Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1544 articles en ligne, dont 8 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Les concerts de l'été

iTunes contre Zune (article écrit hors connexion et mis en ligne le 18 août 2007)

L'été est aussi la saison des festivals et des concerts. Alors : piano solo ou orchestre, chœurs ou rock ? Il y a aussi : Apple ou Miscrosoft ? Avec iTunes contre Zune, et leurs formats.

Ainsi, du 1er au 31 juillet s'est déroulé le iTunes Festival: London [1]. Les plus de 60 artistes qui se sont produits ont été enregistrés et leurs morceaux seront disponibles sur le site iTunes... au format d'iTunes pour les baladeurs iPod d'Apple.

Quant à Microsotf, 3 concerts gratuits étaient organisés (à Los Angeles le 12, à Chicago le 22 juillet et à New York City le 4 août) [2], avec le site Zune comme point de passage, avec son format de musique. Et le 8 juillet se déroulait le concert LiveEarth : MSN en était le partenaire exclusif [3]... donc avec les formats Windows Media Player et Flash.

Aucun de ces formats n'est ouvert. L'été aussi, concerts ou pas, la guerre des formats est là.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats de l'été

L'édition 2007 (article écrit hors ligne et publié le 18 août)

Après 2005 et 2006, voici 2007 à propos des formats à l'honneur et en vigueur cet été.

Suivant les formats (papier, Web, télé, cinéma, musique, livre), il y a :

  • les chansons de l'été (mais LE succès incontournable imposé semble passé) ;
  • les livres de l'été (notamment ceux pas forcément récents mais qui sont lus à ce moment) ;
  • les jeux de l'été (avec cahiers de mots croisés divers, de sudoku), les séries estivales (The Shield, Lost, 24, Heroes, The Nine) ;
  • les émissions télé de l'été (Intervilles, Tour de France, L'île de la tentation, Survivor, Secret Story, La boîte à musique de Jean-François Zygel) ou radio (rediffusions, grilles spéciales) ;
  • les tournées de l'été (comme le Marionnaud Beauty Tour et autres tournées des plages) ;

Cette année aussi, les listes semblent mise en avant, une vraie listemania ; sans oublier le ton de l'été, dit plus léger, ou les sujets de l'été, dits moins sérieux.

Des articles de Formats-Ouverts.org se baseront sur ces formats (connus)... pour traiter des formats ouverts et de l'interopérabilité.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Amaya, nouvelle version

Le logiciel du W3C (article écrit hors connexion et mis en ligne le 18 août 2007)

Mozilla Firefox et Microsoft Windows Internet Explorer, plus connus en Firefox (FF) et Internet Explorer (IE), sont les 2 navigateurs phare du marché Web. Sans oublier les Safari, Konqueror ou Opera.

Et puis, moins connu, il y a Amaya [1], logiciel du W3C (World Wide Web). Il a la particularité d'être navigateur Web, mais aussi éditeur de pages Web, et en logiciel libre.

La version 9.55 est sortie le 10 juillet 2007. Elle existe pour Linux, Windows et MacOS X (PowerPC et Intel). Les formats HTML 4.01, XHTML 1.0, XHTML Basic, XHTML 1.1, HTTP 1.1, MathML 2.0, plusieurs caractéristiques de CSS 2 et le SVG (transformation, transparence et animations SMIL) sont pris en charge.

Ce sont tous des formats et des standards ouverts, à la base du Web.

Signalons que l'équipe est dirigée par la française Irène Vatton (de l'INRIA), avec Laurent Carcone (du W3C) et Vincent Quint (de l'INRIA). (Amaya n'a rien à voir avec Afric Simon et son Ramaya [2], ni avec l'abeille Maya [3] : cette remarque tient des formats de l'été !)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une video, des transparents et un sujet

Sommes-nous dans un Minitel 2.0 ou dans un Internet libre ?

Sans tomber dans une formulation très courte des « notules express », voici donc une bonne nouvelle : malgré la date du vendredi 13 et la menace qui a pesé sur la video de la conférence de Benjamin Bayart (avec un t, c'est un spécialiste de TeX), elle est disponible ! [1]

Vous trouverez donc les transparents (au format PDF animé) avec les plus de 1h04 de video (au format AVI [2]), ou la video seule (mais les transparents seuls ne sont pas pertinents).

C'est plus long qu'un épisode au format 24 (40 minutes), c'est moins nerveux en apparence que le format de The Shield et ce n'est pas encore aussi connu que Heroes et son format... mais cela parle vraiment d'Internet aujourd'hui, des logiciels libres et des standards ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le bon format pour avoir un blog à succcès

« Toi aussi deviens un véritable blogueur Web 2.0 »...

Quelles sont les règles d'or, quels sont les les trucs et astuces, quels sont les secrets pour avoir un blog suivi, lu, commenté et en tête des palmarès tous genres confondus ? Voici les points importants :

  • « le nom » : mettre version beta, ou pas, ou alors Web 2.0, ou pas ;
  • « les thèmes principaux » : le Web 2.0, les standards ouverts du Web...
  • « les billets » : 3 par jour avec 2 à 3 lignes, les dossiers, le sens à donner au blog, la vie du blog, son arrêt annoncé...
  • « les podcast » : audio, et même video...
  • « les commentaires » : en susciter, c'est une drogue ;
  • « la promotion du blog » : la blogosphère est une caisse de résonnance... y jouer, en jouer...

Vous êtes peu convaincu et avez peu souri ou rigolé ? Alors c'est une question de format dans la rédaction et de formulation !

En effet, l'excellent article signé Ploum, « Toi aussi deviens un véritable blogueur Web 2.0 » [1] pour les 5 ans (une demi décennie, dans un autre format) du site Standblog [2] de Tristan Nitot, est vraiment à recommander (et désolé, il y a peu de caractéristiques de Formats-Ouverts.org).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Microsoft, l'Open Source et les formats

Le site de Microsoft sur l'Open Source

Voici sous forme de points :

Sur le site :

  • 4 déclarations (dans une image animée au format Flash) : Un monde de choix, Construire des ponts, Opportunités économiques et Communautés & Apprentissage
  • 4 approches : participer, être partenaire, croître, apprendre
  • 3 sujets mis en avant : une FAQ, une société et Mozilla (à propos de Firefox et Thunderbird sur Vista)

Finalement et rapidement :

  • vision a : que Microsoft ouvre un tel site est symbolique, reconnaissant l'importance des logiciels et du mouvement Open Source, et considérant qu'il faut investir aussi le marché avec ces arguments ;
  • vision b : il n' y est pas question de logiciels libres (free software) ; participer à des projets en Open Source ne signifie pas en faire vraiment ni être dans le mouvement ; embrasser pour détourner, ou pour serrer (voire pour étouffer) est une stratégie possible.

Pour une approche ouverte, les standards ouverts restent la clé pour les données et les protocoles , mais aussi avec des formats ouverts pour les logiciels et les licences.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Les « Transformers » sont là, avec les formats

Encore une question de formats !

Le 25 juillet 2007 (un mercredi), sortie en France du film américain Transformers [1]. Et plus encore que pour Harry Potter 5 ou d'autres films (Joyeux Noël Les Chevaliers du ciel), voilà encore un sujet lié au format !

Déjà, le nom...

En anglais : Transformers, du verbe to transform et avec le nom commun transformation. En français : les Transformers (marque déposée), (se) transformer et la transformation.

Et revoilà le vocabulaire avec la grande famille du mot format (qui se transforme !) :

  • format formation transformation information malformation conformation reformation déformation ;
  • format formater formatage formateur formatrice.
Sur le site et sur les affiches

La police de caractères : reconnaissable avec la forme et la couleur de ses lettres, assez carrées et metalliques (robot oblige).

La date de sortie, écrite « 25.7.7 » (et non pas 25/07/2007), un peu comme 7.7.7, format robotique, comme le ton de l'affiche et le sujet.

Le site Web [2] utilise le format Flash, pour plus d'animation mais moins d'accessibilité et moins de référencement...

Enfin l'affiche utilise 2 slogans : « Protéger. Détruire » et « Leur guerre, notre monde ». On peut les reformuler :

  • Protéger : standards ouverts. Détruire : standards fermés.
  • Leur guerre : économique et technique ; notre monde : avec nos données.
Les Transformers dans le numérique...

Comment transformer un fichier d'un format de départ en un autre ? Avec des convertisseurs, qui exportent ou qui enregistrent dans l'autre format voulu.

Comment convertir le plus efficacement ? Avec des formats ouverts au départ et à l'arrivée !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Dix flops high-tech en images »... et donc 10 pièges

Des exemples concrets des dangers des formats fermés

Le site ZDNet France publie un dossier intitulé « Dix flops high-tech en images » [1] : on y trouve une photo des 10 produits, suivie d'un texte de présentation.

Voici la liste, mais présentée par ordre alphabétique des 8 fabricants concernés :

  • pour 3Com, l'ordinateur Audrey ;
  • 2 pour Apple : l'ordinateur Power Mac G4 Cube... et le PDA Newton MessagePad ;
  • pour Cytale, le livre électronique Cybook ;
  • 2 pour Microsoft : le logiciel Origami... et le baladeur Zune (commercialisé pour l'instant qu'aux États-Unis et pas encore en Europe) ;
  • pour Motorola (et un peu Apple), le téléphone baladeur Rokr ;
  • pour Nokia, le téléphone console NGage ;
  • pour Sega, la console de jeux video Dreamcast ;
  • pour SFR, la visiophonie sur téléphone portable.

Qu'en est-il des formats ? Ce sont 10 exemples de pièges qui se sont refermés :

  • quand « les correspondants doivent avoir un combiné compatible », impossible à la technologie d'être utilisée tant qu'elle ne s'est pas assez répandue ;
  • comment continuer de jouer avec une console qui n'a plus de cartouche à son format ?
  • que deviennent les données enregistrées à des formats fermés propres à une des machines disparues et à ses logiciels ?

Ce dernier point est le plus problématique : il n'y a qu'un seul logiciel cité dans la liste (Origami de Microsoft), mais comme les appareils électroniques et numériques utilisent des logiciels, ils peuvent emprisonner les données créées.

Avec chaque logiciel actuel utilisant un format fermé, le risque est identique. Au contraire des formats ouverts. Dans cette liste de 10 exemples, les produits ont disparu, sont arrêtés ou ne bénéficient plus du soutien de son entreprise créatrice. Et cette entreprise peut aussi disparaître...

Précision : la liste peut être allongée de manière non-exhaustive avec les matériels et logiciels comme BeOS, OS/2, Palm Pilot, ClarisWorks, AmiPro, Atari, Amiga et autres DreamWriter.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Harry Potter et la multitude des formats, dont le papier

Abracadabra, voilà les formats, et parmi eux, le seigneur pa...pier !

Pour les personnes pressées, voici la notule de départ : Harry Potter 7, c'est le format papier qui continue de régner, malgré du copiage numérique, et aussi avec les autres versions (jeux video et ses nombreux formats de console, films de cinéma, DVD,...) qui contribuent à sa notoriété et à sa rentabilité.

« Le 21/07/2007, c'est HP7 ! »

Tel est le slogan qui était d'actualité le 21 juillet (un samedi), dans le monde entier. En effet, il s'agissait de la publication du livre Harry Potter and the Deathly Hallows, le tome 7 et aussi le dernier de la saga de J. K. Rowling. [1]

« HP07 le 070707 ! », cela aurait pu être encore plus fort d'un point de vue marketing et communication ! Sans confondre le sorcier avec le HP de Hewlett Packard [2].

Il y a à dire à propos des formats.

Tout d'abord, rappelons que Harry Potter a déjà soulevé des questions à propos des formats :

En ce mois de juillet 2007, pour HP7 en livre, on peut signaler :

  • la sortie en France le 11 juillet du film HP5, Harry Potter et l'Ordre du Phénix [3], une excellente préparation en terme de communication...
  • les règles de sécurité et de secret qui ont entouré le travail notamment de l'imprimeur...
  • et la confirmation du règne du papier.

En effet, c'est bien le livre en papier qui est l'objet de cette médiatisation, de cet engouement et de ces ventes : un livre dans tout ce qu'il y a d'habituel et de traditionnel, avec un texte imprimé, qui sera aussi en édition de poche, là aussi au format papier ; et avec un format (physique) et écrit en anglais en version originale.

Et le format du livre papier est ouvert : nul besoin de technologie autre que celle de la lecture, interopérabilité réelle.

Certes, il y a...

Certes, il y a eu du piratage du livre avec les photos numériques (de mauvaise qualité) des pages du livre [4] . Auraient-elles été bonnes, c'était toujours du vol, mais quel intérêt de lire les plus de 500 pages sous forme de photo sur un ordinateur ?

Certes, il y a aussi le livre audio, avec le texte lu par un ou des acteurs, vendu sur le site iTunes d'Apple, avec le format numérique d'Apple destiné aux baladeurs et aux ordinateurs d'Apple.

Certes, il y a les ordinateurs, les assistants numériques et les téléphones portables : mais qui lirait les plus de 500 pages sur un écran plus ou moins grand, avec une qualité d'affichage moyenne, et avec une ergonomie et une maniabilité peu importantes ?

Certes il y a théoriquement les versions numériques pour les livres électroniques... mais où sont-elles et où sont les ebooks [5] et autres Cybook [6] qui devaient révolutionner l'édition et la lecture ? Pour lire sur la plage ou à la montagne (avec le soleil, le sable, le vent), dans le métro ou le bus, dans le train ou la voiture, dans son lit ou son salon, le papier semble encore bien le premier, et la copie du papier en papier est bien difficile. Et pour ce qui est du papier électronique [7], ce ne sont que les débuts.

Outre l'ergonomie, la praticité et la souplesse, il y a aussi pour le papier une dimension culturelle, avec plusieurs siècles d'histoire. Même si le numérique gagne vite dans certains domaines (photo, GPS, musique), la reconnaissance passe encore par le livre : avoir été publié est parfois le bon format pour être considéré et pris au sérieux. Et même pour écrire, noter ou griffonner, le papier reste un roi très puissant.

Autres articles à propos du format papier :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

L'AFNOR et les formats ODF et OXML

Le groupe de travail et l'enquête de l'AFNOR

En février, il y eut de fortes interrogations quant à la décision de la position de la France à propos du format OpenXML. Cela donna même lieu à une question parlementaire du député Bernard Carayon [1] avec une réponse offcielle (mais un peu « décalée »...).

Comme l'ISO a décidé d'accepter la procédure rapide (« fast track »), un groupe de travail a été constitué à l'AFNOR en vue d'élaborer la réponse de la France. C'est le front français à propos des standards ouverts, et voici ce qu'il en est :

  • Le site de l'AFNOR, Afnor.org [2], n'indique rien...
  • ...mais c'est le site StandarMedia.com (sic, standard sans d, [3]), qui fait partie du Groupe AFNOR, qui place l'information en page d'accueil ;
  • Pour ce qui d'un lien, attention... « Vous avez la possibilité de mettre en place un lien hypertexte entre votre site et le site standarmedia.com sous réserve de l’accord préalable et écrit d’AFNOR. » [4] auprès du webmaster et du directeur de la publication, Pascal Poupet, « pour toute autre demande de reproduction sur support papier »... et les liens donnés ci-dessous en référence sont de vrais liens hypertextes.
  • L'intitulé du groupe est « Commission Nationale Formats de saisie de documents, (CN FSD) », lancé le 10 mai 2007 [5].
  • La composition du groupe n'est pas officiellement publiée sur le site de l'AFNOR ni sur StandarMedia.com... mais le Président du groupe CN FSD, Frédéric Bon, l'a publié sur le blog de sa société, Clever Age [6] : « CIGREF, SOFTFLUENT, MICROSOFT FRANCE, CLEVER-AGE, WYGWAM , APRIL, ARS APERTA, INRIA, CGTI, AFUL, MIN DE L’INDUSTRIE, AFDEL, CHU de Grenoble, INNOVIMAX SARL » (donc pas de IBM ni de Sun ni de Google, 3 membres entreprises de l'ODF Alliance).
  • Mais il manque encore le nombre de représentants par structure, voire leur nom et leur nombre de voix.
  • L'objectif du CN FSD est pour « Format OOXML - doit-il devenir une norme internationale ? Quels sont les commentaires à faire sur le projet ? L'objectif de prise de décision et d'entérinement est ficé à fin 2007 en fonction du consensus constaté » : peut-on parler d'« objectif d'entérinement » alors que le débat porte sur le fait de le retenir ou pas comme norme ?
  • Enfin une enquête est ouverte... jusqu'au 31 juillet 2007 ! (comme pour l'Europe et son enquête) [7]. Elle comporte 2 questions :
    • « OpenDocument Format/ISO 26300 doit-il devenir une Norme Française ? »
    • « OfficeOpen XML doit-il devenir une Norme internationale ISO / une norme française ? »

Et là, ces 2 dernières questions soulèvent 4 interrogations :

  • première question : une norme ISO pourrait donc ne pas être une norme française ? Et si une structure choisit une norme ISO plutôt qu'AFNOR, cette norme est-elle caduque ?
  • seconde question : il y a 2 questions en une... et si Office OpenXML ne devient pas une norme ISO, peut-il être une norme française ? Et si Office OpenXML devient une norme ISO, peut-il ne pas être une norme française ? (ce que laisse supposer la question précédente)

On peut relever que le site StandarMedia.com donne la liste des « Structures normatives les plus consultées », et qui sont au nombre de 10, avec : « IETF, W3C, CEN, ECBS - CENB, AFNOR, ISO, JTC1, OASIS, IEEE, IPDR.org »... mais l'ECMA, qui a normalisé le format Office OpenXML, n'y figure pas.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

L'Europe et les standards ouverts : un recul possible

Le champs de bataille européen à propos des formats ouverts

Outre l'affontement au niveau mondial et au Massachussets, l'Europe est aussi le théâtre d'une bataille à propos des formats ouverts.

En Europe, il y a :

  • le programme IDABC, Interchange of Data between Administrations Business and Citizens ;
  • auquel succéda le programme IDABC pour Interoperable Delivery of European eGovernment Services to public Administrations, Businesses and Citizens [1].

Chaque fois, les standards ouverts y ont été soutenus et promus, notamment à propos d'interopérabilité.

Mais le nouveau texte de la version 2 du cadre général européen d'interopérabilité, EIF v2.0 (European Interoperability Framework), pourrait changer : un rapport a été remis à l'IDABC, avec cette approche générale

« Permettre aux standards ouverts et aux autres standards reconnus de coexister »

La suite est du même type :

« EIF v2.0 devrait faciliter le(s) modèle(s) commercial(aux) générant le plus de profits financiers plutôt que ceux créant de la valeur publique en reconnaissant les droits de propriété intellectuelle si il y en a. Le support de formats multiples permet une migration vers les formats ouverts quand cela sera approprié sur le long terme. » (site OpenStandards.eu, [2])

Un standard « reconnu » (par qui ? comment ?) n'est pas forcément un standard ouvert... De plus, ne considérer les standards ouverts que sous l'angle de l'archivage est bien, mais un peu trop réducteur...

Que faire : 2 choses, mais vite

Sans établir ici une comparaison qui peut démanger les touches du clavier mais ce ne serait pas à un format assez constructif, il est possible :

  1. de signer la campagne pour les formats ouverts du site OpenStandards.eu [2] ;
  2. avant le 31 juillet de répondre à l'enquête publique de la commission Européenne, ouverts à toutes et à tous [3].

Outres les particuliers et les associations, des entreprises participeront-elles aussi à l'enquête pour souligner combien les standards ouverts sont garantes par exemple d'une vraie concurrence loyale ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une exclusivité francophone : 4 James Bond en un seul jour !

Vendredi 20 juillet 2007, la date que l'espion de sa Gracieuse Majesté nous envie... mais qu'il n'aura jamais !

Regardez vos ordinateurs, vos assistants personnels, vos téléphones et trouvez la date : en ce 20 juillet vous devriez lire quelque chose qui s'approche de « 20072007 » , avec des signes de séparation (comme . / - ou une espace).

2007 2007... deux fois l'année 2007, mais aussi deux fois 2 007... soit deux fois deux 007 et donc 4 James Bond ! [1]

C'est encore une histoire de date et de format ! En juillet, après le 070707 (un samedi), après le 787 (un dimanche), après le vendredi 13 (un... vendredi !), c'est donc au tour du 20 juillet (un vendredi) qui en format français donne cette particularité.

Et cela au grand dam du format anglosaxon de date, pour qui il est impossible d'avoir ce double 2007 : la construction « année mois jour » ne peut donner de 20e mois...

Format de DVD... et de produits dérivés

Alors, une importante opération marketing ou commerciale avec un lancement ou une journée spéciale James Bond pour le 20/07/2007 ? Pas vraiment. En revanche toute l'année 2 007 (!) s'y prête : le DVD du 21e film, Casino Royale (de 2006, et qui rompt avec certains codes des James Bond : un autre format...) [2], est sorti le 23 mai (un mercredi).

ELF, Et Le Format ? Le DVD du film est au format DVD Video et aussi Blu-ray Disc... Sony oblige. Donc pas en HD-DVD, et uniquement 2 lecteurs utilisables. Quant aux autres produits DVD et dérivés, l'année 2007 pourra sans doute être encore plus importante avec des éditions spéciales.

Mais ces dates et ces formats, est-ce si important ? Oh oui !

Manier les chiffres est trivial pour un ordinateur, et assez facile. C'est pourquoi les dates sont plutôt présentées sous forme chiffrée. De plus, les dates sont capitales pour les documents (comme les courriels) et les logiciels (synchronisation, échanges).

Encore faut-il que le format de date en chiffres soit ouvert et correctement utilisé : sinon le 200707 peut être compris comme le 20 juillet 2007 (ou 1907) ou le mois de juillet 2007 ou le 7 juillet 2020 (ou 1920)... que choisir alors ? Et quand cette information rentre dans des formules de calculs importants...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les votes pour l'ISO

Au soir du 19 juillet : Portugal, Italie, Afrique du Sud et États-Unis

Dans le déroulement des votes à propos du format OpenXML, les agences nationales de normalisation commencent à se déterminer, avec les standards ouverts comme sujet central.

Italie et Portugal : pour OpenXML - et au Portugal, les représentants d'IBM et de Sun n'ont pas pu participer aux discussions car « il n'y avait pas assez de sièges disponibles dans la pièce »...

États-Unis : contre OpenXML de la part de l'INCITS

Afrique du Sud : contre OpenXML

Sites de référence :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Formats bureautiques : le monde et le Massachussets, les 2 champs de bataille

La guerre des formats en bureautique

Il y a La guerre des mondes, le livre (et le film). C'est aussi actuellement la guerre entre le monde des formats ouverts contre le monde des formats fermés (avec la question de savoir quel format ouvert et avec quelle définition).

Dans cet affrontement, les formats en bureautique sont actuellement sur le devant de la scène, avec OpenDocument Format et Office Open XML, et 2 champs de bataille : petit panorama.

Le Massachussets

L'État du Massachussets :

  • c'est là où la guerre des formats, avec des développements « particuliers », a été très forte ;
  • c'est enfin en juillet 2007 l'État qui a envisage de mettre aussi le format OpenXML sur sa liste des formats ouverts [1].
Le monde au travers de l'ISO et de ses différents pays

L'organisation internationale ISO doit décider si le format ECMA OpenXML de Microsoft sera ou pas une de ses normes :

  • la désicion d'établir une norme en bureautique a déjà été prise en mai 2006 avec le format ODF (OpenDocument Format) ;
  • cette décision pour OpenXML est faite selon une « procédure accélérée » et a été décidée le 10 mars 2007 par Lisa Rachjel, secrétariat de l'ISO Joint Technical Committee (JTC-1) [2] ;
  • cette décision se base sur les positions des agences de normalisation nationales de diffétents pays, dont la France ;
  • cette décision pour la France sera prise par l'AFNOR avec le groupe de travail qui s'y consacre.
Pour agir (un peu)

Pour agir en faveur des standards ouverts, il est possible :

  • pour le Massachussets d'écrire à standards arobase state.ma.us ;
  • pour la décison des agences nationales de normalisation, d'aller sur le site NoOOXML.org [3] ;
  • de soutenir les associations AFUL et APRIL ou les structures en faveur de ODF qui travaillent au sein du groupe de l'AFNOR.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Selon une étude suédoise... »

Il y a 4 ans, et toujours d'actualité...

Parmi les conférences aux RMLL 2007, celle sur les logiciels libres à l'UNESCO, présentée par Abdoulaye Diakité, indiquait dans son diaporama la citation suivante :

« Selon une étude suédoise, les standards ouverts et les formats ouverts, avec les logiciels libres et les logiciels open source, sont des facteurs important pour arriver à augmenter la compétitivité, à améliorer l'interopérabilité et à réduire les coûts pour l'administration dans le secteur public. » [1]

C'était en 2003, et cela est toujours valable. On peut aussi ajouter comme avantages :

  • l'indépendance technologique ;
  • la mise en concurrence des fournisseurs ;
  • la maîtrise de ses données avec pérennité des archives.

Mais la guerre entre formats ouverts et fermés continue, en bureautique, en multimedia, sur le Web ou dans les télécommunications.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Notules suite aux RMLL 2007

Une série de petites notes prises lors des RMLL d'Amiens
  • En juin 2007, sont apparus sur les billets de train de la SNCF des « codes barre 2D » (de petit carrés noirs ou blancs dans un rectangle) : qu'y a-t-il comme information dans ce format ? est-ce lisible par tous les appareils ou seulement par un logiciel avec le Windows embarqué des terminaux des agents de la SNCF ?
  • Les extensions de Firefox : comme le code est ouvert, il est assez facile d'en faire (pour quelqu'un s'y connaissant), y compris rapidement pour un besoin spécifique simple. La démonstration fut faite à ces RMLL 2007 par Paul Rouget avec un double copier d'une page Web (comprenant l'URL et un passage de texte surligné). Les extensions sont au format .xpi.
  • Publicité sauvage pour Freevax reçue par courriel : « Au delà de l'Open Source, l'interopérabilité. » « Ces fichiers d'échanges sont dans un format XML normalisé. » « Il est possible d’intégrer le module FREEVAX dans les logiciels de dossiers patient grâce aux formats d’échanges XML ». Certes, cela est intéressant, mais quel format XML exactement ? Et pour le site et l'approche Open Source, il y a encore des améliorations à apporter : http://www.freevax.org/.
  • Un salut à la plus jeune auditrice des conférences des RMLL (4 semaines) et son format de badge : « NetBébéSD » !
  • Quid des formats des tablettes de chocolat, des cigarettes et des petits carreaux 5x5 mm imprimés sur papier ? Ouvert, fermé, protégé ?
  • Il y a un format fermé des symboles et autres représentations qui sont dans des églises et dont la signification exacte est perdue. Or ces informations gravées dans la pierre (ou peinte) sont toujours là (depuis bien plus longtemps que le numérique) et constituaient les livres de ces époques.
  • Les plans des églises et cathédrales romanes ou gothiques ? Sans doute des formats fermés (car plus conservés, voire jamais conservés car jamais établis formellement).
  • Le Chaos Computer Camp 2007, près de Berlin, du 8 au 12 août, une rencontre internationale où les formats, les protocoles et les standards seront omniprésents, https://events.ccc.de/camp/2007/.
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les RMLL 2007 sont mortes, vivent les RMLL !

Un bref compte-rendu des conférences sur les formats (et autres) des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL)

Les RMLL 2007 à Amiens sont finies depuis le 14 juillet au soir : une superbe édition, un grand bravo aux organisateurs ! Voici donc quelques brèves informations a posteriori à propos des 5 conférences sur les formats ouverts et l'interopérabilité dans le thème « Le libre au-delà du logiciel ».

Le Web : un bien commun basé sur des standards ouverts

Tristan Nitot a traité « De l'importance du logiciel Libre et des standards pour que le Web reste un bien commun » : face aux tentatives passées et encore actuelles (comme avec SilverLight et AIR) de rendre le Web propriétaire par l'intermédiaire de formats fermés, il faut réaffirmer l'importance des standards ouverts [1]. La fondation Mozilla avec Firefox ou Thunderbird va dans ce sens.

La messagerie instantanée : le protocole Jabber/XMPP

La messagerie instantanée est une parfaite illustration de la non-utilisation volontaire de protocoles ouverts pour garder ses utilisateurs : MSN, AIM et autes Yahoo! procèdent ainsi. Mais le protocole ouvert Jabber/XMPP est lui normalisé au niveau internationnal, ce que les 3 cités ne sont pas. Nicolas Vérité, expert XMPP/Jabber (Atos Origin) a présenté toutes les possibilités et l'état de la situation.

« L'interopérabilité, les standards ouverts et le logiciel libre »

Charles-H. Schulz et Jérôme Dumonteil (Ars Aperta) ont dressé un panorama complet et riche des liens entre ces 3 sujets, dont les définitions sont un point essentiel pour être au clair. La substitutionnalité fut traitée, comme le RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité).

Format OpenXML de Microsoft : une longue et riche présentation

Deux heures ! Oui, de 16h15 à 18h15, deux heures (mais pas du tout ennuyeuses) pour la présentation de Jean-Marie Gouarné (Genicorp) à propos de la guerre des formats en bureautique avec OpenDocument Format et OpenXML. Ce dernier format de Microsoft a donné lieu à de nombreuses informations et remarques.

Quand la conférence d'avant met à mal la suivante...

Vendredi 13... était le jour de présentation de « Comprendre et expliquer l'importance des standards ouverts », par moi-même : le jour a porté chance aux personnes présentes à la présentation qui précédait la mienne, faite par Benjamin Bayard. Mais la malchance frappa en quelque sorte ma présentation qui suivait : difficile d'être aussi percutant et avec autant de monde. Ce fut tout de même l'occasion d'une exclusivité à propos des sacs aspirateurs.

Et aussi

D'autres conférences au sein du thème sont à signaler : les femmes dans le logiciel libre, le vote électronique, le couple Minitel-Internet de Benjamin Bayard ou encore l'UNESCO et les logiciels libres (et les standards ouverts). Je suis aussi intervenu à la table ronde politique (« Les logiciels libres, avec quelles libertés ? ») à propos des standards ouverts, du RGI, d'OpenXML.

Concernant le RGI, on ne peut que vivement regretter l'annulation de la présentation officielle de la DGME qui était prévue bien à l'avance (motif : les congés).

Pour finir avec une quadruple touche touristique : Les Marissons et Tante Jeanne sont d'excellents restaurants ; la cathédrale Notre Dame d'Amiens [2] au naturel (de jour et de nuit) et la même illuminée en couleur (de nuit) est vraiment magnifiquement superbe !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Pour le matériel aussi, gare au format...

Une évidence peut-être, mais à rappeler, pour être averti

Au fil des pages « high tech » des catalogues, c'est un véritable défilé de matériels (et donc de formats). Et vous avez justement décidé d'améliorer ou de changer de matériel informatique : en avant pour un nouveau disque dur, une alimentation plus puissante, une barette mémoire supplémentaire, ce graveur de DVD tant attendu, voire une machine entièrement nouvelle...

Seulement voilà, les formats sont là.

Et donc les dimensions de votre boitier un peu « ancien » ne sont plus les dimensions « standard » (sic) des composants actuels : cela ne rentre pas, ou alors les vis ne sont plus au même endroit.

Et quand cela loge, les câbles pour raccorder le tout n'utilisent plus les mêmes prises : impossible de relier les éléments « standards » (sic).

Et avec cet ordinateur entièrement nouveau, comment relier directement une excellente imprimante en parfait état de fonctionnement mais avec une prise parallèle ? « Ah mais le standard, c'est l'USB ! » (sic)

Vraiment, « standard » a bon dos et change assez souvent...

Et quand cela semble bon, on peut découvrir que le système d'exploitation ne gère pas autant de place ou autant de mémoire, ou que les pilotes du matériel n'existent que pour une version donnée...

Cette situation n'est pas valable qu'en informatique : les formats sont bien présents dans les « produits électroniques grand public » (les télévisions, les baladeurs, les appareils photos, les consoles de jeux, les lecteurs DVD,...) et dans « le monde de la téléphonie » (les téléphones simples, les téléphones intelligents, les téléphones mini ordinateur,...) qui ne sont pas en reste avec la « convergence numérique » qui les rapproche de l'informatique pour les « loisirs numériques ».

Là où il y a de la technique, il y a des formats. Et là où il y a un marché basé sur la technique, il peut y avoir la volonté de le contrôler (voire de le verrouiller), et de rendre les utilisateurs le plus captifs possible... avec les formats comme la clé du verrou.

C'est une guerre des formats, avec certains qui sont ouverts (et avec dans ce cas les avantages CIPISI).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Vendredi 13 : le format BB a sévi...

Jour de malchance et aussi de chance !

Le vendredi 13 juillet 2007, à Amiens, université Jules Vernes, pôle sciences, amphithéâtre Baudelot : à 14h, conférence de Benjamin Bayart, intitulée « Internet libre ou Minitel 2.0 ? » :

Internet vient du libre, comme le libre vient d’Internet. Cependant l’évolution récente du réseau, essentiellement financière et commerciale, le fait dériver vers d’autres modèles sociaux et économiques. Comment décrypter cette évolution, son origine, ses conséquences ? Comment agir pour rectifier le tir ? [1]

Et alors ? Benjamin Bayart, informaticien expert et président du fournisseur d'accès Internet FDN [2], fit merveille, avec :

  • l'aspect vestimentaire : costume cravate, avec chemise blanche (et montre gousset) ;
  • le diaporama : beau, avec des transparents en 2 parties animées et avec juste quelques mots ;
  • le contenu : clair et totalement inédit en présentation publique ;
  • les mots clés : Internet, le Minitel [3], la liberté, les standards ouverts, les logiciels libres, les FAI, YouTube... et bien d'autres ;
  • les aspects techniques : ils sont parfaitement maîtrisés, y compris d'un point de vue historique ;
  • les formulations : l'art et la manière de jongler avec la langue et ses niveaux, les silences, les allusions, les clins d'œil et l'humour ;
  • les effets : ah l'irruption d'un véritable Minitel ! Applaudissements mérités !

Finalement : bravo ! Et toutes ces caractéristiques ont des formats ouverts : tout est imitable, mais même en y ressemblant, impossible d'avoir les mêmes.

La chance du vendredi 13 a donc porté sur :

  • les nombreuses personnes qui étaient présentes pour assister en direct à ce grand numéro ;
  • le sujet passionnant et exclusif ;
  • les questions-réponses à l'issue de la présentation.

La malchance du vendredi 13 s'est abattue sur :

  • les absents...
  • l'enregistrement video qui ne serait pas complet...
  • la conférence suivante : la barre était bien haute, les personnes en partie... parties, et impossible pour moi d'être aussi fort.
Les 5 autres « vendredi 13 » et leurs articles depuis l'ouverture de Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Formats : vous êtes plutôt voiture ou plutôt avion ?

Il est écrit...

Jean Paoli et Tom Robertson, hauts responsables de Microsoft, ont publié le 15 juin une lettre à propos de l'interopérabilité.

Concernant l'existence des formats OpenXML et OpenDocument Format, dont « aucun n'est meilleur que l'autre » (sic), on lit :

Ce n'est pas différent de la manière dont les personnes veulent se déplacer d'un endroit à un autre : certaines choisiront l'automobile et d'autres l'avion. Les deux sont des moyens de déplacement mais sont totalement différents et sont destinés à des communautés différentes.

Donc, de nos jours, un document fait par un traitement de texte (même avec plusieurs pages), par un tableur (même avec plusieurs feuilles) ou par un logiciel de présentation (même avec plusieurs transparents) n'est pas identique s'il est enregistré au format ODF ou au format OpenXML : le document est dans une voiture avec ODF et dans un avion avec OpenXML...

Même transporté à dos d'âne ou avec ses pieds, l'essentiel est que le format soit vraiment ouvert.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Lettre de Microsoft sur l'interopérabilité

« Le choix »

Après la publicité et le contenu du site sur l'interopérabilité de Microsoft France, c'est le site anglais [1] qui est à l'honneur.

Le 15 juin 2007, le site a publié une lettre signée par 2 hauts responsables de la société, Tom Robertson (General Manager, Interoperability and Standards) et Jean Paoli (General Manager, Interoperability and XML Architecture). (Ils avaient déjà publié mi-février une lettre ouverte, quelques jours avant le 22 février.)

Le titre est Choice (Le choix), sous-titré Les utilisateurs auront à décider du format de leur document [2].

Le plan : une introduction, 4 parties et une conclusion. Pour le vocabulaire et leurs statistiques :

  • aucune utilisation des termes « format ouvert » ou « standard ouvert » ;
  • une seule fois le mot interopérabilité, « interopérabilité entre eux » à propos de OpenDocument Format et de OpenXML : donc la confusion et la simplification classiques (voire volontaires ?), car il s'agit de compatibilité entre les 2 formats.

Le texte avance qu'avoir plusieurs standards est une question de diversité et ne pose pas de problème (mais pas des standards ouverts) : et Office OpenXML ne couvre pas les mêmes besoins que OpenDocument Format.

Extraits des 4 points principaux :

  • « les utilisateurs ont toujours eu le choix parmi de nombreux formats et devraient continuer ainsi » avec des utilisations différentes pour ODF et OpenXML qui sont « fondamentalement différents ». Il faut donc avoir le choix, ce que Microsoft illustre avec le soutien qu'il a apporté pour que ODF figure sur la liste des formats reconnus par l'ANSI [3] ;
  • « OpenXML et ODF sont deux formats disctincts qui servent des besoins différents » : notamment la reprise de l'existant... ce que Office OpenXML sait faire pour des anciens formats fermés d'Office qui sont dans « l'âge sombre du numérique ».
  • « Open XML, ODF, UOF et d'autres formats peuvent coexister et coexisteront » : et Microsoft soutient les « convertisseurs Open Source » entre OpenXML et UOF (format chinois) ; mais aucun travail de Microsoft pour inclure ODF et UOF directement par eux-mêmes.
  • « Open XML est fortement approprié » et il aura « un impact positif », dit le texte. Et la conclusion : il d'agit de « proposer un choix supplémentaire parmi les formats reconnus [par l'ISO] ».

Finalement, quelle est la stratégie dans cette approche :

  • trop de standard ne tuerait-il les standards ?
  • puisque les États veulent des standards, qu'il en ait (voire trop) !
  • à trop avoir de standards, la confusion est telle qu'autant garder celui qui est connu...
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le site Interop de Microsoft France

On y lit...

Le site Microsoft et l'interopérabilité, déjà signalé parmi un quatuor de sites, a fait l'objet d'une publicité sous forme de banderole au format fermé Flash, mais dont le texte a été retranscrit dans un format ouvert.

En suivant le lien de la publicité, on arrive donc sur le site Interop [1].

La page d'accueil mentionne les standards dans un menu. Elle propose aussi de choisir un rôle : « Architectes et professionels de l'informatique », « Secteur public » et « Partenaires » (les images associées à ces termes seraient intéressantes à étudier).

Et le particulier, l'utilisateur ordinaire, le grand public ? Ils n'y figurent pas : la question de l'interopérabilité serait-elle hors de leur portée ? Ils sont pourtant concernés.

Les pages du site mentionnent « les standards », mais pas les standards ouverts. Rien sur les pages des 3 rôles cités ci-dessus, et rien sur la page À propos de l'interopérabilité [2] :

  • « standards » : cités 4 fois, dont 1 fois avec « standards industriels » ; « compatibilité », 2 fois ;
  • L'interopérabilité est « un enjeu aussi crucial que la sécurité et la fiabilité. » : c'est l'approche de l'informatique de confiance ;
  • « Dans le cadre de cette approche, Microsoft s'efforce de proposer des technologies visant à équilibrer innovation concurrentielle et capacité à connecter des systèmes et des applications exclusifs. » : il ne s'agit donc pas d'ouverture complète, mais une sorte de régulation : il est question d'un « accès facilité à nos technologies » ;
  • Pour le point Accès : « mise à la disposition du plus grand nombre [donc pas de tous] des ressources technologiques de Microsoft en vue de permettre l'établissement de ponts entre les systèmes et ce, via une politique de licences IP [donc des licences liées à la propriété intelectuelle et les brevets] et d'outils de conversion. »
  • Pour le point Normes : « prise en charge des standards dans nos produits », comme OpenDocument Format de l'ISO ? Non, ce standard n'est pas considéré comme bon.

Pourtant, l'interopérabilité qui s'appuie sur les standards ouverts est la plus puissante et la plus réellement ouverte : le Web et le courrier électronique en sont 2 exemples parfaits.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Des citations à relever

Des responsables de Microsoft, des Bibliothèques et Archives britaniques ont dit...

L'accord du 4 juillet entre les Archives du Royaume Uni et Microsoft a fait dire :

Les fichiers à d'anciens formats sont « une bombe à retardement » et

« L'information numérique est en fait de manière inhérente plus éphémère que le papier » selon Natalie Ceeney, chef des Archives nationales du Royaume Uni.

Gordon Frazer, directeur de Microsoft Royaume Uni, a parlé « d'un âge sombre du numérique » et de « de trou noir numérique » à propos des documents à d'anciens formats fermés, et de préciser :

« Historiquement au sein de l'industrie des technologies de l'information, la tendance majeure était les fichiers à des formats propriétaires. »

Adam Farquhar, chef de e-architecture de la British Library, a souligné que le sujet de la conservation numérique ne concerne pas que les archives et les biliothèques nationales :

« Cela concerne tout le monde - de la petite entreprise aux groupes de recherche universiatire ou les auteurs et les scientifiques. »

Et les origines de ces problèmes sont les formats fermés, dont ceux des logiciels AmiPro, 123, WordPerfect, ClarisWorks... sans oublier ici les très utilisés Word, Excel, PowerPoint, Works et autre Publisher de l'époque.

Mais il n'y pas question dans cet accord de publier les spécifications des anciens formats fermés : les formats ouverts ne sont pas de mise.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La présentation du Boeing 787 le 8 juillet 2007

Au lendemain du 7 juillet 2007 (un samedi) on peut lire en anglais en page d'accueil du site de Boeing (http://www.boeing.com/) :

Special Feature:
Boeing 7-Series
787 Dreamliner Premiere
07/08/07

Le lien hypertexte mène donc à la page dédiée à la présentation publique et officielle du nouveau Boeing 787 Dreamliner, retransmise dans le monde entier (http://www.boeing.com/commercial/787family/787premiere.html) :

787 Premiere
Watch the 787 rollout event live on 7/8/07

La date du 8 juillet (un dimanche) n'a pas été retenue par hasard : le format anglo-saxon de cette date est le 07/08/2007... ce qui peut donner 07/08/07, ou encore 7/8/7 en simplifiant : presque comme le 787.

Quand le format ouvert de date est utilisé pour la communication... (La date 787, au format français, correspond au 7 août 2007, mais une présentation à cette date en France du 787 Dreamliner est peu probable).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Vous avez dit 777 ? Sept sept sept... Un avion, une date, une formule ou autres choses ?

Voilà un rendez-vous donné depuis plus d'un an et qui concerne une galaxie de nombres au sens varié...

Il y eut le 666, précédé du 555 : le premier était en 2006 (un mardi), le second en 2005 (un jeudi) (Formats-Ouverts.org n'a pas connu le 111, le 222, le 333 ni le 444).

Il y a aussi eu le 314 anglais, en 2007 (un mercredi), mais aussi les années précédentes et les prochaines, presque comme le 227 français...

Et demain dimanche sera le 877 ou le 778.

Mais aujourd'hui est le 777, ou aussi le 7 7 7, le 7-7-7, le 7/7/7 ou le 7.7.7... ou encore avec deux chiffres, le 070707, 07 07 07, 07-07-07, 07.07.07, 07/07/07...

Reprenons dans un format plus clair, car ce sont là encore des formats, avec un codage des informations dont voici le décryptage :

  • le 314 anglais, (« moisjour »), « mars 14 », est donc le 14 mars ;
  • les 227 et 727 français (avec « jourmois » et « jourmoisannée »), sont donc le 22 juillet et le 7 février 2007 ;
  • et enfin le 777 pour le sept juillet deux mil sept, format de date en toutes lettres, sans 7 (en chiffre) à répétition !

Ce 7 juillet 2007 (777) rappelle le 7 février 2007 (727), qui ont Boeing en commun : le 777 et le 727 sont 2 appareils du constructeur américain. Et c'est le 7 février 2007 (donc 727, comme le Boeing 727 [1]), qu'eut lieu vol de démonstration avec journalistes de l'Airbus A380 [2], concurrent des Boeing !

Le 14 mars (314) et le 22 juillet (227) ont le nombre pi [3] et sa fête en commun : 3,14 (3 chiffres exacts de pi) et la fraction 22/7 (soit 3,1428, avec aussi 3 chiffres exacts pour pi).

Pour être complètement fou (foo ?) de 7, il y a aussi les « 7 sept », soit 7777777, pour la date et l'heure, et donc le 7 juillet 2007 à 7 heures 7 minutes 7 secondes 7 dixièmes de seconde ! On peut aussi penser au « 7 à 77 ans », ou encore au 07/07/07 dans le 07 (Ardèche, [4]) voire dans le 77 (Seine-et-Marne, [5]). Sans parler de 007 en ce 070707 [6]... voire de Paris 7 (l'université Denis Diderot [7 !]).

Enfin, l'écriture au format VIIVIIVII est aussi possible, ou encore le VII VII MMVII : c'est ici en chiffres romains [8] et non plus arabes. Encore une question de format.

Précision pour FOo : pour trouver les articles d'une date donnée sur Formats-Ouverts.org, le format après l'adresse www.formats-ouverts.org est ouvert et donne /année/mois/jour/ avec 4chiffres/2chiffres/2chiffres/, ce qui est utilisé dans l'historique des annnées précédentes ci-dessous.

Finalement pour les formats d'écritures
  • pour une date, quel format utiliser : en lettres ? en chiffres ? arabes ou romains ? jour-mois-année ? année-mois-jour ? avec 2 ou 4 chiffres ? et quel symbole sépare les informations : le / ou - ou . ou une espace ?
  • si le format d'écriture des dates (ou d'autres informations) est mystérieux, fermé et donc mal compris, l'information n'est pas utilisable (au point d'avoir des sondes spatiales qui s'écrasent) ;
  • si le format est ouvert, cela signifie une documentation ouverte claire et complète dessus, ce qui permet une compréhension des données.
Sources et liens :



Et sur Formats-Ouverts.org :