Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1540 articles en ligne, dont 4 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


La VOD de FranceTV : devinez...

France Télévisions lance son site de video à la demande : et les formats ?

Voici le site france tvod, « france télévisions à la demande » [1].

Rien de surprenant que ce type de site soit lancé : la VOD, (Video On Demand) est d'actualité et se développe fortement avec les accès hauts débit disponibles et le nombre important de personnes connectées.

Rien de surprenant non plus pour les formats : inutile de poser l'une des 5 questions, la réponse est la même pour TF1 comme pour ARTE.

Donc, clients de france tvod, voici les informations [2] :

Compatible PC - Notre offre est compatible avec Windows Media Player 9 pour Windows (et suivants)

Apple Macintosh - Notre offre est compatible avec Windows Media Player 9 pour MAX OS X.

Linux - Nous vous invitons à consulter le site de MPlayer (www.mplayerhq.hu, en anglais) pour examiner la compatibilité de ce player avec notre offre.

Voilà. Le marché de la VOD n'est pas du tout un marché où les clients sont aussi égaux que ceux qui utilisent un appareil de télévision classique : le format hertzien non-numérique est interopérable, sans écarter des marques, des appareils et des téléspectateurs.

Pour ce qui est du contrôle de l'information en ayant la maîtrise du format, pour ce qui est de l'archivage et de la mémoire numérique, les contenus de la télévision ne sont peut-être pas assez importants pour utiliser des formats ouverts.

La vraie mémoire numérique pérenne qui se constitue est celle des fichiers bureautiques avec le format ouvert ODF, c'est-à-dire les successeurs des documents papiers avec textes et tableaux : le papier est finalement toujours devant ! Il semble possible de dire : éteignez et oubliez le poste de télévision.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Mac ou PC ? Peu importe : le plus important, c'est le format des données !

Ce qui compte par dessus tout, ce sont VOS données et leurs formats

Petit rappel de (formats de) vocabulaire :

  • Mac est initialement le nom en abrégé de l'ordinateur Apple Macintosh lancé le 22 janvier 1984 lors d'une publicité restée célèbre et qui connut un tel succès (pour ses ventes comme pour son interface graphique et sa souris) que le nom de ce modèle est devenu le nom générique des machines Apple et de logiciels (comme Mac OS X) [1] ;
  • PC signifie en anglais « Personnal Computer », soit en français Ordinateur personnel ou Ordinateur individuel (comme le nom d'un magazine informatique en France) [2] ;
  • au sens ci-dessus, un Mac est un PC ; mais les termes sont restés comme étant opposés pour désigner les machines Apple et celles non-Apple utilisant des processeurs Intel ou AMD comme les IBM PC Compatibles... et même si les machines Apple incorporent des puces Intel depuis 2006.

Alors, vous êtes Mac ou PC ? Très forte en communication, Apple a souvent avancé dans des campagnes sa différence (« Think different ») ou sa supériorité (les bonhommes Intel en combinaison qui flambent). Actuellement, la société joue aussi sur d'autres caractéristiques de ses machines au travers de petits films publicitaires avec 2 personnages : un jeune, tenue et attitude décontractées (« je suis un Mac ») et un monsieur un peu rond à lunette en costume cravate (« je suis un PC ») [3].

Remarque : on peut avoir une machine PC avec le logiciel Windows ou un ordinateur Mac avec le logiciel Mac OS X, mais aussi sur chacun des 2 matériels Linux (pour moi iBook avec Ubuntu) ou BSD (voire Windows ou OS X sur le matériel concurrent).

Et alors, quelles sont les différences entre ces différents mondes de matériels et de logiciels ?

Au risque de décevoir ceux qui trouvent le design ou les logiciels des machines Apple supérieurs (ou ceux qui pensent prix des PC), la vraie différence se situe sur ce qui est le plus important : les données, vos données.

Et encore une fois, la même des 5 questions se pose : « Et Les Formats ? ».

Si les formats de vos données sont fermés et dépendent d'un logiciel utilisable que sur un type d'ordinateur avec un système d'exploitation particulier, alors vos données sont emprisonnées : impossible de subsituter le Mac au PC, ou inversement ; les ordinateurs ne sont pas interchangeables pour utiliser vos données.

En revanche si vos données sont à des formats ouverts pour votre musique, vos video, vos fichiers bureautiques, vos photos et leurs métadonnées, vos courriels ou votre carnet d'adresses, alors ce que vous avez créé ou acquis est indépendant du logiciel ou du matériel.

La chronique de Jérôme Colombain du 29 septembre 2006, « Mac et PC réconciliés ? » [4], le souligne très bien : la musique, la photo ou la video numériques utilisent des formats qui sont propres au PC (sur PC) ou au Mac (sur Mac). Mais des formats qui ne sont pas ouverts et qui ne sont pas compatibles : pas d'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Formats : 5 questions à se poser

Dites FMLSG, pour Format-Métadonnées-Licence-Support-Gestion

Les formats se retouvent presque partout, dans le domaine technique ou pas, avec la question récurrente ELF, « Et Les Formats ? », formulée aussi en « Et Les Formats, Ouverts Ou Fermés ? » (ELF FOO).

Cette interrogation peut aussi se décliner de manière plus précise dans 5 domaines, avec 5 questions :

  • technique : Et Les Formats ? (ELF) Les formats de fichiers, les protocoles ou les langage de programmation utilisés sont-ils ouverts ?
  • information : Et Les Métadonnées ? (ELM) Les informations sur les informations (auteur, titre, date,...) sont-elles ouvertes ?
  • juridique : Et La Licence ? (ELL) Qu'en est-il précisément des droits d'utilisation des informations, des logiciels ou des technologies ?
  • matériel : Et Les Supports ? (ELS) Les matériels (ordinateurs, assistants personnels) et les supports (CD, disques durs,...) avec leurs prises (USB, Firewire,...) sont-ils toujours disponibles ?
  • administratif : Et La Gestion ? (ELG) Un suivi précis de la vie des documents et des supports est-il en place ?

Les réponses à ces questions sont capitales pour l'interopérabilité et l'archivage, mais aussi pour l'innovation, la sécurité, la concurrence et l'indépendance.

Et sur Formats-Ouverts.org :

«La guerre des formats»

C'est toujours « la guerre des formats » pour les DVD

L'expression est souvent utilisée sur Formats-Ouverts.org [1], comme lors de l'émission télé 8-Fi sur Direct8. Elle est toujours d'actualité en ces temps de rentrée, notamment à propos des nouveaux DVD et de leurs 2 formats : le Blu-ray Disc et le HD-DVD.

Ces DVD de nouvelle génération arrivent en Europe, et le sujet fait l'objet d'articles ou de chronique.

Le magazine de la FNAC, Epok, propose un long article complet de 4 pages sur le sujet. Il traite des aspects techniques, des accords avec les studios pour les contenus, de la place de l'industrie de l'informatique et du rôle des consoles de jeux. Extraits :

« un nouveau duel de formats », « il faut donc acheter de nouveaux lecteurs », « les disques Blu-ray ne sont pas lisibles dans les lecteurs HD-DVD (et inversement) »

Ordinateur : Inutile de changer d'ordinateur pour lire des DVD haute définition. Il suffit d'acheter un lecteur ou un graveur de DVD interne ou externe (Blu-ray ou HD-DVD), une carte video et une carte son compatibles, ainsi qu'un moniteur de résolution siffusante et équipé d'un connecteur DVI ou HDMI.

Téléviseur : Pour bénéficier pleinement des images haute définition, il faut acquérir un téléviseur étiqueté « HD Ready ». Mais attention, « HD Ready » ne veut pas dire qu'il affichera dans la résolution maximale de la haute définition (1920x1080). Il existe en effet une autre résolution labellisée « haute définition » : 1280x720

Jérôme Colombain dans sa chronique radio du 21 septembre, Nouvelle guerre des formats vidéo , indique : « Le problème, c’est que les constructeurs s’apprêtent à nous rejouer la grande bataille vidéo des années 80 lorsque le VHS s’opposait au Betamax et au V2000. » [2]

Enfin, on apprend que pour éviter d'avoir les 2 types de DVD, une technologie serait possible pour n'avoir qu'un seul DVD... avec les 2 formats dessus. [3]

Formats ouverts et interopérabilité ne sont pas trop de mise dans cet affrontement, avec les fêtes de fin d'année en ligne de mire pour avoir une idée de ce que le marché va choisir : Blu-ray Disc, HD-DVD, voire rien...

Sources et liens :
  • [2] Magazine Epok, Le magazine de la FNAC, n°48 du 22 au 28 septembre 2006, partie Enquête, article Guerre des formats, DVD haute définition : j'achète quoi, et quand ?, de Serge Courrier, 4 pages avec 2 tableaux récapitulatifs et 2 encarts
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une manifestation sur les métadonnées, qui sont capitales

La Dublin Core 2006, sur un format ouvert de métadonnées

Début octobre 2006, il y a en France la manifestation « Pérenniser le document numérique » à Amboise. Et à Manzanillo au Mexique se déroule la manifestation « DC-2006 » [1].

DC signifie Dublin Core [2], le nom d'un ensemble d'informations (comme le titre, l'auteur, la date, la langue,...) qui servent à décrire un document : ce sont des données sur les données, des métadonnées.

L'édition DC-2006, la quatorzième, se déroulera du 3 au 6 octobre et portera sur Metadata for Knowledge and Learning (les métadonnées pour la connaissance et l'apprentissage). En 2004, elle se déroulait à Shanghaï et en 2005 en Espagne.

Les métadonnées, c'est important ? OUI, c'est capital !

Les métadonnées renseignent les données et permettent ainsi de les retrouver.

Voici un exemple : comment trouver la photo d'une personne ? En utilisant son nom... Mais il faut que ce nom soit associée à la photo, qui ne contient pas de texte. C'est donc une donnée en plus de la photo, le nom de la personne photographiée. Si aucune information n'est disponible avec la photo, impossible de faire le rapprochement. Même chose pour d'autres informations sur la photo comme l'auteur ou la date.

Et quand on utilise un moteur de recherche d'images, on peut trouver des couvertures de livres à partir d'un nom... mais ce n'est pas (encore) dû aux métadonnées de l'image de la couverture [3], mais à la présence du nom sur une page Web où se trouve aussi la couverture du livre (où le nom peut figurer... mais dans l'image).

Il ne faut pas que ces métadonnées soient à un format fermé, connu d'un seul éditeur, avec un seul logiciel sachant les exploiter. Les formats ouverts de métadonnées sont capitaux pour que tous ceux qui produisent de l'information puissent les utiliser en les renseignant et pour permettre ainsi de se retrouver dans les « océans de données ».

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats ouverts vont élire domicile sur les ordinateurs des députés

Pour 2007, l'Assemblée nationale a déjà élu les logiciels libres... et les standards ouverts

Voilà comment cela s'est passé : en 3 temps,

  • il y a le site du député Richard Cazenave avec un article sur le ministère de l'économie et les formats ouverts...
  • en allant à la page d'accueil, on trouve les articles récents...
  • et en consultant ces articles, on découvre celui du 13 septembre 2006... : Bientôt des logiciels libres à l'Assemblée Nationale, tel est le titre [1].

On y apprend que le député Richard Cazenave a été « désigné par le Groupe UMP avec mon collègue Bernard Carayon pour épauler l'administration de l'Assemblée nationale dans l'ouverture de ses systèmes d'information aux logiciels libres. » [2]

La société ATOS Origin a été chargée d'effectuer un audit et les 2 députés vont participer à son suivi et « organiser la migration vers des solutions libres » après les élections législatives de 2007. Alors ? On peut mettre en avant 3 points pris sous l'angle des formats :

Tout d'abord, l'utilisation de logiciels libres signifie des logiciels qui ont des formats techniques ouverts, et qui sont régis par des licences ouvertes. Cela signifiera aussi plus de diversité, plus à l'image des différents profils (des formats ?) des citoyens que les députés représentent.

Ensuite, l'audit risque de pointer du doigt la chaîne qui enchaîne (format-logiciel-version-système-matériel) avec le sujet voisin des archives numériques (encore une fois la chaîne format-logiciel-version-système-matériel).

Enfin cela signifie encore plus l'arrivée des standards ouverts utilisés par les logiciels libres, que ce soit sans production de document (Web) et surtout les formats ouverts pour créer de l'information, comme les courriels et plus encore les fichiers bureautiques. Le format ODF va entrer dans le Palais Bourbon, après la Gendarmerie et de nombreux ordinateurs de l'administration, avec aussi le travail de la DGME et le RGI.

Et 3 questions pour finir :

  • y a-t-il d'autres députés et d'autres partis qui participent ? Il faut le souhaiter : les logiciels libres et les standards ouverts ne sont d'aucun parti, sauf celui de l'innovation, de la sécurité, de la pérennité, de l'ouverture, de la concurrence et de l'indépendance ;
  • au Sénat, un tel projet est-il aussi envisagé pour les ordinateurs des sénateurs ?
  • enfin, est-ce le début des standards ouverts comme argument politique lors des élections ?

Toujours est-il que pour les standards ouverts, cette arrivée à l'Assemblée nationale sera un retour aux sources : la définition donnée à l'article 4 de la LCEN a été votée sur ses bancs (avec aussi ceux du Sénat).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le ministère de l'économie et les formats ouverts

Une réponse écrite du ministre de l'économie sur les logiciels libres et les formats ouverts

Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie [1], Thierry Breton, a publié en juillet 2006 un texte à signaler, avec un passage à souligner :

En effet, l'utilisation des logiciels libres permet de favoriser l'adoption des formats ouverts, qui contribuent : à l'interopérabilité, dans la mesure où elle permet les échanges sans imposer de solution logicielle ; et à la pérennité des données traitées par des administrations.

Il s'agit d'un extrait de la réponse écrite [2] à la question parlementaire posée par le député de l'Isère Richard Cazenave (UMP) [3].

Ce texte est fort à double titre :

  • c'est une réponse très officielle : question écrite d'un élu, réponse écrite du ministre, publication au Journal Officiel ;
  • la question ne porte pas sur les formats ouverts et l'interopérabilité (ni la pérennité des données, donc l'archivage), mais concerne entre autres l'utilisation des logiciels libres pour « réaliser des économies significatives (70%) tout en assurant l'indépendance technologique, la pérennité des investissements et la sécurité des informations. »

On peut aussi rapprocher cette réponse des actions déjà réalisées par le ministère des l'économie, des finances et de l'industrie, notamment dans le domaine du système d'information fiscal (Copernic), qui sera exposé à la manifestation du 28 juin au Québec.

Ce texte rappelle une autre réponse traitant aussi des formats, de la part du ministre délégué au budget et à la réforme de l'État, publiée en juin 2006. Sans oublier la saga du format ouvert ODF en France.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats ouverts au sommet de la Francophonie

Une entreprise, un stand, un produit et les standards ouverts

La semaine du 25 septembre 2006 est une semaine marquée au niveau international par la Francophonie [1]. En effet, à Bucarest en Roumanie, outre la XXVIe Assemblée générale de l’AIMF (Association Internationale des Maires Francophones) [2] le 26 et 27 et après les Assises de l'Union de la presse francophone du 24, se réunissent au Palais du Parlement les instances francophones :

  • le lundi 25 : la 61e session du CPF (Conseil permanent de la Francophonie) ;
  • le mardi 26 : la 22e session de la CMF (Conférence ministérielle de la Francophonie) ;
  • et enfin le jeudi 28 et vendredi 29 : le XIe sommet de la Francophonie [3].

Le thème de ce XIe sommet de Bucarest est « Les technologies de l’information dans l’éducation » : les sujet des formats, ouverts ou pas, et de l'interopérabilité ne sont donc pas loin.

Parmi les exposants présents cette semaine à Bucarest, il faut signaler le stand de la société RyXéo [4], avec la solution AbulÉdu professionnelle [5] : outre la présentation de cet excellent produit en logiciels libres, elle va aussi fortement parler des « enjeux liés aux formats de fichiers » :

C'est le pendant « données libres » des logiciels libres, il est peut-être même encore plus important. Il faut pouvoir garantir l'accès aux données durablement, seuls les formats de fichiers ouverts et documentés vous garantissent la pérennité de vos informations !! Combien d'utilisateurs de logiciels de traitements de texte sous DOS peuvent encore ouvrir leurs archives qui ont à peine 10 ans ? Tous ceux qui ont pensé à utiliser des formats de fichiers ouverts peuvent dormir sur leurs deux oreilles, les autres par contre ? [6]

Comme il y a 1 an pour le séminaire à Ouagadougou, c'est l'actif INTIF (Institut francophone des nouvelles technologies de l’information et de la formation, [7]) qui participe à cette opération.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un texte fort en provenance du Québec

Sommet « Administration Publique et Logiciel Libre »

« Bienvenue au sommet des Directeurs gouvernementaux de l'Information 2006 ! » indique la page [1], puis on lit ceci :

Cette année, le thème central du sommet est l'adoption des standards ouverts.

Les standards ouverts seront d'un grand apport pour encourager l'innovation au sein des gouvernements et au-delà. Les standards ouverts minimisent les barrières à l'entrée, garantissent une concurrence pleine, non faussée et ouverte, et obligent les éditeurs à rivaliser sur la qualité, la conception, le service et la performance, au lieu de le faire sur la conception de formats de fichier incompatibles.

Pour faire court, les standards ouverts améliorent tout à la fois le bien-être du gouvernement, du marché et des consommateurs.

La nature non propriétaire de ces standards signifie que tout un chacun est libre de les utiliser. Cette ouverture s'est avérée essentielle pour leur adoption à grande échelle et a abouti en dernier lieu à la création des logiciels, des services et des modèles d'affaires basés sur Internet et le Web.

Les standards ouverts, on le sait, sont des enjeux phénoménaux. Celui qui contrôle un format tient les utilisateurs qui l'utilisent dans sa main.

D'où l'intérêt à adopter des standards ouverts.

Il n'y a presque rien à ajouter à ce texte, sinon que cette conférence CIO Gov 2006 à laquelle il se rapporte se déroulera le jeudi 28 septembre 2006 à Gatineau, au Québec, Canada [2]. Les standards ouverts et l'interopérabilité seront vraiment à l'honneur, avec un programme riche, dont une intervention du Ministère des Finances français (« Présentation du programme Copernic de refonte du système d'information fiscal français ») [3].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Conférence aux JDLL 2006

Une conférence à Lyon

Le samedi 14 octobre 2006, de 10h à 11h, j'interviendrai à Lyon pour une conférence lors des 8e Journées Du Logiciels Libres (JDLL) [1], organisées par l'ALDIL (Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre) [2]. Le thème des JDLL 2006 est Logiciels Libres, Sécurité, Développement Durable.

Ce sera donc sous cet angle que je traiterai des standards ouverts et de l'interopérabilité :

Standards ouverts, logiciels libres, sécurité et développement durable : même combat ! Les standards ouverts sont une des caractéristiques fondamentales des logiciels libres. Pour la sécurité, ils sont un outil essentiel. Quant au développement durable, il est plus que pertinent de les utiliser. L'intervention dressera le tableau de la situation et des liens entre ces différents domaines.

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats en université d'été

Lors de l'université d'été de l'UDF, les formats ouverts lors d'un débat

Du 31 août au 3 septembre 2006, l'UDF tenait son université d'été à La Grande Motte [1]. L'une des table-rondes organisées était intitulée Logiciel libre et DADVSI [2].

Les 3 invités, Gaël Duval (créateur de Mandrake Linux) [3], Sylvain Zimmer (site Jamendo.com) [4] et Richard Stallman (président de la FSF) [5], ont traité avec la sénatrice Catherine Morin-Desailly [6] puis débattu entre autres des formats (ouverts ou pas), de l'interopérabilité, des DRM.

Comme déjà écrit sur Formats-Ouverts.org, il faut souhaiter que ces sujets seront de plus en plus présents, notamment dans le domaine politique (il y a eu fin juin une rencontre MSR-RMS).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Pérenniser le document numérique »

Un séminaire sur la pérennisation des documents numériques

Du 2 au 6 octobre 2006 se tiendra à Amboise (Indre et Loire), une importante manifestation. Il s'agit du Séminaire INRIA IST 2006, dont le sujet est Pérenniser le document numérique [1].

Le programme [2] est donc constitué de 5 jours, avec des ateliers et aussi 8 conférences données par 6 conférenciers et 2 conférencières (toutes deux de la Bibliothèque nationale de France, BnF, et toutes deux prénommées Catherine) qui traiteront entre autres :

  • des DRM, lors de Économie du document numérique de Jean-Michel Salaün (EBSI) ;
  • de l'archivage d'information lors de longue intervention (presque tout le mardi) Gestion de la pérennisation des données : aspects fonctionnels et techniques de Catherine Lupovici (BnF) ;
  • des formats des fichiers de données lors de Accéder au contenu des textes : l'apport des outils de traitement de la langue et de fouille de textes de Yannick Toussaint (INRIA) ;
  • des Archives Ouvertes avec Publication Scientifique : quelle pérennisation ? de Gabriel Gallezot (URFIST Nice) ;
  • des formats de numérisation avec Archivage numérique des documents anciens. Nouveaux systèmes d'accès aux documents manuscrits numérisés de Bertrand Coüasnon (IRISA - INSA)
  • des formats juridiques Approche juridique et technique de la dématérialisation de Philippe Bazin (Emo Hébert & Associés) ;

Cette semaine de conférences s'inscrit dans la lignée d'autres manifestations (mais plus courtes) sur le sujet :

Comme à propos des déclarations de hauts responsables, le sujet des archives numériques, de la pérennité et de l'utilisation des documents numériques est indissociable du sujet des formats, fermés ou ouverts, de l'interopérabilité, sans oublier les supports (l'exemple de la NASA est à rappeler...).

« Les fichiers numériques sont-ils pérennes ? » La réponse est non, comme pour d'autres objets. Donc pour les archives, cela nécessite effort et gestion. Mais que faut-il conserver ? « Qui archive bien détruit bien. »

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Web, son design, sa qualité, son accessibilité

Manifestation Paris Web 2006

Le 21 et 22 septembre 2006 se déroulera à Paris la manifestation Paris Web 2006 [1], organisée par l'association Paris-Web.

Au cours des 2 jours, ce sont 12 conférences et 2 table rondes avec au total 14 intervenants différents et reconnus (Tristan Nitot, Laurent Denis, Jean-Louis Carvès, Laurent Gloaguen, Élie Sloïm, Pascale Lambert-Charreteur, Stephanie Troeth, Denis Chêne, Rémy Birambeau, Daniel Glazman, François Nonnenmacher, Denis Boudreau, Karl Dubost et Raphaël Goetter) [2]. Chacun est fortement impliqué dans différents aspects du Web, et le thème pour cet événement 2006 est Design, qualité, accessibilité.

Derrière ce sujet et au travers des 14 interventions [3], les standards du Web, les normes d'accessibilité ou les bonnes pratiques du design Web seront développés par des conférenciers qui les mettent en œuvre dans leur cadre professionnel. Il sera donc très fortement question de standards ouverts et d'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un grand chef informatique pour la Défense

Nomination d'un « DSI » pour la Défense

Le Ministère de la Défense [1] est doté depuis mai 2006 d'une Direction générale des systèmes d'information et de communication (DGSIC) [2]. Le Directeur nommé à sa tête est Jean-Paul Gillybœuf, Ingénieur Général de l'Armement. Ce poste, DGSIC (Directeur général des systèmes d'information et de communication) de la Défense, est très important et couvre les 3 armées (de terre, de l'air, Marine) et les différentes structures relevant de la Défense nationale.

Et les formats, les standards et l'interopérabilité sont forcément un sujet capital pour la DGSIC et son Directeur. D'une part car il y a déjà des réalisations importantes dans le domaine, comme celles de la Gendarmerie nationale, d'autre part car le sujet a été cité il y a 1 an à propos d'un porte-avion et enfin car Jean-Paul Gillybœuf l'indique clairement dans une interview à 01 Informatique [3] :

Une difficulté supplémentaire vient de ce que nous devons préserver la sécurité de nos communications informatiques ou téléphoniques, tout en étant interopérables avec nos partenaires étrangers. (gras ajouté)

Pour être interopérable, les standards ouverts constituent une réponse pertinente et puissante, tout comme pour la sécurité et la performance des systèmes de la Défense.

Sources et liens :
  • [2] Textes officiels :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Ne l'appelez plus interopérabilité, mais dites...

En anglais, ne dites plus « interoperability » mais « substitutability » : et en français ?

L'interopérabilité, c'est finie ! C'est ce qu'avance le texte de Simon Phipps. Soyons plus précis : il ne s'agit pas de la notion, qui demeure capitale, mais du terme. En effet, la dénomination « interopérabilité » peut poser 2 problèmes :

  • tout le monde veut de l'interopérabilité, la soutient et se dit en sa faveur... tout du moins « l'interopérabilité » avec ses propres outils, qui n'a plus sa portée générale initiale : la compatibilité est souvent confondue avec, volontairement ou pas ;
  • cela ne signifie pas obligatoirement utilisation de standards ouverts : quand tout le monde utilise le même outil qui est le seul et unique, il n'y a plus de souci de format ou de protocole pour échanger (et le format utilisé par cet outil peut être ouvert ou pas).

L'article de Simon Phipps utilise le terme anglais de « substitutability ». Mais dans un format français, comment traduire cela :

  • en utilisant le verbe substituer, la substitution ou subsituable ?
  • en utilisant l'adjectif interchangeable et l'interchangeabilité ? (interchanger n'existe pas)
  • ou alors avec remplacer ou remplaçable ?

Sans doute un peu de tous, selon le contexte, car l'idée derrière ces possibilités est sans doute plus claire :

  • ce balladeur numérique n'est pas interchangeable avec n'importe quel autre ;
  • ce téléphone est interchangeable avec celui de votre choix ;
  • pour lire cette video en ligne, on peut subsituter à votre logiciel de lecture video un autre logiciel de la même catégorie ;
  • ce logiciel de chat est parfaitement remplaçable par un autre pour le même résultat ;
  • l'interchangeabilité assure que la liberté de choix demeure.

Mais interopérabilité est un nom : seule « interchangeabilité » en est aussi un, peut-être plus clair (on reconnaît « changer », on connaît « interchangeable ») et qui souligne l'aspect d'indépendance. Sauf à créer « remplaçabilité », ou encore plus proche du terme anglais, « substitutionnabilité » ou « substitutionalité ». Mais la prononciation n'en est pas plus facile pour autant.

Il est amusant de relever que la courte définition d'interchangeabilité dans le dictionnaire Le Robert (« Caractère de ce qui est interchangeable ») cite comme exemple : « L'interchangeabilité des pièces standardisées »... Standardisées oui... et de manière ouverte !

Reste à savoir si l'interchangeabilité peut s'imposer dans le vocabulaire, alors que des efforts ont été entrepris pour expliquer l'interopérabilité. Sans doute au moins en complément, pour tenter de déjouer les chausse-trapes du vocabulaire.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Ceci est le 900e article de Formats-Ouverts.org (le 800e, sur Microsof et les standards, était il y a exactement 3 mois, le 16 juin 2006).

Un texte à signaler

Un texte, avec 3 points forts

En cette période de rentrée, voici le moment de signaler un article paru le 27 juin 2006, signé Simon Phipps de la société Sun, et intitulé Freedom To Leave [1]. Certes, le texte est en anglais, mais sa lecture est importante.

L'article part d'une question d'un journaliste : « Pourquoi y a-t-il autant de nouveaux logiciels comme les traitements de texte ou les calendriers ? ». Car ces nouveaux outils utilisent des standards ouverts qui offrent la possibilité d'importer ses anciennes données et aussi de les exporter ensuite si besoin vers d'autres outils, donc pas de verrouillage (le lock-in [2]) : on est libre d'essayer très facilement (et d'adopter ou pas). L'interopérabilité en action.

Extrait :

That feeling is caused by more than interoperability - it takes full substitutability for me to have the confidence to stay as well as the freedom to leave.

Soit ces 2 points : « to have the confidence to stay as well as the freedom to leave » et « more than interoperability - substitutability » Dit autrement en anglais : the choice to stay because of the freedom to leave et substitutability instead of interoperability.

Et en français : grâce aux standards ouverts, décider de rester car on a la liberté de partir et pouvoir substituer plus encore qu'avoir l'interopérabilité.

Enfin, l'article donne une définition d'un standard, en 4 points :

  1. des droits de propriété intellectuelle non-restrictifs ;
  2. des implémentations multiples ;
  3. des plate-formes également multiples et non pas une seule ;
  4. une implémentation en logiciel libre de référence.

« Tout cela est plus que l'interopérabilité. L'interopérabilité était un bel objectif dans les années 90 » mais « Le réseau a tout changé ».

Pour la traduction de « substitutability », il y a plusieurs solutions pour dénommer ce « plus que l'interopérabilité ».

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La culture sur son mobile et les formats

Le nouveau site Mobile.Culture.fr et les formats

L'agenda en ligne du ministre de la culture pour le vendredi 15 septembre 2006 indique [1] :

15h00 Présentation du site internet mobile réalisé en partenariat avec SFR ( http://mobile.culture.fr ), à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, en présence de Frank Esser, président directeur général de SFR, Espace SFR, 73, avenue des Champs-Elysées, Paris 8e

Voici donc désormais disponibles des informations sur la culture au format électronique pour le Web pour une consultation sur téléphone portable : cela fait 3 formats. Se pose donc la question FOO : « Fermés Ou Ouverts ? »

Réponse : les pages du site Mobile.Culture.fr sont au format ouvert HTML utilisé sur le Web, et plus précisément ces pages sont au format ouvert XHTML de type XML et mieux encore elles respectent les spécifications annoncées : « Valide XHTML Strict 1.0 » dit l'outil en ligne Validator du W3C. [2]

Ainsi, n'importe quel téléphone portable (ou appareil mobile), avec n'importe quel navigateur utilisant le format ouvert XHTML 1.0 peut consulter les pages en question : l'interopérabilité en action, ici au service de la culture et des Journées du patrimoine [3]. Peut-être bientôt la même chose pour d'autres sites, comme le nouveau site de l'éducation nationale ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La Euro OSCON 2006

La O'Reilly Open Source Convention 2006

Du lundi 18 au jeudi 21 septembre 2006 se déroulera à Bruxelles la deuxième édition de la manifestation européenne Open Source Convention (EuroOSCON) [1] organisée par l'éditeur O'Reilly [2]. La OSCON aux Etats-Unis est une manifestation professionnelle importante, comme sa récente déclinaison européenne, qui existe depuis plusieurs années [3].

La première EuroOSCON avait eu lieu en septembre 2005 à Amsterdam aux Pays Bas. Quant cette édition 2006, l'intitulé est Open and Connected.

On retrouvera sans doute le sujet des formats, avec l'interopérabilité, dans de nombreuses présentations. Cependant une seule conférence traite explicitement des standards ouverts : le jeudi 20 septembre, de 16h15 à 16h55, Jim Zemlin (Executive Director de Free Standards Group) développera le sujet

Open Source and Freedom: Why Open Standards Are Crucial to Protecting Your Linux Investment [4]

Les standards ouverts ne se limitent pas à Linux et à son investissement, car ils sont partout, encore plus dans l'univers technique et donc présents lors de conférences sur ces sujets, avec la question de savoir s'ils sont ouverts ou pas (ELF FOO, « Et Les Formats, Fermés Ou Ouverts ?»).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

C'est une histoire de chaîne qui enchaîne...

Quand un élément (le format) en implique un autre (le logiciel) qui en nécessite un troisième (la version) et un quatrième (le système d'exploitation) pour finir avec un cinquième (le matériel)

Le mot « chaîne » peut être compris au sens « d'éléments qui se succèdent » : la chaîne alimentaire, la chaîne de l'information ou de production avec leurs différentes parties qui en constituent les maillons. On peut aussi comprendre le terme au sens d'entrave et d'emprisonnement : être enchaîné.

Dans le monde du numérique, les 2 sens sont souvent présents simultanément : il y a une chaîne logicielle et matérielle, due aux conditions techniques, et cette chaîne est aussi source de limitations fortes.

Prenons un exemple où toute ressemblance avec l'actualité très récente est volontaire, mais non exclusive (voir plus bas).

« Voilà toujours plus de video en ligne ! » : vous pouvez acheter, puis regarder, des émissions de télé, des clips video et maintenant aussi des films de cinéma. Comment faire ?

« C'est très simple » répond (forcément) l'éditeur : vous allez sur un site Web et vous achetez et visionnez en quelques clics. C'est exact, mais ce n'est peut-être pas aussi facile, ni aussi complet comme description.

Reprenons les choses pas à pas :

  • pour le site : c'est un site Web, mais consultable uniquement avec un logiciel spécial, du fait du format du site Web ;
  • pour les émissions, video, films : ce sont des fichiers numériques, mais utilisables uniquement avec un logiciel spécial, du fait du format de ces contenus ;
  • pour le logiciel : c'est un programme gratuit et téléchargeable, mais utilisable uniquement avec certains systèmes d'exploitation, du fait des formats techniques ou de contrôle (les DRM) ;
  • pour les systèmes d'exploitation : c'est le logiciel qui fait fonctionner les ordinateurs, mais qui existent en différentes versions plus ou moins récentes, du fait des formats techniques ;
  • pour les différentes versions : c'est l'amélioration logique des programmes qui fait que ces versions existent au fil du temps, mais qui sont liées aux performances des matériels ;
  • pour les matériels : c'est l'élément physique, mais qui est plus ou moins récent, plus ou moins performant.

Conclusion : en partant d'un simple contenu numérique, son format peut déterminer toute la chaîne des éléments nécessaire à son utilisation (un peu emprisonné comme on peut l'être par une capsule de café). C'est logique en un sens, il y a des caractéristiques techniques. Mais le danger est tout de même là : si le contenu n'est utilisable qu'avec certains logiciels que sur certaines machines du fait du format fermé, la facilité et l'universalité disparaissent.

L'universalité ? Oui, celle qui fait que sur toute télévision on peut voir les chaînes hertziennes classiques ; que sur tous téléphones, fixes ou mobiles, on peut appeler son correspondant ; qu'avec tous les appareils radio, on écoute les émissions de radio ; que tous les lecteurs de CD permettent d'écouter les vrais CD audio ; et auparavant, même chose pour les disques 45 et 33 tours et les cassettes audio avec n'importe quel appareil, tourne disque et magnétophone. On appelle aussi cela l'interopérabilité. Et elle est très liée à l'utilisation de formats ouverts.

Pour finir, 3 précisions :

  • tout d'abord, l'interopérabilité est en action dans ces lignes : vous lisez ce texte dans un logiciel (un navigateur Web ou encore un lecteur RSS), quel que soit son nom et sa version, avec une machine (ordinateur, téléphone portable récent, assistant numérique), quel que soit sa marque, son modèle et son âge ;
  • ensuite l'exemple précis derrière cette description est la disponibilité de films de cinéma sur le site iTunes Store d'Apple (avec le logiciel iTunes 7), annoncée mardi 12 septembre lors de la keynote de Steve Jobs au salon Apple Expo à Paris [1] ;
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Peut-on parler de tout ? Non, dit la loi : arrêtez ces produits interdits !

Dure est la loi, mais ici folle est la loi

Il y a des formats partout, y compris dans le monde du vivant. En voici l'illustration, sous un angle législatif et non-informatique, mais hélas très concret. C'est la liberté d'informer qui est concernée.

Cela commence par un courriel qui circule depuis quelques jours et qui se propage. On y lit que l'association Kokopelli [1] tire une sonnette d'alarme, qu'il est interdit de parler du purin d'orties, que le chroniqueur jardinier de France Inter a dénoncé ce qui suit dès fin juin, qu'un jardinier formateur a reçu la visite de services administratifs lui demandant de ne plus enseigner certaines astuces de jardinage. Mais ainsi tourné, est-ce le bon format pour informer ?

Alors, canular (hoax en anglais) ou faits réels ? La page du forum sur le sujet [2] donne des références. L'information a été reprise par le journal Ouest France le 6 septembre [3].

Et voici les faits derrière cette histoire folle : le format juridique d'une loi avec un de ses articles interdit certains actes à formats ouverts à propos de certains produits. C'est vague. Précisons avec le texte de la loi :

STOP !!! J'arrête, je barre tout et je recommence dans un style moins « formaté » Formats-Ouverts.org.

Soyons direct : la petite secrétaire de mon Bureau, Geneviève, qui va partir à la retraite à la fin du mois, a raison de s'exclamer parfois du haut de sa sagesse « Bande de cloches ! » (ce sont ses propos exacts). Oui, Bande de cloches, et c'est poli. Lisez ça :

Art. L. 253-7. - Toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits définis à l'article L. 253-1 ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché et sur les conditions d'emploi fixées dans ces autorisations.

Rien compris ? Pour les références, c'est à la fin, comme d'hab. Et bien on a le droit de parler et de recommander des produits que s'ils sont autorisés à la vente. Quels produits ?

Art. L. 253-1. - I. - Sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation de mise sur le marché ou d'une autorisation de distribution pour expérimentation délivrée dans les conditions prévues au présent chapitre.

Concrètement ? On ne peut parler d'un engrais naturel ou pas que s'il est autorisé à la vente. On ne peut parler d'un pesticide naturel ou pas que s'il est autorisé à la vente. On ne peut parler d'un produit du jardin que s'il est autorisé à la vente. Pigé ?

Donc, si le produit n'est pas sur la liste, il dégage, il est exclu, il est interdit. Et vous n'en parlez plus, fini.

Alors, les trucs de jardinier du dimanche qui utilisent du purin d'orties des choses interdites, c'est ter-mi-né.

Faudrait aussi voir à appliquer ça pour les logiciels avec ces programmes qui sont livrés avec « les coulisses », comme ils disent, le code source. Là aussi, une bonne liste de logiciels autorisés et on s'en portera que mieux.

Et puis, y a pas qu'le jardin, y a l'asssiette : alors les recettes de cuisine, faut aussi y mettre un peu d'ordre. Les ingrédients, les proportions et la préparation : in-ter-dits si ce n'est pas une recette autorisée. Et basta l'histoire culinaire des toqués.

Puis tiens, les blogs et ces machins du ouaibe, pareil : une courte liste de ceux qui sont autorisés et hop, un peu moins d'informations ne fera pas de mal. Y a pas que ça à faire.

Faut être clair : est autorisé tout ce qui n'est pas interdit. Et la Liste est connue des Services Compétents. Alors, à bon lecteur, salut.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : l'adresse est un format ouvert, donc mettez /2005/09/11/ là où il faut ;
  • il y a 2 ans : idem que ci-dessus mais avec 2004 ; euh, c'est pas interdit ??

«L'actu de la semaine» : Et Les Formats ?

La question « ELF, Et Les Formats ? » appliquée à la chronique France-Info.com

Voici 6 sujets high-tech, mais vus sous l'angle des formats. Il s'agit des 6 informations présentées par Jérôme Colombain le samedi 9 septembre lors de sa chronique hebdomadaire, France-Info.com [1], sur France Info. Et derrière chacun des 6 sujets, il y a des formats... La présentation avec les 6 intitulés est celle du format d'origine, qui est repris. (Les liens donnés ne sont pas forcément celle de la chronique.)

« VOD tous azimuts »

Allociné, CanalPlay, TF1Vision, Amazon voire Apple : ils font (ou fera peut-être pour le dernier) de la Video On Demand, la VOD, la Video à la demande. Le film ou l'émission arrive sur l'écran de télé ou d'ordinateur par Internet.

Et Les Formats ? Avoir l'ADSL et aussi les « bons » logiciels : hors de Windows dernière version, point de salut ?

Le format de connexion : de l'ADSL (donc tout le monde n'est pas concerné). Le format du fichier numérique implique le logiciel de lecture qui implique un système d'exploitation. Comme la VOD d'ARTE : vous devez avoir le bon format, avec Windows, voire Apple, et les logiciels nécessaires dans les versions prévues pour. C'est bien moins simple que le DVD glissé dans son lecteur de salon.

« Clé USB à l’école »

Le Conseil général des Alpes Maritimes distribue une clé USB (512 Mo) à des élèves de 6ème du département. Ainsi le travail est transporté au format numérique. Le ministre délégué à l’aménagement du territoire et président du Conseil général, Christian Estrosi, l'explique dans l'interview radio.

Et Les Formats ? Fermés ou du PDF et du format ODF de la suite OpenOffice.org ?

Qui dit format numérique dit ordinateur. Mais plus précisément logiciels pour lire les informations, qui ont un format. Et le format de ces données est-il propre exclusivement à un logiciel ou alors sont-elles à un format ouvert ? Du PDF pour la lecture seule et l'ODF d'OpenOffice.org (ou KOffice) pour produire des documents ? La fracture numérique se joue aussi avec les formats.

  • Aucun communiqué de presse sur le site du Conseil général : la seule mention de la clé USB se trouve sur la page Projets 06-06-06 : les lauréats qui indique comme projet de « BENEDETTI Didier et Cyril » : « Alléger les cartables des collégiens en fournissant en 6e une clé USB : à expérimenter sur 6 collèges » : http://www.cg06.fr/cg/actu-laureats-060606.html
« IPod à la fac »

En Grande Bretagne, les étudiants vont recevoir des iPods pour écouter des conférences en podcast.

Et Les Formats ? Des fichiers uniquement lisibles sur iPod ? Si ces cours en fichier numérique audio sont au format AAC, alors ils sont lus par les iPod et que par les iPod (le plus facilement). Ou alors du MP3 voire le format ouvert Ogg Vorbis.

« Redevance numérique »

Les ordinateurs permettent désormais de recevoir la télévison grâce à une carte de réception. Le gouvernement envisagerait donc d'appliquer la redevance télé aux ordinateurs équipés.

Et Les Formats ? Si les récepteurs n'existent qu'aux formats Windows ou Mac OS X dernière version, cela ne concerne pas tout le monde. Et cette information sera-t-elle sur les déclarations d'impôts dans un format aussi peu clair qu'en 2005 ?

« Salon Odébit »

Du lundi 11 au mercredi 13 septembre, se déroulera à Paris le premier salon Odébit, pour faire le point sur la situation du haut débit en France. Le site : http://www.odebit.fr (attention, rien à voir avec le site de la ligue Odebi, http://www.odebi.org).

Et Les Formats ? Heureusement que l'ADSL utilisé par les « box » des fournisseurs d'accès repose sur des formats et protocoles ouverts pour être facilement employés... sauf quand certaines spécificités ne sont disponibles qu'avec certains logiciels.

« Agenda »

Le salon Apple Expo se déroule du mardi 12 au samedi 16 septembre 2006, à Paris, à la Porte de Versailles.

Et Les Formats ? Les formats d'Apple : ses logiciels pour son système d'exploitation Mac OS X, ses formats de données et aussi des formats ouverts. Sans oublier les formats non-électroniques comme le format de la keynote (avec Steve Jobs et son format « seul sur scène » au format vestimentaire Tshirt (ou pull) et jean).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format ouvert ODF en conférences à Lyon

OpenOffice.org Conference 2006

En 2003, c'était à Hamburg [1] ; en 2004 à Berlin [2], en 2005 en Slovénie [3], et l'édition 2006 aura lieu pour la première fois en France, à Lyon, du 11 au 13 septembre [4] : c'est la OpenOffice.org Conference, ou OOo Con au format abrégé.

Il s'agit de la rencontre internationale à propos de la suite bureautique OpenOffice.org (traitement de texte, tableur, présentation) [5].

Le programme des 3 jours [6] traitera bien sûr d'OpenOffice.org, dont la version 2.0 est sortie en octobre 2005, en tant que logiciel (son développement, ses versions, sa traduction,...).

Mais au-delà du logiciel, de manière bien plus importante et stratégique, c'est le format qui compte. Il s'agit d'un format ouvert, OpenDocument Format, ODF : basé sur le XML, normalisé par l'OASIS, reconnu comme standard par l'ISO, permettant l'interopérabilité, utilisé par de plus en plus de structures (Gendarmerie, États, Google), soutenu par l'ODF Alliance, il fait l'objet d'une véritable saga. Et ce format ODF sera aussi au centre de certaines des conférences de la OOo Con 2006.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Quand le nouveau site Web paraît...

Mais que sont les anciennes pages devenues ?

Annonce sur le site gouvernemental Internet.gouv.fr [1]:

Le site de l’Education nationale fait peau neuve La nouvelle version du site de l’Education nationale est en ligne depuis le 1er septembre 2006. Ergonomie, attractivité : plus qu’une évolution graphique, le site a bénéficié d’une véritable refonte. [2]

Se pose alors la question de la mémoire, du patrimoine et de l'archivage : que sont les anciennes pages devenues ?

Certes, le contenu précédent peut être encore en ligne, mais comme l'indique l'article, il y a une autre présentation graphique. Comment alors consulter l'ancienne version du site, au titre par exemple d'études sur l'histoire et l'évolution des sites Web ? Pour ce qui est des adresses de pages précises (les URL), on suppose qu'il n'y a pas de modification et que la pérennité des références existantes est bien effective.

Certes, le format HTML des pages Web est un format ouvertl'interopérabilité est la plus présente, et l'archivage ne pose pour ce point pas trop de problème. Mais les pages Web ont un format de présentation qui compte aussi : dans le monde du format papier, il y a les différentes éditions des documents qui permettent de se pencher sur leur évolution, à condition qu'elles soient conservées, ce qui est normalement le cas.

Alors pour les sites Web, comment procéder :

  • est-ce sur le site Web en question que les anciennes versions seront disponibles ? L'exemple du site des archives du site du Premier Ministre est à ce titre à signaler [3] : « Le site www.archives.premier-ministre.gouv.fr, permettant l'accès aux versions successives du site du Premier ministre, constitue une véritable base de données de l'activité gouvernementale. » Les versions depuis 1996 sont disponibles.
  • l'ancienne version sera-t-elle sur un site spécial dédié à l'archivage ? Site national, site indépendant ?
  • il n'y a plus rien : les informations ne sont plus disponibles, perdues, comme pour le site des Universités d'été de la communication. Mais faut-il tout conserver (le projet existe) au nom du numérique en apparence plus facile à archiver ? « Un bon archiviste est un bon destructeur » peut-on apprendre...

Cet exemple et les questions qu'il soulève concerne bien sûr tous les sites Web, publics, associatifs, privés voire personnels : c'est la question de la mémoire du Web et du patrimoine produit par les différentes structures.

Sous l'angle des formats, on peut aussi relever 4 points quant à cette nouvelle version du site de l'éducation nationale :

  • point positif : plusieurs flux RSS à un format ouvert XML, « Tous les fichiers R.S.S. doivent être conformes à la spécification X.M.L. 1.0, publiée sur le site Web du World Wide Web Consortium (W.3.C) » [4]
  • point positif : la politique de lien hypertexte, « Le site www.education.gouv.fr autorise, sans autorisation préalable, la mise en place de liens hypertextes pointant vers ses pages », sans lien profond avec imbrication et avec mention de la source [5]
  • point positif : l'annonce d'un effort pour l'accessibilité du site, « Les pages sont mises progressivement en conformité avec les recommandations du référentiel commun des critères d'accessibilité des services Internet de l'administration française pour respecter la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. » [6]
  • pont négatif : le non-respect du format ouvert XHTML : les pages sont déclarées en XHTML 1.0 Strict, mais non valides selon l'outil en ligne Validator du W3C [7]

Le travail réalisé est à souligner et le site saura sans doute encore s'améliorer, souhaitons même avec les archives des versions précédentes.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :