Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1540 articles en ligne, dont 4 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Le format rétrospective

Fin d'année : fêtes, repas et rétrospectives

La fin de l'année rime avec rétrospective et autres bilan, palmarès ou sélection des meilleurs moments de l'année écoulée, avec son lot de best of, florilège et autres rediffusions.

Pour le bilan 2006 de Formats-Ouverts.org, ce sera l'objet de l'article traditionnel du 1er du mois. Pour une sélection d'articles de 2006, les 11 bilans mensuels du 1er de chaque mois indiquent les articles les plus lus.

Une remarque de calendrier : ces rétrospectives ne tiennent généralement pas compte des 2 semaines avant la fin du mois de décembre (il y a aussi le cas des livres « 2007 » parus en septembre ou octobre 2006...). Ainsi, ce qui peut arriver entre la mi-décembre et le 31 risque de ne pas faire partie des « faits de l'année » et autres documents au format « rétrospective ». La fin d'année n'est pas forcément le bon moment pour communiquer... ou au contraire constitue la bonne période pour diffuser sans que l'on s'y intéresse... ou enfin est le moment pour occuper le devant de la scène alors que l'information est un peu en sommeil.

En tout cas, pour les communiqués de presse des sociétés informatiques, c'est silence radio, calme plat, RAS (choisissez votre type (format ?) de formulation...) jusqu'au 31 décembre 2006.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Vote électronique : trop cher

Plus de vote électronique à Vandœuvre-lès-Nancy

Entendu sur France Info le dimanche 10 décembre 2006 : la ville de Vandœuvre-lès-Nancy [1] a décidé d'arrêter le vote électronique. Motif : trop cher.

En effet, les aides de l'État ne sont plus aussi importantes qu'au début des premières expérimentations du vote électronique. Et sans ces aides, le coût des machines à voter [2] devient trop élevé.

Donc, entre le vote au format papier (un format ouvert) et le vote au format électronique, c'est le coût qui fait revenir aux bulletins papier, et non pas les aspects de fiabilité et de transparence du vote papier.

Dans les partis politiques, on a constate l'utilisation des 2 types de vote.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : En France, en décembre, 1 million de problèmes de formats (Les baladeurs numériques en tête des ventes, et donc en tête des problèmes d'interopérabilité)
  • il y a 2 ans : 5e jour de pause sur les 6 ; adresse théorique, /2004/12/30 après http://formats-ouverts.org/blog

« Le format des armées »

Une expression consacrée du domaine de la Défense

L'émission télé C dans l'air du vendredi 29 décembre 2006, présentée par Yves Calvi, avait pour sujet « L'armée de Chirac » à propos de l'armée française [1], entièrement professionnelle depuis la fin de la conscription.

Jean-Vincent Brisset, ancien général de l'armée de l'air (jusqu'en août 2001) a parlé du « changement de format des armées », cette formule « format des armées » revenant plusieurs fois. Cela est logique, le format des armées est une expression consacrée, comme en atteste une recherche sur le Web : les sites liés à la Défense nationale, officiels ou pas, l'utilisent abondamment, notamment celui du Ministère de la Défense [2].

Et bien sûr dans ce cas, le format (non-informatique) des armées est ouvert : on sait comment il doit (devrait) être composé (proportion entre Air, Terre, Mer) selon les paramètres géopolitique, stratégique et financier ; et chaque pays peut l'appliquer selon ses choix. Il y a des formats partout.

Quant au sujet de l'interopérabilité et des formats (informatiques et électroniques) dans la Défense, le sujet est présent avec par exemple un DGSIC (Directeur général des systèmes d'information et de communication), le futur porte-avion ou la Gendarmerie nationale.

Pour ce qui est de revoir la video de l'émission, le format utilisé semble être Windows Media Video et Real Video.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : Pause imposée pour cause de formats... (Pas d'articles sur Formats-Ouverts.org, merci qui ?...)
  • il y a 2 ans : 4e jour de pause sur 6 ; adresse théorique, http://formats-ouverts.org/blog/2004/12/29

Consomag et les formats de la TVHD

Une émission d'information du consommateur et les formats

L'émission quotidienne Consomag est « le magazine télévisé de tous les consommateurs » et « donne à chacun des conseils pratiques pour mieux consommer. » De plus « Ce programme est réalisé par l'Institut national de la consommation avec les associations de consommateurs. » [1]

Le jeudi 28 décembre à 13h45, l'émission était consacrée à la « TVHD », la télévision haute définition (HD) : une explication de Victor Jachimovicz, directeur du laboratoire de la Fnac, à propos du nombre de points plus important pour une image en HD ; et l'information du HD Ready qui permet l'affichage en haute définition. Mais rien sur les téléviseurs Full HD. Pourtant il y a bien les deux formats, HD Ready et Full HD, sans trop d'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : pas d'article, 3e jour de pause imposée sur 4 ; adresse théorique : http://formats-ouverts.org/blog/2005/12/27
  • il y a 2 ans : 2e jour de pause sur 6 ; adresse théorique : http://formats-ouverts.org/blog/2004/12/27

Mozart, sa musique et les formats

La musique de Mozart au format partition

2006, année Mozart (entre autres) pour célébrer le 250e anniversaire de la naissance du célèbre compositeur. Et en cette fin 2006, Mozart et les formats font parler d'eux.

Partition : en musique ou en informatique ?

Le mot partition a un sens informatique [1] : la partition d'un disque dur par exemple, qui a d'ailleurs un format, comme FAT16, FAT32 ou encore ext2.

La partition musicale [2] est quant à elle un format pour écrire la musique, composé de 5 lignes avec des clés (non-USB) et des notes pour indiquer ce qu'il faut jouer, pour les instruments comme pour la voix.

Le format de la partition est un format ouvert, car on sait comment il fonctionne et on peut librement l'employer.

Mozart au format partition au format numérique

Le Internationale Stiftung Mozarteum [3] a décidé de mettre à disposition en ligne les partitions des œuvres de Mozart pour clore l'année Mozart 2006 : c'est le Digital Mozart Edition (DME) [4]. Le format partition est donc proposé dans un format numérique : le format ouvert PDF.

Autre format important, le format juridique : selon la licence des documents [5], on peut utiliser ces partitions en PDF pour un usage personnel ou d'enseignement, avec comme objectif de faire connaître le plus largement Mozart au public.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : pas d'article, 3e jour de pause imposée sur 4 ; adresse selon le format ouvert utilisé : http://formats-ouverts.org/blog/2005/12/27
  • il y a 2 ans : 2e jour de pause sur 6, adresse selon le format ouvert utilisé, http://formats-ouverts.org/blog/2004/12/27

Retour des cadeaux en magasin : les formats sévissent

Lendemain de Noël : les retours de cadeaux, les formats et Michel Sardou

Le 25 décembre, c'est Noël et ses cadeaux. Et le 26 décembre, c'est retour en magasin pour cause de soucis avec certains cadeaux : le jouet, l'appareil, l'objet qui refusent de fonctionner.

Tel est le marronnier journalistique des lendemains de Noël. Sacrifions à la tradition sur Formats-Ouverts.org. En effet plusieurs de ces retours sont dûs à des problèmes de formats.

  • J'ai offert de la musique numérique, mais impossible de télécharger la musique du site ! (on ne rentre chez certains qu'avec Internet Explorer, les autres sont sans doute de mauvais clients...) ;
  • J'ai offert le dernier DVD Haute Définition mais le lecteur DVD ne le lit pas ! (il faut posséder un lecteur Blu-ray ou HD DVD...) ;
  • J'ai offert une carte mémoire, mais elle ne rentre pas dans l'appareil ! (il y 7 formats différents de cartes mémoire...) ;
  • J'ai offert un objectif photo mais il ne se fixe pas ! (chaque marque commercialise des objectifs pour ses appareils avec ses dimensions propres...).

Et les exemples possibles sont encore nombreux : c'est un peu comme un vendredi 13...

Album « Hors format » de Michel Sardou

Et puis il y a le dernier album de Michel Sardou, paru chez AZ, « un label Universal Music ». Le titre ne s'invente pas : « Hors format » !

Il est donc parfaitement logique de l'évoquer ici, y compris son non-achat ou son retour en magasin, du fait du format.

En effet, le CD de l'album n'est pas un vrai CD audio, mais on lit « OPENDISC TM » en gros sur la pochette. Et donc le format numérique de « Hors format » ne permet pas une écoute en le glissant indifféremment et simplement dans sa chaîne, son auto-radio, son baladeur CD ou son ordinateur. Un peu comme l'album de Norah Jones.

La musique adoucit les mœurs, la musique est universelle. Dans ces cas, pas vraiment...

Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : pas d'article, pause imposée, et l'adresse aurait été http://formats-ouverts.org/blog/2005/12/26, un format ouvert
  • il y a 2 ans : pas d'article, 1er jour des 6 jours ded pause, avec comme adresse /2004/12/26 à la fin

3 petites nouvelles

Trêve de Noël 1914 : format oublié

Fin 2006 : Canal Plus diffuse 2 films sortis fin 2005, chacun à propos de l'armée, mais pas avec la même approche (le même format ?) : Joyeux Noël et Les Chevaliers du Ciel.

Pour Joyeux Noël, l'histoire d'une trêve spontanée entre soldats des tranchées, au moment de Noël 1914, peut-être verrons-nous un jour sortir des archives françaises des photos. Il n'y aura pas de problème pour lire le support (sur papier jauni, écorné, aux couleurs passées, mais lisible) ni de format numérique oublié.

Réagir : le bon format

(Source : Europe 1 le 23/12/2006) Une anglaise avait engagé des ouvriers pour refaire sa cuisine, qui devait être prête pour Noël. Or quelques jours avant, on lui annonça que suite à des difficultés, cela ne serait pas possible. Réaction de la dame : elle a enfermé les ouvriers, annonçant qu'ils seront libérés une fois le travail promis terminé. Un des ouvriers appelle la police, qui se rend chez la dame qui explique fermement qu'elle ne veut pas de mal, mais que sa cuisine doit être finie, comme promis. Un accord a été trouvé pour terminer dans les temps. Morale de l'histoire : le bon format serait donc de réagir « fermement » pour se faire entendre...

Carte d'électeur de 2007 : au format papier

(Source : France Info, 25/12/2006) L'Imprimerie Nationale a remporté le marché des cartes d'électeur pour 2007 : elle imprime dans son usine du Pas-de-Calais les millions de documents papier qui sont envoyés dans les mairies pour y être complétés en vue des élections d'avril/mai et de juin. Vous avez bien lu : le marché de la fabrication des cartes d'électeur relève d'un marché ouvert à la concurrence, et c'est le format papier qui a été retenu : point de cartes à puce ni de numérique.

Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : aucun article, pause imposée, même si l'adresse se construit logiquement avec le format année/mois/jour, http://formats-ouverts.org/blog/2005/12/25
  • il y a 2 ans : Joyeux Noël à toutes et à tous (Pause de 6 jours)

C'est important : 2 diplômes sur le numérique

Le 19 décembre, l'INA annonce 2 diplômes liés au numérique pour 2007

Le journal Le Monde a publié le 19 décembre 2006 un entretien avec Emmanuel Hoog [1], renouvellé comme administrateur de l'INA (Institut national de l'Audiovisuel) le 15 décembre [2], et qui sera sans doute réélu aussi président en janvier 2007.

En 6 questions, l'article dresse la situation de l'INA, que ce soit avec la mise en ligne d'archives video et audio ou au travers de la coopération internationale avec l'Afghanistan ou le Cambodge.

Il est aussi question de la sauvegarde du patrimoine télé et radio ainsi que de sa numérisation : la France est ainsi « le premier pays à garantir la pérennité des images télévisées et des sons radio. »

Pour 2007, le président de l'INA annonce la création d'une école de télévision, de radio et de multimédia, avec l'université de Pékin et l'université de Californie (UCLA), à Bry-sur-Marne (siège de l'INA). Première rentrée en octobre 2007. Et de préciser :

Deux filières conduiront à des diplômes d'État : conservateur du patrimoine audiovisuel et numérique et producteur audiovisuel et numérique.

Que ce soit pour la conservation, la numérisation ou les 2 diplômes de conservateur et de producteur, la question des formats et de l'archivage numérique se pose : formats ouverts ou pas, gestion des supports ou encore métadonnées.

Autres articles :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le tunnel de fin d'année

Du 23 décembre au 1er janvier : 10 jours où les gens pensent à autres choses... Et pendant ce temps...

Il y a 2 périodes de « trou médiatique » dans l'année, pendant lequels les gens suivent peu l'actualité, occupés par d'autres sujets :

  • les vacances d'été avec notamment la période du 14 juillet au 15 août, avec « le format spécial été » qui sévit ;
  • la fin d'année, avec la période entre les fêtes de Noël et de Nouvel An, avec son format.

Cette année 2006, cette période de fin d'année va du samedi 23 décembre au lundi 1er janvier. Quant aux congés scolaires, ils vont du samedi 23 après la classe au dimanche 7 janvier inclus [1]. Et quel hasard, cela correspont au « format des locations », qui vont du samedi au samedi... Avec un record : à peine 1,5 jour entre la fin des classes du samedi et le Réveillon de Noël du lendemain dimanche...

Pour ce qui est de l'actualité de fin d'année, quelles décisions et quelles informations importantes seront publiées assez discrètement alors que « le format de fin d'année » s'attache entre autres aux réveillons, aux fêtes de famille, à la trêve, aux repas, aux rétrospectives et bilans, et aux cadeaux ? (Avec les retours en magasin des cadeaux qui posent problème, le 26 décembre - sauf en Alsace, jour férié comme le 25.)

Cette question des décisions de fin d'année se posent notamment à propos des formats, ouverts ou pas, et de l'interopérabilité... Comme on dit, à suivre...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Imposer les standards ouverts

Une citation

J'espère, par ailleurs, que le programme de réforme et de modernisation de l'État va déboucher sur l'imposition de standards ouverts. C'est la piste qui tient actuellement le plus la route. Il faudra veiller à ce que les préconisations finales aillent en ce sens.

Tel est un extrait d'un entretien donné par Richard Cazenave, député UMP, le 15 décembre 2006 [1]. Le sujet de la vente liée des logiciels et des ordinateurs est le point de départ (formatage ou désert), avec aussi la décision de l'Assemblée nationale et les problèmes d'interopérabilité.

Il y a aussi le sujet du Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) de la DGME, sujet très important et sensible à propos duquel du retard semble s'accumuler (l'arrivée de l'hiver gèlerait-elle les choses ?)...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

(Pas de « format hiver » pour cet article, le jour de son arrivée selon le calendrier. Sauf peut-être pour le gel du RGI. Les jours vont commencer à rallonger jusqu'au 22 juin.)

La Chine aux prises avec le format des prises

Prise au format USB : obligatoire. Quelles réactions ?...

La Chine a son format de DVD Video nouvelle génération (l'EDV, Enhanced Versatile Disc). La Chine a son format de fichier bureautique (Uniform Office Format, l'UOF), un format ouvert. La Chine va avoir son format de prise obligatoire sur les téléphones portables : le format USB [1].

En effet, le 20 décembre 2006, la Chine, par l'intermédiaire d'un de ses ministères, a annoncé que les adapateurs électriques des téléphones portables devront être équipés d'une prise USB [2]. Fin des formats propres à chaque marque voire chaque modèle : place aux câbles interchangeables.

Cette décision met en lumière le vaste domaine des formats des prises des appareils électriques [3], avec 2 camps :

  • le camp des prises au format standard réel, c'est-à-dire vraiment répandues dans une grande zone géographique et chez tous les fabricants : regardez les prises des ordinateurs non-portables, des bouilloires,... ;
  • le camp des prises à un format propre à chaque appareil voire à chaque modèle : les téléphones portables s'y illustrent bien, comme les ordinateurs portables.

Et parfois les 2 camps opposés cohabitent à chaque extrêmité d'un même câble : format interchangeable d'un côté (compatible avec les prises), format fermé de l'autre (incompatible avec les autres modèles que celui de l'appareil).

Une telle prise USB sur les téléphones portables pour l'alimentation électrique des chargeurs, c'est aussi une prise USB pour le transfert de données vers ou depuis le portable...

Et les réactions ?

Mais comment cette décision va-t-elle être prise par les industriels ? Quelles réactions va-t-elle provoquer ? En public ou dans les coulisses, on peut avoir :

  • un communiqué de presse d'une association de grandes villes chinoises qui explique que « l'utilisation de standards de fait » est supérieure à l'USB ?
  • un PDG d'un acteur important du marché qui se déplace en Chine en interrompant ses congés pour donner « sa vision » des choses ?
  • un ministre d'un pays leader du secteur qui expliquera que l'inventivité des concepteurs de prises est ainsi bafouée ?
  • des responsables de sociétés du téléphone portable qui menaceront de se retirer du pays ?
  • un courrier envoyé aux ministres chinois de la part de sociétés pour indiquer combien les dépenses en Recherche & Développepment sont essentiels pour établir des formats de prise répondant « aux besoins du marché » ?
  • l'OMC saisie par certains États car la Chine ne peut s'occuper de ses affaires internes de la sorte ?
  • le décret d'application de cette décision bloqué via diverses opérations ?

Cette liste n'est pas exhaustive. Et les actions en coulisses seront d'autant plus discrètes que le tunnel de fin d'année est là...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

(Ceci est le 1003e article de Formats-Ouverts.org, en cette fin 2006, année mozartienne. Or il est indiqué dans le livret de Don Juan qu'il a conquis 1003 femmes en 10 ans. Merci à Bastien Guerry pour le clin d'œil).

Depuis 10 ans, la puissance du 1 pour tous !

Imaginez et rendez-vous compte...

Les habitués des CSS [1] ne vont rien découvrir ici, désolé. Sauf peut-être une manière de parler des CSS merveilleux... Donc, pour commencer oubliez ce que vous savez... et...

Et imaginez... ou plutôt lisez lentement ce qui suit : d'un coup de fichier magique / vous pouvez changer la présentation / de toutes les pages d'un site Web ! / Oui, / juste en ajoutant un nouveau fichier / vous obtenez une nouvelle mise en page / de tout le contenu ! / Et ce contenu / reste à l'identique / à la virgule près !

Voilà ce que sont les CSS, en français les feuilles de style, sur les sites Web : Pour changer de style / changer de feuille. / Une seule feuille changée / et tout est modifié.

Cela n'a l'air de rien, mais la puissance est incroyable. Le site Web qui utilise les feuilles de style change (a) de look, (b) de charte graphique, (c) de présentation, (d) de mise en page... les 4 à la fois pour toutes les pages.

Une condition à cela : utiliser du format HTML correct pour toutes les pages.

Un exemple ? Pour 2007, Formats-Ouvverts.org (FOo) a signé un accord d'exclusivité mondiale pour utiliser dans sa présentation (titres, sous-titres, liens, noms des catégories,...) les thèmes 2 007 (de James Bond, en style non sms...). Avec le fichier jamesbond.css, les choses sont possibles pour les plus de 1000 articles !

Deux précisions importantes :

  • en effet, l'exemple ci-dessus n'est pas exact...

Voilà une contribution aux 10 ans des CSS [2], dans un style (format ?) plutôt FOo, entre le style sobre de Daniel Glazman (mais l'information était donnée) [3] et la version développée de Tristan Nitot (avec historique et photo) [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Le site Formats-Ouverts.org franchit les 1000 articles » : le communiqué de presse inédit qui explique aussi les communiqués de presse (et leurs formats)

Le premier communiqué de presse auto-explicatif et à propos des 1000 articles de Formats-Ouverts.org

Pour diffusion immédiate - Paris, le mardi 19 décembre 2006, 23h50

Le site Formats-Ouverts.org a publié son millième article au lendemain de ses 900 jours d'existence.

Pour souligner le passage à ses plus de 1 000 articles, le site Formats-Ouverts.org, FOo en abrégé, a mis en ligne un « trio du millième » :

  • le 999e article propose plus 99 titres neufs possibles pour des documents à propos des formats ;
  • le 1000e article dresse un panorama des formats, protocoles, normes et standards ;
  • le 1001e article est ce communiqué de presse inédit.

En effet, les lignes de ce communiqué de presse sont les premières à expliquer en action le format des communiqués de presse, tout en traitant des 1 000 articles de Formats-Ouverts.org. Ainsi, en exclusivité dans la version en ligne, les mots en gras soulignés affichent d'autres informations : passez votre souris sur ces mots, et un texte apparaît... [1]

Outre ce décodage inédit du communiqué de presse, Formats-Ouverts.org a donc fêté dimanche 17 décembre ses 900 jours d'existence et a publié le lendemain son 1000e article. Le site Formats-Ouverts.org existe depuis le 1er juillet 2004 et traite des formats, protocoles, normes et standards dans le monde numérique (et même ailleurs). Ce sont plus de 25 catégories qui expliquent les enjeux et l'importance des formats ouverts dans la société de l'information.

« La publication fin juin 2004 dans le Journal Officiel de la définition d'un standard ouvert [2] a été un signe fort qui m'a définitivement décidé à ouvrir le site. Aujourd'hui, dépasser la barre des 1000 articles en 900 jours est très symbolique. » déclare Thierry Stœhr, cocréateur et rédacteur en chef de Formats-Ouverts.org. « Au départ, il y a presque 2 ans et demi, le sujet me semblait déjà riche et important. En fait, c'est plus encore : les formats sont omniprésents dans le monde numérique et le sujet est vital : la diffusion des informations, la conservation du patrimoine numérique relèvent par exemple directement de l'usage ou non des standards ouverts. » Et de conclure en précisant : « Actuellement, j'ai deux à trois fois plus de notules (de petites notes manuscrites ou informatiques) sur des sujets d'actualité à traiter que ce qui est publié. Le travail occuperait facilement à plein temps. ».

Pour Sylvain Lhullier, cocréateur de Formats-Ouverts.org et responsable technique du site « ces 1 000 articles, plus d'un par jour, montrent la richesse du sujet des formats, comme dans l'archivage ou l'interopérabilité. Le site s'est installé dans le paysage des ressources en ligne, avec le parti pris d'informer et d'expliquer à partir de l'actualité. Ce n'est pas un blog personnel mais un blog de veille et d'explications. » Pour l'infrastruture technique dont il a la charge, Sylvain Lhullier ajoute : « Tous les outils logiciels du site respectent les formats ouverts tant au niveau juridique que technique : ce sont des logiciels libres. Ainsi, par exemple, Debian GNU/Linux pour le système d'exploitation, Apache pour le serveur web ou MySQL comme base de données. Une mention spéciale à DotClear pour la gestion de contenu et la publication [3]. La fréquentation du site est en augmentation constante depuis son lancement, avec actuellement presque 200 000 visites mensuelles, et une marge de croissance importante. » En avant pour le deuxième millier d'articles !

Contact presse : Thierry Stœhr, courriel : contact(@)formats-ouverts.org

Références :

  • [1] Le format ouvert HTML permet cet affichage grâce à la balise <acronym>
  • [2] « On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre. », Journal Officiel n° 143 du 22 juin 2004, la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004, article 4, page 11 169, http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECOX0200175L

À propos de Formats-Ouverts.org : quelques points,

  • lancé le jeudi 1er juillet 2004 ;
  • le slogan : Pour les formats ouverts !
  • les 2 questions récurrentes : Et Les Formats ? Fermés Ou Ouverts ? (ELF FOO)
  • 1001 articles au 19 décembre 2006 ;
  • 29 catégories ;
  • plus de 6 400 visites par jour ;
  • près de 1 Go de données transférées par jour ;

1000e article : Un panorama des formats (en moins de 1000 mots)

L'article 1000 ? Oui, un millier.

Après 10, 100, voici 1000 ! Oui, mille articles sur Formats-Ouvert.org, au lendemain des 900 jours du 17 décembre... (le 900e article date du 16 septembre 2006).

Alors, pour la 1000e fois, il y a l'introduction : c'est ici le deuxième article du « trio du millième », après le 999e et avant le 1001e (tous deux des palindromes). Et le tout à une semaine de Noël (même si on ne peut pas pour autant qualifier ces lignes de cadeau !).

Voici donc un panorama du sujet des formats, mais pas au format cinémascope [1] ni en 16/9e ! Il ne s'agit pas non plus d'un texte développé, mais d'un plan à multiples ramifications dressant une liste (forme d'écriture adéquate) de points concernés par les formats, le tout en style télégraphique.

Point de départ : SFPN pour Standard, Format, Protocole, Norme

Présents dans l'informatique, l'électronique, les télécommunications, le numérique (avec les domaines du texte, video, photo, musique, Web, courriel,...) : la technique

Dans le vocabulaire : formater, information, informatique, formation, formateur, normaliser, standardiser, et d'autres

Les expressions : SFPN ouvert, de fait, de droit, de l'industrie, fermé, propriétaire, libre,...

La définition de « ouvert » :

  • par pays : France
  • par structures
  • par entreprises

Les noms des SFPN

Les auteurs

Les extensions (des formats)

Une chronologie : les dates d'apparition

Les structures concernées par les SFPN :

  • particuliers
  • États, gouvernements
  • Archives, bibliothèques
  • Associations professionnelles
  • Entreprises
  • Organismes de normalisation :
    • nationaux : AFNOR, DIN, ANSI,...
    • internationaux : W3C, IEEE, IETF, ISO, OASIS,...
    • privés : regroupement d'entreprises pour créer un consortium

Les SFPN par logiciels

L'actualité : pages presse avec communiqués de presse des acteurs impliqués (entreprises, associations, organisations,...), sites d'actualité, presse, radio, télévision, publicité,...

Les personnalités impliquées

Les ressources et références : livres, sites Web, articles,...

Les appareils concernés par les SFPN :

  • ordinateur : box, modem, borne sans fil, routeur, microphone, imprimante, scanner, Webcam... et les supports : disquette, CD, DVD, clés USB, disques durs externes,...
  • téléphone : fixe, mobile
  • téléviseur : magnétoscope, décodeur
  • écran
  • video projecteur
  • radio
  • baladeur
  • assistant personnel (PDA)
  • console de jeux : joystick, manette,...
  • magnétophone
  • appareil photo
  • caméscope
  • câbles

Les formats sur l'ordinateur :

  • sans fil : 802.11a, b, g, n,...
  • câble et prise : série, PS2, Firewire,...
  • clavier : AZERTY, QWERTY,...
  • lecteur : disquette, Zip, CD, DVD,...
  • support : FAT16, ext2,...
  • fichier : html, txt, tex,...
  • encodage : ASCII, Unicode, Latin1,...
  • logiciel : pour Windows, Mac OS, Linux, BSD,... et dans quelle version
  • fonte : Arial, Times,...

Sujets concernés pour les SFPN :

  • administration électronique
  • interopérabilité
  • innovation, concurrence et marché
  • indépendance technologique
  • pérennité, archivage, mémoire, patrimoine
  • accessibilité

Autres domaines concernés :

Autres points : dans les autres langues, les contraires

Ce qui figure ci-dessous au format liste et texte peut aussi se présenter sous la forme d'un schéma avec des relations entre les différents éléments : c'est alors une carte heuristique aussi appelée cartographie mentale [2]. (Mais c'est un autre format, qui n'est pas indexable par les moteurs de recherche, image oblige).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

999e article : Des titres, des slogans et des formules sur les formats (pas) neufs (neufs neufs)...

Comme indiqué dans le titre, vous lisez le 999e article de Formats-Ouverts.org. De plus, ce 17 décembre 2006 (un dimanche), cela fait 900 jours que le site a été lancé [1].

Voilà donc le premier article du « trio du millième », avec les 999e, 1000e et 1001e articles. Et pour ce 999e, voici une série de titres, slogans ou formules à propos des formats, ouverts ou pas :

  • ils sont neufs (neufs neufs) car pas encore utilisés ni écrits ;
  • ils ne sont pas neufs (neufs neufs) car ils reprenennt des formulations déjà existantes qui ont des formats ouverts (d'où ces clins d'œil, parodies ou détournements).

Bonne lecture de la (longue) liste, un format approprié dans ce cas (la source de la formulation est laissée à la recherche des lectrices et lecteurs...).

Lire la suite

Haute définition : 4 extraits du magazine Joystick

4 passages d'un long article complet sur les coulisses techniques de la haute définition

Depuis le numéro de décembre 2006, le mensuel sur les jeux video Joystick [1] n'a plus Arnaud Chaudron dit Caféine comme rédacteur en chef (il avait aussi coanimé avec Francis Zégut [2] en 1997 et 1998 Plug-in, une émission de RTL diffusée en direct chaque soir du lundi au vendredi, à propos d'Internet).

Et dans ce dernier numéro de l'année 2006, se trouve un long article de 4 pages à propos de la haute définition, intitulé La nouvelle ère des vidéos [3] et signé C_Wiz (déjà mentionné en octobre 2005). En voici 4 extraits (gras ajouté), avec la haute définition (HD) et autres formats à l'honneur.

Les résolution de la HD :

La bonne nouvelle est que, pour une fois, tout le monde est tombé d'accord sur deux standards mondiaux : le 720 (1280 par 720) et le 1080 (1920 par 1080).

Les capacités des DVD : 9 Go sur les anciens, 15 Go pour le HD-DVD et 25 Go pour Blu-ray Disc

L'espace disponible s'agrandit, mais ce n'est pas une raison pour le gâcher. On utilise donc un « codec » pour compresser les vidéos. Plusieurs d'entre eux sont sur les rangs, à commencer par le vieillissant MPEG-2 qui sévit déjà dans les DVD. Microsoft essaye lui aussi de se faire une petite place dans ce secteur en proposant « VC-1 », un dérivé de sa technologie Windows Media Video. Mais la véritable star est un standard ouvert qui déchaîne actuellement toutes les passions, le H.264. On le connaît également sous le nom de MPEG 4 Part 10 ou encore AVC (Adcanced Video Coding). C'est, en gros, une version très améliorée des DivX et autres XviD. [4]

La protection des contenus : l'AACS [5]

Bien entendu, la paranoïa dans laquelle vivent nos amis d'Hollywood pousse à un renforcement des mécanismes de protection et d'encodage. Et, soyons honnêtes, ils n'y sont pas allés de mains mortes pour les nouvelles générations de disques vidéo. Nous avons droit à l'AACS, une série de protocoles tordus que l'on doit entre autres à Intel. L'idée de base est relativement simple : s'assurer que le contenu reste crypté de bout en bout de la chaîne.

La protection des contenus : le HDCP et l'ICT [6]

la nécessité de disposer d'une puce HDCP sur l'écran n'est pas sans poser problème. Au-delà des moniteurs informatiques qui commencent tout juste à être équipés, de très nombreux téléviseurs LCD et plasma ne sont pas compatibles avec cette norme. De quoi réduire d'autant le nombre de clients potentiels, totalement inacceptable quand une bataille fait rage entre deux formats incompatibles. Du coup, les majors ont dû lâcher du lest : le fameux « Image Constraint Token » qui indique la nécessité ou non du HDCP n'est pas utilisé.

L'article, très riche et complet parle aussi d'autres formats : le HDMI, le S-Video, le DVI, le YUV, le VGA, les boitiers rouges ou bleus et l'entrelacé (i) ou le progressif (p), avec de nombreux exemples et illustrations.

Bien sûr, dans cette approche de contrôle, les formats ouverts et l'interopérabilité ne sont pas de mise.

Sources et liens :
  • [3] Article La Haute Définition La nouvelle ère des vidéos, de C_Wiz, dossier matos, Joystick n°187, décembre 2006, page 124 à 127

« La musique n'a jamais été aussi mobile ! »

Une publicité pour la musique « mobile »

De grands panneaux publicitaires au format 4 par 3 (soit 3 m x 4 m) le clament un peu partout en France : « La musique n'a jamais été aussi mobile ! », dixit SFR [1].

Comme elle est « mobile », elle peut donc circuler une fois acquise via son téléphone portable :

  • vers son ordinateur ?
  • vers son baladeur numérique ?
  • vers sa chaîne hi-fi ?
  • vers son disque dur externe ?
  • vers son CD gravé pour autoradio ?

Et bien non ! Pour chaque appareil, il faut presque une acquisition ! Pas d'interopérabilité. Car dans la publicité, c'est le téléphone qui est « mobile », mais pas vraiment la musique. Et derrière cette impossibilité de rendre sa musique mobile entre tous ses appareils, il y a les formats utilisés, avec des verrouillages (les DRM). Alors, musique emprisonnée (avec des formats fermés) ou musique vraiment mobile (avec des formats ouverts) ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une page HTML et 3 images sur l'interopérabilité : conférence à l'université Paris 11

Ma présentation sur l'interopérabilité à Sceaux

Le 10 novembre 2006 (un vendredi), se déroulait à Sceaux à la faculté Jean Monnet de l'université Paris 11 une journée d'étude consacrée à l'interopérabilité. Je suis intervenu pour traiter de L'interopérabilité entre contenus.

Quel format utiliser pour faire mon intervention ? Le format fermé Powerpoint de Microsoft était très présent, mais je ne l'ai pas retenu, préférant me tourner vers le format ouvert HTML, en une seule page.

Ainsi ce fut une longue page Web (lue par le navigateur) qui fut projetée, dont la version sans « le prononcé » figure ci-dessous. Et pour la 4e fois depuis le lancement de Formats-Ouverts.org (en juillet 2004), cet article propose des images sous forme de 3 schémas (les 3 autres fois où je me suis écarté du seul format texte concernaient Sony d'fauteur, les gênes de Microsoft et la coquille du site du Premier Ministre).

Sceaux - Journée d'étude sur l'interopérabilité

ve1011061250FJMUPXI (format peu clair en apparence...)

ou

ve 10 11 06 1250 FJM UP XI (cela s'éclaire un peu ?)

ou

Vendredi10novembre200612h50FacultéJeanMonnetUniversitéParis-SudXI (c'est presque ça, au format sans espace...)

ou

Vendredi 10 novembre 2006 12h50 Faculté Jean Monnet Université Paris-Sud XI

Présentation

Thierry Stœhr

L'interopérabilité des contenus

L'interopérabilité : tout le monde la revendique.

Les contenus : ce sont les plus importants,

  • Texte
  • Image
  • Son
  • Musique
  • Video
  • Voix
  • Requête
Et ça marche pour :
  • téléphone fixe
  • portable
  • radio
  • télévision
  • courriel
  • vrai CD audio
  • photo
  • Web
Dit autrement (les « able »)
  • interchangeable
  • substituable
Et ça ne marche pas (ou peu) pour :
  • musique
  • video
  • causette (le « chat » en anglais, via messagerie instantanée)
  • TNT
  • VOD
  • CD
  • DVD nouvelle génération
  • bureautique
Problème de formats

1 seul format : fermé ou ouvert ?

2 formats : fermés ou ouvert ?

Plusieurs formats : fermés ou ouvert ?

Les « ité »

Trois schémas valent mieux qu'un long discours (schémas créés par Camille Moulin (merci !) et signalés sur la liste du GdT Interop de l'AFUL) :

Schéma 1 : la compatibilité entre formats (ou protocoles)
  • A est compatible avec B ;
  • C est compatible avec D ;
  • mais incompatibilité entre A et C, A et D, B et C, B et D.

la compatibilité

Schéma 2 : le standard de fait dans les formats (ou les protocoles)
  • le standard de fait A s'est imposé de facto, mais n'est pas ouvert : les formats B, C et D sont compatibles avec A ;
  • mais B, C et D sont incompatibles.

le standard de fait

Schéma 3 : l'interopérabilité des formats (ou des protocoles)
  • A, B, C et D sont des standards (formats ou protocoles) ouvert ? : il y a interopérabilité.

l'interopérabilité

Derrière l'interopérabilité

Les 5 sens (pris par l'interopérabilité) :

Page de remerciement de l'auditoire (et ici des lectrices et des lecteurs!)

Note : j'avais volontairement placé dans ma présentation des caractères « incompréhensibles » qui soulignaient le problème des formats d'encodage. Ci-dessus, ils ont été retirés.

Messageries instantanées de Microsoft et de Yahoo! : elles se parlent !

Windows Live Messenger et Yahoo! Messenger communiquent (quant aux autres messageries...)

Le 12 octobre 2005, l'annonce tombait : un communiqué de presse de Microsoft et Yahoo! annonçait « un accord d'interopérabilité » entre les messageries instantanées de chaque société.

Le 13 juillet 2006, un autre communiqué annonçait la suite : « une interopérabilité sans précédent entre Windows Live Messenger et Yahoo! Messenger ».

Début décembre 2006, les choses sont en place avec les versions disponibles en ligne et les textes officiels :

Vous pouvez maintenant utiliser Yahoo! Messenger pour discuter en direct avec vos amis qui sont sur Windows Live™ Messenger. Site de Yahoo! [1]

Maintenant, sur Windows LiveMessenger, vous pouvez même parler avec vos amis connectés à Yahoo! Messenger ! Site de Microsotf [2]

Messageries interopérables ? Le mot n'est pas utilisé. Messageries compatibles ? Pas d'utilisation non plus. Les pages sur les 2 logiciels parlent de « échangez avec » ou de « discutez avec », et c'est tout à fait exact. Dire que les 2 messageries sont compatibles est également juste. Mais peut-être que compatible peut faire penser à incompatibilité, ce qui est négatif et qui n'est pas le cas (à condition d'avoir tout de même les dernières versions de chaque logiciel...).

Finalement :

  • il est possible de présenter les choses simplement, sans abuser du mot interopérabilité utilisé systématiquement ;
  • il est tout de même incroyable que pour échanger ou discuter avec les autres, ces autres doivent avoir l'un des 2 logiciels et uniquement ceux-là ! A contrario pour le fax, le courriel ou le téléphone, les appareils de n'importe quelle marque permettent de communiquer.

Toujours est-il que le protocole utilisé n'est pas ouvert et que l'interopérabilité n'est pas de mise dans le monde des messageries instantanées, alors qu'un protocole ouvert existe, Jabber/XMPP.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Archives, Justice et Droits de l’Homme »

Colloque internationnal à Lyon

Le 11 décembre 2006 se tenait à Lyon un colloque international intitulé Archives, Justice et Droits de l’Homme [1], organisé par l’Association française d’histoire de la Justice [2], l’Association des archivistes français [3] et le Conseil international des Archives [4]. Il s’est tenu à l’Université de Lyon III Jean Moulin [5]. La page de la manifestation indique :

Les archives sont cruciales pour la défense des victimes de violations des droits de l’Homme. Pour apporter la preuve des faits, établir la responsabilité des abus commis et fonder le droit des victimes et de leurs familles à réparation, il faut disposer de documents d’archives.

Et à l'ère du numérique et des documents électroniques, ce sujet des archives et de la justice se pose avec une importance encore plus accrue : comment faire l'archivage des fichiers informatiques qui peuvent constituer des éléments capitaux ? Quelle pérennité ? Avec comme objectif de pouvoir procéder comme dans le cas du gendarme de Gresse-en-Vercors de 1913, mais aussi pour exploiter les données numériques archivées : cela signifie l'utilisation de formats ouverts et une véritable gestion des informations.

Les archives électroniques sont essentielles : d'ailleurs Martine de Boisdeffre, Directrice des Archives de France (DAF) [6], a cloturé le colloque.

Sources et liens :

Le prononcé est le format qui fait foi

Oubliez la version écrite...

Verba volant, scripta manent : les paroles volent, les écrits restent. Cette maxime latine souligne l'importance de l'écrit par rapport à l'oral dans notre culture : ainsi la quasi totalité des actes officiels ou importants sont écrits.

Et bien c'est faux ! En effet on peut lire l'inverse... Ainsi, après l'exemple du Foyer des lycéennes, en voici 3 très récents :

  • le 12 décembre (un mardi), le Ministre de l'éducation nationale prononce un discours pour l'installation du Comité de pilotage national "Apprentissage des premiers secours en milieu scolaire" [1] ;
  • le 4 décembre (un lundi), le Ministre de l'économie se déclare favorable à la création d'un pôle de compétitivité du logiciel libre [2] ;
  • le 2 décembre (un samedi), François Bayrou, Président de l'UDF, annonce sa candidature à l'élection pour la présidence de la République [3].

Les textes de ces 3 discours sont proposés sur les sites officiels respectifs : ils sont donc « écrits » à l'écran et imprimables. Mais pour chacun, on lit sur les pages Web la mention suivante :

Seul le prononcé fait foi

Ah. Donc ce qui est écrit n'est pas sûr, on ne peut faire de citation en se fiant au texte, et il faut se reporter à la version orale, au « prononcé » ?

Il faut donc être sur place et écouter en prenant des notes, mais seront-elles fidèles ? Ou alors il faut enregistrer le discours en audio voire en video, et retranscrire les propos ? Ou encore faut-il avoir un enregistrement à disposition en ligne.

Des 3 discours, seul le dernier de François Bayrou propose un format video, donc avec « le prononcé » disponible. Bien sûr, pour cette version video comme pour l'éventuelle version audio seule, la question se pose : à quels formats, et ouverts ou pas ?

Sources et liens :

Formats-Ouverts.org au JDN à propos de l'actualité

Invité à commenter l'actualité, sous l'angle du libre et des formats

Vendredi 8 décembre, le JDN Solutions (Journal du Net Solutions) [1] m'a invité à participer à sa revue d'actualité intitulée Une semaine avec... qui consistait à commenter l'actualité de la semaine du 4 au 8 décembre 2006.

Il s'agit d'un enregistrement audio qui a été mis en ligne, avec un article [2] comportant des extraits des réponses. Le « format » audio est d'avoir « un 10 minutes » maximum (le mot format est utilisé par les professionnels dans ce sens).

L'interview portait sur 4 sujets d'actualité, avec la question des formats (ou des protocoles) très présente :

Deux autres sujets ont aussi été évoqués : France24 au format Windows Media et le cas du Massachussets et de Microsoft, mais cela dépassait le format 10 minutes maximum.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Au PC du PC, les PC vont utiliser des formats ouverts

Le Parti communiste français et les standards ouverts

Après les Verts en mars 2006 et avant tous les députés en juin 2007, voici un nouvel élément pour la catégorie politique : le PCF, parti communiste français, a annoncé ce 13 décembre 2006 dans un communiqué de presse [1] que la totalité des 180 ordinateurs du siège « font désormais appel à OpenOffice, Firefox et Thunderbird » et que le nouveau site Web a été réalisé avec le logiciel libre de gestion de contenu SPIP. De ce fait, « le site propose des contenus aux formats ouverts et interopérables, sous licences Créative Commons » (gras ajouté).

C'est sans doute une manière de lancer le sujet des standards ouverts et de l'interopérabilité en vue des élections de 2007, présidentielle (avril et mai) et législative (juin). Les députés auront les mêmes logiciels OpenOffice.org et Firefox après juin 2007.

Il faut saluer cette décision, avec 3 questions :

  • sur les 180 ordinateurs individuels du siège du PCF, le système d'exploitation (sans jeu de mot), sera-t-il Windows, Mac OS ou Linux, voire un mélange des trois ?
  • les documents produits et diffusés en interne (et en externe) sont-ils bien concernés par cette décision ? Ce serait logique.
  • enfin, pour l'archivage comme pour le travail quotidien, des informations ou des formations sur le sujet des formats sont-elles prévues pour les adhérents ? Ce serait à souhaiter.

La course à l'utilisation des standards ouverts va-t-elle toucher les partis politiques ? C'est possible. En se rappelant que ces standards ouverts (comme les logiciels libres) ne sont d'aucun parti, sauf celui de l'innovation, de la sécurité, de la pérennité, de l'ouverture, de la concurrence et de l'indépendance.

Sources et liens :
  • [1] Communiqué de presse, Le Parti communiste français bascule l’ensemble de ses postes en logiciels libres et ouvre son nouveau site web sous SPIP, le 13 décembre 2006, http://pcf.fr/spip.php?article1048
Et sur Formats-Ouverts.org :

Formats ODF et OpenXML, 10 ajouts

Des précisions à propos de ODF et de OXML

ODF est définitivement normalisé par l'ISO. Office OpenXML est standardisé par l'Ecma International : voilà les 2 nouvelles du moment à propos des formats en bureautique, même s'il y a des formats dans toute l'informatique et plus généralement dans le monde technique (et on peut aussi dire ODF a été « ISOïfié » et OpenXML a été « Ecmaïsé », format nom + ïfier, + ïser).

Voilà 10 précisions à propos de ces 2 nouvelles presque simultanées, ce qui ne signifie pas identiques :

Mai est plus important que novembre : pour ODF, la décision importante a été la normalisation de mai 2005. La publication de la norme en novembre compte, mais elle n'est qu'un aboutissement administratif.

Ce n'est pas ODF mais ODF v1.0 : l'ISO a normalisé la version 1.0 du format ODF, intitulé précisément ISO/IEC 26300:2006 [1].

Ce n'est pas OpenXML mais (Microsoft) Office Open XML, ou encore le standard 376 de l'Ecma.

Pas de publication : le standard 376 de l'Ecma n'est pas encore disponible sur le site de l'Ecma [2].

Le prix de l'ISO : « CHF 340,00 » (dans le format de présentation utilisé), soit 340 Francs suisses, tel est le prix pour obtenir les spécifications de l'ODF v1.0 auprès de l'ISO [1].

Le vocabulaire du CP : le communiqué de presse (CP) de Microsoft et de l'Ecma n'utilise jamais l'expression standard ouvert ou format ouvert mais « standard de l'industrie » [3].

L'Ecma n'est pas l'ISO : tous les organismes de normalisation n'ont pas la même importance. D'ailleurs certains États ou structures internationales n'utilisent que des normes issues de quelques organismes de normalisation, dont l'ISO est un des plus importants.

Parcours respectifs : ODF v1.0 a été normalisé par l'OASIS (en 2005) et par l'ISO (en 2006). Office Open XML a été normalisé par l'Ecma (en 2006) et se lance aussi dans le processus de normalisation ISO (fin en 2007 ?).

Normalisation ou standardisation, cela signifie faire reconnaître une norme ou un standard (ou un format) par un organisme, mais cela ne signifie pas systématiquement un format ouvert.

N'oubliez pas les archives ! Les avantages des formats ouverts sont nombreux : pour l'utilisateur final, pour les fournisseurs, pour les États et les relations avec leurs citoyens. Mais aussi pour tous à propos des archives ! En effet, en plus de me tenir à cœur, le sujet des archives est objectivement capital à l'ère du numérique : si le format n'est pas ouvert on ne contrôle pas totalement les données. D'ailleurs, en tant que particulier, où en est votre patrimoine et votre mémoire numériques ?...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le point sur l'histoire de 2 formats et de 2 normalisations par 2 organismes

Voici ODF-ISO et OXML-Ecma

On a 2 formats, ODF et OpenXML, avec 2 organismes établissant des normes, l'ISO et l'Ecma International, et avec 2 processus de normalisation [1].

Fin novembre 2006, le format ouvert bureautique OpenDocument Format (ODF) a été publié par l'ISO sous le nom de ISO/IEC 26300:2006. Cela concluait le processus de normalisation de l'ODF au sein de l'ISO qui avait reconnu l'ODF comme l'un de ses standards en mai 2006.

Début décembre 2006, le format Microsoft Office Open XML (OpenXML) a été promulgué par l'Ecma International comme l'un de ses standards sous le nom de Ecma Standard 376. Cela concluait le processus enclenché par Microsoft fin novembre 2005 [2].

Et maintenant ? La guerre des formats va continuer avec les communiqués de presse ou l'utilisation de la puissance marketing et de communication de chacun (de l'ODF Alliance d'un côté et de Microsoft de l'autre), chacun avançant ses références (de nombreux États), ses chiffres (des milliers de pages), ses formules, ses personnalités (Jean Paoli ou Brian Jones [3] pour Microsoft ; Simon Phipps ou Bob Sutor [4] pour l'ODF Alliance) : il faudra « trouver le bon format » pour convaincre.

Bien sûr, chacun est qualifié de format ouvert en faveur de l'interopérabilité : format ouvert comme défini par la loi française ? Sans chausse-trappe derrière un point a priori anodin, sans « particularité » technique, sans accord à signer, sans condition d'utilisation [5]. ODF semble devancer OXML.

Lire aussi les 10 précisions sur ODF-ISO et OXML-Ecma.

Sources et liens :
Références :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« La guerre dont on ne parle pas : celle des formats. »

Un article de Standblog et 2 ajouts

Première citation : « Je suis depuis très longtemps persuadé que les formats de documents sont au cœur des enjeux commerciaux de l'informatique. » [1] En effet, les formats sont des armes dans l'informatique (au sens large), et aussi dans l'électronique ou dans les télécomminications (en fait dans l'univers technique). Deuxième citation :

« Sur cette affaire, aucun mot dans la presse française. Rien. Il aura fallu qu'un blog, sans publicité, tenu par un amateur, mette les pieds dans le plat et pose les questions qui fâchent : »

Quelle affaire ? Quel blog ? Quel amateur ? Quelles questions ? Il s'agit de l'affaire entre Microsoft et le Massachussets (à propos du