de puce RFID détectait le déplacement du produit et déclenchait une photo de l'achat. Et lors dela sortie, la puce RFID idiquait son passage et une autre photo était prise, puis comparée à la première pour s'assurer de l'achat.
Cela avait été dénoncé avec appel au boycott. Gillette avait alors annoncé qu'il renonçait pour dix ans à tout procédé permettant de tracer individuellement ses produits et qu'il se contenterait d'implanter des puces RFID dans les palettes et les cartons pour suivre l'acheminement entre les usine et les magasins.
Quant au RFID, ses spécifications ne sont pas celles d'un protocole ou d'un format ouvert : il y eut au départ absence d'accord entre les industriels, puis établissement d'une norme mais soumise à brevet.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 20 août 2005 à 23:50 :: Myosotis
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Le format papier rattrape le format électronique...
On pourrait parler de série de l'été, ou dire « jamais deux sans trois ». Ainsi, après les écrans d'ordinateur et les câbles, voici les imprimantes...
En effet, c'est un tableau peu rassurant qui continue de prendre forme, au pays du numérique où s'étendent les systèmes de contrôle et de protection.
Il y avait déjà les logiciels d'imprimantes qui transmettaient des renseignements à l'insu de l'utilisateur. Voici maintenant que certaines imprimantes en font bien plus que ce que vous demandez lors de l'impression de votre document... Et dans ce cas, contrairement aux écrans ou aux câbles, il est presque impossible de s'en rendre compte.
Des imprimantes laser couleur ajoutent aux documents imprimés un code unique d'indentification qui permet d'établir quel appareil a été utilisé. Il s'agit de minuscules points, visibles qu'après exposition particulière ou usage de microscope. Et des fabricants concernés n'ont pas démenti.
Voici donc la tracabilité du document électronique appliquée au format papier. Sans que les utilisateurs soient réellement informés. De là à se servir de ces documents « marqués » pour établir quels en sont les auteurs, il n'y a qu'un pas, dont des associations américaines ont été victimes et qui ont dénoncé la chose.
L'association EFF (Electronic Frontier Foundation), qui a pour devise « Defending Freedom in the Digital World » (Défendre la liberté dans un monde numérique), a lancé un appel à recensement des imprimantes qui utilisent cette technologie.
Cela semblerait tout droit sorti de feuilletons d'espionnage ou de films de science fiction. Il s'agit pourtant de la réalité. Le format papier, format non-électronique, parfois utilisé à la place du numérique, ne possèdait pas a priori d'identificateurs, contrairement au numérique où les exemples se multiplient (DVD, fichiers de musique,...). Et bien sûr, le format de codage de l'identifiant n'a rien d'un format ouvert.
Sources et liens :
Voir aussi DisplayPort et PCI Express 2 qui verrouillent aussi.
Par Thierry Stoehr,
vendredi 19 août 2005 à 23:50 :: Général
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HDMI et HDCP sont dans un câble...
C'est un paysage assez particulier qui se dessine de plus en plus précisément, au pays du numérique où s'étendent les systèmes de contrôle et de protection (DRM) :
- les systèmes d'exploitations des ordinateurs qui contrôlent le contenu de votre disque dur ;
- les futurs DVD « verrouillés » ;
- les baladeurs numériques qui ne jouent que leurs morceaux « dédiés » ;
- les téléphones portables qui ne permettent pas d'en transférer de la musique ;
- les écrans ou les video-projecteurs qui doivent être agréés pour afficher les DVD « protégés » ;
- les hauts-parleurs qui ne diffusent pas le son des fichiers de musique « protégés » ;
- les consoles de jeux qui n'accepteront que certains accessoires « certifiés ».
En fait, ce sont tous les appareils numériques qui sont potentiellement et techniquement concernés : appareils photos, caméscopes, télévisions haute définition, magnétoscopes, disques durs externes,... Sans oublier ce qui sert à relier les appareils entre eux, c'est-à-dire les câbles. Plus exactement les câbles HDMI.
HDMI signifie High Definition Multimedia Interface : il s'agit d'un format pour relier les appareils numériques et pour tansmettre les données (photo, son, video,...) en qualité numérique. Le HDMI souligne le problème des formats physiques, des supports ou de la connectique : sans prise à cette dimension, pas de lien possible (comme pour d'autres prises physiques telles que l'USB, le Firewire,...).
HDCP, c'est High-bandwidth Digital Content Protection, une spécification développée à l'origine par Intel, et commercialisée par une de ses entités, la société Digital Content Protection, LLC. Et le HDCP pose le problème du contrôle du contenu du fait de sa protection : en effet, la qualité des informations transmises par câble HDMI peut être dégradée si le HDCP n'est pas présent sur les deux appareils... On pourrait même envisager un blocage pour transfert de contenu non autorisé...
Mais alors comment se feront les transferts de données qui ont des formats ouverts ? Car ils n'ont pas de DRM, donc pas de contôle possible par exemple pour l'Ogg Vorbis (pour la musique ou la voix), le Theora (pour la video) ou le PNG (pour les images). On pourrait lire sur l'écran, dans un format un peu énigmatique : « Transfert inapropriée : veuillez vous assurer des protections de vos contenus. ». Soit, dans un format plus explicite : Ce câble vous interdit de transférer vos données !
Sources et liens :
Voir aussi les imprimantes qui ajoutent un code d'identification à chaque document papier imprimé !
Voir aussi DisplayPort et PCI Express 2 qui verrouillent aussi.
Par Thierry Stoehr,
jeudi 18 août 2005 à 23:50 :: Général
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Attention : mots interdits d'utilisation au nom des marques olympiques
Comment actuellement protéger l'identité commerciale et marketing d'un évènement ou d'un produit ? En déposant en tant que marques commerciales le nom et les termes liés à ce produit ou évènement, pour si besoin faire appel au droit des marques.
Ainsi cela a-t-il été récemment le cas pour Windows Vista, pour Linux ou pour Mozilla : ces 3 termes sont enregistrés, et donc protégés contre les abus et détournements d'utilisation.
Mais jusqu'où aller ? L'organisation des Jeux Olympiques d'été de Londres 2012 a fourni le 14 juillet dernier une réponse détaillée : des mots courants liés à la manifestation seront interdits d'utilisation pour ceux qui ne sont pas sponsors officiels.
Voici donc une liste de mots à utilisation restreinte car faisant partie des marques olympiques :
games, medals, gold, silver, bronze, 2012, sponsor, summer, Olympic, Olympiad, Olympian, London 2012 (soit : jeux, médailles, or, argent, bronze, 2012, sponsor, été, olympique, olympiade, olympien, Londres 2012)
Il y a bien le nom de la manifestation, mais pour ce qui est des autres « marques », cela est pour le moins surprenant... Plusieurs questions se posent alors :
- cela est-il aussi valable dans les autres langues que l'anglais ? Car il n'y a pas qu'une seule langue.
- qu'en est-il pour le français qui est une des langues officielles olympiques ? Si oui, le titre de cet article est bien exact.
- les articles relatant cette information sont-ils concernés ? Les sites de la BBC et de Slashdot qui ont largement relayé la nouvelle sont-ils en violation ?
- et les mots « podium », « hymne », « record », « victoire » et « défaite » ? Car il devrait en avoir des olympiques...
- quid des autres manifestation sportives avec médailles d'or, d'argent et de bronze ? Helsinki 2005 y a échappé.
- Citius, Altius, Fortius, la devise olympique en latin, est aussi « protégée » : les livres d'études latines devront-ils supprimer cette expression ou payer des droits ?
Force est de constater que le format olympique est un format marqué (!) par l'approche commerciale et marketing, c'est-à-dire financière :
For information, the only official UK companies which are involved with organising the Games are "London 2012 Limited", the "London Organising Committee of the Olympic Games Limited" and the "British Olympic Association". (texte de la page sur les marques olympiques, italique ajouté ; Limited désigne le régime de société commerciale)
Normalement les langues et les mots sont à des formats ouverts (pour celles qui sont connues), libres d'utilisation, sauf pour les marques. Mais quand les marques s'approprient des noms aussi communs, c'est à croire que les histoires ahurissantes d'Harry Potter 6 ou de la société de cars inspirent.
Deux dernières questions se posent :
- bientôt d'autres interdictions à propos des vêtements et des boissons ? Car le triple record d'Athènes 2004 à propos des formats est à battre ;
- qui va déposer et protéger les mots « liberté » et « démocratie » ? Quel pays ou quelle société multinationale ? (la liste d'autres mots à « forte image » et « gros potentiel » est longue).
Sources et liens :
- Article Businesses To Be Censored on Use of Olympics, de Zonk, le 16 août 2005, Slashdot, en anglais, http://yro.slashdot.org/yro/05/07/28/1456246.shtml?tid=158&tid=126&tid=193
- Article Olympics bill comes under attack, de Andrew Fraser, le 16 août 2005, BBC, en anglais, http://news.bbc.co.uk/sport1/hi/other_sports/olympics_2012/4744983.stm
- Article The 2012 marketing minefield, de Andrew Fraser, le 16 août 2005, BBC, en anglais, http://news.bbc.co.uk/sport1/hi/other_sports/olympics_2012/4748077.stm
Par Thierry Stoehr,
mercredi 17 août 2005 à 23:50 :: Non-électronique
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Google Print suspend ses numérisations
Le 14 décembre 2004, Google a annoncé son projet Google Print. Il doit proposer près de 15 millions de livres numérisés, issus de 5 bibliothèques anglo-saxonnes.
Depuis cette date, en France et en Europe, il y eut successivement la réaction du Président de la Bibliothèque nationale de France, Jean-Noël Jeanneney, appelant à un projet identique européen (le 22 janvier dans le journal Le Monde), l'annonce du projet d'une bibliothèque numérique européenne (début mai) et la mise en place du comité de pilotage pour cette bibliothèque (le 11 juillet).
Aux Etats-Unis, le projet a aussi provoqué des réactions, mais à propos du règlement des droits des auteurs et des éditeurs des livres concernés. Google propose donc aux auteurs et éditeurs d'indiquer quels livres des bibliothèques impliquées ils ne souhaitent pas être numérisés. Cette numérisation est donc suspendue jusqu'en novembre.
Pour ce qui est de la biliothèque numérique européenne, un livre blanc synthétisant les propositions sera remis d’ici au 14 décembre 2005 (un an exactement après l'annonce de Google). Il faut souhaiter que le sujet de l'interopérabilité entre les différentes bibliothèques européennes du projet sera envisagé comme l'ont été l'interopérabilité entre les casiers judiciaires européens et entre les systèmes ferroviaires transeuropéens.
Avec comme garantie de cette interopérabilité et de l'indépendance de la bilbiothèque numérique européenne, l'utilisation de logiciels ouverts, de protocoles ouverts et de formats ouverts, comme souligné ici dans la lettre ouverte du 1er juillet.
Sources et liens :
- Article L'américain Google suspend son projet de numérisation de livres sur Internet, de Laurent Belot, le 14 août 2005, Le Monde, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-679896@51-656147,0.html
- Article Bibliothèque universelle : Google recule, de R.G., le 15 août 2005, Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/eco-hitech/20050815.FIG0025.html?080601
- Article Bibliothèque numérique: Google botte en touche face aux éditeurs, de Philippe Astor, le 16 août 2005, ZDNet France, http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39252994,00.htm
- Article Les défenseurs de la liberté sur Internet s'en prennent à Google, de Eric Leser, le 18 août 2005, Le Monde, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-681004@51-656147,0.html
Par Thierry Stoehr,
mardi 16 août 2005 à 23:50 :: Général
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Windows Vista et les écrans
Les caractéristiques du prochain Windows Vista se précisent. Il y avait déjà 2 informations à propos des formats :
- Vista disposera de Metro, son format d'affichage et d'impression de documents (un concurrent de PDF) ;
- Vista utilisera Direct3D, sa technologie d'affichage (un anti-OpenGL).
Voici le dernier point en date : Vista et ses écrans. En effet, pour afficher les informations de l'ordinateur vers un écran ou vers un video-projecteur, Windows Vista vérifiera s'il est agréé en fonction du contenu à montrer : si ce n'est pas le cas, pas d'affichage.
Ainsi, les futurs DVD verrouilleront même l'affichage, en plus de la copie privée ou du transfert. Tout cela via le dispositif des DRM. Mais outre la video, cela peut s'appliquer à tout fichier (bureautique, musique, images,...).
Quant à Microsoft, il ne fait que « proposer des outils » que les studios (pour les contenus) et les industriels (pour les matériels) utiliseront ou pas. Et les technologies permettant cela, appelées PVP-OPM (Protected Media Path — Output Protection Management) concernent aussi l'audio : vous n'entendrez rien si votre carte son ou votre système haute fidélité n'est pas certifié...
Bienvenue donc dans un monde numérique couleur DRM. HP l'avait annoncé à l'été 2004, la question se posait pour les téléviseurs de la console Xbox360 : vous en avez rêvé, les DRM le font.
Quant aux formats ouverts, si vous arrivez à lire ce paragraphe et si pouvez accéder à la définition légale française, alors vous êtes en situation anormale : votre écran, votre ordinateur et vos logiciels ne sont pas agréés, vous accédez à du contenu interdit. (légère extrapolation...).
Sources et liens :
Voir aussi comment votre câble ne peut pas transférer votre film et votre musique...
Voir aussi les imprimantes qui ajoutent un code d'identification à chaque document papier imprimé !
Voir aussi DisplayPort et PCI Express 2 qui verrouillent aussi.
Par Thierry Stoehr,
lundi 15 août 2005 à 23:50 :: Général
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Accessoires compatibles Xbox360 : royalties demandés
Fin 2001, Microsoft a lancé sa console de jeux, la Xbox. Avec pour cette activité, une présence médiatique certaine, une reconnaissance et des utilisateurs, même si le résultat financier n'a pas été bénéficiaire.
Le vendredi 13 mai 2005, Microsoft dévoilait la Xbox360 lors d'une émission spéciale sur la chaîne MTV. La disponibilité est prévue pour fin 2005.
Encore une fois, les formats sont au cœur de l'approche retenue : rentabiliser la console Xbox360.
Ainsi les fabricants d'accessoires qui proposeront des manettes, des joysticks ou des volants au format « Compatible Xbox360 », reverseront une partie du chiffre d'affaires des ventes. Pour s'en assurer, seuls les produits autorisés se connecteront à la console : Microsoft a élaboré un mécanisme d'authentification qui ne sera fourni qu'aux fabricants agréés.
Cette approche, outre sa rentabilité, peut être vue comme une garantie des produits officiellement estampillés du format « Compatible Xbox360 » : la pratique est courante dans les domaines non-électroniques (les « charte qualité », « cahier des charges », « fournisseur officiel » et autre « revendeur agréé » sont des exemples de formats à respecter). Sans oublier les contôles via les formats physiques (prise des chargeurs de téléphone portable ou d'ordinateur, prises de câbles de connexion, rasoirs à lames jetables, cartouches d'encre, capsules de machines à café,...).
Cependant, la question peut se poser de savoir jusqu'où peut aller ce contrôle : il y a la connexion d'accessoires, mais les téléviseurs sur lesquels sont branchées les consoles pourraient-ils être concernés ? Et les autres appareils envisagés pour la Xbox360 au centre du foyer numérique (appareils photos, caméscopes, baladeurs,...) ?
On aboutirait alors à un contrôle des formats logiciel et matériel de toute la chaîne : et qui contrôle les formats, contrôle l'information. Cette information peut être les jeux video ; elle peut aussi être les documents, les films, les photos, la musique, les données,... en fait notre mémoire numérique, notre patrimoine numérique, nos archives numériques. Et pour ces trois derniers points, les formats ouverts sont le mieux à même de répondre aux exigences.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 14 août 2005 à 23:50 :: Général
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Le Blu-ray DVD aura des systèmes anti-copie, dont un numéro de série
Le Blu-ray DVD et le HD DVD sont les deux formats des futurs DVD video qui s'affrontent. Chacun a son consortium d'industriels, ses studios de cinéma pour fournir un catalogue fourni, ses consoles de jeux. Et chacun intègre son système de contrôle...
Tout comme le HD DVD Promotion Group pour le HD DVD, la Blu-Ray Disc Association (BDA) a annoncé le 9 août que ses DVD au format Blu-ray comporteront un système de gestion de contenu (« content management system »).
Ainsi, les DRM (des dispositifs de contrôle) placés sur les DVD limiteront les possibilités de copie ou de transfert par exemple. Mais encore plus à souligner, chaque DVD Blu-ray aura un numéro de série :
Le numéro de série peut être uniquement déchiffré par des composants matériels mis à disposition des fabricants sous licence exclusive, précise le consortium.
Le DVD ne sera donc utilisable qu'avec des matériels particuliers en plus du lecteur et des logiciels autorisés. En se procurant un DVD Blu-ray, cela implique de posséder un lecteur Blu-ray DVD (qui ne lit pas les HD DVD, et réciproquement) mais aussi d'avoir d'autres appareils ou logiciels eux aussi accrédités Blu-ray.
Pour ce qui est du droit à la copie privée et des formats ouverts, cela n'est pas à l'ordre du jour. Mais le marché aura son mot à dire comme le dit l'expression consacrée : achat ou pas de la part des consommateurs, telle est la question.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 13 août 2005 à 23:50 :: Général
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TF1 et Google proposent aussi la syndication
La syndication continue logiquement de progresser : elle est par exemple présente dans la dernière version du navigateur d'Apple (d'ailleurs dénommé Safari RSS), elle est annoncée dans le futur Windows Vista.
Aussi après par exemple Yahoo! News, l'AFP, Libération ou Le Monde, les sites d'informations GoogleNews et TF1News mettent aussi en place des fils RSS (voire Atom) pour suivre l'actualité dans différents domaines.
Et les formats RSS et Atom sont des formats ouverts. La prochaine étape annoncée est la publicité présente dans ces fils RSS... et aussi sans doute de petits programmes pour la supprimer (d'ici à ce que cette suppression soit considérée sérieusement comme un détournement de contenu et interdite...).
Sources et liens :
- Article Google News disponible via un fil RSS, de Estelle Dumout, le 11 août 2005, http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39251616,00.htm
- Article Suivez mieux l'info grâce au RSS, de Christophe Abric, le 28 juillet 2005, http://news.tf1.fr/news/multimedia/0,,3234355,00.html
Par Thierry Stoehr,
vendredi 12 août 2005 à 23:50 :: Général
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Windows Vista : logiciel anti-OpenGL et anti-PDF
Depuis le 26 juillet et l'annonce du nom de la prochaine version de Windows (Vista), ses détails techniques sont divulgués : il y aura par exemple l'intégration du format ouvert de syndication RSS.
Mais deux formats ou protocoles ouverts sont en ligne de mire du futur Windows :
- le format PDF : Vista intégrera un format similaire, baptisé Metro, d'affichage et d'impression des documents indépendamment du logiciel utilisé pour le créer ;
- la technologie OpenGL avec ses protocoles et formats ouverts : c'est la technologie fermée Direct3D de Microsoft qui sera utilisée en priorité, sans intégration de la dernière version d'OpenGL employée jusque-là par de nombreux industriels.
Les formats sont à l'évidence des enjeux majeurs, avec des affrontements manifestes. Et la position dominante de Windows permet de « rendre présent de manière assez systématique » (formulation au format allégé) les formats retenus par Microsoft.
Cette situation de « leader du marché » (formulation au format allégé) s'était déjà manifestée à propos du navigateur Internet Explorer et de Windows Media Player, avec procès et condamnation (fin des année 90 aux Etats-Unis pour le premier, en Europe en 2004 pour le second).
A condition bien sûr que Vista réussisse à s'imposer en pleine campagne mondiale pour Windows XP (dans le secteur des entreprises, Windows 2000 reste très présent). Mais vu sous un autre angle, ces décisions sont là « pour permettre à chacun d'accéder à la puissance de l'informatique » (formulation au format communiqué de presse officiel).
Sources et liens :
- Article Imagerie 3D : Microsoft réduit la place d'OpenGL dans son prochain Windows, de Christophe Guillemin, ZDNet France, le 9 août 2005, http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39251333,00.htm
- Le site d'OpenGL, en anglais, http://www.opengl.org
- Les pages officielles sur Direct3D, en anglais, http://www.microsoft.com/windows/directx/default.aspx
- Article Windows 2000 vs Windows XP Ces systèmes d’exploitation qui ne veulent pas mourir, ITRmanager.com, le 16 juin 2005, http://www.itrmanager.com/article.php?oid=41114
Par Thierry Stoehr,
jeudi 11 août 2005 à 23:50 :: Général
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L'appareil au centre du foyer numérique : le lecteur de DVD ?
Entre l'ordinateur individuel et la console de jeux, quelle sera « l'âme numérique du foyer » ?
Selon une étude du cabinet Gartner, ce sera la platine DVD. Connectée à Internet et équipée d'un disque dur, elle lira bien sûr les DVD, mais enregistrera aussi. Elle devrait occuper le centre multimedia pour les films, la télévision, la musique, la radio, les photos, les video.
L'un des avantages avancé est la facilité d'utilisation, par rapport notamment à l'ordinateur. Et pour ce qui est du délai de disponibilité sur le marché (gras ajouté) :
Le temps pour les industriels de l'informatique, de l'électronique et de l'audiovisuel de s'entendre sur des standards d'interopérabilité, et donc de pouvoir proposer des prix acceptables pour le grand public.
En fait d'interopérabilité il s'agit pour les industriels de se mettre d'accord pour une technologie utilisée par tous, comme cela a déjà été le cas pour le CD audio ou le DVD video actuel. (Mais cet accord n'a pas été obtenu pour les futurs DVD video, d'où l'affrontement entre les 2 formats HD DVD et Blu-ray DVD).
Sans oublier certainement les dispositifs de contrôle des contenus, c'est-à-dire les DRM, qui devraient sans doute avoir quelques effets sur les utilisations possibles des contenus proposés... Point de formats ouverts pour cette « interopérabilité » qui repose en fait sur un unique format.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 10 août 2005 à 23:50 :: Général
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Liens autorisés (et pas d'interdiction de certains logos) à Helsinki
Les jeux olympiques d'Athènes 2004 s'étaient tristement illustrés à propos des formats :
- pas de liens hypertextes vers le site Web sans autorisation préalable ;
- pas de logos autres que ceux des partenaires visibles sur les TShirts des spectateurs ;
- pas d'informations en dehors des media accrédités (donc pas de blog, pas de journaux autres que ceux autorisés).
Au contraire, pour les 10e championnats du monde d'athlétisme d'Helsinki 2005 du 6 au 14 août, rien de tel pour le site officiel ni pour le site de l'IAAF (International Association of Athletics Federations). Il faut le souligner, et rappeler que le format des liens hypertexte est ouvert et à la base du Web, tout comme les standards ouverts.
Autres articles à propops des liens hypertextes « interdits » sans autorisation :
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 9 août 2005 à 23:50 :: Internet
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Le protocole IP va permettre aux machines d'échanger entre elles
La manière de dénommer les choses fait appel en quelque sorte à un format, le type de vocabulaire utilisé (soutenu, communiqué de presse, juridique,...). Cela peut donner des termes plus ou moins clairs, dans le format à la mode du moment. Voici donc le M2M.
Terme anglo-saxon, construit avec le 2 pour désigner par homophonie to (vers, à), M2M signifie Machines to Machines, soit machines vers (ou à) machines.
Après le P2P (peer-to-peer, pair à pair) qualifié de piratage alors qu'il s'agit d'un outil utilisé aussi pour échanger légalement des contenus (donc pas des contrefaçons), le M2M désigne les échanges et les communications automatiques entre machines de plus en plus connectées entre elles via le réseau Internet.
Et le M2M est appelé à se développer : les machines sont de plus en plus nombreuses (distributeurs, terminaux, capteurs,...), les connexions sont plus facilement possibles (haut débit, Bluetooth, RFID, Wifi, Wimax) et enfin le protocole Internet version 6 (Internet Protocol, ou IP, v6) est là.
IPv6 permettra d'identifier via le réseau Internet des machines et aussi des appareils divers, y compris de la vie courante (électroménager, voitures,...), pour qu'ils informent, échangent avec d'autres machines. Et IPv6 est un protocole ouvert. Sans cette ouverture, pas de développement d'Internet, et pas de M2M non plus.
(Pour sourire, il faut espérer que ces machines ne déveloperont pas des formats ou des protocoles fermés connus d'elles seules pour en arriver aux scenarii de domination des machines des films Matrix ou Terminator ! Quant à M2M, rien à voir avec le MI5, ni le MI6, ni MI2.)
Sources et liens :
- Le site officiel du MI5, en anglais, http://www.mi5.gov.uk
- L'article sur le MI6, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/MI6
- Le site du film Mission Impossible 2, M:I-2, en anglais, http://www.missionimpossible.com
- L'article sur la série des films Matrix, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Matrix
- L'article sur la série des films Terminator, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Terminator_%28film%29
Par Thierry Stoehr,
lundi 8 août 2005 à 23:50 :: Général
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L'été, c'est « tournée des plages » ou « beach tour »
Connaissez-vous le RBT ? C'est le « Rugby Beach Tour », de la Fédération française de rugby, avec la société Daunat. Il y a aussi le « SFR Playstation Beach Games 2005 » (donc SFR avec Sony). Ou encore « l'été Française des Jeux-RTL».
En juillet et en août, à la suite du Tour de France (avec sa caravane publicitaire et ses étapes), le bon format de communication et de marketing est « la tournée estivale » (la dénomination la plus ancienne), « la tournées des plages » (expression plus souvent utilisée), et mieux encore, le « Beach Tour » (avec les majuscules et l'anglais qui donnent le bon effet, c'est le bon format).
Voilà la recette : une société ou une fédération sportive, avec un ou des partenaires (sponsor ne semble pas trop ici le bon format de dénomination) part dans des villes étapes à la rencontre du public pour présenter son produit, qui est bien sûr bien plus qu'un simple article ou un service, mais une expérience de vie ou un art de vivre, indispensables.
Et que proposer ? Des « centaines » ou « des milliers de cadeaux », des « animations gratuites », des « démonstrations », voire « une soirée spectacle » prévus dans « le road book » avec « les villes-étapes ». Avec des « invités prestigieux » et des personnes pour animer guider, expliquer, initier aux secrets et aux joies annoncés.
Pour ce qui est du passé, le « Wanadoo Tour » de 1999 à 2002, ne semble maintenant plus d'actualité (initier les gens à Internet et au haut débit). Et pour ce qui est de l'été 2006, le FOT, le Formats Ouverts Tour, n'est pas encore en place. Mais tout au long de l'année il y a le site Formats-Ouverts.org (FOo) et des conférences. Et le bon format serait d'offrir des kits de découverte, des casquettes, des stylos, des Post-it, des ballons, des dépliants, avec aussi des démonstrations, des animations, des exclusivités (CD Rom live, logiciels)... voire un concert des Foo Fighters ! Pas encore de slogan (« Le Formats Ouverts Tour,... » ), mais ce serait bien sûr à propos des formats ouverts, de l'interopérabilité, y compris dans le domaine non-électronique, avec des exemples pour faire ses premiers pas.
Sources et liens :
- Le site du Rugby Beach Tour, http://www.daunatbeachrugbytour.com
- Communiqué de presse, Rendez vous à partir du 16 juillet avec "SFR Playstation Beach Games 2005", le 15 juillet 2005, http://www.sfrcegetel.fr/index.php?presse/communiques/developpe.php?communiqueid=42d77938acb5e
- Le site de l'été Française des Jeux-RTL, http://81.25.195.92/fdjeux/ete05/edito/home.php
- Wanadoo Tour, 4e édition en 2002 avec Intel, http://intel.com/francais/events/wanadoo.htm et l'ancien site disparu, http://www.wanadootour.com
- Article Wanadoo renouvelle sa tournée des plages, de Pascale Ulmo, le 16 juin 2001, NetEconomie, http://www.neteconomie.com/perl/navig.pl/neteconomie/infos/article/20010616110123
Par Thierry Stoehr,
dimanche 7 août 2005 à 23:50 :: Non-électronique
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Zidane, Orange, le Real et le WMV
Le 3 août 2005, Zinédine Zidane a annoncé son retour en équipe de France de football. Le 6 juillet, France Telecom et Microsoft ont annoncé la signature d'un partenariat stratégique. Le 29 juin, le PDG de France Telecom a annoncé le lancement du programme NExT, Nouvelle Expérience des Telécommunications.
Quel est le lien entre ces trois annonces ? Les formats, encore une fois.
Premier format (non-électronique) : celui de l'exclusivité, du partenariat ou du parrainage. Ils excluent les autres interlocuteurs, et ne font retenir que les formats électroniques de son partenaire ou de son sponsor (c'est le second format).
Dans notre cas, Zinédine Zidane est sous contrat avec Orange, qui gère aussi son site Web. Quant à Orange, il fait partie de France Telecom pour la téléphonie mobile. Or France Telecom va d'une part fortement s'appuyer sur Orange, « marque commerciale internationale » tous secteurs (plus de Wanadoo) dans le cadre du programme NExT, et d'autre part va utiliser les technologies de son partenaire Microsoft, et donc aussi ses formats.
Parmi les formats de Microsoft, celui pour la video est le Windows Media Video, WMV, qui devrait donc bientôt massivement apparaître sur les produits et services de France Telecom/Orange : ses sites Web, ses téléphones portables ou sa video à la demande.
Mais pour l'annonce de Zinédine Zidane, lié à Orange, lié à France Telecom, lié à Microsoft, pas de WMV ! En effet :
- sur le site d'Orange, on lit : « En exclusivité l'annonce de Zinédine Zidane », avec un lien vers une video au format Real Video ;
- sur le site de Zinédine Zidane, on lit « Zidane La pub Voir la video Orange » qui est au format Real Video.
Le format Real Video de la société Real Networks a-t-il été utilisé pour sa similitude de nom avec le Real Madrid, club actuel de Zidane ? Quel sera le format de la réaction de Microsoft : une colère par téléphone de Steve Ballmer qui était présent à Paris pour l'annonce du partenariat avec France Telecom ? un courriel diplomate de William Henry III (dit Bill) Gates ? une visite du PDG de Microsoft France ? aucune ? Une chose est sure, le format Real Video a été à la une : l'annonce a provoqué une fréquentation très importante des sites d'Orange et de Zidane.
Toujours est-il que le format WMV et Real Video ne sont pas des formats ouverts. A quand une video au format ouvert Theora, proposée en exclusivité avec son lecteur dédié ? Il y a bien l'ADAE avec ses video du programme ADELE qui pourrait être sur les rangs.
Sources et liens :
- Article France Télécom s'installe dans la convergence, de Emilie Leveque, le 30 juin 2005, Le Journal du Net, http://www.journaldunet.com/0506/050630francetelecom.shtml
- Article France Télécom installe Microsoft au cœur de sa stratégie de convergence, de Estelle Dumout, le 6 juillet 2005, http://www.zdnet.fr/actualites/telecoms/0,39040748,39241893,00.htm
Par Thierry Stoehr,
samedi 6 août 2005 à 23:50 :: Entreprise
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L'offre de SFR pour l'achat de musique en ligne
La vente de musique en ligne est un des domaines où l'absence d'interopérabilité est la règle. Le dernier exemple en date, celui de SFR.
Première règle : segmenter son marché, c'est-à-dire regrouper ses clients en ensemble homogène (même profil, mêmes règles de comportement, donc d'achat) pour proposer les produits à leur bon format.
Deuxième règle : proposer de nombreuses petites variations du produit, c'est-à-dire avoir de nombreux formats légèrement différents du même produit.
Troisième règle : disposer d'un grand nombre de titres, c'est-à-dire avoir de nombreux accords avec des éditeurs au riche catalogue.
Mises en application, cela se traduit par les utilisateurs des derniers téléphones portables à qui SFR propose de la musique en ligne sous forme de « Single, Sonnerie-video, Mini-clip, Sonnerie, Tonalité » (soit 5 possibilités, 3 en audio exclusivement et 2 en audio plus video) depuis le site de vente SFR Music, qui profite d'accords avec 4 « labels » (EMI, Warner, Universal et Sony, le dernier en date) soit « 31 102 Artistes 297 620 Titres ».
Pour ce qui est des formats, « les singles ne peuvent être définis comme sonnerie », et les formats numériques des morceaux ne sont pas du MP3 (gras ajouté) :
Q : Quelle est la différence avec les MP3 ?
R : Les singles que vous téléchargez sont au format AAC protégé sur votre mobile, et au format WMA protégé sur votre PC.
Enoncé dans un format plus clair : pour les téléphones portables c'est le format d'Apple (AAC, celui des iPod) et pour les ordinateurs c'est le format de Microsoft (WMA, et « vous devez disposer de Windows Media Player version 9 ou supérieure »), avec chacun des systèmes de contrôle DRM (« protégé »).
Donc pas de jaloux entre les deux sociétés les plus présentes du marché que sont Apple et Microsoft (même si Sony et son Atrac est oublié). Et impossible de faire certaines choses avec ses morceaux, car ils sont protégés : ainsi transfert impossible de son ordinateur vers son téléphone pour une sonnerie. Et il se peut que la copie privée en gravant un CD soit difficile. La musique n'est que rarement à des formats ouverts.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 5 août 2005 à 23:50 :: Interopérabilité
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La première manifestation Wikimania
Du 4 au 8 août 2005, se tient à Francfort en Allemagne la première rencontre internationale Wikimania, dont l'une des réalisations les plus fortes est l'encyclopédie Wikipedia, déclinée en plusieurs langues dont le français. Et les formats sont très présents dans les projets de la fondation Wikimedia :
- tout d'abord, Wikipedia et autres Wiktionary, WikiNews ou WikiQuote, c'est le wiki, c'est-à-dire un site Web utilisant une technologie ouverte, à la syntaxe ouverte et assez facile, et qui permet les contributions de toutes et tous ; le wiki est utilisé par de nombreux logiciels ; et sutout les pages Web d'un wiki sont modifiables par tous pour y contribuer ;
- ensuite les informations (articles, images, définitions,...) de l'univers Wikimedia sont à des formats juridiques ouverts qui permettent par exemple des réutilisation faciles (notamment via la licence GFDL) ;
- enfin le sujet des formats utilisés pour garantir la pérennité, l'indépendance et la puissance sont au cœur de l'approche : ce sont des formats ouverts (pages Web dynamiques).
Pendant la manifestation, le sujet des formats ouverts est au programme, avec notamment le Web sémantique ou les données personnelles. Parmi les intervenants, il faut aussi signaler Jean-Baptiste Soufron, jeune juriste français qui est legal coordinator de la fondation wikipedia (il a déjà été cité ici pour son article sur Star Wars Revelations).
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 4 août 2005 à 23:50 :: Manifestations
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Bientôt au centre de tous les foyers...
Quel appareil occupera la place centrale des foyers à l'ère du numérique ?
- d'un côté les futures consoles de jeux, les « next gen » (format marketing et com') comme la Xbox360 de Microsoft, la Playstation3 de Sony ou la Revolution de Nintendo :
La console de jeux nouvelle génération promet de se transformer en serveur de divertissements, distribuant films, musique, téléphonie mobile ou Internet. Deviendra-t-elle l'élément central de l'espace familial ?
- de l'autre, l'ordinateur individuel qui devient un « media center » avec le « triple play » (Internet , téléphone et télévision) avec les offres haut débit des fournisseurs d'accès à Internet , qui proposent pour cela leur boitier (« box ») de connexion dédié (Freebox de Free, Livebox de France Telecom, CBox de Cegetel, 9box de 9Telecom,...).
Chacune des deux solutions, avec ses partenaires des secteurs concernés (l'électronique grand public, les contenus, l'informatique), compte faire passer par elle les activités et les loisirs numériques des foyers. Encore une fois, une guerre des formats se joue et la question des formats se pose :
- la guerre des formats avec l'incompatibilité des solutions de chaque industriel (dit négativement) ou avec l'exclusivité des services de chacun (dit dans un format plus positif) ;
- la question des formats : lesquels seront utilisés pour la musique, la video, les films, la télévision, la radio, les photos, le téléphone, l'agenda personnel, les jeux,... ;
- sans oublier un élément qui mérite d'être cité à part vu l'importance croissante qu'il prend : les DRM, ces droits numériques accordés pour utiliser les données numériques dans des conditions précises et avancés pour lutter contre la contrefaçon.
Dans ce contexte, les formats ouverts sont bien utiles, loués et utilisés (le courriel, le Web et Internet reposent sur des standards ouverts) ; mais a contrario ils ne sont pas du tout privilégiés pour toute une partie des données numériques, au détriment de l'interopérabilité.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 3 août 2005 à 23:50 :: Général
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Voici le premier PdF, Palmarès des Formats (recensés par Google)
L'article expliquant le 15 juillet qu'il est impossible d'établir un classement des formats les plus utilisés, ouverts ou pas, n'était pas exact, mea culpa : en effet, grâce à l'astuce détaillée en commentaires par Sébastien Billard, des statistiques sont disponibles.
Le principe est d'utiliser le moteur de recherche Google avec ses options avancées : il s'agit d'indiquer le type de format de fichier souhaité et un mot que l'on ne souhaite pas dans les fichiers. En utilisant un « mot » inexistant (long et avec uniquement des consonnes par exemple), on obtient un résultat.
La première mesure (BETA comme dirait Google) a été faite dans la nuit du 1er au 2 août 2005, entre 23h15 et 23h45 heure de Paris. Voici donc le premier article de la nouvelle catégorie Palmarès (des fichiers recensés par Google) :
- Tous formats : environ 3 580 000 000, dont envriron 3 380 000 000 en anglais et environ 86 000 000 en français.
- PDF : environ 72 200 000, soit 2,02% ; dont environ 64 400 000 en anglais et environ 4 720 000 en français.
- flash : environ 16 000 000 soit 0,45%.
- doc : environ 10 700 000, soit 0,30% ; dont environ 9 290 000 en anglais et environ 702 000 en français.
- txt : environ 7 290 000, soit 0,20%.
- ppt : environ 3 700 000, soit 0,10% ; dont environ 3 250 000 en anglais et environ 141 000 en français.
- PS : environ 3 500 000, soit 0,10% ; dont environ 3 070 000 en anglais et environ 215 000 en français.
- xls : environ 2 450 000, soit 0,07% ; dont environ 1 770 000 en anglais et environ 163 000 en français.
- rtf : environ 1 370 000, soit 0,04% ; dont environ 856 000 en anglais et environ 205 000 en français.
Au même moment, la page d'accueil de Google en anglais indiquait : « Searching 8,058,044,651 web pages ».
Les 8 formats précis ci-dessus ne représentent donc que 3,28% de tous les formats. Et même le PDF avec plus de 72 millions ne représente qu'un peu plus de 2%... En tout cas dans le cadre de cette mesure.
Le nom de PdF est bien sûr un clin d'œil au nom du format d'Adobe... mais avec une minuscule entre les deux majuscules (classements, hit-parade, baromètre, charts, top des formats ne sonnaient pas aussi bien ; même chose quant à formamètre, formatomètre ou formatimètre construits comme pluviomètre, altimètre ou chronomètre).
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 2 août 2005 à 22:00 :: Palmarès
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Un bon treizième mois, mais...
Pour ce bilan mensuel post premier anniversaire de la vie du site Formats-Ouverts.org (FOo), tout d'abord une mauvaise nouvelle : les courriels reçus (et envoyés) et les notes papiers depuis plus d'une année ont été volés.
En effet, le sujet de l'article du 20 juillet n'était un hasard : c'était au lendemain du vol (en plein restaurant et avec une totale discrétion) de l'ordinateur portable sur lequel se trouvaient des données, dont une partie non-sauvegardée (dont les courriels de Formats-Ouverts.org...). Pour ce qui est des pages de notes manuscrites de sujets pour FOo, elles se trouvaient dans la même sacoche... Donc, si vous aviez écrit pour signaler, demander, expliquer un point, cela a disparu, désolé, je ne peux y répondre, à moins de renvoyer le courriel (contact chez formats-ouverts.org).
Pour ce qui est des statistiques du site pour son treizième mois, elles sont bonnes :
- par rapport au mois de juin, les chiffres sont bien supérieurs ;
- dans l'absolu, c'est le 1er, 2e ou 3e meilleur mois selon le critère retenu : plus de 65 000 visites (2e), plus de 225 000 pages (2e), près de 260 000 hits (2e), 21 878 visiteurs différents (3e) et 9,93 Go de données transférées (1er).
Juillet 2005 sur Formats-Ouverts.org a notamment été marqué par la lettre ouverte sur la bibliothèque numérique européenne et par deux histoires ahurissantes (la société de car et Harry Potter 6). Sans oublier le rejet le 6 juillet des brevets logiciels qui a fait disparaître le texte placé depuis le 8 mars 2005 en fin d'articles. La liste complète des 33 articles de juillet est dans la table de juillet.
Merci pour les visites, lectures, commentaires, courriels, liens hypertextes et syndications (RSS ou Atom). Bonne utilisation, et vivent les standards ouverts sans brevet logiciel. Et ne pas oublier de faire des sauvegardes...
Par Thierry Stoehr,
lundi 1 août 2005 à 14:00 :: Vie du site
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Les 38 billets publiés en août
1 dans Tables des billets, 2 dans Vie du site, 1 dans Palmarès, 15 dans Général, 1 dans Manifestations, 3 dans Interopérabilité, 2 dans Entreprise, 2 dans Non-électronique, 8 dans Internet, 2 dans Myosotis, 1 dans Anniversaire
Par Thierry Stoehr,
lundi 1 août 2005 à 10:10 :: Table des billets
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