L'Association Francophone des Utilisateurs de logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1800 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1984 articles en ligne, dont 3 pour le mois de juillet - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Hommage à Randy Pausch - Le 1900e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Les 5 ans du site !



Les courriels : être ou ne pas être HTML

Un séminaire du W3C sur les courriels au format HTML

Les courriers électroniques étaient historiquement au format texte simple, et devraient encore l'être. Mais le développement de l'utilisation des courriels et les logiciels proposés ont fait passer les messages à des courriels dits « riches », au format HTML, qui permet une mise en page, des couleurs, des polices différentes, etc. Mais le HTML dans les courriels soulève des problèmes, notamment de sécurité et d'interopérabilité.

Le W3C organise le 24 mai 2007 un séminaire intitulé HTML Email [1]. Il aura lieu à l'École Nationale Supérieure des Télécommunications de Paris (ENST) [2] et les 2 responsables en sont Daniel Glazman (Directeur du séminaire) [3] et Karl Dubost (groupe HTML du W3C) [4].

L'appel à contributions concerne aussi bien des aspects techniques que non-techniques, à soumettre avant le 21 avril. Les organisateurs souhaiteraient en particulier - mais pas uniquement - avoir des contributions de la part :

  • des éditeurs de logiciels de messagerie électronique ou d'édition HTML ;
  • d'usagers ayant des soucis de sécurité liés aux mails HTML ;
  • d'usagers ayant des soucis d'interopérabilité ;
  • de vendeurs en ligne émettant leurs publicités et newsletters en HTML ;
  • d'entreprises de marketing direct ciblant mobiles et portables en HTML ;
  • etc. [5]

Le sujet est important : il concerne le format ouvert des courriels, le format ouvert HTML et mérite bien cette journée ouverte.

Sources et liens :

Ceci est le 1111e article de Formats-Ouverts.org.

Conférence à Nantes : « Les formats sont la clé »

Des notes de Nantes au format texte

Le 17 mars j'étais à Nantes au lycée Livet pour la Linux Party XI organisée par l'association Linux Nantes [1] : je suis intervenu une heure durant pour traiter du sujet « Formats par ci, formats par là, pensez aux formats ! », avec comme point de départ :

Les formats sont la clé méconnue et sous-estimée du monde numérique...

Voici donc sans son, sans image, sans présence, et sans l'intégralité des propos tenus ce qui a été projeté aux personnes présentes (ce ne sont que des notes).

Lire la suite

Téléphone portable : ouvert et fermé

Le format des clavier et des messageries instantanées

D'un côté, un format ouvert, celui des claviers des téléphones portables [1] : les 12 touches avec inscrits dessus les 10 chiffres de 0 à 9, plus # et *. Et avec aussi les 26 lettres de l'alphabet latin, réparties sur 8 touches : donc 3 ou 4 par touche. Pour être complet, on a ainsi 6 trios (2-abc, 3-def, 4-ghi, 5jkl, 6-mno et 8-tuv) et 2 quatuors (7-pqrs et 9-wxyz).

Ce format des claviers de téléphone portable est donc ouvert, disponible pour tous les fabricants, sans brevet à payer à propos de cette répartition. Cela est très pratique pour le marché des SMS. Ainsi pour taper FOo, c'est le 366, et pour Google, c'est 466453. D'ailleurs ce dernier l'a indiqué dans son annonce à propos de son dernier service aux États-Unis, Google SMS :

Envoyez votre numéro de vol au 466453 (« GOOGLE » sur la plupart des téléphones portables) [2]

De l'autre côté, sur ces mêmes téléphones portables, on a les SMS qui sont presque toujours enfermés dans l'appareil (câble, logiciel ou services particuliers sont nécessaires pour archiver ses messages hors téléphone), comme le répertoire ou encore ses morceaux de musique. On a aussi de plus en plus des offres de messagerie instantanée qui sont bien fermées.

Or si le téléphone permet de joindre tout le monde (sans souci de marque d'appareil ni d'opérateur : on appelle, ça marche), les messageries instantanées sont elles bien fermées pour ne communniquer qu'entre elles. Le dernier exemple en date : les panneaux publicitaires de Orange Messenger by Windows Live précisent :

Sercice de messagerie instantanée Orange Messenger by Windows Live réservée aux clients Orange, disponible en téléchargement sur http://im.orange.fr et utilisable entre équipements compatibles dotés du service. Nokia 5200

Donc communiquer de Orange Messenger vers Orange Messenger. Mais hors de cette situation, point de communication... Ne parlons donc pas d'interopérabilité, ni de formats ouverts...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le ministère de la Défense prend appui sur les standards ouverts

Un texte officiel important à propos des standards ouverts à la Défense

Le 6 mars 2007 a été publié au Bulletin officiel des armées édition chronologique (BOC) [1], la DIRECTIVE N° 1/DEF/DGSIC portant sur les logiciels du ministère de la défense du 17 octobre 2006 [2]. Elle émane de la Direction générale des systèmes d'information et de communication (DGSIC) du Ministère de la Défense, signée par Henri Serres, son Directeur [3].

Cette longue directive est organisée en un préambule, une annexe (un glossaire de 26 termes) et 3 parties :

  1. Une directive sur les logiciels pour quoi faire ?
  2. Les orientations (en 10 points)
  3. La mise en œuvre

La portée du texte est large : il « concerne tous les composants, projets, programmes, opérations comprenant des logiciels, sous tous types de licences d'usage « propriétaires » ou « libres » acquis sur étagère, développés spécifiquement de façon interne ou externe au ministère. »

La directive comporte des passages très forts à propos de l'utilisation des standards ouverts, de pérennité des archives, de maîtrise technologique, de sécurité ou de concurrence. Voici 3 extraits, gras ajouté.

S'agissant des logiciels, cette maîtrise repose sur les principes suivants :

- favoriser l'interopérabilité par un recours aux standards, protocoles et formats d'échanges ouverts

- rechercher la plus grande indépendance technologique et commerciale possible

- pérenniser les données archivées [partie 1]

2.1 Recourir aux standards ouverts

Les standards et formats ouverts, au sens de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), assurent un usage universel et non discriminatoire des logiciels. Ils favorisent leur interopérabilité. De plus, ils pérennisent les données et les architectures.

En conséquence :

-les standards et formats d'échange ouverts sont à privilégier pour la conception de nouveaux systèmes et lors d'évolutions majeures de systèmes existants ; [partie 2]

Standard et norme : une norme est une définition détaillée validée par un organisme de normalisation qui regroupe des représentants des États. Un standard est une définition détaillée validée par un organisme de standardisation qui regroupe des industriels et/ou des associations d'utilisateurs. Un standard de fait est le résultat de la prédominance d'un acteur industriel du marché qui seul maîtrise et fait évoluer ce standard. On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données, interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en oeuvre (LCEN, Chapitre 1er, article 4). [glossaire]

Avec l'article 4 de la LCEN, voilà un autre texte officiel important à grandement saluer, qui anticipe en un sens le RGI. Il place le Ministère de la Défense en pointe par rapport aux recommandations fortes et claires à propos des logiciels libres et des standards ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

L'Oregon, cinquième État à exiger des formats ouverts

En Oregon : uniquement des formats ouverts pour les administrations et les bibliothèques

Voici l'information en version courte : aux États-Unis, l'Oregon est le cinquième État à exiger des formats ouverts.

On pourrait aussi dire qu'il s'agit de l'annonce mensuelle sur le sujet : en janvier, c'était le Minnesota et le Texas ; en février, la Californie ; et en mars, l'Oregon (en janvier 2005, le Massachussets a été le pionnier).

En version plus développée, voici ce qu'il en est, à partir de l'excellent article d'Andrew Updegrove, And Oregon Makes Five for ODF - With a Twist. [1]

Comme il est d'usage dans une approche sérieuse, le texte officiel, House Bill 2920, présenté par l'élu Peter Buckley, commence dans la section 2 par définir les termes employés, avec « une forme électronique », « un logiciel freeware » (logiciel gratuit indéfiniment) et « un format ouvert signifie une spécification publiée ou alors mis à disposition qui est :

  • (A) sans restriction légale ou technique à propos de l'utilisation de la spécification pour encoder, afficher, lire, imprimer ou stocker les informations ou les données sous une forme électronique ;
  • (B) sans versement de royalties ou d'autres formes de compensation pour l'utilisation de la spécification ;
  • (C) développée et mise à jour par plus d'un fournisseur de logiciel indépendant dans le cadre d'un processus clairement défini ; et
  • (D) contrôlée ou guidée par les spécifications de l'auteur ou d'une organisation de standardisation comme (mais pas limité à eux) l'ANSI, l'ISO et l'OASIS. »

Enfin « un format propriétaire signifie une spécification sujette à des restrictions techniques ou légales à propos de l'utilisation de la spécification pour encoder, afficher, lire, imprimer ou stocker les informations ou les données sous une forme électronique. »

Trois points sont à signaler, qui sont aussi des différences par rapport aux textes adoptés par les 4 autres États :

  • tout d'abord l'absence du XML comme type de format ouvert cité ;
  • ensuite, les formats ouverts devront être utilisés avec des logiciels freeware ;
  • enfin, le réseau des bibliothèques est au cœur du dispositif. En effet elles sont concernées par les sections 3, 4, 6 et 7 ! Ces quatre sections fixent à la bibliothèque d'État le rôle de recevoir et de mettre à disposition les documents aux bibliothèques dépositaires et aux bibliothèques publiques. Toutes doivent installer et maintenir les logiciels freeware pour accéder aux documents.

Les archives électroniques devront aussi utiliser des formats ouverts. Enfin le format ouvert ODF peut répondre aux exigences, notamment par l'existence de logiciels freeware utilisant ce format (les logiciels libres peuvent être considérés comme rentrant dans la définition indiquée des logiciels freeware).

Fin mars 2007, presque 10% des États américains, un sur dix, veulent des formats ouverts. Quant à la province de Misiones, en Argentine, elle n'utilise plus que des formats ouverts depuis fin 2006.

Alors, quel(s) prochain(s) État(s) en avril ? Et quid de la France et du RGI ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une heure au format télé

Une émission de télévision

L'émission télé « 8-FI » du 18 mars à 18h sur Direct 8 était consacrée au logiciel libre [1]. Vous l'avez manquée ? Elle est rediffusée le dimanche 1er avril à 18h (et ce n'est pas un poisson).

Elle était animée par Dominique Delport, avec en ouverture Philippe Leroy (Rédacteur en chef de ZDNet.fr) et en cloture Fanny Bouton (sur le poker), et entre, 4 invités :

  • Sophie Gautier, OpenOffice.org [2] ;
  • Pierre Baudouin, Wikimedia France [3] ;
  • Tristan Nitot, Mozilla Europe [4] ;
  • moi-même, AFUL (et un peu Formats-Ouverts.org) [5].

Il y a donc été question de l'encyclopédie Wikipédia, de la suite bureautique OpenOffice.org, du navigateur Web Firefox, du logiciel de courriers électroniques Thunderbird et de logiciel libre en général.

Il y eut aussi un peu de formats ouverts, un peu de RGI, de la vente liée Détaxe/Racketiciel, de l'Assemblée nationale ou des noms de députés.

Et de nombreuses choses n'ont pas été dites (comme les livres sur le libre preuve d'une activité économique du libre hors du secteur informatique, les pouvoirs publics qui pourraient faire encore plus de choses avec le libre,...), car le temps passe très vite et le format télé « en direct » nécessite de réagir dans l'instant (alors que pour le texte on peut l'écrire, le remanier nombre de fois... et prendre un certain temps (!) avant de le publier...).

Voir l'émission

Le 18 mars est passé, mais l'émission repasse donc le 1er avril à 18h, sur le site de Direct 8 ou à la télévision sur la TNT, sur le câble, via une « box » ADSL. L'émission est aussi en podcast video sur le site de ZDNet France [6], partenaire de 8-fi, et aussi via iTunes [7].

Pour finir, la question ELF (« Et Les Formats ? ») se pose à propos du format video utilisé : sur le site de Direct 8, de ZDNet.fr, ou en téléchargement, ce n'est pas de l'Ogg Theora, format ouvert video (bientôt présent dans Firefox et Opera) : mais si la conversion est effectuée, merci de le signaler, les responsables de l'émission n'y sont pas opposés.

Bravo et merci à 8-FI et à son équipe pour avoir consacré presque 1 heure d'émission au logiciel libre (c'est une « deuxième » après l'émission du 15 mai 2005). Et avis aux autres chaînes (ou aux radios) : le sujet du logiciel libre (et des formats) mérite amplement de s'y pencher...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le 27 mars 2007, cela fait 1000 jours que Formats-Ouverts.org a été lancé (les 900 jours étaient le 17 décembre 2006, un dimanche).

Pour les standards ouverts : une image

Une belle image pour les standards ouverts du Web

Il n'y a pas que les mots pour attirer l'attention et expliquer les choses : l'image est aussi un bon moyen, qu'elle soit fixe ou animée.

Sur Formats-Ouverts.org, l'usage actuel est presque exclusivement du format texte. Mais quand un bon schéma ou une image claire sont disponibles, autant les signaler et les utiliser.

Voici donc :

Image de la mascotte Firefox, N'abîmez pas le Web.

Le texte est en anglais :

please don't hurt the web (N'abîmez pas le Web,)
use open standards (Utilisez des standards ouverts.)

La fondation Mozilla diffuse cette image depuis 2006 pour faire la promotion du Mozilla Developer Center et des standards ouverts du Web. L'image est un succès depuis la manifestation SXSW 2007 début mars. Elle est de Sean Martell, d'après une idée de Chris Beard, et disponible en fond d'écran de 5 tailles [1].

Lecture d'image

Une image, cela peut aussi « se lire », se décoder, pour bien la comprendre et parfois y voir plus que ce qui est représenté. Ici donc, c'est la mascotte de Firefox (le panda rouge / renard de feu), qui semble debout à un pôle de la Terre (une allusion à l'Année Polaire Internationale ? [2]). L'animal est tout attristé, pupilles dilatées, yeux grands ouverts avec des larmes qui débordent. La pose et le regard sont une allusion à un passage du film Shrek 2 avec le Chat potté [3].

L'idée est de toujours avoir des standards ouverts du Web (comme le HTML, les CSS, ou bientôt le Ogg Theora pour la video) et non pas des formats fermés empêchant l'interopérabilité et l'ouverture.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Guerre de l'information : un exemple

Guerre de l'information dans la guerre des consoles à propos de la guerre des DVD video

Les consoles PlayStation 3 (PS3) avec Blu-ray Disc et XBox360 avec HD-DVD s'affrontent désormais sur le marché européen.

Outre cette guerre des consoles, des DVD video et des formats, c'est aussi la guerre de l'information. En voici une illustration, avec le journal papier 20 Minutes [1] du vendredi 23 mars. C'était le jour de sortie de la PS3 et il ne comportait aucun article sur le sujet, mais 3 publicités bien placées...

En face de la page high tech, page 29 : une pleine page intitulée Passez du DVD à la Haute Définition Blu-ray. La Playstation 3 est montrée avec 2 platines de salon (Panasonic et Samsung) qui « peuvent lire les BluRay ». Des jaquettes de films connus, en Blu-ray et 4 studios de cinéma sont indiqués en bas de page, avec aussi le site bluray-facile.com [2], « pour en savoir plus », avec son guide (bleu) Lucas.

En face de la page programme tv, page 45 : une page entière de publicité à propos de 2 produits Acer, un ordinateur portable (Aspire 9420) et un « PC complet pour le divertissement numérique » (Aspire iDea 510) avec « Windows Vista Édition Familiale Premium Authentique » ; aucune mention du type de lecteur DVD, mais il s'agit de HD-DVD [3].

La dernière page : elle est très vue, il s'agit là aussi d'une publicité, intitulée « Bienvenus dans le monde des loisirs HD » : c'est à propos... de la XBox 360, soit le concurrent direct ! L'argument de l'affichage en « Full HD » est entre autres cité, mais là aussi aucune mention du format HD-DVD du lecteur externe de la console.

Résultat du match : les emplacements sont judiciseusement choisis, et le score donne 2 pour HD-DVD contre 1 pour Blu-ray en termes de pages... même si le format HD-DVD n'est jamais mentionné. Et c'est peut-être là le point le plus fin, ne jamais citer le format, aspect trop technique, mais faire qu'il découle des produits qui seront achetés : cela serait normal d'acheter des DVD en HD-DVD puisque c'est le format utilisé, l'autre format étant encore moins signalé... Est-ce le bon format de publicité ?

Information, surinformation, désinformation, manipulation de l'information [4] : sans forcément aller à toutes les extrémités, la guerre de l'information pour les produits et leurs formats (pas ouverts) a bien lieu ici, que ce soit dans la presse, à la radio, à la télévision, sur Internet ou dans les publicités.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La guerre des DVD dans la guerre des consoles

Chacune des 2 consoles concurrentes a son format de DVD video

Le 23 mars 2007 (un vendredi), Sony a lancé en Europe la commercialisation de sa console de jeux PlayStation 3 [1]. Elle succède à la PlayStation 2 (!) et se trouve en concurrence avec la XBox 360 de Microsoft (qui a succédé à la XBox) [2].

Et ces 2 consoles se livrent une guerre à propos des DVD video et de leurs formats, déjà signalée en juin 2005.

Les consoles de jeux (de poche ou de salon) sont un excellent exemple de l'importance des formats physiques et de l'absence de compatibilité : les supports physiques sur lesquels se trouvent ces jeux (cartouches ou CD) sont bien sûr propres à chaque appareil (il ne s'agit pas de vrais CD audio utilisable avec tous les lecteurs de CD audio).

Les consoles de salon constituent un enjeu capital au sein des foyers : être au cœur de la vie numérique avec jeux video, musique, photos, video, Internet et DVD. Et pour les DVD video, c'est la guerre des formats :

  • la Playstation 3 dispose d'un lecteur de DVD video Blu-ray Disc, format Haute Définition (HD) soutenu par Sony et d'autres ;
  • la XBox 360 propose en option un lecteur externe de DVD video HD-DVD, format HD soutenu par Microsoft et d'autres.

L'enjeu du marché des consoles, c'est aussi le marché de la video haute définition et des DVD haute définition. Pour ce qui est de la console de salon Wii de Nintendo [3], sortie le 8 décembre 2006, elle ne propose pas de lecteur interne ou externe de DVD.

Dans ces affrontements, les formats ouverts et l'interopérabilité ne sont pas de mise (même si des formats ouverts sont parfois utilisés par les appareils).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les photos numériques et leurs formats...

Photographie numérique : JPEG, RAW et les autres

Vous prenez des photos avec un appareil numérique ? Si vous les récupérez au format JPEG, elles ont alors déjà été « travaillées » par le logiciel de l'appareil : elles sont « dégradées » par rapport à ce que l'objectif et l'appareil ont enregistré de manière complète. Cet enregistrement complet est au format RAW (« brut ») :

Mais le format RAW n'existe pas en tant que tel, et il serait plus exact de parler d'une multitude de formats : « RAW » est en effet un terme générique englobant des formats bruts très différents tels que CR2 (chez Canon), NEF (chez Nikon), ORF (chez Olympus) ou NRW (chez Minolta). Chaque fabricant crée son propre format RAW, ou plutôt ses formats car tout nouveau boitier nécessite une adpatation au format d'origine. Chacun préserve jalousement les secrets entourant ses formats bruts propriétaires et cette situation pose bien des problèmes aux utilisateurs que nous sommes. Entre autres nous n'avons aucune certitude que les fichiers RAW enregistrés aujourd'hui pourront être ouverts demain avec un logiciel de conversion, indispensable pour rendre ses données accessibles. Heureusement, des initiatives dirigées vers l'amélioration d'un format universel voient peu à peu le jour. Reste à convaincre les fabricants de son intérêt. [1] (gras ajouté)

Ce paragraphe est extrait du livre Développer ses fichiers RAW (Eyrolles) [2] et expose bien le problème : les données en RAW dépendent du duo matériel-logiciel utilisé par l'appareil. Or le RAW est un « véritable négatif numérique », permettant d'obtenir le format ouvert DNG [3] lancé fin septembre 2004 par Adobe et utilisé par exemple par Leica.

Il y a aussi le projet du format ouvert OpenRAW [4] lancé fin avril 2005, pour une réelle pérennité et une véritable interopérabilité. Et depuis mars 2007, Microsoft a lancé son format photo numérique, le HD Photo. C'est la guerre des formats, en photo aussi...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Dématérialisation des archives »

Une journée à Lille

Le 29 mars 2007 se déroulera la journée EGIDE (Échange sur la Gestion de l’Information et de la Documentation en Entreprise) [1]. Elle est organisée par des étudiants de deuxième année en Master Gestion de l’Information de l’Université Lille 3 [2] et aura lieu à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lille Métropole [3]. Le sujet sera « La Dématérialisation des archives : enjeux stratégiques, organisationnels et juridique ».

Le programme de la journée comprend 5 conférences [4], inscription gratuite [5]. Les intervenants et les partenaires de la manifestation renvoient aux 2 grands sujets fortement liés qui sont derrière le sujet de la journée :

  • l'archivage à l'ère des données numériques ;
  • les supports physiques (bien nécessaires et matériels) de ces archives.

Pour ces 2 sujets, la question des formats est plus que présente :

  • quels formats des supports ? pour quelle pérennité ? quel statut juridique ? et quelle gestion ?
  • formats fermés ou ouverts pour les données numériques sur ces supports ? et les métadonnées ?
Quelsques autres articles à propos des archives électroniques ou des supports
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le HTML : format ouvert et nerf du Web

Groupe de travail sur le format ouvert HTML : en mars, ça repart

Si le sous-titre peut sembler léger, le sujet est pourtant capital et central.

Vous lisez ces mots qui sont sur une page Web. Cette page Web est au format HTML. Ce format HTML est un format ouvert, un des standards ouverts du Web et d'Internet. C'est même l'un plus répandus : tous les sites Web utilisent le HTML, même quand il y a du Flash.

Les évolutions du format ouvert HTML [1] sont le résultat d'un travail coopératif qui est publié par le W3C. Ce travail est mené par le HTML Working Group (WG ; groupe de travail) que le W3C a annoncé « relancer » le 7 mars [2].

Le HTML, « la technologie prédominante de contenu Web » selon le W3C, va donc être revu, « réinventé » et amélioré, de manière ouverte avec « les fournisseurs de navigateur, développeurs d’application et créateurs de contenu Web ». Le lancement de ce travail est capital, et rencontre des réactions très positives, avec de nombreux participants inscrits [3], comme Mozilla Foundation, Opera Software, Disruptive Innovations, Google, ou Apple.

Bien sûr, Formats-Ouverts.org ne peut que soutenir cette nouvelle : mais cela est bien modeste. En revanche, il faut souhaiter que Microsoft, sans aucun doute attaché aux formats ouverts du Web et à l'interopérabilité, participera à ce groupe de travail, d'autant que Chris Wilson (responsable Microsoft) en est le codirecteur et manque, comme Yahoo, Adobe, AOL ou IBM [4].

Le W3C est vraiment sur le devant de la scène des formats ouverts, comme encore récemment avec les widgets, les 8 formats XML ou les graphiques industriels.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Cet article du premier jour du printemps 2007 est le 1100e article.

Le format des mots, du nouveau

Journée internationale de la francophonie ; Semaine de la langue française ; Et les formats...

Chaque 20 mars se déroule la Journée internationale de la francophonie [1] (Le site du moteur de recherche Google a proposé une bannière consacrée au sujet [2]). Du 10 au 20 mars, c'est aussi la Semaine de la langue française, « une invitation lancée à tous pour célébrer notre langue, présenter sa richesse et sa variété » [3].

Que dire à propos des mots, des langues et des formats ?

Ces 4 cas ont déjà été développés sur Formats-Ouverts.org : alors quoi de neuf ? Deux « belles » informations...

Les 10 mots migrateurs sont prisonniers des images !

Pour 2007, il faut aider le site de la Semaine de la langue française avec son thème, « Les mots migrateurs » :

  • mais en plus les 10 mots de 2007 sont affichés sous forme d'image sans texte alternatif [3] : ils n'existent donc pas. Pour aider modestement le site et la manifestation, voici les 10 mots au format texte : amour, abricot, bachi bouzouk, clown, bijou, bizarre, chic, mètre, passe-partout, valser.
Les soupes lyophilisées Maggi achètent un anticyclone en Allemagne

Le titre ci-dessus est celui de la dépêche AFP publiée à propos de l'anticyclone qui a touché l'Allemagne à partir du dimanche 11 mars [5]. Il n'y a pas d'erreur : il est possible en Allemagne de faire la promotion de sa marque en lui associant une dépression (au prix de 199 euros) ou un anticyclone (pour 299 euros).

Pour la promotion des standards ouverts et de l'interopérabilité, qui achètera une haute pression ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Pour la video en ligne : des formats ouverts dans les navigateurs Web

Les formats ouverts Ogg en audio et en video utilisés par Firefox et par Opera

Du 9 au 18 mars se déroulait la manifestation SXSW Interactive 2007, à Austin au Texas [1]. Une table ronde intitulée Browser Wars Retrospective: Past, Present and Future Battlefields (Rétrospective de la guerre des navigateurs : champs de bataille passés, présents et futurs) avait lieu le 13 mars, de 10 à 11h, avec 4 participants [2] :

  • Arun Ranganathan de AOL ;
  • Brendan Eich, Chief Technology Officer (CTO) de Mozilla ;
  • Charles McCathieNevile, Chief Standards Officer (CSO) de Opera Software ;
  • Chris Wilson, IE Platform Architect de Microsoft.

Il s'agissait donc de 4 hauts responsables de 4 grandes structures impliquées dans le Web. Brendan Eich y a fait une présentation intitulée The Open Web [3]. Dans la diapositive n°6, Mozilla's Position, on lit que « pour tous les navigateurs, et pas seulement Mozilla » il faut « faire avancer le Web rapidement » avec des technologies ouvertes (comme OpenGL, JavaScript 2/ECMAScript 4, CSS3 et DHTML [4]).

Plus important encore pour un Web multimedia ouvert, il s'agit d'avoir :

  • pour la video, « un lecteur Ogg Theora dans tous les navigateurs » ;
  • et « Ogg Vorbis pour l'audio ».

Et les formats Ogg Vorbis pour l'audio [5] et Ogg Theora pour la video [6] sont 2 formats ouverts, disponibles pour tous, qui ne constituent pas un Web fermé (« Closed Web ») et permettent aussi l'interopérabilité. Finalement, il s'agit d'avoir encore plus de standards ouverts sur le Web (comme le plus présent, le HTML), qui ont permis le développement et le succès que l'on connaît.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Encore un nouveau standard ouvert pour le Web

Un format pour les graphiques industriels

Jamais 2 sans 3 : après celle du 9 février et celle du 23 janvier, voici donc la troisième information un peu ancienne à propos du trio Web, standards ouverts et W3C.

Cette fois, le trio est complété par OASIS [1], structure de normalisation (qui est en charge du format ouvert ODF) : OASIS et le W3C ont donc publié conjointement [2], le 30 janvier, le WebCGM (Computer Graphics Metafile pour le Web) dans sa version 2.0.

WebCGM 2.0 « a été approuvé comme standard par OASIS et comme recommandation par le W3C, soit le plus haut niveau de ratification respectif des deux organisations » précise le communiqué de presse. Ce format, lancé en 1999 dans sa version 1.0, concerne les illustrations techniques dans les documents électroniques, dans les secteurs comme la défense, l'aviation, les transports,... Le Web étant incontournable « pour la création et le partage de documents, il était évident que la meilleure manière d'utiliser CGM sur le Web était d'y apporter des améliorations, notamment en ce qui concerne l'interactivité avec hyperliens et hotspots. ».

Ce standard ouvert permet de garantir l'interopérabilité. Une nouvelle illustration de la présence et de l'importance des standards ouverts sur Internet (et pour Internet).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Et 8 nouveaux standards ouverts pour le Web !

Le W3C publie 8 recommandations

Le Consortium World Wide Web (W3C) [1] est la structure centrale et capitale à propos du Web et de ses formats, depuis 1994. Dans le vocabulaire du W3C, une « recommandation » est un standard ouvert, qui permet d'assurer l'interopérabilité sur le Web et « lui donner tout son potentiel ».

Le 23 janvier 2007, le W3C a publié 8 recommandations dans de nouvelles versions [2]:

  1. Langage XML Path (XPath 2.0)
  2. Transformations XSL (XSLT) Version 2.0
  3. XQuery 1.0 : un langage de requête XML
  4. Syntaxe XML pour XQuery 1.0 (XQueryX)
  5. Modèle de données (XDM) pour XQuery 1.0 et XPath 2.0
  6. Fonctions et opérateurs pour XQuery 1.0 et XPath 2.0
  7. Sémantique formelle pour XQuery 1.0 et XPath 2.0
  8. Sérialisation de XSLT 2.0 et XQuery 1.0

Ces 8 standards ouverts visent à « renforcer la puissance de la famille XML », qui a été lancée le 10 février 1998 (du XML ouvert, comme cette liste). Le Web et Internet se sont développés et connaissent le succès grâce aux standards ouverts.

Sources et liens :
  • [2] Communiqué de presse, Les standards XQuery 1.0 et XSLT 2.0 du W3C : de nouveaux outils au service de l'interrogation, la transformation et l'accès au langage XML et aux données relationnelles, le 23 janvier 2007, http://www.w3.org/2007/01/qt-pressrelease.html.fr
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les widgets, le W3C, Netvibes

Contre les incompatibilités sur le Web

Coïncidence amusante : le 4 février 2007, l'article Problème de format, par 3 fois traitait de l'incompatibilité des widgets, ces petits programmes présents sur le bureau des différents systèmes d'exploitation.

Or le 9 février, le W3C annoncait la publication d'un document de travail en version 1.0 à propos des widgets [1] dans le cadre du groupe de travail sur les formats des applications Web (Web Application Formats Working Group). Comme ces applications se basent sur le Web, il est logique que le W3C se penche sur la question, lui qui œuvre « pour un Web avec tout son potentiel ».

De plus, le 9 mars, le site Netvibes annonçait [2] la disponibilité de UWA, Universal Widget API [3], afin de rendre compatible les widgets.

La compatibilité, et bien mieux, l'interopérabilité, sont capitales pour le Web, et passent par des standards ouverts (comme HTML, CSS, XForms, SMIL, SVG,...), pour lui donner tout son potentiel.

Sources et liens :
  • Merci à Lanza pour l'information.
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les liens autorisés pour 2 sites récents

Liens hypertextes et format Flash : 2 exemples

Une grille d'analyse des sites Web pourrait être d'indiquer ce qu'il en est de leur politique de liens hypertextes et de l'emploi du format Flash.

SortezRevenez.fr

La Sécurité routière fait régulièrement des campagnes de communication, et en propose même les archives [1]. Celle de mars 2007 s'appuie sur le site SortezRevenez.fr [2] qui indique dans la partie Établir un lien avec le site [3] (gras ajouté) :

Tout site public ou privé est autorisé à établir, sans autorisation préalable, un lien vers les informations diffusées dans ce site.

Autres précisions : pas d'imbrication à l'intérieur des pages d'un autre site pour « ne pas méprendre le visiteur sur l'origine d'une page vue ».

Cette autorisation de lien « est valable pour tout support, à l'exception de ceux diffusant des informations à caractère polémique, pornographique, xénophobe ou pouvant, dans une plus large mesure porter atteinte à la sensibilité du plus grand nombre. »

Il y a juste un problème sur Sortez Revenez : y rentrer. La page d'accueil est en Flash, mais le reste est au format ouvert HTML, avec interopérablité à la clé.

TraiteDeRome.fr

Le 25 mars seront fêtés les 50 ans de la signature du Traité de Rome. Un site y est consacré, TraitedeRome.fr [4], qui indique dans sa partie Établir un lien vers traitederome.fr [5] (gras ajouté) :

Vous pouvez créer librement - sans autorisation préalable - tous les liens que vous souhaitez vers toutes les pages du site Traitederome.fr.

Nous vous prions toutefois de ne pas faire pointer de lien directement vers les documents téléchargeables sur le site, mais vers les pages y faisant référence.

Donc le vrai lien hypertexte à la base du Web est bien à un format ouvert, comme les fondations d'Internet.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format CV

CV : pour chevaux-vapeur ? pour Curriculum Vitæ ? pour Cap Vert ? pour 105 en chiffres romains ? Le deuxième.

Le 14 janvier 2007 (un dimanche), j'ai été par frappé par Cinq choses que vous ne savez pas de moi : Aurélien Pelletier m'a mis dans la liste de son article, en compagnie d'Alexandre Modesto, de Florent Latrive, Jean-Michel Billaut et de Miss Gally [1].

Alors 2 mois après, le 14 mars (un mercredi), jour de fête du nombre pi et des Olympiades académiques de mathématiques 2007 [2], voici donc 5 choses, et même plus. Et en 2 formats, bref et détaillé, du CV, un texte au format ouvert.

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Des tombereaux de Gigaoctets... pour le tombeau ?

Record pour le volume de productions numériques : mais à quels formats ? et pour l'archivage ?

Selon une étude du cabinet IDC pour la société EMC [1], spécialisée dans le stockage, 161 exaoctets de données [2] ont été créées dans le monde en 2006 [3].

Cela représente 161 milliards de gigaoctets de données, qui sont sous forme de fichiers numériques. Avec bien sûr la question des formats : quels types de formats, fermés ou ouverts ?

Outre ces formats, quel avenir pour cette mémoire numérique ? Quel stockage en vue de quelle conservation ? Certaines données, comme les suivis de connexion (Internet ou téléphone) n'ont pas vocation à être conservées à long terme. Mais pour les autres, pour éviter la perte et le cimetière numérique, comment conserver et à quels formats ?

Il faut conserver en gérant cette mémoire, par exemple en renouvellant régulièrement les supports, qui ont des durées de vie limitée. Et il faut utiliser des formats ouverts, les mieux à même de permettre une pérennité .

Que ce soit au travers des exemples de la capsule Yahoo!, de l'informatique immortelle, des déchets radioactifs ou des bandes de la NASA, la question de l'archivage du numérique a déjà été mise en avant.

Finalement, ce sont 5 questions à se poser :

  • ELF, Et Les Formats ? Fermés ou ouverts ?
  • ELS, Et Le Support ? Sur disque dur, bandes magnétiques, CD ou DVD pressés... avec les lecteurs adéquats.
  • ELL, Et La Licence ? Qu'en est-il précisément des droits d'utilisation des informations, des logiciels ou des technologies ?
  • ELM, Et Les Métadonnées (ou le récolement) ? Pour s'y retrouver, indiquer l'auteur, la date, le lieu, un descriptif (si connus) dans un format ouvert.
  • ELG , Et La Gestion ? Il faut gérer lesdites archives numériques pour garantir l'intégrité des supports et des fichiers, et donc leur conservation à long terme.

Comme la production devrait continuer d'augmenter, les questions ci-dessus vont encore plus se poser avec cette ultime interrogation : quid du patrimoine numérique ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les onglets, la guitare, les formats

Format tablature ou format partition

Onglets : selon le contexte, selon l'interlocuteur, cela peut être de l'informatique ou de la musique.

Il y a les onglets des navigateurs Web (ou aussi ceux des tableurs), il y a les onglets (aussi appelés plectres [1]) des guitaristes qui jouent en utilisant la technique du picking [2].

Le picking a été popularisé en France par le guitariste Marcel Dadi [3], disparu à l'âge de 44 ans dans l'explosion du vol TWA 800, le 16 juillet 1996 [4].

Marcel Dadi secoua le monde de l'enseignement de la guitare avec son livre La méthode de guitare à Dadi. Elle rencontra un énorme succès dès sa parution en 1973.

Mais où sont les formats ? Une des originalités de la méthode de Dadi était justement le format utilisé pour les notes des morceaux de musique : les tablatures [5].

En effet, avec les tablatures de guitare, plus de notes sur des partitions, mais :

  • 6 lignes, pour représenter les 6 cordes de l'instrument ;
  • un numéro sur la ligne pour indiquer sans quelle case le doigt appuie.

Ce format d'écriture de la musique peut réconcilier les joueurs de guitare fachés avec le solfège. Ce format est ouvert : on sait comment il fonctionne, ses règles sont disponibles, son utilisation libre. Comme avec les partitions, mais présentées différemment (il y a bien le format juridique qui s'applique aux œuvres de musique).

Alors, partiton ou tablature ? Peu importe : la musique proposée n'y est pas enfermée car liée à un outil fermé. Et il y a interopérabilité. A contrario dans le monde du numérique, les formats fermés verrouillent les informations.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Chat à l'éof, avec les formats...

Les formats en général, le format texte et le format des extensions de Firefox

Le samedi 10 mars au soir je suis intervenu dans une formation en ligne (aussi appelée Formation Ouverte et/ou A Distance, FOAD [1]) de l'école ouverte francophone, l'Éof [2]. C'était donc un échange sur IRC, Internet Relay Chat [3] (qui n'est pas la messagerie instantanée... et ses protocoles fermés propres à chaque logiciel).

Cette fois-ci, l'échange a duré moins que les 6h30 à 20Minutes.fr, mais tout de même plus de 3h30, et il s'est déroulé en temps réel. En effet, les questions et les réponse étaient faites alors que les étudiants (y compris au Québec à Québec) et les enseignants étaient connectés en même temps.

Il s'agissait de répondre aux questions des étudiants et aussi d'en poser, à propos du logiciel libre (avec des exemples, des explications, l'activité économique,...) et aussi des formats. Il a donc été question des formats ouverts et fermés, d'interopérabilité, d'archivage, des formats techniques ouverts des logiciels libres, et plus largement des formats dans le monde technique et non-technique, sans oublier la capsule de café.

Il faut aussi signaler 3 autres points à propos des formats et protocoles :

  • les protocoles utilisés par l'IRC sont parmi les plus anciens d'Internet, et sont ouverts ;
  • le format texte était celui utilisé pour l'échange dans l'interface du logiciel. Cela permet de conserver une trace des échanges, et techniquement il est le plus simple : c'est le principe même de l'IRC (d'ailleurs il est possible de donner des commandes en mode texte pour changer de pseudonyme, de codage de caractère ou pour quitter) ;
  • quel logiciel utiliser ? L'excellent navigateur Firefox est un logiciel libre et un formidable outil qui peut être enrichi grâce à des extensions [4]. Ainsi, pour faire de l'IRC, l'extension ChatZilla [5] est parfaite : légère (300 ko), elle offre tout ce dont on a besoin.

Et le tout eut lieu en étant pour ma part en RTC (bas débit, et cela depuis bientôt 11 ans), et fonctionna sans aucun problème de débit et de connexion : le texte simple reste un format léger et efficace. Et merci aux organisateurs et aux étudiants.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Chez Essilor, les formats, ils adorent

Et ils ont raison, encore plus s'ils sont ouverts

Essilor est « Numéro 1 mondial des verres correcteurs » [1]. Il ne s'agit pas ici de traiter des résultats financiers 2006 de la société [2], mais de se pencher sur son capital... numérique.

Ce capital est constitué des très nombreux fichiers créés par la société ou reçus de ses interlocuteurs. Les documents bureautiques (les textes, les tableaux, les présentations) et les courriels sont sans doute parmi les plus nombreux. Et qui dit fichier, dit format. Et qui dit format, dit «ouvert ou fermé ?».

Quel format bureautique retenir et utiliser ? Le Directeur des Systèmes d'Information (DSI) d'Essilor, Didier Lambert, expliquait le 15 mai 2005 que face au « cauchemar » des différents logiciels différents sur des différentes machines, une « standardisation » était nécessaire. Standardiser avec un seul et même format pour tous (fermé comme ouvert) ou avec des formats ouverts (pour passer de l'un à l'autre) ?

Il se trouve qu'Essilor est impliqué dans les 3 solutions bureautiques importantes actuelles (et concurrentes) avec leur format :

« Les deux seules choses qui comptent pour nous, ce sont l'interopérabilité et les standards. » : c'est ce que Didier Lambert déclarait et on ne peut que souscrire à cette approche, avec des standards ouverts, autant pour l'indépendance que pour l'archivage. Sans oublier de ne pas mettre tous les œufs (Windows ou pas) dans le même panier...

Sources et liens :
  • [3] Page Google Apps Edition Premium, partie Témoignages : « Sur ces deux points, il est clair que Google Apps représente une avancée majeur et il est donc naturel pour Essilor d'aller voir plus en profondeur. », http://www.google.fr/a/help/intl/fr/admins/premier.html
Et sur Formats-Ouverts.org :

HD Photo, nouveau format de Microsoft

Microsoft lance son format pour la photo

Le 8 mars 2007 à Las Vegas, lors du International Convention and Trade Show du Photo Marketing Association 2007 (PMA07) [1], Microsoft a annoncé le lancement de son nouveau format destiné à la photo numérique haute définition, HD Photo [2].

Premier point à noter, le format du nom : HD Photo n'évoque en rien Windows ou Microsoft... alors que le nom initial était Windows Media Photo (WMPhoto), comme encore mentionné dans l'adresse des page du site de Microsoft [3]. De plus dans le monde de la photo, les machines Apple (donc avec Mac OS X et sans Windows) sont plus bien présentes. Sans oublier que le terme HD est d'actualité et à la mode (les DVD HD, la télévision HD, les écrans HD,...).

Ce nouveau format est en concurrence avec le JPEG [4] ou le JPEG 2000 [5]. Microsoft avance un meilleur taux de compression, donc un poids moindre, et une meilleure qualité.

Un format certes, mais utilisé par qui : quels logiciels, quels matériels et qui des professionnels ? La réponse comprend 2 niveaux.

En interne, Windows Vista (« vendu » avec chaque nouvel ordinateur) sait utiliser nativement HD Photo : une approche logique d'être servi au mieux par soi-même. HD Photo est aussi pris en charge dans .NET Framework 3.0, et le codec Windows Imaging Component (WIC) est aussi disponible pour Windows XP and Windows Server 2003.

Vis-à-vis du monde extérieur, un kit (HD Photo Device Porting Kit) est disponible pour les fabricants. Mais surtout Microsoft a aussi passé un accord avec Adobe et propose un plug-in pour le logiciel Photoshop [6]. Ce plug-in est disponible en version bêta, avec une version définitive annoncée pour dans 60 jours et qui sera gratuite, pour les versions Windows (XP et Vista) et Mac OS X de Photoshop CS2 et CS3.

4 questions : tiens, un plug-in ? une standardisation ? fermé ou ouvert ? et le DNG et les RAW ?

Microsoft et un plug-in... Ce plug-in pour Photoshop est donc développé par Microsoft et Adobe. Pourtant pour le format ouvert OpenDocument Format dans Office 2007 rien de tel : Microsoft ne se charge pas du plug-in. Cela doit être stratégique de s'en occuper dans un cas, et pas dans l'autre...

Le communiqué de presse indique que Microsoft « a l'intention de standardiser sa technologie et qu'il soumettra sous peu le format HD Photo à un organisme de standardisation approprié. » : qui, ISO, ECMA, autres ?

Le format HD Photo en l'état est-il ouvert ou fermé ? Le texte du communiqué de presse ne parle à aucun moment de format ou de standard ouvert ni d'interopérabilité, termes pourtant très souvent employés de manière marketing comme technique.

Et quelle position par rapport au format ouvert DNG, lancé par Adobe en septembre 2004, utilisé par exemple par Leica. Et quid des formats RAW propres à chaque appareil photo (ou marques) ou du format OpenRAW ?

Enfin on ne peut s'empêcher de penser à l'affrontement entre Microsoft et Adobe en juin 2006 à propos du format ouvert PDF : il avait donné lieu a un communiqué de presse de chacun (comme la lettre de Microsoft attaquant IBM le 14 février dernier). Fachés hier, amis aujourd'hui.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les quatre mots d'un des maux du Web : « autorisation pour lien hypertexte »

Mais pourquoi une autorisation préalable pour établir un (vrai) lien hypertexte vers un site ? On est en 2007

Sur le Web, on pourrait dire qu'il y a 2 types de sites :

  • avec ou sans Flash ;
  • accessible ou pas ;
  • pour tous navigateurs ou « optimisé »;
  • avec ou sans publicité ;
  • officiels (d'entreprises, d'administrations, de manifestations,...) ou pas ;
  • commerciaux ou pas ;
  • ... et la liste peut s'allonger.

Et puis il y a aussi les sites proliens et les sites antiliens, à propos des liens hypertextes :

  • antiliens : ce néologisme est proche de antédiluvien ou de reptilien ; ces sites interdisent les liens hypertextes vers eux sans une autorisation délivrée après une demande préalable, écrite ou par courriel, et révocable ;
  • proliens : le préfixe « pro » peut aussi faire penser à professionnel ; ces sites autorisent les vrais liens hypertextes vers eux.
Exemples de sites : 2 antiliens et 2 proliens

Sans dresser de liste exhaustive, cette situation a déjà été signalée sur Formats-Ouverts.org depuis l'été 2004, avec de nombreux sites, comme par exemple celui des Jeux Olympiques d'Athènes, ou plus récemment avec la FFF, RTL et la FdJ ou France24, la Halde et le Téléthon.

L'INSEE est intéressant : en août 2004, il utilisait un format ouvert XML... mais les liens n'étaient pas autorisés ; depuis février, il utilise le format ouvert SVG... mais les liens ne sont pas autorisés [1].

Autre site dans l'actualité : celui du salon de l'agriculture 2007, du 3 au 11 mars, qui indique : « De même tous liens hypertextes visant ce site sont soumis à autorisation préalable. » [2]

Et à l'opposé, le site de l'Élysée, pour le moins fortement symbolique, et le site Chemins de mémoire autorisent les liens, ce dernier ayant même auparavant appliqué les demandes d'autorisation puis changé.

On pourrait procéder de la sorte pour tous les sites rencontrés : « Montrez-moi votre politique à propos des liens hypertextes, je vous dirai où vous en êtes ».

Le lien hypertexte

Voici le postulat de départ à propos d'un vrai lien hypertexte : un site Web (de départ) met sur une de ses pages, un lien hypertexte placé sur un ou plusieurs mots ou sur une image (non-diffamatoires) vers une des pages d'un autre site Web (d'arrivée), avec cette page du site d'arrivée qui s'ouvre à la place de la page du site de départ, ou dans une nouvelle fenêtre (ou dans un onglet) : donc sans imbrication des 2 sites.

Dans ces conditions, où serait le mal, où serait une contrefaçon, où serait le danger ? En établissant un lien, il s'agit de donner une référence et de pouvoir y accéder en un clic : c'est le principe de base des liens, c'est le principe de base du Web. Et cela repose sur le format ouvert HTML et sur le protocole ouvert HTTP.

Il est compréhensible et légitime que les juristes consultés ou les auteurs des sites veuillent éviter l'utilisation frauduleuse des contenus disponibles sur un site Web. Mais le vrai lien hypertexte n'est pas frauduleux.

Établir un lien hypertexte est élémentaire :
Une autorisation préalable est d'une autre ère.
(On peut aussi le dire plus longuement en poésie en ce début du 9e Printemps des poètes [3]).

Sources et liens :
  • Les liens indiqués n'ont pas fait l'objet d'une demande.
  • [1] Site de l'INSEE, http://www.insee.fr, page Copyright Insee : « L'Insee est favorable à l'établissement de liens URL avec son site www.insee.fr et les sous-sites associés. Toutefois, pour permettre à l'Insee de s'assurer que la nature et l'environnement du site d'accueil rendent opportune la mise en place de ce lien et vérifier que les informations sont diffusées sur le site d'accueil dans les conditions requises, l'établissement d'un tel lien est subordonné à l'accord préalable de l'Institut. Cet accord est matérialisé par une lettre d'autorisation adressée par le département de l'offre éditoriale au demandeur. L'Insee se réserve le droit de résilier à tout moment cette autorisation s'il estime que le lien n'est plus conforme à sa politique éditoriale. », http://www.insee.fr/fr/copyright/copyright.htm

RGI : information de la DGME et réaction de Microsoft

Textes de la DGME et de Microsoft à propos du RGI

Après la publication le 2 mars du décret du comité RGI, la Direction Générale de la Modernisation de l'État (DGME) et Microsoft ont chacun diffusé un texte en date du 6 mars. Les voici ci-dessous, avec l'ajout du gras (pour un passage important) et de l'italique (pour les citations), ainsi qu'un court commentaire en retrait après chaque paragraphe.

Publication du décret précisant les conditions d’élaboration du référentiel général d'interopérabilité qui facilitera l’échange de données et d’informations des services publics entre eux et vers les usagers (5 paragraphes)

Le titre officiel

Le décret n° 2007-284 du 2 mars 2007, publié au Journal Officiel le 3 mars 2007, représente une nouvelle étape dans le déploiement de l'administration électronique en France. Ce texte précise les conditions d’élaboration, d’approbation, de modification et de publication du référentiel général d’interopérabilité (RGI).

Les information officielles

Le référentiel général d’interopérabilité (RGI) vise à définir les conditions techniques dans lesquelles s’organisent les échanges d’informations au sein des administrations. Il déterminera un ensemble de normes et de règles destinées à faciliter l’échange de données et d’informations des services publics entre eux et vers les usagers. Il permettra également la mutualisation des systèmes d’information de l’Etat et des investissements nécessaires à leur développement. Enfin, il facilitera le développement de nouveaux services aux usagers.

Une mise en perspective

La direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME), en charge de la conception et du pilotage du référentiel général d’interopérabilité, présentera prochainement un projet de texte au comité du référentiel général d’interopérabilité, créé par le présent décret.

Le RGI sera prochainement soumis au comité RGI.

Ce comité, présidé par le directeur général de la modernisation de l’Etat, sera composé de représentants des autorités administratives, du président de la commission nationale de l’informatique et des libertés, du directeur central de la sécurité des systèmes d'information au secrétariat général de la défense nationale, de trois représentants des collectivités territoriales ainsi que de quatre personnalités qualifiées choisies pour leur compétence et leur expérience dans le domaine de l'administration électronique et des technologies de l'information et de la communication.

C'est la composition des 24 membres.

Après consultation du comité, le projet de RGI sera transmis pour avis à la Commission européenne, avant d’être approuvé par un arrêté du Premier ministre. Le référentiel général d’interopérabilité ainsi arrêté sera publié par voie électronique au cours du second semestre 2007. Il sera complété d’un référentiel général de sécurité (RGS) et d’un référentiel général d’accessibilité pour les administrations (RGAA), actuellement en cours d’élaboration.

Direction l'Europe et approbation d'ici fin 2007, avec aussi 2 autres référentiels : sécurité et accessibilité.

« Point de vue de Microsoft France sur le décret permettant d'élaborer le futur RGI » (3 paragraphes)

Le titre officiel

Microsoft France se félicite de la publication du décret du 2 mars 2007 organisant les modalités d'élaboration, d'approbation et de modification du Référentiel Général d'Interopérabilité, conformément à ce que la loi prévoyait. En effet, Microsoft France constate avec satisfaction que le processus d'élaboration d'un Référentiel Général d'interopérabilité pour l'administration française et les collectivités locales va enfin pouvoir débuter dans le respect de l'ordonnance de décembre 2005. Ce décret marque le début de la procédure d'élaboration et d'approbation du futur Référentiel Général d'Interopérabilité.

Microsoft France se félicite du décret et du début (« enfin ») du processus du RGI.

« On ne peut que se féliciter de voir ce décret enfin publié comme nous l'avons demandé depuis plusieurs mois. Il s'agissait d'une étape indispensable, fixée par le législateur, pour que la phase d'élaboration du futur Référentiel Général d'Interopérabilité puisse débuter sur des bases enfin objectives, dans la concertation et dans la transparence. » déclare ainsi Marc Mossé, Directeur des Affaires Publiques et Juridiques. « Nous espérons que ce RGI sera fondé sur les standards ouverts dans une approche pluraliste et neutre afin de favoriser une administration électronique performante et moderne, respectueuse des principes de continuité, d'égalité d'accès et d'adaptabilité du service public. C'est dans cette perspective que s'inscrit l'adoption d'OpenXML comme standard ouvert internationalement reconnu, auquel seul un grand opérateur américain s'oppose pour des raisons paraissant assez éloignées de l'objectif d'interopérabilité » explique Marc Mossé.

Microsoft avait demandé ce décret, avec des bases (« enfin », encore une fois) objectives. Avec aussi un RGI basé sur des standards ouverts avec le lien vers OpenXML. Et aussi une pique à propos d'IBM l'américain.

« Nous espérons que les personnalités qualifiées qui seront nommées dans le Comité du Référentiel Général d'Interopérabilité chargé d'élaborer et valider le projet de RGI seront choisies dans un esprit de pluralisme et sans a priori » déclare Marc Mossé.

Qui seront les 4 personnalités qualifiées ? La question est aussi soulevée (un membre de Microsoft ? un de IBM ? un de ? et un de ?).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Rendez-vous à Nantes pour parler de clé...

Une conférence à Nantes le 17 mars

Le vendredi 16 et samedi 17 mars 2007 se déroulera au lycée Livet et à l'IUT de Nantes la Linux Party XI [1], organisée par l'association Linux Nantes, « le véritable p'tit LUG nantais » [2].

Au cours des 2 jours de conférences et démonstrations prévues au programme, j'interviendrai samedi 17 mars, de 13h30 à 14h30, pour traiter de « Formats par ci, formats par là, pensez aux formats ! » :

Les formats sont la clé méconnue et sous-estimée du monde numérique : on la retouve pour les textes, la musique, les images, la video, le Web, les affrontements entre sociétés... Mais ces formats peuvent être une clé que vous n'avez pas et alors les problèmes se multiplient... A l'inverse, les formats ouverts proposent des réponses à retenir.

Donc les formats ouverts, l'interopérabilité mais aussi l'archivage et bien d'autres points seront développés de visu et de vive voix. Entrée libre et gratuite : à vous y retrouver !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Il faut aider le TGV, avec des formats ouverts

Pour cause de Flash, le site de promotion du TGV tourne à petite vitesse

Prenons-le à l'humour, comme ce qui est recherché. La SNCF lance des publicités originales sur le Web et plonge aussi dans le « marketing viral » [1]. Est-ce pour les 25 ans passés du TGV (depuis 2006), est-ce l'approche du lancement du TGV Est (le 10 juin 2007) ou est-ce pour la première concession au secteur privé pour 50 ans d'une ligne ferrée à grande vitesse (celle vers Bordeaux) ? [2] Toujours est-il qu'une campagne de publicité est lancée pour promouvoir le TGV : elle est basée sur le site SOS bonnes excuses, Leader mondial de l'excuse en ligne [3].

Mais sans doute du fait de la Trop Grande Vitesse (TGV), le site a été Flashé... De ce fait, le contenu du site n'existe pas, en raison de son format (Flash) : impossible de l'indexer, et les aveugles ne peuvent se faire lire les pages Web par leurs appareils. Peut-être est-ce voulu (mais c'est alors bien dommage) ou peut-être est-ce bien involontaire.

Dans le doute, frappé par le virus du marketing viral TGV, Formats-Ouverts.org a décidé de faire connaître le site grâce à ses moyens : l'utilisation des formats ouverts.

Comme les références des pages n'apparaissent pas clairement du fait du Flash, voici au moins 4 des « produits » du site SOS bonnes excuses, avec les adresses Web données dans un format ouvert et permettant l'interopérabilité :

Comment trouver ces adresses ? En consultant le format ouvert HTML des page Web : ce source (tel est son nom masculin) est normalement accessible avec son navigateur Web pour tous les sites (avec Firefox, faire Ctrl+U ou Pomme+U).

Pour les formats ouverts aussi, l'excellent slogan de la publicité du TGV est valable : « Tout autre choix ne serait pas très professionnel ».

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un décret sur le RGI est publié

Décret fixant les modalités du comité du RGI

(Voir aussi les 2 textes de la DGME et de Microsoft France.)

Il était attendu (ou pas), le voilà : le Décret n° 2007-284 du 2 mars 2007 fixant les modalités d'élaboration, d'approbation, de modification et de publication du référentiel général d'interopérabilité, a été publié au Journal Officiel du 3 mars 2007 [1].

Que dire de ce texte ? La méthode retenue ci-dessous est de commenter au fil des phrases in extenso, ce qui donne un format de présentation avec le texte officiel en retrait et italique (gras ajouté) suivi d'une (re)formulation courte [2] (les remarques et les questions sont en fin d'article).

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie,
Vu l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives ;

C'est ici une ordonnance capitale [3] : son « Chapitre V Dispositions relatives à l'interopérabilité des services offerts par voie électronique » avec les articles 11 et 12 traitent d'interopérabilité et du « référentiel général d'interopérabilité » qui « fixe les règles techniques permettant d'assurer l'interopérabilité des systèmes d'information. » (article 11)

Vu le décret n° 2005-1792 du 30 décembre 2005 portant création d'une direction générale de la modernisation de l'Etat au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie ;

Il s'agit ici du décret de création de la DGME mise en place fin 2005 (et qui a succédé à l'ADAÉ).

Vu le décret n° 2006-672 du 8 juin 2006 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement des commissions administratives à caractère consultatif,

« consultatif » ne veut pas dire décisionnaire : le comité du RGI ne décide pas.

Décrète :,
Article 1,
Le ministre chargé de la réforme de l'Etat est chargé de la conception et de l'adaptation du référentiel général d'interopérabilité créé par l'article 11 de l'ordonnance du 8 décembre 2005 susvisée.

Ministre en charge du RGI : celui de Réforme de l'État (le format abrégé de « RGI » ne figure pas). Et même en cas de changement des découpages des ministères, il y aura toujours ce ministère, ou alors un texte indiquera le transfert de compétence.

Article 2,
1. Il est créé un comité du référentiel général d'interopérabilité.,

Voilà donc le « comité du RGI »

Il peut délibérer sur tout sujet de nature à favoriser l'interopérabilité.

L'interopérabilité : c'est bien l'objet des délibérations du comité. Mais il s'agit de la « favoriser », et non pas de la mettre en place ou d'en décider.

Il est consulté sur le projet de référentiel général d'interopérabilité et sur ses évolutions.

« consulté » revient : le comité du RGI ne décide pas mais donne des avis.

Ses membres reçoivent communication du contenu de tout appel à commentaires conduit sur des évolutions notables du référentiel général d'interopérabilité, huit jours au moins avant l'ouverture dudit appel à commentaires.

L'appel à commentaires est la procédure de travail du RGI.

2. Le comité du référentiel général d'interopérabilité est présidé par le directeur général de la modernisation de l'Etat ou son représentant.

Président du comité : le DGME (depuis la création de la DGME fin décembre 2005, il s'agit de Franck Mordacq)

Il se réunit au moins une fois par an.

Périodicité minimum de réunion : annuelle.

Le président établit l'ordre du jour. Une question doit y figurer si un tiers au moins des membres du comité en font la demande.

Le tiers des 24 membres : 8.

3. Le comité du référentiel général d'interopérabilité est composé de :

Voici donc le détail de la composition des 24 membres.

- un représentant du ministre de l'intérieur, du ministre de la défense, du ministre des affaires étrangères, du ministre de la justice, du ministre chargé de l'emploi, du ministre chargé des finances, du ministre chargé de l'éducation nationale, du ministre chargé de l'équipement, du ministre chargé de la santé, du ministre chargé de l'agriculture et du ministre chargé de la culture ;

11 ministères sont représentés

- trois représentants des collectivités territoriales, respectivement au titre des régions, des départements et des communes, désignés par le ministre chargé des collectivités territoriales ;

3 représentants : 1 pour les régions, 1 pour les départements et 1 pour les communes [4]

- le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés ;

1 : le président de la CNIL [5]

- trois représentants des organismes de protection sociale, désignés par le ministre chargé de la sécurité sociale ;

3 pour les organismes de protection sociale

- quatre personnalités qualifiées choisies pour leur compétence et leur expérience dans le domaine de l'administration électronique et des technologies de l'information et de la communication, désignées par le ministre chargé de la réforme de l'Etat ;

4 membres dits « personnalités qualifiées »

- le directeur central de la sécurité des systèmes d'information au secrétariat général de la défense nationale.

1 : le DCSSI du SG de la Défense (qui n'est pas le DGSIC de la Défense)

Article 3,
Le référentiel général d'interopérabilité est approuvé par arrêté du Premier ministre.

Validation de Matignon : il ne s'agit pas ici d'une approbation pour le RGI en cours, c'est la description du fonctionnement.

Le référentiel général d'interopérabilité est mis à disposition du public par voie électronique.

Le RGI n'est pas au format papier

Article 4,
Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, la ministre de la défense, le ministre des affaires étrangères, le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer, le ministre de la santé et des solidarités, le ministre de l'agriculture et de la pêche, le ministre de la culture et de la communication et le ministre délégué au budget et à la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

13 ministères doivent exécuter ce décret

Fait à Paris, le 2 mars 2007

La signature a pu avoir lieu à un autre moment que le 2 mars, mais telle est la date donnée.

En résumé de ces 4 articles du décret : le comité du RGI est créé, il comporte 24 membres, il délibère sur tout sujet de nature à favoriser l'interopérabilité, il est consulté sur le projet de référentiel général d'interopérabilité et sur ses évolutions.

Les questions et les remarques

Ce décret est important, il est enfin paru et il faut le saluer et le signaler : le RGI n'est pas mort, son comité est créé. De plus, ses membres seront connus (alors que cela est moins public pour le groupe de travail AFNOR en charge du dossier ISO Open XML).

Pour ce qui est des questions, il s'en pose :

  • quand auront lieu les nominations ? avant le premier tour des élections présidentielles du 22 avril ?
  • quand aura lieu la première réunion ?
  • quel est le calendrier prévisionnel ?
  • une réunion annuelle, est-ce suffisant ?
  • enfin les « 4 personnalités qualifiées » sont les postes les plus ouverts : qui seront-elles ?

Il faut également souligner quelques points :

  • le RGI n'est pas publié, il s'agit bien ici du « comité du RGI » ;
  • le temps passe pour disposer du RGI définitif qui « détermine notamment les répertoires de données, les normes et les standards qui doivent être utilisés par les autorités administratives » [3]

Pendant ce temps la guerre des formats va continuer en public ou dans les coulisses, avec des entreprises qui s'affrontent et dans le même temps des États comme Misiones et le Massachussets qui utilisent des standards ouverts, et d'autres comme le Danemark, la Californie, le Minnesota ou le Texas qui veulent les utiliser au 1er janvier 2008.

Voir aussi l'article avec les 2 textes de la DGME et de Microsoft France.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Danemark continue avec les standards ouverts

Voici l'acte 3 pour le Danemark

En mai 2006, le Ministre des Sciences du Danemark avait déclaré que « l'utilisation des formats ouverts est capitale pour le développement d'une administration électronique » et qu'à partir du 1er septembre le format ouvert ODF sera officiellement utilisé par son ministère.

Le 2 juin 2006, le Parlement danois avait voté pour l'utilisation obligatoire des standards ouverts.

Le 23 févier 2007, Helge Sander, Ministre danois de la Science, de la Technologie et de l'Innovation a fait une annonce de presse à propos de la décision du Parlement du 2 juin [1]. Il a présenté un rapport à propos du plan de mise en place de standards ouverts qui seront obligatoires au 1er janvier 2008.

Le rapport détaille un certain nombre de points techniques (comme les 7 domaines concernés et leurs formats ouverts) et précise aussi que :

  • « les standards ouverts devront être implémentés graduellement en rendant obligatoire l'utilisation de ces standards ouverts pour le secteur public quand cela est techniquement faisable »
  • l'utilisation d'un premier ensemble de standards ouverts au 1er janvier 2008 sera obligatoire « si une étude économique montre que cela n'entrainera pas de coût supplémentaire pour le secteur public. »

En résumé : le cadre danois d'interopérabilité continue de se développer [2]. Il est aussi certain que la bataille va faire rage en public ou dans les coulisses :

  • pour définir ce qu'est un standard ouvert...
  • pour savoir si l'utilisation est « techniquement faisable »...
  • pour déterminer « le coût » de l'utilisation des standards ouverts...

La date du 1er janvier 2008 est aussi la date décidée pour l'utilisation des standards ouverts au Texas, au Minnesota et en Californie. C'est déjà le cas pour le Misiones ou le Massachussets.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Formats ouverts obligatoires en bureautique : une première en Amérique du Sud

Les formats ouverts dans la province de Misiones en Argentine

La nouvelle mérite d'être largement signalée : le gouvernement de la Province de Misiones en Argentine [1] a décidé d'utiliser obligatoirement des formats ouverts bureautiques depuis fin décembre 2006.

Sur la page d'accueil de l'ODF Alliance [1], née il y a un an, on lit encore la ligne suivante à propos des informations récentes : « Misiones (Argentina) Becomes First Regional Govt in Latin America to Adopt ODF ».

Il n'y a qu'un lien, pas de développement sur le site de l'ODF Alliance. En suivant ce lien, on obtient une page du « Centro de Cómputos de la Provincia de Misiones » (CCPM) avec le texte intitulé « Adopción del uso del estándar OpenDocument en la Administración Pública Provincial » paru dans le Bulletin Officiel n° 11928 du 21 décembre 2006 [3].

Il y est indiqué que le Directeur du CCPM décide pour les documents bureautiques établis par l'administration publique de la Province de Misiones de l'utilisation :

  • du format ouvert ODF pour les documents qui sont échangés pour être modifiés ;
  • du format PDF/A pour les documents destinés simplement à être lus.

Et cette résolution est entrée en vigueur le lendemain de sa publication au Bulletin Officiel ! Donc a priori depuis le 22 décembre : depuis Noël 2006, toute la Province de Misiones utilise donc ODF pour ses documents administratifs officiels, avec aussi le format PDF/A.

D'autres États comme le Texas, le Minnesota ou la Californie ont aussi pris position pour l'utilisation de standards ouverts, mais ce sera à partir du 1er janvier 2008.

Formats ouverts, indépendance et maîtrise technologiques, interopérabilité, mais aussi archivage se trouvent donc en action en Argentine dans la Province de Misiones.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Salon Documation 2007 : les formats sont toujours là

Les formats sont omniprésents

L'édition 2007 du salon Documation [1] se tiendra les 7 et 8 mars au CNIT à La Défense. C'est « Le rendez-vous de la gestion de contenu et du document ».

Qui dit document, qui dit contenu, qui dit gestion, dit forcément format (ou protocole ou standard), de manière explicite ou pas.

Ainsi, de manière explicite, les 2 journées de conférences, d'ateliers et de rencontres traiteront par exemple du format EAD (un format ouvert pour l'archivage), du records management, du XML ou de numérisation de documents à la BnF (en lien avec la Bibliothèque numérique européenne).

De manière moins explicite, le sujet des formats est omniprésent dès qu'il s'agit de documents numériques : les blogs, le Web 2.0, les portails, l'interopérabilité, le workflow, les métadonnées, les logiciels et protocoles utilisés, l'archivage... Cela était déjà le cas en 2005 et en 2006 (avec la DGME et la BnF notamment).

Un regret : mais où sont les archives des précédentes éditions ? Il semblerait que le site ne les propose pas en ligne. En terme de conservation de l'historique et de l'évolution du salon, c'est dommage.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Pour les prix, l'INSEE utilise le format SVG !

Le format ouvert SVG pour l'indice des prix

L'INSEE a mis en ligne sur son site un « simulateur d'indice de prix personnalisé » [1]. Comme le sujet des prix et du pouvoir d'achat est assez présent en ce moment, la presse en a parlé, qu'elle soit généraliste ou informatique, avec par exemple au détour d'un des articles du site ZDNet.fr [2], le dernier paragraphe suivant qui peut attirer l'attention... :

Le simulateur fonctionne sur tous les navigateurs, mais les utilisateurs devront installer l'utilitaire SVG Viewer d'Adobe.

  • « Fonctionne sur tous les navigateurs » : très bien, donc plus « d'optimisation » pour tel ou tel navigateur ;
  • « SVG » : mais le SVG est un format, qui plus est, un format ouvert !

Continuons... En allant consulter la page du site de l'INSEE, on lit [3] :

L'utilisation du simulateur nécessite que le format SVG (Scalable Vector Graphics) soit pris en charge par votre navigateur ou par un module externe. Pour en savoir plus, consulter notre rubrique d'aide.

Donc 2 cas se présentent pour le navigateur employé :

  • il sait utiliser tout seul le format ouvert SVG ;
  • il a besoin d'un « module externe » qui s'ajoute (un plugin, comme « l'utilitaire » cité plus haut).

Continuons... En consultant la « rubrique d'aide » de l'INSEE on trouve 4 paragraphes d'explications sur le SVG [4] (extraits) :

Le format Scalable Vector Graphics (SVG) est le modèle graphique XML standard recommandé par le W3C (World Wide Web Consortium).

Certains navigateurs (Mozilla/Firefox à partir de la version 1.5, Opéra à partir de la version 9) savent afficher ce format sans logiciel complémentaire, sous réserve que le code SVG et JavaScript utilisé soit compatible avec les standards du W3C.

Si votre navigateur est Internet Explorer, la visualisation du format SVG nécessite le téléchargement préalable du module externe gratuit SVG Viewer d'Adobe.

En d'autres termes : SVG est un format ouvert pour afficher des graphiques, de type XML ouvert, différemment pris en charge selon les navigateurs.

Alors en conclusion...
  • pour cette affichage de graphiques, l'INSEE n'a pas retenu un format comme Flash, mais du SVG [5], un format ouvert du W3C, et du Javascript ;
  • les navigateurs modernes récents comme Firefox 1.5 et 2.0 ou Opera 9 disposent déjà de la prise en charge du SVG : inutile donc « d'installer l'utilitaire SVG Viewer d'Adobe » ;
  • en revanche cet « utilitaire d'Adobe » est nécessaire avec le navigateur Internet Explorer, version 6 ou 7 (la dernière) [6], c'est bien exact.

Donc l'INSEE retient un standard ouvert du Web : c'est une excellente chose pour l'interopérabilité comme pour le choix et la concurrence, avec Opear et Firefox en chef de file. On pourrait presque dire dans une phrase au « format Tristan Nitot » : Bravo, c'est énoooorme, c'est énormissime !

Sources et liens :

En février, diminution normale... mais en réalité augmentation

Bilan de février : le 32e mois, dans l'absolu ou de manière relative...

Après les records de janvier, voici le bilan de février pour la vie du site. Les chiffres commentés donnent :

  • pour la deuxième fois consécutive, le demi-million de pages vues est dépassé (exactement 507 459), mais baisse de 8,75% ;
  • presque 180 000 visites, (179 489) soit comme en janvier plus de 6 400/jour, mais baisse de 10,50% ;
  • plus de 770 000 hits (777 793), mais baisse de 11,53% ;
  • plus de 72 000 visiteurs uniques (72 326), mais baisse de 15,46% ;
  • plus de 28 Go de transfert (28,44), soit plus de 1 Go/jour et record, mais baisse de 5,23%.

Donc cela baisse... Mais non, ou pas autant que cela ! Car en février des années non-bissextiles, ce sont 3 jours de moins que les 31 de janvier, soit presque 10% (9,67% exactement). Il faut donc considérer les statistiques en moyenne par jour. De plus, par rapport à février 2005 et février 2006, c'est une très forte augmentation (on multiplie par 2, 3 voire 4) ! Encore une fois, cela dépend de la manière de considérer les nombres : format brut (et alors il y a baisse) ou format relatif (et alors c'est la hausse par exemple pour les transferts et les pages vues). Il est possible de faire dire beaucoup de choses aux chiffres...

Du côté des articles, le palmarès des 5 les plus lus sur les 31 du mois (1076 articles au total fin février) est : HD Ready et Full, la capsule de café, la position de la France à l'ISO, le chat sur 20Minutes.fr et le site de Ten Mobile en Flash.

D'autres articles du mois sont à signaler, même s'ils ne sont pas en tête du hit-parade : un profil de poste chez Microsoft, la Saint Valentin entre Microsoft et IBM, la date du 22 février en bureautique, l'infrastructure de Vodeo.tv et ses contenus, comment rédiger une note... et les 6h30 de chat !

En décembre, il y eut la barre du 1000e article : en mars ce sera la barre du 1000e jour de FOo... et aussi la fête du nombre pi le mercredi 14 !

Merci pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture, bonne diffusion et bonne utilisation. Vivent les standards ouverts et l'interopérabilité !

Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des articles de mars 2007

Les 35 articles publiés en mars

1 dans Tables des billets, 2 dans Vie du site, 10 dans Web, 2 dans Manifestations, 11 dans Général, 1 dans Loi, 4 dans Conférence, 1 dans Humour, 2 dans Non-électronique, 1 dans Loi