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L'Association Francophone des Utilisateurs de logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2200 jours) - Il y a actuellement 2418 articles en ligne, dont 31 pour août - C'est la saison 7 du site : les 6 ans et l'article 2400 : le papier résiste au numérique.


Depuis le site de microblog Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : SNCF-International, Aubade, VSD, Dassault Systèmes, Cegid, Axway (Sopra group), Linedata Services, Sophis, Bill & Melinda Gates Foundation, Le Festival de Cannes, Sage, Saint Algue (voir une liste qui en reprend et plus complète).


Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !) et le compte tsfoo sur Identi.ca


Résultats de votre recherche de mp3.

Le livre au format audio radio

Le livre est un objet et un support ancien qui s'est développé au format papier. Mais il existe aussi dans des formats très récents comme sa version numérique, plutôt baptisé livre électronique. On peut d'ailleurs remarquer que c'est l'adjectif d'électronique qui est utilisé, comme dans l'expression courrier électronique (est-ce dû à l'origine commune du papier ?), alors que c'est l'adjectif numérique qui est utilisé pour la télévision numérique (comme dans TNT), la radio numérique ou encore la photographie numérique.

Mais revenons au livre pour lequel il ne faut pas oublier l'audio : en effet que ce soit en disques (phonogrammes, 78-tours, 33-tours ou 45-tours) ou en cassettes, des livres ont déjà été lus et enregistrés. Cela a continué avec le numérique grâce aux CD audio puis aux fichiers MP3 ou à d'autres formats plus ou moins ouverts.

Et il y a aussi la radio ! Que ce soit en version intégrale ou en lecture d'extraits, le livre lu à la radio se rencontre de plus en plus dans les programmes d'été ou de rentrée des différentes stations. Voilà un autre format pour accèder à l'écrit, vital pour les personnes souffrant de troubles de la vision voire aveugles. Et un format qui est assez ouvert : un appareil radio qui capte (petit poste à transistor, tuner de chaîne hi-fi, téléphone portable, la gamme est large) et c'est tout : pas de logiciel avec une version particulière. La Sécurité civile le recommande d'ailleurs aussi.

Le 28 août sur Formats-Ouverts.org :

7 dates qui sont « des tournants dans 60 ans de culture »

Il y a des formats dans l'air

Trente-et-une « belles ruptures » entre 1950 et 2010 : c'est ce que proposait le numéro spécial 60 ans de Télérama, avec 31 articles à propos de 31 œuvres [1].

Et les formats ? Il y en a ! En effet 7 des 31 dates proposées concernent les formats, qu'ils soient numériques ou physiques, ouverts ou pas :

  • le format de poche des livres du même nom, en 1953 : une révolution que ce petit format, en coffret à Noël ou en polar sur la plage ;
  • la stéréo de l'album Days of future passed des Moody Blues : premier succès technique et artistique chez Decca classique ;
  • le jeu Pac-Man, en 1980 : couleur jaune, forme simple, prise en main enfantine et succès ;
  • l'ordinateur ZX81, en 1981 : L'initiateur, 790 francs ;
  • le format MP3, en 1995 : le .mp3 est né le 14 juillet ;
  • la photo au format numérique pour tous, en 2001 : les amateurs, les téléphones portables et 6 milliards de photographes potentiels ;
  • le réseau social Facebook, en 2006 : les maladresses sur les règles à propos de la vie privée élevées en stratégie pour inciter à donner toujours plus d'informations [2].

En complément à la dernière date, un des six articles scientifiques en ouverture du numéro traite des réseaux sociaux non-numériques, ceux de la vie hors ligne : ils « sont contagieux : ils transmettent les comportements » et « influencent votre poids » [3].

Sources et liens :
  • [1] Télérama, n°3155 du 30 juin 2010
  • [2] et [3] Articles :
    • Des histoires plein les poches, de Christine Ferniot, page 42 (!)
    • À eux les studios !, de Hugo Cassavetti, page 56
    • Le glouton jaune qui s'attaque aux femmes, de Thomas Bécard, page 72
    • Nés sous ZX, de Thomas Bécard, page 76
    • Il est né, le téléchargement !, de Thomas Bécard, page 84 et 85
    • Six milliards de reporters..., de Luc Desbenoit, page 88 et 89
    • ...et 500 millions d'amis, de Thomas Bécard, page 89
    • Les réseaux sociaux influencent votre poids, de Olivier Pascal-Mousselard, page 18 et 19
Le 18 juillet sur Formats-Ouverts.org :

Le .mp3, 15 ans et le 386BSD, 18 ans !

Le vendredi 14 juillet 1995, le courrier électronique de Jürgen Zeller au Fraunhofer Institut indiquait que le nom retenu était le .mp3 :

Salut, Le résultat du sondage est de manière écrasante d'utiliser le .mp3 comme extension pour l'ISO MPEG Audio Layer 3 [...] et de ne plus utiliser le .bit [1]

Le mardi Bastille Day 1992 (le format anglo-saxon pour désigner la fête nationale française) était diffusée la première version utilisable (0.1) du système d'exploitation 386BSD. [2]

Le premier n'est pas un format aussi ouvert, du fait des brevets ; le second en revanche est un système d'exploitation ouvert qui a donné les OS libres OpenBSD, NetBSD et FreeBSD.

Sources et liens :
Le 14 juillet sur Formats-Ouverts.org :

Format audio : « La compression prive l'oreille de toute gymnastique »

Musique compressée, attention danger tel est le titre de l'article paru dans le quotidien gratuit Direct Matin du 7 janvier 2010 [1]. Le président de la Semaine du son, Christian Hugonnet, y est cité à propos de musique et de format audio compressé (comme le MP3) :

L’industrie du disque compresse la musique pour que l'utilisateur de MP3 puisse l'entendre, malgré le bruit ambiant de la ville, du métro ou de la voiture, sans avoir à tourner le bouton du volume… Cela donne une musique sans nuances

Ce type de musique, sans pianos ni forte, prive l’oreille de toute gymnastique.

Pour les formats audio, il faut donc prendre en compte le fait d'être ouvert ou pas, et aussi la qualité sonore.

Autres articles :
Sources et liens :
  • [1] Article Musique compressée : attention danger, de Marc Zisman, le 7 janvier 2010,

http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ACTUALITES/DANS-LES-MEDIAS/Musique-compressee-attention38217

Le 30 mars sur Formats-Ouverts.org :

Une « pensée d'Eugène » (Saccomano, ancienne mais représentative)

« Transférer ses contacts d'un téléphone portable nippon-suédois vers un finlandais » ? Impossible apparement en totalité : c'est la mésaventure rencontrée par Eugène Saccomano [1] en janvier 2009 et relatée dans sa chronique [2].

Sans aucun doute un problème de formats fermés utilisés par chacun et incompatibles... Et pas de format standard et surtout ouvert entre les fabricants : pas de véritable import/export, données emprisonnées, pas d'interopérabilité. Partir c'est donc perdre des données : le coût de sortie des formats fermés...

Et aussi à propos des formats dans cet exemple :

  • le format MP3 (fermé) du fichier ;
  • le format texte absent pour avoir une retranscription et faire une recherche ;
  • la voix et le style d'Eugène Saccomano : un format caractéristique ;
  • la campagne de publicité évoquée (mais sans mentionner son nom, JustAskGemalto [3]) n'est pas directement concernée, même si le rôle des formats pourrait être mis en avant ;
  • les archives qui ne semblent pas disponibles (merci aux notules papier personnelles et au Standblog pour la retrouver).
Sources et liens :
Le 26 février sur Formats-Ouverts.org :

« Du 78 tours au Net, cent ans de musique enregistrée »

À l'occasion du Midem (Marché international du disque et de l'édition musicale), Le Monde a publié un article [1] à propos de l'évolution de la musique enregistrée, s'appuyant sur le livre Du phonographe au MP3 [2]. Les constantes cette évolution comportent la « guerre des formats » :

« Cylindre contre disque plat, c'est la première guerre des formats. »

Puis suivent les bandes magnétiques, les microsillons de 45 tours et 78 tours, puis le CD audio. L'article se termine par la fin des années 1990 avec « l'arrivée de formats de fichiers numériques musicaux » via Internet. Les formats de supports sont donc bien présentés, mais rien sur les formats ouverts ou fermés des fichiers et sur cette autre guerre des formats.

Autres articles à propos des supports de musique sur Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Le 26 janvier sur Formats-Ouverts.org :

Les Beatles du 999 et les formats

Formats de fin 2009 et formats de fin 1969

Le 9 septembre 2009 fut l'occasion d'opérations de communication et marketing, format (ouvert) en raison de la date.

Il y eut notamment la réédition de l'intégrale des disques des Beatles en version remastérisée. De quoi parler des formats avec :

  • le son, au format numérique ;
  • le support, le CD audio à la place du vinyl ;
  • l'emballage, une couverture aux dimensions du boitier (avec un livret).

Ce dernier format physique, petit, donne une toute autre impression que la couverture d'origine qui était pensée avec sa dimension bien plus grande.

Il faut aussi signaler que les chansons des Beatles ne sont pas disponibles en version numérique en ligne pour des raisons musicales et esthétiques (un peu comme pour AC/DC) : le format audio communément utilisé, le format MP3 (pas ouvert), est compressé et dénature le morceau d'origine.

Et sur Formats-Ouverts.org le 16 septembre :

Le livre et les formats

Une déclinaison importante de formats

Il y a le livre papier (format papier !), parfois édité aussi en livre de poche (format papier et format plus petit) et parfois aussi disponible en livre électronique ou numérique (format numérique !).

Et il y a aussi des livres audio, avec là aussi des formats : ceux des supports (le CD audio, la clé USB, le disque dur de l'ordinateur, la mémoire du baladeur ou du téléphone) et ceux des fichiers.

Le CD ne requiert qu'un lecteur sachant lire le format utilisé, souvent le MP3 (pas aussi ouvert que le Ogg Vorbis mais très présent). Avecparfois des limitations techniques. Les autres supports nécessitent des logiciels variables en version et en système d'exploitation où ils sont disponibles.

Et puis il y a toujours le livre audio lu par une vraie personne présente, comme au temps des histoires du soir de son enfance : et là, pas de souci de format.

Et sur Formats-Ouverts.org le 11 septembre :

Pas de numérique en ligne pour AC/DC

Le groupe australien AC/DC [1] termine le vendredi 12 juin 2009 sa tournée française avec un concert au Stade de France, après Paris-Bercy les 25 et 27 février et Marseille le 9 juin. Pour ce qui est du numérique, l'approche d'AC/DC peut se résumer en no online, rien à l'achat en ligne.

Plus exactement :

  • les disques existent en numérique sur support CD et DVD ;
  • on ne trouve pas d'AC/DC sur des sites comme Deezer ;
  • il n'y a pas de vente en ligne via iTunes, VirginMega, FNACMusic et autres AmazonMP3 : « Nous ne faisons pas des morceaux, nous faisons des album » a déclaré Angus Young, guitariste du groupe [2] ;
  • l'album Black Ice sorti le 20 octobre 2008 existe au format CD audio et aussi au format 33-tours.

De la même manière, côté jeux video, pas de version AC/DC de Guitar Hero [3] (un jeu avec une vraie dématérialisation).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 13 juin :

« 100% compatible avec tout »

Dixit VirginMega

La publicité est passée à la radio, elle est aussi sur le site Web : VirginMega.fr [1] met en avant les slogans Liberté, légalité, simplicité et le très voisin Liberté, égalité, simplicité et indique que ses fichiers musicaux vendus en ligne sont « 100% compatible avec tout ».

La page qui l'explique est en partie une image [2]. Donc le texte qu'il contient n'est pas indexé... On peut y lire (transcription au format texte, pour archive et pour indexation) :

VirginMega, la musique en toute liberté !

iPod, iPhone, Baladeurs MP3, Téléphones mobiles, clés USB, PC, Mac...

VirginMega.fr c'est 4 Millions de titres à télécharger en MP3.

Et que faut-il pour acheter ces fichiers musicaux MP3 sur le site VirginMega.fr ? La page de Test de configuration [3] permet de vérifier et indique que :

Pour télécharger de la musique au format WMA ou de la vidéo au format WMV sur virginmega.fr vous devez avoir le Lecteur Windows Media 9 ou supérieur

Quant à la page générale [4], elle indique pour sa part « Le Lecteur Windows Media 10 ou 11 » comme nécessaire. Donc hors de Windows Media, point de musique ni de video.... et pas d'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 23 mai :

La musique, les formes et les formats

Voici 6 extraits d'un long entretien de musiciens à propos de l'avenir de la musique [1], où le mot format a au moins 2 significations et avec le voisin de format, forme (gras ajouté).

Nous écrivons des chansons, mais il nous est, plus que jamais, impossible de ne pas réfléchir aux images et à toutes les formes qu'elles peuvent prendre. (Gaëtan Roussel)

Le système s'effondre, c'est la panique à bord et, en même temps, ça ouvre des pistes. Ne serait-ce que pour réfléchir à d'autres formats. (Camille)

Pour moi, l'album, c'est vital. Je ne sais pas comment faire de la musique sans penser à un format. Un album de quarante minutes, comme à l'époque du vinyle, ça me semble idéal. (Dominique A)

J'écoute de la musique sur mon ordinateur pour m'informer, mais je n'ai pas de baladeur. Le MP3 est un format de compression qui ne me convient pas. Loin de là. On ne s'en rend pas forcément compte, mais notre capacité de perception de la musique est en train de changer. (Dominique A)

Il y a encore beaucoup de progrès à faire du côté de l'offre numérique. Améliorer le son, inventer des objets et des formes que l'on pourra aimer et sacraliser. (Camille)

Quand j'ai commencé à rapper, je ne pensais pas à gagner ma vie. A présent, j'essaie de me diversifier, d'écrire sous d'autres formes, comme le roman, mais je ne sais pas si ça durera. (Oxmo Puccino)

Les formats numériques posent la question de savoir s'ils sont ouverts ou pas. Quant aux autres formats ou formes, ils peuvent être également ouverts car connus et utilisables par tous.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 8 mai :

Cadres photo numériques : gare aux formats

4 points où les formats comptent

Les cadres photos numériques sont à l'honneur en cette fin d'année (avec les ordinateurs). Comme tous les appareils du monde numérique, les formats sont là, ouverts ou pas :

  • Les dimensions de l'écran (pas celles du cadre) : il y a des 7 pouces, des 10 pouces voire des 15 pouces de diagonale. Mais il y a aussi le rapport longueur/hauteur : 4/3, 3/2 ou 16/9. Ce format constitue une caractéristique essentielle pour la manière dont la photo est affichée (explication à la fin...) ;
  • La résolution de l'écran : est-ce du 480x234 ? du 640x480 ? du 800x600 voire du 1024x768 ?
  • Les transferts : comment faire passer les photos vers le cadre ? Différents moyens existent, avec ou sans branchement :
    • les clés USB, au format USB 2... même si USB 3 est annoncé (mais arrivera en 2009-2010 sur les machines) ;
    • l'ordinateur relié par un câble USB... sauf si le fabricant ne pense pas aux ordinateurs avec Apple Mac OS X mais qu'à ceux avec Windows ;
    • les cartes mémoire, mais il en existe plus de 10 formats différents !
    • le sans fil : Bluetooth ou Wifi... à condition que le fabricant pense aussi au Wifi depuis une borne Airport.
  • Les fichiers photos : les formats JPEG, GIF, BMP sont les plus communément pris en compte. Il est aussi parfois possible d'afficher de la video (format fermé MPEG4) et de jouer des fichiers de musique (formats fermés MP3 ou WMA, mais pas tous ceux achetés sur les sites de vente où chacun a son format fermé). Et aussi le format de ladite photo numérique au sens de rapport longueur/hauteur : 4/3, 3/2 ou panoramique ?

Conséquence et danger du premier et du dernier point : le recadrage-massacre des photos. Vous avez des photos prises avec un compact numérique (format 4/3) ou alors prises avec un reflex numérique haut de gamme (au format 24x36, rapport 3/2) ? Mais l'écran du cadre est-il 4/3 ou 3/2 ? Ou alors, indépendemment de ce format, le logiciel du cadre permet-il de respecter le format original de la photo ? S'il n'y a pas de concordance des formats ou de fonctionnalité du logiciel , les photos sont alors rognées voire déformées : votre travail de cadrage de la photo est balayé...

Pour ce qui est du logiciel présent dans ces cadres photo numériques, il s'agit d'un système d'exploitation adapté aux besoins : les systèmes libres et ouverts (Linux et BSD) sont très largement plus présents que Windows.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 19 décembre :

Bientôt de nouveaux boitiers (box) Internet ?

Ces lignes pourraient figurer dans une série Prédictions 2009 ou Idée cadeaux. Toujours est-il qu'il s'agit plus simplement d'une exclusivité, n'ayant pas lu l'information ailleurs en français, mais je ne surveille (!) pas tout. Elle prend la forme d'une courte histoire. Vraie ou fausse ? à vous de la lire pour le dire...

Il était une fois un début de mois de novembre. Dans une pièce d'un royaume se tint une réunion. Le sujet qui s'y traita concernait la mise en place d'un système (avec des box, boitiers) permettant de lutter contre la criminalité et le terrorisme. Avec ce dispositif, les utilisations d'Internet (courrier électronique, Web, messagerie instantanée, téléphone via Internet,...) de chaque personne connectée seront enregistrées puis centralisées dans une base de données consultable par les services de sécurité et de police.

Réponse : histoire vraie. Le lundi 3 novembre 2008 à Londres, des représentants du Home Office et des fournisseurs d'accès à Internet (BT, AOL Europe, O2 et BSkyB) se sont rencontrés pour traiter du Interception Modernisation Programme (IMP) qui vise à collecter ces données au Royaume Uni. Cependant un porte parole du Home Office a indiqué qu'il ne confirmait pas l'utilisation du terme boites noires qui « n'a pas été employé dans les présentations ni les réunions ». [1]

Et Les Formats ? Il y a ceux des log de connexion (avec heure, date, durée,...) et ceux des données qui passent sur le réseau (HTML pour le Web, plus Flash, MP3, PDF, texte brut,...) : il peut s'agir de formats ouverts. Il y a aussi le format de sa vie privée, avec 2 approches bien différentes :

  • les informations personnelles publiées volontairement par chacun (sites de réseaux sociaux, blog,...) ;
  • celles collectées exhaustivement et automatiquement pour centralisation puis exploitation.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 17 décembre :

« Format numérique MXP4 »

C'est le titre de l'un des 4 articles de la page Internet Critiques de Thomas Bécard, dans l'hebdomadaire Télérama n°3063 (du 27 septembre au 3 octobre 2008), à la page 82. Le court article de 5 phrases de la colonne de droite indique :

« Un nouveau format de fichier musical, pour quoi faire ? Avec le MXP4, la société française Musinaut ambitionne de trouver un successeur au MP3. Le principe est simple : inclure dans un seul fichier plusieurs versions ou arrangements de la même chanson. On peut passer en douceur d'une version à l'autre, comme si on remixait le morceau en direct. Plutôt malin et réussi, mais malgré la gratuité (temporaire) du logiciel de création de MXP4, on peut avoir des doutes sur la viabilité du projet. »

Les logiciels MXP4Creator et MXP4Player existent « pour PC » et « pour Mac » (il s'agit sans doute plus exactement des ordinateurs avec Windows et avec Mac OS ; et pour un ordinateur individuel (un PC) Apple avec Linux ?). Quant au format, il n'est pas ouvert.

Et pour ce qui est des liens hypertextes, qui sont la base du Web ?

« Pour toute réalisation d'un lien avec le Site, l'Internaute devra contacter au préalable Musinaut à l'adresse suivante afin d'obtenir l'autorisation nécessaire à cet effet : Musinaut, 46 rue d'Amsterdam, 75009 Paris. » (page http://www.mxp4.com/termsOfUse).

Donc pour compléter l'article, ce sera comme sa version papier, sans aucun lien : « www.mxp4.com ».

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Les secrets des formats de compression audio

Un article très complet

Le magazine GNU/Linux Magazine France (GLMF dans un format abrégé) [1] de juillet-août 2008 propose un article à propos des formats de compression pour l'audio.

Les secrets des formats de compression audio de Saad Bennani [2] est long et complet : le contenu des 15 pages (oui, quinze), avec texte principal, encadrés, schémas, graphiques, références et un tableau de synthèse (à 12 colonnes) est à la fois technique et détaillé. Les formats développés dans les pages sont au nombre de 6 : MP2, MP3, AAC, AC3, Vorbis et WMA.

En résumé ? Vorbis est le seul format ouvert. Mais cela ne doit pas empêcher de faire cette lecture très riche.

Lire aussi :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Le format des caractères sur le Web

Sur le Web, attention aux caractères et à leur taille

Quelles sont les unités et les valeurs à utiliser pour dimensionner la taille des caractères de façon homogène sur le plus grand nombre possible de navigateurs Web ?

Telle est la question à laquelle l'article d'OpenWeb signé Aurélien Lévy [1] répond de manière détaillée. Et derrière cette question et ses réponses, il y a les formats :

  • au sens de la taille dans la page Web (qui est au format ouvert HTML) ;
  • à proppos de la police prévue qui peut jouer des tours si elle n'et pas présente sur l'ordinateur ;
  • à propos de l'encodage des caractères ;
  • et à propos des standards d'accessibilité.

Ces standards d'accessibilité sont des standards ouverts du Web, et se retrouvent notamment dans le Référentiel Général d'Accessibilité des Administrations (RGAA) [2]. Ils garantissent l'interopérabilité et l'accès de tous aux informations en ligne.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mardi 17 avril 2007 : 1 article (Pass ne passe pas avec tous les navigateurs : passez votre chemin)
  • le lundi 17 avril 2006 : 1 article (Bibliothèque numérique : de nouveaux faits et dates)
  • le dimanche 17 avril 2005 : 1 article (Un format qui a engendré une révolution : le MP3 et Sony)

Conférence à Orsay

Une conférence d'intérêt général

Mise à jour : le contenu de la présentation

Le jeudi 17 avril à 12h30 j'ai l'honneur dintervenir à l'Université Paris-Sud 11 [1], à la Faculté des Sciences d'Orsay [2], avec comme sujet : « Les standards et les formats dans le monde numérique : des enjeux qui nous concernent tous ! »

Photo, musique, DVD, TNT,... Données de recherche, documents administratifs, ressources pédagogiques ou documentaires,... Pour tous ces sujets, les formats jouent un rôle capital : ils sont la clé numérique qui ouvre ou ferme les fichiers de données et en particulier ceux constituant le patrimoine numérique (personnel ou produit par une institution).

La conférence exposera la problématique des formats et des protocoles, ouverts ou fermés, que ce soit sur le poste de travail, les terminaux mobiles ou sur Internet. Les enjeux de leur maîtrise, comme l'interopérabilité, la pérennité, l'indépendance ou encore l'archivage, seront discutés à partir d'exemples concrets pris dans les domaines de la bureautique (PDF, LaTeX, ODF, OOXML,...), du multimédia (MP3, Ogg, Flash, Quicktime, JPEG, RAW,...) ou des échanges électroniques (MSN, Jabber, SMTP, POP, RSS, HTML,...).

La conférence se déroule à Orsay, au bâtiment des colloques (Bât.338) salle 103. Entrée libre et gratuite, pour tous les publics (étudiants avec ou sans C2i, chercheurs, enseignants-chercheurs, administratifs, documentalistes, bibliothécaires, grand public,...), avec l'organisation parfaite de la correspondance TICE et du CVC [3]. Si les yeux et les oreilles vous en disent, au plaisir de vous y retrouver !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une conférence avec « des opaques »...

16 points au format carton...

Dans les conférences, on utilise très souvent des « transparents » ou des « slides », ces diapositives numériques projetées depuis un ordinateur (avec un logiciel de PréAO) sur un écran devant l'assistance. Format et support numériques.

Outre le bon vieux tableau (noir ou blanc), il peut aussi y avoir a contrario « les opaques » : des feuilles en carton comme support. Pas de branchement (avec le format des prises des câbles), pas de logiciel (avec le format des fichiers), des formats ouverts non-numériques.

C'est ce format que j'ai volontairement retenu pour ma conférence lors de la Journée numérique 2008 de Paris Centre Universités (PCU) le 28 mars matin.

Ainsi sur les 8 « opaques », cartons de couleur (format A4), 16 inscriptions (manuscrites, recto-verso) ont été montrées (interopérabilité assurée) et développées oralement en 30 minutes :

  • AFUL.org FOo - ELF ?
  • partout - support
  • art. 4 - ARCHIVE
  • Indépendance - concurrence
  • SÉCURITÉ - INNOVATION
  • interop - CONNAISSANCE
  • lesquels ? - logiciels
  • coût - merci

La conférence est disponible en format audio (format fermé MP3) et video (formats fermés Flash Video et Quicktime) [1] sur le site de la Médiathèque de l'Université Paris-Descartes. La conférence suivante d'Élie Sloïm était consacrée à l'accessibilité et à la qualité des sites Web [2], des domaines où les standards ouverts sont aussi capitaux.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Conférence Parinux

Le 12 mars, sur les formats

Dans le cadre des conférences organisées par l'association Parinux [1], j'interviendrai en soirée le mercredi 12 mars (soit 2 jours avant la journée du nombre pi [2]) : Les formats : pourquoi DOIVENT-ils être ouverts ?

Vous faites de la photo ? Vous regardez la télévison ? Vous écoutez de la musique ? Vous regardez des films en video ? Vous aimez lire ? Vous écoutez la radio ? Vous avez un téléphone portable ? Vous utilisez un assistant numérique personnel ? Vous filmez avec un caméscope ? Vous jouez aux jeux video ? Vous avez un ordinateur et vous utilisez des logiciels (de bureautique, de courrier électronique, de messagerie instantanée, de navigation Web,...) ?

Si oui, alors vous êtes directement concerné par le problème des formats et par leurs dangers ! Pour éviter les pièges, pour ne pas perdre vos données et donc vos archives, la conférence dressera un état des lieux et expliquera l'importance capitale des formats ouverts.

C'est de 19h15 à 20h45. L'entrée est libre et gratuite, à l'Espace multimédia, 105 rue La Bourdonnais, à Paris dans le 7e arrondissement. Si les yeux et les oreilles vous en disent, vous serez les bienvenu-e-s.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les vœux du Président et les formats

Les vœux pour 2008 du Président de la République

Le lundi 31 décembre 2007 à 20h eut lieu la déclaration des vœux de Nicolas Sarkozy. Alors, après ceux de Jacques Chirac fin 2006, qu'en est-il des formats cette année ?

  • en direct, à la télévision ou à la radio (hertziennes) : dans ce cas, on allume l'appareil, pas de problème de format ni de logiciel ;
  • le texte est en ligne au format ouvert HTML sur la page spéciale [1] ;
  • ce même texte existe aussi au format PDF, réalisé avec les logiciels Word et GPL Ghostscript 8.15 selon les métadonnées [2] ;
  • le format audio est proposé dans le Ecouter cette page ;
  • la video pour visionner en différé est au format Windows Media Video de Microsoft ou Flash, 2 formats fermés.

Donc plus de fichier MP3 semble-t-il, et pas de format ouvert audio ni video (cette année ?).

On pourrait relever l'absence du e dans l'o majuscule du mot « VOEUX » affiché dans le titre de la video (alors que le É accentué est correct pour « PRÉSIDENT » et « RÉPUBLIQUE »), tout comme le titre de la page Web indique encore une fois « voeux » au lieu du correct « vœux » ou « cœur » qui sont dans le texte.

Enfin, le format non numérique d'objets présents sur le bureau a pu faire réagir [3] : l'encrier bien visible est-il le symbole dépassé du passé ou d'une tradition de l'écriture manuscrite ? Mais cela est déjà connu pour le bureau élyséen (et les parapheurs sont toujours logiquement utilisés).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mardi 2 janvier 2007 : 1 article (Les vœux du Président Chirac et ses 7 formats)
  • le lundi 2 janvier 2006 : 1 article (La gendarmerie nationale utilise OpenOffice.org et Firefox pour des questions de formats ouverts)
  • le dimanche 2 janvier 2005 : 1 article (Interopérabilité pour passer d'un réseau Wifi à un autre)

« La bataille des formats » (Livres Hebdo)

Un article avec encore des formats pour le livre électronique

Après les formats ouverts de l'IDPF et le dossier Educnet, c'est le magazine Livres Hebdo [1] qui allonge la liste des formats liés au livre électronique.

Le numéro du 7 décembre 2007 propose un dossier de plusieurs pages intitulé L'imprimerie saisie par le numérique [2]. Une de ses parties est consacrée au livre électronique, avec comme titre La bataille des formats, sous-titrée « La multiplication des standards du livre électronique complique son développement ».

Le nouveau lecteur Kindle, lancé par Amazon en novembre, lit le format PRC développé par le français Mobipocket racheté par Amazon en 2005 et d'autres formats comme les fichiers Word, HTML, TXT, JPEG mais pas les PDF, le format concurrent du PRC mis au point par Adobe et qui est pourtant le plus répandu aujourd'hui.

On y apprend aussi que Microsoft propose son format Lit, et qu'il s'agit du PDB pour Palm. Quant à Sony, le Sony Reader a « un format de fichier utilisable uniquement sur son lecteur et dont il a le monopole ». Enfin Adobe devrait lancer en 2008 le format epub pour des usages comme le téléphone portable.

L'article conclut que « la plupart des éditeurs attendent le MP3 du livre électronique » : et pourquoi ne pas souhaiter mieux encore, comme le HTML du livre électronique, c'est-à-dire un format ouvert ? (le MP3 n'est pas aussi ouvert).

En résumé, encore une fois, la bataille des formats fait rage, et même la guerre des formats : ils sont au centre des enjeux, car ils caractérisent les contenus et leurs utilisations.

Sources et liens :
  • [1] Site de Livres Hebdo, http://www.livreshebdo.fr/
  • [2] Article L'imprimerie saisie par le numérique, de Véronique Heurtematte, Livres Hebdo n°713, du 7 décembre 2007, page 74 (Merci à Sophie pour l'information)
Et sur Formats-Ouverts.org :

2 citations à propos de Microsoft et des 2 formats DVD Haute définition

Un réalisateur de cinéma et un président de studio

L'information a été reprise par de nombreux sites [1] : le producteur et réalisateur de cinéma Michael Bay [2] (Rock, Bad Boys, Pearl Harbor, Armageddon, The Island ou Transformers) s'est exprimé à propos des formats de DVD Haute définition Blu-ray et HD-DVD en attaquant Microsoft.

Ainsi le 4 décembre, Michael Bay a écrit sur le forum lié à son site Web [3] :

« Vous ne saisissez pas ce qu'est une politique d'entreprise. Microsoft veut que les deux formats échouent afin de passer pour des héros et que tout le monde opte pour le téléchargement numérique. Voilà le sale secret dont personne ne parle. C'est pourquoi Microsoft sort des centaines de millions de dollars pour les studios qui adoptent le format HD-DVD et non pas le Blu-ray Disc, supérieur et en tête. Ils veulent créér la confusion sur le marché jusqu'à ce qu'ils améliorent la distribution par téléchargement numérique. Laissez le temps faire et vous apprendrez la vérité. » [4]

(La date du billet, 12-04-2007, est au format anglo-saxon, ce n'est pas le 12 avril 2007.)

Et aussi Mike Dunn, président de studio

Lors du Blu-Ray Disc Festival à Los Angeles, Mike Dunn, président de 20th Century Fox Home Entertainment, a parlé à propos de Microsoft d'« une campagne de confusion et d'anti-consommation orchestrée et alimentée par un gorille de 800 livres qui préférerait tous nous forcer à payer des droits pour avoir le droit d'échanger et d'apprécier les divertissements. » [5]

Et alors ?

La guerre des formats de DVD est bien là, sans accord entre les 2 camps. Microsoft est a priori dans le camp du HD-DVD avec son lecteur externe de XBox360. Dans les rayons et les catalogues, le combat est réel, mais l'arbitre final reste bien le client. Qui peut aussi ne pas acheter... Ce qui pourrait être aussi invoqué pour passer au tout via Internet.

Pour ce qui est d'une stratégie de Microsoft dans les coulisses pour faire échouer les 2 formats, aucun élément tangible ne l'atteste. En revanche il y a le soutien actuel pour le HD-DVD, et peut-être de proposer un jour aussi du Blu-ray si celui-ci s'impose. Pour ce qui est du tout en ligne, cette approche pourrait être intéressante pour bien d'autres structures. Et les formats ouverts n'ont pas place dans cette guerre.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats numériques et « le poids des cartables »

Pour alléger les cartables, le numérique est là, et donc les formats

Le mercredi 24 octobre, le ministre de l'éducation nationale a donné une conférence de presse à propos du « poids des cartables » [1]. Pour l'alléger, plusieurs mesures sont avancées : expliquer comment on fait son cartable (notamment en 6e), des fournitures plus légères, un cartable plus léger ou des manuels moins gros (en 2 ou 3 tomes, en fascicules).

Et aussi grâce aux « solutions numériques » à expérimenter :

  • «éviter d'amener son manuel papier à l'école » avec « la visio-projection des cours ou l'utilisation de tableaux blancs numériques. »
  • «proposer une plate-forme en ligne leur [les 900 000 enseignants] permettant de mener un travail collaboratif de production »
  • « production des manuels sur un format C.D.-ROM ou la mise à disposition de contenu sur des disques amovibles ou des baladeurs numériques. »
  • « manuel numérique. Sur un seul support de 300 grammes environ, chaque élève pourra disposer de l'ensemble des manuels d'une seule classe d'âge »

Pour chacun de ces points, les formats sont là :

  • tableaux blancs numériques : déjà cités, seront-ils utilisables avec tous les matériels et logiciels ou pas ?
  • plate-forme de travail collaboratif : cela fait penser à un wiki, donc plutôt un format ouvert ; mais quel format de licence pour les documents après validation (ou pas) ?
  • CD ROM : lisibles sur toutes les machines (avec par exemple des pages en HTML ou pas en PDF) ?
  • baladeurs : audio ou video, que les contenus ne soient pas dépendants de l'appareil ;
  • manuels numériques : quel format pour ces pages numériques ?

Dès que le numérique est utilisé, les formats ouverts ou fermés (et l'interopérabilité) surgissent, et ils en sont la clé qui ouvre ou qui verrouille.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mardi 26 octobre 2004 : 1 article (Baladeurs à deux formats fermés : Sony sait lire son ATRAC et le MP3)
  • le mercredi 26 octobre 2005 : 4 articles ! (Le format OpenDocument dans MS Office et par une société française ? ; Le troisième comité de pilotage pour la création d'une bibliothèque numérique européenne ; Quand une entreprise fait ce qui est interdit ; Une jolie coquille en image...)
  • le jeudi 26 octobre 2006 : 1 article (Télé par ADSL : ils s'en occupent)

Un baladeur audio avec des formats ouverts, mais...

Samsung met du Ogg dans son baladeur U3, mais...

U3 est son nom en abrégé, YP-U3 est sa dénomination complète et Samsung est le fabricant de ce baladeur audio [1]. Il a succédé au YP-U2, abrégé U2 (et U2, le groupe de rock [2], et non pas l'avion espion [3], a aussi eu un baladeur à son nom, mais chez Apple, avec l'iPod U2 [4]).

Pourquoi s'attarder sur le Samsung U3 ? En raison de ses formats numériques :

  • il y a les formats fermés WMA, MP3 et ASF [5] ;
  • il y a le format ouvert ID3 Tag pour les métadonnées ;
  • il y a le RDS pour la radio ;
  • et il y a le format « OGG ».

Ce « OGG » est le format Ogg Vorbis [6], un format ouvert pour l'audio. Que le baladeur propose le Ogg Vorbis est vraiment à souligner.

Mais, car il y a un mais, voilà l'environnement logiciel pour utiliser le U3...

Compatibilité logicielle : Windows 2000/XP/Vista avec un logiciel spécial et un protocole spécial via la prise USB [7]

On ne peut donc profiter des formats ouverts de sa musique avec toutes les machines. Comme les Citroën C4 et la musique Bonux. La musique n'est vraiment pas aussi universelle.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Guerre des dosettes » pour « capter la clientèle »

Une comparaison entre iPod et machine à café (avec d'autres éléments pour compléter)

Dans le quotidien Le Figaro du 29 septembre, l'article de Florentin Collomp traite des dosettes de café [1]. Sous l'intertitre Pas de standard unique, on lit (gras ajouté) :

Car, comme pour les iPod et autres baladeurs MP3, chacun arrive avec son propre standard destiné à capter la clientèle. « Aucun standard unique ne va s'imposer. Il est souhaitable que le consommateur ait le choix », tempère Roberto Eggs, directeur commercial international de Nespresso.

Voilà bien là un problème de format :

  • un format fermé et propre à une machine à café dans le cas des dosettes ;
  • un format ouvert et valable pour toutes les cafetières.
  • une diversité, certes, mais pas d'interopérabilité (ni d'intercheagiblité) : une machine, une capsule. En cas d'arrêt d'un des parfums, en cas d'arrêt du produit, en cas d'arrêt de la société, dépendance totale.

C'est une illustration parfaite du rôle capital des formats (ici physiques) dans la guerre économique entre les fabricants, que ce soit pour le café ou dans le numérique :

Mais pour le café, la bière ou le savon, les conséquences ne sont pas si graves : il n'y a pas de fichiers créés dans un format fermé qui verrouille. Alors que dans le numérique, c'est son patrimoine qui est menacé...

Autres articles à propos de verrouillage par les formats dans la vie non-numérique :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Heroes saison 2 : et les formats ? Toujours pareil...

Les annonces

Les bandeaux publicitaires insérés dans la presse papier du lundi 24 septembre clament :

Ce soir aux Etats-Unis Her(2)es Demain sur TF1Vision

Le site Web de TF1 annonce : « HEROES : PREMIERE MONDIALE La saison 2 sur TF1 Vision Le 25 septembre, découvrez en exclusivité le premier épisode de la saison 2 d'HEROES en VOST, moins de 24 heures après la diffusion américaine ! »

Alors quels sont les formats utilisés pour Heroes saison 2 ? Une première avec une diffusion presque simultanée entre les USA et la France. Il y a le format au sens des caractéristiques connues des feuilletons (comme pour d'autres séries) et les formats numériques de la Video à la demande : quid pour cette VOD ?

La réalité technique

Le site TF1Vision est timide pour commencer. La page d'Aide en ligne indique [1] :

Configuration minimale requise. Notre système est optimisé pour la configuration suivante :

Mais la suite est bien plus claire (gras ajouté) :

  • « Player : lecteur Windows Média uniquement » ;
  • « Navigateur : Internet Explorer uniquement » ;
  • « Type de poste : PC uniquement (notre service ne fonctionne pas sous Mac ou tout autre système d'exploitation) ».

Plus directe et simple serait la formulation : Le site TF1Vision ne fonctionne qu'avec les produits Microsoft.

Verdict

Cela n'est pas nouveau, ni une surprise : comme toute la Video à la demande (VOD), pas de format ouvert sur TF1Vision, comme UniversCine.com, Vodeo, Mk2Video, TF1, Arte, CanalPlay ou FranceTélévision !

Il y avait eu fin juin un maigre espoir : au moment du lancement en France, on lisait que Heroes était la série phénomène du Web. Mais elle n'a pas les formats ouverts du Web. Donc techniquement les Heroes font dans la banalité de la VOD.

Quelles sont les non-recettes du fait de cette configuration technique obligatoire ? Elles existent et ne sont certainement pas négligeables. « Ah si seulement tout le monde avait un seul et même format » doivent se dire les responsables de chaînes (comme une seule et unique chaîne). Mais la diversité existe.

Erreur, il y a un format ouvert : celui de l'adresse des pages Web, avec TF1.fr/heroes et NBC.com/Heroes [2] : c'est une adresse logique, ce qui n'est pas toujours le cas avec les sites Web, donc à signaler pour cela.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 25 septembre 2004 : 1 article (Sony met du format MP3 dans ses baladeurs)
  • le dimanche 25 septembre 2005 : pas article pour cause de trajet Paris-Ouagadougou
  • le lundi 25 septembre 2006 : 1 article (Les formats ouverts vont élire domicile sur les ordinateurs des députés)

Les Échos et son format e-paper

Deux échos sur Les Échos en papier électronique

Le journal économique Les Échos a lancé le 12 septembre 2007 sa version électronique [1]. Pas celle en ligne de son site Web qui existe déjà [2], mais sa version électronique sous le nom de « e-paper ». Questions : de quoi s'agit-il ? et les formats ?

  • le matériel et ses formats : un appareil spécial, le e-Reader, « ultra-fin» (8 mm), format physique de « 18,8 cm x 11,8 » et qui « se glisse dans la poche ou dans le sac à main » (sic)
    • il « sait lire le MP3 », et câble USB « pour actualisation » (ou « Option wireless prochainement »)
  • les contenus et leurs formats : les « Formats Supportés » sont « Format propriétaire SDK. » et « Vos formats .PDF, .TXT, .JPG, .HTML via utilitaire fourni. » [3]

En d'autres termes, le format du journal dans sa version électronique e-paper est au « format propriétaire SDK ». Donc : un appareil, un contenu. Et inversement. C'est un choix, mais cette dépendance forte peut être un frein important, et le format n'est explicitement pas du tout un format ouvert (à l'inverse du TXT, du PDF ou du HTML).

Une autre formulation (et donc un autre format)

Les lignes ci-dessus sont une manière de dire les choses. On peut aussi avancer parmi les différents points que « Le format des données est totalement fermé. On ne peut rien en faire. Ni copier, ni sauver, ni utiliser. Rien. Le contraire de l'ouverture etde l'interopérabilité. » et de conclure à une « inadéquation au marché ». C'est une autre formulation, celle de l'article détaillé de Daniel Glazman [4], qui n'a pas tort, et dont le style (le format) est caractéristique (comme peut-être celui de ces lignes).

Alors, version papier, format Web ou sous forme de e-paper ? L'avenir le dira (flop ou pas ? : voir la capture d'écran de ZDNet faite par Daniel Glazman...). Toujours est-il que le papier consitue un support assez performant et ouvert, et avec des appareils de lecture-yeux (les « reader ») très répandus et une compétence de lire et comprendre (le logiciel) qui équipent de nombreux disques durs-cerveaux (du moins en France, le marché des Échos).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Et le patrimoine numérique, il en est où ?

Votre mémoire, notre mémoire, à l'heure du numérique

Les journées européennes du patrimoine se déroulent les 15 et 16 septembre. Cela concerne « l'archéologie et les monuments jusqu'aux biens mobiliers en passant par la photographie, l'étude des savoir-faire, l'identification de nouveaux patrimoines. » indique la une du site portail Culture.fr du Ministère de la culture.

Mais en 2007, le patrimoine est aussi numérique. Un des « nouveaux patrimoines », en pleine explosion. Avec cette question : où en est le patrimoine numérique ?

Il concerne chacun de nous en tant que particulier et aussi toutes les structures publiques ou privées (administrations, services publics, associations, entreprises).

Le patrimoine numérique explose : photos, videos, CD et DVD, morceaux de musique, courriels, cartes géographiques, SMS, podcasts, documents en tous genres... ils sont omniprésents grâce aux différents appareils du quotidien numérique : téléphones, baladeurs, agenda personnel, ordinateurs, téléviseurs, consoles, appareils photo, GPS, camescopes...

Des tombereaux d'informations sont produits, mais peut-être voués à un très numérique tombeau. Car « l'explosion du numérique » peut aussi être prise au sens propre... :

  • les différents types de supports disparaissent (comme les disquettes, petit ou grand format), abandonnés par les industriels pour de nouveaux ;
  • ces support se détériorent eux aussi : un disque dur a une durée de vie limitée, un CD ou un DVD gravé ne l'est pas pour l'éternité ;
  • les appareils pour lire ces supports n'existent plus toujours : sans lecteur le support meurt ;
  • les câbles pour relier les appareils changent, avec une connectique qui modifie ses formes de connexion ;
  • les logiciels peuvent eux aussi cessér : et avec certains, les informations enregistrés sur les supports sont inutilisables sans le seul logiciel (dans une version spéciale) qui va savoir lire les données ; le format fermé de ces données est lié au logiciel, à la vie et surtout à la mort ;
  • les protections numériques utilisées sur certains fichiers (musique, film, bureautique) veulent empêcher certaines utilisations : copie (y compris pour soi), transferts vers un autre appareil. Ces protections menacent les données.

Cette liste, presque une chaîne, possède un point commun : les formats. Ceux des supports et leurs lecteurs, ceux des câbles : ce sont les matériels ; ceux des logiciels et ceux des données : ce sont les fichiers. Pour les données, quand les formats et les protocoles ne sont pas ouverts, l'épée s'abat : documents inexploitables, archives inutiles. Mémoire perdue.

Ainsi, tout en profitant du riche patrimoine lors des 2 journées, il ne faudrait surtout pas oublier le patrimoine numérique, personnel ou pas : à quels formats est-il ? est-il correctement géré ? Il en va de la conservation et de l'archivage de la mémoire qu'il représente. La fête ne doit pas se transformer en deuil.

Quelques exemples :
Et sur Formats-Ouverts.org :

2 citations signées Sony sur son site Connect et son format Atrac

Sony annonce la fin de son format ATRAC et de son site Connect

Le 30 août 2007, alors que la saga du format Office OpenXML (OOXML) occupait le devant de la scène, une nouvelle importante a été annoncée : Sony lance son premier baladeur audio et video aux États-Unis ! [1] Avec cet extrait du communiqué de presse de Sony :

Avec ces nouveaux Walkman, Sony a élargi son environnement numérique audio pour prendre en charge la technologie Windows Media. Cela donne aux consommateurs une fllexibilité plus grande dans leur approche des logiciels de musique. En conséquance, Sony va fermer le site Connect basé sur le format ATRAC de Sony en Amérique du Nord et en Europe. Le calendrier variera selon les pays selon la demande du marché, mais pas avant mars 2008.

C'est le début de la fin du format fermé ATRAC de Sony sur les appareils de Sony. La FAQ [2] qui a été mise en ligne est aussi claire :

Nous recommandons aux clients d'archiver leur bibliothèque musicale sur des CD. [...] Pour la musique achetée depuis Connect [avec DRM], vous pouvez la graver sur un CD puis la convertir au format MP3 pour continuer de l'apprécier pour votre usage personnel.

Pour l'utilisation et l'archivage de sa musique, sans format ouvert, les risques sont au rendez-vous.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vous êtes billet, chèque ou carte bancaire ?

Pour payer, quel format utiliser ? (article publié le 22 août)

Premier conseil :

« Quand vous utilisez un chèque, en cas de découvert, vous pouvez passer en interdit bancaire car la Banque de France surveille. Le chèque est un moyen de paiement considéré comme important. En revanche, avec la carte bancaire il n'y a pas de suivi aussi poussé et si vous avez des difficultés financières, utilisez votre carte, un découvert n'est pas pareillement sanctionné. »

Second conseil :

« Quand vous demandez un chéquier et que cela fait plus d'une année que vous n'en avez eu, il y a des vérifications avant de vous l'établir. Pour la carte bancaire, il n'y a pas les mêmes contrôles. »

Conseils donnés dans une banque par une personne de ladite banque.

Le format électronique de paiement, avec son rectangle de plastique (au format standardisé) et sa puce, ne semble pas encore avoir les lettres de noblesse (et de vérification) du format papier des chèques...

Quant aux billets de banque en papier (même s'il est spécial et comporte des marqueurs), la fabrication de fausse monnaie est en France un crime, avec condamnation à perpétuité auparavant et à 30 ans de réclusion criminelle actuellement. Cette falsification est possible car chèques et billets papier ont en quelque sorte un format ouvert : on en voit le résultat, mais heuseusement ici on n'en connaît pas les méthodes de fabrication.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 5 août 2004 : 1 article (sur les journées européennes sur le format ouvert EAD pour les archives)
  • le vendredi 5 août 2005 : 1 article (sur la musique via SFR : formats Apple et Microsoft, pas MP3)
  • le samedi 5 août 2006 : 1 article (sur le format «loi modifiée parue au JO»)

L'Ina a archivé : et le format ?

Archivage des élections présidentielles de 2007

« L’Ina archive sites et blogs relatifs aux élections présidentielles » : tel est le titre du communiqué de presse diffusé par l'Institut national de l'audiovisuel (Ina) le 10 mai 2007 (au format PDF) [1].

L'information a été reprise [2] et elle est importante : en effet, les élections présidentielles de 2007 ont vu l'utilisation pour la première fois de manière importante d'Internet avec les sites Web, les blogs, les commentaires, les listes de diffusion, les documents à télécharger,... Il s'agit donc d'archiver les publications électroniques de cette période.

Les sites Web, les forum et les blogs utilisent le format ouvert HTML, mais aussi de la video, de l'audio ou des documents à télécharger à différents formats, notamment fermés (Quicktime, Flash ou WMV pour la video, MP3 ou WMA pour l'audio, .doc pour les textes).

L'Ina a donc archivé ces éléments dans le cadre de sa politique numérique : mais comment ? Quel est le format utilisé ? Ouvert ou fermé ? (Deux leitmotiv de Formats-Ouverts.org.) Les articles de presse reprennent le communiqué de presse officiel : c'est « le format de stockage DAFF développé par l'INA ». Certes, mais encore... :

  • que signifie DAFF ?
  • où se trouve les informations techniques sur ce format ?
  • l'Ina est-il le seul à l'utiliser ?
  • y a-t-il des métadonnées qui sont rajoutées ?
  • y a-t-il un travail commun avec la Bibliothèque nationale de France (BnF) ?
  • ce format entre-t-il dans le cadre de la formation de conservateur du patrimoine audiovisuel lancée par l'Ina ?
  • quelle est la licence d'utilisation ?
  • et finalement : le format DAFF est-il un format ouvert ou fermé ?

Sur le site officiel ou dans les articles de presse, aucune précision n'était indiquée à propos de cette action à saluer pour la préservation et la conservation de cette période, encore plus si le format utilisé est ouvert.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les archives des sites de l'Élysée et du Premier ministre

La mémoire numérique des informations officielles

Mai 2007 : élection d'un nouveau Président de la République et nomination d'un nouveau Premier ministre. Qu'en est-il des archives des sites Web pour les périodes précédentes ? D'autant que pour l'Élysée il est lancé depuis 1995 avec Jacques Chirac, alors que plusieurs Premiers ministres se sont succédés depuis 12 ans.

Pour le site de Matignon, comme cela s'est systématiquement déjà produit, les « Archives du site du Premier ministre » sont en ligne sur le site même [1]. Pour le site de la Présidence de la République, les pages sont en ligne avec la mention « Archives de la Présidence de M. Jacques Chirac 1995 - 2007 » [2]. Ainsi est-il possible de lire la page de la dernière allocution de Jacques Chirac Président, le 15 mai 2007 (un mardi) à 20h [3], avec ses 3 versions : écrite (format texte en HTML), audio (formats MP3 et WMA) et video (formats WMV et Quicktime). Le premier est le seul ouvert, et les pages Web assure l'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Attention aux conditions pour bénéficier des offres Citroën Virgin Mega...

Vous voulez acheter une Citroën Virgin Mega ? Alors ayez Windows et n'achetez pas de baladeur Apple ou Sony

La publicité de la marque aux chevrons [1] indique qu'avec les Citroën Virgin Mega (modèles C2, C3 et C4 Coupé), vous avez droit à « 50 titres à télécharger sur le site VirginMega.fr ». [2]

Première condition non-mentionnée pour profiter de l'offre : pour accéder au site VirginMega.fr et les 50 titres offerts, vous devez avoir un ordinateur avec Windows. Conducteurs ayant Apple ou Linux, passez votre chemin, pas de titres pour vous.

Seconde condition non-indiquée : si vous avez un baladeur Apple (iPod) ou Sony, la musique téléchargée depuis VirginMega.fr peut ne pas être utilisable... En effet, les formats de musique numérique sont différents et incompatibles : le format WMA pour VirginMega.fr, le format ATRAC pour les baladeurs Sony et le format AAC pour les appareils Apple.

Si les 2 conditions sont réunies, alors vous pourrez profiter de l'offre. Quant à la voiture, elle possède un « lecteur MP3 », soit un 4e format, le MP3, différent des 3 précédents, excepté le fait d'être lui aussi un format fermé.

« Votre musique ne vous quittera plus » : tel est le slogan mis en avant. Faire passer la musique entre la voiture, le baladeur et l'ordinateur ne semble pas aussi évident... Si les formats étaient ouverts, alors l'interopérabilité serait plus de mise.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«La clé du succès du portable au Japon, c'est l'inter-opérabilité»

Le téléphone portable au Japon et les formats

Le numéro 2989 du magazine Télérama [1] paru le 25 avril met en double titre de couverture « Japon - Le téléphone portable du futur » et « Le téléphone portable de demain s'invente au Japon - Mobile à tout faire » [2]. Le dossier de 5 pages, « L'empire du mobile innovant », traite donc du portable, le « keita », véritable mini-ordinateur multimedia qui fait office :

  • de téléphone avec répertoire (la base) ;
  • de lecteur de musique (le baladeur MP3) ;
  • de carte de paiement (achats électroniques ou en ligne) ;
  • de titre de transport (ticket de métro par exemple) ;
  • de GPS (la nouveauté) ;
  • d'appareil connecté au Web et aux courriers électroniques (il n'y a plus de SMS, mais des courriels) ;
  • de console de jeux (via téléchargements) ;
  • d'appareil photo et de caméra.

L'iPhone semblerait en retard. Ainsi, comme le décrit l'article page 36 :

L'e-mail fait le lien entre le téléphone et l'ordinateur ; des sites Internet archi-populaires permettent d'archiver ses photos réalisées en un clic de portable et de les partager ; on peut aussi échanger sa musique avec des amis depuis le métro ou la rue, ou alimenter son blog. Le keitai est devenu un petit ordinateur personnel, sachant se transformer en console de jeux (le marché du téléchargement est colossal !), en lecteur vidéo, ou encore, grande nouveauté 2007, en GPS.

Qu'est-ce qui permet tout cela ? Les 2 phrases qui précèdent le texte ci-dessus répondent à la question :

La clé du succès du portable au Japon, c’est l'inter-opérabilité. C'est-à-dire la capacité à faire communiquer, entre eux, des appareils, des systèmes de plusieurs types.

L'interopérabilité est « la clé », avec les formats en élément de voûte : ceux pour communiquer et échanger (les protocoles) et ceux derrière les données (musique, photo, video, pages Web, courriels, logiciels, textes). Formats ouverts ou fermés ? Cela n'est pas précisé, mais les standards ouverts permettent plus de possibilités, d'indépendance, de saine concurrence, d'innovation, de pérennité et aussi d'interopérabilité. Internet et ses standards ouverts (TCP/IP, HTTP, HTML, POP, SMTP, FTP) en sont un excellent exemple.

A contrario, des formats et protocoles fermés sont des armes très efficaces souvent employées pour contrôler et verrouiller un marché, que ce soit du fait d'une entreprise ou de plusieurs d'un même secteur.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Questions générales et expertes à poser sur les formats

20 questions (+ 1) qui peuvent coller

Depuis presque 3 ans, les articles de ce site traitent des formats : à partir d'informations liées à l'actualité, ils pointent et expliquent l'importance et le rôle des formats, ouverts ou pas.

Il y a des formats presque partout, et en poussant l'approche jusqu'au bout, voici 20 questions (+ 1) à propos des formats qu'il serait intéresant de poser à des candidat(e)s, des responsables, des élu(e)s, des dirigeant(e)s... même si elles sont parfois pointues et trop spécifiques par rapport aux préocupations et à des sujets plus généraux. (Il ne s'agit pas ici de programme politique lié aux formats).

1 question liminaire :
  • Utilisez-vous par vous-même un ordinateur :
    • à titre professionnel ?
    • à titre personnel ?
    • si oui, depuis quand ? avec quels logiciels ?
18 questions générales et expertes :
  • De quoi traite l'article 4 de la Loi sur la confiance en l'économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004 ?
  • Pourriez-vous citer un format ouvert (voire plus) ? et un format fermé (voire plus) ?
  • Quel était le sujet de l'article du Monde publié le 22 janvier 2005 et signé Jean-Noël Jeanneney et quel est le projet qui en a découlé ?
  • Votre baladeur numérique lit-il le format Ogg Vorbis voire du Ogg Theora ?
  • Qu'est-ce que le format HTML ? Pourriez-vous en donner 5 balises et la signification de W3C ?
  • Le format MP3 concerne quel domaine ?
  • Vrai ou faux : les chaînes de télévision du service public utilisent un format fermé pour diffuser leurs journaux télévisés sur le Web et aussi pour la VOD ?
  • Pour vos DVD video, vous préférez le format DVD video, Blu-ray Disc ou HD-DVD ?
  • La TNT utilise quels formats video ?
  • Vrai ou faux : la Direction des Archives de France a joué un rôle essentiel dans la diffusion du format ouvert EAD pour l'archivage ?
  • Votre site Web utilise du PHP, de l'ASP ou un autre format ?
  • Quel format est utilisé pour conserver les informations à propos des déchets radioactifs du centre d'enfouissement de la Manche ?
  • Vous êtes Google Talk, Live Windows Messenger, Yahoo!Messenger ou Jabber ?
  • En photo numérique, vous préférez le JPEG ou le RAW ?
  • Pourriez-vous donner 5 avantages de l'utilisation des standards ouverts ?
1 question subsidiaire et 1 question bonus :
  • Connaissez-vous le terme FOo ? Si oui, à quoi renvoie-t-il ?
  • Que signifie TCP/IP et que concerne-t-il ?

Il ne reste plus qu'à déterminer la note sur 20 en fonction des réponses.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Pass ne passe pas avec tous les navigateurs

Passez votre chemin : « ce service est accessible uniquement aux utilisateurs d'Internet Explorer »

Le site Pass Services Financiers [1] propose des informations sur ses produits et aussi des services en ligne. La lettre d'information adressée aux titulaires d'une carte Pass indique « Et si vous participiez à notre effort pour préserver notre environnement » avec « votre relevé mensuel sur Internet ». En se connectant au site dans la partie réservée aux relevés, on peut avoir ce message :

Ce service est accessible uniquement aux utilisateurs d'Internet Explorer

Mais quelle version d'Internet Explorer ? Et donc utilisateurs de Firefox ou encore de Safari, passez votre compte, vous n'avez pas le « bon » navigateur...

Cela est sans doute une situation temporaire : un site sérieux ne peut plus se limiter à un seul navigateur, aussi bien pour des raisons techniques, en termes d'image et aussi pour la satisfaction des clients. Et les standards ouverts permettent cela, sans oublier l'accessibilité et l'interopérabilité.

En attendant, le format papier sera de mise pour ces relevés. Heureusement, cet accès impossible n'est pas aussi grave que pour les victimes de l'ouragan Katrina en septembre 2005.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le livre, son salon de Paris et les formats

Salon du livre 2007 : Et Les Formats ?

Après 2006, l'édition 2007 du Salon du livre de Paris a fermé ses portes il y a une semaine, le mardi 27 mars à 22h. Alors : le livre et les formats ? Voici 10 remarques après 2 visites, avec des formats ouverts (ou pas) et de l'interopérabilité (ou pas). Par ordre alphabétique :

ArteVOD, « La video à la demande d'ARTE... Une offre d'exception ! » : selon le dépliant de Video à la demande distribué, « il suffit d'avoir un PC fonctionnant sous Windows XP ou Windows 2000. Pour la navigateur : Internet Explorer 7.0 ou suivantes. Pour lire le fichier : Windows Media Player version 11 ou suivantes. le service n'est pas accessible ajourd'hui sur Macintosh. »... [1]

Astérix : la plaquette de La grande collection indique « Nouveaux lettrages - Encrages restaurés - Nouveau format - Nouvelles mises en couleur » pour des parutions entre décembre 2006 et octobre 2010 [2]

BnF et Europeana : sur le stand de la BnF (Bibliothèque nationale de France), démonstration du site Europeana ß, « la contribution française à la bibliothèque numérique européenne » (en version bêta), avec Firefox comme navigateur sur une machine, et avec aussi des formats PDF, PNG (pour les images), des flux RSS, du Javascript : une approche très Web 2.0. [3]

Candidats, aucune visite. Pour les 12 candidats à l'élection présidentielle, le livre ne doit pas avoir le bon format de com', contrairement au salon de l'agriculture. Pourtant le livre est bien le format qu'ils utilisent avec les nombreux livres-programme-entretien qui sont parus...

Enki Bilal : pour l'exposition de 26 œuvres originales, pas de format photo, comme demandé sur les nombreuses affichettes aux murs, « photos & films interdit » (dixit !)... et donc pas de photo prise de cette information au format texte [4].

Langues étrangères : celles proposées par Assimil [5] ou Berlitz [6] n'ont pas disparu sans information et ont des formats ouverts, que ce soit pour les langues vivantes nationales, mortes (grec ancien, latin et même hiéroglyphes) ou régionales (comme chti, picard, platt, alsacien en restant dans le Nord et l'Est de la France).

Lecteur Studio SNCF : le format audio utilisé pour les enregistrements est du MP3 [7].

Livre électronique : mais où sont passés les Cytale, 00h00.com, eBook et autres Gemstar des années 2000 avec la révolution numérique de la lecture ? En 2006, il y avait même un espace intitulé « La Plate-Forme Numérique » : plus rien de ce type en 2007, les stands concernés étaient dispersés, et le papier roi.

Numérisation : parmi les stands de démonstrations, celui d'Arkhênum [8]. Échange intéressant avec son Directeur : la société numérise des fonds patrimoniaux au format TIFF, lourd mais complet (27 Mo la page), pour ensuite obtenir des formats plus légers et plus spécifiques (comme le PDF). Quant au stockage et à l'archivage, le CD Rom est le format retenu pour le support, car le moins fragile : les disques dur sont mécaniques et le DVD est 7 fois plus sujet à problème (car il y a 7 fois plus de données pour le même support).

Site Web du salon : il n'aime pas le texte, car il utilise du Flash, et il ne tient pas à être lié :

Point 4 : Tout lien hypertexte vers les Sites gérés par Reed Expositions France mis en place depuis un site géré par un client ou toute autre personne gérant un site Internet devra être soumis à l'accord exprès et préalable de Reed Expositions France. [9]

VOolume : téléchargement sur le site de livres audio, au format AAC d'Apple, donc que pour les baladeurs iPod (sauf à transformer le format en un autre) [10].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Conférence à Nantes : « Les formats sont la clé »

Des notes de Nantes au format texte

Le 17 mars j'étais à Nantes au lycée Livet pour la Linux Party XI organisée par l'association Linux Nantes [1] : je suis intervenu une heure durant pour traiter du sujet « Formats par ci, formats par là, pensez aux formats ! », avec comme point de départ :

Les formats sont la clé méconnue et sous-estimée du monde numérique...

Voici donc sans son, sans image, sans présence, et sans l'intégralité des propos tenus ce qui a été projeté aux personnes présentes (ce ne sont que des notes).

Lire la suite

Le MP3, un format ouvert ? Et bien, non !

Une condamnation de Microsoft à propos de brevets sur le format MP3

Changeons un peu de formulation, de ton et de longueur à propos de cette information largement reprise : Microsoft a été condamné à verser 1,5 milliard de dollars à Alcatel-Lucent pour violation de brevets sur le format audio MP3 [1].

En d'autres termes : le format MP3 a des brevets, le MP3 n'est pas un format ouvert.

Au contraire, le format audio Ogg Vorbis est un format ouvert, donc dépourvu de brevet, et certains industriels l'utilisent déjà.

Quant au format video, les QuickTime, Windows Media Video et autres Real connaissent la même situation. Alors que le format video Ogg Theora est un format ouvert. Et l'université de Nice Sophia Antipolis l'utilise quotidiennement en production.

Alors : « Mesdames et Messieurs les Responsables marketing, juridiques, techniques ou de sociétés, pensez aux formats ouverts, aux vrais, et utilisez-les ! » (Pour élaborer une note de situation, le contenu de Formats-Ouverts.org est disponible... et Internet qui repose sur des formats (et des protocoles) ouverts est un bel exemple de réussite à donner, n'est-ce pas ?).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Avoir le bon format et la règle des 3 éléments

Pour adopter le bon format, les 3 éléments sont

Voici comme annoncé en notules et aussi à 2 mois de la veille du rendez-vous d'avril. Voici une histoire de formats non-électroniques mais véridiques.

Comment bien répondre à une question ou expliquer une idée ? Comment réussir à contacter et toucher des interlocuteurs ? Les hommes politiques, les publicitaires ou les responsables de communication (et marketing) se posent ces questions de manière systématique et professionnelle, et tentent d'y répondre.

Il faut « avoir le bon format » en fonction de son interlocuteur, avec donc une mise en forme et un fond qui seront compréhensibles et qui toucheront. La technique de la segmentation est une possibilité : les interlocuteurs sont regroupés par ensembles homogènes aux caractéristiques identiques qui ont été établies.

Puis vient le moment de rassembler ce qui a été établi, avec la règle des 3 éléments :

  • les éléments de contexte : les informations qui décrivent l'environnement, la situation générale et particulière ;
  • avec les éléments de vocabulaire : les termes appropriés et pertinents ;
  • puis les éléments de réponse : les points qui seront développés dans la version complète, intégrant les 2 types d'éléments précédents.

Ainsi apparaît « la note » (de synthèse, d'alerte, d'information, de présentation, d'ambiance,...) avec son format d'écriture et ceux des 3 éléments ci-dessus. Cela représente un réel travail que d'appliquer ces formats de rédaction et de présentation pour établir ces documents (nombreux sont ceux et celles qui en produisent, encore plus en ce moment, conseillers ou pas).

Et bien sûr, ces formats particuliers d'écriture et de documents sont ouverts. On peut aussi appeler cela « exercice de style sur le modèle de... », et la liste des possibilités est longue. En essayant d'éviter le formatage, et sans voir pour autant des formats partout.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La NASA se met au mètre !

La NASA adopte le mètre comme unité sur la Lune...

Pour l'instant, la nouvelle n'a guère attiré l'attention que des passionnés de l'espace et des formats.

C'est ce qu'on pourrait écrire comme commentaire concernant la décision de la NASA du 8 janvier. Et cette formulation est aussi un clin d'œil à la première phrase du texte de Jean-Noël Jeanneney le 22 janvier 2005 à propos de Google Books.

Le 8 janvier 2007, la NASA a donc annoncé qu'elle allait désormais utiliser le mètre comme unité de mesure pour toutes ses opérations à la surface de la Lune pour son retour sur notre satellite naturel : « And now the Moon will be metric too. » (et maintenant sur la Lune aussi le système métrique va être utilisé). [1] L'Irlande avait aussi adopté le mètre le 20 janvier 2005.

De l'importance capitale des unités utilisées

Comment échanger ? Comment communiquer ? Il y a 2 possibilités : en utilisant des régles identiques (mais alors sans diversité), ou alors avec des règles différentes mais parfaitement connues de chacun. L'unité de mesure pour les distances ou pour le temps font parties des règles utilisées qu'il faut savoir convertir pour passer de l'une à l'autre si elles ne sont pas identiques (mètre - pied) et ainsi faire preuve d'interopérabilité. Sinon, de gros problème peuvent survenir...

Et les unités de mesure ont des formats ouverts (on sait comment elles sont déterminées et sont utilisables par tous), que ce soit les livres, les pieds, les pouces, le mile, le mètre (distance), la seconde (temps) ou le gramme (masse). Ces 3 dernières unités sont utilisées sur la Terre entière (excepté les États-Unis, le Libéria et la Birmanie) et constitue le système métrique [2].

En plus de la Lune avec le sytème mètrique,... la Lune avec les protocoles ouverts d'Internet

Le texte de la NASA va plus loin que le format ouvert non-électronique des unités de mesure : en effet, les protocoles d'Internet sont envisagés sur la Lune,

La NASA envisage aussi d'adopter d'autres standards pour ses opérations lunaires. Par exemple, une autre idée débattue de manière informelle par les agences spatiales est d'utiliser sur la Lune pour le système de communication le même type de protocoles Internet que ce que nous utilisons tous aujourd'hui sur Terre. « De la sorte, si une petite agence spatiale ou si une compagnie privée veut s'impliquer dans ce que nous faisons sur la Lune, ils pourront déjà dire Hé, nous savons déjà utiliser les communications Internet », a déclaré Jeff Volosin [un responsable de la NASA]. « Cela abaisse la barrière d'entrée. » (gras ajouté). [1]

Et Internet sur Terre reposent sur des protocoles ouverts (Web, courriel, transfert de fichiers,...). La NASA et la Lune deviennent ainsi l'un des meilleurs exemples de l'importance et de l'utilisation des protocoles ouverts.

En résumé : Standards ouverts : objectif Lune !

Sources et liens :
  • Merci à Patrick Guignot et son article Journal : Les standards et l'interopérabilité dans l'exploration spatiale, le 10 janvier 2007, http://linuxfr.org/~patrick_g/23497.html (les commentaires nombreux et riches citent Formats-Ouverts.org et donnent aussi des informations intéressantes)
Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des articles de février 2007

Les 31 articles publiés en février

1 dans Tables des billets, 1 dans Notules, 1 dans Vie du site, 2 dans Humour, 15 dans Général, 3 dans Web, 1 dans Bibliothèques numériques, 2 dans Conférence, 1 dans Éducation & Formation, 1 dans Ressources, 1 dans Politique, 1 dans Non-électronique, 1 dans Archivage

La semaine du son et les formats

Les formats et les sons

Du 16 au 20 janvier 2007 se déroulait la quatrième édition de La semaine du son [1]. Déjà en 2006, elle figurait dans mes notules au format papier, mais hélas sans avoir pu la traiter : s'y trouvaient Pierre Schaeffer pour son Guide des objets sonores [2] et R. Murray Schafer pour son Le Paysage Sonore et son approche de « paysage sonore » (soundscape en anglais) [3].

L'éditorial du site de La semaine du son rappelle l'importance du son (gras ajouté) :

Nous vivons dans une société de l'image, dit-on. C'est oublier que celle-ci est rarement muette. Que retiendrait-on d'une émission télévisée privée de son ? D'un film sans musique ni dialogue ? De la ville sans ses clameurs, ses mille bruits et musiques qui caractérisent ses quartiers ? C'est oublier aussi que les moyens de reproduction sonore n'ont jamais été aussi divers, répandus et accessibles à tous. MP3, radios, technologie 5.1 jusque dans les voitures : grâce aux progrès technologiques, le son s'invite partout et à toute heure. Pourtant, il reste le parent pauvre de tous les budgets et son étude reste réservée aux seuls spécialistes.

Derrière les sons, il y a bien des formats et des technologies, comme le MP3, le Dolby 5.1 et bien d'autres. D'ailleurs des conférences traitaient de ce sujet des formats :

  • Avantages et inconvénients du MP3 avec cette citation : « Le format MP3, qui est loin d’être le meilleur techniquement, s’est imposé face à l’AAC, au WMA ou à l’Ogg Vorbis. »
  • Du son en mono au 5.1 : évolution du son à la télévision, avec « Satellite, câble, hertzien, portable, ADSL, TNT : Quelle différence entre les formats de diffusion ? » [4]

Problèmes de formats (ouverts ou fermés), d'interopérabilité : le monde du son est aussi un monde de technique où il y a donc des formats.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les vœux du Président et les formats

Les vœux du 31 décembre et les 7 formats

Le 31 décembre à 20h se déroule traditionnellement en France l'allocution du Président de la République pour « les vœux aux Français ».

Alors à propos de ces vœux, la question ELF se pose donc : Et Les Formats ? Signalons déjà qu'il n'y a pas la mention « Seul le prononcé fait foi » mais on trouve :

  • en direct, la version radiodiffusée et télévisée, via poste de radio et de télévision : a priori, pas de problème de format avec ces appareils, on allume et cela fonctionne (pas de problème d'interopérabilité) ;
  • le texte en ligne disponible sur le site Web de l'Élysée, soit au format ouvert HTML ;
  • 2 formats numériques audio : MP3 et Windows Media Audio (WMA, de Microsoft) ;
  • 2 formats numériques video : Quicktime (d'Apple) et Windows Media Video (WMV, de Microsoft).

De ces 4 derniers formats, aucun n'est vraiment ouvert. Et le MP3 serait sans doute suffisant pour l'audio.

Il y a pourtant des formats ouverts en audio et video, qui plus est libres : le Ogg Vorbis pour le son (utilisé par des industriels et par des radios) et le Ogg Theora pour la video (utilisé par exemple par l'université de Nice Sophia-Antipolis).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Asterisk en conférence

Trois jours de conférence à l'INRIA à propos du logiciel Asterisk

En octobre, l'INRIA organisait son séminaire IST 2006 à propos de Pérenniser le document numérique : il se déroulait à Amboise durant toute la semaine du 2 au 6.

Et du 20 au 22 novembre 2006, l'INRIA proposait à Rocquencourt 3 journées intitulées Open source et téléphonie sur IP [1] : elles concernaient Asterisk, un logiciel libre de téléphonie sur IP (ToIP, Telephone over IP). IP, Internet protocol, est un standard ouvert.

Asterisk est « The open source PBX » [2] : c'est un logiciel libre, en licence GPL, permettant d'avoir un commutateur téléphonique privé (Private Automatic Branch eXchange, soit PABX ou PBX) [3] sur BSD, Linux et Mac OS X. Il assure la messagerie vocale, la conférence téléphonique, la distribution des appels en utilisant les protocoles ouverts H.323 (un ensemble de protocoles de communication de la voix, de l'image et de données sur IP) [4], SIP (Session Initiation Protocol ) [5] et IAX (Inter-Asterisk eXchange) [6].

Pour la téléphonie via Internet, le protocole ouvert SIP est utilisé par la Freebox HD, par Doop, par Wengo ou par SIPphone, au contraire de Skype qui a un protocole fermé qui peut soulever des questions de sécurité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La télévision par ADSL : ils s'en occupent...

Télé par ADSL avec Microsoft TV ou Intel Viiv : et les formats ?

La télévision : dans sa version la plus répandue et la plus simple, il suffit d'avoir un poste et de le brancher à une prise électrique et à une antenne de réception. Il y aussi les chaînes payantes (avec décodeur), le câble ou le satellite (avec sa parabole).

Mais dans chacun de ces cas, ni la marque ni le modèle de la télévision n'entrent en ligne de compte. Petite ou grande, récente ou pas, la télévision est interchangeable : c'est l'interopérabilité en action.

Les deux dernières évolutions s'appellent télé via ADSL et télé HD : et on retrouve encore les formats...

  • pour la télévision Haute Définition, c'est toute la chaîne de matériel qui est en jeu ;
  • pour la télévision par ADSL, les boitiers (les « box ») de chaque fournisseur constituent le point de passage.

Et parfois, il y a aussi un autre boitier spécial pour la télé par ADSL. C'est ce que propose par exemple Club Internet ou les fabricants de PC de salon équipés de la technologie Viiv d'Intel.

TV à la demande avec système exclusif Microsoft TV indique la publicité de Club Internet [1]

Plus besoin de magnétoscope ni d'enregistreur coûteux dans votre meuble TV ; un PC Intel Viiv se charge de les mettre au placard. avancent les documents d'Intel [2]

Et du côté des formats ? DRM, HDMI, HDCP, DTCP/IP et autre HD Ready ou Full HD sont là. Plus clairement, des formats liés au numérique mais peu ouverts et plutôt à contrôler les usages des contenus.

Et pourtant, la solution Microsoft TV se réclame des standards ouverts...

Sources et liens :
  • [2] Magazine Connecté La mobilité et les loisirs numériques par Intel, page 21, numéro livré avec le magazine Télérama, octobre 2006
Et sur Formats-Ouverts.org :

iPod : 5 ans de mariage et de formats

Depuis octobre 2001, Apple, son baladeur et ses formats fermés

23 octobre 2001 (c'était un mardi, et une semaine après la journée de grève dans les transports en commun du 16). Apple lançait officiellement son baladeur numérique, l'iPod [1], disponible à partir du 10 novembre 2001. Il venait en complément de son site Web de vente de musique, iTunes [2].

Pour ce qui est des formats, cela signifie d'une part un site Web, mais utilisable uniquement avec un logiciel dédié, iTunes, qui est aussi lecteur audio : pas de format ouvert HTML consultable par n'importe quel navigateur Web.

D'autre part pour les morceaux de musique à acheter en ligne et à écouter sur le baladeur, c'est le format audio AAC d'Apple [3], un format fermé, propre à iTunes et à iPod, qui est privilégié.

Finalement, on a un mariage matériel-site (« iPod + iTunes » selon le slogan officiel), lié par le logiciel et ses formats fermés, dont le format audio AAC. Pas de formats ouvert, pas d'interopérabilité : le baladeur Apple tu auras, pour écouter la musique achetée chez Apple avec le logiciel d'Apple.

Le texte du communiqué de presse fait mention de ces liens étroits entre site, matériel et logiciel, mais de manière plus positive (« téléchargements automatiques de toutes vos chansons iTunes et playlists »). Il cite les formats MP3, MP3 VBR (variable bit rate), AIFF et WAV comme ceux utilisables par l'iPod.

L'arrivée de l'iPod a mis en place un modèle économique et matériel (avec accessoires et aussi une référence de design) pour Apple, avec un succès indéniable (au format marketing on parle de « révolution » ou de « nouvelle génération de baladeur » ou encore « avec l'iPod, écouter de la musique ne sera plus jamais la même chose »). On trouve même une déclinaison dans le vocabulaire avec les podcasts et le podcasting, ces émissions en baladofiffusion.

Rendez-vous en octobre 2011 pour les 10 ans ? Mais alors avec quel format, fermé ou ouvert (foo) ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats ouverts vont élire domicile sur les ordinateurs des députés

Pour 2007, l'Assemblée nationale a déjà élu les logiciels libres... et les standards ouverts

Voilà comment cela s'est passé : en 3 temps,

  • il y a le site du député Richard Cazenave avec un article sur le ministère de l'économie et les formats ouverts...
  • en allant à la page d'accueil, on trouve les articles récents...
  • et en consultant ces articles, on découvre celui du 13 septembre 2006... : Bientôt des logiciels libres à l'Assemblée Nationale, tel est le titre [1].

On y apprend que le député Richard Cazenave a été « désigné par le Groupe UMP avec mon collègue Bernard Carayon pour épauler l'administration de l'Assemblée nationale dans l'ouverture de ses systèmes d'information aux logiciels libres. » [2]

La société ATOS Origin a été chargée d'effectuer un audit et les 2 députés vont participer à son suivi et « organiser la migration vers des solutions libres » après les élections législatives de 2007. Alors ? On peut mettre en avant 3 points pris sous l'angle des formats :

Tout d'abord, l'utilisation de logiciels libres signifie des logiciels qui ont des formats techniques ouverts, et qui sont régis par des licences ouvertes. Cela signifiera aussi plus de diversité, plus à l'image des différents profils (des formats ?) des citoyens que les députés représentent.

Ensuite, l'audit risque de pointer du doigt la chaîne qui enchaîne (format-logiciel-version-système-matériel) avec le sujet voisin des archives numériques (encore une fois la chaîne format-logiciel-version-système-matériel).

Enfin cela signifie encore plus l'arrivée des standards ouverts utilisés par les logiciels libres, que ce soit sans production de document (Web) et surtout les formats ouverts pour créer de l'information, comme les courriels et plus encore les fichiers bureautiques. Le format ODF va entrer dans le Palais Bourbon, après la Gendarmerie et de nombreux ordinateurs de l'administration, avec aussi le travail de la DGME et le RGI.

Et 3 questions pour finir :

  • y a-t-il d'autres députés et d'autres partis qui participent ? Il faut le souhaiter : les logiciels libres et les standards ouverts ne sont d'aucun parti, sauf celui de l'innovation, de la sécurité, de la pérennité, de l'ouverture, de la concurrence et de l'indépendance ;
  • au Sénat, un tel projet est-il aussi envisagé pour les ordinateurs des sénateurs ?
  • enfin, est-ce le début des standards ouverts comme argument politique lors des élections ?

Toujours est-il que pour les standards ouverts, cette arrivée à l'Assemblée nationale sera un retour aux sources : la définition donnée à l'article 4 de la LCEN a été votée sur ses bancs (avec aussi ceux du Sénat).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La culture sur son mobile et les formats

Le nouveau site Mobile.Culture.fr et les formats

L'agenda en ligne du ministre de la culture pour le vendredi 15 septembre 2006 indique [1] :

15h00 Présentation du site internet mobile réalisé en partenariat avec SFR ( http://mobile.culture.fr ), à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, en présence de Frank Esser, président directeur général de SFR, Espace SFR, 73, avenue des Champs-Elysées, Paris 8e

Voici donc désormais disponibles des informations sur la culture au format électronique pour le Web pour une consultation sur téléphone portable : cela fait 3 formats. Se pose donc la question FOO : « Fermés Ou Ouverts ? »

Réponse : les pages du site Mobile.Culture.fr sont au format ouvert HTML utilisé sur le Web, et plus précisément ces pages sont au format ouvert XHTML de type XML et mieux encore elles respectent les spécifications annoncées : « Valide XHTML Strict 1.0 » dit l'outil en ligne Validator du W3C. [2]

Ainsi, n'importe quel téléphone portable (ou appareil mobile), avec n'importe quel navigateur utilisant le format ouvert XHTML 1.0 peut consulter les pages en question : l'interopérabilité en action, ici au service de la culture et des Journées du patrimoine [3]. Peut-être bientôt la même chose pour d'autres sites, comme le nouveau site de l'éducation nationale ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«L'actu de la semaine» : Et Les Formats ?

La question « ELF, Et Les Formats ? » appliquée à la chronique France-Info.com

Voici 6 sujets high-tech, mais vus sous l'angle des formats. Il s'agit des 6 informations présentées par Jérôme Colombain le samedi 9 septembre lors de sa chronique hebdomadaire, France-Info.com [1], sur France Info. Et derrière chacun des 6 sujets, il y a des formats... La présentation avec les 6 intitulés est celle du format d'origine, qui est repris. (Les liens donnés ne sont pas forcément celle de la chronique.)

« VOD tous azimuts »

Allociné, CanalPlay, TF1Vision, Amazon voire Apple : ils font (ou fera peut-être pour le dernier) de la Video On Demand, la VOD, la Video à la demande. Le film ou l'émission arrive sur l'écran de télé ou d'ordinateur par Internet.

Et Les Formats ? Avoir l'ADSL et aussi les « bons » logiciels : hors de Windows dernière version, point de salut ?

Le format de connexion : de l'ADSL (donc tout le monde n'est pas concerné). Le format du fichier numérique implique le logiciel de lecture qui implique un système d'exploitation. Comme la VOD d'ARTE : vous devez avoir le bon format, avec Windows, voire Apple, et les logiciels nécessaires dans les versions prévues pour. C'est bien moins simple que le DVD glissé dans son lecteur de salon.

« Clé USB à l’école »

Le Conseil général des Alpes Maritimes distribue une clé USB (512 Mo) à des élèves de 6ème du département. Ainsi le travail est transporté au format numérique. Le ministre délégué à l’aménagement du territoire et président du Conseil général, Christian Estrosi, l'explique dans l'interview radio.

Et Les Formats ? Fermés ou du PDF et du format ODF de la suite OpenOffice.org ?

Qui dit format numérique dit ordinateur. Mais plus précisément logiciels pour lire les informations, qui ont un format. Et le format de ces données est-il propre exclusivement à un logiciel ou alors sont-elles à un format ouvert ? Du PDF pour la lecture seule et l'ODF d'OpenOffice.org (ou KOffice) pour produire des documents ? La fracture numérique se joue aussi avec les formats.

  • Aucun communiqué de presse sur le site du Conseil général : la seule mention de la clé USB se trouve sur la page Projets 06-06-06 : les lauréats qui indique comme projet de « BENEDETTI Didier et Cyril » : « Alléger les cartables des collégiens en fournissant en 6e une clé USB : à expérimenter sur 6 collèges » : http://www.cg06.fr/cg/actu-laureats-060606.html
« IPod à la fac »

En Grande Bretagne, les étudiants vont recevoir des iPods pour écouter des conférences en podcast.

Et Les Formats ? Des fichiers uniquement lisibles sur iPod ? Si ces cours en fichier numérique audio sont au format AAC, alors ils sont lus par les iPod et que par les iPod (le plus facilement). Ou alors du MP3 voire le format ouvert Ogg Vorbis.

« Redevance numérique »

Les ordinateurs permettent désormais de recevoir la télévison grâce à une carte de réception. Le gouvernement envisagerait donc d'appliquer la redevance télé aux ordinateurs équipés.

Et Les Formats ? Si les récepteurs n'existent qu'aux formats Windows ou Mac OS X dernière version, cela ne concerne pas tout le monde. Et cette information sera-t-elle sur les déclarations d'impôts dans un format aussi peu clair qu'en 2005 ?

« Salon Odébit »

Du lundi 11 au mercredi 13 septembre, se déroulera à Paris le premier salon Odébit, pour faire le point sur la situation du haut débit en France. Le site : http://www.odebit.fr (attention, rien à voir avec le site de la ligue Odebi, http://www.odebi.org).

Et Les Formats ? Heureusement que l'ADSL utilisé par les « box » des fournisseurs d'accès repose sur des formats et protocoles ouverts pour être facilement employés... sauf quand certaines spécificités ne sont disponibles qu'avec certains logiciels.

« Agenda »

Le salon Apple Expo se déroule du mardi 12 au samedi 16 septembre 2006, à Paris, à la Porte de Versailles.

Et Les Formats ? Les formats d'Apple : ses logiciels pour son système d'exploitation Mac OS X, ses formats de données et aussi des formats ouverts. Sans oublier les formats non-électroniques comme le format de la keynote (avec Steve Jobs et son format « seul sur scène » au format vestimentaire Tshirt (ou pull) et jean).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (2/4) : dans l'univers technique

« Il voit des formats partout » car il en a en (presque) partout

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique : ci-dessous ;
  3. les formats dans l'univers non-technique ;
  4. les formats parmi le règne du vivant.

Dans l'univers technique, les formats (et les protocoles) sont omniprésents et donc incontournables. Entre autres en informatique. Avec toujours cette question ELFFOO : « Et Les Formats, Fermés Ou Ouverts ? », avec comme réponse des formats ouverts bien plus avantageux que fermés, car qui contrôle les formats...

Les formats en informatique

Les dimensions physiques : c'est un cas très souvent rencontré que de parler de format pour donner des mesures (format 5 pouces ou 3 pouces pour les disquettes).

Les supports physiques et leurs lecteurs : disquettes (de différents formats ou disquettes Zip), clé USB, CD Rom, DVD,... nécessitent obligatoirement des appareils pour les lire. Plus d'appareils de lecture, plus de données utilisables.

La connectique : les prises avec leurs formes et leurs dimensions sont sources de dangers car elles peuvent disparaître : comment alors connecter ensemble les appareils (prise parallèle pour imprimante par exemple).

Le matériel : modem, scanner, appreils photos, écrans,... les informations sur le fonctionnement des matériels peuvent être à un format ouvert ou pas. Dans ce second cas, on peut être bien gêné car impossible d'utiliser ces matériels largement.

Les claviers : au format français (AZERTY), anglo-saxon QWERTY, et il y en a bien d'autres, avec plus ou moins de touches, y compris certaines touches propes à certaines machines et utilisables qu'avec certains logiciels.

Les systèmes de fichiers : le premier format assez peu visible, c'est la manière dont les supports (disques durs, clé USB,...) sont structurés suite au formatage en FAT16 ou ext2 ou HFS et d'autres encore. Un format très important.

Les fichiers : les formats des fichiers, voilà LE format le plus souvent rencontré et très souvent vécu comme problématique (le fichier ne s'ouvre pas, il n'y a pas la bonne version du logiciel, le logiciel n'existe plus,...). C'est le format des données, avec les 3 catégories (texte, image fixe ou animée et son), où se trouvent les fichiers de traiment de texte, les fichiers video, de photo ou de musique... avec leurs formats et leurs extensions connues ou pas (.html, .doc, .jpeg, .mp3, .ogg, .tex, .pdf,...).

Les métadonnées : autre format assez peu visible, le format des métadonnées est capital pour fournir des données sur les données (titre, auteur, date, type de document,...) et permettre de se retrouver dans un océan d'informations. Si le format des métadonnées est ouvert, il est exploitable facilement et largement (comme TEI).

Le codage de caractères (aussi appelé encodage) : c'est le troisième format presque invisible, celui qui code des caractères saisis, y compris ceux qui sont particuliers (e dans l'o, œ, et autres majuscules accentuées, sans parler des signes absent de nos alphabets latins) et ceux que l'on ne voit pas vraiment (espace, retour à la ligne).

Les logiciels : eux aussi ont un format, ouvert ou fermé. Dans le premier cas on parle de logiciels libres (avec sa licence, voir plus bas) et de son code source ouvert. Un logiciel au format fermé est souevnt appelé propriétaire.

Les interfaces de programmation : aussi appelés API, ce sont les petits programmes qui permettent d'accéder et de travailler avec les gros. Si ces interfaces sont ouvertes, alors cela peut inciter à utiliser le programme.

Les langage de programmation : s'ils sont presque tous ouverts (pour que les programmeurs les utilisent), certains le sont moins car dédiés à un environnement (problème de portabilité) ou alors on peut rencontrer une écriture de code volontairement « obscure » (pas de documentation, pas de respect des mises en forme,...).

Traiter d'informatique sans traiter d'Internet n'est pas concevable. Et là aussi les formats et les protocoles sont présents.

Les échanges entre machines, petites ou grosses, personnelles ou professionnlles, reposent sur le protocole ouvert TCP/IP. Pour le Web, le protocole ouvert HTTP et le format ouvert HTML sont à la base. Pour le courriel, les protocoles ouverts SMTP, POP et IMAP sont systmétiquement utilisés. Sans parler du protcole ouvert FTP.

Et à l'opposé de cela, on a des cas comme la messagerie instantanée que les industriels essayent de faire reposer sur des protocoles et formats fermés, les leurs, propres à chaque logiciel.

Le monde de l'électronique et des télécommunications

Le courrier électronique, les données au format électronique ou le vote électronique sont des sujets liés à l'informatique. Où le problème des formats se pose, notamment pour le vote électronique.

Les télécommunications ne peuvent quant à elles reposer sur des formats et protocoles propres à chaque appareil, sinon comment faxer facilement, comment télépéhoner (en fixe ou mobile) sans se soucier de 'appareil du correspondant, comment envoyer des SMS simplement.

La radio et la télévision ne reposent pas sur des formats propres à chaque appareil, sinon il n'y aurait pas eu une telle adoption et une telle pénétration des appareils faciles d'emploi.

Le monde juridique

Le monde juridique est-il un monde technique ? Sans vouloir lancer de débat ni de polémique, il est pris ici dans ce sens à propos des licences d'utilisation des logiciels et des données.

Et encore une fois, il y a des questions de formats concernant ce que ces licences, rédigées en termes techniques, autorisent ou pas : si elles sont ouvertes ou pas.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format «loi modifiée parue au JO»

Certes, chaque domaine à son langage, ses habitudes, ses règles (ses formats ?), cependant...

Avant de traiter assez longuement des formats derrière les mésaventures récentes, voici un premier article à propos de DADVSI (et un second, avec un petit jeu...)

Comme relevé dans les notules d'août, la loi DADVSI, loi n° 2006-961, constituée de 5 titres, signée le 1er août est parue au JO du 3 août. Elle est donc applicable depuis le 4 août... oui, le 4 août... qui se termina, comme tous les 4 août, par la nuit, la nuit du 4 août (toute allusion à un clin d'œil historique des dates ne serait pas fortuite...).

Avez-vous consulté le texte en allant directement à la source ? [1] C'est à ce demander si le JO ne signifie pas Journal Obscur : on modifie, on supprime, on complète, on ajoute... par rapport au texte de départ, mais sans en donner la version définitive. Extrait du début du texte (gras personnel) :

L'article L. 122-5 du code de la propriété intellectuelle est ainsi modifié : 1° Le dernier alinéa du 3° est supprimé ; 2° Le 3° est complété par un e ainsi rédigé : [...] 3° Sont ajoutés dix alinéas ainsi rédigés : [...]

On y trouve même les « Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel n° 2006-540 DC du 27 juillet 2006. », malgré donc leur invalidité.

Certes, les avocats et autres personnes versées dans la science juridique ne manqueraient pas de préciser :

  • que chaque domaine à ces habitudes, règles, us et coutumes ;
  • qu'au contraire, rien n'est plus clair car la moindre modification est indiquée avec les références très précises ;
  • que publier au JORF (Journal Officiel de la République Française, son vrai nom complet) les nouveaux textes établis après modifications n'est absolument pas possible ;
  • que les éditeurs des textes de loi, même si ces textes de loi sont copiables et diffusables sans autorisation (mais pas modifiables !), ont bien besoin de grains de papier à imprimer ;
  • et ils auront raison.

Cependant, ce format d'écriture, pour ouvert qu'il soit car on sait comment il est constitué (et on peut l'utiliser, comme dans ce petit jeu), n'en demeure pas moins en l'état illisible et inexploitable.

Est donc ajoutée à l'adage « Dure est la loi, mais c'est la loi » la phrase « Parfois, obscure est aussi la loi, mais c'est la loi, car il faut aussi des hommes de loi. »

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Yahoo! Music vend un morceau sans DRM, et le clame (mais sur son blog)

Les DRM ne sont pas une bonne chose pour le marché, dit Yahoo!, sur son blog

Fin juillet 2006 : Yahoo! Music vend une chanson au format MP3, sans DRM, en parle sur son blog et se positionne contre les DRM [1] :

Notre position est simple : les DRM n'apportent aucune valeur ajoutée pour l'artiste, le label (qui vend de la musique non protégée chaque jour sur CD) ni même pour le consommateur. Les seuls qui bénéficient des DRM, ce sont les entreprises technologiques qui cherchent à verrouiller leurs clients sur leur plate-forme technologique.

Le contenu sans DRM a implicitement plus de valeur pour le consommateur. [2]

Le site Yahoo! Music américain n'indique pas pour autant l'information [3], ni la version française du site [4]. En fait, il n'y est pas fait mention de l'absence de DRM, mais c'est « la chanson personnalisée » (intitulée A public affaire, de Jessica Simpson [5]) au format MP3 qui est mise en avant, avec cette phrase : « Ce fichier MP3 peut être écouté sur tous les appareils, y compris les iPod, ou gravé sur CD ». Cela est peut-être un format trop brutal d'annoncer sur le site une chanson « DRM-free », pour l'instant...

Il faut rappeler 2 autres éléments récents à propos de la musique numérique et des DRM, qui ne permettent pas l'interopérabilité :

Février 2006 : David Goldberg, Vice-President and General Manager Music, critique les DRM lors de la conférence Music 2.0 : « Les restrictions dues aux gestions des droits ont créé des barrières pour les consommateurs, rendant difficile de transférer la musique vers des appareils portatifs, et en créant des incompatibilités entre services de musiques et les lecteurs MP3. »

Juin 2006 : trop de DRM compliquent trop les choses, et « A propos de DRM, je pense qu'il est aussi nécessaire de repenser cette stratégie... » dit Hilary Rosen, une ancienne responsable de la RIAA (Recording Industry Association of America).

Et après cette absence de DRM, des formats ouverts comme Ogg Vorbis ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Sony adopte le format d'Apple

Le format audio d'Apple (le AAC) sur des appareils Sony !

Il y a des formats, au sens informatique comme au sens figuré, qui semblent incompatibles car opposés : Windows sur une machine Apple, un assistant numérique de marque Palm avec Windows Mobile [1], Intel sur Apple, une souris Apple avec plus qu'un seul bouton [2]. Et pourtant tout cela est arrivé.

Voici une nouvelle qui va dans le même sens : Sony met de l'Apple dans ses baladeurs numériques (écrit dans un format court et donc simplificateur) [3]. Plus exactement, certains des appareils Sony savent utiliser le format audio d'Apple, le AAC. Cependant il s'agit du format AAC sans les protections (les DRM) que le fichier possède en étant acheté depuis le site iTunes Music Store d'Apple.

En quoi est-ce tant à souligner ? Car dans la guerre des formats que se livrent les industriels de la musique, Sony se bat avec son format, l'ATRAC (et ses baladeurs), contre l'AAC d'Apple (et ses iPod) et contre le WMA de Microsoft. En octobre 2004, Sony avait déjà adopté le format MP3 sur ses appareils qui ne savaient lire au départ que l'ATRAC. La gamme des formats augmente donc, y compris ceux de la concurrence.

Bien sûr, il n'est pas question d'interopérabilité basée sur des formats ouverts (comme le Ogg Vorbis). Tout au plus s'agit-il de compatibilité.

Sources et liens :

Les formats dans les publicités

Un dépliant publicitaire est une collection de formats, mais pas toujours expliqués...

Régulièrement, les grandes surfaces organisent des opérations commerciales à propos des produits techniques lié à l'image, au son, à la photo, au téléphone et à l'informatique, avec notamment un catalogue publicitaire dédié (format papier).

Ainsi, après un exemple avec Carrefour, ce sont les magasins Leclerc qui proposaient leur 10 jours Technique pour tous du 19 au 29 avril dernier. « Et Les Formats ? » , la question EFL :

  • d'abord, les formats sont partout ! Même brièvement indiqué, c'est important en termes d'informations données, mais aussi en terme d'image : une pubilicité d'appareil électronique sans terme technique mystérieux fait-elle assez sérieux ? Non, et il faut même qu'ils soient assez nombreux pour créer cette aura de technicité... (ah le formatage des esprits et les préjugés...) ;
  • ainsi on lit entre autres HDMI, WMA, OGG, DVI, 16/9, HD Ready, JPEG, DivX, MP3, ID3 Tag, USB, MPEG4 et autres IEEE 1394 Firewire ;
  • certains formats sont liés au domaine physique (dimensions, câbles, prises, comme avec 16/9, HDMI, Firewire), d'autres ne concernent que les fichiers numériques ;
  • il est intéresant de relever que le format ouvert OGG Vorbis figure dans un des baladeurs numériques proposés (marque Samsung) ;
  • enfin on peut relever comment les formats sont expliqués... ou pas ! Rien sur les DRM des câbles HDMI et des télévisions HD Ready. Pour le format « WMA DRM (Digital Right Management) », on lit en bas de la page 8 : « Ce format de compression, est équipé d'un système permettant de contrôler la diffusion des œuvres numériques » ce qui est exact, mais sans doute un peu bref.

Il faudrait une plaquette de publicité avec les formats expliqués (voire une publicité pour un document expliquant les formats et l'interopérabilité) : mais trop expliquer, pour une publicité, ce n'est peut-être pas... le bon format !

Sources et liens :

Une déclaration, et une autre...

Le format détourné et le format original d'une déclaration officielle (et ses formats)

Mes chères lectrices, mes chers lecteurs,
Le Parlement, les élus de la Nation, ont voté en France la loi sur la confiance en l'économie numérique en juin 2004 et le Conseil constitutionnel n'a pas jugé que cette loi n'était pas en tout point conforme aux principes et aux valeurs de la République. En démocratie et en informatique, cela a un sens et doit être respecté. C'est pourquoi j'ai décidé de promulguer cette loi et notamment son article 4, Ier, Ier sur ma machine et ailleurs mais aussi parce que je pense que l'utilisation déterminée des formats ouverts et des protocoles ouverts est le premier pas vers un contrat efficace pour l'indépendance, la pérennité, l'emploi et l'innovation.
Vivent les standards ouverts, vive l'interopérabilité !

Voilà pour le texte dans un format détourné. L'original, dont le 7e paragraphe ci-dessus repris, a été prononcé par M. Jacques Chirac, Président de la République, le vendredi 31 mars à 20h. Le site de l'Élysée propose a posteriori la déclaration dans 5 formats différents :

  • le texte au format ouvert HTML ;
  • la video, au format Windows Media (Video) et au format Quicktime ;
  • l'enregistrement sonore, au format Windows Media (Audio) et au format MP3.

Pas de format Real Video (fermé, comme les 4 ci-dessus, utilisé à l'Assemblée nationale), ni de format Ogg Vorbis (ouvert, pour le son, utilisé par Radio France) ni de Theora (ouvert, pour la video). Mais si le site de la Présidence proposait encore plus de formats ouverts, après son effort pour une meilleure accessibilité et ses liens hypertextes ouverts, cela aurait sans aucun doute une forte portée.

Sources et liens :

Notules du 29 mars 2006

Une conférence sur les bibliothèques numériques à la BnF

Mardi 4 avril à la Bibliothèque nationale de France (BnF), de 11h30 à 13h, se tiendra une conférence-débat « La numérisation dans les bibliothèques : pratiques d’aujourd’hui et prochaines évolutions », destinée aux professionnels des bibliothèques (entrée libre).

Avec Catherine Lupovici (bibliothèque numérique à la BnF), Jean-Emile Tosello-Bancal (Sous-direction des Bibliothèques du Ministère de l’Education nationale), Alain Jacquesson et Alexis Rivier. Ces deux derniers sont des responsables de la Bibliothèque publique et universitaire de Genève et aussi auteur du livre de référence déjà cité, Bibliothèques et documents numériques, qui traitent entre autres des formats ouverts ou pas.

  • Bibliothèques et documents numériques Concepts, composantes, techniques et enjeux, éditions du Cercle de la Librairie, collection biliothèque, 578 pages, 42 euros, ISBN 10 : 2-7654-0915-3
MSN sur Europe 1

Mardi 28 mars, de 23h à minuit se déroulait l'émission hebdomadaire Génération Europe 1 Nouvelle technologies. L'un des invités était Olivier Marcheteau, nouveau Directeur Général de MSN France. Il a été question du modèle économique, des objectifs ou du changement de format de nom de MSN Messenger, qui devient Windows Live Messenger (un des services Windows Live).

Mais pas de mention du sujet de l'interopérabilité des messageries instantannées, où chacun souhaite conserver jalousement ses utilisateurs en fermant ses protocoles (Microsoft, mais aussi AOL et Yahoo!, et cela malgré des accords de compatibilité entre certains).

Le podcasting dans la presse télé

La même semaine, Télépoche et Télérama traitent du podcasting, la baladodiffusion (dans un format plus français) : c'est le nouveau format de diffusion radio. Pour Télépoche (n°2093, du 25 au 31 mars), sa fiche détachable s'intitule Le Podcast La radio quand vous voulez. Johana Lagunas cite entre autres le logiciel libre Juice et le site Framasoft.

Quant à Télérama (n°2932, du 25 au 31 mars), en 2 pleines pages intitulées Ecoutez la liberté et signées Emmanuelle Dasque, il explique que toutes les radios (Radio France, Arte Radio, RTL, Europe 1) s'y sont mises, avec l'arrivée des baladeurs numériques, du haut débit et du format MP3.

Les DRM dans Télérama

Page 18, n°2929 : article, La musique mise sous clef ?, de Thomas Bécard, sous-titré « Les députés légalisent le DRM, un verrouillage des fichiers musicaux » :

Car voilà leur fonction, aux DRM : limiter les possibilités de copier, graver ou transférer de la musique - ou de la video, ou des logiciels - en espérant ainsi réduire les risques de piratage.

Conclusion : « En attendant, le consommateur moyen, qui ne s'y connaît pas trop en bidouille informatique, se retrouve coincé avec son CD illisible ou son fichier intransférable. » L'excellent dessin d'illustration, signé Mb, est aussi à signaler : un monsieur fulminant qui fait jouer son CD de M. Pokora sur un phonographe (!) en clamant « Marre des CD protégés qu'on peut pas lire ! Cette fois-ci ils vont m'entendre... » !

Le secteur des DRM

Les DRM sont devenus un terme plus répandu depuis le débat sur la loi DADVSI à l'Assemblée nationale. On peut les aborder en dressant la liste de leurs exemples d'utilisation... Il est aussi possible de les aborder en se posant quelques questions à propos du secteur des DRM :

  • quelles sont les entreprises proposant des technologies et services liées DRM ?
  • y en a-t-il des françaises ? combien de personnes vivent de ce secteur ?
  • quel est le chiffres d'affaires généré ? quelles prévisions ?...

Dans un format plus bref, avoir des caractéristiques détaillées de ce secteur.

Vous avez dit interopérabilité ?

Une première définition de l'interopérabilité, et une autre...

Qu'est-ce qu'un standard ouvert ? Tout le monde dit en faire et les utiliser. Mais une définition permet de poser clairement ses éléments. C'est le cas dans la loi française dans l'article 4 de la LCEN, titre Ier, chapitre Ier.

Qu'est-ce que l'interopérabilité ? Et la compatibilité ? Voilà deux questions qui se sont posées à propos du projet de loi DADVSI.

Selon le site LesTelechargements.com...

Le site LesTelechargements.com, site mis en place par le ministère de la culture et dédié au projet de loi DADVSI, donne une définition :

Interopérabilité - Il s'agit de la possibilité de lire une œuvre achetée légalement sur tous les supports que l'on possède. Par exemple, un fichier même mp3 pourra être lu sur un autoradio ou sur un baladeur sans que cela ne pose de problème d'ordre technique.

Cette définition est restrictive : elle ne prend en compte que les achats en ligne. Or l'interopérabilité s'applique à la musique non-achetée (et légale), mais aussi à la video, au Web, au courriel...

A l'Assemblée nationale : définition des députés, et réponse du Ministre...

Les débats à l'Assemblée nationale ont beaucoup mis en avant et cité l'interopérabilité. Au cours des débats du 15 mars au soir, 2 amendement ont été débatus dans l'hémicycle pour préciser la définition de standards ouverts et pour définir interopérabilité et compatibilité.

ajout à l'article 4 définissant les standards ouverts de : « dont l'utilisation n'oblige pas à l'acquittement de droits de propriété intellectuelle. » (amendement 340)

ajout de 2 alinéas : le premier, « On entend par compatibilité la capacité de deux systèmes à communiquer sans ambiguïté » ; et le second : « On entend par interopérabilité la capacité à rendre compatibles deux systèmes quelconques. L'interopérabilité nécessite que les informations nécessaires à sa mise enœuvre soient disponibles sous la forme de standards ouverts ». (amendement 341)

Ces amendements étaient présentés par MM. Le Déaut, Bloche, Paul, Mathus, Cohen, Caresche, Migaud, Dumont, Balligand, Habib, Mme Andrieux, MM. Vidalies, Le Guen, Roy, Terrasse, Bateux, Dosé, Boucheron et Lambert. Ils ont été défendus en séance par M. Bloche au nom de M. Le Déaut.

Ces deux amendements ont été rejetés. Mais les propos tenus sont vraiment à signaler. Extrait le plus significatif à propos de l'amendement 341, avec la réponse du Ministre (gras ajouté) :

M. le Ministre - Avis défavorable car la définition proposée n'est pas adaptée. L'interopérabilité peut très bien être atteinte avec un standard fermé, par exemple lorsqu'un éditeur cède des licences d'usage de son système, ou encore par échanges bilatéraux entre les prestataires des deux systèmes. En outre, comme il n'existe pas encore, même si des travaux sont en cours, de standard ouvert pour les mesures techniques, il est prématuré d'en imposer l'utilisation.

Que dire... Qu'il y a bien des exemples de ce qu'est l'interopérabilité : les pages Web, le téléphone fixe ou portable, le fax, le disque vinyl, la radio et la télévision hertziennes, les rails,... et des exemples de là où elle n'est pas de mise, outre la musique numérique : la messagerie instantanée sur ordinateur ou sur téléphone portable, les baladeurs video,...

L'interopérabilité ne peut reposer que sur des standards ouverts. Des échanges ou des accords bilatéraux concernent la compatibilité, mais ne permettent pas une réelle concurrence ni l'interopérabilité.

La discussion concernant ces 2 amendements est fournie en intégralité après les Sources et liens ci-dessous. Bonne lecture...

Sources et liens :

Lire la suite

Notules du 26 février 2006

Notules de fin février 2006, pour de futurs articles (pdfa), ou pas

L'actualité est très riche à propos des formats ouverts (et fermés) et de l'interopérabilité. Comme déjà annoncé, il y a les catégories En bref et Notules pour au moins citer les informations. Voici donc vraiment, il faut se lancer (mais sans les développer), 10 notules (de petites notes ou commentaires d'information), qui feront ou pas l'objet d'articles, mais qui au moins seront indiquées et partagées.

  • 26 février - Le timbre écrase le numérique - La fête du timbre 2006 se déroule les 25 et 26 février. Le timbre et son format papier est ou sera toujours rare, même produit à des millions d'exemplaires, par rapport au numérique, qui est copiable à l'infini.
  • 23 février - Arte se met à la video à la demande (VOD pour Video On Demand) depuis le 23 février, mais que pour utilisateurs avec Internet Explorer et Windows et Windows Media Player. Service public, mais format fermé (ce n'est pas le seul).
  • 24 février - Google et les archives nationales américaines : partenariat pour archiver des films en numérique. Question : Et Le Format ?
  • 22 février - Définition de l'interopérabilité selon le site LesTelechargements.com : « Il s'agit de la possibilité de lire une œuvre achetée légalement sur tous les supports que l'on possède. Par exemple, un fichier même mp3 pourra être lu sur un autoradio ou sur un baladeur sans que cela ne pose de problème d'ordre technique. » Et s'il n'y a pas d'achat, pas d'interopérabilité ? Et l'interopérabilité n'est pas présente dans d'autres domaines ? (radio, télévision, téléphonie non-numériques ; et Web aussi !).
  • 27 février - Rencontre annuelle d'une semaine des groupes de travail du W3C, du 27 févier au 3 mars, à Mandelieu en France. Ces groupes du W3C sont à l'origine de nombreux standards ouverts.
  • 21 février - Vote électronique utilisé en interne à l'UMP à partir du mardi 21 février lors du scrutin pour désigner les candidats pour les prochaines élections municipales à Paris. Le vote électronique soulève lui aussi des questions de formats.
  • 26 février - Emission de télé 8-FI de la chaîne Direct8 sur le cinéma numérique : « Cinéma numérique : bientôt dans les salles ? Fini les bobines et bienvenue dans le tout numérique ! La projection numérique des films de longs-métrages arrive dans les salles et c'est pour bientôt. » : Et Les Formats ?
  • 25 février - Un haut responsable de Yahoo!, David Goldberb (Vice-President and General Manager Music), critique les DRM lors de la conférence Music 2.0 : « Les restrictions dues aux gestions des droits ont créé des barrières pour les consommateurs, rendant difficile de transférer la musique vers des appareils portatifs, et en créant des incompatibilités entre services de musiques et les lecteurs MP3. » (traduction de Tristan Nitot, Standblog)

Le format podcast, mais à quel format ?

Radio France se met aussi au podcasting-baladodiffusion : mais à quel format ?

La BBC en avril 2005, Europe 1 depuis le 8 novembre, RTL et ArteRadio aussi : désormais le podcast (ou podcasting) en anglais, traduit par baladodiffusion, se met en place. C'est la troisièmpe façon d'écouter des émissions de radio en numérique, sur son baladeur numérique après synchronisation, en plus du direct sur un ordinateur connecté ou du simple téléchargement du fichier.

Début janvier, Radio France s'est aussi lancé dans la baladodiffusion, en proposant des émissions de ses radios (France Inter, France Musique, France Culture, France Info,...). Cependant, 2 questions de formats se posent :

  • la première à propos du site Web : la page dédiée à ces podcast est-elle utilisable et accessible par tous ? Radio France ne propose qu'une page en Flash ;
  • la seconde plus importante encore : quel est le format audio de l'émission baladodiffusée ? Interopérabilité ou pas ? Le format pour des iPod exclusivement, le format MP3 pour tout baladeur ou le format ouvert Ogg Vorbis ?
Sources et liens :

La radio sur son baladeur numérique

La radio au format numérique et baladodifusée

La télévision est touchée par le numérique, la radio aussi. Qui dit numérique, dit forcément formats. Pour la radio numérique, on trouve principalement deux possibilités :

  • l'écoute en direct via l'utilisation ; cela implique l'utilisation d'une lecteur audio, parfois imposé du fait du format utilisé (Real et Windows Media sont les plus souvent rencontrés du fait de l'utilisation de leur format respectif) ;
  • le téléchargement pour une écoute en différé : en fait il s'agit souvent d'écoute derrière son ordinateur, car le fichier est lu au fur et à mesure (streaming), le fichier n'est pas récupéré ni conservé sur l'ordinateur.

Une troisième possibilité se développe : le podcasting, aussi traduit par baladodiffusion. Le terme podcasting est formé de iPod, le nom des baladeurs numériques à succès d'Apple, et de broadcasting, terme anglais qui signifie diffusion. La baladodiffusion est basée sur l'utilisation des baladeurs numériques, du haut débit et des fils RSS.

Le baladeur numérique contient donc les fichiers numériques des émissions téléchargées selon le même principe que les fils RSS : si l'émission que l'on souhaite suivre propose un nouveau numéro, il est récupéré sur le baladeur via l'ordinateur.

Le podcasting, c'est la possibilité de constituer votre radio avec vos programmes préférés et de les écouter où vous voulez, quand vous le voulez !

La définition ci-dessus est d'ailleurs celle donnée par la radio Europe 1... qui a justement lancé un vaste programme de podcasting (7 chaînes mises à jour très régulièrement) depuis le mardi 8 novembre 2005, avec l'émission Génération Europe 1 Nouvelles technologies consacrée spécialement au sujet (avec le directeur Jean-Pierre Elkabbach en invité, et enthousiasmé).

Et quel est le format de ces émissions baladodiffusées, c'est-à-dire des fichiers audio téléchargés ? Pour Europe 1, le format est le MP3, qui peut être récupéré de deux manières selon qu'il s'agisse d'un baladeur iPod ou pas. Le MP3 est utilisable par le plus de baladeurs, même si le format n'est pas ouvert. Au moins n'y a-t-il pas ici le verrouillage de la musique numérique, avec un format pour un baladeur (et un site d'achat en ligne) : il y a une certaine interopérabilité.

On peut souligner que cette interopérabilité est totale avec la radio hertzienne. En effet tous les postes savent recevoir et restituer pour un type de fréquences (FM, GO, PO, OC) les émissions, sans distinction de marque d'appareil ni de station radio : on n'imagine pas une station de radio qui exigerait un seul appareil précis pour être écouté (alors que c'est bien plus le cas en musique numérique).

Sources et liens :

Comment la publicité présente certains formats

Carrefour mentionne les WMA DRM, OGG, HDMI et HDCP

Pourquoi s'intéresser aux publicités à propos des formats ? Pour 3 raisons :

  • d'abord car elles sont généralement largement diffusées pour tenter de toucher le plus de clients potentiels, donc nombreux sont ceux qui vont les voir, les lire ou les entendre ;
  • ensuite car pour beaucoup de produits, les formats sont des caractéristiques mises en avant, et le texte d'accompagnement joue parfois dessus (plus c'est mystérieux, mieux c'est...) ;
  • enfin car les publicités constituent un bon baromètre pour voir apparaîtres des formats, et un indicateur de la manière dont des formats sont présentés.

Voici donc le catalogue Carrefour Multimedia, 32 pages, valable du 9 au 26 novembre 2005. La partie Son et video présente 6 baladeurs numériques : le format MP3 est présent sur tous. On trouve aussi les formats WMA et WAV. Et le produit de Samsung propose quant à lui « WMA DRM (protégés), WAV, OGG ».

On a donc 2 formats ouverts, le OGG pour Ogg Vorbis, et le WAV, pour Wave. Et 2 formats fermés, le MP3 (sujet à brevets) et le WMA (Windows Media Audio) avec DRM : non seulement il y a la mention claire des DRM, mais elle est complétée par le terme « protégés ». Il ne sera possible de dire que les utilisateurs potentiels n'auront pas été prévenus.

Du côté des téléviseurs, 6 produits sont présentés, avec par exemple les formats « 16/9 » ou « 4/3 ». Autre format, le HDMI, avec la HD, le HDCP et le logo HD Ready. D'ailleurs le catalogue propose page 26 un encadré d'explications sur fond orange, intitulé Conseil, à propos du seul appareil HD Ready proposé (Philips) :

A quoi ça sert ? La HD, pour haute définition, vous permettra de bénéficier d'une qualité d'image exceptionelle via le satellite pour être à la pointe du progrès et ainsi disposer d'une image de haute qualité.

De là à penser que seul le satellite fournit la HD... mais le plus intéressant est dans le second point de l'encadré (gras ajouté) :

Comment ça marche ? Grâce à un téléviseur prêt pour la haute définition, vous pourrez disposer pleinement d'une qualité d'image exceptionnelle. Le label HD Ready est conforme à des normes strictes à savoir : être capable d'afficher une image d'au moins 720 lignes, une connexion analogique en YUV et une connexion numérique en DVI ou HDMI, une protection à la diffusion et à la copie baptisée HDCP. Vous pouvez reconnaître les produits disposant de la technologie HD dans nos magasins grâce à ce logo HD Ready (image du logo).

Il serait intérressant d'avoir des précisions des vendeurs en magasin : le DRM du WMA protège contre quoi ? contre l'effacement ? Je ne peux pas faire des manipulations avec ? Et la protection à la diffusion et à la copie du HDCP, c'est quoi concrètement ? Je peux bien tout afficher sur ma télé ? C'est l'interopérabilité des fichiers de musique et des téléviseurs dont il est en fait question.

Sources et liens :

Les formats OGG, WMA DRM, HDCP et autres en publicité

Les formats s'affichent et se montrent

Que ce soit au sens de dimensions et caractéristiques physiques ou au sens de codage des données, les formats sont régulièrement en bonne place dans les publicités. Ainsi voici trois exemples récents qui touchent un large public.

Affiches dans le métro parisien pour des cartes mémoires de la société Sandisk : elles montrent 4 cartes mémoires à 4 formats différents (et il en existe 7 actuellement !). Il faut souligner qu'au moins ces cartes ne sont pas vendues que par un seul fabricant qui se trouverait alors être le seul fournisseur possible une fois son produit acheté (ce qui est le cas pour les capsules des machines à café, les lames de rasoir ou les cartouches de jeux).

Double page de Carrefour dans l'hebdomadaire Télérama sorti le 9 novembre : on y montre la clé USB audio qui « lit les formats MP3, WMA DRM, WAV, OGG » et le téléphone « lecteur audio (MP3, AAC, AAC+) ». OGG est le Ogg Vorbis, format ouvert audio de cette liste, avec le WAV, a priori dépourvus de DRM.

Prospectus des magasins Planète Saturn : une télévision avec écran plat de grande dimension, avec haute qualité d'affichage et « technologie HDCP ». Les écrans HDCP vont de pair avec des DRM et souvent une prise HDMI.

Ces indications techniques sont importantes pour informer en décrivant précisément le produit. Elles jouent sans doute aussi un rôle au niveau marketing avec ces sigles ou ces termes étranges qui plongent dans un univers mystérieux et fermé, où il est difficile d'entrer, sauf avec l'aide du vendeur ou en se renseignant au préalable (on pourrait presque parler de format marketing).

Et de manière aussi publicitaire, le format papier (un peu en opposition au format électronique et numérique) se manifeste lui aussi : ce sont des pages entières dans des magazines pour des agendas papier, des affiches en magasin pour les carnets, les outils d'écritures et autres bloc-notes... avec des grammages, des dispositions, des reliures, des réglures, des marques,... et aussi des formats différents.

Sources et liens :

Table des billets de novembre 2005

Les 37 billets publiés en novembre

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 14 dans Général, 4 dans Bibliothèques numériques, 1 dans Archivage, 1 dans Palmarès, 3 dans Interopérabilité, 2 dans Non-électronique, 1 dans Myosotis, 1 dans Ressources, 2 dans Publicité, 4 dans Conférence, 1 dans Notules, 1 dans Humour

Dossier DRM

Des exemples d'utilisation de DRM (mis à jour le 28 avril 2006)

Note : ce long article de la catégorie Synthèse a une date de première publication (qui figure en fin d'article), et une date de dernière mise à jour (mentionnée ci-dessus dans le sous-titre). Il est possible d'avoir (dans une longue page) les articles regroupés ci-dessous, avec une recherche du terme DRM, http://formats-ouverts.org/blog/?q=DRM

Les DRM, (Digital Rights Management, gestion des droits numériques) sont une technologie de plus en plus présente dans le monde numérique. Les DRM sont mis en place et utilisés dans toute la chaîne numérique, au niveau des fichiers et aussi du matériel.

Les DRM sont à l'opposé des formats ouverts et vont à l'encontre de l'interopérabilité au travers du dispositif de contrôle qu'ils mettent en place :

  • les DRM de Windows Media : date d'expiration et nombre de lecture sont prévus







  • les DRM dans les écrans qui peuvent empêcher un affichage de contenu « non-autorisé » ;

Les DRM en publicité ; l'interopérabilité des MI et des sites de musique

Les messageries instantanées (MI) et l'interopérabilité

Le mardi 6 septembre 2005, le journal 20 Minutes consacrait toute sa rubrique net guide aux messageries instantannées (MI), sous le titre Restez toujours en contact via le Web. La pleine page signée Yaroslav Pigenet faisait le point sur les différents logiciels de messagerie instantanée, notamment suite à la sortie de Google Talk le 24 août. Outre cette dernière, une mini-fiche sur Gaim, Trillian, AIM, MSN Messenger, Yahoo! Messenger et ICQ était proposée. Avec un encadré final titré En attendant l'unification des messageries instantanées qui résume bien la situation (gras et liens ajoutés) :

Toutefois, chaque grand éditeur voulant ainsi imposer son propre logiciel de MI, plusieurs protocoles « propriétaires » incompatibles entre eux, assurent le même service. [...] Un peu comme si un abonné SFR ne pouvait pas téléphoner à des abonnés Orange ou Bouygues. Cette incompatibilité a longtemps ralenti voire bloqué l'inévitable convergence entre téléphone et MI. [...] Pour mettre fin à cette cacophonie et permettre de créer un service de MI professionnel et universel - comme l'e-mail ou le GSM -, l'instance de régulation du Web (IETF) propose depuis 2002 un protocole ouvert et standardisé de messagerie : XMPP/Jabber.

Les DRM en publicité !

Les DRM s'affichent sur des panneaux publicitaires, où on lit sur certains à propos du baladeur numérique Q-be de SupportPlus :

MP3 256 Mo - USB 2.0 DRM

Des DRM sur les fichiers audio WMA (Microsoft), AAC (Apple) ou Atrac (Sony), c'est établi, comme aussi sur les écrans, sur les câbles HDMI, sur les sorties DisplayPort, sur le bus PCI Express 2.0, sur Windows Vista ou sur les téléphones portables. Mais des DRM dans l'USB 2.0 ? Réalité technique, ou coquille de texte (qui permet d'avoir un format technique avec des sigles un peu étranges) ? Sans doute la seconde solution d'après les indications du produit trouvées sur les sites de ventes en ligne.

L'interopérabilité sur FnacMusic, interview du directeur général

Bruno Crémel, directeur général de la Fnac, était interviewé par Arnaud Devillard de 01net le 1er septembre dernier. Parmi les 6 questions posées, celle de l'interopérabilité des fichiers de musique (gras ajouté) :

Question : Autre sujet sensible, l'interopérabilité. FnacMusic avait annoncé qu'elle mettrait à disposition un logiciel permettant de lire des fichiers sur tout type de baladeurs. Où cela en est-il ?

Réponse : On y a renoncé. C'est sans doute un frein au développement du téléchargement parce que c'est une source de complexité et de confusion pour les clients. De fait, lorsqu'ils achètent un baladeur, ils n'ont pas forcément conscience des problématiques d'interopérabilité, de formats propriétaires et autres qui sont les composantes d'un débat assez compliqué. En même temps, il faut relativiser.

D'après les analyses, l'utilisation du téléchargement est encore assez classique : une écoute sur ordinateur ou une gravure sur CD pour une écoute sur chaîne hi-fi. L'utilisation du baladeur est minoritaire, entre 10 % et 15 % de l'utilisation des téléchargements. Le marché n'étant pas stabilisé ni sur le marché des baladeurs ni sur celui des plates-formes de téléchargement, je pense qu'on ne verra pas d'évolution à court terme.

La Fnac a ouvert son site de vente de musique en ligne en septembre 2004, en retenant le format WMA (de Microsoft) et en expliquant comment retirer les DRM en gravant (comme Microsoft l'avait aussi expliqué) pour utiliser les morceaux sur tous les baladeurs.

Les formats de la PSP

La PlayStation Portable est sortie, avec ses formats

Le 1er septembre, après le report de la date initiale prévue en mars, avait lieu la sortie en Europe de la console PSP, PlayStation Portable, de Sony. Le 11 mars 2005, c'était la console portable Nintendo DS.

En plus de la guerre des consoles de salon (actuellement, entre PS2, Xbox et GameCube ; prochainement entre PS3, Xbox360 et Revolution, respectivement de Sony, Microsoft et Nintendo), il y a donc désormais la guerre des consoles portables avec la GBA (GameBoy Advance), la DS (DualScreen) de Nintendo et la N-Gage de Nokia comme concurrents. Et dans ces affrontements, les formats (physiques, électroniques ou informatiques) jouent des rôles capitaux.

Assez logiquement, direction le site Sony.fr. Rien sur le PSP n'est mis en avant, donc utilisation de la fonction Rechercher en tapant « PSP ». Et la réponse tombe... un peu surprenante :

Vous avez recherché sur ce site et sur les sites connexes : "PSP". Désolé, aucun résultat ne correspond à vos critères de recherche. (!!)

Malgré cela, « le site Web officiel » se trouve facilement avec un moteur de recherche : YourPSP.fr est son nom. Et alors seconde surprise.

Le site n'est pas vraiment un site Web, pourrait-on dire dans un format critique. En effet le format HTML ou XHTML est peu utilisé, les pages étant systématiquement en animations Flash, que ce soit pour les présentations comme pour la navigation. Cela peut se comprendre avec une approche au format « il faut impressionner », pour laquelle le Flash est assez souvent utilisé. Pourtant le HTML, et mieux encore, le XHTML, permettent aussi de faire de superbes choses animées. Et de permettre l'accès à tous et aussi l'indexation des pages. Alors, une partie aussi en HTML ?

Donc, pour parler de la PSP et de ses formats, impossible de n'avoir qu'une page Web de type Fiche de description officielle au format HTML seulement. A défaut, en voici donc une, issue de différentes sources (citées en fin d'article).

Fiche descriptive de la PSP prise sous l'angle des formats
  • Nom :
    • long : PlayStation Portable, donc une dénomination à un format qui reprend le terme PlayStation, connu et établi
    • court : PSP, un format plus percutant
  • Fabricant : Sony, une marque avec un nom à un format court, facilement mémorisable
  • Sites Web :
    • celui de Sony France ne connait pas l'existence de la PSP : format oubli ;
    • celui officiel, YourPSP.fr, ne connait que le format Flash pour ses pages Web : donc pas d'indexation ni pas d'accès par tous ; une partie des informations aussi au seul format HTML serait encore plus riche comme approche, même si le résultat ne sera pas identique, mais au moins encore plus ouvert ;
  • Date de sortie : deux stratégies possibles, avec soit le format de la sortie mondiale simultanée ou celui de l'échelonnement ; c'est ce dernier qui a été retenu : Japon (décembre 2004), puis Etats-Unis (mars 2005) et enfin l'Europe (1er septembre 2005).
  • Marketing et communication : les formats pour faire parler du produit et attirer l'attention des media et des acheteurs sont éprouvés :
    • la réservation possible dans des magasins dès juin, pour être sûr d'en posséder une dès le lancement ;
    • le 31 août dès 21h30, une soirée officielle de lancement en France, ouverte à tous, dont bien sûr la presse, en partenariat avec une radio et avec une enseigne de distribution placée sur une prestigieuse avenue de Paris (donc dans le magasin Virgin des Champs-Elysées avec Fun Radio) ;
    • mise en scène de l'arrivée des premières machines en vente à partir de minuit (semi-remorque escorté de voitures 4x4 Hummer, gardes tout de blanc vêtus,...) ;
    • la presse papier, radio, télé et en ligne largement informée par dossiers de presses ;
    • la possibilité d'être « les premiers à acheter votre PSP, dès minuit ! » ;
    • présentoirs avec accessoires, jeux et films pour PSP judicieusement placés autour des premiers acheteurs potentiels : le format de l'achat compulsif...
  • Prix : 249,99 euros, un format bien plus positif que le 250 trop sec et qui est systématiquement employé ;
  • Dimensions physiques : un format de poche, un format portable avec 270x74x23 (largeur, hauteur, épaisseur, en mm) pour 280 g ;
  • Les fonctionnalités : 4 icônes sont mises en avant dans la campagne de communication, pour 4 possibilités : jeux, video, musique, photo, c'est-à-dire une console format multi-fonction de loisirs numériques ;
  • L'écran : élément clé, son format physique est une diagonale de 4,3 pouces soit presque 11 cm au format métrique, avec un affichage en 16 millions de couleurs au format 16/9e ;
  • La connectique avec plusieurs formats :
    • une prise USB mais il faut « un connecteur Mini-B vendu séparément » ;
    • une prise pour carte mémoire, mais au format Memory Stick Duo ou Memory Stock PRO Duo : ce sont les formats développés par Sony (comme le Memory Stick, mais pas pris en charge ici) ;
    • une prise casque ;
    • une prise pour le chargeur électrique au format spécifique;
    • pas de sortie video ;
    • a priori, seule la prise casque est standard, c'est-à-dire qu'elle n'est pas propre à la seule PSP, il y a interopérabilité entre les casques audio du marché ;
  • Le support au format UMD : l'autre élément clé, c'est l'Universal Media Disk, un format de stockage propre à Sony
    • ce format de support n'existe qu'en lecture : pas d'appareil d'enregistrement d'UMD, et il n'y en aura pas selon le PDG de Sony Computer France qui répondait au journal Metro ;
    • 1,8 Go maximum actuellement, qui permettent de stocker des jeux (donc plus de format cartouche spécifique), mais aussi des video, des films, ou de la musique ;
    • les UMD Video, issus pour une part assez facilement du catalogue de films de Sony Pictures, sont « zonés » comme les DVD : un UMD Video au format Asie ne sera pas lisible au format Europe (zone 2) ;
  • Le sans fil : le format du protocole WiFi est présent, avec précisément le IEEE 802.11b, pour se connecter à des réseaux, avec la possibilité de naviguer sur le Web avec le logiciel fourni ;
  • Les formats pour le multimedia :
    • pour la video, c'est le MPEG-4, format fermé ;
    • pour le son, c'est le Atrac3plus (le format de Sony pour ses baladeurs et sur son site Web Connect de vente de musique) et le MP3, formats fermés ;
    • pour les photos, c'est le JPEG ;
  • Les formats de protection des données : ils sont indiqués dans le Glossaire officiel du site YourPSP.fr, avec
    • des DRM : « Si un téléchargement incorpore la gestion des droits numériques, elle empêche le contenu d'être copié sur plus d'un Memory Stick Duo » ;
    • le MagicGate : « Nom d'une technologie de protection contre la copie utilisée par certains types de Memory Stick Duo. »

En résumé, beaucoup de formats propres à la PSP pour n'alimenter que la PSP en musique, video et jeux. Une stratégie assez classique, depuis les lames jetables de rasoirs jusqu'aux cartouches d'encre des imprimantes.

Les formats, avec peu de formats ouverts, sont clairement omniprésents, sans même aller jusqu'à compter le nombre de fois où le mot est utilisé ci-dessus (à moins que ce ne soit une déformation que d'en voir vraiment partout).

Sources et liens :
  • Parmi les nombreux articles de la presse papier ou en ligne :

Un format de l'été

L'été, c'est « tournée des plages » ou « beach tour »

Connaissez-vous le RBT ? C'est le « Rugby Beach Tour », de la Fédération française de rugby, avec la société Daunat. Il y a aussi le « SFR Playstation Beach Games 2005 » (donc SFR avec Sony). Ou encore « l'été Française des Jeux-RTL».

En juillet et en août, à la suite du Tour de France (avec sa caravane publicitaire et ses étapes), le bon format de communication et de marketing est « la tournée estivale » (la dénomination la plus ancienne), « la tournées des plages » (expression plus souvent utilisée), et mieux encore, le « Beach Tour » (avec les majuscules et l'anglais qui donnent le bon effet, c'est le bon format).

Voilà la recette : une société ou une fédération sportive, avec un ou des partenaires (sponsor ne semble pas trop ici le bon format de dénomination) part dans des villes étapes à la rencontre du public pour présenter son produit, qui est bien sûr bien plus qu'un simple article ou un service, mais une expérience de vie ou un art de vivre, indispensables.

Et que proposer ? Des « centaines » ou « des milliers de cadeaux », des « animations gratuites », des « démonstrations », voire « une soirée spectacle » prévus dans « le road book » avec « les villes-étapes ». Avec des « invités prestigieux » et des personnes pour animer guider, expliquer, initier aux secrets et aux joies annoncés.

Pour ce qui est du passé, le « Wanadoo Tour » de 1999 à 2002, ne semble maintenant plus d'actualité (initier les gens à Internet et au haut débit). Et pour ce qui est de l'été 2006, le FOT, le Formats Ouverts Tour, n'est pas encore en place. Mais tout au long de l'année il y a le site Formats-Ouverts.org (FOo) et des conférences. Et le bon format serait d'offrir des kits de découverte, des casquettes, des stylos, des Post-it, des ballons, des dépliants, avec aussi des démonstrations, des animations, des exclusivités (CD Rom live, logiciels)... voire un concert des Foo Fighters ! Pas encore de slogan (« Le Formats Ouverts Tour,... » ), mais ce serait bien sûr à propos des formats ouverts, de l'interopérabilité, y compris dans le domaine non-électronique, avec des exemples pour faire ses premiers pas.

Sources et liens :

La musique via SFR : formats Apple et Microsoft, pas MP3

L'offre de SFR pour l'achat de musique en ligne

La vente de musique en ligne est un des domaines où l'absence d'interopérabilité est la règle. Le dernier exemple en date, celui de SFR.

Première règle : segmenter son marché, c'est-à-dire regrouper ses clients en ensemble homogène (même profil, mêmes règles de comportement, donc d'achat) pour proposer les produits à leur bon format.

Deuxième règle : proposer de nombreuses petites variations du produit, c'est-à-dire avoir de nombreux formats légèrement différents du même produit.

Troisième règle : disposer d'un grand nombre de titres, c'est-à-dire avoir de nombreux accords avec des éditeurs au riche catalogue.

Mises en application, cela se traduit par les utilisateurs des derniers téléphones portables à qui SFR propose de la musique en ligne sous forme de « Single, Sonnerie-video, Mini-clip, Sonnerie, Tonalité » (soit 5 possibilités, 3 en audio exclusivement et 2 en audio plus video) depuis le site de vente SFR Music, qui profite d'accords avec 4 « labels » (EMI, Warner, Universal et Sony, le dernier en date) soit « 31 102 Artistes 297 620 Titres ».

Pour ce qui est des formats, « les singles ne peuvent être définis comme sonnerie », et les formats numériques des morceaux ne sont pas du MP3 (gras ajouté) :

Q : Quelle est la différence avec les MP3 ?

R : Les singles que vous téléchargez sont au format AAC protégé sur votre mobile, et au format WMA protégé sur votre PC.

Enoncé dans un format plus clair : pour les téléphones portables c'est le format d'Apple (AAC, celui des iPod) et pour les ordinateurs c'est le format de Microsoft (WMA, et « vous devez disposer de Windows Media Player version 9 ou supérieure »), avec chacun des systèmes de contrôle DRM (« protégé »).

Donc pas de jaloux entre les deux sociétés les plus présentes du marché que sont Apple et Microsoft (même si Sony et son Atrac est oublié). Et impossible de faire certaines choses avec ses morceaux, car ils sont protégés : ainsi transfert impossible de son ordinateur vers son téléphone pour une sonnerie. Et il se peut que la copie privée en gravant un CD soit difficile. La musique n'est que rarement à des formats ouverts.

Sources et liens :

Table des billets d'août 2005

Les 38 billets publiés en août

1 dans Tables des billets, 2 dans Vie du site, 1 dans Palmarès, 15 dans Général, 1 dans Manifestations, 3 dans Interopérabilité, 2 dans Entreprise, 2 dans Non-électronique, 8 dans Internet, 2 dans Myosotis, 1 dans Anniversaire

Les formats Ogg et WMA DRM ont la cote

Les dépliants publicitaires et les formats audio


Les baladeurs numériques ont le vent des ventes en poupe. Que ce soit à mémoire flash, à disque dur, de différentes tailles et capacités, ou avec plus ou moins de fonctionnalités, les modèles sont nombreux. Cela est aussi valable pour les téléphones portables qui s'éloignent de plus en plus du simple téléphone pour devenir des terminaux numériques avec appareil photo voire video, lecteur de musique, carnet d'adresses, agenda, stockage de fichiers,...

Parmi les caractéristiques de ces baladeurs et téléphones, celle des formats pris en compte est importante et très souvent indiquée. Il y a bien sûr le MP3, format soumis à brevet, mais deux autres formats semblent être mentionnés de plus en plus souvent par les fabricants et même sur les dépliants publicitaires grand public :

  • le Ogg, ou Ogg Vorbis, vrai format ouvert, concurrent des formats fermés MP3, AAC d'Apple (sur son site iTunes Music Store et ses baladeurs iPod), Atrac3 de Sony (sur son site Connect et ses appareils) ou WMA de Microsoft (sur les sites FnacMusic Store, VirginMega ou MSN Music Store) ;
  • le WMA DRM : il s'agit du format Windows Media Audio avec des fichiers DRM, ainsi explicitement mentionné, ce qui est nouveau : les DRM ont pour objectif de garantir le contrôle et l'accès au fichier. Cela est en fait un verrouillage de l'utilisation du fichier (un seul type de lecteur, nombre limité de copie, limitation des transferts voire des lectures), comme on peut le vivre avec son téléphone portable ou comme on peut le rencontrer avec le CLUF de Windows XP.

En fait ces deux formats sont aux antipodes techniques. Et en amont des formats fermés se trouvent les sites Web de vente en ligne qui diffusent les formats incompatibles. L'interopérabilité en musique n'est pas encore de mise.

Sources et liens :

Un classement des formats

Comment établir une liste des formats les plus utilisés ?

Le 14 juillet pouvait être vu comme un défilé de différents formats non-électroniques. Et si un défilé des formats informatiques était organisé ? Si on les passait en revue, quel serait le classement des formats ? Quel hit-parade et quelles statistiques de ceux les plus utilisés, ceux en plus forte progression ou ceux en baisse ? Quelle serait la photographie du paysage des formats ?

Autant la question est facile à poser et autant il est difficile d'y répondre. En effet :

  • cela dépend tout d'abord de ce que l'on considère comme l'ensemble de référence par rapport auquel on effectue la mesure : les fichiers de son ordinateur ? ceux de son entreprise, administration ou association ? ceux échangés sur une ou des listes de diffusion ? ceux disponibles sur Internet ? ceux référencés par des moteurs de recherche ?...
  • cela dépend ensuite du domaine considéré : tout domaine confondu ? ceux en bureautique ? plus finement, ceux de traitement de texte ou de tableur ? ceux en musique ? ceux en photo ? ceux en video ? ceux de présentation ?...
  • cela dépend enfin de la mesure prise en compte : le nombre de fichiers (même de très petite taille) ? la taille totale obtenue (même avec peu de fichiers) ? et de la période couverte par la mesure (les 2 derniers mois, les 5 dernières années,...).

En fait, suivant ce qui est retenu, chaque format de fichier peut être qualifié de format le plus utilisé ! (avec peut-être en petites lettres les conditions de la mesure). Finalement chaque format est leader de son secteur... surtout en ne prenant que lui ! Le format des textes marketing, commerciaux et publicitaires jouent habilement sur ces éléments (« 80% de satisfaits », avec un test réalisé sur 100 personnes, sans informations supplémentaires... est-ce vraiment objectif ?).

Pour ce qui est des formats en général, celui du courriel et le HTML, ou le XHTML avec CSS, sont sans aucun doute largement en tête. Et le RSS est en pleine croissance. Ce sont tous des formats ouverts. Quant au MP3, il doit aussi caracoler en tête de la musique. Car tous sont très utilisés en nombre et en taille totale. Le PDF est aussi répandu, comme les .doc, .xls et .ppt.

Mais combien exactement ? Impossible à établir. Les sites des moteurs de recherche (Altavista, Google, Yahoo,...) proposent des « recherches avancées » avec le choix du « type de fichier ». Les formats sont alors le PDF, ceux de Microsoft Word, Excel et Powerpoint, le RTF et le Postscript. Sans oublier par défaut le HTML. Mais il faut fournir un ou des termes pour la recherche, donc pas de réponse globale (en fait, il n'y a pas la possibilité d'utiliser des caractères dits joker ou des wildcard).

Le classement des formats les plus répandus n'est pas encore disponible.

Sources et liens :

Un format de com pour le format de sa vie

Quel format de vie souhaitez-vous ?

Pour une entreprise, le bon format pour communiquer et pour donner toute crédibilité à son activité peut consister à utiliser les modes ou tendances du moment (qui sont d'une certiane manière des formats) exprimées avec les termes adéquats (le bon format de la langue).

Ainsi trouve-t-on la « responsabilité citoyenne » de l'entreprise, et aussi sa « mission », appuyée par les « visions » de ses dirigeants : organiser l'information, s'occuper de notre potentiel, livrer partout dans le monde,... les exemples sont nombreux.

Il semblerait qu'apparaisse un nouveau format de com ou d'information, pas forcément lié à l'activité da la société : le témoignage, voire la confidence du dirigeant avec une carrière au format hors-normes et qui expose son approche, son format de la vie, en répondant à la question « Quel sens donner à sa vie ? ».

C'est ainsi que récemment, Steve Jobs d'Apple (lors d'une conférence) et Michael Robertson de Linspire, SIPPhone et MP3Tunes (dans un article), ont exposé leur vision de la vie, leur expérience. Textes sincères, un peu biaisés par l'image à donner ou totalement artificiels ? Sans doute pas le dernier cas. Et entre le premier et le deuxième cas, qu'est-ce qui fera pencher la balance pour vous ? Le ton, les expressions, les exemples, la personnalité, la tenue vestimentaire, le physique,... qui sont des formats auquels chacun sera plus sensible selon ce qu'il est à un moment donné. Les formats, même non-électroniques, mais sociologique, vestimentaire ou de langue, sont décidément partout, ouverts ou pas.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un format qui a engendré une révolution

La révolution MP3, Sony l'a ratée

Déclaration du patron européen de Sony :

Sony a raté la révolution du MP3 et des baladeurs numériques.

En effet la position de la société au cours des années 80 et une partie des années 90, avec par exemple le Walkman ou le CD audio, était celle de leader. Avec l'arrivée du format audio MP3, le virage n'a pas été pris : pas d'adoption du format avant fin 2004, alors qu'il s'est imposé fin des années 90 ; pas de baladeur face aux iPod d'Apple lancés en 2001. Un aveu d'échec, donc, avec une tentative de reconquête du marché avec de nouveaux produits utilisant le MP3.

Cette situation est donc le résultat de l'apparition d'un format, le MP3, un format audio compressé, alors que les formats numériques du son existaient déjà (formats wave ou midi par exemple), mais les fichiers MP3 étaient moins volumineux tout en gardant une bonne qualité audio. Pour les échanges ou le stockage, cela est donc bien plus approprié. Et pourtant le format MP3 n'est pas un format ouvert, du fait des brevets qu'il contient, au contraire du format audio ouvert Ogg Vorbis.

Un format, fermé, le MP3, a ainsi engendré une révolution dans tout un secteur d'activité, et Sony l'a ratée (mais il n'est pas le seul). Un autre format, ouvert, a encore bien plus révolutionné les choses : le HTML, avec le Web. Et aussi plus largement les formats ouverts d'Internet, à l'origine du succès du réseau Internet. Le vrai format ouvert XML, avec ses 7 ans et ses nombreuses déclinaisons, est sans doute à l'origine d'une autre révolution en cours.

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Table des billets d'avril 2005

Les 33 billets publiés en avril

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 3 dans Humour, 4 dans Non-électronique, 4 dans Conférence, 8 dans Général, 1 dans Manifestations, 4 dans Interopérabilité, 2 dans Internet, 2 dans Logiciel, 3 dans Entreprise

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Les DRM attaquent, l'UFC les attaque

Action en justice contre Apple, Sony et leurs DRM

Les DRM, système de gestion des droits numériques, rendent les formats audio incompatibles et peuvent limiter les usages (copie, transfert,...). Les DRM sont utilisés par Apple (dans son format AAC), par Microsoft (dans son format WMA) et par par Sony (dans son format ATRAC). Des formats principalement utilisables avec leurs baladeurs respectifs, et en vente uniquement sur leurs sites.

De ce fait, pas d'interopérabilité et une situation cacophonique largement dénoncée en 2004. C'est pourquoi l'association UFC-Que choisir a décidé le 14 février de porter plainte contre Apple et Sony (gras ajouté) :

Cette absence totale d'interopérabilité entre les DRM enlève non seulement au consommateur son pouvoir de choisir indépendamment ses matériels et son lieu d'achat, mais constitue aussi un frein réel à la libre circulation des œuvres de l'esprit.

Et Microsoft ? Pas avec cette procédure, indique Julien Dourgnon, chargé de mission pour l'association, repris par ZDNet. Et ajoute (gras de mon fait) :

Apple et Sony cherchent à créer des vases clos limités et superétanches avec leurs systèmes, tandis que Microsoft a une stratégie inverse, de cannibalisation. Il tente de conquérir le marché en cherchant à imposer son lecteur multimédia et sa DRM dans tous les baladeurs numériques.

Les DRM ne sont pas interopérables ? C'est déjà ce que dénonçait un groupe de travail européen en août 2004. Les DRM sont une menace pour les libertés individuelles ? C'est aussi ce qu'écrit la Commission Européenne en janvier 2005. Les DRM ne fonctionnent pas ? Cela a été expliqué. Les DRM font parler d'eux ? Cela était bien le cas en 2004.

Face à cette situation, des sites de vente de musique en ligne existent, sans recourir aux DRM : MP3tunes.com depuis le 19 février, mais aussi neophoniques.com, audiolunchbox.com ou godon.org. Ils misent sur des formats plus ouverts car sans DRM, voire vraiment ouverts car sans brevets comme avec le Ogg Vorbis.

Sources et liens :

-15% sur tous les formats

Les XML, PDF, HTML et autres MP3 sont à la baisse ?

Ce billet de la catégorie Humour ne dira rien sur Firefox et la propriété intellectuelle ni sur les vrais formats ouverts.

En revanche, voici un titre bien accrocheur reçu dans un courrier électronique : -15% sur tous les formats ! Avec à la clé une « page » et une image explicatives...

Question : cette réduction s'applique-t-elle vraiment à tous les formats ? (Y compris à ceux des dimensions et des dates du texte ? Cela donne alors des dimensions réduites et une date limite en 1704...)

Sources et liens :

Musique en ligne à des formats plus ouverts

Lancement de MP3tunes.com

Le 9 février 2005 a été lancé le site de vente de musique en ligne MP3tunes.com. Un de plus après les iTunes (Apple), MSN Music (Microsoft), Connect (Sony), FNACMusic (de la FNAC) et autres VirginMega (Virgin) ? Un de plus à proposer des fichiers musicaux à un format fermé propre à un seul type de baladeur et avec des limitations d'utilisation en raison des DRM ? Un site de plus qui enferme et donc sans interopérabilité ?

Pas exactement, puisque la volonté est clairement de se démarquer en annonçant des fichiers :

  • au format MP3 (et non pas Atrac de Sony, WMA de Microsoft, AAC d'Apple), format lisible par de très nombreux baladeurs, y compris ceux des marques précédentes (pour presque tous, Sony y vient) ;
  • sans DRM, système de gestion des droits numériques, qui limite le nombre de copies ou de transferts entre ses appareils (ordinateurs, baladeurs, CD audio, clé USB) ;
  • sans logiciel spécial, sans système d'exploitation particulier, sans navigateur privilégié.

De plus, les fichiers sont aussi proposés moins chers que les prix en vigueur et sont disponibles au sein d'un compte depuis le site une fois achetés, pour autant de téléchargement que voulu (cela évite de ne plus rien avoir en cas de perte, vol ou crash de vos appareils).

Une autre approche commerciale d'envergure donc, avec une ouverture quant à l'accès au site et des formats musicaux moins fermés, même si le MP3 n'est pas totalement un format ouvert du fait de brevets dessus. Au contraire du Ogg Vorbis, utilisé par exemple par Radio Canada. L'initiateur de cette entreprise est Michael Robertson qui a lancé MP3.com, Linspire, et SIPPhone.

Sources et liens :

Radio Canada diffuse à un format ouvert

Du Ogg Vorbis pour Radio Canada

La station Radio Canada utilise officiellement le format ouvert Ogg Vorbis et propose d'écouter ainsi la Première Chaîne et Espace Musique. Une utilisation à saluer, d'autant que la radio propose une page d'explications et de liens, avec cette précision : « C'est une technique audionumérique comparable aux formats MP3 et AAC, à la différence qu'il s'agit d'un format libre de brevets. ».

Sources et liens :

Table des billets de février 2005

Les 40 billets publiés en février

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 4 dans Non-électronique, 4 dans Entreprise, 2 dans Conférence, 2 dans Loi, 10 dans Général, 8 dans Interopérabilité, 2 dans Ressources, 1 dans Anniversaire, 2 dans Internet, 2 dans Humour, 1 dans Archivage

«Les couacs de la musique en ligne»

Le Figaro et les fichiers de musique incompatibles

Après des articles par exemple du Monde ou de Libération, c'est Le Figaro du 22 janvier qui traite des problèmes de compatibilité des fichiers musicaux, à l'occasion du salon du MIDEM.

Extraits (gras ajouté, commentaire en dessous) :

AAC, Atrac3, WMA, MP3... Autant de formats musicaux qui sont un casse-tête pour l'utilisateur.

Imaginez que votre portable SFR ne puisse appeler qu'un abonné SFR, ou que votre voiture Renault ne supporte que l'essence de votre concessionnaire Renault. Cette situation ubuesque évoque grandement ce qui arrive avec la musique en ligne.

Ou imaginez que votre messagerie instantanée n'échange qu'avec la même messagerie instantanée.... ce qui est hélas le cas, comme avec les ICQ, AIM, Yahoo Messenger, Wanadoo Messager, MSN Messenger,....

Explication : les deux compagnies ont choisi d'encoder leurs produits dans des formats propriétaires incompatibles, respectivement l'Atrac3 et l'AAC

Donc plus largement encore, pas d'interopérabilité.

En développant une communauté de consommateurs autour de standards propriétaires, les firmes les empêchent de se tourner vers la concurrence. Un mécanisme bien connu dans l'univers du jeu vidéo (jeux PC incompatibles avec la PlayStation de Sony) mais qui étonne dans le domaine de la musique. L'accord réalisé entre Philips et Sony au début des années 80 a permis de concentrer tous les acteurs autour d'un standard commun : le CD audio.

Un mécanisme rencontré avec les logiciels donnant des fichiers à des formats propres uniquement au logiciel créateur (au point de tenir les données en otage). Mécanisme bien connu aussi (et appliqué) dans le non-électronique, comme avec les machines à café à dosettes ou les rasoirs à lames jetables.

Les formats ouverts, dont le Ogg Vorbis pour la musique, fournissent des réponses aux problèmes d'interopérabilité, mais aussi d'archivage (comme souligné par l'état du Massachussets très officiellement).

Sources et liens :

Les formats ouverts sont exigés au Massachussets (texte en anglais et en français)

Trois versions en anglais et une traduction en français

Vendredi 14 janvier, réunion du Software Council, instance de l'état du Massachussets (où se trouve le prestigieux MIT, Massachussets Institute of Technology), avec une intervention consacrée aux formats et standards. Le même jour, des extraits de l'intervention en question (de Eric Kriss ) sont publiés par le site Groklaw. Et depuis le 18 janvier, l'intégralité en anglais y est disponible en 3 formats : texte en ligne, fichier audio MP3 et fichier audio Ogg Vorbis !

Le sujet de l'intervention : les standards ouverts et les formats ouverts. Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets, a indiqué :

  • que le programme d'utilisation des standards ouverts se poursuit avec désormais les formats ouverts ;
  • que les formats ouverts sont les garants à long terme de l'intégrité des archives et des documents ;
  • que les formats ouverts signifient notamment « totalement documentés, disponibles pour un usage public perpétuel, sans redevance et sans termes disciminatoires. »
  • que les formats propriétaires de Microsoft Office 2003, qui ne figurent pas dans la liste actuelle des formats retenus par le Massachussets, y seraient ajoutés si des changements dans la licence intervenaient comme Microsoft l'a indiqué lors de leurs rencontres.

Comme le texte de l'intervention (19 paragraphes) est d'importance, une traduction en français a été réalisée : voir ci-dessous.

Sources et liens :

  • Un grand merci à François Désarménien, Directeur Technique de SIL-CETRIL pour l'aide à la traduction
  • Merci aussi au site Groklaw et à Pamela Jones (de Groklaw)

Mise à jour 1 du 20 janvier : Dan Bricklin, son site (http://www.bricklin.com) et surtout son blog (http://danbricklin.com/log/), sont absolument à signaler :

  • c'est l'un des deux créateurs de VisiCalc, le premier tableur ! (voir http://www.bricklin.com/visicalc.htm)
  • c'est lui qui a parlé avant Eric Kriss et qui l'a présenté le 14 janvier (la retranscription anglaise l'indique bien) ;
  • il est l'auteur de l'enregistrement audio ;
  • il donne des précisions sur Eric Kriss qui a travaillé dans l'industrie des technologies de l'information (a programmé en PL/1 et Perl) et qui relève directement du Gouverneur ; et propose deux photos ;
  • son billet Audio recordings and transparency à propos de l'intervention de Eric Kriss (et aussi de l'information sur les blog et des sources audio), est très intéressant, http://danbricklin.com/log/2004_12_20.htm#transparency

Mise à jour 2 du 21 janvier : une retranscription officielle, en anglais, publiée le 21 janvier, « éditée et condensée à partir des commentaires oraux » de Eric Kriss le 14 janvier est en ligne sur le site de l'état du Massachussets : Informal comments on Open Formats de la réunion annuelle du Software Council, http://www.mass.gov/eoaf/open_formats_comments.html. Une nouvelle traduction va être établie à partir de ce texte officiel.

La biographie de Eric Kriss sur le site du Massachussets, http://www.mass.gov/eoaf/bio.html

Mise à jour 3 du 21 janvier : la traduction du texte officiel de Eric Kriss.

Les formats lors d'une présentation Apple

Les formats au cours de la keynote de Steve Jobs

Le 11 février, lors du salon Macworld San Francisco 2005, se déroulait la présentation par Steve Jobs des nouveaux produits Apple : un ordinateur (Mac mini), un baladeur numérique (iPod shuffle), des logiciels (Pages) ou des versions nouvelles (Mac OS X Tiger, la série de iLife, Keynote2 de iWork). Ainsi que des annonces de résultats ou de partenariats.

Analysée sous l'angle des formats, l'intervention est riche : ils sont explicitement cités et ils font partie des caractéristiques importantes des produits. On relève ainsi :


  • les formats physiques des supports, comme lors de l'évocation, au moment de la venue du Président de Sony sur scène, des disquettes 3"5 utilisées par le MacIntosh ;
  • les formats des matériels de lecture, comme les lecteurs de CD Rom, de DVD, ou les graveurs de CD ou DVD ;
  • les formats de la connectique, avec chaque fois l'importance accordées aux prises disponibles sur les matériels présentés, dont la prise pour connecter le Mac mini à un écran (prise spéciale, DVI, pour écrans Apple ; prise VGA autrement) ;
  • les format de lecture du support (indépendamment de son contenu), comme ceux des CDR-, CDR+, CDRW-, CDRW+, ou du Blu-ray DVD et du HD-DVD ;
  • les formats des fichiers, systématiquement cités : depuis QuickTime et MPEG-4 « exclusivement » utilisés pour la retansmission video en direct (ou celle en ligne), aux Flash, PDF, .doc, .ppt en passant par les formats d'images (JPEG, TIFF et le format RAW) ou de musique (AAC d'Apple et MP3).

Dans le dernier point, peu sont des formats ouverts, et l'importance est accordée à l'importation et/ou l'exportation à certains formats, souvent fermés. Il s'agit de compatibilité entre certains formats, mais pas d'interopérabilité, qui est générale.

Et de manière plus large, on peut même dire que cette intervention possède un format : le décor, l'entrée sur la scène, la tenue vestimentaire, le vocabulaire et les expressions, le déroulement avec ses demo et ses invités sur scène, les accessoires... tout cela a un style distinctif appliqué à chaque reprise, il y a un format (même si non-électronique) reconnaissable et ouvert au sens où le code est connu. D'où parodie possible (voire plagiat comme cela peut arriver dans la presse).

Sources et liens :

S. s'ouvre, S. reste fermé

La marque S. se met au MP3, mais pas au lien hypertexte

Après l'annonce il y a un mois, grande campagne publicitaire (couverture du journal 20Minutes du 25 novembre, affiches) de la marque Sony à propos de ses nouveaux baladeurs : ils savent désormais aussi lire le format MP3, après n'avoir uniquement pu lire volontairement que le format maison ATRAC, celui utilisé sur son site Web de vente de musique en ligne. C'est une forme d'ouverture, allant dans le sens de plus d'interopérabilité au lieu de la cacophonie des formats musicaux. Même s'il ne s'agit pas encore de formats ouverts.

Mais concernant sa politique de communication, dont celle de lien vers son site Web, on ne peut que déplorer une approche fermée à propos du format ouvert des liens hypertexte : il est en effet demandé de ne pas faire de lien vers le site de la marque sans autorisation écrite...

LIENS HYPERTEXTE VERS ET ZN PROVENANCE DE CE SITE (la mise en gras est de moi, le texte est l'original)

Vous êtes obligé de demander une autorisation par écrite de l'exploitant de ce site avant de pouvoir créer un lien vers ce site. Un soi-disant "Deep Linking" est strictement interdit. Tous les liens vers ce site doivent mener au homepage du site; il doit clairement en ressortir que le présent site et le contenu du site ayant le lien sont à considérer séparément et il doit en outre ressortir que Sony est le propriétaire et/ou l'exploitant de ce site. (...)

Sources et liens :

  • Le texte ci-dessus est sur le site français de la marque, /PageView.do?site=odw_fr_FR&section=fr_FR_TCs
  • Même si ce texte n'a pas de validité et va à l'encontre du principe à la base du Web, il est ici appliqué : pas de lien et inutile de donner le site Web si on ne peut s'y rendre en cliquant dessus. C'est bien regrettable : je n'en avais pas rêvé, mais ils l'ont fait. Le site s'exclut du Web. Les moteurs de recherche vont devoir faire des demandes (à moins que dans ce cas, il n'y ait plus de problème...). Souhaitons une prise de conscience et un changement en rapport avec l'importance et l'image de la marque.

Une radio met tout son contenu au format ouvert

ARTE Radio utilise Creative Commons

Dans le domaine non-électronique, les lois et réglements qui régissent les choses peuvent être considérés comme des formats ouverts : les informations sont publiées, connues (et devrait l'être de tous, nul n'est censé ignorer la loi). Pour ce qui est des œuvres de l'esprit, il existe un format juridique ouvert qui permet la diffusion et l'échange : ce sont les licences Creative Commons.

Le 19 novembre, jour du lancement en France de Creative Commons, la radio Web d'ARTE, ARTE Radio, propose tout son contenu à ce format juridique. Ainsi, comme l'indique le communiqué de presse :

Tous les fichiers audio en MP3 sont sous contrat libre Creative Commons. Tous les reportages et créations sonores du site www.arteradio.com sont librement téléchargeables et diffusables pour une utilisation non commerciale. ARTE Radio.com reste propriétaire des droits, mais soutient une diffusion de ses contenus hors de la sphère marchande. Partisan d'un service public offensif, ARTE Radio propose aux particuliers, enseignants ou radios libres une banque de 460 fichiers en MP3, enrichie chaque mercredi de nouveaux reportages.

L'internaute peut télécharger les sons d'ARTE Radio sur son ordinateur ou son baladeur numérique, les échanger sur les réseaux P2P (peer to peer), les graver sur cd. Les fichiers audio d'ARTE Radio (reportages, témoignages ou créations) peuvent être exploités par les enseignants et les élèves, en France ou à l'étranger. Enfin, tous les reportages peuvent être diffusés sur une radio libre ou associative, en créditant le réalisateur et ARTE Radio.com.

Une superbe décision, preuve que les licences Creatives Commons sont pertinentes, et qui assurera sans doute une diffusion et une utilisation encore plus large des productions d'ARTE Radio. Avec un format ouvert informatique pour les fichiers audio (Ogg Vorbis) la panoplie serait complète.

Sources et liens :

  • Le site d'ARTE Radio, www.arteradio.com
  • Merci à Cédric Godart pour les précisions.

Des tag pour la musique numérique

Un format ouvert d'informations

Vous écoutez de la musique à un format numérique sur un lecteur (baladeur, auto-radio, chaine haute-fidélité, ordinateur,...). Sur certains appareils, il est possible d'avoir aussi des informations qui s'affichent à propos du morceau joué : titre, artiste,... Mais comment cela se fait-il ? Le journal 20Minutes consacrait un article au sujet dans son numéro du 22 novembre, « Godfather, pour bien gérer son audiothèque », signé Y. Pigenet.

En fait, ces informations complètent les fichiers musicaux en donnant des renseignements dessus, et elles sont parfois à un format ouvert. Cela signifie que le codage de ces informations (comme le titre, le nom de l'album, la catégorie musicale,...) est connu : il utilise des balises (tag en anglais), comme celles du vrai HTML ou du vrai XML. Ainsi <artist>Beatles</artist> peut être une manière de coder qu'il s'agit des Beatles.

En conséquence le contenu de ce format est aussi modifiable avec un logiciel aproprié, appelé audio tag editor (éditeur de balises audio). La plupart des formats de musique numérique, le Ogg Vorbis ouvert ou les fermés comme AAC, WMA, ATRAC ou MP3, proposent ces informations qui sont donc pour certains modifiables (notamment le Ogg Vorbis ou le MP3) pour ensuite encore mieux trier, classer et gérer son audiothèque numérique. Encore un avantage des formats ouverts.

Sources et liens :

Video : la guerre des quatre (formats fermés)

DivX se mêle à la bataille

Les formats sont au cœur des batailles économiques : c'est à celui qui va imposer son format généralement fermé pour s'imposer comme acteur principal, donc leader du marché concerné. Avec les formats ouverts comme concurrents. Il en est ainsi par exemple pour la bureautique (MS Office et OpenOffice.org), pour la photo (formats des fabricants et DNG), pour la musique (AAC, ATRAC, WMA, MP3 et Ogg Vorbis) ou pour la video.

Dans ce dernier secteur, on trouve d'une part le marché des futurs DVD video avec une guerre entre formats du support (Blu-ray contre HD) et guerre entre formats de la video proprement dite (WM9, MPEG,...) ; d'autre part le marché de la video à la demande via Internet. Avec là aussi cette question : à quel format ?

En lice donc pour la video à la demande (VOD, Video On Demand), 4 formats fermés :

  • celui de Microsoft, Windows Media 9 (WM9) ;
  • celui d'Apple, Quicktime ;
  • celui de Real Networks, Helix ;
  • et le dernier, le format de DivX Networks, le DivX.

Ce dernier semblait souffrir d'une mauvaise réputation, celle d'un format certes puissant, mais utilisé pour des téléchargements illégaux. Même si sa création n'a pas du tout était faite pour cela. Toujours est-il que cette image pourrait s'atténuer, avec la décision de certains studios de cinéma d'utiliser le DivX pour la video à la demande. C'est ce que DivX Networks a annoncé.

En effet, la version 6.0 de DivX devrait être encore plus performante, intégrant des brevets et sans doute proposer un système de gestion des droits numériques, les DRM. Comme ses concurrents. Pour contrôler l'utilisation faite, pour éviter le piratage. C'est une guerre de formats fermés, DRM à la clé.

Une question peut se poser : que des films, documentaires, dessins animés produits avec des fonds privés soient à des formats fermés est un choix des financeurs privés. Mais qu'en est-il de la production financée par l'argent public ? Peut-elle se retrouver à dépendre de formats fermés, avec une pérennité incertaine ? Quid du format du patrimoine de l'INA par exemple (sans parler du support physique...) ?

Sources et liens :

Baladeurs à deux formats (fermés)

Sony sait lire son ATRAC et le MP3

L'information avait été dévoilée à la mi-septembre, puis confirmée fin septembre, et voici maintenant les appareils en question : deux baladeurs Sony utilisant son format maison ATRAC et aussi le MP3. Il sera donc possible d'écouter des fichiers musicaux achetés sur le site d'achat en ligne de musique Connect (site de Sony, qui ne propose que son format ATRAC), et aussi les fichiers au format MP3.

Une petite ouverture, pas vraiment d'interopérabilité, et toujours des fausses notes dans la guerre des formats de musique. Mais finalement, DRM oblige, toujours deux formats qui ne sont pas des formats ouverts. Alors que les baladeurs proposant le format ouvert Ogg Vorbis existent (iRiver, Rio) et des enseignes en parlent (Boulanger) ou l'explique (FNAC).

Source et liens :

Table des billets d'octobre 2004

Les 32 billets publiés en octobre

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 6 dans Manifestations, 1 dans Logiciel, 7 dans Général, 2 dans Interopérabilité, 5 dans Ressources, 2 dans Internet, 4 dans Archivage, 1 dans Loi, 1 dans Premiers pas, 1 dans Non-électronique

Confirmation de "nouveaux" formats pour certains baladeurs

Sony et le MP3

L'utilisation possible du format MP3 sur les baladeurs Sony, déjà indiquée le 14 septembre dernier, se confirme.

En effet, selon un article de ZDNet qui met bien les choses en perspective, Sony annonce l'information :

  • du moins Sony USA et pour le marché américain, pas encore pour l'Europe...
  • pour ces baladeurs à mémoire flash, pas encore pour ceux à disques durs...

On peut relever un bon plan de communication de la part de Sony avec d'abord l'annonce de l'intention, puis l'annonce pour les USA mais que pour certains modèles,... avant de passer à l'annonce pour d'autres modèles aux USA ? puis même chose pour l'Europe ? Cela fait parler du MP3 et de Sony...

Alors, pour contre balancer un peu, rappelons que le le MP3 n'est pas un format réellement ouvert du fait de ses brevets, contrairement au Ogg Vorbis, pris en charge par certains appareils. Encore un effort vers les formats ouverts !

Sources et liens :

Rendez-vous à Pontault-Combault !

Conférence ouverte à toutes et à tous

Samedi 2 octobre, de 14h à 17h, à la MJC de la ville de Pontault-Combault (nord de la Seine et Marne, 77 ; proche de Marne la Vallée), je donne une conférence :

MP3, PDF, JPEG... tout savoir sur les formats de fichiers !
La famille XML, les ATRAC, WMA et AAC, les .doc, les .html... Avantages, inconvénients, caractéristiques...

Avec bien sûr une partie questions/réponses et échanges. C'est ouvert à toutes et à tous, entrée gratuite, organisé par le Club du Libre. Adresse : 87 rue des Prés Saint Martin, 77340 Pontault-Combault (gare d'Emerainville-Pontault-Combault, RER ligne E).

Et si vous préférez les montagnes avant le 2 octobre, c'est aussi prévu le 29 septembre en Haute-Savoie.

Sources et liens :

Format compatible ou format répandu ?

De l'importance des adjectifs

Le tout récent site FNACMusic vient d'ouvrir. Et pour en expliquer le fonctionnement, il est proposé de découvrir le site en 4 étapes au travers d'une visite guidée.

En suivant le guide, l'étape 3, "Téléchargez en toute confiance", se révèle bien intéressante au point 2 : on y voit une fenêtre (de Windows XP) montrant un téléchargement en cours (réalisé à 67%) avec ce texte placé en dessous :

Un format compatible avec tous les ordinateurs PC.
Votre musique est téléchargée dans le format le plus répandu du marché : le WMA (c) (r) (Windows Media Audio) protégé.

On a donc d'une part un format compatible et d'autre part un format répandu. Pourtant, ces termes ne sont pas du tout synonymes !

En effet :

  • Un format répandu, ou le plus répandu, va se trouver utilisable sur de nombreuses machines, voire sur une forte majorité d'entre elles. Mais cela n'en fait pas un format exploitable par toutes les machines.
  • Un format compatible avec toutes les machines n'est pas forcément le plus répandu, mais il est utilisable vraiment sur toutes les machines, différence capitale. Ce format est interopérable, c'est un format ouvert.

Ainsi, le format audio WMA protégé est répandu, mais n'est pas utilisable sur toutes les machines ni tous les balladeurs. Même le MP3 n'est pas aussi compatible, si le fabricant ne le prend pas en compte sur ses appareils (cas encore récent de Sony).

Le format .doc certes est répandu (et cachotier), mais pas du tout compatibles avec tous les traitements de texte. En revanche, le texte brut ou le seul HTML sont peut-être moins répandus, mais compatibles avec toutes les machines disposant d'un traitement de texte ou d'un navigateur.

Sources et liens :

Nouveau site de vente de musique, et toujours la guerre des formats

FNACMusic ouvre, et toujours pas d'interopérabilité

Les ouvertures en France de sites de vente en ligne de musique se sont succédées : VirginMega en mai, Apple iTunes Music Store en juin, Sony Connect en juillet et enfin FNACMusic ce 18 septembre.

Quatre sites donc, mais avec trois formats incompatibles (AAC d'Apple, ATRAC3 de Sony, WMA de Microsoft) et des balladeurs incompatibles aussi a priori, dédiés à chaque format (les iPod pour iTunes Music, les appareils Sony pour Connect). Plus les DRM qui limitent les utilisations (gravures et transferts personnels en nombre limité), et avec le MP3 en format permettant de passer outre les protections, comme expliqué par Microsoft sur son site (mais retiré depuis) et aussi par la FNAC (avec affichette à l'appui).

Pourtant l'accueil général dénonce de plus en plus cette guerre des formats et ce verrouillage (les mises en valeur ont été ajoutées) :

ZDNet le 16 septembre :

(...) Actuellement, les fichiers téléchargés sur iTunes Music Store d'Apple, numéro un du secteur, ne peuvent être lus que sur son baladeur iPod (et bientôt celui de HP). Une stratégie de verrouillage également retenue par Sony. Finalement, l'interopérabilité ne sera pas au menu de Fnacmusic. (...)

Libération le 17 septembre :

(...) Réclamées par les maisons de disques, les mesures de protection contre la copie visent à limiter le piratage. Inconvénient : une guerre des formats fait rage, notamment sous l'impulsion d'Apple qui refuse d'ouvrir sa technologie à tous et se sert de son magasin en ligne (Music Store) pour doper les ventes de son baladeur iPod. Impossible, par exemple, de transférer une chanson achetée sur le site de VirginMega sur l'iPod. Un micmac qui rappelle les errements des débuts de la cassette vidéo, quand les formats VHS et Betamax se disputaient les faveurs des consommateurs. (...)

20 Minutes le 17 septembre (une page entière, de Christophe Séfrin) :

(...) Explications : en contrepartie de la vente en ligne, les maisons de disque appliquent à chaque morceau une DRM, une sorte de clé contrôlant le nombre de copies et de transferts du fichier. Une précaution qui n'est pas sans poser des problèmes : cette clé ferme aussi les portes à certains balladeurs.(...)

France-Info le 18 septembre :

(...) Cependant, la Fnac n'a pas réussi à lancer le site ouvert à tous qu'elle espérait. Les possesseurs de baladeurs Apple et Sony ne pourront pas écouter la musique de Fnac.com. La faute à qui ? Aux fabricants et aux maisons de disques, selon la Fnac. La bataille des formats numériques bat son plein.(...)

Finalement, le CD acheté chez son disquaire, un passage au format Ogg Vorbis, format vraiment ouvert, et transfert sur un balladeur qui prend en compte ce format. Le "format vinyl", qui était de nouveau aussi proposé par certains artistes, risque de rencontrer des adeptes, ou d'attirer les foudres des éditeurs car impossilble d'en limiter l'utilisation personnelle.

Sources et liens :

Baladeur : passage de un à deux (formats) !

Le MP3 s'implante un peu plus

Sony va permettre l'utilisation de fichiers musicaux au format MP3 sur ses baladeurs. Jusqu'à présent, le seul format pris en charge sur ses appareils baladeurs était l'ATRAC, son format fermé maison. Notamment avec son site de vente en ligne Connect lancé cet été, où seul l'ATRAC est proposé.

Site de la marque, ne proposant donc que le format de la marque, utilisable que sur les baladeurs de la marque ! Aucune interopérabilité entre les baladeurs, dont les iPod d'Apple, leader du marché, utilisant le format fermé AAC d'Apple, mais aussi le MP3. Une cacophonie.

Ce serait un progrès en un sens. Sauf que le MP3 n'est pas un format réellement ouvert du fait de ses brevets, contrairement au Ogg Vorbis, pris en charge par certains appareils. Doit poursuivre ses efforts vers les formats ouverts pourrait-on dire.

Source et liens :

Un éditeur explique comment supprimer les protections des fichiers de ses concurrents...

...et aussi les siennes !

Les fichiers musicaux commercialisés sur les sites de vente en ligne de musique utilisent des formats propres aux matériels qu'ils préconisent, avec des protections liées aux DRM.

Ces DRM limitent l'utilisation des fichiers musicaux : copie impossible ou qu'en un certain nombre ; transfert interdit ou limité (sur téléphone portable, balladuer numérique, ordinateur) par exemple.

Mais un problème se pose : la musique, langage universel, achetée chez l'un est inutilisable avec le matériel d'un autre (celui qui n'est pas le partenaire). Pas d'interopérabilité, on ne peut écouter le morceau que dans certaines conditions. Une vraie cacophonie des formats.

Alors comment faire, notamment face aux leaders du secteur du balladeur numérique (les iPod d'Apple) et celui des sites de vente de musique en ligne (l'iTunes Music Store d'Apple) ? Et bien en expliquant comment passer d'un format à un autre, et en supprimant ainsi les DRM !

C'est ce que Microsoft indiquait sur son site de vente de musique en ligne, lancé la semaine dernière, MSN Music Store ! Comment passer du format WMA et ses DRM (de Microsoft) au MP3 utilisable sur les iPod. Procédure aussi valable avec le format AAC et ses DRM (d'Apple), ainsi que pour le format ATRAC et ses DRM (de Sony). Mais procédure qui se retourne contre celui qui les explique.

Les DRM et les multiples formats audio ne vont pas favoriser l'interopérabilité... A contrario, le format audio Ogg Vorbis est un format ouvert.

Sources et liens :

Table des billets de septembre 2004

Les 31 billets publiés en septembre

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 13 dans Général, 1 dans Ressources, 2 dans Conférence, 3 dans Internet, 1 dans Non-électronique, 6 dans Interopérabilité, 1 dans Logiciel, 1 dans Technique, 1 dans Premiers pas

Le format Ogg Vorbis selon la FNAC

Une bonne explication de la FNAC

Le format ouvert audio Ogg Vorbis (au contraire des MP3, WMA, AAC ou ATRAC --- une belle cacophonie de formats...) est de plus en plus intégré dans les lecteurs numériques, que ce soit les clés USB, les balladeurs avec disque dur ou les lecteurs de salon. Le format OGG apparait donc dans les publicités, parmi les caractéristiques des produits.

Au point que certains magasins grand public donnent des explications à propos du Ogg Vorbis. C'est ainsi le cas de la FNAC avec un article clair sur "une alternative aux formats propriétaires".

Source et liens :

De l'importance de l'origine et de l'image

Choisir DivX ou pas ?

Nouvelle version du format video DivX, la 5.2, publiée par DivX Networks le 19 juillet. DivX a été créé par un français, hors du circuit industriel. Il y a de nombreuses nouveautés dans la version 5.2, qui ont été reprises par des articles publiés à ce moment (voir plus bas).

En revanche, un point inédit est ressorti dans le papier de ZDNet, "DivX, l'âge de la maturité ?". La question de la maturité du format était posée, avec l'idée que ce format, né en dehors du cercle habituel, et ne bénéficiant pas d'assez de soutien d'industriels (même s'il est utilisé et installé sur des modèles de lecteurs video), aurait une mauvaise réputation, celle du MP3 de la video. Et malgré des qualités techniques indéniables et reconnues.

Or le MP3, comme le DivX, sont simplement des formats ayant proposés des compressions plus importantes que celles alors en place, mais sans être issues de l'industrie. Et c'est parfois l'utilisation qui a été faite de ces formats qui est critiquable, pas le format en lui-même, ni son origine.

D'où il ressort bien que le format est une chose. Son origine, son image et le soutien à sa diffusion en sont une autre. Avec pour le DivX et le MP3, des utilisations à leur actif (on parle de balladeur MP3, de lecteur DVD DivX). Mais il n'y a pas le label produit maison d'un gros éditeur qui le met en avant.

Cependant, même si'ls sont plus ouverts que les formats fermés concurrents (AAC, ATRAC, WMA, WMV,...), le MP3 et le DivX ne sont pas des formats réellement ouverts : il y a des brevets sur les techniques de compression.

En revanche, le Ogg Vorbis et le XviD sont ouverts. Et librement utilisables par les industriels, ce qui commencent à être le cas. C'est indispensable pour une vraie interopérabilité, bien plus bénéfique, comme le souligne l'appel récent de l'Open Group et d'IBM.

Sources et liens :

Un vrai format ouvert dans une publicité

Certaines publicités papier grand public changent un peu de l'habitude. Ainsi, c'est la chaîne de magasins Hyper-Media/Planète Saturne qui propose une unité centrale sans système d'exploitation installé et avec une distribution MandrakeLinux offerte... qui repose, comme l'ensemble des logiciels libres, sur de vrais formats et protocoles ouverts.

Autre publicité papier, celle de la chaîne de magasins Boulanger pour son opération "Le meilleur de l'audio en ballade". Outre les caractéristiques techniques des produits, certains encadrés d'explications sont intéressants. Celui sur "Les formats de compression" cite le MP3, le WMA, l'ATRAC3... et le Ogg Vorbis (le AAC d'Apple pour son iPod proposé dans la sélection est oublié). On lit :

OGG VORBIS est un nouveau format de compression venant concurrencer le MP3. Il est 40% plus performant que le MP3 en terme de compression. Il est encore peu répandu.

Même si qualifié de peu répandu, le Ogg Vorbis est cité, avec aussi un appareil proposé qui l'utilise. Ogg Vorbis est un vrai format ouvert pour l'audio. L'utilisation par les fabricants (ici c'est un modèle Samsung) est indispensable et rend encore plus crédible ce format ouvert.

Les industriels ont tout à gagner à utiliser des formats ouverts. Et certains le disent même clairement.

Sources :

En musique, c'est la cacophonie des formats !

Deux articles de ce jour tirent la sonnette d'alarme à propos des fichiers de musique.

Un fichier de musique brut, c'est lourd. Donc il faut le compresser. Surtout si on veut le faire circuler. Et encore plus le vendre, car le marché de la musique numérique est en pleine explosion. Mais le vendre avec le matériel pour l'écouter est encore mieux. En liant ce matériel d'écoute aux fichiers musicaux. L'un ne va pas sans l'autre.

C'est ce qui se passe dans le secteur de la musique numérique : il y a des formats qui donnent des fichiers lourds et il y a des formats compressés (mais avec altération de la qualité musicale) qui donnent des fichiers plus légers. Et ces fichiers plus légers permettent de stocker plus de musique sur les appareils d'écoute. Mais seulement pour les appareils qui peuvent lire les fichiers aux formats compressés retenus.

Ainsi, le nerf de la guerre est le format. Qui doit aussi permettre la gestion des droits numériques (les DRM : Digital Rights Management). Donc le format est fermé. Pas de standard ouvert.

Quatre couples format-non-ouvert/appareil s'affrontent actuellement :

  • le format AAC et les iPod d'Apple
  • le format ATRAC et les matériels de Sony (et quelques autres qui savent lire le format ATRAC)
  • le format WMA, format de Microsoft, et les appareils qui l'utilisent (comme ceux Philips par exemple)
  • le MP3, format plus ouvert mais avec brevet, utilisé sur de nombreux appareils

Face à eux, un format réellement ouvert, le Ogg Vorbis (qui n'utilise pas de technologie brevetée), utilisé par les matériels iRiver par exemple.

Alors, les formats vraiment ouverts comme solution pour régler cette foire d'empoigne et permettre l'interopérabilité ? Ce serait à souhaiter.

Articles de Florent Latrive dans Libération du 13 juillet :

ATRAC attaque ! (de l'interopérabilité citée, mais écartée)

Sony lance son site d'achat de musique en ligne, Connect (http://www.connect-europe.com) le 5 juillet prochain (Apple ayant lancé le sien le 15 juin dernier, iTunes Music Store http://www.apple.com/fr/itunes/ et Virgin le 18 mai, VirginMega.fr, http://www.virginmega.fr). Guerre commerciale. Donc aussi guerre des formats, pour capter puis garder ses clients.

Le journaliste Jérôme Colombain de France Info, dans sa chronique hebdomadaire "France-Info.com" du samedi consacre donc un petit reportage à cette ouverture. Et de citer un point important : le nouveau format de musique utilisée par Sony, appelé ATRAC, est seulement utilisable avec les matériels Sony.

Les chansons vendues sur Connect ne seront pas en MP3 mais au format Atrac c'est-à-dire écoutables sur PC et sur des baladeurs numériques uniquement de marque Sony. Incompatibles avec les autres systèmes. Cependant, selon Robert Ashcroft, senior Vice-Pdt chargé des services de réseaux, Sony espère que toutes les technologies de musique numérique, aujourd'hui incompatibles entre elles, deviendront rapidement inter-opérables. (Les termes en italique sont de moi)

Source : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/hightech2/

De plus, comme pour le site de vente de Virgin, seuls les utlisateurs de Windows et avec Internet Explorer récent peuvent y accéder...

En résumé :

  • aucune interopérabilité pour accéder au site : pas d'Internet Explorer, pas de musique Sony. Au lieu de s'appuyer sur un logiciel, il serait bien plus pertinent de s'appuyer sur les standards du Web, interopérables.
  • aucune interopérabilité pour écouter les morceaux achetés : pas de matériel Sony, pas de musique au format ATRAC écoutable !

Mais nous devrions nous rassurer, nous dit-on : ces formats deviendront rapidement interopérables (dixit). Quand, pour quel format ?
Mystère. Sans doute le temps que chacun se soit affronté, ait le plus d'utilisateurs pour ensuite faire passer son format comme le format à utiliser : mais en publiant les spécifications pour tous ou uniquement entre éditeurs ?
La guerre des formats fermés est bien là. Pas encore l'interopérabilité.