Pour les formats ouverts !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1687 articles en ligne, dont 2 pour le mois d'octobre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Les 10 ans de Mozilla : une décennie de standards ouverts

Pour les standards ouverts et avec les standards ouverts

Le 31 mars 1998 (un mardi) est la date de naissance du projet Mozilla. Voici donc les 10 ans (comme pour le XML ou pour Piège dans le Cyberespace) du passage de la suite Netscape Navigator (1996 à titre personnel) à Mozilla.

Mitchell Baker de Mozilla [1] et Tristan Nitot de Mozilla Europe [2] ont entre autres très bien écrit sur le sujet, tout autant que le site officiel est détaillé à propos de l'histoire de Mozilla [3].

Alors qu'écrire de plus ? Juste 2 points à propos de 2 mots : standards ouverts.

En effet, depuis le début de la suite Mozilla (navigateur, courriel, page Web) en 1998, et encore plus avec le navigateur Mozilla Firefox 1.0 (octobre 2004) ou la messagerie Mozilla Thunderbird, les standards ouverts sont là :

  • car le Web repose sur des standards ouverts : Mozilla agit en leur faveur (et en faveur de la diversité et de la concurrence) en les intégrant et en les proposant aux utilisateurs ;
  • car Mozilla repose sur des formats et protocoles ouverts : Mozilla est en logiciel libre, avec des coulisses techniques ouvertes (et des licences juridiques ouvertes également).

Comme désormais (presque) tout passe par l'écran du Web et par Internet, il est crucial d'avoir des logiciels qui en gardent l'ouverture en utilisant les standards ouverts d'Internet et par là même font leur promotion et leur défense.

Finalement, Mozilla, c'est pour les standards ouverts et avec les standards ouverts. Bon anniversaire et bonne deuxième décennie !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 31 mars 2007 : 2 articles (Les courriels : être ou ne pas être HTML ; Conférence à Nantes : « Les formats sont la clé »)
  • le vendredi 31 mars 2006 : 1 article (Un an de TNT et bientôt plus d'analogique)
  • le jeudi 31 mars 2005 : 2 articles (Les liens ouverts vers la Présidence ; La TNT : 2005, 35, 31, 18, 14, 03, 2, 00, partez !)

Aristote et la pérennisation de l'information numérique

Un séminaire du groupe PIN

Le jeudi 10 avril 2008, l'association Aristote [1] propose une journée de séminaire à l'École Polytechnique dont le sujet est :

Pérennisation de l'information numérique : les changements spectaculaires du paysage national et du contexte européen [2]

Le groupe PIN, Pérennisation de l'information numérique [2] organise cette journée, avec notamment Claude Huc (animateur du groupe PIN d'Aristote) et d'autres membres du groupe (un peu plus de 2 ans après un séminaire au sujet proche). Au programme [3], interviennent :

  • la DAF (Direction des Archives de France) pour le système PILAE, Plate-forme pilote d'archivage électronique ;
  • la BnF (Bibliothèque nationale de France) pour le système SPAR, Système de préservation et d'archivage réparti ;
  • le CINES (Centre Informatique national de l'enseignement supérieur) pour PAC, plate-forme d'archivage du CINES ;
  • ou encore Airbus pour le standard NAS - EN 9300 LOTAR.

Le texte d'introduction présente très bien la situation : la conservation et l'archivage numériques deviennent cruciaux avec « la progression constante et inexorable du numérique dans tous les domaines ». Bien sûr le sujet des formats des supports et des formats des données est central, avec les formats ouverts au rôle capital.

Autres articles sur le sujet :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format des formules

Quand le logiciel ne reconnait plus les siens (de documents)

Vendredi 28 mars se déroulait la Journée numérique 2008 de Paris Centre Universités (PCU, soit Paris-Sorbonne, Paris-Descartes et Paris-Diderot). Rencontre et témoignage de plusieurs enseignants de mathématiques :

On a un vrai problème avec les formules de maths qui sont dans nos documents. L'éditeur d'équation de Word a changé au fil des versions mais sans reprendre les anciens codages qui étaient utilisés. Les parties de maths sont donc inutilisables et presque perdues, alors qu'il s'agit du même logiciel : on a au mieux les images des équations à la place.

Voilà un exemple parfait de l'emprisonnement des données dans un format fermé dont l'éditeur du logiciel décide du sort : pas de compatibilité avec les anciens formats du même logiciel. Et la question logique :

Comment faire pour avoir une réelle pérennité de nos documents et ne pas avoir à tout resaisir, voire abandonner nos archives du travail réalisé ?

Réponse générale : avoir des formats ouverts pour les données. Donc ici des formules de maths basées par exemple sur la syntaxe ouverte de TeX/LaTeX (qui existe depuis 1978, soit 30 ans, pour TeX !) [1] ou encore sur le format MathML (un format ouvert de type XML du W3C) [2]. Les logiciels qui utilisent ces formats ouverts peuvent être LyX [3], OpenOffice.org [4] ou encore un éditeur de texte puissant [5].

Et plus généralement, en maths ou pas, où en sont vos archives numériques qui sont votre patrimoine numérique ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 29 mars 2007 : 1 article (Le ministère de la Défense prend appui sur les standards ouverts)
  • le mercredi 29 mars 2006 : 1 article (Notules du 29 mars 2006)
  • le mardi 29 mars 2005 : 2 articles (Formation de documentalistes aux formats ; Libre accès à l'information grâce à l'interopérabilité)

Pour des standards ouverts au Parlement européen

Pétition Parlement Ouvert

Le troisième paragraphe du texte de la pétition indique [1] :

Je suis un citoyen Européen et je souhaite à ce que le Parlement Européen adopte l’utilisation de standards ouverts et qu’il fasse la promotion de l’interopérabilité dans le secteur ICT. (gras ajouté)

Le texte complet de la pétition met en avant l'importance de l'utilisation des standards ouverts d'un point de vue :

  • démocratique avec le simple accès aux informations avec l'exemple les débats en video (actuellement au format de Windows Media Player) et les fichiers reçus par les Membres du Parlement Européen au format ouvert ODF qui ne sont pas lus ;
  • économique, avec la promotion de l’innovation et de la compétition pour offrir un large choix et ne pas avoir de dépendance ;
  • technique, avec l'interopérabilité comme fondement pour permettre les échanges, comme cela est déjà demandé pour le transport ferroviaire ou pour la navigation par satellite.

Les 3 domaines ont aussi des influences entre eux. La pétition est soumise par les 3 associations OpenForum Europe (OFE) [2], European Software Market Association (ESOMA) [3] et la fondation The Free Software Foundation Europe (FSFE) [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Réseaux sociaux, Blu-ray, rétro et téléphone

Des réseaux sociaux dans une fondation

Après avoir lancé le projet OpenSocial, c'est désormais une fondation du même nom qui est lancée, avec Yahoo!, MySpace et Google. Avec bien sûr les formats des données comme point clé. Et avec le projet OpenPortability qui est aussi là.

Acer se met au Blue

Avec une campagne de publicité (en bleu) un peu importante, Acer a lancé le 12 mars son ordinateur Aspire GemStone Blue. Particularité : il possède un lecteur de DVD au format Blu-ray. La guerre des formats est désormais finie, les matériels arrivent (même si le téléchargement attaque).

Les standards dans une rétro 2007

Quatre saisons de formats ouverts et d'interopérabilité : tel est le titre de la partie traitant des formats ouverts (ou pas) établie par l'association APRIL dans sa rétrospective de l'année 2007. Plusieurs liens du texte pointent vers des articles de Formats-Ouverts.org, merci aux rédacteurs.

Ah les format des données dans le téléphone...

Quand le téléphone portable stocke les informations dans le format de Outlook 2007... il faut avoir ledit logiciel (sur le système d'exploitation qui l'accepte) pour utiliser les données de son téléphone sur son ordinateur : données enfermées, formats peu ouverts (et rien n'est suffisament précisé avant l'achat).

Et sur Formats-Ouverts.org :

1500 articles, et un nouveau format en vue

Document Freedom Day le 26 mars 2008 Le 26 mars 2008 (un mercredi) est la première édition du Document Freedom Day.

C'est aussi la date pour ces lignes qui forment le 1 500e article de Formats-Ouverts.org (FOo) : un numéro un peu symbolique. Sans renouveller le « trio du millième » (les 999e, 1000e et 1001e articles en décembre 2006), voici tout de même une petite annonce à cette occasion.

Un nouveau format est en vue pour Formats-Ouverts.org : le livre. En effet, depuis le 1er juillet 2004 le site ne propose « que » des articles en ligne (ou sur papier) et aussi des conférences, des tables rondes ou des cours (format oral), avec parfois des chats (ÉOF, 20Minutes).

Le livre (son titre définitif n'est pas encore arrêté) va traiter du sujet capital des standards ouverts, mais pas uniquement sous l'angle de l'actualité (comme principalement sur le site), avec une approche liée à ce format d'un point de vue de la structure comme de la rédaction (les pages, parties, annexes, glossaire,...). Le principe des formats ouverts se retrouvera aussi à 3 niveaux :

  • pour la chaîne de production (les logiciels utilisés, les formats des fichiers de données) ;
  • pour la disponibilité (format papier et en ligne) ;
  • pour les aspects juridiques de l'édition (la licence).

Rendez-vous... quand ce sera prêt !, comme on dit (dans 100 articles ? dans 6 mois ? en décembre ?... je ne sais exactement) car l'écriture prend du temps (s'il y a des idées, ne pas hésiter), avant de pouvoir publier ici le faire part de naissance (un autre format d'écriture). Précisions :

  • ceci n'est pas un buzz ni du teasing marketing (comme on dit parfois), mais bien plus une officialisation du travail en cours ;
  • In Libro Veritas (ILV, http://www.inlibroveritas.net) est le nom de l'éditeur ;
  • cette annonce a été faite en avant première aux personnes présentes lors de la conférence à Digne-les-Bains le samedi 22 mars après-midi.
Les précédents articles à chiffres ronds sur Formats-Ouverts.org :
  • le 1400e, Le conte du parapheur, décembre 2007 ;
  • le 1300e, Appel à commentaires, septembre 2007 ;
  • le 1200e, Prisonnier d'un fût, juin 2007 ;
  • le 1100e, Le HTML : format ouvert et nerf du Web, mars 2007.
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Piège dans le Cyberespace » et les formats

Déjà il y a 10 ans

Fin mars 1998, Roberto Di Cosmo [1], alors enseignant à l'École Normale Supérieure, publiait sur le site canadien Mmedium.com un long article intitulé Piège dans le Cyberespace [2]. Le document traite du duo Microsoft Windows et Intel : il connut une importante diffusion et joua un rôle important (notamment pour l'auteur de ce site, et il y eut aussi un prolongement sous forme de livre, Le Hold-up planétaire : la face cachée de Microsoft, écrit avec Dominique Nora [3]).

Retour donc 10 ans en arrière : 1998, une année où le XML naissait, où les ordinateurs portables coutaient une fortune, où il n'y avait pas sur le marché grand public d'ADSL ni de Wifi ni de clé USB de plusieurs centaines de mégaoctets. Et les formats ?

Les formats - et leurs problèmes - étaient déjà bien là, notamment mis en avant dans une partie du texte, Le pays des TechnoCrétins :

« De plus, comme pour la Loupe, le format des fichiers change de version en version, de telle sorte que Word 5.0 ne peut rien faire avec les fichiers Word 7.0, et pire le Word 6.0 sur Mac a du mal à lire Word for Windows. On est carrément piégés ! Il ne suffit pas d'acheter Microsoft Word une fois, on doit le payer à nouveau à chaque version, juste pour pouvoir continuer à lire les fichiers nouveaux des autres, et si par hasard on avait acheté un produit complémentaire pour la version 5.0, par exemple un dictionnaire en espagnol, il faudra l'acheter à nouveau dans la nouvelle version, le vieux étant « incompatible », alors que l'espagnol n'a pas changé entre-temps. Notez bien qu'il s'agit d'un vrai et propre kidnapping de votre information : une fois les données rentrées dans Word ou Money, pas moyen de récupérer facilement tout le travail que vous avez fait pour le transférer dans un autre logiciel si vous voulez ne plus acheter de produits Microsoft. On a bien veillé à ne pas vous fournir des convertisseurs efficaces vers d'autres formats, et on a de plus essayé de faire passer des lois qui interdisent l'utilisation de format de fichier propriétaire, ou même de l'analyser, en sorte qu'une entreprise qui vendait une MiniLoupe convertisseur serait coupable de violation de Copyright. Or, c'est bien de nos données qu'il s'agit. Nous voilà en plein TechnoCrétinisme ! » (gras ajouté)

Les formats sont une arme et l'utilisation de formats ouverts reste capitale pour éviter « la chute des dominos numériques » (un format qui nécessite un logiciel qui en nécessite un autre qui en nécessite un dernier sur du matériel finalement nouveau, comme par exemple pour la VOD).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le dimanche 25 mars 2007 : 1 article (Guerre de l'information : un exemple)
  • le samedi 25 mars 2006 : 1 article (Ce n'est pas le bon format...)
  • le vendredi 25 mars 2005 : 2 articles (Vous ne pouvez pas utiliser (entièrement et pour l'instant) ce site des marchés publics ; « Interopérabilité des systèmes ferroviaires transeuropéens »)

Le Développement de l'économie numérique

Une nouvelle attribution

Comme l'indique le site du Premier Ministre [1] : « Le président de la République a présenté, le 18 mars, un Gouvernement rénové. Six personnalités y font leur entrée » et « Certains secrétaires d’Etat voient leurs attributions modifiées » dont :

« Eric Besson, secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques se voit confier, en sus, le Développement de l’économie numérique, auprès du Premier ministre. » (gras ajouté) [2]

Pour que l’économie numérique se développe, les standards ouverts sont au cœur du sujet : l'économie en ligne repose déjà sur les standards ouverts d'Internet (comme pour les sites Web ou les courriers électroniques) et ils jouent un rôle central pour l'innovation, l'indépendance, les coûts, la création, la concurrence et l'interopérabilité. Sans oublier le RGI et l'accessibilité qui attendent l'un et l'autre les dernières décisions.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Salon Documation 2008 et les formats

Les formats sont au centre de...

...de l'archivage électronique, de la documentation, des bibliothèques numériques, du patrimoine d'informations numériques produit : tous étaient développés lors du Salon Documation 2008, les 12 et 13 mars [1].

Ainsi, les sujets suivants ont été entre autres traités :

  • Archivage électronique, politique d’archivage deux ans après… Vers la protection du patrimoine informationnel ;
  • Le Point d’Appui National Documentaire (PANDoc) du ministère de l’écologie, de développement et de l’aménagement durables avec le logiciel Notix ;
  • PDF/A : Parlons de la pérennisation et d’interopérabilité de vos documents !

Avec des standards ouverts, les données produites ne sont pas prisonnières, permettant l'interopérabilité et l'archivage.

Autres articles sur le salon Documation :
Sources et liens :
  • [1] Site du Salon Documation, http://www.documation.fr : la référence est exacte, mais le lien ne mène pas au site, la politique de lien de l'organisateur interdit de faire des liens sans autorisation préalable ; merci de corriger la petite erreur dans l'adresse pour accéder au site.
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le vendredi 23 mars 2007 : 1 article (Les photos numériques et leurs formats...)
  • le jeudi 23 mars 2006 : 1 article (XTech 2006 : XML et consorts)
  • le mercredi 23 mars 2005 : 2 articles (La liste de formats ouverts du Massachussets et réaction de Groklaw ; Vous ne pouvez pas utiliser ce site d'achat public)

Notules du Salon du Livre 2008

Site Web

Il existe, il est en Flash (donc il n'existe pas pour les moteurs de recherche) [1]. Il ne veut pas de lien vers lui sans autorisation préalable (donc pas de lien, pas de visite).

Support papier

Dans le programme du salon (en papier), le numérique est présent. Et à l'entrée du salon, une brochure (papier) est proposée avec un parcours de visite à thème : « Le parcours numérique » qui propose « Un voyage dans l'univers numérique » au travers de 4 « Spot » (numétotés #1 à #4, format anglo-saxon, au lieu de n°1 à n°4) et de conférences. Pour ces documents, interopérabilité parfaite.

Les conférences

Le lundi 17 mars est la journée des professionnels, avec notamment la conférence Quels formats numériques pour quelle chaîne numérique, pendant 1h30. Mobipocket et Adobe PDF, avec les métadonnées sont les formats cités dans la présentation. Ouverts ou fermés, telle est toujours la question.

Les stands

Sur ceux des éditeurs, petits ou grands, c'est le format papier du livre qui règne. Pas de stand Google cette année. Le livre électronique avec le papier électronique sont aussi présents. Quant au stand de la BnF, il met en avant la bibliothèque numérique Gallica 2 [2], un de ses 3 chantiers.

Autres articles de Formats-Ouverts.org sur le Salon du Livre :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Dernier article entièrement consacré au...

...au refus de lien hypertexte sans autorisation préalable

Le texte du « 4. Liens hypertextes » indique :

Tout lien hypertexte vers les Sites gérés par Reed Expositions France mis en place depuis un site géré par un client ou toute autre personne gérant un site Internet devra être soumis à l'accord exprès et préalable de Reed Expositions France. [1]

Donc pour le Salon du Livre, comme pour le Salon de l'agriculture, comme pour d'autres sites récemment cités, il faut demander une autorisation avant de faire un lien hypertexte depuis un site Web.

Sans oublier qu'écrire www.salondulivreparis.com [2] dans un commentaire en ligne, dans un chat, dans un courriel et dans un document PDF nécessite aussi une autorisation car un lien hypertexte est établi. Soit au total 5 cas de figure.

Une discussion et conclusion

Alors, croyant qu'expliquer la « particularité » de cette situation ferait avancer les choses, direction le Commissariat général du Salon du Livre, le mardi 19 mars sur le coup des 21h30. « Il faut bien demander une autorisation, nous tenons à contrôler les liens, il n'y a pas de problème dans cette approche » : telles furent les réponses obtenues, en passant sans doute pour un peu fou (FOo) à dire que les liens sont des références et sont à la base historique et technique du Web et sont incontrolables a priori (mais a posteriori avec les fichiers de statistiques de fréquentation du site). Le pire étant non pas de passer pour un inquiétant personnage à avoir de tels propos, mais de constater que l'explication ne servait vraiment à rien, sans que ce soit un cas particulier.

Alors ? Et bien inutile de persister avec des articles en prose ou en vers entièrement dédiés à ce sujet à propos d'un site : désormais ces sites seront cités dans la catégorie Notules. Et vivent les liens hypertextes ! (qui ont un format ouvert et illustrent l'interopérabilité).

Sources et liens :
  • [1] Texte de page Mentions légales, Conditions générales d'utilisation, placé dans une page au format Flash, donc ce texte n'existe pas pour les moteurs de recherche.
  • [2] Site du Salon du Livre, au format Flash, http://www.salondulivreparis.com/ (l'adresse écrite est exacte mais le site où le lien aboutit est erroné d'une lettre : vous corrigerez pour y accéder)
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 21 mars 2007 : 1 article (Le HTML : format ouvert et nerf du Web)
  • le mardi 21 mars 2006 : 1 article (J'ai 10 ans)
  • le lundi 21 mars 2005 : 1 article (« De la diffusion à la conservation des documents numériques » ; Le Monde adopte le format ouvert RSS de syndication)

Notules du 20 mars

24h de langue française

Le 20 mars est la Journée internationale de la Francophonie, avec son site Web et ses manifestations, et la langue française à l'honneur : http://20mars.francophonie.org/ (les archives sont aussi en ligne depuis l'édition 2001).

Un nouveau site pour les termes en français

FranceTerme est le nom du site Web lancé par le Ministère de la Culture et de la Communication à propos des termes au format français : http://franceterme.culture.fr/ (format d'adresse assez logique).

Facebook en français

« Facebook est un réseau social qui vous relie à ceux qui comptent pour vous. » : il est désormais disponible en français (pour ma part, ceux qui comptent pour moi ont mes coordonnées, et inversement ; quant aux outils de réseau pour rentrer en contact, comme les courriels ou son site Web, c'est en ligne et il est possible de me contacter sans utiliser un site dédié). Site : http://fr.facebook.com/ (format d'adresse assez logique).

Déjà 12 ans de RTC

Depuis le mardi 19 mars 1996, connexion à titre personnel au continent Internet, avec les protocoles du RTC (et chez le même FAI à « 77 mois par mois hors prix des communications téléphoniques »... : les formats des abonnements ont bien changé, mais il est toujours plus facile pour se connecter de trouver une simple prise téléphonique qu'un boitier ADSL ou du Wifi ouvert).

Un cours à Lille

Je suis intervenu le 19 mars après-midi pendant 3 heures devant une vingtaine d'étudiants de licence à l'Université des Sciences et Technologies de Lille. Avec comme support le format tableau blanc et un schéma papier (carte heuristique).

Et sur Formats-Ouverts.org :

L'Enfer de la BnF : le momentané et le permanent

Une exposition avec un (petit) anachronisme...

Du 4 décembre 2007 au 30 mars 2008 se tient à la Bibliothèque nationale de France (BnF) l'exposition L'Enfer de la Bibliothèque, Eros au secret [1] : des « textes et images réputés contraires aux bonnes mœurs » (ils n'avaient pas le bon format) jusque-là tenus dans une réserve spéciale à l'écart du regard du public sont exposés.

Pour symboliser cette exposition, l'image utilisée est celle de la lettre X, qui est affichée sur l'une des 4 tours de la BnF site François-Mitterrand. Le X majuscule est une écriture à un format bref mais ouvert et un peu anachronique... car le X qui signifie ici classement X a été instauré par la loi... en 1976 [2]. Et nombre de documents exposés en sont bien antérieurs.

L'enfer permanent de la BnF (et d'autres), c'est les formats

Si par le passé certaines formulations sont allées dans cet Enfer par décision politique, l'enfer moderne s'invite sans laisser le choix et s'appelle le numérique et ses formats.

Car le numérique avec ses formats est doublement dangereux, de manière permanente :

  • avec le danger des formats des supports numériques : ceux dont on n'a plus d'appareils de lecture dédiés et ceux qui sont altérés car très fragiles ;
  • avec le danger des formats des fichiers : ceux dont on n'a plus le logiciel dédié et dont « la langue numérique » n'est plus parlée, elle n'existe plus et reste inconnue.

La BnF (et aussi d'autres structures comme la Direction des Archives de France, l'INA ou la DGME) est bien consciente de l'enfer du numérique, notamment pour l'archivage et la conservation du patrimoine numérique. Et elle agit pour y échapper : le records management, les 3 chantiers, la bibliothèque numérique, les métadonnées ou le TC46 de l'ISO. Mais l'information et la formation ne sont peut-être pas encore aussi larges pour traiter de ces dangers et pour mettre en avant les formats ouverts pour les fichiers.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Journée numérique 2008

Conférences, stands, tables rondes

Journée numérique 2008

Voilà une fiche descriptive (à son format particulier de points) :

  • Titre : Journée numérique 2008
  • Sujet : Apprendre et réussir
  • Date : vendredi 28 mars 2008
  • Lieu 1 : universite Paris-Descartes, 45 rue des Saints Pères (métro St Germain des Prés ou Rue du bac)
  • Lieu 2 : votre ordinateur car retransmission en ligne et aussi sur Second Life
  • Organisation : Paris Centre Universités (PCU), soit les universités Paris-Descartes (V), Paris-Sorbonne (I) et Paris-Diderot (VII)
  • 1 journée avec des ateliers, des conférences, des stands, des tables rondes
  • Parmi les conférences, une sur les standards ouverts de ma part de 11h30 à 12h00 : Les standards ouverts : la clé des données (et aussi celle des logiciels)
  • 3 tables rondes l'après-midi, avec des noms comme Google, Apple, Exalead, Bernard Lang, Tristan Nitot ou Roberto Di Cosmo.
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Blu-ray a gagné, mais l'après Blu-ray attaque...

Tout en ligne, tout via Internet

Il y a eu la guerre des formats pour les DVD : le HD-DVD (Toshiba) contre le Blu-ray Disc (Sony). Le Blu-ray a gagné, Toshiba a annoncé la fin de son format. Désormais tout en Blu-ray ? Non, indique François Séguineau, directeur de la division informatique de Toshiba France :

Chez Toshiba, on ne passera pas au Blu-ray. Sauf si la demande l'exige. On va tout miser sur le downloading ! [1]

L'après Blu-ray, format qui n'a pas encore atteint le marché de masse, s'appelle le téléchargement : les films en ligne... comme souhaité... et comme annoncé... (sans format ouvert, avec des problèmes d'interopérabilité à l'horizon).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Rapport Attali et standards ouverts

Les 300 mesures (qui sont 316) et les formats

Fin janvier 2008, le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française [1], présidée par Jacques Attali et aussi appelée Commission Attali, a remis son rapport au Président de la République.

Le document existe en 2 formats :

  • numérique, format ouvert PDF, en ligne sur le site de la commission, au titre de Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française [2] ;
  • papier, édité par XO éditions et La Documentation française, avec comme titre 300 décisions pour changer la France [3].

Les mesures préconisées sont au nombre de 316, mais 300 est un format plus rond et mieux adapté pour un titre (il y aurait eu un clin d'œil mathématique si le nombre avait été 314, et encore mieux, avec une publication le 3/14 , le 14 mars au format anglo-saxon ; mais ces 316 propositions n'ont pas été publiées le 16 mars (3/16), ni le 31/6 (qui n'existe pas), mais le 23 janvier).

Et pour ce qui est des standards ouverts, des formats ouverts, des protocoles ouverts ? Ces termes exacts n'y figurent pas. Mais la « Décision 58 » traite de l'interopérabilité avec le 3e point des actions :

Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels libres et les logiciels propriétaires, en priorité.

Ces normes ne sont pas forcément totalement ouvertes comme celles du W3C, mais peuvent être un bon point de départ. Les logiciels libres (qui ont des formats ouverts) sont l'objet de cette décision 58.

Enfin, la « Décision 246 » traite aussi d'interopérabilité dans l'administration électronique :

Assurer l’inter-opérabilité des systèmes informatiques et le partage des données des administrations publiques.

Cette interopérabilité passe par l'utilisation de standards ouverts, comme le RGI (dans son parapheur) le préconise par exemple. Le format DVB-H (fermé) et le protocole IPv6 (ouvert) sont aussi cités (décision 49 et 62). Les formats restent les clés du monde numérique.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le vendredi 16 mars 2007 : 1 article (Les widgets, le W3C et Netvibes contre les incompatibilités du Web)
  • le jeudi 16 mars 2006 : 2 articles (Francophonie, c'est parti ! Vos fichiers de bureautique sont aussi « protégés »)
  • le mercredi 16 mars 2005 : 1 article (La Présidence est accessible)

Vote électronique : un livre et une conférence

Une conférence (donc au format oral)

Le 27 mars 2008 de 18h30 à 20h se déroule une conférence dans le cadre du cycle Qu'en savez-vous vraiment ? organisé par le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers). Le sujet : Le vote électronique, avec comme sous-titre Peut-on faire confiance aux machines ? [1]

Les 2 participants sont Chantal Enguehard, enseignante-chercheuse (Laboratoire d'Informatique de Nantes Atlantique, LINA) et Olivier Lesobre, chef de service à la direction des relations avec les usagers (Commission nationale de l'informatique et des libertés, CNIL).

Un livre (aux formats papier et numérique)

Vote électronique : les boîtes noires de la démocratie [2] tel est le titre du livre écrit par les 2 journalistes Thierry Noisette et Perline, paru début février 2008 aux éditions In Libro Veritas [3].

Ce livre souligne, en le remettant dans son contexte historique et international, que le vote électronique n’est pas l’amélioration démocratique qu'ont vendue des docteurs Folamour de l'administration et des marchands de machines de vote.

Les problèmes soulevés par le format électronique du vote (que ce soit pour les pieds, le côté fermé ou autres) y sont développés (et bien plus) tout au long des pages. Le livre existe en 2 formats ouverts que sont le classique papier et la version électronique (en PDF).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 15 mars 2007 : 1 article (Les liens autorisés pour 2 sites récents)
  • le mercredi 15 mars 2006 : 2 articles (C'est votre première visite ? L'Assemblée nationale, le lieu central sur les formats et l'interopérabilité)
  • le mardi 15 mars 2005 : 1 article (L'Assemblée nationale, le lieu central sur les formats et l'interopérabilité)

Les approches en c

Mais pourquoi s'impliquer ?

Qu'est-ce qui fait courir les personnes impliquées dans les logiciels libres, ces logiciels qui ont un format ouvert et qui utilisent des standards ouverts ?

Pourquoi consacrer du temps et de l'énergie au libre à programmer, traduire, rédiger de la documentation, organiser des manifestations, expliquer, faire de la veille, aider, tester, faire de la maintenance, écrire des articles ou encore donner des conférences ?

Il peut y avoir « le dévot, le révolutionnaire et le millionnaire » [1] comme développé par Tristan Nitot dans un article à propos de « Trois approches antagonistes du logiciel Libre. »

On peut aussi avancer 3 approches en c.

La création : celle de programmes, de contenus, de documents, qui englobe les loisirs créatifs à la mode, et qui est un acte capital pouvant amener épanouissement et parfois reconnnaissance.

La connaissance : le fait de connaître le fonctionnement, de comprendre les enjeux, de maîtriser les techniques, pour aussi diffuser et partager ce savoir.

La critique : comme dans l'esprit critique ou le sens critique, elle permet de ne pas être crédule et de refuser la manipulation en faisant preuve d'analyse. Cela peut aussi parfois s'appeler contestation de ce qui est établi par un certain formatage.

On peut ajouter 2 autres c : la contribution qui permet d'apporter modestement sa pierre à un mouvement plus large et la concurrence ouverte et possible sans condition particulière (de diplôme ni d'appartenance à une structure) qui peut amener des innovations de rupture (disruptives innovations).

(Le trio « dévot, révolutionnaire et millionnaire » fait en format abrégé... drm, aux 3 sens ; quant aux 3 c, cela peut faire ccc... comme Chaos Computer Club [2]. Les couples c/C, drm/DRM ou ccc/CCC ne sont pas involontaires sur FOo/foo...)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format OOXML à Genève : 6 membres et 6 questions

Les 6 membres allemands

Notre voisin allemand est souvent cité à propos de nombreux dossiers (comme à l'occasion de la journée du 22 janvier). Et pour le format OOXML en vote à l'ISO, qu'en est-il ?

Le site du DIN, Deutsches Institut für Normung [1] (institut allemand de normalisation), l'équivalent de l'AFNOR en France, indique quels sont les 6 membres de sa délégation présents au BRM de Genève et d'où ils sont issus [2] :

  • la société IBM Allemagne ;
  • la société Microsoft Allemagne ;
  • le Fraunhofer Institut für Offene Kommunikationssysteme FOKUS ;
  • le DIN ;
  • le service des impôts de Hamburg ;
  • le ministère des affaires étrangères.
Les 6 questions en suspens

Six questions aux organismes nationaux de normalisation : tel est le titre du document [3] à propos du vote en cours à l'ISO pour l'acceptation ou le refus du format OOXML comme norme ISO. Ces 6 questions sont :

  1. Indépendance vis à vis des applications ?
  2. Compatibilité avec les standards ouverts existants ?
  3. Rétrocompatibilité pour tous les fournisseurs ?
  4. Des extensions propriétaires ?
  5. Deux standards ?
  6. Juridiquement sûr ?

Pour chacun de ces points pertinents, le document propose un développement, avec notamment l'interopérabilité en arrière plan. Il serait intéressant d'avoir les réponses de chaque pays, dont la France, et aussi celles des membres de la commission AFNOR, avec notamment les structures publiques comme la DGME (et le le RGI en attente).

Sources et liens :
  • [1] Site de la DIN, Deutsches Institut für Normung e. V., en allemand, http://www.din.de
Et sur Formats-Ouverts.org :

Dignoises et Dignois, 2 jours de manifestation

Le printemps à Digne avec des formats ouverts pour Libre en fête

Le 20 mars, c'est l'arrivée du printemps (d'après le calendrier). Et le 21 (vendredi) et 22 (samedi) mars 2008, c'est la manifestation Libre en fête à Digne [1], ville préfecture [2] des Alpes-de-Haute-Provence (ville avec notamment la célèbre Alexandra David-Néel [3] - mais attention, ce nom est à un format parfois considéré comme incorrect...).

Le vendredi après-midi et toute la journée du samedi se dérouleront des interventions, des conférences, des ateliers à propos des logiciels libres. Pour ma part, je participe avec grand plaisir le samedi 22 mars après-midi, à propos des formats, avec une présentation de 14h à 16h :

Le problème des formats bureautiques, de musique, de vidéo... : vous êtes tous concernés ! Mais vous pouvez éviter les dangers

Alerte et attention ! Les formats menacent, les formats menacent vos données ! Que ce soit pour la photographie, pour la musique ou pour la bureautique, et plus largement dans tous les domaines touchés par l'informatique (donc tous, y compris la santé, la téléphonie, la radio, la télévision, les livres ou encore les élections...), le sujet des formats est central et peut se révéler fatal. Prenez un peu de temps pour en découvrir un peu plus pour au moins être informé, voire averti.

Il sera donc question de formats ouverts, d'interopérabilité ou encore d'archivage électronique. La manifestation, qui se déroule à l'IUT de l'Université de Provence à Digne, est organisée par l'association Linux Alpes [4]. Si les yeux et les oreilles vous en disent, au plaisir !

Sources et liens :
  • [3] Article Alexandra David-Néel, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandra_David_Neel
    • Site du centre culturel Alexandra David-Néel, http://www.alexandra-david-neel.org/
    • Alexandra David-Néel mourut à 101 ans à Digne où elle vécut 61 ans. Cette femme exceptionnelle fut la première femme européenne à séjourner (clandestinement) dans la cité interdite de Lhassa au Tibet. Elle parcourut aussi le Tibet et en parlait la langue.
    • L'auteur de ces lignes a bien connu le lycée d'enseignement général Alexandra David-Néel, tout comme Digne pendant quelques années.
  • [4] Association Linux Alpes, http://www.linux-alpes.org/
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fermez ce stand aux formats impayés

Formats à licence d'utilisation, formats à payer (et ils ne sont pas ouverts)

Le salon CeBIT 2008 à Hanovre début mars [1] fut le théâtre de nombreuses annonces et présentations de produits. Parmi les tombereaux d'informations, en voici une un peu originale à propos des formats : une opération de police se déroula sur certains stands. La police allemande a ainsi confisqué du matériel exposé :

En fait, ce n'est pas pour des contrefaçons d'iPhone ou de Blackberry que les exposants ont été inquiétés, mais le plus souvent pour... ne pas avoir payé au consortium MPEG la licence d'utilisation de ses formats de compression ! [2]

Tous sont suspectés par la justice allemande d'utiliser une technologie de compression des données sous brevet, sans avoir payé pour celui-ci. [3]

L'équation est très simple et sans inconnue : formats avec licence payante = formats à payer. Cela est logique. En revanche cela ne correspond pas du tout aux formats ouverts, qui n'ont pas cette caractéristique (sinon par exemple le marché des navigateurs serait bien verrouillé, et la concurrence impossible).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Il n'y avait pas de machine

Sur les écrans de télé, pour les principaux responsables, pas de machine à voter

« La pose du bulletin » : tel pourrait être le nom de l'instant de pause où les responsables politiques s'immobilisent, l'enveloppe de vote à la main, le sourire aux lèvres, regardant caméras et appareils photo, juste avant de glisser ladite enveloppe au bulletin dans l'urne transparente.

Par chance pour la communication des responsables des partis politiques et des membres du gouvernement, ils ont voté avec un bulletin papier lors des élections du 9 mars 2008 : pas de machine à voter. La presse et la télé les ont presque tous montrés, avec la pose du bulletin à la clé.

Car avec une machine à voter électroniquement, pour les images, ce n'est que les pieds !

C'est en effet la seule partie du corps visible, et impossible de faire mieux, le rideau cachant le votant devant l'écran. Catastrophe pour les images à montrer...

Bien sûr, il y a aussi le fait que le vote électronique n'est pas vérifiable par un enfant de 10 ans, au contraire du vote papier, un format ouvert. Mais pour la com', ce n'est pas ce qui compte (mais cela est un argument sans doute plus important encore).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Transport aérien : bientôt 100% de ET

En juin 2008, normalement, que des ET...

Il reste moins de 100 jours avant le « 100% ET » ! Telle est l'accroche de l'annonce publiée le 22 février 2008 [1].

« ET » ? Le E.T. de Steven Spielberg pour Extra-Terrestre ou Extra-Terrestrian ? Non, le T est celui de Ticket (en anglais comme en français) et le E est celui de Electronic, comme dans le eBusiness ou l'email (qui se traduisent par commerce électronique et par courriel). Il s'agit donc du Electronic Ticket, et en français du Billet Électronique, le BÉ.

C'est l'International Air Transport Association (IATA) [2] qui a annoncé le 22 février (un vendredi) qu'il ne restait plus que 100 jours avant le passage au 100% billet électronique prévu le 1er juin 2008.

Ticket électronique (ou billet au format numérique), que cela signifie-t-il ? Le communiqué de presse est intitulé « Compte à rebours pour le dernier billet papier ». Donc une fin annoncée du support papier.

Le texte ne parle pas de dématérialisation, car ce ticket sera stocké sur un support matériel sous forme d'un fichier numérique qui pourra être sur le disque dur d'un ordinateur, d'un agenda électronique ou d'un téléphone portable, sur la mémoire flash d'une clé USB ou d'un balladeur, ou encore sur sur une puce électronique.

A priori ce serait un fichier texte, donc à un format ouvert, qui ne nécessitera pas de logiciel spécial, hors sa messagerie (si envoi par courriel) ou un traitement de texte (ou un éditeur de texte). Sauf si le format PDF était retenu, mais il est ouvert.

Cependant, pour utiliser ce fichier, il faudra sans doute ses références : si elles sont imprimées ou (pire !) si on les écrit sur un papier (de son carnet, de son dossier, de son agenda), cela sera sans doute suffisant pour Simplifier les affaires (c'est le nom du programme de l'IATA à propos du billet électronique) : en fait, plus de papier édité par les compagnies aériennes, mais pour le voyageur peut-être toujours un peu de format papier.

(N'imaginons pas l'ordinateur, le PDA ou le téléphone à court de batterie et qui contient le billet... sans parler de pannes électriques ou informatiques dans les aérogares. Et pour les archives de billets d'avion, impression papier).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le vendredi 9 mars 2007 : 1 article (HD Photo, nouveau format de Microsoft)
  • le jeudi 9 mars 2006 : 2 articles (L'Australie, les DRM et le rapport coup de tonnerre ; Je veux le DRM mais pas les DRM ni le DRM)
  • le mercredi 9 mars 2005 : 2 articles (Une conférence, deux fois, à Troyes ; Sous le capot, des formats bien fermés)

Mitchell Baker, blog, interopérabilité et standards ouverts

Une grande dame

Mitchell Baker est Chief Lizard Wrangler de Mozilla.org [1]. Elle compte parmi les personnalités les plus importantes dans le monde des logiciels libres et plus largement dans celui des TIC, reconnue comme telle (dans la liste des 100 personnes les plus influentes selon Time Magazine en 2005 et EFF Pioneer Award en février 2008 [2]).

Mitchell Baker écrit sur son blog [3] à propos de Mozilla, des logiciels Firefox ou Thunderbird, mais aussi à propos de l'approche des logiciels libres, de stratégie.

Parmi ses articles, elle en a publié 2 un peu avant sa venue en Europe en février 2008 (et en France le 13, avec un repas-rencontre ce soir-là organisé par Tristan Nitot, merci, et le 14 au Sénat [4]) à propos des standards et de l'interopérabilité : Importance of Standards et Standards and Interoperability [5].

Sources et liens :

Rencontre IETF

La 71e rencontre IETF

Du 9 au 14 mars 2008 se déroule à Philadelphie la 71e rencontre de l'IETF [1], réunion régulière des membres de l'Internet Engineering Task Force.

L'IETF est un des organismes de normalisation de formats et de protocoles, dont les RFC sont l'intitulé de ses standards, qui sont des standards ouverts. L'un des plus importants, sinon le plus important de notre monde connecté, est Internet Protocol (IP) qui permet d'assurer l'interopérabilité.

Le programme des 6 jours [2] traite entre autres de IP dans sa version 4 et 6 (IPv4 et IPv6), mais aussi de standards ouverts comme SIP (voix sur IP) ou Jabber/XMPP (messagerie instantanée).

Sources et liens :

Radioactivité, Amaya et Newton, au féminin

Marie Curie, la marquise du Châtelet et Irène Vatton

8 mars, Journée internationale de la femme : bonne fête aux lectrices ! Même s'il serait mieux d'avoir le sujet à l'esprit toute l'année au lieu d'une journée (comme pour les formats), c'est l'occasion de dénoncer les inégalités et les injustices hélas encore bien présentes et aussi de mettre en avant des femmes remarquables.

Elles sont nombreuses, mais en voici 3 à propos de formats :

  • Irène Vatton : c'est la chef de l'équipe du logiciel Amaya du W3C, un logiciel libre qui manie les formats ouverts du W3C, et dont la version 10 est sortie fin février 2008.
  • Marie Curie [1] : la seule personne ayant reçu 2 prix Nobel dans 2 domaines différents (physique en 1903 et chimie en 1911), et qui inventa aussi le mot radioactivité en 1898 [2], il y a 110 ans (un mot au format ouvert et logique, et non déposé).
  • la marquise du Châtelet [3] : entre autres, elle traduisit en français l'ouvrage de référence de Newton, Principia Mathematica. Ce texte au format français fit référence pendant plus de 200 ans et fut utilisé par les étudiants (hommes) en sciences à des époques où les femmes n'avaient pas encore accès à l'enseignement supérieur.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Google rentre à l'ECMA

Quand un nouveau membre paraît

Lorsque Google est devenu membre de l'ODF Alliance au cours du mois de juillet 2007, il n'y eut aucun communiqué de presse ni aucun article sur le blog officiel.

En décembre 2007, ce fut la même chose, mais cette fois à propos de Google rejoignant l'ECMA [1] en tant que membre ordinaire (OM, Ordinary Member) [2] : c'était le 13 (un jeudi), lors de la 94e assemblée générale à Nice. L'ECMA a normalisé le format OpenXML de Microsoft en décembre 2006, format contre lequel Google a pris position en février 2008.

ECMA et ODF Alliance ne sont pas les seules concernés : Google est aussi membre de l'OASIS [3], de l'IETF via l'ISOC [4] ou du W3C [5]. Ce qui n'est pas un cas exceptionnel : bien d'autres sociétés du secteur des TIC, de la téléphonie ou de l'électronique sont présentes dans les structures en charge de l'élaboration de standards.

Cette présence dans des organismes de normalisation et de standardisation est capitale pour les entreprises, notamment pour y défendre leurs intérêts, que ce soit avec des formats fermés ou ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 7 mars 2007 : 1 article (Les lois et les règlements ont des formats ouverts... mais cela ne signifie pas les respecter))
  • le mardi 7 mars 2006 : 1 article (Rendez-vous à Nantes pour parler de clé...)
  • le lundi 7 mars 2005 : 1 article (Un nouveau thème en juillet lors des RMLL 2006...)

Les CD ne sont pas éternels, annonce la télé

Un reportage au journal télé de 20h

Lundi 3 mars 2008, journal de 20h de France 2 [1] : un reportage intitulé Les CD vierges ne sont pas essentiels (pas éternels est plus exact). Le présentateur, David Pujadas, annonce :

Une information qui va peut être alerter beaucoup d'entre vous... On pensait que les CD vierges étaient éternels, supports idéaux pour enregistrer et sauvegarder les photos de famille, les informations administratives ou médicales... Eh bien il n'en est rien... Le stockage numérique ne résiste pas au temps... La durée de vie de ces supports oscille entre 2 et 10 ans... Enquête Michel Mompontet, Jean-François Monnier

Pendant un peu plus 3 minutes, sur des musiques plutôt de science fiction, les formules tombent : « ça été une très grande surprise », « résultat catastrophique », « CD muet », « le CD-R devait tenir un siècle », « informations réduites en poussière », « la seule manière est de faire des mesures », « photos et textes perdus », « INA menacé »... Finalement, « quelles traces seront laissées aux générations futures ? »

C'est exact (et ce n'est pas vraiment nouveau) : le CD vierge qui est gravé a une durée de vie limitée, il n'est pas gravé comme l'information l'est dans de la pierre. Ce reportage diffusé à une heure de grande écoute a peut-être permis d'alerter et de faire prendre conscience de la fragilité de notre mémoire numérique :

  • en premier, fragilité des supports, dont les appareils de lecture peuvent disparaître...
  • puis fragilité des fichiers, dont les formats peuvent être fermés ou avoir disparu...

Complément important au reportage : les disques durs (internes ou externes) ou les clés USB, actuellement très utilisés, ne sont pas plus éternels ! Il faut gérer le patrimoine numérique comme quelque chose de dynamique et non pas de statique une fois gravé, en utilisant des formats ouverts pour garantir l'archivage.

Voir aussi l'article « Attention, l'humanité perd la mémoire » et ses 13 articles en référence.

Sources et liens :

Les nouveaux téléviseurs et leurs formats

Les formats présents dans les nouveaux appareils de télévision

Pour les téléviseurs, il y a :

  • les formats de l'écran : c'est la fameuse diagonale, libres de fabrication, de la plus grande à la plus petite ;
  • les formats pris en compte : ce sont les fameux formats supportés, dont certains sont obligatoires.

En effet, depuis le 6 mars 2008, les téléviseurs doivent avoir un tuner TNT intégré : dans une autre formulation, interdiction de vendre des appareils sans récepteur TNT. Mais quelle TNT, quel format ? Car il y a 2 formats de TNT (pour 3 formes de TNT) :

  • le MPEG-2 pour la TNT gratuite : il est obligatoirement pris en compte en mars 2008 ;
  • le MPEG-4 pour la TNT payante et la TNT HD : il est obligatoire pour fin décembre 2008.

Sans oublier que le format HD-Ready est abandonné, que le format hertzien analogique qui vit ses dernières années (fin en 2011), que la révocation de la télé pourrait s'installer et que le format DVB-H de la TMP (Télévisi