Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1544 articles en ligne, dont 8 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Un an de TNT et bientôt plus d'analogique

Les format de la TNT, de la HD et de l'analogique

Il y a un an, outre une conférence, le jeudi 31 mars 2005 à 18h a surtout connu le lancement de la TNT : après l'ouverture à vide du 17 janvier 2005, après l'annonce définitive du format MPEG-2 en novembre 2004 et après aussi bien des péripéties. Et pour la TNT payante, autre format : le MPEG-4, choisi fin 2004.

Finalement, pour la télévision et le numérique, il y a 3 formats : les 2 ci-dessus, plus celui de la Haute Définition, la HD, qui nécessite tout un ensemble d'équipements.

Le 29 mars, une conférence de presse était donnée pour marquer la première année de la TNT, en même temps que le 5e Salon de la réception numérique. Le Ministre de la culture et de la communication a annoncé que d'ici 5 ans, il ne devrait plus y avoir de diffusion analogique. Il faudra s'équiper en conséquence (au minimum avec le boitier récepteur de TNT gratuite, format MPEG-2, en souhaitant que toutes les zones seront couvertes). Et ainsi libérer des fréquences pour les formats de la télévision sur téléphone mobile.

Pour ce qui est de l'utilisation du format ouvert video Theora, qui sera le premier à le proposer : l'Assemblée nationale ? le Sénat ? la DGME pour montrer que cela est possible, comme l'ADAE proposant une diversité de formats ? Dans un registre plus socilologique, il y a aussi le format « n'a pas la télévision », mais ce n'est pas standard, voire atténue un formatage, ou alors peut faire passer comme hors-normes...

Sources et liens :

«La guerre des formats»

« La guerre (ou la bataille) des formats », selon France Info aussi

« La guerre des formats » n'est pas une expression au format fermé car elle n'est pas déposée ni achetée : elle est donc inutilisable sans accord particulier. Heureusement, car nombre de fois cette expression est valable pour de multiples situations (DVD, bureautique, messagerie instantanée - y compris sur téléphone portable -, baladeurs musicaux ou video) et a été utilisée sur Formats-Ouverts.org et le sera sans doute encore. Et l'expression n'est pas exclusive, d'autres textes l'ont utilisée.

Il y a eu l'émission 8-FI du 12 février sur la chaîne Direct8 de la TNT gratuite, à propos des prochains DVD : La guerre des formats.

En consultant les archives en ligne (au format ouvert HTML) de la chronique Nouveau monde de Jérôme Colombain diffusée sur France Info, on retrouve non seulement l'expression dans un titre de ses chroniques, mais aussi bien sûr l'idée au travers d'exemples :

  • « Caméscopes : la guerre des formats » : en l'occurence, quel format choisir, cassette, DVD ou disque dur ? Il s'agit du format au sens de support physique. Mais il y a aussi :
    • le format des câbles nécessaires (toute la connectique en général est concernée) ;
    • le format informatique des fichiers numériques. Pour ce dernier, la question ELF (Et Le Format ?), se pose : ouvert ou fermé avec un seul logiciel sachant l'utiliser et utilisable sur un seul système d'exploitation ?
  • dans la chronique du 18 septembre 2004 à propos des sites de vente de musique en ligne de la FNAC, d'Apple et de Sony : « Cependant, la Fnac n'a pas réussi à lancer le site ouvert à tous qu'elle espérait. Les possesseurs de baladeurs Apple et Sony ne pourront pas écouter la musique de Fnac.com. La faute à qui ? Aux fabricants et aux maisons de disques, selon la Fnac. La bataille des formats numériques bat son plein. »

Dans tous les secteurs où le numérique intervient, les formats et les protocoles donnent lieu à des affrontements car ils sont la clé de l'accès et du contrôle de l'information.

Sources et liens :

Notules du 29 mars 2006

Une conférence sur les bibliothèques numériques à la BnF

Mardi 4 avril à la Bibliothèque nationale de France (BnF), de 11h30 à 13h, se tiendra une conférence-débat « La numérisation dans les bibliothèques : pratiques d’aujourd’hui et prochaines évolutions », destinée aux professionnels des bibliothèques (entrée libre).

Avec Catherine Lupovici (bibliothèque numérique à la BnF), Jean-Emile Tosello-Bancal (Sous-direction des Bibliothèques du Ministère de l’Education nationale), Alain Jacquesson et Alexis Rivier. Ces deux derniers sont des responsables de la Bibliothèque publique et universitaire de Genève et aussi auteur du livre de référence déjà cité, Bibliothèques et documents numériques, qui traitent entre autres des formats ouverts ou pas.

  • Bibliothèques et documents numériques Concepts, composantes, techniques et enjeux, éditions du Cercle de la Librairie, collection biliothèque, 578 pages, 42 euros, ISBN 10 : 2-7654-0915-3
MSN sur Europe 1

Mardi 28 mars, de 23h à minuit se déroulait l'émission hebdomadaire Génération Europe 1 Nouvelle technologies. L'un des invités était Olivier Marcheteau, nouveau Directeur Général de MSN France. Il a été question du modèle économique, des objectifs ou du changement de format de nom de MSN Messenger, qui devient Windows Live Messenger (un des services Windows Live).

Mais pas de mention du sujet de l'interopérabilité des messageries instantannées, où chacun souhaite conserver jalousement ses utilisateurs en fermant ses protocoles (Microsoft, mais aussi AOL et Yahoo!, et cela malgré des accords de compatibilité entre certains).

Le podcasting dans la presse télé

La même semaine, Télépoche et Télérama traitent du podcasting, la baladodiffusion (dans un format plus français) : c'est le nouveau format de diffusion radio. Pour Télépoche (n°2093, du 25 au 31 mars), sa fiche détachable s'intitule Le Podcast La radio quand vous voulez. Johana Lagunas cite entre autres le logiciel libre Juice et le site Framasoft.

Quant à Télérama (n°2932, du 25 au 31 mars), en 2 pleines pages intitulées Ecoutez la liberté et signées Emmanuelle Dasque, il explique que toutes les radios (Radio France, Arte Radio, RTL, Europe 1) s'y sont mises, avec l'arrivée des baladeurs numériques, du haut débit et du format MP3.

Les DRM dans Télérama

Page 18, n°2929 : article, La musique mise sous clef ?, de Thomas Bécard, sous-titré « Les députés légalisent le DRM, un verrouillage des fichiers musicaux » :

Car voilà leur fonction, aux DRM : limiter les possibilités de copier, graver ou transférer de la musique - ou de la video, ou des logiciels - en espérant ainsi réduire les risques de piratage.

Conclusion : « En attendant, le consommateur moyen, qui ne s'y connaît pas trop en bidouille informatique, se retrouve coincé avec son CD illisible ou son fichier intransférable. » L'excellent dessin d'illustration, signé Mb, est aussi à signaler : un monsieur fulminant qui fait jouer son CD de M. Pokora sur un phonographe (!) en clamant « Marre des CD protégés qu'on peut pas lire ! Cette fois-ci ils vont m'entendre... » !

Le secteur des DRM

Les DRM sont devenus un terme plus répandu depuis le débat sur la loi DADVSI à l'Assemblée nationale. On peut les aborder en dressant la liste de leurs exemples d'utilisation... Il est aussi possible de les aborder en se posant quelques questions à propos du secteur des DRM :

  • quelles sont les entreprises proposant des technologies et services liées DRM ?
  • y en a-t-il des françaises ? combien de personnes vivent de ce secteur ?
  • quel est le chiffres d'affaires généré ? quelles prévisions ?...

Dans un format plus bref, avoir des caractéristiques détaillées de ce secteur.

Le format des formulaires

Le format ouvert XForms pour les formulaires, deuxième édition

Le W3C a publié le 14 mars 2006 les informations de la deuxième édition du format XForms : c'est un format ouvert, de type XML et concerne les formulaires en ligne. La prédente version avait été publiée le 14 octobre 2003.

XForms est utilisé dans le navigateur Firefox de Mozilla, avec le soutien de Novell et IBM. Il est aussi disponible dans la suite OpenOffice.org 2.0. La société IBM soutient encore plus activement ce format depuis juillet 2005 à la suite du rachat de la société PurreEdge, spécialisée dans les formulaires Web.

Sources et liens :

Les Verts vont vers les standards ouverts

Une décision du parti des Verts pour utiliser les standards ouverts et les logiciels libres

Tout d'abord, une précision : l'information de cet article est logiquement citée car elle traite directement des standards ouverts et de l'interopérabilité, qui plus est en positif. Je ferai avec plaisir état de telles décisions sur Formats-Ouverts.org à propos d'autres partis politiques ; mais aussi d'entreprises, d'associations, d'administrations ou autres strutures (comme la Gendarmerie nationale) ; pour les États aussi, avec une liste dédiée.

En date du 27 mars, Les Verts ont publié sur leur site Web un communiqué de presse intitulé « Le « parlement » des Verts s’engage pour les standards ouverts et le logiciel libre ».

Il s'agit de la motion « Développer l’utilisation des standards ouverts et des logiciels libres », votée à l'unanimité par le Conseil National Inter-Régional des Verts (le « parlement » des Verts). Il est précisé en chapô du communiqué de presse :

L’utilisation large de logiciels libres et de formats ouverts est une condition nécessaire au développement harmonieux de la société de l’information et au partage des connaissances.

Il s'agit (dans un format de listes) :

  • d'affirmer la nécessité de l’utilisation des logiciels libres et des standards ouverts :
    • dans les services publics ;
    • dans les collectivités locales ;
  • d'engager également les instances des Verts à favoriser l’appropriation des standards ouverts et des logiciels libres par les éluEs et militantEs VertEs :
    • tout particulièrement à s’interdire de communiquer en utilisant des formats fermés ;
  • d'encourager les éluEs vertEs à porter le débat sur l’utilisation des logiciels libres et des standards ouverts dans les instances et les organismes où ils/elles sont éluEs.

L'article de Frédéric Couchet donne le texte de la motion et l'exposé des motifs.

Phase 1, OK ; phase 2 maintenant

Cette décision est un premier pas à saluer. Avec désormais la phase 2 à mettre en place : passer de ces décision et déclaration importantes, à la mise en place. Cela signifie information sans brusquer et pour expliquer, formation pour savoir utiliser et appropriation progressive des outils nouveaux. Donc de la communication et de la pédagogie, qui peuvent se heurter au refus de changement. Voici donc un dossier à suivre, et peut-être le début d'autres décisions de ce type...

Sources et liens :

C'est une histoire de décret

Lois LCEN, LSQ et DADVSI et 2005-102 : le décret, le bon format indispensable

« Un décret, sinon ce n'est rien ! » Tel pourrait être le slogan à propos des lois. En effet, pour qu'une loi (ou des points particuliers de la loi) s'applique, ses décrets d'application (quand ils sont nécessaires) doivent avoir été élaborés et publiés. Sinon, la loi reste ce qu'elle est : un texte fort (en terme d'image), mais fort inutile (en terme d'application concrète).

Voici quatre exemples (dont trois dans l'actualité) qui viennent rappeler ce point de droit :

DADVSI : encore le Sénat, puis Commission et enfin décret

L'examen en urgence de la loi sur le droit d'auteur et les doits voisins dans la société de l'information (DADVSI) s'est terminé à l'Assemblée nationale le 21 mars avec le vote favorable. Il reste au Sénat à examiner la loi, puis de parachever la version définitive en Commission (urgence oblige, il n'y a pas de navette entre les deux chambres). Et ensuite viendront les décrets d'application qui définiront certains points laissés volontairement à définir dans de la loi (la loi ne fixe qu'un cadre général).

LSQ : loi votée et un décret paru le 26 mars

Le 26 mars, un décret a eu droit à la une de l'actualité : était-ce du fait d'un dimanche pauvre en information ou un intérêt plus particulier des journalistes ? C'est le décret n° 2006-358 du 24 mars 2006 relatif à la conservation des données des communications électroniques. Il fixe à 1 an la durée de conservation de certaines informations personnelles. Le format des log est à l'honneur, et ce décret vient donc fixer les règles que la loi sur la sécurité quotidienne (LSQ) n'avait pas établies.

LCEN : votée en juin 2004, mais pas de décret pour l'article I.I.4...

Depuis l'ouverture de Formats-Ouverts.org, chaque article (plus de 700) fait référence aux standards ouverts en se basant sur la définition donnée dans la loi sur la confiance en l'économie numérique (LCEN) à l'article 4 du titre Ier du chapitre Ier. Cette définition est importante en terme d'image et de symbole : c'est une loi de la République, votée par ses élus.

Oui, mais... aucun décret n'indique que l'utilisation des standards ouverts est obligatoire. Sur le terrain, c'est une définition de pure forme, qui a toutefois une valeur symbolique qui permet au moins d'y faire référence.

Loi n°2005-102 : un texte important, mais toujours pas de décret pour l'article 47...

Dernier exemple, qui a été à l'honneur en février 2005 : la loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle comporte des décisions fortes, dont certaines à propos du monde électronique comme l'obligation d'accessibilité aux services en ligne et des sanctions en cas de non-respect.

Mais aucun décret d'application n'a été pris : le 3 mars 2006, une réunion a eu lieu à la DGME pour l'élaboration du décret de l'article 47 sur l'accessibilité...

Sources et liens :

Ce n'est pas le bon format...

Le bon format (des langues et d'autres points...)

Quand les us et coutumes (ou les habitudes, ou les règles, ou les manières de faire, voire les sensibilités des personnes) sont connus, on peut dire que le format est ouvert : il est alors possible d'éviter les impairs (ou les maladresses, ou les erreurs) ou de savoir que cela va faire réagir, en adoptant ou pas le bon format...

Jeudi 23 mars 2006 en soirée, Bruxelles. Ernest-Antoine Seillière, président de l'organisation patronale européenne Unice, prend la parole lors d'une réunion de travail. Il s'exprime en anglais. Jacques Chirac, président de la République, l'interrompt et s'étonne de l'usage de l'anglais. Réponse de M. Seillère : « Je vais m'exprimer en anglais parce que c'est la langue des affaires. » Le président Chirac, pour marquer sa désaprobation, se lève et quitte la salle de réunion, avec les deux ministres qui l'accompagnaient.

L'anglais, dans ce cas, pour M. Chirac, n'est pas le bon format. Deux dépêches de l'AFP ont relaté l'incident. Et comme l'AFP en a parlé, d'autres media l'ont repris : l'AFP, c'est un bon format. Plus intéresant, on apprend que cela était passé inaperçu : « C'est en fait l'Elysée qui a prévenu les journalistes de l'incident » indique la dépêche de l'AFP ; pour que l'information passe, il faut emprunter les bons canaux (le bon format). L'AFP retranscrit la réaction du président français :

J'ai été profondément choqué de voir un Français s'exprimer à la table du Conseil en anglais (...) On ne va pas fonder le monde de demain sur une seule langue, donc une seule culture.

D'autant que cela se passe la semaine de la langue française, avec aussi nombre de manifestations liées à la francophonie au cours de l'année 2006. Or le français est une des langues de travail de l'Europe.

« Ni une seule langue, ni une seule culture » : dans les technologies de l'information et de la communication aussi, on ne peut qu'avoir la même approche pour la diversité. Une diversité ouverte, comme celle des langues et des cultures : on sait comment elles fonctionnent, on en connait les règles. Il est donc possible de passer des unes aux autres. Les formats ouverts et l'interopérabilité existent aussi hors du monde numérique.

Sources et liens :

Un anniversaire de 5 ans et l'année 2006

Les 5 ans d'OS X et les OS de 2006...

24 mars 2001 : Apple lance son nouveau système d'exploitation, Mac OS X (10.0, nom de code Cheetah), soit une demi-décennie (dans un format non chiffré). Et 5 ans après, 4 autres versions se sont succédées (de 10.1 dès septembre 2001 à 10.4 Tiger fin avril 2005) et les premières machines avec microprocesseur Intel annoncées en juin 2005 sont apparues (fin des puces au format PPC).

25 octobre 2001 : Microsoft lance Windows XP, son nouveau système d'exploitation. Depuis, en 5 ans, des correctifs et ajouts ont été faits (les Service Packs, SP), mais pas de nouvelle version majeure. Le 21 juillet 2005, le nom de Windows Vista a été annoncé (avec une sortie annoncée alors en 2006), et fin février 2006, les 6 versions de Vista ont été annoncées.

Les OS concurrents et leurs formats

Le 21mars 2006, Microsoft a annoncé le report à début 2007 de la sortie de Windows Vista pour les particuliers (les versions déjà installées sur les machines et celles en vente au détail). Et les OS concurrents en 2006 et en 2007 ?

Selon le calendrier, l'un des prochains concurrents sera Ubuntu Linux, prévu initialement en avril (une version chaque 6 mois depuis octobre 2004) mais reporté pour le 1er juin (et dénommé Dapper Drake). Puis fin 2006, en respectant les 18 mois maximum entre chaque version, ce sera Mac OS X 10.5 Leopard et enfin Windows Vista début 2007.

Et les formats dans tout cela ? Effet en chaîne...

Si la version d'un logiciel n'est disponible qu'avec une version précise d'un système d'exploitation, alors cela oblige à se mettre à jour (au niveau logiciel mais aussi parfois matériel) pour utiliser ledit logiciel. D'autant plus si ce logiciel est le seul à savoir utiliser les données à un format donné. On a la chaîne données-logiciel-système d'exploitation-matériel...

Avec donc les données comme élément crucial de départ : le format des données est la clé. Si le format est ouvert, l'indépendance vis-à-vis d'un système est assurée, comme l'interopérabilité.

Sources et liens :

XTech 2006 : XML et consorts

La conférence XTech 2006 : le Web 2.0 et XML

Une conférence internationale à propos du XML, le format des formats s'il est ouvert ? Cela existe et s'appelait XML Europe jusqu'en 2004. En 2005, le nom est devenu XTech Conference et avait pour thème « XML, the Web and Beyond ». Cette année, du 16 au 19 mai à Amsterdam, XTech 2006 portera sur « Building Web 2.0 » (Construire le Web 2.0).

Le monde du XML, de ses formats et des technologies basées dessus s'y retrouveront. Avec les standards ouverts et l'interopérabilité comme éléments de base du Web 2.0 (le format du moment...). Dans le riche programme, on peut relever entre autres :

  • des intervenants du W3C à propos de XHTML, XForms, XSLT,...
  • la fondation Jabber et son format ouvert XMPP pour la messagerie instantanée ;
  • le SVG présenté par la Fondation Mozilla (très présente) ;
  • Etna, un éditeur XML développé par Daniel Glazman (Disruptive Innovations, auteur de Nvu) sur le moteur Gecko de Firefox.
Sources et liens :

Sous les claviers, le verrouillage...

Il y a les câbles, les écrans, les fichiers... et les puces, aussi !

Le sujet des DRM est très riche d'exemples concrets (comme la télévision HD, les câbles HDMI, les fichiers de musique, les téléphones portables). Voici une nouvelle illustration avec les ordinateurs et leurs microprocesseurs, les célèbres puces...

Au départ, il y a un magazine, intitulé Connecté : petit format, beau papier, belle présentation, un joli travail de mise en page pour une bonne impression... Il était fourni avec l'hebdomadaire Télérama. Il est aussi offert avec le numéro de février-mars de Digital World (revue française). Sous-titre : La mobilité et les loisirs numériques par Intel (gras dans le texte d'origine), et à l'intérieur on lit « Cette édition a été réalisée par Intel France sous la direction d'Isabelle Ferdane » (qui signe l'éditorial, Grain de folie).

Il s'agit donc d'une publicité, d'une opération de communication, d'un long publireportage sous forme de (au format) magazine. Avec le nouveau microprocessseur Viiv d'Intel comme sujet des 52 pages qui offrent plusieurs formats de documents (photos, chronologie, textes, interviews, schémas,...).

Et alors ? Au fil des pages, on retrouve les leitmotiv (expressions types, dans un format plus publicitaire) : « la convergence numérique » est là, c'est l'heure « des loisirs numériques » (jeux video en ligne ou à la demande, album de photos, télévision, video à la demande, musique) et « notre vie numérique  » passe désormais par du matériel (ordinateur ou pas) équipé du dernier microprocesseur Intel Viiv.

Et puis, en lisant attentivement, il y a l'article Viiv La révolution multimédia, page 30, avec cet extrait :

La plate-forme Viiv s'appuie sur les technologies les plus modernes, mais aussi sur Windows Media Center, conçu par Microsoft pour les PC de salon. [...] Il [un PC Viiv] peut aussi jouer le rôle de serveur multimédia et assurer la diffusion sécurisée de contenus sur le réseau domestique vers les Digital Media Extenders (comme la Xbox 360), et à tout type de périphériques supportant l'échange de médias sécurisés par la technologie DTCP/IP.

Les PC de salon avec Windows Media Center, un premier format pour ces ordinateurs. Et le DTCP/IP ? C'est le Digital Transmission Content Protection over Internet Protocol :

  • le second, Internet Protocol (IP) est un protocole ouvert, à la base d'Internet ;
  • en revanche le premier, DTCP, est un format fermé de contrôle (rien à voir avec le TCP de Transfert Control Protocol, protocole ouvert qui va de pair avec IP : on parle de TCP/IP).

Le microprocesseur contrôle donc les fichiers pour les « sécuriser » : cela ne se situe plus ici au niveau des logiciels, mais du matériel et plus précisément au niveau du cerveau de l'ordinateur. La puce, agent de surveillance des éditeurs de contenus (musique, video,...) : le choix d'Apple en juin 2005 de mettre des puces Intel dans ses machines dès 2006 peut aussi s'expliquer sous cet angle...

Alors, les microprocesseurs des ordinateurs, gardiens de prison ou ange gardien ?

  • pour une entreprise, cette sécurisation et ce contrôle des machines revêt sans doute un intérêt certain pour administrer et suivre le parc informatique, qui a un coût ;
  • mais pour les individus, cela peut aller à l'encontre de l'accès aux informations, de la maîtrise de sa machine et des libertés individuelles d'utilisation et de vie privée.

Sous les pavés, la plage : format imagé et fort peu réel. Sous les claviers, le verrouillage : format concret et fort réel.

Sources et liens :

J'ai 10 ans

Une décennie de connexion : et les formats

Mardi 19 mars 1996, 23h, Melun : « C'est ma première Internet party ! » Première connexion à la Toile, par modem (26k), 77 Francs par mois pour se connecter, plus le coût des appels téléphoniques... Avec un ordinateur de bureau 486, un Windows 3.1, Club-Internet comme fournisseur d'accès et comme premier site visité, celui de l'ABU (l'Association des Bibliophiles Universels), relevé dans magazine informatique. Et avec le navigateur Netscape.

Voilà ce qu'il en est comme réponses au questionnaire sur sa première connexion à Internet : où, quand, comment, avec quel ordinateur, avec quel fournisseur d'accès, avec quel navigateur, quelle machine et quel site Web visité en premier (voire quelle anecdote). On peut aussi faire le même questionnaire à propos du courrier électronique (mon premier courriel : avec Netscape à Julien E., alors en Italie).

Mardi 19 mars 1996 - Mardi 19 (+2) mars 2006 : donc 10 ans (et 2 jours)... Et les formats ? En voici deux.

Le format des 10 ans : c'est bon pour la com'

Ah, les 10 ans : le passage à un nombre à 2 chiffres, la symbolique du nombre 10 (dans notre système... au format décimal !), voilà un excellent format pour communiquer. C'est ce qu'avait fait par exemple le W3C en octobre 2004. Et en 2005, ce fut le cas :

  • pour les sociétés Amazon, Opera, Yahoo! ou eBay ;
  • pour les produits comme le navigateur Opera ou le système d'exploitation Windows 95 ;
  • pour les projets comme OpenBSD, NetBSD et FreeBSD.

La médiatisation autour de ces 10 ans peut être forte, en utilisant les bons formats. Parfois elle l'est moins, volontairement ou pas. Voici un exemple un peu méconnu lié aussi à l'informatique, à Internet et à l'éducation : le projet EdRes74.

EdRes74, Education Réseau du 74 : vous ne connaissez pas ? Cela mérite pourtant amplement de l'être, avec l'éducation nationale et le Conseil général de Haute-Savoie travaillant ensemble. Ainsi les écoles (et les collèges) du département de Haute-Savoie sont connectés à Internet depuis 1995, à une époque où Internet était un gros mot (ou un mot mystérieux) et qui faisait passer pour un doux rêveur... Avec depuis cette date des taux de connexion et des usages à faire rougir bien des départements.

Dans le domaine de l'éducation et de l'informatique, 2005 fut aussi les deux fois 10 ans de IPT, le plan « Informatique Pour Tous », lancé en 1985 par Laurent Fabius, avec une architecture client-serveur et des enseignants à qui on a enseigné la pragrammation dans le but qu'ils créent des logiciels à destination du système éducatif : 2 idées toujours pertinentes.

Le format RTC : vraiment nomade et interopérable (alors que l'ADSL...)

10 ans de connexion donc : toujours chez Club-Internet (un petit signe aux archives du service commercial qui a changé les coordonnées client en 2000 : avant, c'était le n°13483, inscrit au cours des 6 premiers mois de la société) et toujours au format RTC, avec un modem, externe ou interne. Vous lisez bien, un modem « bas débit » comme on dit désormais. Et ces deux points sont liés (modem RTC chez Club-Internet), car le bas débit est bien (et me convient), contrairement à l'ADSL qui n'est pas interopérable (et qui est sédentaire).

En effet, il y a d'un côté le RTC, le Réseau Téléphonique Commuté, avec modem (56k ou moins). Et de l'autre l'ADSL rapide, avec d'abord les modem ADSL puis depuis décembre 2002 les « box » (la Freebox fut la première, suivie depuis par la Livebox, la N9ufbox, l'AOLbox, la Alicebox ou la Club-Internetbox) avec leur « triple play » (Internet, téléphonie, télévision).

Mais avec l'ADSL, impossible de se connecter sur son compte ailleurs que depuis chez soi (sans faire payer celui chez qui on est) : le nomadisme tant vanté n'y résiste pas. Or quand on se déplace souvent, il y a un souci. La seule solution efficace : une ligne téléphonique, son ordinateur avec modem et un forfait débité depuis n'importe quel numéro de téléphone (caractéristique capitale). Car la ligne téléphonique est le format ouvert le plus répandu et interopérable. Mon royaume pour une ligne téléphonique.

Sources et liens :
  • Site de l'ABU, Association des Bibliophiles Universels, L'accès libre au texte intégral d'œuvres du domaine public francophone sur Internet depuis 1993, http://abu.cnam.fr/
  • Histoire de Club-Internet, page officielle Repères Société et Chiffres clés, http://www.t-online.fr/index.phtml?type=3

Une grille de Sudoku, mais avec des formats...

Les formats au format Sudoku : pour réfléchir et apprendre, les FOo Doku

Comment se divertir et apprendre quelques informations à propos des formats ? Il y a donc 2 sous-questions : quel format utiliser pour divertir ? quelles informations donner sur les formats ?

Parmi les formats de divertissement, il peut y avoir la petite animation, le clip ou le sudoku, ces grilles de 9 carrés de 9 cases à remplir avec les chiffres de 1 à 9. Mais on pourrait aussi mettre les 9 chiffres de 0 à 8 (ou de 11 à 19), ou les lettres (de A à I), ou des motifs... ou des mots de 3 lettres...

Les formats : qu'expliquer ? que donner comme informations ? Ouverts ou fermés, ils sont nombreux avec des caractéristiques multiples : noms, extensions utilisées, auteur, année de création, domaine, logiciel(s) associé(s), historique, liens vers des sites dédiés,... Et quel format d'écriture adopter pour traiter de ces formats : encyclopédique et exhaustif, bref et percutant, minimaliste et incomplet,... ?

Voici donc la première grille de FOo Doku (ou Sudoku-formats, ou SudokuFOo selon le format d'écriture retenu) : 9 extensions de formats (de documents plutôt de type textes) à ranger à la place des ? ? ?... Bonne réflexion et bon jeu... et des explications à propos de ces 9 formats sont aussi données après la grille :

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 ? ? ?  TEX AAA
  • DOC : pour Document ; le format des documents créés avec les logiciels Word ; format fermé ; son successeur est le DOCX de 2007 Microsoft Office.
  • HTM : pour HyperText Markup (Langage) ; le format ouvert des pages Web, maintenu par le W3C depuis octobre 1994.
  • PDF : pour Portable Document Format ; format créé par Adobe au début des années 90, ouvert mais propriétaire ; cependant on peut créer et aussi lire du PDF avec de nombreux logiciels pour de très nombreux systèmes d'exploitation.
  • ODW : pour Open Document Writer ; format ouvert de la famille Open Document Format, entre autres de la suite bureautique OpenOffice.org, soutenu par l'ODF Alliance, standardisé par l'OASIS et en cours de normalisation ISO.
  • RTF : pour Rich Text Format ; format établi par Microsoft à l'époque où son traitement de texte Word (sorti en version 1.0 pour Windows en 1989) n'était pas du tout leader : cela permettait aux autres logiciels utilisant ce format publié par Microsoft de pouvoir lire les fichiers produits.
  • TXT : pour text ; aussi appelé texte brut ou ASCII, le plus ancien des formats, qui ne propose que du texte sans aucune mise ne forme ; quasi-universel et aussi le format par défaut des courriels (normalement).
  • TEX : pour TeX ou LaTeX ; depuis 1978 (soit 28 ans !), c'est le format qui sert au logiciel TeX (ou LaTeX) ; il est notamment utilisé par le monde professionel de l'édition scientifique, mais sa puissance et ses qualités typographiques sont valables pour tous les domaines.
  • SAM : pour Samna, nom de la société qui a proposé le logiciel Ami, premier traitement de texte pour Windows en 1988 (avant WinWord en 1989). Ami est devenu Ami Pro puis Word Pro après le rachat de Samna par Lotus en 1990 ; les logiciel Ami et Ami Pro n'existent plus.
  • AAA, UUU, SUP, HYE, CVV... : ce sont des exemples de noms d'extensions farfelus (CVV = Comme Vous Voulez) pour indiquer qu'il est possible d'avoir un fichier de texte avec n'importe quelle extension, notamment en utilisant un éditeur de texte.

N'ont pas été cités les formats des logiciels Write (de Microsoft), Works (de Claris, d'Apple, de Microsotf), Pages (d'Apple), WordPerfect, WordStar et d'autres. En revanche, un point capital est à répéter : si le format utilisé est fermé et que le seul logiciel qui le lisait a disparu (du catalogue ou avec la société éditrice), les informations sont en grand danger voire perdues.

Prochains FOo Doku possibles : les formats de PAO, d'images, de musique ou de video.

Sources et liens :

Un merci particulier au logiciel Nvu (création de pages Web) et à son auteur Daniel Glazman : il a été bien utile et très efficace pour faire la grille ci-dessus en HTML.

Notules du 19 mars 2006

Avant de les reprendre en les développant, quelques informations

Voici 6 notules pour de futurs articles (pdfa, et non pas PDF/A) :

Séminaire Aristote

Lors du séminaire Aristote du 16 mars, c'est Jean Paoli, le Monsieur XML de Microsoft Corporation qui est intervenu pour présenter le format Microsoft Office Open XML. Avec aussi une intervention sur le Records Management à la Bibliothèque nationale de France (BnF) ou encore sur les blogs, Wikipédia et Firefox...
Lire l'article : « De la pérennité de l'information numérique (et des formats) : un compte-rendu »

Conférence au salon du livre

Lors de la table ronde-conférence du vendredi 17 mars sur les bibliothèques numériques, chacun des 3 participants présents a fait ses annonces pour son projet (Google Books, BnuE et OCA)... dont la BnF et Google France, avec deux formats de discours, de personne, de personnalité...
Lire l'article : « Une conférence, des formats et deux personnalités... »

Un livre de référence, Bibliothèques et documents numériques

Alain Jacquesson et Alexis Rivier ont publié début 2006 la deuxième édition de Bibliothèques et documents numériques, Concepts, composantes, techniques et enjeux. Plus de 550 pages en français sur la question des bibliothèques numériques et des formats des documents. Une référence...
Lire l'article : « Lecture d'été au format papier »

Intel et Viiv : le format de la puce et les formats dans la puce

Fin des microprocesseurs Pentium, voici les Viiv (prononcez « vaïve » comme l'indiquent les documents marketing d'Intel). La nouvelle puce des loisirs numériques, celle des ordinateurs qui sont au centre de la vie numérique... Et au centre de la puce nouveau format ?... Des DRM...
Lire l'article : « Sous les claviers, le verrouillage... »

Une nouvelle catégorie pour les RMLL 2006

La session Interopérabilité, Standards Ouverts (soit ISO en abrégé, et aussi Interoperability Standards Open en mauvais anglais) après avoir été annoncée est en cours d'élaboration. Ce sera l'occasion d'avoir une catégorie dédiée sur Formats-Ouverts.org et aussi avec quelques lignes en anglais pour cette session (ou thème) des Rencontres Mondiales des Logiciels Libres 2006...
Lire l'article « RMLL 2006 Standards Ouverts - Interopérabilité »

10 ans de connexion Internet

Un anniversaire : une décennie de connexion à titre personnel, depuis le 19 mars 1996 (et avec le même fournisseur d'accès), avec le format RTC et modem (externe ou interne), mais pas d'ADSL ni de câble ni d'autres « box »...
Lire l'article : « J'ai 10 ans ».

Salon du livre : des formats aussi

Quelques points à propos du salon du livre et les formats

Du 17 au 22 mars se déroule la 26e édition du salon du livre, avec la francophonie comme invité. C'est donc l'occasion de traiter de ce salon sous l'angle des formats.

Le site du salon : format Flash, aïe...

Avec des menus en Flash, impossible à un utilisateur sans cette extension dans son navigateur de visiter le site. Et les aveugles ? Mis à la porte, le texte ne peut être correctement et facilement restitué par un appareil de lecture. Et l'indexation par les moteurs de recherche ? Le texte contenu dans le Flash n'existe pas pour les logiciels de collecte des pages Web : pas de référencement, pas de recherche dans des archives.

Livre = format papier ? Et non !

Quand on dit livre, c'est le papier qui vient à l'esprit comme format. Avec aussi des formats aux sens de dimensions physiques. Pourtant il y a d'autres formats, comme les livres audio, les livres à toucher (en Braille) ou les livres électroniques.

Livres audio en cassette, livres audio sur CD : pas de problème, il y a interopérabilité . Mais pour les fichiers de livres audio, le problème du format se pose. Pour ce qui est du livre électronique, là aussi quels formats : fermés et exclusifs à un logiciel d'un seul appareil ou formats ouverts ?

Une conférence sur la BnuE

Cette année, le salon propose un espace intitulé « La Plate-Forme Numérique ». Avec des acteurs du livre et du secteur des technologies de l'information et de la communication, dont un stand Google France, mais aussi BancTec ou i2S DigiBook (pour la numérisation, sujet capital pour les documents dont on n'a pas de version numérique mais qu'une version papier).

Le numérique est aussi présent avec des conférences, notamment celle de vendredi 17, Bibliothèque (sic) numériques : quels projets? quels enjeux? de 10h00 à 11h30, qui traitait de la Bibliothèque numérique européenne (BnuE) :

Les intervenants exposent leurs points de vue très différents de ce que devrait être une bibliothèque idéale pour les internautes. Avec : Jean-Noel (sic) Jeanneney (président de la Bibliothèque nationale de France, à l'origine du projet de la BNE), un responsable de Google Livres et un représentant de l'OCA (Consortium rassemblant notamment des bibliothèques et des université américaines, Yahoo! Mic (sic)

Internet m'a tué ? Non

Par rapport au monde du disque, la contrefaçon de livres et la concurrence d'Internet ne sont pas aussi présents : on lit à l'écran, mais pas autant de livres ; et imprimer un livre est sans doute plus cher que l'acquérir broché ou relié, et moins beau et moins pratique.

Mais qu'attendent les éditeurs ?

En 2006, Pierre Miquel a publié son dernier livre, La butte sanglante, qui parle des batailles de Vimy et de Lorette près d'Arras dans le Pas-de-Calais (dénommé PdC ou 62 selon le format d'écriture). Il est certain que son éditeur, Plon, possède les fichiers numériques du livre, comme tous les éditeurs depuis que le numérique s'est imposé, notamment avec la publication assistée par ordinateur (PAO) et les « manuscrits » faits avec des traitements de texte. Alors, bientôt une bibliothèque numérique avec ces livres qui ne seront pas à numériser ? C'est prévu dans le cadre de la BnuE.

Le livre : un format culturel fort

« ...auteur du livre...», « ...qui a publié chez... » : voilà des expressions qui sont le bon format pour une certaine crédibilité voire une importance de la personne concernée. Le livre reste un objet particulier, avec une image de savoir, de culture et de respectabilité forte, un symbole avec une histoire riche. Comme le papier.

Sources et liens :

Vous avez dit interopérabilité ?

Une première définition de l'interopérabilité, et une autre...

Qu'est-ce qu'un standard ouvert ? Tout le monde dit en faire et les utiliser. Mais une définition permet de poser clairement ses éléments. C'est le cas dans la loi française dans l'article 4 de la LCEN, titre Ier, chapitre Ier.

Qu'est-ce que l'interopérabilité ? Et la compatibilité ? Voilà deux questions qui se sont posées à propos du projet de loi DADVSI.

Selon le site LesTelechargements.com...

Le site LesTelechargements.com, site mis en place par le ministère de la culture et dédié au projet de loi DADVSI, donne une définition :

Interopérabilité - Il s'agit de la possibilité de lire une œuvre achetée légalement sur tous les supports que l'on possède. Par exemple, un fichier même mp3 pourra être lu sur un autoradio ou sur un baladeur sans que cela ne pose de problème d'ordre technique.

Cette définition est restrictive : elle ne prend en compte que les achats en ligne. Or l'interopérabilité s'applique à la musique non-achetée (et légale), mais aussi à la video, au Web, au courriel...

A l'Assemblée nationale : définition des députés, et réponse du Ministre...

Les débats à l'Assemblée nationale ont beaucoup mis en avant et cité l'interopérabilité. Au cours des débats du 15 mars au soir, 2 amendement ont été débatus dans l'hémicycle pour préciser la définition de standards ouverts et pour définir interopérabilité et compatibilité.

ajout à l'article 4 définissant les standards ouverts de : « dont l'utilisation n'oblige pas à l'acquittement de droits de propriété intellectuelle. » (amendement 340)

ajout de 2 alinéas : le premier, « On entend par compatibilité la capacité de deux systèmes à communiquer sans ambiguïté » ; et le second : « On entend par interopérabilité la capacité à rendre compatibles deux systèmes quelconques. L'interopérabilité nécessite que les informations nécessaires à sa mise enœuvre soient disponibles sous la forme de standards ouverts ». (amendement 341)

Ces amendements étaient présentés par MM. Le Déaut, Bloche, Paul, Mathus, Cohen, Caresche, Migaud, Dumont, Balligand, Habib, Mme Andrieux, MM. Vidalies, Le Guen, Roy, Terrasse, Bateux, Dosé, Boucheron et Lambert. Ils ont été défendus en séance par M. Bloche au nom de M. Le Déaut.

Ces deux amendements ont été rejetés. Mais les propos tenus sont vraiment à signaler. Extrait le plus significatif à propos de l'amendement 341, avec la réponse du Ministre (gras ajouté) :

M. le Ministre - Avis défavorable car la définition proposée n'est pas adaptée. L'interopérabilité peut très bien être atteinte avec un standard fermé, par exemple lorsqu'un éditeur cède des licences d'usage de son système, ou encore par échanges bilatéraux entre les prestataires des deux systèmes. En outre, comme il n'existe pas encore, même si des travaux sont en cours, de standard ouvert pour les mesures techniques, il est prématuré d'en imposer l'utilisation.

Que dire... Qu'il y a bien des exemples de ce qu'est l'interopérabilité : les pages Web, le téléphone fixe ou portable, le fax, le disque vinyl, la radio et la télévision hertziennes, les rails,... et des exemples de là où elle n'est pas de mise, outre la musique numérique : la messagerie instantanée sur ordinateur ou sur téléphone portable, les baladeurs video,...

L'interopérabilité ne peut reposer que sur des standards ouverts. Des échanges ou des accords bilatéraux concernent la compatibilité, mais ne permettent pas une réelle concurrence ni l'interopérabilité.

La discussion concernant ces 2 amendements est fournie en intégralité après les Sources et liens ci-dessous. Bonne lecture...

Sources et liens :

Lire la suite

Francophonie, c'est parti !

Les francofffonies et autres, avec le format de la langue française

Pour la francophonie en 2006, c'est parti, et les rendez-vous sont nombreux :

  1. avec l'année Senghor pour le 100e anniversaire de sa naissance ;
  2. avec francofffonies, le festival francophone en france, du 16 mars (inauguration du salon du livre où la francophonie est invitée) au 9 octobre (date de naissance de Léopold Sédar Senghor il y a un siècle) ;
  3. avec du 17 au 26 mars, la 11e semaine de la langue française ;
  4. avec la journée internationale de la francophonie, le 20 mars.
  5. ajout : avec les états généraux de la francophonie, du 21 au 28 mars, en Roumanie ;
  6. ajout : avec le XIe Sommet de la Francophonie, en septembre, à Bucarest en Roumanie ;
  7. ajout : avec la nouvelle organisation des structures de la francophonie, définie par la Charte de la Francophonie, adoptée par la XXIe Conférence ministérielle de la Francophonie à Antananarivo, le 23 novembre 2005.

Le format du texte du logo du festival francophone en france francofffonies est :
Fran
co
fffo
nie
s!

Mais il y a aussi un autre format, celui de la langue française, caractéristique commune à la francophonie et aux pays francophones. Elle est variée, différentes, et constitue un format ouvert tant qu'il est possible d'en expliquer le sens. Notamment avec les dictionnaires, lexiques, glossaires et autres outils.

C'est donc l'occasion de mettre en avant les mots au format français, plutôt qu'à celui anglo-saxon : en effet, il y a des traductions et des recommandations officielles, notamment dans le domaine de l'informatique ou des technologies de l'information et de la communication.

Ainsi : « la Toile » (le Web), « le courriel » (email ou mail) ou « le pourriel » (spam) sont assez connus et utilisés. En revanche « la fenêtre intruse » (pop-up), « l'ASFI » (le Wi-Fi) ou « le bloc-notes » (blog ou weblog) le sont moins... Quant au « hacker » et au « PC », ils sont toujours aussi mal compris en donnant un sens faux :

  • un PC signifie « Personnal Computer », soit « un ordinateur individuel » (il y a même une revue de ce nom) ou personnel : un Apple est donc un PC (il y a bien eu les « IBM PC » puis les « compatibles IBM PC » qui ont fini par donner les « PC » pour désigner les machines non-Apple) ;
  • un hacker est un passionné d'informatique qui n'a pas comme but de nuire mais qui « hack » (écrit du code plutôt ingénieux).

Bonne francophonie à toutes et à tous (et c'est justement dans cette période que sur Formats-Ouverts.org, site en français, des textes en anglais vont être publiés...).

Sources et liens :

Les DRM : il y en a en bureautique aussi !

Vos fichiers de bureautique sont aussi « protégés »

Le dossier DRM est riche d'illustrations et d'exemples. Il en est fortement question en ce moment à l'Assemblée nationale, principalement pour le sujet de la musique.

La musique, la video, le cinéma ou la télévision numériques utilisent des DRM sur les CD audio, les DVD, les écrans, les téléviseurs,... Mais les fichiers bureautiques peuvent aussi avoir des DRM.

En effet, il est possible d'établir des droits sur les fichiers de traitement de texte, de tableur, de présentation pour limiter voire interdire les utilisation : les impressions, les transferts, les lectures. Cela peut se comprendre en un sens : c'est l'équivalent numérique de la « diffusion restreinte et confidentielle » ou des documents papier écrits en noir sur rouge (photocopie impossible).

Deux exemples peuvent être cités :

  • le cas des PDF qui par exemple ne peuvent pas être imprimés ou dont on ne peut copier de passage car il y a un verrouillage (qui n'est pas effectif sur tous les logiciels de lecture de PDF) ;
  • le cas des documents élaborés avec la suite bureautique Microsoft Office 2003.

Dans le cas de la suite Office de Microsoft, les technologies utilisées sont dénommées IRM (Information Rights Management) avec l'extension Windows RMS (Rights Management Services) :

Information Rights Management protège donc les droits intellectuels sur les données numériques, en empêchant de les imprimer, de les transmettre ou de les copier illégalement.

RMS est une fonction de protection des documents qui fonctionne en arrière-plan des applications pour protéger les données sensibles de l’entreprise, où qu’elles soient transférées.

Deux questions peuvent immédiatement se poser, en tant que particulier et encore plus comme administrations ou entreprises :

  • qu'en est-il de l'archivage de tels documents électroniques dont l'accès n'est pas totalement maîtrisé ?
  • ce contrôle extérieur ne pose-t-il pas un problème en terme de souveraineté sur les documents produits ?

La Nouvelle-Zélande a refusé cette approche, le Massachussets aussi, tout comme ce qu'avance l'ODF Alliance en s'appuyant sur des formats ouverts pour assurer entre autres pérennité et interopérabilité.

Sources et liens :

C'est votre première visite ?

Des informations sur ce qu'est le site Formats-Ouverts.org

Vous avez découvert un article de Formats-Ouverts.org, grâce à un lien, suite à une recherche, après une recommandation ou autre. Et vous vous interrogez sur ce qu'est exactement ce site : voici donc des éléments de réponses.

Le site
  • En une phrase : Formats-Ouvert.org propose des articles liées au sujet des formats au sens large, ouverts ou pas, numériques ou pas, à partir de l'actualité.
  • De manière un peu plus longue : Formats-Ouverts.org, abrégé FOo, est un site Web de type blog, ouvert le 1er juillet 2004. Il propose des articles classés par catégories et par date à propos du sujet des formats, avec sources et liens des informations développées. Cela concerne l'interopérabilité, les formats, les protocoles et les standards ouverts ou fermés, dans le domaine numérique ou pas, et pris au sens large dans l'actualité pour illustrer et expliquer le rôle capital des formats.
Les formats, les protocoles, les standards, l'interopérabilité
  • Présentations graphiques :
    • carte heuristique (pas encore publié)

Ceci est le 700e article, publié le 15 mars 2006, pour l'anniversaire des 20 mois et demi de Formats-Ouverts.org.

L'Assemblée nationale, le lieu central sur les formats et l'interopérabilité

Les débats sur DADVSI, au cœur des formats

Où faut-il être en ce moment quand on s'intéresse au sujet des formats (ouverts ou pas), de l'interopérabilité ou des DRM ? Au salon Documation 2006 (ce 15 et 16 mars) ? Au séminaire Aristote (le 16 mars) ? Non ! Il faut suivre les débats à l'Assemblée nationale.

En effet, face à l'hémicycle avec les députés :

  • nul autre endroit en ce moment ne se penche autant sur la question ;
  • aucune statistique ne peut rivaliser avec le nombre fois où les mots « interopérabilité », « DRM », « formats », sont prononcés en si peu de temps ;
  • il n'y a rien d'aussi important, car les décisions seront dans une loi.

A titre d'exemple, la date d'hier mardi 14 mars 2006 peut être considéré comme une grande date : lors de la troisièmpe séance, entre 21h30 et 00h15, ce furent :

  • interopérabilité : prononcée 26 fois ;
  • DRM : prononcé 21 fois ;
  • standards ouverts : prononcé 1 fois ;
  • formats : prononcé 4 fois.

Il est possible de « suivre » les débats à différents « formats » :

  • en direct :
    • sur place en ayant un ticket de seéance délivré par votre député (ou un autre) ;
    • en video :
      • en ligne depuis le site Web de l'Assemblée nationale : aux formats fermés Windows Media Video ou Real Video ;
      • à la télévision hertzienne et surtout numérique (TNT par exemple)
  • en différé, au format écrit :
    • avec le compte-rendu analytique, aux formats ouverts HTML et PDF ;
    • avec le compte-rendu intégral, aux formats ouverts HTML et PDF.
Sources et liens :

Mais cela signifie quoi ?

Ah ces formats d'écriture...

Il y a les sigles ou les acronymes (PdC, DRM ou XML), les abréviations officielles ou personnelles (tél ou biz), les termes peu communs ou mystérieux (sérendipité, procrastination, carte heuristique), le style télégraphique, les expressions à base de mots connus mais dont l'assemblage est obscur (« les données informatives de partenaires ») ou les créations de nouveaux mots (langage SMS ou des chats, avec les kdo, mdr, @+ ou ;-) ). Ou encore les,

  • HP6 (...pour Harry Potter 6, soit le 6e tome des aventures de Harry Potter) ;
  • mar mar 14, 16:30:25 (...pour mardi mars 14 16h30 25s, soit une date à un format, avec l'heure, mais sans l'année) ;
  • M:i:III 05.05.06 (...pour Mission:impossible III qui sort le 5 mai 2006 dans plusieurs pays, soit le titre du film Mission Impossible 3 avec chiffre romain et date et règles typographiques anglosaxonnes) ;
  • i18n (...pour internationalisation, soit i suivi de 18 lettres puis n).

Il y a sans aucun doute d'autres nombreux exemples, qui tous posent le problème du format utilisé : si on sait décoder et comprendre les informations, il est ouvert. Si les manières d'écrire (tablette de Phaitos) ou de parler (locutrice unique) n'ont pas de traductions pour les maîtriser, cela sera inexploitable et perdu.

Dans le monde numérique, si les formats et protocoles utilisés ne sont pas ouverts, le danger de perdre les informations, c'est-à-dire le patrimoine numérique, sera tout aussi réel et même plus important au vu de la part croissante des aspects numériques.

Sources et liens :

Interopérabilité, standards ouverts et Assemblée nationale

Petit bilan de la phase 2 début mars de DADVSI

Il y eut la phase 1 les 20, 21 et 22 décembre 2005, appelée DADVSI 1.0, où les députés ont débattu du projet de loi DADVSI. C'est le terme interopérabilité qui était sorti vainqueur (outre le format masculin, le format cravate et le format papier).

Les 7, 8 et 9 mars, il y eut la phase 2. Voici une analyse des déclarations des députés sous l'angle des formats, de l'interopérabilité, des standards. Les retranscriptions des débats laissent une trace (le format écrit) à un format ouvert (le format HTML) : il faut souhaiter que ces archives resteront disponibles sur le site de l'Assemblée nationale (et pour cela seront gérées).

Pour ce qui est de l'analyse, une longue page a été minutieusement établie par Benoît Sibaud et propose des citations de différents députés, classées par thème. On trouve :

  • interopérabilité, plus de 80 fois ;
  • formats, 10 fois ; formats ouverts, 0 fois ;
  • protocoles, 6 fois ; protocoles ouverts, 0 fois ;
  • standards, 1 fois ; standards ouverts, 1 fois aussi.

La suite des débats ce 14 mars jusqu'au 16 risque de fournir de nouvelles statistiques.

Sources et liens :