Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1540 articles en ligne, dont 4 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Une déclaration importante... contre les standards ouverts

La position de Microsoft à propos des standards du W3C : oui, mais...

Le jeudi 27 avril 2006 à Paris se tenait le MIX 06 [1]. Il y avait eu un premier MIX 06 à Las Vegas, du 20 au 22 mars, en présence de Bill Gates [2]. Pour Paris, c'était Steve Ballmer qui intervenait avec une présentation intitulée The Next Web Now.

MIX est le format marketing utilisé par Microsoft pour désigner la conférence sur le Web 2.0, ce nouveau Web qui se déploie. En France, les inscriptions ont rapidement été closes (pour s'inscrire, il fallait disposer d'un compte gratuit Microsoft Passport, ou d'une adresse de messagerie Hotmail ou MSN) [3].

Parmi les nombreuses personnes qui y ont assisté, le compre-rendu de Louis Naugès sur son blog [4] est intéressant.

Tout d'abord il y avait les ordinateurs portables qui devaient être laissés aux vestiaires... et Steve Ballmer qui s'est à un moment moqué des personnes prenant des notes avec papier et stylo, et non pas sur ordinateur ! Format ironie...

Plus important, sous l'angle des standards (informatiques), le compte-rendu comporte ce passage à propos des déclarations de l'interprétation possible des propos de Steve Ballmer :

Respect des standards W3C : la réponse avait le mérite de la clarté ; nous sommes prêts à suivre les standards mais... pour tout ce qui permettrait à Microsoft d’augmenter sa compétitivité, n’y comptez pas. (gras ajouté)

Lire les précisions sur ce passage, Une déclaration importante de Microsoft : des précisions importantes.

Voilà qui est en effet clair et direct. Pourtant sans les standards ouverts du W3C, pas de Web. Mais d'un côté, cela ne surprend pas : garder sa position sur un marché grâce aux formats et protocoles fermés est une arme classique.

Cependant d'un autre côté, cela va à l'encontre de ce qui est avancé, des standards ouverts et de l'interopérabilité tant cités et vantés, comme les standards ouverts du W3C, dans l'élaboration desquels Microsoft participe logiquement. Il s'agit sans doute encore une fois du problème de la définition des standards ouverts et de l'interopérabilité.

Sources et liens :

J'ai été obligé de casser votre format pour consommer

Comment lire ses DVD video ? En cassant le cryptage.

Voilà, je suis presque un citoyen hors-la-loi : en effet, je sais lire mes DVD video.

Voici la situation : il s'agit d'un cadeau... difficilement utilisable, comme le pseudo CD audio. Je suis en possession légale d'un coffret des 6 DVD video de la saison 1 de la série télévisée 24 heures chrono [1]. Je suis aussi en possession d'un ordinateur portable de marque Apple, légalement acheté suite au vol du précédent (qui lui aussi était légalement acquis). Et sur cet ordinateur, je suis un utilisateur légal d'un système d'exploitation Ubuntu Linux [2].

Cependant, malgré la triple légalité de ma situation, les DVD video n'étaient pas utilisables. En effet ils sont cryptés (avec le système appelé CSS [3]) et ne peuvent être lus qu'avec des logiciels possédant système le décryptage (il est contenu dans les platines de salon ou dans certains logiciels pour Windows et Mac OS X). Mais rien pour Linux. Suis-je donc un consommateur de troisième zone, banni du monde merveilleux des DVDthèques ? Il semblerait...

Alors ? Et bien j'ai contourné les protections des DVD pour pouvoir les voir, pour consommer. Plus exactement j'ai téléchargé et installé le logiciel DeCSS [4] qui permet de passer outre le cryptage CSS et donc de lire ce que je possède légalement sur ma machine. Et je dis merci aux auteurs de DeCSS [5] et au site où je l'ai téléchargé, le Penguin Liberation Front, PLF [6] (PLF, presque comme PLFO, « Pour Les Formats Ouverts », le slogan de Formats-Ouverts.org). Sans eux, ce que je possède légalement me serait interdit car il faut certains logiciels de lecture video et pas seulement n'importe quel logiciel de lecture video.

Avant cette installation, j'étais peut-être atypique avec une machine Apple sans Mac OS X mais avec Linux. Maintenant, je suis presque hors-la-loi en ayant fait ce qu'il fallait pour lire mes DVD et qui plus est, en l'écrivant et en le publiant ici.

Mesdames et Messieurs les responsables (des éditeurs, des fabricants de matériels et de logiciels, des réseaux de vente,...) respectez les consommateurs, sans distinction d'âge, de sexe, de race, de religion ni de système d'exploitation : pensez standards ouverts et interopérabilité.

Sources et liens :
  • [4] La procédure utilisée (qui n'est pas la seule) : apt-get install libdvdcss2 avec le dépôt suivant, deb ftp://ftp.free.fr/pub/Distributions_Linux/plf/ubuntu/plf/ breezy free non-free, ajouté dans le fichier etc/apt/sources.list
  • [5] Article DeCSS, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/DeCSS
  • [6] Site Penguin Liberation Front, PLF, en anglais, http://plf.zarb.org/

La FFT et le format Web

Dites, la Fédération Française de Tennis, et votre site Web ?

Vendredi 31 mars 2006. Dans le journal Metro, page 13, une pleine page de publicité. Titre : Amélie Mauresmo n°1 mondiale. Avec 5 photos, un « Bravo et merci Amélie ! », un texte de 5 lignes signé « La Fédération Française de Tennis » (FFT) et aussi le logo FFT. Et c'est tout.

Certes, le support est au format papier. Mais le site Web de la FFT est tout de même bien en place. Et contrairement à la Fédération Française de Football (FFF), il n'est pas interdit de faire des liens hypertextes sans autorisation, c'est un format ouvert. Alors, un petit fft.fr ajouté au logo officiel ? Le Web est vraiment un format désormais usuel.

  • Site officiel de la Fédération Française de Tennis, http://fft.fr

La Freebox HD et les formats

Free lance sa Freebox Haute Définition

La guerre des « box » (pas au sens hippique, mais informatique) continue. Ainsi, les fournisseurs d'accès Internet se sont-ils lancés dans les offres « triple play » (Internet, téléphone, télévision) avec leur boitier respectif : en premier, début décembre 2002, ce fut la Freebox [1], puis suivirent les Livebox, Neufbox, Cbox, AOLbox, Alicebox [2], Club-Internetbox, et même la dernière annoncée, la Dartybox [3].

Free a annoncé le 17 avril la version 5 de sa Freebox, baptisée Freebox HD [4]. Qu'en est-il question format ? Avec le triple play, et même le quadruple play (téléphone fixe et mobile), il y a les formats liés à Internet, à la télévision (ADSL et TNT) et à la téléphonie (fixe et mobile).

La base demeure : les standards ouverts d'Internet, avec les protocles ouverts TCP/IP ou HTTP (Web), mais aussi le protocole ouvert DHCP (pour se connecter très facilement et dynamiquement via un réseau) [5].

Pour ce qui est des formats de connectique, il y a entre autres des prises USB, Ethernet, Péritel, S-Video ou S/P DIF. Sans oublier le sournois HDMI supportant le redoutable HDCP pour la télévision HD, à condition d'avoir un téléviseur HD Ready et des émissions en TVHD.

Autre format pris en charge, le MPEG-2 de la TNT gratuite, avec un tuner intégré, ainsi que que le Wifi, pour les connexions sans fil comme pour la téléphonie, avec aussi le protocole SIP. Pour le Mediacenter, le logiciel libre VLC [6], donc au format technique ouvert, est utilisé.

Enfin, pour ce qui est du format physique, ce sont désormais 2 boitiers : le modem ADSL et le le boitier multimedia HD.

Pour ce qui est d'Internet, soit principalement le Web et le courriel, on peut considérer l'ADSL comme un peu trop contraignant : le RTC est un format de connexion vraiment pratique pour un abonné qui se déplace (la ligne téléphonique est bien plus répandue que les possesseurs de box ou que les points d'accès Wifi).

Sources et liens :

Les formats suite au 26 avril 1986 à 01h23

Formats fermés : il n'y a aucun problème chez nous en France (parodie à la manière de Tchernobyl)

Depuis plus de 20 ans, c'est-à-dire avant même le 26 avril 1986, les standards fermés ont connu une véritable explosion dans de très nombreux pays à travers le monde. Ils se sont disséminés dans tous les domaines où le numérique s'est propagé tel une réaction en chaîne : jeux video, musique, photographie, télévision, radio, téléphonie, Internet... Leur niveau de dangerosité est avéré et la contamination des appareils et des données est établie. Même si leur concentration est variable, leur période est presque infinie. La catastrophe archivistique, économique et technologique a atteint tous les organes des systèmes d'informations.

Cependant le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné : les formats fermés et les protocoles fermés se sont arrêtés à nos frontières.

Décodage

Toute ressemblance avec les formats (vocabulaire, expressions, ton,...) des déclarations faites en France en 1986 (le dernier paragraphe) et des textes de 2006 (premier paragraphe) à propos de Tchernobyl [1] n'est pas fortuite. Heureusement pour les formats et les protocoles fermés, les conséquences écologiques et sur la santé publique ne sont pas importantes ni donc comparables, alors que les nuages avec des éléments radioactifs de Tchernobyl étaient bien une réalité, cachée en France par les autorités mais signalée dans d'autres pays voisins (Allemagne, Italie).

Après en rire, d'où la catégorie Humour (certes noir) de ces lignes, il faudrait en pleurer. Les standards ouverts doivent continuer d'être promus, comme l'interopérabilité face aux dangers cités ci-dessus : même s'ils sont une imitation dans leur formulation, ils sont cependant réels.

Sources et liens :

Une conférence, des formats et deux personnalités...

Conférence : le format Google, le format BnF, en version numérique et non-numérique...

La date et le lieu : le vendredi 17 mars, Paris, porte de Versailles, premier jour du Salon du livre 2006 ; à 10h00, dans une des salles de conférence, début de la table ronde.

Le sujet : Bibliothèques numériques : quels projets ? quels enjeux ?.

Les 3 intervenants : Jean-Noël Jeannenney [1], Président de la Bibliothèque nationale de France (BnF) ; Mats Carduner [2], Directeur général de Google France ; et David Burman Bearman [3], de l'OCA (Open Content Archive ; cependant ce dernier était en retard et il n'arrivera que bien plus tard).

Les formats numériques : des informations

Le sujet de la bibliothèque numérique européenne est bien sûr directement concerné par les formats (et protocoles) ouverts ou pas. La chronologie détaillée du dossier spécial l'atteste depuis janvier 2005, et il en a été question lors de la table ronde.

Pour Google : il s'agit de rendre accessible « le plus de livres, le plus d'auteurs, au plus de monde », en travaillant avec les éditeurs, avec les auteurs, avec les libraires et avec les bibliothèques, au travers de programmes spécifiques. Cette approche permet de faire vendre et de faire vivre et revivre les livres.

Pour la BnF : le projet de bibliothèque numérique européenne avance, largement repris depuis janvier 2005, avec de récentes décisions et réunions. Il s'agit de perpétuer « les richesses admirables des différents pays » et de les faire circuler, dans le respect des auteurs, des éditeurs et en conjuguant initiative publique et privée. Avec les sujets de la conservation et de la pérennité des données numériques, ou avec aussi « l'annonce solennelle de l'affichage en temps réel du nombre de livres numérisés ».

Pour l'OCA : il s'agit de proposer des contenus numérisés ou numériques, encore couverts par des droits ou pas, dans un environnement accessible, interopérable, en s'étant mis d'accord sur des standards techniques communs et un accès gratuit (pour les contenus qui ne sont plus couverts).

Les formats non-numériques : le match BnF-Google...

Mais il y avait un autre aspect : les « formats » non-numériques en présence. En effet, chacun des intervenants avait son profil, ses caractéristiques, sa personnalité... Deux formats s'opposaient principalement : d'un côté, « le format BnF-Jean-Noël Jeanneney » et de l'autre, « le format Google-Mats Carduner ».

Pour Mats Carduner, il y a une jeunesse manifeste, avec aussi une attitude qui était un peu sur la défensive, à expliquer et à argumenter devant un auditoire pas forcément favorable, au sein d'un salon du livre à Paris où Google venait pour la première fois... qui plus est avec ce dossier polémique de bilbiothèque numérique. Une position un peu délicate et donc un intervenant pas autant à l'aise.

Pour Jean-Noël Jeanneney, la situation était totalement inverse. Intervenant « chez lui » à Paris, à l'origine de la réaction « anti-Google », il faisait preuve d'une grande aisance. Il utilisait l'humour, les formules préparées qui marquent (« Nous existons depuis François Ier, vous depuis Clinton » [4]) et maniait fort habilement la langue (citation de Nicomède [5]), les tournures et le ton, en homme de communication averti et cultivé (« Je suis ravi d'être là parmi vous à propos de ce qui nous rassemble, le bonheur du livre »).

Il ne faudrait pas ignorer « le format OCA-David Bearman », avec des propos en anglais au ton grave et posé, avec un look cadre décontracté de la côté ouest des USA et avec « une approche typiquement hippie de la côté ouest », comme cela a même été dit en autodérision.

Mais finalement, dans ce match des formats, avantage à la BnF avec Jean-Noël Jeanneney.

Sources et liens :
  • [4] Article Le point sur la bibliothèque numérique européenne, magazine Chroniques de la Bibliothèque nationale de France, n°34, printemps 2006, page 25 et 26, propos recueillis par Marie-Noële Darmois
  • [5] Car c'est ne régner pas qu'être deux à régner., La mort de Pompée, Corneille, http://www.dicocitations.com/resultat.php?id=746

La parole est au marché pour choisir le format

Dans l'affaire des prochains DVD...

L'information est parue sous forme d'un court texte dans la rubrique Express de ZDNet France [1], avec ces 2 citations :

« Nous ne discutons pas et nous ne discuterons pas. » et « C'est le marché qui décidera du vainqueur. »

C'est ce qu'a déclaré Kazuhiro Tsuga, dirigeant de Matsushita Electric (Panasonic, JVC) à l'agence de presse Reuters [2]. Le sujet ? Le dossier des prochains DVD avec la guerre des formats (pas ouverts) entre le Blu-Ray Disc (soutenu par des entreprises dont Matsushita, Sony, Philips) et le HD-DVD (soutenu par Toshiba, Nec).

Alea jacta est pour les entreprises de chaque camp, l'affrontement va avoir lieu... Ce qui veut dire que chacun espère que son format sera retenu... et tant pis pour l'interopérabilité, car à chaque format son lecteur, son matériel, son catalogue de titres...

Alors, même si les hauts dirigeants des sociétés impliquées ont bien d'autres lectures que ces lignes, voici tout de même quelques petites remarques anodines au premier abord :

  • le choix revient donc aux consommateurs... capables de retenir l'un ou l'autre, ou les deux, ou aucun...
  • les consomma(c)teurs sont capables d'agir, de réagir, de riposter, d'écrire, de faire pression...
  • le choix n'est pas qu'entre 2 formats, il y en a 3 autres...
  • enfin il ne faut pas oublier les associations de consommateurs, les organisations voire les États, qui pourraient pour certains adopter des positions...

Il pourrait donc s'agir de plus que de simples remarques, mais bien de dangers... et qui sait ce qui se prépare alors qu'ils ne pensent pas à tout... surtout l'impensable pour eux... à suivre...

Sources et liens :

Les films de CanalPlay sur Xbox : et les formats ?

La VoD de CanalPlay utilisable via la Xbox 360, à condition que...

Qui sera au centre du foyer numérique : la console de jeux, l'ordinateur Media Center ou le lecteur de DVD ? Quand on est à la fois présent sur les ordinateurs et avec les consoles, cela facilite la situation, et la réponse est « Les deux premiers ! ».

En effet Microsoft, avec sa Xbox 360 et avec son système d'exploitation Windows Media Center [1] sur certains ordinateurs, est bien placé pour nouer des partenariats avec des diffuseurs de contenus (on peut aussi considérer que ce sont les diffuseurs qui se tournent vers l'éditeur pour être partenaire).

Ainsi, le 14 avril, Microsoft et CanalPlay [2], société de diffusion de video à la demande (VoD pour Video on Demand), ont annoncé une association [3] pour que la console Xbox diffuse les contenus de CanalPlay.

Plus concrètement au niveau des conditions requises et des formats, il s'agit d'avoir :

  • une connexion à Internet (trivial) haut débit (le RTC existe encore) ;
  • un téléviseur pour visionner les contenus ;
  • une Xbox 360 (le dernier modèle, sortie fin 2005 en Europe) ;
  • un ordinateur avec Windows Media Center.

L'article de ZDNet [4] précise à propos de ces 2 derniers points : « Montées en réseau, les deux machines disposent de fonctions de transfert de données protégées par le système DRM (gestion de droits numériques) de Microsoft. » Il y a donc bien des DRM Windows et il n'est possible de bénéficier des services de CanalPlay qu'avec Windows.

Dans ce cas, les standards ouverts et l'interopérabilité ne sont pas de mise, même si ils sont qualifiées de très importants... dans les déclarations.

Sources et liens :

Voici une définition de format ouvert...

De l'importance de la manière de définir les termes utilisés : un exemple

Autant l'écrire et se répéter : tout le monde dit utiliser des standards ouverts... du moins dans le sens qu'il donne à cette expression. Or selon la définition retenue les choses ne sont pas du tout comparables...

Voici une récente illustration intéressante, extraite d'un article à propos des formats de Microsoft Office et d'OpenOffice.org (gras ajouté) [1] :

Les formats de Microsoft Office sont ouverts dans le sens où chaque concurrent de Microsoft Office, de StarOffice à OpenOffice.org, de Word Perfect à ThinkFree Office, a établi à rebours le format de Microsoft Office et l'a utilisé gratuitement [ou librement au sens de sans contrainte ?] jusqu'à présent sans jamais avoir été poursuivi par Microsoft pour procéder ainsi. (The Microsoft Office formats are open in the sense that every Microsoft Office competitor from StarOffice to OpenOffice.org to Word Perfect to ThinkFree Office has reverse engineered the Microsoft Office format and uses it freely yet they've never been sued by Microsoft for doing so.)

Donc, avec cette définition, un format est ouvert s'il est possible de percer par ingéniérie inverse ses spécifications fermées et s'il n'y a eu aucune attaque en justice à propos de cette action et de l'utilisation du format ainsi recréé à rebours.

La définition donnée dans la loi française pour un format ouvert, un « format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre », est quelque peu différente. Il en va souvent de même pour la définition donnée de l'interopérabilité. De l'importance de bien définir les termes employés.

Sources et liens :

Le calendrier Google en ligne et les formats

Lancement de Google Calendar : et les formats ?

Le 13 avril 2006 Google a annoncé dans un communiqué de presse [1] le lancement de son nouveau service, Google Calendar [2]. Il s'agit d'un calendrier en ligne, dans la suite des autres services Google comme le Webmail GMail ou la messagerie instantanée Google Talk.

Et encore une fois, la question ELF FOO se pose : « Et Les Formats ? Fermés Ou Ouverts ? » Voyons ce qu'il en est :

  • c'est au format Web, c'est en ligne : cela peut sembler évident, mais encore faut-il le signaler et insister : cette application est un service Web ; et l'outil crucial pour y accéder est donc le navigateur, qui doit être moderne en intégrant les standards ouverts du Web. La guerre des navigateurs a donc bien lieu d'être, avec un Internet Explorer fortement concurrencé par Firefox, et avec Microsoft qui développe aussi sa stratégie de produits et services en ligne comme avec son site Live.com (et par exemple la déclinaison Academic.Live.com)
  • le format utilisé par Google Calendar : il s'agit de « standards ouverts des calendriers pour vous proposer plus de choix pour accéder à votre calendrier » (« Google Calendar uses open calendar standards to give you more choice when it comes to accessing your calendar ») : il s'agit du format iCal ou de fichiers en XML (pas forcément ouvert) selon la page Overview. [3]
  • Google Calendar sait utiliser différents formats : les informations saisies dans d'autres outils y sont-elles prisonnières à cause de formats fermés ? D'après la page Switching to Google Calendar [4] il est possible d'importer les données au format des calendriers de Microsoft Outlook, d'Apple iCal (le logiciel) et de Yahoo! Calendar.

Et pour que Google Calendar soit utilisé par les développeurs, ils doivent disposer des outils pour l'utiliser, les API (Application Programming Interfaces, interfaces de programmation). Et mettre ces API à disposition dans un format technique et juridique ouvert, cela facilite l'adoption et l'utilsiation de l'outil. Google a donc publié ses API de Google Calendar [5].

La stratégie de Google, comme pour Google Talk (basé sur le protocole ouvert Jabber) ou pour GMail (avec le protocole ouvert POP3), semble être l'utilisation de formats et protocoles ouverts pour garantir l'indépendance par rapport à l'outil et à la société ainsi que l'interopérabilité. La question qui demeure concerne le format ouvert ou fermé... de sa vie privée, avec les données personnelles confiées aux serveurs de la société qui indexe les informations pour établir un profil fin de ses utilisateurs. Mais ce n'est plus une question technique.

Sources et liens :

Précision : pas de « et » mais un tiret...

« Standards ouverts - Interopérabilité »

(Voir le programme synthétique du thème).

Du 4 au 8 juillet se dérouleront les 7e Rencontres Mondiales des Logiciels Libres (RMLL [1]) à Vandœuvre-les-Nancy [2].

Parmi les thèmes, il y a celui intitulé « Standards ouverts - Interopérabilité », SO-I en abrégé (et titre de catégorie), que je dirige. En partant d'une petite remarque typographique, voici quelques premières réflexions à propos de ce thème, qui seront sans doute développées en juillet par les intervenant(e)s.

Comme on peut le lire, il n'y a pas de « et » (ni d'esperluette, le « et commercial, & » [3]) mais bien un tiret entre les 2 termes. D'ailleurs selon les règles typographiques ce tiret est un tiret long, et non pas le tiret du trait d'union (court), ni celui du signe mathématique moins, ni celui qui sépare deux dates (il y a donc bien 4 types de tiret, que le Web n'arrive pas forcément à restituer correctement) [4].

Mais pourquoi ne pas avoir comme titre « Standards ouverts et interopérabilité » (ou « Interopérabilité et standards ouverts » ) ? Car l'approche n'est pas de les considérer comme deux sujets absolument liés a priori :

  • il y a les standards ouverts, avec certaines caractéristiques et conséquences, dont l'interopérabilité : mais ce n'est pas la seule ;
  • il y a aussi l'interopérabilité, qui passe par un certain nombre de conditions, dont sans doute les standards ouverts. On peut considérer que l'interopérabilité est un principe fondamental du droit à l'ère du numérique et que les standards ouverts en sont un corollaire.

Malgré la forte relation entre les deux sujets, le thème « Standards ouverts - Interopérabilité » propose donc d'avoir le premier ou le second terme comme point de départ. Ce sera l'un des objets des conférences de préciser les choses et de les développer.

Sources et liens :

Le format ouvert OpenDocument, un logiciel de plus

OpenDocument Format est le format par défaut de KOffice 1.5

La version 1.5 de la suite bureautique KOffice [1] est disponible depuis le 11 avril 2006 [2]. Parmi les nouveautés, elle utilise désormais OpenDocument Format comme format par défaut. Ce format ouvert, lancé par la suite bureautique OpenOffice.org, a été reconnu comme norme par l'OASIS en mai 2005. Il est notamment utilisé en France par la Gendarmerie nationale, et soutenu par l'ODF Alliance.

Comme le format est ouvert et libre, n'importe quel éditeur peut disposer des spécifications techniques de ce format pour les intégrer dans son logiciel : il n'y a donc pas de barrière technique ni juridique à proposer cette possibilité. La concurrence est ouverte. Le format PDF, qui est aussi ouvert, est dans le même cas : c'est ainsi que OpenOffice.org et KOffice proposent d'enregistrer dans ce format (c'est prévu dans la prochaine version de Microsoft Office début 2007).

Sources et liens :

L'interopérabilité est au centre des préoccupations

Tout le monde dit interopérabilité

ADULLACT, AFUL, APRIL, ASS2L, CETRIL, FFII France, FRAMASOFT, FSF France, Mozilla Europe, SCIDERALLE [1] : ces 10 associations regroupent des collectivités (mairies, départements, régions), des sociétés, des administrations, des professionnels (de l'éducation, de l'informatique, d'Internet, de l'édition,...) et des particuliers.

L'Assemblée nationale et le Sénat [2] : ces 2 assemblées regroupent 577 députés et 331 sénateurs et forment le Parlement. Ils représentent les citoyens français et les élus ; ils élaborent les lois.

L'Union européenne (UE) [3] : ses 25 pays, dont la France, regroupe plusieurs millions d'utilisateurs des technologies de l'information et de la communication, et aussi d'entreprises.

Et ils ont tous entre autres un point commun : l'interopérabilité.

En effet :

  • et les 10 associations ADULLACT, AFUL, APRIL, ASS2L, CETRIL, FFII France, FRAMASOFT, FSF France, Mozilla Europe et SCIDERALLE demandent aux sénateurs qui vont examiner début mai le projet de loi DADVSI de garantir eux aussi l'interopérabilité [4], alors que les amendements envisagés ont été publiés [5].

Cependant, il semble que la définition donnée par chacun ne soit pas la même, en la confondant avec la compatibilité, y compris pour les standards ouverts dont tout le monde dit aussi le plus grand bien.

Sources et liens :

Bibliothèque numérique : de nouveaux faits et dates

Des dates et informations à propos du dossier des bibliothèques numériques

Le dossier bibliothèques numériques continue de se développer, avec des informations nouvelles récentes de la part d'institutions et de sociétés.

Le 28 février : une réunion à 6

Belgique, Canada, France, Luxembourg, Québec et Suisse : les bibliothèques nationales de ces 6 pays se sont réunies. La suite le 24 mars...

Le 2 mars : la BL chez Google

La British Library (BL, bibliothèque nationale britanique, [1]), a annoncé le 2 mars [2] la mise en place dans l'outil de recherche Google Scholar [3] de réponses incluant ses documents, avec la posisbilité de les obtenir depuis son service de commande en ligne, British Library Direct [4].

Le 17 mars, au salon du livre

Le premier jour du salon du livre 2006, une conférence avait lieu, intitulée Bibliothèques numériques : quels projets ? quels enjeux ?. Elle réunissait Jean-Noël Jeanneney (Président de la Bibliothèque nationale de France), Mats Carduner (Directeur Général de Google France) et un représentant de l'OCA (Open Content Alliance). Ce fut l'occasion d'échanges particuliers qui seront développés.

Le 24 mars, annonce d'une réunion de 6 biliothèques

La BnF a publié le 24 mars un communiqué de presse intitulé La francophonie à l'heure du numérique [5]. Y est annoncé que 6 bibliothèques nationales se sont réunies le 28 février : il s'agit de celles Belgique, Canada, France, Luxembourg, Québec et Suisse. Elles ont décidé de mettre en place un réseau de bibliothèques numériques.

Le 27 mars : l'Europe fait des annonces

La Commission européenne a organisé le 27 mars la première réunion du groupe d’experts de haut niveau sur les bibliothèques numériques. Le communiqué de presse [6] indique que 20 experts ont été désignés : la liste [7] comprend Arnaud Nourry (Hachette Livre) et Frank E. Dangeard (Thomson) côté français et aussi des personnes des bibliothèques, d'Internet, d'entreprises, de télévision. Viviane Reding, commissaire responsable de la société de l’information et des médias, a présidé cette réunion.

Le 11 avril : des annonces de Microsoft avec la BL

Une des stratégies de Microsoft est le développement de son site Live.com [8]. Ainsi la société a-t-elle annoncé [9] le 11 avril le lancement de son service de recherche Live Academic [10]. Il intègre un certains nombre de ressources dans lesquelles les recherches sont effectuées, dont les publications de nombreuses structures ou éditeurs (comme l'IEEE [11], l'ACM [12] ou Elsevier [13]) et aussi de la British Library (BL). La BL ne fait pas partie du projet de bibliothèque numérique européenne, mais du projet OCA lancé par Microsoft et Yahoo!.

Et pour toutes ces annonces, la question ELF FOO se pose, « Et Les Formats ? Fermés Ou Ouverts ? », ainsi que celle sur l'interopérabilité.

De la pérennité de l'information numérique (et des formats) : un compte-rendu

Petit compte-rendu de la journée de séminaire du 16 mars dernier

Il y a un mois, le jeudi 16 mars 2006, s'est tenu le séminaire Pérennité de l'information : relire nos documents informatiques bureautiques ou personnels dans trente ans ?, qui propose un très bon texte de présentation. Cette journée, organisée par l'association Aristote, comportait un programme riche, avec 11 présentations. [1]

Que retenir et signaler ici de cette journée, même avec un peu de retard ? Voici une sélection subjective d'informations tirées de 3 présentations : il ne s'agit donc pas d'un compte-rendu officiel ni exhaustif.

Format video pour suivre en direct à distance

Les présentations étaient retransmises en video (streaming) au format lisible par les logiciels RealPlayer ou VLC [2] : cette possibilité offerte par les organisateurs de suivre à distance les conférences est à saluer, qui plus est avec des logiciels qui couvrent les systèmes d'exploitation Windows, Mac OS X et Linux. Il était même aussi possible de voir dans son navigateur les transparents projetés par les intervenant(e)s.

La BnF et le records management

La quatrième intervention était celle de Catherine Dhérent de la Bibliothèque nationale de France (BnF). Elle est Chef de la mission pour la gestion de la production documentaire et des archives. Elle s'occupe entre autres de la mise en place d'un système de records management au sein de la BnF [3].

Le projet, démarré en janvier 2004, est entré dans une phase opérationnelle depuis février 2006. Il a soulevé des problèmes techniques et informatiques, mais aussi d'autres liés aux aspects humains, structurels ou de (in)formation. Cependant le projet est ambitieux et aussi fortement soutenu par les personnalités fortes du Président et de la Directrice Générale de la BnF. « On ne peut pas faire la révolution du jour au lendemain » et « Il faut du temps » : une approche de bon sens... mais qui utilise bien le mot « révolution », à juste titre.

En effet, ce projet de la BnF est sans doute l'un des plus ambitieux en cours de ce type, avec plusieurs centaines de personnes concernées, au sein d'une structure importante et prestigieuse. Le records management, défini dans la norme ISO 15489, concerne la gestion (identification, classement, archivage, destruction) des enregistrements (informations créées, reçues, maintenues) [4]. Et pour être le plus efficace, il peut s'appuyer sur les protocoles et formats ouverts.

Le Monsieur XML de Microsoft Corporation

Le programme inititial annonçait seulement « un intervenant » de Microsoft à propos de Office Open XML. Cet intervenant aurait pu être le NTO France, mais ce fut Jean Paoli, c'est-à-dire LE responsable du dossier XML de la société, avec le titre de Senior Director, XML Architecture, chez Microsoft depuis 1996. [5]

Il y a présenté le format Office Open XML de la suite bureautique Microsoft Office. Ce format a été déposé pour standardisation à l'Ecma International [6, 7] le 15 novembre 2005, et en décembre 2005 à Nice, lors de l'assemblée générale d'Ecma International, le groupe « Ecma TC 45 » [8], portant sur Office Open XML, a été créé. Jean Paoli en est le codirecteur. L'objectif est de faire ensuite adopter le format par l'ISO [9]. Jean Paoli est longuement intervenu, en traitant de l'importance des standards ouverts, du XML, de l'interopérabilité, de l'archivage, des processus métiers, ou de Microsoft Office.

La BnF à propos du Web, des moteurs de recherche, des webmails, des blogs et des wikis

Avant la table ronde finale, la dernière des 11 présentations portait sur les applications d'informatique personnelle. L'évolution les porte vers le Web, que ce soit avec les moteurs de recherche comme Google, les webmails comme GMail, les blogs comme BlogOKat [10] (qui a été utilisé et montré pour illustrer le propos), les wikis comme l'encyclopédie Wikipédia [11].

C'est Emmanuèle Bermès de la BnF qui traitait ce sujet en faisant « volontairement » sa présentation en pages HTML dans le navigateur Firefox : le HTML, un format ouvert ; Firefox [12], un navigateur respectant les standards ouverts du Web qui en sont le fondement.

Sources et liens :

Lettre à un ami sur son CD reçu en cadeau

« Comment dire... et bien... le cadeau... le CD audio... il n'est pas utilisable... », ou comment se brouiller avec ses amis en un cadeau

Cher Roger et aussi chère Norah Jones,

Il y a un mois, exactement le 14, pour mon anniversaire, j'ai eu de votre part un cadeau : Roger m'a offert le disque que Norah a enregistré (mais elle ne l'a pas enregistré que pour moi). Cela m'a fait très plaisir. Cependant, il faut que j'avoue ici quelque chose qui me gêne et que je n'ai pas encore oser dire. Roger pourra le lire facilement, Norah sans doute moins mais j'espère qu'ils ne m'en voudront pas de faire ainsi la publicité de ce souci.

Si j'avais reçu un livre, daltonien ou pas, porteur de lunette ou pas, quelle que soit la marque desdites lunettes, avec des yeux bleus, noirs, marrons, verts (ou autres), j'aurais pu le lire : pas de restriction technique spéciale.

Si j'avais reçu un agenda papier ou un carnet relié cuir (pour noter notes et notules), avec n'importe quel « outil scripteur » (stylo encre, stylo bille, feutre, crayon, roller, marqueur,...) de n'importe quelle marque (et aussi de n'importe quelle couleur et de n'importe quelle taille), j'aurais pu y écrire : pas de restriction technique spéciale.

Si j'avais reçu un appareil fonctionnant avec de l'électricité, quelle que soit sa taille, de type informatique ou pas mais acheté en Europe, branché sur n'importe quelle prise blanche située au ras du sol ou en hauteur, de n'importe quel fabricant (et même avec une prise en couleur), j'aurais pu le faire fonctionner : pas de restriction technique spéciale.

Mais Roger, mon ami et collègue de travail, m'a offert l'album Feels like home de Norah Jones édité par EMI Music. Et il a eu raison, car Roger s'y connait en musique, c'est son métier et aussi sa passion. D'ailleurs Norah s'y connait aussi en musique. Seulement voilà, il y a un problème... qui n'est pas musical.

En effet, en ces temps numériques, la musique n'est plus universelle. N'en déplaise aux magasins de « produits culturels » et aux éditeurs, les disques compact ne sont plus utilisables sur tous les lecteurs... de disques compact ! Ainsi certains CD d'EMI Music sont équipés du système « Copy Control », comme cela est écrit dessus avec un logo spécial : cela signfie que sur certains appareils de CD audio, ils sont inutilisables et ne diffusent que le silence, aucune lecture n'est possible... car ce ne sont pas des CD audio. Le logo officiel « CD audio » n'y figure pas, logiquement.

Me voilà donc à écrire ici à Norah Jones que sa musique en pseudo CD audio n'est pas écoutable (je veux dire, pas lisible) sur des appareils de CD audio ; et à avouer enfin à Roger que je ne peux pas toujours écouter son cadeau. C'est presque un titre de presse à sensations : « T. se brouille avec ses amis ! Il reçoit le CD audio de N.J. qu'il ne peux écouter et il réclame à R. le ticket de caisse pour aller l'échanger ! Textes, photos et interviews en exclusivité ! ». Bref, comment se brouiller avec ses amis en un cadeau...

Post-Scriptum (avec des gros mots techniques dedans) : le problème est le format utilisé (il comporte des altérations volontaires), un problème du même type que le système des DRM, et qui provoque l'absence d'interopérabilité comme avec des formats non-ouverts.

PS au Post-Scriptum (0% gros mots) : heureusement cela finit bien dans mon cas. Et merci Roger ! Si Norah Jones peut en toucher un mot à son éditeur Blue Note Records et EMI Music, merci aussi (c'est fort peu probable).

Sources et liens :

Cachons ces informations que les autres ne sauraient voir

Le format fermé des connaissances sur le H5N1...

Pour partager les informations numériques le plus largement possible, les standards ouverts sont la meilleure réponse. Encore faut-il avoir cette volonté, et tout d'abord que les informations ne soient pas fermées car gardées secrètes.

Voici le cas de la grippe aviaire : quelle attitude adopter face à cette menace ? Se préparer et prévenir, par exemple en préservant les réseaux ou en informant les élèves [1]. Mais plus en amont encore, le mieux en théorie est de partager les informations issues de la recherche scientifique, car plus il y aura de chercheurs impliqués, plus grandes seront les chances de trouver une solution au virus H5N1.

Et en pratique ? Le format ne semble pas si ouvert... :

Ce réseau, fondé sur l'ouverture et le partage, est aux antipodes des idées de l'OMS. Celle-ci estime en effet que cette démarche se heurte, notamment, à la question des droits de propriété intellectuelle des chercheurs. Or la connaissance des séquences virales conditionne la mise au point des futurs vaccins, un secteur économique de très grande importance.

C'est la conclusion de l'article du journal Le Monde [2] à propos de la démarche de l'OIE (Organisation for Animal Health, [3]) et de la FAO (Food and Agriculture Organization, [4]) qui « proposent d'héberger et de mettre à disposition sur leur tout nouveau réseau mondial (Offlu) l'ensemble des données génétiques des virus de la grippe aviaire. ». [5, 6]

C'était lors du 6e symposium international sur la grippe aviaire, du 4 au 6 avril 2006, à Cambridge, où Ilaria Capua, directrice de l'Institut de zooprophylaxie expérimentale de Padoue (Italie) a lancé - à nouveau, après février - un appel pour plus de partage des connaissances (et plus de désintéressement) dans ce dossier de santé publique. Alors, science fermée ou ouverte ? Format ouvert ou fermé, même dans le non-numérique ?

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Rendez-vous à Sophia Antipolis

Un exposé lors des JM2L 2006 près de Nice

Le samedi 6 mai 2006 se déroulera la première édition de la Journée Méditerranéenne des Logiciels Libres (JM2L), organisée par l'association Linux-Azur [1] et Polytech'Nice-Sophia, l'École Polytechnique de l'université de Nice Sophia Antipolis, département Sciences Informatiques [2]. L'entrée est libre et gratuite, sur le site de la technopole de l'université Nice Sophia Antipolis [3].

Le programme de la journée [4] prévoit des exposés ainsi que conférences techniques et des ateliers. J'interviendrai en fin de matinée pour un exposé traitant de standards ouverts, d'interopérabilité, d'archivage ou de RMLL 2006 SO-I :

Utilisez des formats ouverts, ou alors... Découvrez en quoi vous ne devez pas ignorer les formats, que vous soyez particuliers, entreprises, administrations ou associations.

Annonces en avant-première... : il devrait y être question de « l'essentiel est invisible pour les yeux » et aussi de « l'elfe fou »... à suivre...

Sources et liens :

Une matinée sur l'archivage électronique

Conférence Adèle sur les archives électroniques

Le 10 novembre 2005, il y eut une matinée de conférences organisée par l'ADAE (désormais DGME) et par la Direction des Archives de France [1] (DAF, ministère de la culture) à propos de l'archivage électronique. Elle était intitulée Ère numérique, de la volatilité à l’archivage.

Suite à cette manifestation, une autre matinée est prévue le 5 mai 2006, dans le cadre des conférences Adèle : Archivage numérique : en marche pour le déploiement, de 8h30 à 12h30, au centre Pierre Mendès-France du ministère de l'économie et des finances. Le programme [2] s'articule autour de 2 questions :

  • Vous voulez transférer des archives ?
  • Vous voulez monter un service d'archivage électronique ?

Les standards ouverts jouent un rôle essentiel dans ce dossier en général, comme signalé en particulier dans le standard d'échange, le Référentiel Général d'Interopérabilité ou le Manuel pratique, Les archives électroniques de Catherine Dhérent.

Sources et liens :

La signature électronique en France

Appel à commentaires de la DGME

Dans un monde numérique, la signature électronique est un sujet capital, comme récemment signalé par la Commission européenne, avec notamment son interopérabilité. La question ELF-FOO se pose : « Et Le Format, Fermé Ou Ouvert ? »

En France, dans le cadre du développement de l'administration électronique, c'est la DGME (Direction Générale de la Modernisation de l'Etat, ex-ADAE) qui est en charge du dossier, notamment pour l'appel à commentaires sur le format de signature électronique retenu, XAdES (XML Advanced Electronic Signatures), établi par le W3C [1].

La page dédiée de la DGME [2] propose les informations techniques sur XAdES au format PDF et le document Formulaire de recueil de commentaires pour les retours est en .doc (utilisable avec OpenOffice.org). La date butoir est le 15 avril 2006.

Sources et liens :

L'interopérabilité des signatures électroniques

L'Europe veut plus d'interopérabilité des signatures électroniques

La Commission européenne, par la voix de Mme Reding, chargée de la société de l'information et des médias, a commenté [1] le rapport sur les signatures électroniques qui lui a été remis mi-mars. Le marché qu'elles représentent « s’est développé beaucoup plus lentement que prévu ». La Commission envisage les cartes d’identité électroniques comme outils de signature électronique, en plus de la pièce d'identité et du moyen d’accès aux services publics en ligne qu'elles constituent. L'Europe annonce aussi vouloir soutenir et inciter au développement et à l'utilisation de la signature électronique. Sauf que... :

[...] Il reste beaucoup à faire, notamment dans le domaine de l’interopérabilité des signatures entre les pays. [...]

[...] L’accent sera mis en particulier sur l’interopérabilité et l’utilisation transfrontalière des signatures électroniques. La Commission encouragera la poursuite des travaux de normalisation pour promouvoir l’interopérabilité des systèmes de signature électronique à l’intérieur et au-delà des frontières et l’utilisation de toutes sortes de technologies pour les signatures électroniques qualifiées dans le marché intérieur. [...]

[...] [La Commission organisera des réunions] pour améliorer l'interopérabilité transfrontalière des systèmes de signature électronique. [...]

Dans le communiqué de presse [1], le sujet de l'interopérabilité est donc citée 4 fois. Comment faire pour que la signature électronique d'un pays soit utilisable dans tous les pays de l'Union :

  • tout le monde utilise le même processus ?
  • il y en a plusieurs systèmes qui sont compatibles ?
  • on utilise des standards ouverts ?

Cette question de l'interopérabilité de la signature électronique se pose aussi au niveau européen pour les trains ou pour le casier judiciaire (et en France pour le dossier médical personnalisé ou pour un porte-avion).

Sources et liens :

Alcatel et le XML

Pendant les fusions, les affaires en XML continuent

Alcatel et Lucent [1], Alcatel et les prestigieux laboratoires Bell [2], Alcatel et Thales [3]... : Alcatel occupe le devant de la scène depuis le 2 avril avec son annonce de fusion avec la société Lucent Technologies (créée en 1995, ancienne AT&T [4]) et les conséquences de cette opération. Cependant, alors que ces informations occupent la une, d'autres éléments sont à signaler pour Alcatel, sous l'angle des formats...

En effet, le 5 avril 2006, Alcatel annonçait dans un communiqué de presse [5] que Genesys [6], sa filiale spécialisée en logiciels pour centres d'appels [7], rachetait la société VoiceGenie [8]. Ces deux sociétés utilisent massivement et ouvertement la technologie XML : plus exactement il s'agit de VoiceXML [9], qui « se destine à la création des dialogues électro-acoustiques soulignant une voix synthétisée, un signal sonore numérisé, la reconnaissance d'une entrée vocale ou d'une tonalité DTMF, l'enregistrement d'une commande vocale, un échange téléphonique ou des conversations à initiative mixte » [10].

Dans un format plus synthétique, VoiceXML permet les interactions entre un utilisateur et un système informatique, et comprend des technologies comme celle basée sur le format SSML (Speech Synthesis Markup Language) publié en septembre 2004.

Voici donc l'exemple d'un industriel majeur qui utilise des standards ouverts dans sa stratégie produits et services, et non pas ses propres formats fermés liés exclusivement à son matériel.

Sources et liens :

Il faut des SO sur les OS !

Utiliser des standards ouverts (SO) sur les systèmes d'exploitation (OS)

En anglais technique, OS, c'est « Operating System » pour système d'exploitation (comme les Windows, les Mac OS X, les BSD et autres Linux) ; c'est aussi « Open Standards » pour standards ouverts, soit SO (comme dans SO-I).

« Les Mac font aussi tourner Windows (Macs do Windows, too) » [1] comme annoncé le 5 avril par Apple : et qu'en est-il des fichiers de données faits avec l'un et lus avec l'autre ? Concernant cette question, Jérôme Colombain dans sa chronique sur France Info [2] indiquait le 7 avril :

Il reste encore de nombreux problèmes à régler notamment les formats de fichiers et aussi la compatibilité des périphériques telles que les webcams. (gras ajouté)

Pour les matériels, il s'agit d'avoir des appareils (imprimante, webcam, scanner,...) qui sont utilisables avec Mac OS X (10.4) et avec Windows XP (SP2), c'est-à-dire compatibles avec ces systèmes d'exploitation (avec souvent la question de la connectique et de ses formats).

Et pour les données ? Il s'agit des formats de fichiers : si ces formats sont ouverts, cela ne pose déjà pas de problème dans le cas de fichiers en PDF, en HTML, en txt (les courriels), en BMP, TIFF ou PNG (images). Plus généralement, pour échanger entre interlocuteurs, comme pour échanger sur une machine avec deux systèmes d'exploitation (ou plus), l'utilisation de formats ouverts et de protocoles ouverts constitue un moyen et une garantie, notamment d'interopérabilité.

Sources et liens :

Thème «RMLL 2006 Standards Ouverts - Interopérabilité»

Premiers détails sur RMLL 2006 SO-I...

(Voir le programme synthétique du thème).

Comme annoncé il y a un mois, les Rencontres Mondiales des Logiciels Libres (RMLL) [1] se dérouleront du 4 au 8 juillet 2006 à Vandœuvre-les-Nancy [2] et proposeront un thème intitulé « Standards Ouverts - Interopérabilité » dont j'assure la direction. En format abrégé, ce sera RMLL 2006 SO-I, qui devient le titre de la catégorie dédiée sur Formats-Ouverts.org, et qui permettra de suivre l'avancée du programme.

Le sujet premier du thème est les standards ouverts (formats, protocoles, normes ouverts), avec le point de la définition retenue et de ses conséquences : celle a priori est celle donnée dans la loi française. Le second sujet du thème, l'interopérabilité, découle de cette ouverture des standards. D'autres conséquences, comme l'indépendance, l'innovation, la pérennité et l'accessibilité seront également traitées.

Rendez-vous à toutes et à tous de visu en juillet et avant sur RMLL 2006 SO-I.

Sources et liens :

Un trio en guerre, puis en paix, avec là aussi des formats

Les ordinateurs MacIntel avec OS X plus Windows XP, et les formats

C'était un trio en guerre, Apple-Intel-Microsoft. Le premier, Apple, n'utilisait pas les puces du deuxième, Intel ; et concurrençait le troisième, Microsoft. Avec maintes piques et critiques : lors de procès ou dans des publicités, Apple attaquait Intel pour ses puces bien plus lentes (comme dans une publicité parodiant les bonhommes Intel) et attaquait Microsoft à propos de Windows (que ce soit pour son interface graphique à son lancement ou encore récemment à propos du retard de Windows Vista).

C'est désormais un trio en paix, au moins en apparence : Apple fabrique désormais des machines avec des microprocesseurs Intel ; et Apple propose Windows sur ses machines !

En effet, juste après avoir passé ses 30 ans (la société à la pomme a été créée le 1er avril 1976, soit le format 3 fois anniversaire des 10 ans), Apple a annoncé [1] le 5 avril la disponibilité d'un logiciel, Boot Camp [2], qui permet aux ordinateurs Apple de dernière génération d'installer Windows (non fourni par Apple) et ensuite de pouvoir utiliser l'un des deux systèmes d'explotation, Mac OS X Tiger 10.4.6 ou Windows XP (Home Edition ou Professional Edition) Service Pack 2. Windows sur Apple, même l'AFP en a parlé en dépêche générale [3].

Alors, cette décision d'Apple, coup de génie gagnant ou trahison absolue ? Suivant l'angle (le format ?) retenu, pessimiste ou optimiste, la réponse diffère ! Toujours est-il qu'Apple propose ainsi ce qui était développé hors de son giron par le site OnMac.net [4], et qui sera intégré dans la prochaine version de Mac OS X 10.5, dénommée Leopard.

Et pour les formats :

  • c'est celui appelé EFI [5] pour le firmware (le logiciel du matériel), « la technologie ultra-moderne, standard de l'industrie » d'Intel, qui n'est pas « le BIOS démodé des années 80 », dans lequel « Windows XP et le prochain Vista sont malheureusement coincés » (on notera le format très marketing du texte...) ;
  • s'ils sont ouverts, il n'y aura pas problème d'exploitation des données.
Sources et liens :