Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1540 articles en ligne, dont 4 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Le film E.T. : version politiquement correcte ou pas ?

100% d'origine ou pas ? (Article écrit hors ligne entre Noël et Nouvel An)

Lundi 31 décembre 2007 : sur France 3, E.T. l'extra-terrestre [1] avec entre autres son célèbre « E.T. téléphone maison » est au programme à 20h50, un film digne des fêtes, qui plus est à l'occasion des 25 ans du film. Mais de quel film s'agit-il :

  • celui de Steven Spielberg ?
  • ou celui de Steven Spielberg ?

Le premier est de 1982. Le second est de 2002. Entre les deux, de petites retouches pour donner à la version 2002, celle des 20 ans, « un format » (ouvert) plus convenable par rapport à l'original :

  • plus d'arme à feu dans les mains des policiers mais des talkies-walkies ;
  • plus de mot « terroriste » dans la bouche de la mère.

Modifier ou ne pas modifier une œuvre d'art (et son format) car le contexte a changé, telle est la question.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les prévisions pour 2007 disaient...

L'heure des bilans annuels (Article écrit hors ligne entre Noël et Nouvel An)

Sur Formats-Ouverts.org, les prévisions à propos des formats ouverts au sens large étaient pour 2007 au nombre de 12, soit symboliquement une par mois. Chacune concernait un grand domaine, avec une version optimiste et une version pessimiste :

C'est à vous de juger, en cette fin d'année (où Le conte du parapheur est aussi un bilan). En attendant l'édition 2008...

Et sur Formats-Ouverts.org :

Fin de Think Secret. Et pour FOo ?

J'ai délibérément supprimé les logiciels Apple de ma machine Apple (Article écrit hors ligne entre Noël et Nouvel An)

La citation est courte :

Je suis content d'avoir obtenu cet accord à l'amiable, et maintenant je vais pouvoir m'investir dans mes études avec peut-être plus tard du journalisme. [1]

L'auteur en est Nick Ciarelli, rédacteur et éditeur du site Think Secret à propos d'Apple. Donc le responsable du site Think secret serait content d'arrêter son site pour retourner à ses chères études... Non, cela signifie que suite aux procès d'Apple pour connaître les sources (à plusieurs reprises, le site a divulgué des informations officielles avant Apple), Nick Ciarelli cesse son site.

Sur Formats-Ouverts.org, les sources des articles sont indiquées en fin d'article. Mais puis-je écrire ceci :

  • j'ai tout à fait délibérément supprimé les logiciels Apple de mon ordinateur Apple (notamment plus de Mac OS X, mais Linux à la place) ;
  • je fais correctement fonctionner le matériel Apple (hors le modem) sans logiciel Apple mais en utilisant des logiciels libres (comme Firefox, Thunderbird, Emacs, LaTeX, OpenOffice.org d'où le nom de MALLE : Machine Apple avec des Logiciels Libres Exclusivement !) ;
  • je fais ce que je veux avec le matériel Apple que j'ai acheté (y compris renverser un verre d'eau sur le clavier, voire vertement insulter la machine !).

Est-ce condamnable de révéler aussi ces 2 « secrets » :

  • le matériel (séduisant) d'Apple est utilisable avec d'autres logiciels que les leurs (qui ne sont pas à des formats ouverts) ;
  • la vente liée est interdite et une machine Apple doit aussi pouvoir s'acheter sans logiciel Apple avec un prix inférieur.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le papier fait de la présence

Il est toujours là (Article écrit hors ligne entre Noël et Nouvel An)

L'ère est au numérique. Cela se voit en fin d'année dans les catalogues de cadeaux. Mais ces catalogues sont au format papier, avec parfois une version numérique sur le site de l'enseigne. Mais le papier demeure... et mieux encore, il fait fureur : outre les lettres au Père Noël et les chèques cadeaux, à lire les différentes pages des catalogues, on y trouve même les rubriques Papeterie, Carterie ou encore Loisirs créatifs, toutes basées sur des objets en papiers variés et à travailler (avec de nombreux formats).

Sans oublier les cartes de vœux, utilisées pour se démarquer du courriel, et autres agendas aux différents formats (et papiers ou couvertures) [1]. Avec eux, format ouvert et interopérabilité sont bien présents.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 28 décembre 2006 : 1 article (Consomag et les formats de la TVHD)
  • le mercredi 28 décembre 2005 : pas d'article
  • le mardi 28 décembre 2004 : pas d'article

Ces DVD video illisibles

Offrez un DVD video (mais tout le monde ne pourra le lire) (article écrit hors ligne entre Noël et Nouvel An)

Comment lire des CD ou des DVD quand ils n'ont pas le format de vrais DVD video ni de vrais CD audio ? Il y avait l'exemple du cadeau du CD audio de Norah Jones... Il y avait le cas du cadeau des DVD de 24 Heures Chrono... Voici un autre exemple avec La collection des courts métrages Pixar [1] : pas de format ouvert ni d'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 27 décembre 2006 : 1 article (Mozart, sa musique et les formats)
  • le mardi 27 décembre 2005 : pas d'article
  • le lundi 27 décembre 2004 : pas d'article

Le conte du parapheur

Il était une fois un parapheur...

Il était une fois un parapheur. Ne cherchez pas dans les dictionnaires, le mot n'y figure presque pas. Ne songez pas à un objet extraordinaire, il ne n'est pas. Du moins en apparence...

Le parapheur fait partie de la vie quotidienne des bureaux, même à l'heure du numérique. Imaginez donc un objet assez simple et pratique, rectangulaire, comportant des intercalaires et d'une taille suffisante pour contenir ses grandes feuilles A4.

Quelle que soit sa couverture, sa valeur provient des pages qu'il contient : ce sont des documents à viser et à signer. Mais pas par n'importe quel signataire, par les responsables des différents échelons hiérarchiques, comme le dit l'organigramme.

Le parapheur possède donc un grand pouvoir : quand il a parcouru toute la chaîne, quand tout a été signé sans retour pour des « à corriger », alors son document est validé, il peut être envoyé, diffusé, publié.

Mais parfois le parapheur connait des mésaventures : il est égaré, et il faut alors partir à sa chasse ; ou il est empilé, et il faut alors trouver dans quel bureau et sous quelle pile ; ou il est oublié, et il faut alors remonter sa piste ; ou pire, il est bloqué, et il faut alors comprendre pourquoi ; ou encore pire, il est annulé, et il faut alors le recycler avec un document neuf.

En cette fin d'année, avec l'approche de dates à ne pas dépasser, certains parapheurs vivent heureux : ils sont l'objet d'une intense attention et d'une circulation rapide, avec signature pour validation au dernier moment, mais encore dans les temps.

Mais en cette fin d'année, d'autres parapheurs ne sont pas à la fête : ils sentent la paraffine, ils ne sont toujours pas sortis des piles, ils sont toujours oubliés, ils ne sont toujours pas signés.

Le parapheur du RGI en fait partie.

(RGI : Référentiel Général d'Interopérabilité, document lancé en avril 2006, définissant les formats et protocoles à utiliser dans l'administration électronique, contenant de nombreux standards ouverts pour garantir l'interopérabilité.)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mardi 26 décembre 2006 : 1 article (Le retour des cadeaux en magasin : quand les formats sévissent)
  • le lundi 26 décembre 2005 : pas d'article
  • le dimanche 26 décembre 2004 : pas d'article

Ceci est le 1400e article de Formats-Ouverts.org.

Quel format pour écrire au père Noël ?

Les lettres au père Noël : encore et toujours le papier !

L'UPU, l'Union Postale Universelle [1], l'a annoncé dans un communiqué de presse une semaine avant le jour de Noël [2] : « Le Père Noël, un destinataire toujours plus populaire » avec plus de 6 millions de lettres.

A un moment où la lettre personnelle fait face à une forte concurrence des moyens de communication électroniques, les opérateurs postaux consultés indiquent que le nombre de lettres adressées au Père Noël ne cesse d’augmenter.

Facile à rédiger, personnelle car manuscrite, très peu technique avec juste un stylo et du papier, valable même avec une enveloppe non affranchie à l'adresse imprécise du Pôle Nord (ou d'ailleurs), sans besoin d'ordinateur, de logiciel, d'électricité ni de connexion, la lettre au père Noël (courte ou longue) reste donc utilisée et en tête au format papier (un format ouvert, et l'UPU veille à l'interopérabilité des systèmes postaux). Joyeux Noël à vous !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Dixit Le Monde

Le Monde à propos de l'accord de Samba avec Microsoft

Samba, un rescapé est le sous-titre d'un article [1] dont le dernier paragraphe indique (gras ajouté) :

La Commission avait conclu en 2004 que Microsoft avait refusé de fournir à ses concurrents les protocoles (informations nécessaires à l'interopérabilité) afin que les ordinateurs et serveurs utilisant son logiciel Windows, mais fabriqués par ses concurrents, ne puissent pas fonctionner ensemble. Cette pratique anticoncurrentielle de Microsoft lui a permis de s'imposer sur le marché des serveurs, contraignant ses concurrents à disparaître ou à quitter le secteur. Ne fonctionnant pas sur une base commerciale, Samba n'a en revanche pas eu à souffrir de pertes de chiffre d'affaires et n'a pas été contraint de se retirer du marché aujourd'hui dominé par Microsoft.

Voilà qui est très direct... De l'importance des protocoles et des formats... L'article parle aussi d'interopérabilité (à 3 reprises), mais pas de protocoles (ni de formats) ouverts, et pour cause, il n'y en a pas ici.

Sources et liens :

Payer pour être compatible

Accord entre Microsoft et la PFIF pour le logiciel Samba

Le 22 octobre 2007, les décisions de l'Europe à l'encontre de Microsoft à propos des « systèmes d’exploitation pour serveurs de groupe de travail, notamment la fourniture aux développeurs de logiciels libres des informations sur l’interopérabilité que Microsoft est tenue de divulguer. » indiquaient :

la redevance due pour l’obtention de ces informations sera réduite à un montant unique symbolique de 10 000 euros. (sic)

La PFIF, Protocol Freedom Information Foundation [1], a donc payé les dix mille euros pour le compte de la fondation Samba [2], suite à un accord signé entre Microsoft et PFIF [3] et annoncé le 20 décembre. De la sorte, il y a accès aux informations techniques des protocoles de Microsoft, pour que Samba soit compatible avec notamment les serveurs Microsoft ou l'annuaire Active Directory.

Bien sûr, il s'agit pas de format ouvert ni d'interopérabilité, mais de compatibilité suite à un accord financier. Seuls les sites de la PFIF et de Samba relatent l'information [4], rien pour l'instant sur la page presse de Microsoft [5].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format des supports monétaires

Quelle diversité

Battre monnaie est un monopole des États : la monnaie d'un pays (ou d'un groupe de pays comme pour l'Euro) est réglementée par ses structures officielles, avec notamment la définition des supports : les billets (au format papier) ou les pièces.

Mais il n'y a peut-être pas autant de monopole du support, car des structures non étatiques proposent aussi des supports de monnaie :

  • des banques avec leurs chèques (autre format papier), qui sont agréées ;
  • des commerces avec les cartes de paiement électronique, comme Moneo (nouveau format de support qui peut se voir réclamer à la place des supports officiels) ;
  • de plus en plus de magasins et de chaînes de distribution avec leurs « chèques cadeaux » aux noms divers et variés.

Alors, pour les formats ouverts, une édition limitée de chèques cadeaux Formats-Ouverts.org pour offrir un abonnement au fil RSS et au site ? Inutile, c'est gratuit, comme toute la consultation du site et des archives depuis le 1er juillet 2004.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

En Norvège, des standards ouverts !

Le gouvernement de Norvège retient HTML, PDF et ODF

Le texte du communiqué de presse officiel du Ministère norvégien de l'administration gouvernementale et de la réforme est très clair [1] :

  • Pré-titre : En Norvège, un accès égal pour tous les citoyens aux informations publiques.
  • Titre : Les standards ouverts sont obligatoires pour les informations de l'Etat.

Et le chapô en gras :

Le gouvernement norvégien a décidé que toutes les informations disponibles sur ses sites Web officiels devraient être accessibles dans les formats ouverts de documents HTML, PDF ou ODF. Cela signifie la fin de l'époque où les documents officiels étaient publiés seulement dans des formats fermés.

Dès le 1er janvier 2009, les décisions concernent :

  • HTML pour les informations publiées sur le Web ;
  • PDF (PDF 1.4 ou supérieur ou PDF/A ISO 19005-1) obligatoire quand il y a souhait de conserver l'apparence originale d'un document ;
  • ODF (ISO/IEC 26300) est à utiliser pour publier des documents que l'utilisateur peut modifier après téléchargement, par exemple des questionnaires publics à remplir. Ce format est aussi rendu obligatoire.

La ministre Heidi Grande Røys a précisé que « le développement des technologies de l'information et de la communication dans le secteur public doit se baser sur des standards ouverts. Dans le futur, nous n'accpeterons pas que les structures publiques verrouillent les utilisateurs de données publiques dans des formats fermés. »

Les standards ouverts et l'indépendance sont donc à l'honneur, avec l'interopérabilité, la libre concurrence ou encore l'archivage en conséquences directes.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« La bataille des formats » (Livres Hebdo)

Un article avec encore des formats pour le livre électronique

Après les formats ouverts de l'IDPF et le dossier Educnet, c'est le magazine Livres Hebdo [1] qui allonge la liste des formats liés au livre électronique.

Le numéro du 7 décembre 2007 propose un dossier de plusieurs pages intitulé L'imprimerie saisie par le numérique [2]. Une de ses parties est consacrée au livre électronique, avec comme titre La bataille des formats, sous-titrée « La multiplication des standards du livre électronique complique son développement ».

Le nouveau lecteur Kindle, lancé par Amazon en novembre, lit le format PRC développé par le français Mobipocket racheté par Amazon en 2005 et d'autres formats comme les fichiers Word, HTML, TXT, JPEG mais pas les PDF, le format concurrent du PRC mis au point par Adobe et qui est pourtant le plus répandu aujourd'hui.

On y apprend aussi que Microsoft propose son format Lit, et qu'il s'agit du PDB pour Palm. Quant à Sony, le Sony Reader a « un format de fichier utilisable uniquement sur son lecteur et dont il a le monopole ». Enfin Adobe devrait lancer en 2008 le format epub pour des usages comme le téléphone portable.

L'article conclut que « la plupart des éditeurs attendent le MP3 du livre électronique » : et pourquoi ne pas souhaiter mieux encore, comme le HTML du livre électronique, c'est-à-dire un format ouvert ? (le MP3 n'est pas aussi ouvert).

En résumé, encore une fois, la bataille des formats fait rage, et même la guerre des formats : ils sont au centre des enjeux, car ils caractérisent les contenus et leurs utilisations.

Sources et liens :
  • [1] Site de Livres Hebdo, http://www.livreshebdo.fr/
  • [2] Article L'imprimerie saisie par le numérique, de Véronique Heurtematte, Livres Hebdo n°713, du 7 décembre 2007, page 74 (Merci à Sophie pour l'information)
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un dossier sur le livre électronique

Livre numérique, livre électronique, e-book, encre et papiers électroniques,...

Pour le livre électronique, le Kindle d'Amazon ou autre, le sujet du format des contenus est capital : lequel est utilisé ? est-il ouvert ou fermé ?

Un article du site de Bruno Rives [1] signale la parution d'un dossier sur le site Educnet du Ministère de l'éducation nationale consacré au livre électronique : Livre électronique, livre numérique papier et encre électroniques, lecteurs... [2].

La question des formats utilisés y est traité à 2 reprises, dans un point de la première partie (Formats de fichiers) et dans la cinquième partie (Formats des fichiers), avec le PDF, l'OeB et 3 autres (Docbook, CHM, DAISY) qui sont indiqués.

Autres dossiers du site Educnet liés aux formats sur Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Livre électronique : les formats ouverts de l'IDPF

Des formats ouverts pour le livre électronique

Le livre électronique peut s'appuyer sur un écran ou sur du papier électronique, comme pour le Kindle d'Amazon. Mais dans chaque cas, la même question se pose à propos des contenus, la question ELF : Et Les Formats ?

En 1999 avait été lancé le format Open eBook (OeB) [1] défini par l'Open eBook Forum (OeBF). En 2005, l’OeBF est devenu l'IDPF, l'International Digital Publishing Forum [2], qui a élaboré 2 formats :

  • Open Publication Structure 2.0 (OPS), basé sur du XML ;
  • OPS Container Format 1.0 (OCF), un format compressé pour l'acheminement d'OPS.

L'une des particularités de ces 2 formats est qu'il s'agit de formats ouverts revendiqués officiellement comme tel sur la page de FAQ du site de l'IDPF [3] :

Qui peut utiliser ces standards ?

Tout le monde. Il n'y a pas de coût associé à l'usage des spécifications de OPS et de OCF.

Y a-t-il des éléments propriétaires dans ces standards ?

Non. Les spécifications sont basées sur des spécifications ouvertes ou du domaine publice comme XML, XHTML, CSS, Unicode, DTBook, Open Document Format (ODF) et d'autres. Toutes les versions des spécifications IDPF relèvent de la politique de propriété intélectuelle de l'IDPF qui exige de ses membres de révéler les parties brevetées.

Pour les créateurs de contenus, cela permet de produire avec des avantages réels (coût, indépendance, ouverture technique, puissance). Pour les utilisateurs, cela permet « d'échanger des fichiers OCF non protégés [les protections éventuelles viennent par dessus les formats IDPF qui ne les incluent pas] entre différents appareils de lecture, offrant ainsi une interopérabilité transparente. »

Sources et liens :

Communication : les pompiers seront compatibles avec la police

Compatibles ou interopérables ?

Le journal gratuit Matin Plus [1] du 17 décembre 2007 propose au bas de la page 10 une brève d'un paragraphe intitulé Radiocommunications Un nouveau réseau pour les pompiers, avec cette phrase :

En outre, Antares sera «inter-opérable» avec le système Acropol mis en place dans la police début 2007.

En cherchant la source de l'information, on trouve le communiqué de presse d'EADS Defence & Security [2] qui indique qu'il a remporté le marché du réseau de radiocommunication des services de sécurité civile (dont les pompiers). Ce réseau dénommé ANTARES va se placer dans le cadre du réseau ACROPOL de la Police nationale.

Déploiement d’un service de radiocommunications au profit des services publics concourant aux missions de sécurité civile, totalement interopérable à l’échelle nationale et interdépartementale (chapô, gras ajouté)

ANTARES reposera à la fois sur l’infrastructure qui a été mise en œuvre dans le cadre du projet ACROPOL de la Police Nationale, dont l’ouverture est effective pour l’ensemble des départements métropolitains depuis début 2007, et sur un complément d’infrastructure consistant à installer ex nihilo, à adapter ou à augmenter la capacité de trafic du réseau sur 360 sites d’ici 2010, ce qui constituera une infrastructure mutualisée et totalement interopérable au niveau national et interdépartemental, basée sur la technologie TETRAPOL. (gras ajouté)

Dans un format plus court, les radiocommunications des pompiers seront donc compatibles avec celles de la police. Elles seront même interopérables au sens où elles « opèreront avec » (inter opérer) un autre. Mais ce n'est pas l'interopérabilité au sens large d'un élément avec tous. Quant aux formats ouverts des technologies utilisées, cela n'a pas lieu ici.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Web mobile : le retour des sites « optimisés pour » ?

Oui aux sites basés sur les standards ouverts du Web (et pas aux « optimisés pour l'iPhone »)

L'iPhone est disponible en France depuis le 29 novembre 2007. L'appareil permet de téléphoner, d'écouter de la musique et aussi de naviguer sur les sites Web.

C'est l'Internet mobile, qui se développe de plus en plus.

On peut donc accéder aux sites Web avec le navigateur de l'iPhone (Safari). Mais cela est aussi possible avec d'autres téléphones et même avec d'autres appareils dits nomades (ou mobiles).

Seulement voilà : l'iPhone semble ressusciter Netscape. En effet, rappelez-vous : ce fut la guerre entre le navigateur de Netscape et celui de Microsoft (Internet Explorer), avec des sites « optimisés » pour l'un ou pour l'autre.

Pour l'instant, il n'y a que des sites « optimisés pour l'iPhone » [1]. Mais bientôt, verra-t-on des sites Web optimisés pour d'autres appareils, ceux d'Archos, ceux de Nokia, ceux d'Asus, ceux de ... ? [2] Il faut souhaiter que non [3].

L'une des forces du Web est son ouverture basée sur les standards ouverts, qui permet une adpatation et une évolution permanente, comme par exemple une déclinaison pour les téléphones portables.

Alors, oui pour avoir des sites Web modernes qui utilisent la puissance des technologies ouvertes du Web, avec des versions en fonction des utilisations :

  • des versions classiques pour ordinateur ;
  • des versions pour l'impression ;
  • et aussi des versions pour les téléphones portables.

Et oui pour avoir toutes ces versions créées automatiquement, sans optimisation particulière codée en dur (notamment l'affichage) mais avec des versions obtenues dynamiquement à partir de CSS par exemple.

Même si l'affichage de l'iPhone devenait un standard de fait, cela ne constitue pas une réponse moderne que d'avoir un site dédié codé statiquement pour un seul type d'appareil. L'interopérabilité y est perdante (et la maintenance de multiples versions).

Un format de fait n'est pas forcément un format de fête.

Sources et liens :

Conférence Aristote

Les standards ouverts à l'ENSAM

Les 16 et 17 janvier 2008 se tient à l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM, [1]) à Paris un séminaire Aristote, organisé par l'association du même nom [2] (qui a déjà traité par exemple de pérennité de l'information numérique). Il est intitulé Autour de l'Open Source [3], animé par Patrick Murzeau (du Ministère des Finances) et Jean-Luc Archimbaud (du CNRS).

La journée du jeudi 17 porte sur L'opensource : quels standards et quelles initiatives dans la communauté Enseignement Supérieur et Recherche ? Avec une matinée encore plus axée sur les standards, avec par ordre d'apparition :

  • les standards du Web, Tristan Nitot ;
  • les standards bureautiques, Jean-Marie Gouarné ;
  • le RGI, référentiel général d'interopérabilité (DGME) ;
  • les licences Cecill (INRIA) ;
  • le groupe thématique Logiciel Libre du pôle de compétitivité System@tic, Roberto Di Cosmo ;

L'inscription est obligatoire, gratuite pour les personnes relevant d'organismes membres d'Aristote et/ou de l'enseignement supérieur public. Il est aussi possible de suivre les conférences en video en direct [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les Pays Bas retiennent les logiciels libres et les formats ouverts

Une annonce importante... y compris les définitions...

« Le Gouvernement des Pays-bas vient de promouvoir l’utilisation des formats ouverts et des logiciels libres » indique l'article du site Synergies [1]. C'est indéniablement une décision importante, à mettre en avant et à saluer.

L'article propose une traduction de l'annonce officielle du gouvernement néerlandais. En voici 3 extraits :

Le gouvernement devra utiliser des logiciels basés sur des formats ouverts à partir d’avril 2008.

Voilà pour le calendrier, qui est proche.

Par les formats ouverts et l’utilisation de logiciels libres, la dépendance envers les fournisseurs de Technologies d’Information et de Communication sera diminuée.

Voilà un aspect essentiel : l'indépendance. Un représentant de Microsoft a réagi en déclarant « que ce n’est pas une bonne nouvelle pour le marché du logiciel de ne dépendre que d’un seul type de logiciels. » [2]

La caractéristique principale des formats ouverts est que chacun peut les utiliser sans payer de licence.

Voilà enfin le point qui concerne une définition des formats ouverts : la caractéristique citée est exacte, mais elle est incomplète. L'absence de licence n'exclut pas par exemple des frais pour accéder aux informations, situation retenue par l'Europe à l'encontre de Microsoft.

La question est donc : quelle est la définition retenue ? Car tous les éditeurs peuvent revendiquer des formats ouverts, avec leur propre définition. Et la question de la définition se pose aussi à propos de « open source software » du texte original en néerlandais [3].

Les 6 États des USA qui avaient aussi retenu les formats ouverts donnaient une définition précise (comme par exemple l'Oregon) des formats ouverts (et sur les six, 5 sont revenus en arrière...) Une approche qui permet de bien poser les règles.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats à utiliser pour les courriers électroniques

Les recommandations de Sir Tim Berners-Lee, directeur du W3C

Tim Berners-Lee est sans doute une des plus grandes personnalités d'Internet. Il a été annobli par la Reine d'Angleterre pour son travail, il est le directeur du W3C, World Wide Web [1].

Sa page Web officielle [2] fournit diverses informations : sa biographie, ses conférences (comme celle sur le Web mobile) et traite aussi du courrier électronique. On y lit ses recommandations sur les formats à employer pour écrire (gras et italique ajoutés) :

Ce qu'il ne faut pas envoyer en courrier électronique

Le courrier électronique est sure tant qu'il ne contient pas de programme. (Les données et les documents sont bien, les programmes ne le sont pas). Si vous m'envoyez un programme, je ne l'exécuterai pas, car il il peut endommager mon ordinateur et peut être un virus.

* Note : les documents pour Microsoft Word, Excel et autres programmes de Office tendent à exécuter des programmes (scripts) alors que vous les prenez pour de simples documents. Ils peuvent exposer ma machine aux virus, parce que ces programmes n'empêchent pas les scripts de s'exécuter depuis un document quand il est reçu par courriel. S'il vous plaît, ne m'envoyez pas de documents de Microsoft Office.

* Si vous envoyez du texte, s'il vous plaît, faites le en texte brut ou en HTML. Si vous utilisez votre traitement de texte favori, ou votre logiciel de présentation préféré, etc, et si vous m'envoyez un document dans le format de l'outil que vous avez utilisé, vous me forcez alors à installer un logiciel propriétaire sur n'importe laquelle des machines où je lis ce document.

* Si votre courriel est envoyé depuis Microsoft Outlook, et contient des pièces jointes, je serai enclin à ne pas le prendre en compte car je sais que des séries de virus en 2001 résultaient de la tendance d'Outlook à exécuter des scripts dans les courriels, et consommaient beaucoup de mon temps ou de celui de mes collègues.

Ce que vous pouvez envoyer en courrier électronique

Voici de bons standards de documents : messages en texte brut, pages HTML sans script (parfois appelées Texte enrichi), photos (format JPEG, PNG, GIF), SMIL, RDF/XML N3 et ainsi de suite. Tous ceux-là peuvent être envoyés en tant que messages ou en pièces jointes. Je peux les lire avec une variété de logiciels, et ils ne peuvent contenir de virus, tant qu'il n'y a pas de bug sérieux dans le code que j'utilise pour les lire. Si vous n'avez pas besoin de plus, utilisez le texte brut.

Ce sont là de bonnes règles, valables pour écrire un courrier électronique à qui que ce soit.

Et ces règles s'appuient sur des formats ouverts pour garantir entre autres l'interopérabilité du courriel, sans utiliser forcément de HTML.

Sources et liens :


Et sur Formats-Ouverts.org :

Le petit, le moyen et le grand

Les formats, en 3 tailles

Il y a des formats partout : sur les emballages de produits (au « format familial »), comme dans les noms de manifestation ou de magasin, et de leurs sites Web :

  • Le Salon du Petit Format, qui se déroulait du 24 novembre au 9 décembre 2007 [1] ;
  • Le Moyen Format, magasin photo situé boulevard Beaumarchais à Paris [2] ;
  • Le Grand Format, magasin voisin du précédent [3] mais pour la taille supérieure [4] et aussi 2 imprimeries Grand Format [5].

Dans ces 5 cas, le format concerne la taille dans le domaine :

  • de la photo (« le format est maximum de 30 x 30 cm, cadre compris », même si le Salon concerne aussi des objets) qui est riche en formats divers (les 24x36, 6x6, et autres 35mm) ;
  • de l'impression (depuis le format A4, très présent pour les fax, photocopieurs ou imprimantes jusqu'aux affiches de 4m x 3m).

Et ces formats sont ouverts : connus, disponibles et utilisables par tous pour toutes activités.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le vendredi 15 décembre 2006 : : 1 article (Une page HTML et 3 images sur l'interopérabilité : conférence à l'université Paris 11)
  • le jeudi 15 décembre 2005 : 2 articles (De nouveaux éléments, 1 an après le début de l'affaire des bibliothèques numériques ; Formats ouverts, DRM, DADVSI : déclarations de M. Sirinelli)
  • le mercredi 15 décembre 2004 : 1 article (Les formats fermés en deuxième partie de soirée)

Michael Bay et les navigateurs

La page du site de Michael Bay à propos des navigateurs Web dit :

pourquoi avons-nous décidé de soutenir firefox, safari et basiquement tous les navigateurs basés sur mozilla et non pas microsoft internet explorer ?

simple. le futur du design des sites web passe d'un design basé sur le html à un design basé sur les css. les css (cascading style sheets) sont une manière optimisée et plus souple de faire le design des sites web. les modèles peuvent être formatés et modifiés à la volée sans obligation de passer des jours entiers à changer les polices, les dispositions, et les couleurs de chaque page de tout le site.

microsoft a décidé de créer son propre standard "css" qui n'est pas compatible avec les standards et guides du w3 qui sont utilisés par le world wide web consortium et les designers de sites web. Même si internet explorer est le navigateur le plus utilisé dans le monde, les navigateurs mentionnés ci-dessous sont meilleurs et sont plus sûrs pour vous visiteur.

alors, si vous voyez mal le design de ce site, s'il vous plaît, passer à n'importe lequel des navigateurs suivants :

firefox : (mac osx, linux et windows)

safari (mac osx et windows)

opera (mac osx, linux, et windows)

Tel est le texte (typographie et liens respectés) sur la page site info du site de Michael Bay (où il a posté son avis sur les formats de DVD) [1]. Les CSS [2], mais aussi le HTML, le SVG ou le XForms sont des formats ouverts établis par le W3C qui assurent l'interopérabilité du Web dans les navigateurs modernes qui les prennent en charge.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 14 décembre 2006 : 3 articles (« Archives, Justice et Droits de l'Homme » ; Le prononcé est le format qui fait foi ; Formats-Ouverts.org au JDN à propos de l'actualité)
  • le mercredi 14 décembre 2005 : 2 articles (L'ADAE au CNIT et les standards ouverts ; Le format Kong)
  • le mardi 14 décembre 2004 : 1 article (Des détails sur un format ouvert des archives, l'EAD)

Le Web 3, sans standard ouvert ?

Fin des 2 jours du programme du Web 3

Parmi les très nombreux participants à la manifestation Le Web 3 '07 [1] (les 11 et 12 décembre) se trouvait entre autres Tristan Nitot (Mozilla Europe). Il dresse un compte-rendu de cette quatrième édition, lancée il y a trois ans. Voici le point 4 des J'aime pas de son article [2] :

Le fait qu'on ait pas parlé de logiciel Libre du tout [...] Soyons clairs : l'immense majorité des sites discutés tournent sur LAMP.

LAMP, c'est le quatuor de logiciels Linux Apache MySQL (ou PostgreSQL) PHP (ou Perl ou Python), des logiciels libres, donc des logiciels avec des formats ouverts. Quant aux formats et aux protocoles utilisés par les sites du Web 3, ce sont très majoritairement des standards ouverts. Mais aucune conférence ne semblaient porter sur le sujet.

Alors, un oubli ? Oui ou non selon la version :

  • version négative, avec sans : c'est un oubli terrible, car sans ces standards ouverts, pas d'innovation, pas d'ouverture à la créativité et pas de Web ;
  • version positive, avec cent : il n'y a aucun oubli, car les cent standards ouverts (et plus) utilisés sont tellement évidents que nul besoin de les mettre en avant, ils sont une condition sine qua non de développement du Web et d'interopérabilité.

Un regret à propos du site : il ne semble pas proposer d'archives (par exemple les programmes) depuis la première édition en 2003 (alors dénommée Les Blogs conférence).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Video sur le Web : 2 jours de conférence

Le W3C se penche sur la video en ligne

W3C Video on the Web Workshop : tel est le titre de la rencontre des 12 et 13 décembre 2007, à San Jose (Californie) et Bruxelles (Belgique) [1]. Le sujet de la video est donc au centre des préoccupations, avec une explosion de ce type de contenus sur le Web, et avec le sujet des formats très présents : fermés (Flash Video, WMV, Real, Quicktime, ultra majoritaires) ou ouverts (Ogg Theora).

De très nombreux acteurs directs ou indirects des différents secteurs de la video en ligne sont présents et interviennent (comme le W3C, Adobe, Google, Mozilla, Opera, Sony, Samsung, Real, Disney, Motorola, Apple, Canon, Cisco, Hitachi,...). Les sujets des présentations traitent bien sûr de tous les formats concernés par ces contenus en video : SMIL, le Web sémantique, les métadonnées, le HTML, les codecs, les protocoles. Bref, du futur de la video sur le Web. Souhaitons que ce soit avec des standards ouverts et de l'interopérabilité, comme pour le Web et Internet en général : des décisions en ce sens ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

2 citations à propos de Microsoft et des 2 formats DVD Haute définition

Un réalisateur de cinéma et un président de studio

L'information a été reprise par de nombreux sites [1] : le producteur et réalisateur de cinéma Michael Bay [2] (Rock, Bad Boys, Pearl Harbor, Armageddon, The Island ou Transformers) s'est exprimé à propos des formats de DVD Haute définition Blu-ray et HD-DVD en attaquant Microsoft.

Ainsi le 4 décembre, Michael Bay a écrit sur le forum lié à son site Web [3] :

« Vous ne saisissez pas ce qu'est une politique d'entreprise. Microsoft veut que les deux formats échouent afin de passer pour des héros et que tout le monde opte pour le téléchargement numérique. Voilà le sale secret dont personne ne parle. C'est pourquoi Microsoft sort des centaines de millions de dollars pour les studios qui adoptent le format HD-DVD et non pas le Blu-ray Disc, supérieur et en tête. Ils veulent créér la confusion sur le marché jusqu'à ce qu'ils améliorent la distribution par téléchargement numérique. Laissez le temps faire et vous apprendrez la vérité. » [4]

(La date du billet, 12-04-2007, est au format anglo-saxon, ce n'est pas le 12 avril 2007.)

Et aussi Mike Dunn, président de studio

Lors du Blu-Ray Disc Festival à Los Angeles, Mike Dunn, président de 20th Century Fox Home Entertainment, a parlé à propos de Microsoft d'« une campagne de confusion et d'anti-consommation orchestrée et alimentée par un gorille de 800 livres qui préférerait tous nous forcer à payer des droits pour avoir le droit d'échanger et d'apprécier les divertissements. » [5]

Et alors ?

La guerre des formats de DVD est bien là, sans accord entre les 2 camps. Microsoft est a priori dans le camp du HD-DVD avec son lecteur externe de XBox360. Dans les rayons et les catalogues, le combat est réel, mais l'arbitre final reste bien le client. Qui peut aussi ne pas acheter... Ce qui pourrait être aussi invoqué pour passer au tout via Internet.

Pour ce qui est d'une stratégie de Microsoft dans les coulisses pour faire échouer les 2 formats, aucun élément tangible ne l'atteste. En revanche il y a le soutien actuel pour le HD-DVD, et peut-être de proposer un jour aussi du Blu-ray si celui-ci s'impose. Pour ce qui est du tout en ligne, cette approche pourrait être intéressante pour bien d'autres structures. Et les formats ouverts n'ont pas place dans cette guerre.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Ah ces formats de casque et de téléphonie

L'iPhone dans A nous Paris

Le magazine gratuit distribué dans le métro parisien A nous Paris II consacre un article à l'iPhone dans son numéro du lundi 10 décembre 2007 [1]. Il est très positif (ce qui est sans douté mérité), mais relevons 2 passages critiques... à propos des formats :

une prise casque uniquement compatible avec les écouteurs Apple (même si des adaptateurs existent)

donc un format physique du branchement qui privilégie les casques maison (intégration, intégration...).

Tout d'abord, l'iPhone n'est pas 3G (mais un iPhone 3G sans doute pour 2008, selon Louis-Pierre Wernes, directeur exécutif d'Orange pour la France au Figaro)

donc les protocoles 2.5G, EDGE, WiFi et Bluetooth ce qui donne déjà une assez bonne connectivité. Et la 3G pour la version 2 ?

Finalement, l'iPhone, un mélange de formats ouverts et fermés, avec Mac OS X comme socle. Mais pas de prise USB obligatoire comme en Chine.

Sources et liens :
  • [1] Article Patience, patience..., de J.M., page 09, A nous Paris II, n°376, du 10 au 16 décembre 2007.
  • Site Anous.fr, http://www.anous.fr/
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un livre... électronique, avec du papier... électronique

Le Kindle d'Amazon et le format électronique du papier

Le 19 novembre 2007, Amazon a lancé son livre électronique, Kindle [1]. Encore le livre électronique... Encore des formats, numériques ou pas, ouverts ou pas.

Mais si un format était à souligner à propos de ce nouvel appareil, ce n'est pas le format fermé du réseau sans fil utilisé, ni le format des documents Word utilisables, ni les images aux formats .JPG, .GIF, .BMP, .PNG qui sont aussi lisibles.

Non. LE format à souligner c'est le papier électronique, le e-paper (avec de l'encre électronique) [2].

Sur le Kindle, plus d'écran d'affichage, mais une fine couche de plastique avec un affichage noir et blanc très lisible. Comme le papier (ou presque), et utilisé pour la première fois de manière aussi importante. Le début du successeur du papier (pour la lecture) et une nouvelle ère ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les 5 salons et la création de formats

La guerre des salons

Le samedi 1er décembre 2007, juste après le Salon de l'éducation, ce sont 5 salons qui se déroulaient en même temps :

  • Littérature jeunesse de Montreuil (avec notamment les formats des livres : grands, très grands, petits, cartonnés, reliés,...) [1] ;
  • Services à la personne (et les logiciels libres figurent dans les offres de certaines sociétés) [2] ;
  • du Cheval [3] ;
  • Nautique (le format des bateaux est une des caractéristiques, avec le prix) [4] ;

et aussi Crée attitude [5], anciennement Salon de la création et du savoir-faire (un nom qui n'avait pas le bon format ?). Créer : ses meubles, ses scrapbooks, ses objets, ses tricots, certes, mais il est aussi possible de le faire en informatique,

  • créer des personnalisations dans les logiciels (enrichir son fichier de réglages) ;
  • créer de petits programmes : script d'une ligne, extensions de navigateur, modes de fonctionnement ;
  • créer des logiciels complets, seul ou de manière coopérative (avec aussi de la documentation, des traductions,...) ;
  • créer des formats (comme une DTD XML très détaillée pour son carnet d'adresses).

Et ces créations peuvent être mises à disposition de toute personne connectée via Internet : des créations ouvertes, avec une créativité maximale dans le cas des logiciels libres et des formats ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Sortir des écrans télé et revenir par les fenêtres du Web

Le Web, lieu de retour d'émissions télé supprimées

Elles avaient cessé à la télé : Culture Pub en juin 2005 et Arrêt sur images en juillet 2006. Mais elles reviennent sur le Web :

  • la première avec un site et une émission en ligne depuis le 26 novembre 2007 [1] ;
  • la seconde avec un site et une émission diffusée à partir du lundi 7 janvier 2008 [2].

Deux constatations et une question s'imposent à propos des formats :

  • le Web est vraiment celui des 4 écrans qui restent le plus ouvert, notamment grâce aux standards ouverts sur lesquels il repose (pages en HTML, protocoles ouverts HTTP et TCP/IP);
  • le format utilisé par Culture Pub est de la video dans du Flash, un format fermé (mais répandu).
  • quel sera le format video pour Arrêt sur images ? Que du fermé ? C'est possible. Que de l'ouvert Ogg Theora ? C'est illusoire pour l'instant. Un mélange des deux ? Et pourquoi pas.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format des claviers

Touche pas à mes touches hors de mon logiciel

Voici l'inventaire :

  • les 10 chiffres arabes ;
  • les 26 lettres minuscules (non accentuées) de l'alphabet ;
  • ces 26 lettres en majuscules ;
  • bien d'autres signes, comme les lettres accentuées (comme àéîöù et leurs majuscules) et de nombreux autres (comme ,:!?;*/).

Comment répartir ces signes sur le nombre limité des touches des claviers ?

  • pour les téléphones portables, cela est réalisé avec une disposition commune par langue ;
  • pour les claviers d'ordinateurs [1], la chose est bien plus complexe : pour un même type de clavier (anglo-saxon QWERTY, français AZERTY,...) il y a plus ou moins de touches, il y a des dispositions différentes, il y a des spécificités par marques voire par gammes de modèles...

Faut-il une seule et même disposition pour tous ? Non, il faut de la diversité. Mais elle est basée sur une utilisation exclusive du matériel : le logiciel maison sait utiliser au mieux le clavier maison. Si les informations sur les claviers (touches, fonctionnement) étaient communiquées et intégrées dans les différents systèmes d'exploitation, il serait plus facile de passer par exemple de Windows ou Mac OS X à Linux.

Mais pour les claviers aussi, c'est la guerre des formats avec le principe d'intégration, et pas vraiment de format ouvert.

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org :

Ces formats qui ne montrent pas tout : un nouveau cas, l'iPhone ?

Des SMS reçus par l'iPhone mais cachés ?

Il y avait déjà des imprimantes, des CD audio, des logiciels qui effectuaient des opérations discrètes mais prévues dans les programmes (non ouverts). Et il y aurait aussi l'iPhone.

Ainsi, en France, l'iPhone avec un abonnement Orange recevrait des SMS que l'iPhone ne montrerait pas. En revanche, avec la carte SIM de cet abonnement Orange-iPhone dans un autre téléphone portable, les SMS en question seraient visibles (les formats physiques des cartes SIM permettent de les transférer d'un téléphone à l'autre) [1].

Selon l'article de The Inquirer [2] repris par Daniel Glazman [3], ces SMS sembleraient « vouloir vérifier que la carte SIM est bien dans un iPhone ». Ou alors s'agit-il d'un bug pas encore corrigé. Finalement :

  • mettre une carte SIM non-Orange dans son iPhone pose problème (verrouillage de l'iPhone, qu'il est possible officiellement de retirer en faisant la demande et en passant par le logiciel iTunes) ;
  • mettre une carte SIM iPhone-Orange dans un téléphone non-iPhone ferait découvrir des SMS.

Il ne s'agit pas a priori d'œufs de Pâques, ces éléments cachés (images, textes) dans les programmes. L'ensemble logiciel Android lancé par Google pour les téléphones portables semblerait plus à l'abri de telles surprises, format ouvert oblige.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fin du format papier et début de la rareté pour...

LMI et le Quid cessent

Le 12 octobre 2007 (un vendredi) paraissait le dernier numéro du magazine informatique Le Monde Informatique, LMI [1], lancé en janvier 1981. Fin du format papier.

Le 3 décembre 2007 (un lundi) l'information était publiée [2] : pas de Quid édition 2008 [3], un classique des livres offerts pour Noël, lancé en 1963. Fin du format papier (mais le site Web [4], gratuit, demeure : une des nombreuses ressources en ligne parmi d'autres, comme Wikipédia).

Le format papier, cela signifie aucun appareil de lecture électronique ni de formats informatiques (ouverts ou pas), et aussi un format rare et presque unique. En effet, collectionneurs de tous âges, les numéros de LMI et les éditions du Quid dans les greniers (ou les armoires ou les bibliothèques) ont désormais plus de valeur.

Pour le numérique, la caractéristique de rareté du document n'existe pas, copiable à l'identique qu'il est : pas d'original ni d'exemplaire particulier (dédicace, annotations, édition limitée, état neuf non déballé).

Autres exemples de fins des versions papier :