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Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2200 jours) - Il y a actuellement 2418 articles en ligne, dont 31 pour août - C'est la saison 7 du site : les 6 ans et l'article 2400 : le papier résiste au numérique.


Depuis le site de microblog Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : SNCF-International, Aubade, VSD, Dassault Systèmes, Cegid, Axway (Sopra group), Linedata Services, Sophis, Bill & Melinda Gates Foundation, Le Festival de Cannes, Sage, Saint Algue (voir une liste qui en reprend et plus complète).


Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !) et le compte tsfoo sur Identi.ca


Résultats de votre recherche de papier.

Le livre au format audio radio

Le livre est un objet et un support ancien qui s'est développé au format papier. Mais il existe aussi dans des formats très récents comme sa version numérique, plutôt baptisé livre électronique. On peut d'ailleurs remarquer que c'est l'adjectif d'électronique qui est utilisé, comme dans l'expression courrier électronique (est-ce dû à l'origine commune du papier ?), alors que c'est l'adjectif numérique qui est utilisé pour la télévision numérique (comme dans TNT), la radio numérique ou encore la photographie numérique.

Mais revenons au livre pour lequel il ne faut pas oublier l'audio : en effet que ce soit en disques (phonogrammes, 78-tours, 33-tours ou 45-tours) ou en cassettes, des livres ont déjà été lus et enregistrés. Cela a continué avec le numérique grâce aux CD audio puis aux fichiers MP3 ou à d'autres formats plus ou moins ouverts.

Et il y a aussi la radio ! Que ce soit en version intégrale ou en lecture d'extraits, le livre lu à la radio se rencontre de plus en plus dans les programmes d'été ou de rentrée des différentes stations. Voilà un autre format pour accèder à l'écrit, vital pour les personnes souffrant de troubles de la vision voire aveugles. Et un format qui est assez ouvert : un appareil radio qui capte (petit poste à transistor, tuner de chaîne hi-fi, téléphone portable, la gamme est large) et c'est tout : pas de logiciel avec une version particulière. La Sécurité civile le recommande d'ailleurs aussi.

Le 28 août sur Formats-Ouverts.org :

Monocle, support et contenu

« Aujourd'hui, tout le monde s'excite sur les supports, je les vois ces éditeurs qui s'emballent autour de l'iPad ! Nous, nous travaillons sur le contenu. C'est là-dessus aussi que nous misons. » [1]

Citation de Tyler Brûlé, patron de presse, créateur du magazine Monocle, lancé en 2007 malgré la crise économique et la révolution numérique, « parce que nous pensions qu'il était encore possible de faire sur papier quelque chose de tactile, d'agréable à lire et à regarder que le Web ne parviendra jamais à vous donner. Nous voulions faire un objet rare et de collection. D'où son design sobre et classique et ce nom rétro qui signifie que nous avons un point de vue assumé dans une époque où tout se ressemble. » (gras ajouté)

Format papier, format numérique : l'ancien et le nouveau.

Sources et liens :
  • [1] Article, L'esthète Brûlé, de Boris Razon, le 28 juillet 2010, page 26, Télérama n°3159
Le 22 août sur Formats-Ouverts.org :

« que Greta Garbo soit la première »

Une belle citation de Michael Lonsdale, qui peut faire grincer des dents le numérique, mais toute empreinte d'enfance et de poésie :

« Les actrices et les acteurs américains, j'en étais fou ! Enfant, je n'arrêtais pas de jouer avec leurs photos, qu'on trouvait dans les plaquettes de chocolat. Je leur faisais la classe. Je m'arrangeais toujours pour que Greta Garbo soit la première ! » [1]

Ah les plaquettes de chocolat avec des images à l'intérieur, au format papier.

Sources et liens :
  • [1] Article, Michael Lonsdale, L'entretien, de Jacques Morice, le 21 juillet 2010, page 10, Télérama n°3158
Le 21 août sur Formats-Ouverts.org :

« Stylo et papier »

« Une autre loi, adoptée en troisième lecture par la Douma, en attente au Sénat, prévoit l'interdiction pour les avocats, d'avoir recours aux ordinateurs, téléphones portables, enregistreurs et autres objets usuels électroniques, lors des visites à leurs clients en prison. Ils auront seulement le droit au stylo et à la feuille de papier ! » [1]

La guerre format papier-format numérique vue sous un autre angle.

Sources et liens :
  • [1] Article, Vladimir Poutine s'ouvre vers l'Occident sans relâcher son emprise sur la Russie, de Marie Jégo, le 12 juin 2010, Le Monde
Le 18 août sur Formats-Ouverts.org :

VSD, nouveaux formats

Depuis le 5 août 2010, un jeudi, le magazine hebdomadaire VSD a changé :

  • de jour de parution : c'est désormais dès le jeudi ;
  • de mode de publicité : c'est désormais possible au format télé avec des spots ;
  • et de format : les textes des affiches et des publicités papier l'indiquent, « format XXL ».

PS : Pour ce qui est du Web, le site de VSD ne semble pas vraiment avoir compris ce que sont les liens hypertextes : un PDLSA avec « En outre, il est rappelé qu'aucun lien hypertexte ne peut renvoyer sur le Site VSD sans l'autorisation préalable et expresse de l'éditeur du Site. » à http://www.vsd.fr/contenu-editorial/magazine/cgu/

Le 14 août sur Formats-Ouverts.org :

Le papier et le numérique : une photo inédite d'une guerre de formats

Le numérique n'a pas tourné la page du papier

Cet article est triplement particulier : il est publié pour le vendredi 13 [1], il porte le numéro 2400 [2] et surtout il dresse un état des lieux inédit des batailles silencieuses dans la guerre entre le papier et le numérique, le tout sur un ton un peu léger de l'été (mais étayé tout de même de plus de 70 liens et 90 exemples !).

Car disons-le d'emblée : le numérique en a assez de la résistance du papier !

Voyons nos deux protagonistes

Sur le ring de notre vie quotidienne, on trouve :

  • à ma droite, culotte noire et banche, celui sur qui la civilisation de l'écrit s'est batie depuis des siècles, aidé notamment par l'imprimerie : le papier, aussi qualifié de low-tech ;
  • à ma gauche, culotte multicolore, celui qui progresse depuis quelques décennies en investissant tous les domaines, aidé notamment par Internet : le numérique, le high-tech.

Chacun apporte une révolution en gants de velours ou de boxe. Dans certains domaines, chacun est confronté à l'autre. Voici donc une photo inédite de cette confrontation technique, petite histoire dans la grande.

Une malchance ou une malédiction ? Non, c'est pire

Pour le numérique, nulle malchance ni malédiction n'est à invoquer en ce vendredi 13 : c'est plutôt de l'exaspération et de la colère qui règneraient à propos du papier.

Que s'est-il donc passé pour que le numérique dresse à propos du concurrent papier la liste noire ci-dessous ?

Les 3 détonateurs récents

Voyons tout d'abord les 3 gouttes d'octets qui ont fait déborder le disque dur du numérique et qui ont provoqué l'explosion de colère : elles sont

  • tout d'abord publicitaire : il y a ce slogan qui fleurit dans les magasins, Take you where no laptop can go! (Vous emmener là où aucun ordinateur ne peut aller) à propos de carnets papier : pensez-vous, c'est une attaque frontale !
  • ensuite monétaire : c'est le Trésor américain qui a annoncé pour février 2011 le lancement d'un nouveau billet de 100 dollars. Pensez-vous, de la monnaie papier pour un tel montant, c'est un symbole fort à l'heure des cartes bancaires !
  • enfin il y a Bill Gates à Vienne : le 19 juillet 2010, lors de la conférence internationale sur le SIDA, devant l'assistance attentive et face aux caméras du monde entier, il est monté à la tribune pour prononcer son discours avec des feuilles de papier à la main ! Pensez-vous, lui, sans ordinateur !
Le PDF en 1993 avec le zéro papier, et en 2010

L'une des dates importantes de l'affrontement entre le papier et le numérique se situe en 1993 avec le lancement de la première version du format numérique PDF (Portable Document Format) : le zéro papier était l'objectif, tout devait être numérisé ou numérique. Qu'en est-il près de 20 ans après ? Le papier est toujours là, et les petites souris qui ont assisté à la scène vous le diront :

  • les responsables d'Amazon se disent qu'il serait très difficile de vendre un livre numérique avec une interdiction technique d'aller directement à la dernière page sans être passé par toutes celles d'avant ;
  • Steve Jobs grand chef d'Apple fulmine de savoir que ses i-appareils ne peuvent pas restituer le toucher du papier ni son odeur et impossible aussi de simuler le poids d'un livre aux pages plus ou moins nombreuses ;
  • le géant 3M continue de vendre des Post-it papier, même si de nombreux logiciels proposent la version numérique : le format est même proposé légalement avec succès par d'autres (pensez-vous), mais avec d'autres noms.

En passant en revue les différentes situations, les faits s'accumulent :

Certains ne jouent pas le jeu

Beaucoup d'acteurs du marché, dont plusieurs à forte visibilité, comme on dit, ne jouent pas le jeu du numérique au profit du concurrent papier :

  • ces présentateurs d'émissions télé qui utilisent et exhibent des fiches qui portent le nom et les couleurs de l'émission ;
  • ces ministres qui se montrent avec des dossiers et des chemises papier sous le bras ;
  • ces hôtels qui proposent toujours dans leurs chambres du papier à lettre, des bloc-notes ou des enveloppes avec leur en-tête ;
  • ces organisateurs de congrès qui glissent un bloc-notes dans le sac des participants ;
  • ces joueurs de poker professionnels qui ne jouent pas avec des logiciels mais avec des cartes ;
  • ces champions de rallye automobiles qui se fient à leur copilote avec son road book ;
  • ces agents de mode et de photo qui consultent les press book ;
  • ces clients de magasins qui se déplacent dans les rayons armés de leur liste de courses ;
  • ces magasins qui continuent d'établir des devis, des reçus et des factures papier ;
  • ces industriels du chocolat qui proposent des fiches recettes ou des images en cadeau dans leurs tablettes ;
  • ces musiciens classiques qui jouent seuls ou en orchestre avec leur partition bien visible devant eux ;
  • ces acteurs de séries et de films, notamment policiers, qui sont sur les écrans du monde entier à noter leurs informations sur des carnets ;
  • et même ces restaurants qui continuent de remettre des cartes de menus et de prendre les commandes sur du papier.
Ces faits qui se moquent du numérique
  • le billet d'avion électronique doit être imprimé !
  • la photo au sténopé, célébrée dans le monde entier chaque année ;
  • les sociétés liées au papier comme Bic, Pentel, Lamy, Pilot, Oxford, Rhodia et autres Moleskine qui vendent depuis des années leurs produits par millions d'unités (depuis 1950 pour le premier et son Bic Cristal vendu à plus de 100 milliards d'exemplaires !), sans parler des ventes des agrafes, des punaises, des pinces, de rubans adhésifs et autres trombones ;
  • les magasins et les grandes surfaces qui d'un côté distribuent moins de sacs plastiques mais qui de l'autre continuent de remettre des tickets de caisse !
  • les étiquettes papier pour bagage qui sont les seules à pouvoir répondre aux contraintes exigées ;
  • les cartes postales (classiques ou décalées) et les cartes de vœux sont toujours à l'honneur, l'une en été et l'autre en hiver, et peuvent même être une marque de distinction ;
  • les album et les livres de jeunesse en papier restent la référence inégalables, comme les puzzles ;
  • les affiches papier restent un outil de communication incontournable, notamment avec les fameuses « 4x3 » (4 m sur 3 m), placées dans les villes et aux bords des routes, sans oublier les dépliants, les tracts et autres brochures ;
  • la lettre au Père Noël est une véritable institution ;
  • les cahiers de vacances, robustes et pratiques , autre institution qui se déclinent même en version pour adultes et toute l'année ;
  • les chèques sont toujours utilisés et les chèques-cadeaux sont tout aussi présents ;
  • les collections de timbres, d'étiquettes de bouteilles de vins ou de journaux et magazines (comme Le Monde de l'éducation, SVM ou LIFE) ne connaissent pas de concurrence ;
  • les tickets de métro sont toujours largement utilisés ;
  • ces Essentiels de la rentrée scolaire du Ministère de l'éducation nationale qui en 2010 ne comportent toujours aucune fourniture numérique ;
  • les horodateurs continuent de délivrer des tickets à placer de manière visible sur son tableau de bord ;
  • les télégrammes qui ont une valeur juridique établie ;
  • les fiches qui restent le terme consacré et l'outil utilisé, que ce soit pour la DCRI (ex-RG), pour préparer un roman ou pour un spectacle langue de bois ;
  • le pilotage de précision se fait sans GPS ni ordinateurs mais uniquement avec carte, montre et navigation au cap ;
  • les parapheurs des cabinets (de ministères ou d'autres lieux de décision) restent très largement utilisés ;
  • et même les agendas papier (à thème, en produits dérivés ou Qui dit Non) qui se vendent même 2 fois par an : pour l'année scolaire et pour l'année civile !
Il y a même des innovations

Le papier fait preuve de bon sens et d'ingéniosité, sans pour autant faire parler de sa R&D :

  • les lignes blanches suédoises de Whitelines, à la place des noires, pour encore mieux lire et écrire ;
  • des trous ingénieux pour mettre ensemble des papiers, qui plus est des trous fermés !
  • le chrononotebook avec sa disposition originale sur la page pour mieux l'utiliser ;
  • des sous-mains calendriers, vendus en bloc de feuilles détachables, pour toujours pouvoir écrire et avoir des informations sous les yeux, ou encore de simples pop notes (piece of paper notes) pour toujours avoir un morceau de papier sous la main ;
  • le principe des blogs transposé dans des guides et des carnets ;
  • le croisement entre Twitter et le Post-it pour créer le tweet papier repositionnable ;
  • le mariage de la clé USB et du papier ;
  • des codes uniques d'indentification sur des documents imprimés ;
  • des cartes indéchirables voire imperméables, très pratiques, notamment pour les motards ;
  • et même des formats nouveaux, comme la feuille à réglure points, la page à petits carreaux avec marge ou le grand 24x32.
Horreur, le papier contre-attaque avec succès
  • le hPDA fait volontairement un pied de nez aux assistants et aux agendas numériques (PDA) : il est issu du monde numérique, il est l'objet de très nombreuses pages Web et il conquiert des utilisateurs avec les avantages de ses fiches Bristol avec sa pince caractéristique ;
  • les carnets sont toujours là, ces objets très anciens avec le calepin de Calepino mais aussi très actuels avec les Moleskine, Rhodia, Leuchtturm1917 et consorts ;
  • des pliages ingénieux sont élaborés pour glisser l'information dans sa poche, et pensez-vous, sans aucun brevet dessus !
  • le billet de 1 euro qui est envisagé pour remplacer la pièce ;
  • le grand magasin Le Bon Marché a supprimé ses rayons de CD et de DVD et ne propose plus que des produits papier ;
  • les loisirs créatifs qui font la part belle au papier, avec par exemple les cartes, le scrapbooking, la calligraphie et autres pliages, qui se combinent au do it yourself (DIY), ces objets faits soi-même ;
  • les livres grand format se vendent par millions, avec notamment les séries de Harry Potter et de Twilight ;
  • le lancement de journaux papier à partir d'émissions télé ou de coffrets cadeaux ;
  • et même le lancement de revues papier à partir de sites Web : passer du numérique au papier, pensez-vous !
Des prises de conscience des limites du numérique

Certains sujets parfois pointus et peu favorables au numérique se répandent dans le grand public :

Ces symboles stratégiques qui refusent le numérique

Certains domaines, moments ou lieux symboliques et stratégiques revendiquent le papier :

Et enfn le pire du pire

Le plus exaspérant et le plus désespérant pour le numérique est la trop grande richesse du papier et son laxisme trop intrinsèque :

  • trop riche, le papier : différents formats, différents grammages, différentes couleurs, différentes origines, différentes perforations, différentes réglures, différentes reliures ! Sept caractéristiques principales, la gamme est vraiment trop large !
  • trop laxiste, le papier : il accepte n'importe quel outil d'écriture et quelle que soit la marque ! Cela va du stylo bille (avec M16 ou pas) au stylo plume, du crayon au porte-mine, du roller aux surligneurs, des feutres aux marqueurs, des plumes aux pinceaux, sans parler des nombreuses couleurs, encres et épaisseurs de traits.

Il serait temps que l'industrie du papier se penche sur cette utilisation frauduleuse de son support. Elle ne devrait permettre qu'à certains outils d'écriture d'utiliser certains papiers (par exemple au travers d'associations techniques exclusives et nationales : Bic et Rhodia, Lamy et Leuchtturm, Moleskine et Waterman) ou au moins en établissant des partenariats (Les cahiers de marque X recommandent l'utilisation des stylos de marque Y). Ou alors faut-il interdire ces formats ouverts en faveur de l'interopérailité, source de dangers et qui faussent la concurrence avec le numérique.

Post-scriptum : de petites consolations

Malgré ce tableau noir pour le numérique, le papier est tout de même battu par le parchemin sous les premières pierres des édifices, par le papyrus pour le record d'ancienneté, par la pierre et l'argile pour Rosette et Phaistos ou encore par la craie sur le Tour de France.

Sources et liens :

Ce long article comporte plus 72 liens (soit 24 x 3 pour ce numéro 24 x 100 !) qui pointent vers d'autres articles de Formats-Ouverts.org ; la plupart de ceux-ci se trouvent sur la longue page issue de la requête interne avec le terme « papier » : http://formats-ouverts.org/blog/?q=papier (vous aurez remarqué le format ouvert de la syntaxe utilisée).

[1] Les 10 articles de « vendredi 13 » sur Formats-Ouverts.org depuis juillet 2004 :

[2] Les 4 derniers articles « centenaires » de Formats-Ouverts.org :

Le 13 août sur Formats-Ouverts.org :

178 000 exemplaires : voilà un succès de l'été !

Qu'est-ce qui a été diffusé à 178 000 exemplaires en seulement 9 jours ?

C'est un livre, pour 178 000 élèves des classes de CM1, distribué entre le 24 juin et le 2 juillet 2010, dans le cadre de l'opération Un livre pour l'été [1].

Le livre en question est Les fables de La Fontaine, éditées par le Ministère de l'éducation nationale et la Réunion des Musées Nationaux (RMN) et avec de superbes illustrations de Marc Chagall.

Le format papier, un format ouvert, s'est encore illustré (et aucune version numérique n'a été réalisée, iPad ou pas).

Rappelons une autre diffusion massive de l'éducation nationale : en 2008, Mon cahier Europe.

Sources et liens :
Le 4 août sur Formats-Ouverts.org :

Le numérique est hors course

On savait déjà que le numérique a un temps de retard (sur l'analogique). Voici un cas où il lui est impossible de répondre efficacement à cette exigence affichée :

Depuis le 1er juillet 2004, chaque bagage déposé dans le train doit comporter de manière visible le nom et le prenom du voyageaur (cf article 4-2 du Tarif voyageur).

Le format papier s'impose : évident à remplir, simple à attacher, facile à remplacer, et peu chère, l'étiquette est LA réponse depuis plus de 6 ans. Et c'est un format ouvert. Comme l'indiquent les autocollants dans les trains : Ne l'oubliez pas !

Le 2 août sur Formats-Ouverts.org :

Cahier de vacances : le CNRS aussi !

Vacances riment aussi avec cahier de vacances : un format largement utilisé chaque année.

En 2010, c'est même le CNRS qui se lance sur le créneau avec Je comprends le monde, sous-titré Cahier de vacances de géopolitique [1].

Le format cahier de vacances, au format papier, concerne désormais de très nombreux thèmes : une petite liste non-exhausitve,

  • Mon cahier d'Europe en 2008, lancé par le Ministère de l'éducation nationale ;
  • toujours en 2008 on pouvait trouver le Cahier de culture générale, le Cahier de vacances adultes, le Cahier de vacances érotiques ou encore le Cahier de vacances Philo ;
  • et en 2009 on trouvait : le Plage Book, le Cahier de vacances de Charlie Hebdo, le Cahier de vacances érotiques, le Cahier de vacances pour adultes de 17 à 117 ans culture générale, les Incollables spécial adultes, le Cahier de vacances des paresseuses, une version Pour les Nuls, le Cahier de vacances spécial Tour de France ou encore le Cahier de vacances du Petit Nicolas !

Ce format de rédaction est bien sûr ouvert.

Sources et liens :
Le 30 juillet sur Formats-Ouverts.org :

Quand un format de cadeau lance un magazine

Les coffrets sont le format en vogue pour des cadeaux : la liste des marques s'allonge, comme les thèmes proposés (y compris un récent Anti Coupe du Monde). L'autre nom de ces cadeaux est la box, terme qui est aussi utilisé dans d'autres domaines.

Et bien succès oblige voici en kiosque Box Magazine, au format papier, qui traite « des cartes et coffrets cadeaux » [1]. Un format de cadeaux et un format de support qui sont plutôt ouverts (non, il n'y a pas de coffret cadeau Formats-Ouverts.org ;-) ).

Autres revues papier lancées :
Sources et liens :
Le 29 juillet sur Formats-Ouverts.org :

L'ardoise et la craie sont maillot jaune !

Quel format ? Le plus simple et le plus efficace !

« L'ardoisier est une ardoisière », telle est l'une des formulations qui peut résumer une nouveauté du Tour de France 2010 : une femme, l'ancienne cycliste Claire Pedrono, occupe ce poste cette année [1].

Précisons un peu les choses : l'ardoisier-ardoisère informe les coureurs échappés des écarts (en temps) entre eux et le peloton (ou entre eux et d'autres échappés), installée derrière le conducteur de la moto de l'ardoisier.

Situons le contexte : en 2010, les coureurs cyclistes disposent de petits appareils de type calculateurs (voire mini-ordinateurs) sur le guidon (avec vitesse en temps réel, moyenne, distance parcourue,...) et utilisent des oreillettes pour être informés en temps réel (ou encouragés, ou pas...) par leur directeur sportif [2].

Relisons bien : un ardoisier, une ardoisière, qui utilise donc une ardoise avec de la craie.

Reprenons donc à propos des formats : l'ardoisière n'utilise

  • pas de format numérique ;
  • pas de format papier ;
  • mais l'ardoise noire comme support avec la craie blanche comme outil d'écriture (et l'éponge ou le chiffon pour effacer). Le tout pour un affichage simple, rapide et efficace, sans alimentation électrique, sans logiciel, sans page à arracher, sans cartouche à changer. Et un format ouvert, même s'il n'y a pas d'archives.
Sources et liens :
Le 17 juillet sur Formats-Ouverts.org :

Twitter... en papier !

Le microblogging n'est pas l'apanage du Web et donc du numérique : le format papier existe aussi !

Voici donc la « feuille Twitter », de petite taille carrée, avec sa zone d'écriture, sa mention des 140 caractères à ne pas dépasser et les informations sur son auteur, presque comme sa version numérique [1].

Bien sûr, il y a des avantages et des inconvénients pour chaque format avec leurs caractéristiques (diffusion mondiale contre personnelle, transportabilité limitée contre forte, simplicité de l'outil selon les générations), mais le clin d'œil est là, avec l'aspect du hPDA et l'utilisation très efficace de type Post-it.

Quant à l'utilisation du terme Twitter, il n'est peut-être pas si ouvert, ni Identi.ca/Status.net, mais le format papier l'est.

Sources et liens :
Le 12 juillet sur Formats-Ouverts.org :

BBM parle à BBM (et qu'à lui)

BBM c'est BlackBerry Messenger, un logiciel de messagerie instantanée pour les téléphones BlackBerry : il est mis en avant actuellement dans des publicités (notamment des panneaux d'affichage format papier 4 x 3 m).

Mais cette « application de messagerie instantanée est réservée aux propriétaires d'un smartphone BlackBerry » [2]. Les BlackBerry parlent aux BlackBerry, et qu'aux BlackBerry : le format utilisé (pas ouvert) et le logiciel sont propres à cet appareil.

C'est donc la même situation que les messageries instantanées avec la guerre des formats afin de conserver ses utilisateurs et qu'ils fassent des émules : « garder vos amis proches encore plus proches » dit le slogan, à condition d'avoir le même appareil.

Et pour téléphoner ? Heureusement que l'approche n'est pas la même : il est possible d'appeler n'importe quel téléphone, même d'une autre marque !

Sources et liens :
Le 8 juillet sur Formats-Ouverts.org :

La BnF a disparu !

Ou alors elle n'est pas encore apparue !

Ces lignes ne sont pas inventées et pourraient quelque peu « surprendre » les deux présidents concernés, celui de la BnF et celui de ViaMichelin.

Question : Où se trouve la BnF à Paris avec ses tours en bord de Seine ? Réponse possible : allons sur ViaMichelin, c'est un site français, à propos de ce grand établissement français.

La « magie » du format numérique permet de survoler la carte des bords de Seine de la capitale : mais nulle trace des 4 tours caractéristiques...

Sur le site de la BnF, l'adresse est indiquée : site François-Mitterrand, quai François-Mauriac, 13e arrondissement. Munis des ces renseignements précis, retour sur ViaMichelin.

Et la réponse est claire (à vivre soi-même) : il n'y a rien sur la carte en ligne à cet emplacement, que du gris, la BnF n'existe pas ! :-(

Précisions : le site a été inauguré le 30 mars 1995 (il y a 15 ans...) et la BnF existe bien pour Michelin... mais pour ses plans au format papier !

Quant au site OpenStreetMap, basé sur une construction collaborative (un autre format), tout est bien en place pour la BnF. Alors au moins une petite mise à jour et un correctif de ViaMichelin ?

Le 4 juillet sur Formats-Ouverts.org :

60 ans de programmes

Ah ces archives...

Le magazine Télérama fête ses 60 ans en 2010 : le premier numéro est paru en janvier 1950 sous le nom de Radio Cinéma Télévision (et le nom actuel a été instauré en 1960). Pour marquer cet anniversaire, trois formats ont été retenus :

  • un article spécial fin juin [1], assez classique ;
  • un livre en deux volumes, avec notamment des fac-similés, paru début 2010 [2] ;
  • un numéro spécial et double : le magazine hebdomadaire et 90 pages spéciales supplémentaires « avec S+ARCK ».

Le format papier occupe la place de choix, même si le site Telerama.fr est en ligne depuis 11 ans. Mais pour les archives communes aux deux versions, format papier ou numérique ? Avec pour le numériques le problème des supports et des formats qui ne sont pas ouverts.

Sources et liens :
  • [1] Article, Nos belles années, de Nicolas Delesalle, le 23 juin 2010, Télérama n°3154, page 28 à 31 et http://www.telerama.fr/monde/nos-belles-annees,57435.php
  • [2] Livre, 60 Ans, nos années culture, éditions Les Arènes, deux volumes : 1950-1980 et 1980-2010
  • [3] Télérama, numéro 3155, du 30 juin 2010
Le 30 juin sur Formats-Ouverts.org :

Le papier continue d'attirer

Le papier contre-attaque

En juin 2010, Rue89 Le mensuel est sorti en kiosque, passant du format numérique (le Web) au format papier. Un mouvement déjà emprunté par Vendredi et Bakchich Hebdo.

Outre la revue papier déjà ancienne XXI, le nouveau Usbek & Rica se retrouve lui aussi en vente en librairie.

Et le format papier ne comporte pas les problèmes des formats pas vraiment ouverts du numérique.

Le 29 juin sur Formats-Ouverts.org :

Libération : de nouveaux formats le temps d'une journée

Le quotidien Libération a changé de formats le temps de son édition du 22 juin 2010 (un mardi) :

  • au sens physique : sa taille était plus grande, pour le format papier ;
  • au sens rédactionnel : Karl Lagerfeld en était le rédacteur en chef ;
  • au sens des illustrations : aucune photo, que des dessins signés Karl Lagerfeld.

Ce dernier point à propos de visuel était déjà présent pour la petite bouteille d'une boisson gazeuse light revue by Karl Lagerfeld. Et ces formats sont ouverts au sens où tout le monde pourrait utiliser les mêmes principes, mais pas forcément au sens juridique en utilisant ces marques et noms.

Le 24 juin sur Formats-Ouverts.org :

Planète timbres

Du 12 au 20 juin 2010 s'est tenu le salon Planète Timbres. Le timbre : un petit objet au format papier, dont l'utilisation sur les lettres baisse face aux courriers électroniques. Mais une chose demeure qui ne pourra pas être concurrencé par le numérique qui copie intrinsèquement à l'identique : le caractère rare voire unique du timbre papier, oblitéré ou pas.

Autres articles :
Sources et liens :
Le 20 juin sur Formats-Ouverts.org :

Impôts sur les revenus : pour déclarer, il y a (aussi) des formats

Fin du téléphone, fin de Linux

Pour la déclaration des revenus de 2009 (et sa fête du 31 mai), deux autres changements sont survenus en 2010 (après la révolution de 2009) :

  • plus de numéro de téléphone : le serveur vocal (0811 701 702) était pratique mais n'a pas eu assez de succès ;
  • plus de support aussi officiel des contribuables ayant une machine avec Linux pour la déclaration en ligne.

Face à cette modernité technologique, le format papier est toujours présent, performant et ouvert.

Le 16 juin sur Formats-Ouverts.org :

Une fête du papier partout en France : c'était le 31 mai au soir

Jusqu'à minuit le lundi 31 mai 2010 s'est déroulée une soirée de fête du format papier : c'était partout en France devant les boîtes aux lettres des cités administratives ou des récentes Finances publiques.

C'était le moment de déposer sa déclaration de revenus 2009 en utilisant le formulaire papier envoyé (mais en un seul exemplaire, la révolution de 2009) : c'était le bal des voitures et des piétons avec les enveloppes glissées qui s'accélèrent à l'approche de minuit. Et aux douze coups, le bac contenant les documents papier fut retiré.

Ce dépôt et cette levée bien visibles, cette animation bien réelle sont propres au format papier, assez souvent le plus ouvert voire le plus facile à utiliser et à archiver (mais pas à dupliquer).

Le 10 juin sur Formats-Ouverts.org :

Fin de l'annuaire papier

Au Canada, pour les 7 plus grandes villes, les annuaires des particuliers ne seront plus imprimés [1].

Raisons : les annuaires sont en ligne et la demande baisse. Mais les annuaires professionnels où il faut payer pour y figurer demeurent.

Comme le dit l'article, toutes les personnes âgées vont donc se mettre aux pages blanches en ligne, fin du format papier qui est sans doute encore plus ouvert dans ce contexte que le meilleur HTML conforme et valide.

Et comme toujours dans ce cas, fin de la série et avis aux collectionneurs.

Sources et liens :
Le 8 juin sur Formats-Ouverts.org :

111 ans, le nouveau format pour anniversaire ?

C'est la marque automobile allemande qui l'adopte au moins pour ses publicités au format papier où on lit : Opel fête ses 111 ans !, avec un logo mêlant les 4 lettres de la marque et les trois 1.

Une autre marque allemande l'avait utilisée, Deutche Grammophon : un format ouvert d'accroche marketing.

Remarquons au passage qu'utiliser ce format du 111 est encore très loin dans le domaine numérique, tant pour les matériels que pour les formats.

Sources et liens :
Le 7 juin sur Formats-Ouverts.org :

Les plus de 40 ans de deux magazines

La Recherche d'un côté, Roling Stone Magazine de l'autre. Et 40 ans depuis le 12 mai pour le premier [1], et plus de 42 ans pour le second [2].

Et leurs archives ?

Rolling Stones Magazine a annoncé en avril 2010 que tous ses anciens numéros étaient consultables en ligne, donc à des formats numériques, avec abonnement. Pour La Recherche, pas de version numérique en ligne, mais le format papier des numéros déjà parus. Lesquels de ces formats sont les plus pérennes ? Ceux qui sont les plus ouverts, à condition de ne pas oublier un stockage attentif (pour le papier) et une vraie gestion des supports (pour le numérique).

Sources et liens :
Le 28 mai sur Formats-Ouverts.org :

Être reliés ou volants ?

Pour son hPDA, on rencontre 2 grandes catégories pour ce format papier :

  • les fiches bristol, des documents volants, mais retenus entre eux par une pince, ou rangés dans des étuis voire des boites ;
  • le carnet, objet aux feuilles reliées (Moleskine n'est pas le seul fabricant : la concurrence existe, avec les Rhodia, Paperblanks, Legami, Semikolon, Back to paper, L'atelier du papier ou encore Leuchtturm1917).

Et ces formats papier propose aussi plusieurs formats (la taille) avec des pages à plusieurs formats (la réglure : blanche, quadrillée, lignée, à points). Tous ces formats sont ouverts.

Le 27 mai sur Formats-Ouverts.org :

To be PDA ou hPDA, telle est la question

Le PDA est un appareil au format numérique : c'est le Personal Digital Assistant, l'assistant personnel numérique, appelé aussi organiseur électronique. Donc des logiciels, des fichiers et leurs formats.

Le hPDA est son pendant au format papier : c'est le hipster Parietal Disgorgement Aid, l'aide au désengorgement pariétal hippie (clin d'œil : le lobe pariétal est la zone du cerveau qui s'occupe des informations sensorielles reçues).

Le nom du hPDA et son principe a été lancé par Merlin Mann en septembre 2004 [1]. Il rencontre le succès, avec ses fiches bristol et ses pinces, y compris dans le monde informatique : autonomie, souplesse, résistance, variété, prix, modularité, adaptabilité, interopérabilité et format ouvert sont là [2]. Le hPDA est un PnDA.

Sources et liens :
Le 26 mai sur Formats-Ouverts.org :

Ils sont arrivés !

Les agendas... 2010-2011 et les cahiers... de vacances sont là !

Comme Noël, Pâques ou la rentrée qui surgissent bien en avance sur le calendrier, ce sont les congés d'été et la prochaine année scolaire qui apparaissent dans les rayons des magasins. Côté format, on trouve :

  • un petit garçon vedette de films d'animation pour jeune public (et au prénom royal en A) en couverture chez un éditeur : synergie et succès escompté ;
  • le papier, décliné même au format 18 mois au lieu des 12 classiques (format septembre-août).

Le premier n'est sans doute pas exploitable sans accord commercial pour produits dérivés alors que le second est bien plus ouvert.

Le 20 mai sur Formats-Ouverts.org :

Fin de Siné Hebdo et un article en archives

L'hebdomadaire Siné Hebdo est paru des mercredis 10 septembre 2008 au 28 avril 2010, soit 86 numéros papier [1].

Une fin, comme celle de SVM et PC Expert annoncée pour l'été 2010. Mais les archives restent, au format papier, un format ouvert d'archivage.

Et dans le numéro n°83 du 7 avril 2010 [2], une pleine page signée André Langaney indiquait que Notre mémoire est menacée par les machines, avec notamment le problème des formats qui ne sont pas ouverts et des supports qui meurent.

Sources et liens :
Le 11 mai sur Formats-Ouverts.org :

Disparition des magazines SVM et PC Expert

La parution des derniers numéros des magazines SVM et PC Expert [1] est annoncée : juin 2010 pour le premier et juillet-août 2010 pour le second.

Leur propriétaire, le groupe NextRadio TV dirigé par Alain Weill [2], a annoncé le 23 avril 2010 que ses 2 titres cessaient leur parution. Rachetés en 2009 au groupe Volnay qui les avait lui-même rachetés en 2007 à VNU, ils n'auraient pas atteints les objectifs escomptés et étaient en concurrence interne avec L'ordinateur individuel [3].

Avis donc aux fidèles lecteurs, aux amateurs et aux collectionneurs : la série, hélas, va être complète, mais au format papier, un format ouvert d'archivage.

Autres articles :
Sources et liens :
Le 10 mai sur Formats-Ouverts.org :

Qu'est-ce qui est utilisé sur le porte-avions nucléaire ?

La réponse est...

Le 17 avril 2010, un samedi, à 23h05 et 10 secondes, le porte-avions Charles-de-Gaulle (le PA CdG) franchit le cercle polaire. L'ordre est donné par le chef du quart en passerelle :

« Adjoint de quart, inscrivez au journal de navigation : passage du cercle polaire dans le sens sud-nord !» [1]

Le Charles-de-Gaulle est un bâtiment moderne de la Marine nationale : une propulsion nucléaire, de nombreux systèmes électroniques et informatiques pour les transmissions, le combat, les radars.

Qu'en est-il alors du « journal de navigation », le journal de bord du Charles-de-Gaulle ? Ce n'est pas un fichier d'un logiciel, pas de numérique mais un registre papier, rempli de manière manuscrite ! Un format ouvert plus pérenne pour l'archivage.

Autres articles :
Sources et liens :
  • Ceci est l'article numéro 2300, qui plus est daté du 5-5-10 (format court).
Le 5 mai sur Formats-Ouverts.org :

« Vous avez lu mon film ? »

Le petit écran + le papier : telle est la combinaison (des formats) qui se rencontre pour plusieurs documentaires télé et livres récents :

  • Le Jeu de la mort / L'expérience extrême ;
  • Main basse sur le riz ;
  • No impact man ;
  • FBI : L'histoire du Bureau par ses Agents ;
  • Le Monde selon Monsanto.

« Les réalisateurs passent à l'écrit pour des questions de format.» indique l'article d'Erwan Desplanques qui explique ce mouvement. Des formats plus ou moins ouverts.

Sources et liens :
  • [1] Article, Vous avez lu mon film ?, d'Erwan Desplanques, le 14 avril 2010, Télérama n°3144, page 10
Le 2 mai sur Formats-Ouverts.org :

Un texte sans voyelle (et avec des surnoms)

C'est ainsi que le compositeur Sergueï Prokofiev écrivait son journal. Un format (une langue) qui n'est certes pas indéchiffrable, mais qui nécessite de connaître la clé, le code utilisé, sous peine de ne rien comprendre. Autre format utilisé, le papier, un format ouvert, comme les 138 fiches de Nabokov.

Le 30 avril sur Formats-Ouverts.org :

Les 138 fiches...

Le dernier roman inachevé de Vladimir Nabokov est paru en 2009 aux USA, traduit en français en 2010, L'Original de Laura (car Laura était le titre initial). Chaque page est constituée dans sa partie supérieure de l'image de la fiche manuscrite (138 au total) avec en dessous la transcription dactylographiée.

Un format manuscrit, un format image, un format de fiche, des formats papier et une méthode de travail :

Pour écrire ses romans, Nabokov procédait de façon très particulière:son habitude était de former d'abord dans son esprit une vision complète de l'œuvre, et ensuite il se mettait à noter sur des fiches un premier brouillon fait de fragments détachés, sans suite logique ni chronologique. Ces fiches, d'un format légèrement inférieur à celui de cartes postales standards, présentant chacune, uniquement sur le côté recto, un court passage (pouvant aller d'une ligne à un ou deux paragraphes). Certaines fiches ne comportent qu'une phrase isolée - une idée, une touche descriptive ; d'autres offrent une séquence numérotée, formant une narration ininterrompue (allant, dans deux cas, jusqu'à plus de vingt fiches). (gras ajouté) [1]

Dans ce cas, pas de problème pour lire la fiche (à part éventuellement une langue inconnue ou l'écriture peu lisible, mais ce ne fut pas le cas) : les formats sont ouverts.

Sources et liens :
Le 29 avril sur Formats-Ouverts.org :

Langue de bois en fiche bristol

La langue de bois est un format, qui plus est ouvert, parfois de haute voltige, voire avec du grand art.

En voici un exemple avec la prestation de Franck Lepage : il a une dizaine de fiches bristol (format papier) entre les mains, chacune avec un mot général à la mode (le format du moment : « gouvernance », « citoyenneté », « solidarité », « lien social »...). Il mélange les fiches puis les tire les unes après les autres pour créer au fur et à mesure le discours qu'il prononce. Il mélange les fiches et nouveau discours à partir des mêmes mots, mais dans un autre ordre. Chaque fois cela semble compréhensible et cohérent, mais est-ce que cela dit quelque chose pour autant ? Pas vraiment : on comprend et on voit les mots des phrases, mais on ne comprend pas vraiment les phrases... Une douce musique sans (trop de) sens.

Sources et liens :
  • Les extraits de Franck Lepage parlant la langue de bois se trouve facilement en ligne, mais tous dans des formats fermés de video : cet article se limite donc à du texte, un format ouvert.
  • Un grand merci à Rosaire de m'avoir fait découvrir cette démonstration.
Le 24 avril sur Formats-Ouverts.org :

50 ans de Télé 7 jours

Le lundi 29 mars 2010 est paru le numéro des 50 ans du magazine Télé 7 jours. Un magazine au format papier dont l'archivage ne pose pas les mêmes problèmes que ceux du numérique.

Pour cet anniversaire, l'hebdomadaire au format papier propose un ajout numérique : en filmant avec sa webcam la couverture, on obtient de la video (de Johnny Hallyday, qui est en couverture). Mais pour ce qui est des formats en jeu (des logiciels, de cette video) il y a peu de chances qu'ils soient ouverts.

Sources et liens :
Le 23 avril sur Formats-Ouverts.org :

Les formats du concurrent

Créez et modifiez des documents Word et Excel directement sur votre iPhone.

Voici une partie de la courte description de l'application QuickOffice qui figure sur les pages (format papier) de publicité à propos de l'iPhone d'Apple (thème Le même trajet, mais en mieux). Mais... :

  • il n'est pas précisé sur cette publicité de quelle version de Word ni d'Excel (et de leur format) il s'agit ; le site [1] mentionne .doc, .docx, .xls et .xlsx (ce qui ne renseigne pas forcément plus) ;
  • c'est aussi mettre en avant les logiciels des concurrents de Pages et Numbers d'Apple, qui ne sont pas non plus un format ouvert.

Mais on parlera dans ce cas de réalisme du marché qui ne déclenche pas l'interdiction par Apple de figurer sur l'AppStore.

Sources et liens :
Le 22 avril sur Formats-Ouverts.org :

«meilleure compatibilité avec les encres»

Agendas, carnets ou bloc notes : le support et le format papier continuent d'être bien présents. Et outre les Rhodia et autres Moleskine, on peut lire sur le site des cahiers Super Conquérant (Oxford) à propos de son Optik Paper :

Sa blancheur optimise le confort de lecture et son satinage rend l’écriture agréable grâce à la meilleure compatibilité avec les encres bille, feutre ou plume existant sur le marché. [1]

Certes... et heu-reu-se-ment ! Car imaginez un papier sur lequel il serait impossible d'écrire avec certains stylos, feutres ou crayons ! Pas d'accord commerciaux, pas d'inscription...

Cela peut faire sourire... mais dans le monde numérique cela est le rêve des industriels devenu cauchemar des utilisateurs avec des formats non-ouverts et verrouillés uniquement utilisables avec certains logiciels.

Sources et liens :
Le 14 avril sur Formats-Ouverts.org :

Le format 52 minutes

Il y a le format 52 minutes à propos des reportages télé (avec un sous-multiple, le format 26 minutes). Il y a le format 20 minutes, temps moyen de transport en commun, et donc de temps de lecture, d'où le nom du quotidien gratuit.

Et il y a désormais des ouvrages papier qui revendiquent le format 52 minutes comme durée pour les lire : ceux des éditions 52mn [1].

Ainsi, « 52 pages de texte principal » pour « faire le tour d’un sujet au cœur des débats d’actualité » (Actus) ou pour « faire le tour d’une personnalité qui a marqué notre époque » (Biographies), « en 52 minutes ».

Libre à chacun de proposer des titres pour d'autres durées : ces formats sont ouverts. Alors un format 111 minutes, 64 minutes ou 24 minutes (et bien sûr chrono pour ce dernier...) ? Avec aussi la possibilité de passer à d'autres formats, comme les heures : La Comédie humaine sans les notes et sans appareil critique, c'est combien d'heures ?

Autres articles :
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Le 26 mars sur Formats-Ouverts.org :

Coloriage et gribouillage sont dans un cahier

Il y avait déjà le retour des cahiers de vacances (et pas que pour celles d'été) et de ceux de gribouillages (par exemple « pour les adultes qui s'ennuient au bureau » ou « qui veulent tout plaquer » [1]).

Il y a aussi le cahier de coloriage, produit dérivé et/ou complément à un événement, comme celui de l'exposition Yves-Saint-Laurent :

Le cahier existe en deux formats, un grand format « luxe » pour avoir toute la place de s’exprimer, et un petit format « poche » à emporter partout ! [1]

Donc pour les formats... il y a le format au sens de dimensions (petit ou grand), au sens de support (papier) et un certain type de cahier avec ses caractéristiques (son format aussi). Ces formats sont certes non-numériques, mais ils sont ouverts : libre à tout éditeur de faire un cahier de coloriage ou de gribouillage... (mais les modèles à colorier ne sont pas forcément ouverts en termes de droit).

Autres articles :
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Le 21 mars sur Formats-Ouverts.org :

Guerre des carnets et des blocs

Carnets et blocs à agrafe (système déposé sangrif) ou à spirale ? En orange ou en noir ? Avec des « formats standards », « formats réversibles », et autres formats divers, y compris le carré ? C'est dans le catalogue Rhodia [1].

Carnets et blocs à couverture rigide ou souple ? Pages blanches ou à réglure ? Couleur noire ou autre ? Pour quelle utilisation, combien de pages et quels formats ? C'est dans le catalogue Moleskine [2].

Pour ces 2 concurrents de produits au format papier, c'est une guerre commerciale des calepins, cette invention d'Ambrogio Calepino. Pour ce qui est des dimensions, elles sont normalisées (dont par exemple le fameux A4 et ses frères A5 ou A6). La différence entre les produits réside dans les différentes déclinaisons (cahiers, agendas,..) et les images de marque... de ces marques. Mais les différents formats sont ouverts : ce sont des mesures physiques. Libre à d'autres fabricants de les utiliser également.

Sources et liens :
Le 18 mars sur Formats-Ouverts.org :

Éloge du négatif

Comment, vanter les déficits ou ce qui n'est pas positif ? Mais non, il s'agit ici du négatif au sens photographique (saluons le titre qui a un format original) et d'une exposition au Petit Palais [1].

Le sous-titre de cette exposition est d'ailleurs explicite : Les débuts de la photographie sur papier en Italie (1846-1862). [2]

Il s'agit donc de photographie sur support papier, un format des débuts de l'histoire de la photo, avant le format argentique de la pellicule en celluloïd. Mais un format ouvert de support qui ne nécessite aucun appareil de lecture particulier.

Autres articles :
Sources et liens :
Le 15 mars sur Formats-Ouverts.org :

Le format timbre poste

C'est petit comme un timbre poste : que cela désigne un écran de téléphone portable ou un morceau de papier, cette expression souligne la petite taille du timbre. Un format physique aux dimensions connues et utilisables par tous : un format ouvert (jusqu'à ce qu'un brevet ridicule veuille le « protéger »).

Autres articles :
Le 12 mars sur Formats-Ouverts.org :

Fête du timbre

Les samedi 27 et dimanche 28 février s'est tenue la Fête du timbre 2010 [1]. Une manifestation philatélique où le format papier persiste, notamment pour les amateurs et les collectionneurs, avec les éditions spéciales lancées (et parfois oblitérées) lors de manifestations particulières. Le support papier reste plus précieux (car plus rare) et ouvert que le numérique (qui propose Mon timbre en ligne... qui s'imprime sur papier [2]).

Sources et liens :
Le 28 février sur Formats-Ouverts.org :

Une « pensée d'Eugène » (Saccomano, ancienne mais représentative)

« Transférer ses contacts d'un téléphone portable nippon-suédois vers un finlandais » ? Impossible apparement en totalité : c'est la mésaventure rencontrée par Eugène Saccomano [1] en janvier 2009 et relatée dans sa chronique [2].

Sans aucun doute un problème de formats fermés utilisés par chacun et incompatibles... Et pas de format standard et surtout ouvert entre les fabricants : pas de véritable import/export, données emprisonnées, pas d'interopérabilité. Partir c'est donc perdre des données : le coût de sortie des formats fermés...

Et aussi à propos des formats dans cet exemple :

  • le format MP3 (fermé) du fichier ;
  • le format texte absent pour avoir une retranscription et faire une recherche ;
  • la voix et le style d'Eugène Saccomano : un format caractéristique ;
  • la campagne de publicité évoquée (mais sans mentionner son nom, JustAskGemalto [3]) n'est pas directement concernée, même si le rôle des formats pourrait être mis en avant ;
  • les archives qui ne semblent pas disponibles (merci aux notules papier personnelles et au Standblog pour la retrouver).
Sources et liens :
Le 26 février sur Formats-Ouverts.org :

Todo liste, sites et formats

La todo list, la fameuse liste des choses à faire : au format papier ou numérique (sur son ordinateur, son téléphone ou en ligne), elle est très utile.

Des sites Web proposent d'héberger toutes vos tâches (et agenda et notes) pour les avoir sous le clavier dès que l'on est connecté. Mais qu'arrive-t-il à vos données quand vous quittez ou changez de service en ligne ?

Nous ne vous enfermons pas dans un forrmat propriétaire. Ce sont vos données, vous devriez pouvoir les prendre et les utiliser quand vous voulez et où que vous soyez.

Cette affirmation devrait être la règle : rester car on peut facilement quitter. Grâce aux formats ouverts.

Cette affirmation est indiquée sur le site Toodleto.com à propos des importations/exportations des données [1]. On relèvera :

  • que cette page propose un pliage ingénieux pour faire un petit document de 8 pages réversibles ;
  • que le format du nom du site joue sur le nom de Google et de ToDo (l'auteur de ces lignes n'a pas de compte ni de lien avec le site, ni avec aucun site d'hébergement de ses données : ce texte n'est pas une commande).
Sources et liens :
Le février 13 sur Formats-Ouverts.org :

Le chrononotebook, format papier

Voilà une idée simple de présentation et d'organisation, qui tire partie des possibilités (dont la surface) du format (ouvert) papier : le chrononotebook, plus facile à lire (et à comprendre) dans ce format d'écriture : ChronoNoteBook, avec la page de gauche pour le matin, celle de droite pour l'après-midi et une horloge au centre, http://www.muji.us/store/chronotebook-am-pm-scheduler.html

Sources et liens :
Le 12 février sur Formats-Ouverts.org :

30 ans de Sortir, 90 ans de Vogue et les formats

Chaque anniversaire de magazines est l'occasion de reposer les questions : les numéros des années passées sont-ils bien archivés ? ce patrimoine et cette mémoire sont-ils correctement conservés ?

Ces quesions concernent la version papier et aussi (voire surtout) la version numérique à l'ère de l'édition assistée par ordinateur et autre PAO : les fichiers produits sont-ils sur des supports lisibles ? avec des appareils de lecture ? avec des formats ouverts (ou fermés) ? avec des métadonnées ? Les 5 questions pour ne pas avoir des tombereaux au tombeau.

Pour les anniversaires à l'origine de ces lignes, il y eut le numéro des 30 ans du supplément Sortir de Télérama (décembre 2009) et l'exposition Vogue covers 1920-2009 (octobre-novembre 2009) pour les 90 ans du magazine Vogue.

Le 31 janvier sur Formats-Ouverts.org :

Tout en plastique

La civilisation du plastique : tel pourrait être le nom attribué à l'espèce humaine dont les traces seraient mises à jour d'ici plusieurs décennies par des archéologues découvrant la Terre d'où les hommes auraient disparu.

Car le plastique est partout et le plastique dure : une matière pratique mais au format problématique.

Le reportage Océans de plastique (France 3, le 22 janvier) et le documentaire La Malédiction du plastique (Arte, le 12 janvier) l'ont mis en avant sur le petit écran. Et un chapitre entier du livre Homo disparitus (le n°9, Éternels polymères) est consacré au sujet, avec notamment le Great Pacific Garbage Patch (La grande décharge du Pacifique), cette concentration de déchets plastiques en plein Pacifique (bouteilles, emballages, sacs,...). Concentration, décomposition en morceaux de plus en plus petits, ingurgitation et entrée dans la chaîne alimentaire...

Le format papier peut aussi avoir une durée de vie conséquente, mais à condition d'être correctement conservé. Les déchets radioactifs affichent aussi une durée de vie importante, même bien supérieure au plastique (au point de pouvoir aussi parler de civilisation du nucléaire).

Quant au numérique et ses formats (de supports et de données, ouverts ou pas), accéder à ses informations dans seulement quelques décennies sera hélas infiniment plus difficile que de simplement lire le nom d'une marque inscrite sur un sac plastique...

Autres articles sur Formats-Ouverts.org :

Ceci est le 2200e article de Formats-Ouverts.org.

Le 25 janvier sur Formats-Ouverts.org :

Un blog en livre : un blook !

Prenez un site web de type blog et faites-en un livre (book) : vous obtiendrez un blook ! Et il y a là aussi des formats :

  • celui des données dans le blog : sont-elles manipulables facilement car le format du blog est ouvert ? Y compris les commentaires.
  • celui du plan du livre : chronologique ? par catégories d'articles ? exhaustif ou une sélection ?
  • celui du blook proprement dit : PDF, HTML, txt (qui sont des formats numériques ouvert) et/ou papier ?
Le 21 janvier sur Formats-Ouverts.org :

Des calendriers de téléphones et des formats

Prenez un téléphone portable avec agenda et/ou calendrier. Lancez cette fonction : on peut alors découvrir que le temps est limité dans ce format numérique à 99 ans ; des limites plus importantes qu'un calendrier ou qu'un agenda au format papier, mais des limites tout de même. Avant le 1er janvier 1971 et après le 31 décembre 2069, il n'y a rien. Le 70 de 1970 ou de 2070 est banni. Impossible de s'en servir comme outil de calendrier passé. Mais ces formats sont ouverts.

Autres articles à propos de calendriers sur Formats-Ouverts.org :
Le 19 janvier sur Formats-Ouverts.org :

Des chiffres, des lettres et des formats

Le 10 janvier (2010, un dimanche) marque une petite (r)évolution de format pour le jeu Les Chiffres et les lettres : le mot le plus long passe à 10 lettres (au mlieu de 9) pour les éditions dominicales (le championnat).

Mais on peut remarquer une autre caractéristique : les tirages des lettres et des chiffres (pour le compte est bon) se font électroniquement. Il n'y a plus de manipulations de tablettes aimantées avec les chiffres et les lettres tirés au sort, ni de compteur qui tourne avant d'afficher le nombre (à 3 chiffres) à trouver.

Le format électronique numérique informatique a donc pris la main (et cela existe depuis 1994 indique l'article de Wikipédia [1]). Donc laisser faire le programme de l'ordinateur... Pour le Loto, cela n'est pas le cas : voir les 49 boules tourner et être tirés au sort en direct est un format plus rassurant... et plus ouvert. Comme le vote papier.

Sources et liens :
Le 18 janvier sur Formats-Ouverts.org :

Deux journaux, de la musique et des formats

Chacun propose un CD et un livret, chacun parait une fois par semaine et chacun met en avant sa vedette : un chef d'orchestre pour l'un (Herbert von Karajan), un instrument de musique pour l'autre (le piano).

Il s'agit respectivement des quotidiens Le Figaro et Le Monde avec leurs numéros spéciaux sur le classique (Les merveillesdu classique par Karajan et Le Monde du piano), lancés en janvier 2010.

La musique classique est donc un bon format (pour inciter à l'achat), avec le format du CD audio et cet autre bon vieux format papier pour les livrets : les objets sont encore là. Et le dernier format est au moins ouvert.

Sources et liens :
Le 16 janvier sur Formats-Ouverts.org :

« De l'interopérabilité des ponceuses »

Ce n'est pas moi qui le dit (cette fois) ! Même si Formats-Ouverts.org, les formats omniprésents, notamment avec les prisons de capsules de café ont influencé l'auteur de l'article De l'interopérabilité des ponceuses, il explique en quoi on a 2 possibilités :

  • d'un côté des formats fermés...
  • de l'autre des formats ouverts... de papier de verre !

Quand le format physique des supports ou des consommables permet de verrouiller et contrôler un marché...

PS : la découverte de cet article est partie d'une recherche d'images liées à un nom... qu'il est surprenant de trouver en légende d'une ponceuse :-)

Sources et liens :
Le 7 janvier sur Formats-Ouverts.org :

Il y a 150 ans, plusieurs communes autour de Paris disparaissaient

Le 1er janvier 1860, la ville de Paris a annexé certaines communes limitrophes pour s'agrandir. Certaines ont totalement cessé d'exister administrativement comme entité autonome (La Villette , Belleville, Vaugirard, Grenelle) : elles sont devenues des quartiers de la capitale [1].

Il est parfois question ici de disparition des formats fermés et de ses conséquences.

Dans cette extension de Paris, le sujet des archives est intéresant : elles étaient au format papier et ont été transférées ou conservées sur place. Elles forment les dernières traces officielles d'une structure disparue (l'attachement des habitants à ces nouveaux quartiers est sans doute un autre sujet intéressant).

Au format papier, ces documents de plus de 150 ans sont encore lisibles, en tout cas bien plus facilement que les formats numériques d'il y a 10 fois moins de temps (1995...).

Sources et liens :
Le 3 janvier sur Formats-Ouverts.org :

Des cadeaux et des formats

Dans la liste des cadeaux, on peut trouver :

  • les Coffrets avec livre + objet, aussi dénommés Kits de ou Boites à ;
  • les Calendriers perpétuels à propos d'un thème donné, aussi appelés 365 jours de et autres Almanach de ;
  • les bouteilles aux formes et décorations spéciales en édition limitée de fin d'année ;
  • les Beaux livres aux grands formats et en papier de qualité voire glacé.

Tous ces objets sont dépourvus de format numérique mais sont tous concernés par les formats : physiques, de catégories voire esthétiques, très majoritairement ouverts.

Et sur Formats-Ouverts.org le 25 décembre :

3000 numéros publiés

Notule liminaire : il n'y a aucun lien avec le magazine cité ci-dessous ; il s'agit d'un choix indépendant.

« N°3000 » : oui, trois mille numéros du Journal de Mickey ont été publiés. C'est indiqué en couverture du magazine paru début décembre 2009.

Question : et les archives ? Sous-question : et les formats des archives ? Sous-sous-question : formats ouverts ou fermées des archives numériques ? Pour les archives au format papier, le support se suffit. Pour le format numérique, il faut aussi le lecteur du support encore disponible.

Autres exemples :
  • 3000 numéros d'un côté, et exactement 2000 jours de l'autre depuis le 1er juillet 2004 date de lancement de Formats-Ouverts.org.
Et sur Formats-Ouverts.org le 21 décembre :

5 décembre : fin du format papier en Midi-Pyrénées

En arrivant à la gare de Toulouse, l'information était affichée sur les panneaux d'information aux alentours : à compter du 5 décembre (un samedi) la carte Pastel devenait le titre de transport pour les trajets en train en région Midi-Pyrénées (comme les cartes Navigo en Ile de France). Fin des billets au format papier (un format plus ouvert).

Et sur Formats-Ouverts.org le 7 décembre :

Apple Store de Paris : un absent

Le format papier !

Le 7 novembre 2009, un samedi, eut lieu l'ouverture très médiatisée de l'Apple Store situé au Carrousel du Louvre à Paris. Et un absent est à relever depuis cette date : le format papier.

En effet, aucun rayon de livres (pourtant assez nombreux) sur les matériels et les logiciels Apple... mais Apple n'est pas éditeur papier. Pas de prospectus, pas de documentation, pas de brochures disponibles, ni de petits objets promotionnels (les goodies) en papier.

Enfin si : les tickets de caisse. Ou alors dans le magasin MegaStore situé exactement en face.

Et sur Formats-Ouverts.org le 19 novembre :

Pas de Lire en Fête 2009

Rendez-vous en 2010

Habituellement en octobre se tient la manifestation Lire en fête comme signalé en 2007 ou en 2008 (qui était la vingtième édition). D'ailleurs ce nom a aussi été La Fureur de Lire (de 1989 à 1994) et Le Temps des Livres (de 1994 à 1998).

Mais rien en 2009 : « La manifestation, qui changera de nom et de date, devrait voir le jour dans sa nouvelle configuration au printemps 2010 » indique la page d'accueil du site officiel (http://lire-en-fete.culture.fr/).

Avec sans doute encore plus de formats pour ce qui est de lire : le papier et ses formats (plus ou moins grands) et aussi le numérique à différents formats (les supports) avec ses différents formats (techniques). Et bien sûr, la question : format ouvert ou pas ?

Et sur Formats-Ouverts.org le 7 novembre :

2 formats et 1 standard

Grand Format : titre d'une rubrique du journal télé de 20h de France 2 le dimanche.

Libre Format : « L'interview décalée du mois » sur la dernière page de TGV magazine.

standard : magazine papier consacrée à la photo. Site : http://www.standardmagazine.com

Le dernier ne porte pas sur les standards numériques, (ouverts ou pas), et les deux premiers ont des formats ouverts (on voit et on lit quels en sont les caractéristiques).

Et sur Formats-Ouverts.org le 5 novembre :

Table des articles d'octobre 2009

Les 33 articles publiés pour octobre

1 dans Vie du site, 1 dans Table des articles, 2 dans Non-électronique, 7 dans Général, 1 dans Cinéma et télévision, 5 dans Manifestations, 1 dans Conférence, 2 dans Anniversaire, 7 dans Web, 2 dans Humour, 1 dans Notules, 1 dans Premiers pas, 1 dans Synthèse, 1 dans Justice

Table des articles de Formats-Ouverts.org :

Attention au titre tueur...

Ils l'ont écrit... sans hésiter... noir sur blanc et sur toutes les affiches (papier ou pas) du film (d'horreur)...

On y lit le slogan : Le jeu revient aux origines. La date : le 4 novembre. Et le titre : SAW VI.

(En 2009, le bon format au cinéma n'est pas le VI ou le 6, mais le V ou le 5).

Autres cas d'intitulés à double sens sur Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 25 octobre :

Et 7 notules

  • Après le vin qui a succédé à l'école, c'est Noël (et ses formats) qui fait son apparition : depuis même le 14 octobre dans certains magasins, avec les chocolats ou les calendrier de l'Avent (un mois avant le début !).
  • Après la fin d'Urgences le 23 août, c'est au tour de Prison Break (saison 4, épisode 22) de se terminer, le 17 octobre 2009 (un samedi) : fin aussi de son format si caractéristique.
  • Après tirage au sort, l'adversaire de l'équipe de France de football est l'Eire. Pour les 2 matchs, pas de vente des billets via le Web : pas de numérique, mais les guichets traditionnels et le format papier.
  • Après plus de 180 ans de tirage payant, le journal Evening Standard est devenu gratuit à partir du 12 octobre 2009 (un lundi ; et Ouverts-Formats ;-) reste gratuit).
  • Après les 100 heures d'astronomie en mai, ce sont les 50 heures des Nuits galiléennes, du 23 au 25 octobre 2009 (vendredi au dimanche). Mais c'est toujours le trou noir à la télé : pas d'astronomie, ce n'est pas le bon format (même pour son année mondiale).
  • Après les FNAC et forteresse « digitales », on peut lire (sur les affiches) que le nouvel album de M est en « version digitale » ou que « la digitalisation » des livres est en cours (dans des articles) : numérisation et numérique sont pourtant les bons formats de formulation.
Et sur Formats-Ouverts.org le 22 octobre :

« une invention aussi indépassable que la roue ou le marteau »

Il s'agit de... et qui l'a dit...

C'est Umberto Eco qui est l'auteur de la citation du titre à propos... du livre. Celui au format papier.

Dans l'entretien qu'il a donné [1], il est question du format du livre électronique qui a face à lui « le livre de papier [qui] est autonome, alors que l'e-book est un outil dépendant, ne serait-ce que de l'électricité.» Et d'ajouter :

« Robinson Crusoé sur son île aurait eu de quoi lire pendant trente ans avec une bible de Gutenberg. Si elle avait été numérisée dans un e-book, il en aurait profité pendant les trois heures d'autonomie de sa batterie. (...) Nous pouvons encore aujourd'hui lire des livres vieux de cinq cents ans.»

Des problèmes de formats, pour les supports comme pour les contenus. Internet et le Web sont aussi abordés :

« Selon moi, Internet encourage la lecture de livres parce qu'il augmente la curiosité. »

« On l'appelle la Toile, et c'en est une. Toile d'araignée et labyrinthe. Une structure qui est le contraire de l'arbre, organisé en branches, sous-branches. »

Avec aussi le sujet des listes, qui sont « à 80 % notre façon de connaître la réalité. ». Une approche argumentée et riche, à la mesure de la personnalité (et même si on peut réagir aux positions).

Sources et liens :
  • Ceci est le 2100e article de Formats-Ouverts.org.
Et sur Formats-Ouverts.org le 20 octobre :

L'agenda qui dit Non

2009-2010 l'école des loisirs : ce texte est inscrit en couverture d'un l'agenda au format papier (et au format 10,5 x 14,5 cm) avec une couverture d'un bleu intense. Rien de très original. En ouvrant l'agenda, on remarque qu'une citation figure en bas de chaque page de droite. Et en le feuilletant, on remarque que le sujet des citations est toujours assez similaire... :

Pour la première semaine (celle du 31 août) : « La désobéissance est la vertu originelle de l'homme. La désobéissance a permis le progrès - la désobéissance et la rebellion. », Oscar Wilde, L'âme de l'homme sous le socialisme, 1891

Semaine du 28 juin : « Penser, c'est dire non », Alain, Propos sur le pouvoir, 1924

Et la dernière semaine (celle du 30 août) : « Le mot "non", fermement opposé à la force, possède une puissance mystérieuse qui vient du fond des siècles. », André Malraux, discours prononcé sur le plateau des Glières, 2 septembre 1973

Il y a ainsi 52 citations au total. Ce fil rouge (un format de rédaction) fait suite à la Journée d'études du 15 novembre 2008 (un samedi) qui portait sur La littérature des enfants fait école, avec cette approche mentionnée à la fin de l'agenda : La littérature de jeunesse est une littérature de résistance. Cette littérature de jeunesse a fêté ses 60 ans en juillet 2009.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 19 octobre :

Il y a encore des problèmes avec les mentions des sites Web...

Les Conditions Générales d'Utilisation de certains sites Web ne sont-elles pas un peu en décalage ?

Voici le septième article d'affilé à propos des Mentions légales et autres Conditions Générales d'Utilisation (CGU) des sites Web... (après ceux du 11, du 12, du 13, du 14, du 15 et du 16 octobre).

Mais cette fois il ne sera point question des liens vers les sites, mais d'autres passages des textes qui posent des problèmes (et où les standards ouverts HTML, PDF, HTTP, papier sont présents).

Depuis l'article des 10 questions à poser..., j'ai eu l'occasion de lire d'assez nombreuses Mentions légales et CGU de sites...

Or ces textes ont souvent des passages où il est indiqué que « toutes reproductions », « toutes diffusions » « toutes modifications » voire « toute conservation » du site sur « tous supports » sont « interdites », ou nécessitent « un accord ».

Ces mentions ne sont hélas plus en rapport avec les possibilités techniques actuelles. Voici 5 cas concrets qui soulèvent des problèmes :

  • Quand on enregistre la page sur son ordinateur... C'est conserver une copie personnelle sur sa machine, pour avoir une trace momentanée ou une archive.
  • Quand on enregistre des documents issus du Web (pages, documents en PDF,...) dans une base personnelle de gestion documentaire... C'est le cas des extensions Firefox Scrapbook ou Zotero, utilisées par de nombreux étudiants, documentalistes, enseignants, chercheurs ou des particuliers.
  • Quand on bloque les bannières de publicités des sites, ou leurs images ou leurs pop-up... C'est une fonctionnalité maintenant de base des navigateurs modernes : or cela revient à modifier le site (la volonté des auteurs du site n'est pas respectée dans son navigateur).
  • Quand on change la présentation générale (couleur, disposition, police,...) du site visité... Ce cas de figure est facilement possible (CSS propre) et a déjà été exposé dans un article qui poussait le raisonnement à l'extrême...

Finalement, ces actions assez courantes ne correspondent pas à l'approche de certaines mentions légales : ne faudrait-il pas faire une actualisation sur ces points, en plus des passages éventuels à propos des autorisations préalables pour les liens ?

Dans un format plus court : une MàJ des CGU ?

Et sur Formats-Ouverts.org le 17 octobre :

Quand un grand magasin renforce le format papier

Le Bon Marché Paris rive gauche ne mise plus sur le numérique

Le Bon Marché est un symbole : situé dans le 7e arrondissement, c'est le premier grand magasin français qui a ouvert, en 1838.

Le niveau -1 dudit grand magasin (ce qui sonne mieux que le sous-sol...) est constitué d'un espace librairie papeterie fournitures (et d'une billeterie). Mais depuis 2008, il n'y a plus de grand espace CD Audio (et DVD Video) qui étaient jusqu'alors proposés. Fin du numérique (ou presque), retour au papier (livres, agendas, cahiers,...) et son univers (stylos, sous-mains, cartes,... notamment de marque).

En discutant sur place, ce n'est pas le téléchargement illégal qui semble avoir provoqué ce retrait de la musique numérique mais plutôt un plus grand intérêt culturel des clients pour l'univers du papier. Et même avec une pointe de fierté et de distinction. Ah les formats ouverts du papier.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 4 octobre :

Willy Ronis : pas de recadrage, pas de légende non validée

Rester maître de ses photos

En photo, le terme format se retrouve souvent, notamment pour le support (format argentique ou numérique) ou pour les dimensions (avec le petit, moyen et grand format).

Le grand photographe Willy Ronis, décédé le 11 septembre 2009, était très attentif au format au sens de cadre, avec son corollaire, le recadrage. Il le refusait pour ses photos :

« Une photo n'est pas un parpaing avec lequel on peut construire n'importe quoi » [1]

De plus, la photo au format d'origine peut avoir une légende, choisie ou non par le photographe... à condition d'en rester maître : Willy Ronis l'exigeait, au point de rompre avec un magazine comme Life qui voulait inscrire des légendes sans accord du photographe.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 29 septembre :

« Le Net a rendez-vous avec la une »

Le titre ci-dessus est celui d'un article d'Emmanuel Tellier paru dans Télérama (n°3115 du 23 septembre 2009, page 14). Il traite du quotidien Libération et de son changement de maquette (comme plusieurs autres journaux en septembre). Parmi ces changements, il y a la nouvelle une :

« Cette page, où s'affichent ensemble quatre ou cinq sujets dans autant de blocs illustrés, bien rangés, ressemble étrangement à une home page, une page d'accueil de site Internet. »

Fin donc de la une en pleine page, la « nouvelle grammaire visuelle » du Web gagnerait l'œil des lecteurs : formats des pages Web d'un côté contre formats de mise en page du papier de l'autre. Des formats de composition qui sont tout de même ouverts.

Et sur Formats-Ouverts.org le 28 septembre :

Le format listing

Le terme listing est utilisé pour désigner des listes souvent longues imprimées sur du papier.

Voilà encore un sujet lié aux formats : il y a tout d'abord le format papier, celui du support. Puis le format caractéristique de ce papier listing : des feuilles solidaires les unes des autres, comportant des bandes latérales détachables et perforées (les « bandes Caroll ») pour entrainer le papier dans l'imprimante. Ce format est ouvert.

Ce format listing nécessite enfin des imprimantes équipées du mécanisme adéquat (les picots). Elles sont à aiguilles, avec leur ruban, leur bruit typique... et le format de la prise de leur câble. Papier, imprimante, câble et leurs formats : le tout est dépendant pour être utilisable. Sans oublier le logiciel qui sait utiliser l'imprimante.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 27 septembre :

Nouveaux formats dans la presse

Le mois de septembre est apparemment riche en nouveaux formats, physiques et rédactionnels, et ouverts, dans la presse papier :

  • Fluide glacial publie son numéro 400 et les affiches indiquent « Le plus grand mensuel jamais vendu en France » : donc un format hors-normes ;
  • Le Monde arrête Le Monde 2 (avis aux collectioneurs) et propose depuis le samedi 19 septembre un nouveau supplément baptisé Le Monde Magazine, avec un nouveau format ;
  • le site Bakchich.info passe du format Web au format papier (un peu comme Vendredi) à partir du 23 septembre avec une parution hebdomadaire, Bakchich Hebdo ;
  • Libération lance sa nouvelle formule le 7 septembre ;
  • Le Figaro change aussi le 21 septembre : « Nouvelle présentation, nouveau format, tout en couleur » disent les affiches ; format berlinois disent les professionnels.
Et sur Formats-Ouverts.org le 23 septembre :

Il y a un an, le dernier salon

Le 20 septembre 2008 (un samedi) était le dernier jour de la dernière édition d'un salon habituel de rentrée : l'Apple Expo.

Mais en 2009, le salon n'est plus le bon format : le Store (sans inversion de lettres) est là, avec ses caractéristiques connues, proches peut-être d'une certaine standardisation-uniformisation. Pour Paris, il sera au Louvre.

Les objets promotionnels, les documents et autres pièces estampillés Apple Expo sont donc désormais des traces du passé et peut-être des pièces pour collectionneurs. Le site 2008 est encore en ligne pour mémoire, voire archive : http://www.apple-expo.com.

Autres articles sur Apple Expo :
Et sur Formats-Ouverts.org le 20 septembre :

Le livre et les formats

Une déclinaison importante de formats

Il y a le livre papier (format papier !), parfois édité aussi en livre de poche (format papier et format plus petit) et parfois aussi disponible en livre électronique ou numérique (format numérique !).

Et il y a aussi des livres audio, avec là aussi des formats : ceux des supports (le CD audio, la clé USB, le disque dur de l'ordinateur, la mémoire du baladeur ou du téléphone) et ceux des fichiers.

Le CD ne requiert qu'un lecteur sachant lire le format utilisé, souvent le MP3 (pas aussi ouvert que le Ogg Vorbis mais très présent). Avecparfois des limitations techniques. Les autres supports nécessitent des logiciels variables en version et en système d'exploitation où ils sont disponibles.

Et puis il y a toujours le livre audio lu par une vraie personne présente, comme au temps des histoires du soir de son enfance : et là, pas de souci de format.

Et sur Formats-Ouverts.org le 11 septembre :

On peut citer ce site

« Création de liens vers le site www.cned.fr »

« Le site www.cned.fr autorise, sans autorisation préalable, la mise en place de liens hypertextes pointant vers ses pages, sous réserve de que les pages du site www.cned.fr ne soient pas imbriquées à l'intérieur des pages d'un autre site, mais visibles par l'ouverture d'une fenêtre indépendante. » (Liens ajoutés ; source : http://www.cned.fr/info/mentions_legales.htm)

Ce point est au moins à souligner pour dispenser le site de la Note de synthèse.

La publicité pour le CNED (et son site) est massivement présente en cette période de rentrée, notamment au format papier, format 4 x 3 m (des formats ouverts) et encore plus notablement en succédant à la place de l'affiche record de Home.

Et sur Formats-Ouverts.org le 10 septembre :

Ambrogio Calepino

Rendre à Calepino les calepins

Parmi les fournitures de rentrée, il peut y avoir des calepins, en plus des grands cahiers.

Le calepin est un objet bien connu et reconnu : outil pratique pour prendre des notes (ou des notules), il relève du format papier (pour le support), avec différents formats (pour les dimensions).

Mais son origine est bien moins connue.

Il s'agit au départ d'un Dictionnaire polyglotte écrit par le savant et religieux augustin italien Ambrogio Calepino (1435 - 1511) [1]. Ce dictionnaire était aussi connu sous le nom de Calepin.

Sa forme était constituée de feuilles rassemblées. Elle s'imposa pour désigner par la suite ce qui est maintenant connu comme un calepin. Et le format de cet objet (avec ou sans spirale, à petits ou grands carreaux,...) est ouvert pour tous les fabricants.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 7 septembre :

Ah ces noms de fournitures de rentrée

Dans la famille des fournitures de rentrée, il peut y avoir les Post-it, le Tipp-Ex, les Stabilo Boss, les cahiers 24 x 32, les feuilles A4 ou encore les agendas.

Les 3 premiers sont des marques dont l'usage est soumis à condition. En revanche le pense-bête autoadhésif repositionnable, le correcteur et le surligneur sont des termes génériques.

Ces derniers ont un format ouvert.

Et sur Formats-Ouverts.org le 6 septembre :

Billet d'avion : vraiment électronique ?

Le papier fait de la résistance

L'été 2009 fut le deuxième au cours duquel il y eut une utilisation systématique des billets d'avion au format électronique : cela a été mis en place le 1er juin 2008.

Pourtant le caractère électronique (ou numérique) dudit billet est concrètementent battu... par le format papier : certes l'envoi par courrier électronique des références du vol relève du numérique... mais il est très courant d'écrire lesdites références de son billet d'avion sur un papier... ou d'imprimer ledit courrier.

Alors quand on parle de billet électronique et de dématérialisation, ce n'est pas tellement au niveau du voyageur en aéroport.

Et sur Formats-Ouverts.org le 5 septembre :

Le 24 x 32

Il est désormais assez courant de le rencontrer dans les listes de fournitures : le 24 x 32.

Ce format de 24 cm sur 32 cm n'est pas le format des pages A4 (21 x 29,7 cm) mais permet justement de pouvoir coller dessus une feuille A4 sans qu'elle ne déborde (et encore plus pour des A5 ou A6). Et les cahiers 24 x 32 sont de plus en plus présents dans les rayons lors de la rentrée.

Bien sûr ce format (physique) 24 x 32 est ouvert : chaque fabricant peut en proposer librement, il n'y a pas de limitation dessus.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 4 septembre :

Record pour HOME : 3 mois !

Le film HOME (avec son générique original) est sorti le 5 juin 2009 (un vendredi, jour inhabituel). Et il a battu un record de longévité à la fin de l'été 2009 : plus de 3 mois en tête d'affiche !

En effet les 8 affiches du film sont restées en place à la station de métro Gare de Lyon de la ligne 14 de fin mai à fin août !

Donc près de 100 jours de présence pour le format papier (4m x 3m, un format physique ouvert).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 31 août :

Quand Ikea oublient certains clients...

Vous voulez préparer votre visite chez IKEA ? [1] Il y a le catalogue (au format papier) et il y a « L'outil de conception 3D IKEA » (format numérique) [2].

C'est un logiciel qui vous permet de « créer l'espace de votre choix : cuisine, chambre, espace de bureau, adapté à vos besoins. ». Votre travail est stocké sur le serveur d'IKEA : ainsi « vous êtes sûr de pouvoir les ouvrir sans problème en magasin. » Format ouvert ou fermé pour ces données ? On ne le sait, mais ne pensez peut-être pas aller voir un concurrent avec ce plan...

Mais il y a des clients qui ne feront jamais de plan : les utilisateurs de machines Apple avec Mac OS X. En effet la porte du magasin numérique est fermée car on lit pour le logiciel IKEA : « Configuration requise : PC tournant sous Windows NT, 2000, XP ou Vista ». (Quelle est la proportion de clients IKEA utilisateurs Apple et donc deçus qui achètent moins ou pas du tout ?, la question peut se poser, même pour Linux)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 27 août :

Le format carte postale

La période des vacances peut parfois être synonyme de carte postale (au format papier) : on en envoie à ses amis, sa famille, ses proches,... Certains appelle cela son réseau social : c'est sans doute vrai, mais sans la connotation technique actuelle et sans outils numériques.

Le format de la carte postale est ouvert :

  • au sens propre pour le support : ses dimensions, mais aussi le texte écrit au dos, lisible par tous ceux qui l'ont entre les mains ;
  • au sens figuré pour la photo, souvent stéréotypée avec le décor type, le paysage convenu, le monument célèbre.
Et sur Formats-Ouverts.org le 13 août :

Il y a un an, Randy Pausch

Comment gérer son temps ? Time Management

Le vendredi 25 juillet 2008 disparaissait Randy Pausch, des suites d'un cancer du pancréas diagnostiqué en août 2007.

Son extraordinaire conférence Last lecture (Dernière conférence) donnée en septembre 2007 l'a fait connaître du grand public dans le monde entier via le Web. Une autre de ses conférences est à signaler : Time management (Gestion de son temps), faite fin novembre 2007. Il y a son contexte : « Je pense pouvoir me positionner comme une autorité pour parler de ce qu'il faut faire quand le temps est compté. » Et il y a son contenu.

Alors que la méthode GTD (Getting Things Done de David Allen [1]) est déjà très connue et reconnue en 2007, il ne la mentionne pas et propose ses propres conseils, trucs et astuces (avec une étoile rouge quand « le point est vraiment important » !), avec ses Post-it, ses cartes de Merci, ses 3 écrans d'ordinateur avec sa liste de choses à faire (todo list) au format texte brut (dans Emacs).

La conférence est disponible dans 3 différentes versions (et leurs formats, ouverts ou pas) : une longue page Web (format ouvert HTML), en présentation animée via ordinateur (format fermé Powerpoint) et en video (format fermé Flash video) [2].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 25 juillet :

« Le calendrier scolaire au format iCalendar »

Format Web et format d'agenda électronique

Il est paru. L'arrêté qui fixe les dates des vacances scolaires de septembre 2010 à juillet 2013 est publié au BOEN (Bulletin officiel de l'éducation nationale) [1].

Il y a la version Web (la version papier a disparu depuis le numéro du jeudi 28 août 2008) [2].

Il y a aussi la version destinée au logiciel des agendas électroniques... avec le format iCalendar, dont l'extension est .ics. Un format ouvert ?

Oui, iCalendar [3] est un format ouvert, établi comme norme de l'IETF avec la référence RFC 2445.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 24 juillet :

Quel format utiliser pour écrire dans l'espace et sur la Lune ?

La conquête spatiale et la course à la Lune eurent des retombées dans de nombreux domaines... dont celui de l'écriture, avec les stylos.

En effet, l'industrie des USA devait trouver la solution pour que les astronautes écrivent avec un stylo mais dans un environnement à la gravitation très réduite (ou inexistante) pour faire couler l'encre.

En ce qui concerne l'URSS, les cosmonautes utilisèrent des crayons à papier.

Chacun son format.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 22 juillet :

Les 2 continents : capsules pro et capsules perso

Revoilà les capsules (de café), et revoilà George Clooney avec sa tasse (de café) et sa fameuse question : What else?. Justement, pour y répondre, voici une nouvelle petite histoire où les formats ont un rôle assez fort (de café).

Imaginons ce cher George hors de la salle d'opérations et du casino mais dans le studio d'enregistrement pour cette publicité : non seulement il y prend des cafés pour le tournage (ah le travail...) mais il peut aussi en prendre pour le plaisir (un peu de détente...).

Imaginons que ce cher George goûte ainsi un « grand cru » de café qu'il n'a pas encore chez lui : il le trouve excellent et en fait part à la personne de Nespresso présente sur le tournage. Elle lui fait livrer le soir même 4 boîtes de 50 capsules dudit cru.

Jusque là tout va bien. En apparence...

Car quand ce cher George place la capsule dans sa machine personnelle pour savourer à nouveau ce café... patatras, cela ne fonctionne pas ! (On n'imagine pas le scénario où ce cher George vanterait à une tierce personne les mérites de ce cru de café avant de se retrouver bloqué... déconfiture possible mais sans doute évitée grâce à son talent). What's wrong?

Et revoilà les formats avec les 2 continents...

L'explication est simple : il y a 2 continents dans le monde des capsules de café Nespresso. Le continent des particuliers et celui des professionnels (aussi appelés « gamme » en termes marketing). Des ponts existent bien entre les deux continents : un particulier passe de chez lui à son monde professionnel, et inversement. Mais pas pour les capsules de café : il y a les machines pour les entreprises et celles pour les consommateurs grand public. Et même si elles se ressemblent, elles sont différentes...

Il est en effet impossible d'utiliser une capsule de chez soi sur son lieu de travail (car il n'y est pas) et inversement (cela peut limiter les « disparitions » du travail vers le domicile). On ne passe pas la frontière.

Les formats (physiques) des capsules ne sont pas les mêmes entre la gamme Pro et la grand public. De l'art de segmenter les marchés, grâce aux formats.

PS : l'apparente familiarité avec George Clooney n'est ici que pure tournure de l'article, il ne faut pas y voir de lien privilégié avec lui.

PS2 : les marques de produits de grande consommation (savon, papier toilette, essuie tout,...) ont la même approche.

PS3 : ce jeu (!) de la cartouche et de l'appareil indissociable est un grand classique économique, connu sous le terme de lock-in quand il verrouille.

Sources et liens :
  • Comme il serait logique de mettre un lien vers le site Nespresso en français : il est tout en Flash (je peux l'écrire) mais les Mentions légales des Conditions d'utilisation sont claires dans le point 9.2 : « Toute création d'hyperliens avec nos Sites est interdite sans accord préalable écrit de Nespresso ». La note de synthèse sur les liens hypertextes pourrait être utile à R. Girardot, PDG de Nespresso (qui intervient dans une video du site à propos d'« écolaboration »).
  • Merci à Jean-Philippe pour l'information.
  • Ceci est l'article n°1999 de Formats-Ouverts.org
Et sur Formats-Ouverts.org le 16 juillet :

Voici le clavier BÉPO !

Un format plus pertinent pour votre clavier

Regardez votre clavier d'ordinateur : il a un format (et oui, ils sont partout !). Il correspond à la disposition des touches et à leur nombre. Il y a ainsi les AZERTY français, les QWERTY anglo-saxons, mais aussi les claviers de portables, ceux propres à certaines marques,...

Et pourquoi ne pas changer de clavier mais sans changer le clavier ? Il n'y a pas d'erreur dans la question : il s'agit de changer les lettres des touches pour les disposer autrement. Mais pourquoi ? Pour être plus efficace dans sa saisie !

En effet, la disposition AZERTY résulte d'un agencement qui visait principalement à éviter une saisie trop rapide à l'époque où il s'agissait des claviers de machines à écrire à bras mécaniques. En allant trop vite, les branches qui venaient frapper le papier risquaient de se bloquer entre elles : d'où une disposition volontairement gênante.

Mais c'est fini : il est possible de changer ses touches de clavier (ou plus exactement de réaffecter les lettres ailleurs) et surtout de le faire de manière scientifiquement pertinente pour le français avec l'usage efficace de ses 10 doigts. Cela s'appelle le clavier BÉPO [1], un format pour le français disponible depuis mi-2009, basé sur les travaux d'August Dvorak :

Le bépo est une disposition des symboles et caractères sur les touches de clavier d'ordinateur facilitant la saisie du français, en respectant les règles de typographie, et des différents langages informatiques tout en donnant accès à de nombreux caractères présents dans d’autres langues [2]

Bépo a un format ouvert de licence et vise à être le plus largement diffusé pour toutes les machines, quel que soit le système d'exploitation.

Question subsidiare : un clavier BÉPO permet-il d'écrire de meilleurs textes ? Cela n'est pas évident du point de vue de la qualité. Mais toujours est-il qu'un exemple saisi en Bépo et indiqué par son auteur, Ploum, est l'excellente histoire du Petit Nicolas, Le piratage.

Sources et liens :
  • Merci à David Stern pour la présentation à Nantes lors des RMLL 2009
Et sur Formats-Ouverts.org le 15 juillet :

Pour percer, quel format utiliser ?

La question ne se pose pas dans le domaine du bricolage, désolé de décevoir les éventuels amateurs de ce loisir (voire de cette activité professionnelle) qui touche au monde non-numérique (même si les bricoleurs peuvent aussi installer des appareils, des supports et des câbles liés au numérique).

Je confirme ce que certains ou certaines peuvent penser : oui, les perceuses (et autres outils de bricolage) sont très concernées par le sujet des formats physiques avec les tailles et les formes multiples à prendre en compte. Les formats sont vraiment partout...

Mais il s'agit ici du sens figuré.

Comment donc percer le mur qui retient l'information dans une zone de confidentialité pour atteindre une large diffusion ? Comment franchir la barrière vers les personnes, qu'elles soient du grand public ou plus spécialisées (je n'ai pas écrit vers la célébrité : il s'agit d'informer, voire de former).

Il y a tout d'abord le sujet retenu : à la mode, tendance, porteur, d'actualité, technique, facile,... cela peut varier. Le sujet a-t-il le bon format ? Les bandes perdues de la NASA ont a priori le bon format en cette période de l'anniversaire des 40 ans de l'Homme sur la Lune.

Il y a ensuite les manières de traiter le sujet retenu : comment le présenter et le développer, quelle histoire raconter à son propos, quelle tournure donner et quel ton employer,... en fonction du public. C'est une question de format. Une histoire comme celle du logement quitté ou du Petit Nicolas.

Il y a enfin le support qui propose les manières de traiter le sujet retenu : papier (dépliant, brochure, livre, cahier de vacances, affiche,...) ; audio (court, long, accompagnement, montage...) ; image, photo et video (cadrage, lumière, mise en scène, durée, scénario,...) ; Web (statique, multimedia, interactif,...). C'est aussi une question de format. Une image est parfois plus forte, et parfois un texte.

Et sur Formats-Ouverts.org le 6 juillet :

Les cahiers de vacances

Un format pour les petits... et pour les grands aussi... et même l'été passé

Les cahiers de vacances ou cahiers de révisions ont été lancés en 1933 par Roger Magnard avec son cahier intitulé Loulou et Babette à la conquête de l'espace. L'idée est simple : faire réviser les élèves, sous forme de travail classique (des exercices) ou de manière ludique (des jeux divers).

Ce format (ouvert) remporte un énorme succès en France. Avec des développements nouveaux :

  • il s'adresse aussi au public des adultes (Le Plage Book chez Générales First, Le cahier de vacances de Charlie Hebdo chez Caricatures, Cahiers de vacances érotiques à La Musardine, Cahier de vacances pour adultes de 17 à 117 ans culture générale chez Chiflet & Cie, Les Incollables spécial adultes, Le cahier de vacances des paresseuses ou encore la collection Pour les Nuls) ;
  • il se retrouve sur d'autres supports que le papier (sur ordinateurs, consoles portables, téléphones ou baladeurs) ;
  • il peut porter sur un thème non-scolaire (Cahier de vacances spécial Tour de France chez Jacob-Duvernet) ;
  • il se rencontre hors de la période d'été (les vacances d'hiver font leur apparition : Cahier de vacances pour adultes spécial hiver chez Chiflet & Cie) ;
  • il utilise des noms établis pour accroître sa diffusion (Les cahiers de vacances du Petit Nicolas).

Enfin, même le Ministère de l'Éducation nationale en propose aux formats papier et numérique, et gratuitement : après Mon cahier d'Europe en 2008, voici pour l'été 2009 Cahier de découverte : Un voyage autour de la Méditerranée [1].

Autres articles sur Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 5 juillet :

Ces formats de l'été

Comme chaque année, qui dit été (du moins juillet et août), dit formats de l'été. Presse, radio, télé : tous adoptent la grille de l'été (pour les radios et télés), les suppléments, encarts, dossiers et pages spéciales été (pour le format papier). Avec son lot de rediffusions des 10 mois précédents, d'émissions estivales, de sujets de vacances, le tout avec un ton plus léger (sans parler des livres, films, chansons et autres plats de l'été).

Ces formats ont des règles et principes connus, que ce soit les jeux dans un fort ou en chasse de trésor, en passant par les vachettes ou la réalité à la télé. Sans oublier les séries, les sagas, les jeux de réflexion, les mots croisés, les feuilletons et autres cahiers de vacances.

Ces formats sont donc connus et ils ne donnent pas lieu à verrouillage : ils sont ouverts. Cependant, fort heureusement, ils ne garantissent pas la réussite automatique en les appliquant de manière systématique.

Les formats de l'été sur Formats-Ouverts.org
Et sur Formats-Ouverts.org le 3 juillet :

5 ans : un petit défilé et 1984

Le titre de cet article est assez explicite, au moins pour son début : ce sont les 5 ans de Formats-Ouverts.org.

En utilisant un format court, je pourrais m'arrêter là, mais cela serait tout de même un peu trop court (et vous pourriez être déçu-e-s).

En effet voilà l'occasion de faire un bilan avec quelques informations, mais sans tomber dans l'excès d'information (c'est un fin dosage à trouver).

Donc pour le premier jour de juillet, adoptons un des formats de l'été : le défilé. Il est militaire en juillet, mais aussi religieux, revendicatif, de mode ou de chars fleuris. Pour cet article, il sera textuel et triple : quelques chiffres, quelques réflexions et 1984...

Voilà pour ce qui est du titre et du début d'article que j'espère assez accrocheur (mais sans être aguicheur). Voyons maintenant défiler ces quelques informations :

Lire la suite

Bilan de juin, le dernier mois...

Pour ce dernier mois de la cinquième année

Total mensuel : 42 ! Oui, 42 articles ont été publiés en juin 2009 (le soixantième mois) : un symbole (!) et un record, et avec des sujets comme la sélection ci-dessous si vous les avez manqués (dont 6 ont été publiés dans la dernière semaine) :

Pour les statistiques de juin
Pour le palmarès des 6 articles les plus lus en juin
  1. Les normes et formats pour les photos d'identité
  2. LIFE et Playboy
  3. « Caramail sauvé »
  4. Le XML piégé
  5. Voilà le nouveau site du Premier Ministre !
  6. « Pourquoi les ordinateurs n'arrivent-ils pas à concurrencer les Post-it ? »

Le format habituel des articles à propos du mois écoulé se termine par Merci à... : ce ne sera pas le cas ici, car juin 2009 marque la fin de la cinquième année et un article spécial 5 ans a été publié.

Et sur Formats-Ouverts.org le 1er juillet :

Les européennes et autres élections...

...où le vote électronique était présent...

Début décembre 2008 eurent lieu les élections pour les prud'hommes : il y avait la possibilité pour les personnes inscrites à Paris de voter de manière électronique et en ligne derrière un ordinateur grâce à son navigateur... enfin pas vraiment depuis tous les navigateurs car Firefox fut un peu oublié... [1]

En mars 2009 se déroula la désignation des têtes de liste pour les élections régionales de 2010 : « Pour la première fois, les adhérents de l'UMP étaient appelés à désigner par vote électronique » comme l'indique la dépêche de l'AFP [2].

Quant au CNRS, l'élection de son Conseil d'Administration se fit en juin 2009 en utilisant aussi le vote en ligne, malgré les protestations. [3]

Enfin, le dimanche 7 juin, les élections européennes [4] se déroulèrent aussi dans certains bureaux de vote de certaines villes avec des ordinateurs à voter à la place des urnes si médiatiques.

...avec toujours les mêmes problèmes

Pour ces quatre votes électroniques, il n'y a plus la garantie de contrôle et de vérification qu'offrent dans un état démocratique les bulletins papier et les urnes (et leurs formats ouverts).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 27 juin :

Et les archives ? Deux listes

Voici un article en 2 parties : une liste assez longue liste et variée d'âges et de dates... une liste moins longue de questions...

Une liste d'âges et de dates pour 2009
  • les 120 ans de la maison Paul ;
  • les 90 ans de Danone en avril ;
  • les 60 ans du journal Pilote ;
  • les 60 ans de Paris Match en mars ;
  • les 40 ans du magazine Parents ;
  • les 30 ans du mensuel Géo en mars ;
  • le n°20000 du journal Le Monde le 14 mai ;
  • le n°20000 de L'Équipe le 10 avril ;
  • le n°20000 du quotidien Le Parisien (fin décembre 2008) ;
  • le n°1000 de l'hebdomadaire Télé câble sat (semaine du 4 au 10 juillet) ;
  • la centième édition du Guide Michelin ;
  • la nouvelle formule de VSD en avril.
Une liste de questions

Qu'en est-il des archives de ces structures, qui ont un patrimoine important sous la forme de leurs anciens numéros ou des documents qu'ils ont créés (publicités, rapports,...) : celles au format papier ? celles au format numérique ? Pour ces dernières : les supports de stockage (disquettes, bandes, CD, DVD, disques durs,...) sont-ils encore utilisables et lisibles grâce à un lecteur adéquat ? le récolement a-t-il été fait ? les fichiers sont-ils encore ouvrables avec les logiciels qui comprennent le format utilisé ? Bref, la question des formats physiques et numériques (ouverts ou pas) dans l'archivage.

Et sur Formats-Ouverts.org le 25 juin :

Qu'est-ce qui ne va pas avec le Web et comment le savoir ?

Une réunion à propos du Web (et avec des papiers !)

Tristan Nitot a animé à Marseille un atelier à la réunion LIFT du 18 au 20 juin 2009. Le sujet était : « Qu'est-ce qui ne va pas avec le Web ? » (What's wrong with the Web?). [1]

Les participants ont pu échanger et lister une série de points, regroupés ensuite par affinités. Le résultat du travail réalisé propose 8 grands thèmes :

  • La gestion de l'identité
  • L'accès universel
  • La centralisation trop importante des services
  • Le mode déconnecté
  • La sécurité
  • La vie privée & Big Brother
  • Le monde des affaires
  • Les contenus

De manière directe (mes données en ligne cas 1 ou cas 2 ou cas 3, l'accessibilité, un seul Web,...) ou indirecte (les technologies pour la sécurité et la vie privée,...) le sujet des formats est présent, avec la question : ouverts ou pas ? Sans oublier l'interopérabilité.

Il est aussi intéressant de souligner que pour cette réunion physique, le travail s'est déroulé de manière « non Web » et sans ordinateur comme outil de travail : les personnes ont utilisé... des Post-it, à l'efficacité reconnue, pour noter leurs idées avant de les coller sur un mur d'affichage !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 24 juin :

La révolution des impôts en 2009

La déclaration de revenus des personnes physiques 2008

En 2009, elle est possible via le Web (et ses formats ouverts) : c'est la télédéclaration, la version numérique [1].

Mais ce n'est pas la révolution de 2009.

En 2009, elle offre une réduction de 20 euros... « si vous déclarez par Internet pour la première fois », donc pour celles et ceux qui n'avaient jamais utilisé la voie électronique.

Mais ce n'est pas la révolution de 2009.

En 2009, elle devait être déposée pour le 29 mai au plus tard (un vendredi)... pour sa version papier.

Mais ce n'est pas la révolution de 2009.

La révolution de 2009, c'est l'unique exemplaire au format papier. En effet depuis des années l'administration envoyait 2 exemplaires complétés, l'un à retrouner au service des impôts et l'autre comme double pour soi. En 2009, il y a donc obligation de faire une photocopie... pour ce format papier et pour ses archives.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 11 juin :

« Post-it » ou « pense-bête autoadhésif repositionnable » ?

Les formats sont ouverts, sauf le nom

Le papier carré jaune qui se colle, se décolle et se recolle est célèbre : le Post-it [1]. Mais ces papiers sur votre bureau sont-ils des Post-it... ou alors s'agit-il de « pense-bêtes autoadhésifs repositionnables » ? Car les seconds ressemblent au Post-it, se collent et se décollent comme les Post-it... mais ce ne sont pas des Post-it. Ils en ont pourtant toutes les caractéristiques à succès.

La différence capitale est le nom, c'est-à-dire la marque : ne peuvent s'appeler Post-it que les produits fabriqués par son propriétaire, la société 3M (ou en cas d'accord de licence).

En revanche, la taille, les couleurs et la colle utilisées sont ouvertes : les deux premières sont connues, utilisables et le brevet sur la troisième n'est plus en vigueur. Cela a permis l'apparition d'autres fabricants de ces papiers autoadhésifs repositionnables, donc plus de concurrence, avec la notoriété de la marque comme élément propre aux Post-it.

Deux courtes remarques (style Post-it) :

  • autres cas de noms de marque assimilés à leurs produits : papier absorbant (Sopalin), mouchoirs jetables (Kleenex), baladeur (Walkman), réfrigérateur (Frigidaire) ;
  • écrire sur les Post-it est possible... mais envoyer vers le site officiel des Post-it (avec sa dernière variante, le Z-Note) est interdit : « Il est interdit de permettre l'accès au site web de 3M à partir de tout autre site notamment au moyen de liens hypertextes ou de toute autre manière. » [2]
Sources et liens :
  • [1] Site, http://www.post-itetmoi.fr (mais pas de lien, voir [2] ci-dessous)
  • [2] Page, 3M France - Informations Légales, point « 1. Copyright et Utilisation du Contenu », http://solutions.3mfrance.fr/wps/portal/3M/fr_FR/EU2/Country/Corp/Legal/
Et sur Formats-Ouverts.org le juin :

Post-it : format papier contre format numérique

« Pourquoi les ordinateurs n'arrivent-ils pas à concurrencer les Post-it ? »

La question ci-dessus est le titre d'un article du Monde [1] qui traite d'une étude sur la manière de noter des informations à son bureau, au milieu des papiers, stylos, téléphones, écran, clavier et souris :

  • quels sont les outils utilisés ? D'un côté l'ordinateur puissant et de l'autre le simple morceau de papier autoadhésif et repositionnable (le nom générique sans marque pour les Post-it [2]) ;
  • qui semble gagner le match papier contre numérique ? Le papier, coloré ou pas, petit ou grand, carré ou rectangulaire ;
  • pourquoi ? Les caractéristiques des petits papiers l'emportent : pas d'interface, pas de temps nécessaire pour démarrer, très accessibles, d'utilisation facile, c'est une affordance [3] et « ils profitent beaucoup de la capacité du cerveau à se rappeler l'emplacement d'un objet dans un monde en trois dimensions. »

Alors qu'utiliser : l'extension QuickNote (pour Firefox) [4], le site Remember The Milk (sur le Web) [5], le mode Org-Mode (pour le logiciel Emacs) [6]... ou les papiers autoadhésifs repositionnables colorés (ou pas), les carnets (à feuilles détachables), les cahiers ? Et il y a là aussi des formats : physiques et numériques, il faut qu'ils soient ouverts.

(Notule : cet article est celui du 1800e jour depuis le lancement de Formats-Ouverts.org le 1er juillet 2004 ; il est aussi le 1944e)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le juin 4 :

Table des articles de juin 2009

Les 42 articles publiés pour juin

1 dans Table des articles, 1 dans Vie du site, 9 dans Web, 12 dans Général, 2 dans Non-électronique, 5 dans Citation à relever, 2 dans Archivage, 3 dans Conférence, 2 dans Humour, 1 dans Loi, 1 dans Anniversaire, 2 dans Logiciel, 1 dans Synthèse

Et sur Formats-Ouverts.org, la table des articles :

Twilight et « le grand format »

L'alliance du grand format et du format papier : une clé du succès...

Twilight vampirise les foules est le titre de l'article [1] qui dresse le constat de l'omniprésence du titre de la saga aux 4 tomes (Fascination, Tentation, Hésitation et Révélation) de Stephenie Meyer [2].

Question : qu'est-ce qui vampirise de facto les livres Twilight ?

Réponse : prenez le livre entre les mains, lisez des articles sur le sujet, dont celui cité ci-dessus, et la première caractéristique qui est visible et de poids, avant toutes les autres, concerne le support physique : les dimensions du livre sont importantes (plus de 10 cm de hauteur, plus de 500 pages en épaisseur). Le vampire de Twilight est le grand format, qui explique bien des choses selon l'article :

Un des facteurs révolutionnaires de ces dix dernières années est ainsi le développement du grand ­format en littérature jeunesse, qui a permis d'aborder de nouveaux genres, de nouvelles formes et de nouveaux contenus.

Les ados préfèrent lire en grand format, c'est plus confortable et surtout plus valorisant. Ils ont entre les mains le même objet que les adultes.

Quand j'ai eu Les Royaumes du Nord, le premier texte de la série, entre les mains, en 1997, j'ai eu l'intuition immédiate de le sortir en grand format

Mais le grand format ne va véritablement s'imposer qu'avec Harry Potter, de J.K. Rowling, un phénomène sans équivalent (24,5 millions de volumes vendus en France) et un texte de grande qualité littéraire qui va ouvrir toutes les portes.

Née dans les pays anglo-saxons, avec Philip Pullman et J.K. Rowling, cette révolution du roman ado publié en grand format et lu par les jeunes adultes a bouleversé les habitudes des éditeurs et des lecteurs français.

Ce grand format est ouvert : dimensions connues, publiées et librement utilisables par tous les éditeurs. Twilight, quand l'alliance du grand format et du format papier est une clé du succès...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 19 mai :

Pour les 30 ans, le livre libre n°5

Tout sur LaTeX...

En 2007, pour les 29 ans, il y eut 3 livres en français (dont un chez O'Reilly France avant sa disparition de mai 2008). L'année suivante, pour les 30 ans, il y eut un livre. Les 29 et 30 ans de quoi ? Du logiciel TeX, un logiciel libre. Quel livre ? Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur LaTeX sans jamais oser le demander, de Vincent Lozano [1].

Le format des fichiers pour TeX et LaTeX ont un format ouvert (on peut même parler de langage).

Le livre de Vincent Lozano est disponible depuis le 14 octobre 2008, dans la collection des « livres libres sur le logiciel libre » Framabook édités par In Libro Veritas :

  • au format papier, 339 pages au format 150 x 201 mm ;
  • au format numérique, au format ouvert PDF.

Deux clins d'œil ? Le titre du livre reprend le format de celui d'un film de Woody Allen, peut-être aussi choisi pour le terme LaTeX qui ne se différencie pas à l'oral de latex quand on le prononce mal... Le livre est le cinquième, soit le n°5 de Cha Framabook...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 11 mai :

O'Reilly France, il y a un an...

Un éditeur a disparu

Le 9 mai 2008 était un vendredi, placé entre le jeudi férié du 8 et le samedi 10 du week-end. Donc un jour de pont, a priori sans rien d'exceptionnel. C'est ce jour-là que la nouvelle tomba : « Les éditions O'Reilly ont fermé définitivement ». [1] Fin d'O'Reilly France, l'année des 30 ans de la maison mère fondée par Tim O'Reilly [2].

Le tribunal de commerce avait prononcé le jugement le 6 mai (le mardi) et le « le mandataire nommé par le juge nous demande de ne plus revenir dans nos bureaux » comme l'explique Xavier Cazin, alors directeur éditorial d'O'Reilly France. [3]

Un an après, cela reste une nouvelle qui a été très triste et qui a peiné, aussi bien de manière générale (un éditeur et une équipe de grande qualité), particulière (un éditeur de livres principalement sur les logiciels libres, pionnier en France) et aussi de manière personnelle (connaissant des personnes de l'équipe (Xavier, Élisabeth, Madeleine, Dominique,...) et ayant traduit ou relu quelques titres [4]).

Cela n'est hélas pas une première : il y eut par exemple la disparition des magazines Life (avril 2007), Le Monde de l'éducation (décembre 2008), Le Monde informatique (fin 2007), Epok (décembre 2006) ou du livre annuel Quid (fin 2007). Pour O'Reilly France, c'est un éditeur et tous ses livres qui cessaient, avec la question des archives, de la mémoire, du patrimoine (voire du collectionneur).

En mars 2009, Ellipses a rediffusé les livres O'Reilly en stock [5]. Alors, si jamais votre libraire a le livre au format papier, ou peut se le procurer, voici 3 titres à propos de formats ouverts (je me suis empressé de les acheter, mais après l'annonce de fin) :

  • XML Précis et concis, 3e édition, 166 pages ;
  • LaTeX à 200%, 75 astuces inédites pour aller plus loin avec LaTeX, 104 pages ;
  • PDF à 200%, 100 trucs, secrets et techniques, 294 pages.

Cependant, malgré la fin d'Oreilly France, cela n'est pas vraiment fini : on peut retrouver les versions au format PDF des O'Reilly avec Digit Books et Immatériel.fr sur Librairie.Immatériel.fr [6].

Sources et liens :
  • [4] Emacs précis et concis (traducteur, avec Dominique Buraud comme éditrice), Introduction à Python (relecteur, avec Nat Makarévitch comme éditeur assisté de Florence Leroy), Le système Linux (relecteur, avec Nat Makarévitch comme éditeur)
  • [5] Article, Le fonds O’Reilly rediffusé par Ellipses, de Xavier Cazin, le 23 septembre 2008, http://blog.immateriel.fr/2008/09/23/le-fonds-oreilly-rediffuse-par-ellipses/
Et sur Formats-Ouverts.org le 9 mai :

Deux sites où la Marine et les voitures sont Flashées

Quand tout est en Flash : le cas des bâtiments de la Marine nationale et celui des bolides de cinéma...

Quel est le point commun entre la Marine nationale et Fast & Furious 4 ? La réponse est Flash. C'est aussi ce Flash qui fâche.

La première, appelée familièrement « La Royale », n'est pas à présenter [1]. Le second est un film d'action qui met en scène notamment des voitures rapides [2]. Reprenons les 2 points :

  • la Marine nationale a lancé le 26 mars 2009 (un jeudi) une campagne de recrutement de 3 semaines [3] (celle de novembre 2007 se déroulait lors d'une escale sur Second Life, une première à l'époque). Elle est diffusée dans la presse papier (pleine page ou encarts), à la télévision (spots de publicité, une première en France) et sur le Web (site spécial) ;
  • le film Fast & Furious 4 sort sur les écrans français le 8 avril 2009 (un mercredi). C'est le quatrième opus d'une série lancée en 2001 [4], qui dispose aussi de son site Web.

En arrivant sur les sites EtreMarin.fr [5] et FastandFuriousMovie.net [6], le court message suivant peut surgir dans un rectangle au milieu de la page :

« Voulez-vous installer Adobe Flash Player 10? » avec le choix entre « Oui » ou « Non »

Si vous lisez cette question, cela signifie que vous n'êtes pas habilité techniquement à entrer. En effet, ce site de la Marine et celui du film utilisent le format Flash de la société Adobe et exigent donc d'avoir le lecteur Flash (en anglais Flash player) pour accéder au contenu [7]. Cela soulève plusieurs remarques :

  • Pas de Flash, pas d'information ! Pour un site privé, c'est un choix qu'il peut assumer. Pour un site de Ministère public, c'est une limitation technique qui écarte de nombreux visiteurs qui n'ont pas encore le lecteur Flash dernière version (la 10), qui n'ont pas le débit suffisant (WiFi, cyber café,...) ou qui n'ont pas de machines assez puissantes (car peu récentes) ;
  • Un accord avec Adobe ? Il faut espérer que chaque site a négocié la « publicité » ainsi faite pour passer à Flash Player 10, la dernière version. L'APIE (Agence pour le patrimoine immatériel de l'État) [8] ne devrait-elle pas inciter à faire « fructifier » ce choix technologique d'un Ministère comme celui de la Défense (image de marque, notoriété, prestige de la Marine) ?
  • Un accord avec les fabricants de machine ? La gourmandise est une caractéristique technique du Flash qui peut inciter à changer son équipement si sa machine n'arrive pas à fonctionner assez vite avec un tel site.
  • Le site n'existe pas ! En effet, comme tout le site est en Flash, le contenu texte des pages n'existe pas vraiment pour les moteurs de recherche : seuls certains mots clés sont référencés depuis certaines pages. Exit la plupart des informations.

Il y a tout de même une bouée de sauvetage dans le cas de la Marine : il est possible d'aller directement sur le site DevenirMarin.fr (identique à MarineRecrute.gouv.fr) [9], mentionné sur les annonces au format papier. Ce site propose aussi des contenus en Flash mais ce n'est pas la version 10 et ce n'est pas que du Flash : il y a essentiellement le format ouvert HTML.

Dans la même série :
Autres articles à propos de sites en Flash :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 5 avril :

Deux sites aux photos très connues : Playboy et LIFE... (et les formats)

Chacun a sa technologie...

Voici un autre duo de sites à signaler : ceux liés aux magazines LIFE et Playboy. Le premier est un rescapé : en effet LIFE cessa sa parution au format papier en 2007, avec un dernier numéro publié le 20 avril 2007 (un vendredi). Quant à Playboy, la version papier se double d'une version en ligne.

Et Les Formats ? Sans se pencher sur les sujets de chacun ni (trop) y voir des formats, les sites Web de chacun sont intéressants d'un point de vue de l'approche technologique.

Pour LIFE [1], le site propose de très nombreuses photos depuis un site Web qui repose sur les standards ouverts du Web : avec un navigateur moderne récent, les photos s'affichent sans difficulté.

Pour Playboy, un site d'archives a été lancé : PlayboyArchive [2], qui propose d'anciens numéros. Mais pour accéder aux pages, il faut avoir Silverlight, la technologie mise au point par Microsoft [3]. C'est donc un peu plus que son seul navigateur moderne récent. Donc moins de Web ouvert, donc moins d'interopérabilité.

Comme cela arrive souvent (ce fut le cas pour les catalogues des DVD HD), les contenus disponibles avec une technologie sont essentiels pour s'imposer. Dans cet exemple, l'intérêt des archives devrait inciter à installer Silverlight : telle est la stratégie. L'archivage est vraiment un sujet capital...

Autres articles sur Silverligth :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 4 avril :

Comme chaque dernier mercredi de mars, c'est le...

DFD, Document Freedom Day

En 2008, ce fut la première édition (le 26 mars). En 2009, c'est le mercredi 25 mars que se déroule le DFD 09 (Document Freedom Day). Une « Journée pour la liberté des documents » [1], mais pourquoi ?

Nous vivons à une époque dans laquelle les documents sur papier laissent de plus en plus la place aux enregistrements numériques. La « Liberté des documents », fondée sur des formats ouverts, est fondamentale pour que vos documents durent au-delà de l'application que vous utilisez actuellement et cette liberté vous permet de choisir et de changer d'application en toute liberté ! (gras et lien ajoutés) [2]

L'archivage numérique, l'import-export ou le « rester car on peut quitter », tels sont en effet des sujets capitaux liés aux formats. Sans oublier le logement numérique ou sa vie privée.

Comme en 2008, Formats-Ouverts.org ne peut que s'associer à cette journée... tout en le répétant aussi les 364 autres jours : « Pour les formats ouverts ! » ou « Utilisez des standards ouverts ! ».

La journée DFD 08 sur Formats-Ouverts.org (FOo) :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 25 mars :

Une page de publicité : 6 sites et leurs liens...

Dans la série « Vous devez me demander (ou pas) pour faire un lien hypertexte »

C'est sur le numéro publié le 18 mars 2009 (un mercredi) que le hasard est tombé : le Télérama n°3088 (du 21 au 27 mars) propose comme presque chaque semaine une page « actualités commerciales » (c'est la 164), avec 6 produits. Une photo, un texte de présentation de quelques lignes et une adresse de site Web. Voilà pour le format papier.

Et qu'en est-il si on fait un lien hypertexte vers ces 6 sites (comme ci-dessous, ou comme dans un courriel ou dans un texte qui donne l'adresse) ? Réponses par ordre alphabétique des 6 marques :

  • BHV : « Le Bazar de l'Hôtel de Ville interdit toute apposition d'un lien hypertexte profond à destination du Site ou d'un lien hypertexte qui utiliserait une technique de transclusion. Un utilisateur souhaitant placer sur son site internet personnel un lien simple renvoyant directement à la home page du Site, devra obligatoirement en demander au préalable l'autorisation expresse au Bazar de l'Hôtel de Ville. » Source : http://www.bhv.fr/informations/conditions-generales-de-vente.html
  • Ford : « Ford ne représente pas, ne garantit pas, ne cautionne pas, ni ne détient aucune responsabilité sur des sites extérieurs pour lesquels il pourrait exister des liens depuis ce site ou vice-versa. » Source : http://www.ford.fr/ns7/gen_privacy/-/siteterms/-/-/-/-
  • Pom-Pom : « Les utilisateurs et les visiteurs du site web ne peuvent mettre en place un hyper lien en direction de ces sites sans l’autorisation expresse et préalable de l’exploitant du site web. » Source : http://www.pom-pom.fr/mentions-legales
  • Vichy : Alerte à la coquille ! L'adresse indiquée est « www.vichy-consult.fr », qui n'existe pas ! C'est « www.vichyconsult.fr » On y lit : « La création de liens hypertextes vers le Site ne peut être faite qu’avec l’autorisation écrite et préalable de VICHY. Toute demande d’autorisation doit être adressée à l’adresse e-mail suivante : contact@vichy.fr. Toute utilisation non autorisée constitue une contrefaçon sanctionnée pénalement. » Source : http://www.vichyconsult.fr/

Bilan : verre à moitié vide ou à moitié plein, car 3 sites demandent des autorisations (BHV, Pom-Pom, Vichy) et 3 rien ou autorisent (Ford, Orangina, Roger&Gallet).

Moralité : sur la page 164 du journal, il n'y a pas de lien que Télérama aurait dû demander, du fait du format papier.

Annonce : après le poème du 15 mars et les 20 ans du lien hypertexte, un article de type Note d'informations est en préparation pour une petite synthèse...

Et sur Formats-Ouverts.org le 18 mars :

Il y a timbre et timbre...

L'électronique ou le papier ? Anonyme ou pas ?...

Le 5 mars 2009 (un jeudi) La Poste a émis le timbre du Conseil constitutionnel à l'occasion de ses 50 ans [1]. Le 5 février 2009 (un jeudi aussi) La Poste a ouvert le site MonTimbrenLigne avec ses timbres... en ligne [2].

Le premier est à acheter dans un bureau de Poste. Le second est à imprimer chez soi.

Le premier est papier. Le second est qualifié d'électronique.

Et pour les formats de cette version électronique, ouverts ou pas ? On retrouve en fait les formats physiques : « Les formats d’étiquettes compatibles » et « Les formats d’enveloppes compatibles ».

Timbre anonyme ou pas ?...

Est-ce dû à la lecture de certains articles (ou d'autres), mais un passage est à relever dans les Questions-réponses [3] :

Question : Pourquoi y a-t-il un code sur le timbre ? (gras ajouté)

Réponse : Ce code unique comporte toutes les données de votre timbre. Il est enregistré dans une base de données et rend possible le contrôle des timbres émis en ligne.

Ce code permettrait-il aussi de suivre le courrier (de sa prise en charge à sa remise) en connaissant aussi le nom de celui qui a « émis » le timbre imprimé-codé et de celui à qui le courrier est adressé ? Un peu comme les courriers électroniques et les fichiers de log...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 12 mars :

La clé USB-papier et l'extension Firefox de Firefox

Une clé USB de 2 Go pour enregistrer des fichiers avec un bloc de feuilles papier pour y noter des choses ? Cela existe, le mariage a été réalisé avec la USBmemo²ry : une double mémoire possible, au format papier et au format numérique, en un seul objet ! [1]

Une extension de Firefox basée sur l'approche de Firefox ? Cela n'existe(ra) pas, car piloter le navigateur de la fondation Mozilla à la pensée, comme l'avion de chasse Firefox du film Firefox, l'arme absolue [2], cela est de la science-fiction ! Mais on peut le piloter avec des mots tapés au clavier, grâce à Ubiquity (un format ouvert).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 28 février :

Un plafond unique !

Sis rue Champollion

Il a déjà été question sur Formats-Ouverts.org du patrimoine des couvertures de presse ou des archives des unes de journaux et des formats (ouverts ou pas). Il est ici question de mémoire agrafée au plafond ! Vous lisez bien.

Il ne s'agit pas de mémoire en cartes (qui ont de nombreux formats physiques), ni de peinture rupestre.

Imaginez plutôt : un plafond à la surface non-négligeable entièrement recouvert de couvertures d'anciens magazines d'informatique (années 80 et 90, donc une éternité et désormais des raretés), soigneusement agrafées les unes à côté des autres sans espace entre... Cela est vrai.

Ce sont donc là des pages affichant une certaine modernité technique, même si elle évolue très vite, cela saute aux yeux. Et le tout dans un ancien bâtiment de 1680 classé monument historique et situé à deux pas de la vénérable et ancienne Sorbonne... Tel est le cadre réel et surtout le décor atypique de la boutique de micro édition Micro Université, sise au 13 rue Champollion (lui aussi un sujet de format), dans le 5e arrondissement de Paris et ouverte depuis 1988 [1].

Toutes ces couvertures soigneusement disposées au-dessus des têtes sont bien sûr au format papier.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 22 février :

Table des articles de février 2009

Les 29 articles publiés pour février

1 dans Table des articles, 1 dans Vie du site, 10 dans Général, 2 dans Notules, 5 dans Internet, 3 dans Citation à relever, 1 dans Logiciel, 1 dans Anniversaire, 1 dans Conférence, 1 dans Manifestations, 2 dans Non-électronique, 1 dans Humour

Et sur Formats-Ouverts.org :

Quand des objets papier adoptent un peu du numérique, et inversement

...cela donne de nouveaux objets au format papier et au format numérique

Si les guides touristiques papier avec les plans des villes (et les explications) ou les carnets de notes papier avec ses informations adoptaient une touche très personnelle en incluant ses propres annotations, son propre vécu, pour ensuite les partager ?

L'idée est transformée : on trouve désormais des guides de villes où en plus des cartes et des plans il est prévu d'écrire ses impressions, son histoire lors de la visite (comme City Notebook de Moleskine [1]) ; ou des carnets de mémoire pour y écrire des informations générales et ses émotions à propos d'un thème (comme les Memoriae de Quo Vadis [2]).

Il est intéressant de noter que le format numérique s'en mêle :

  • indirectement avec l'idée de partager ensuite ses idées et ses pensées en pouvant donner ou prêter ces objets : un peu de Web 2.0 dans l'objet en papier ;
  • directement avec des sites Web où ses idées et pensées sur un thème se retrouvent partagées, à partir de l'objet papier comme instigateur.

A priori le format papier ne posera pas du tout autant de souci (comme pour l'archivage) que le format numérique en général et ses formats de données en particulier (ouvert ou pas).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 28 janvier :

Le coupon magnétique est mort, vivent les 2 cartes à puce

Fin de la carte orange papier, voici les cartes Navigo et Navigo Découverte

Voilà, le coupon magnétique, c'est fini. Vraiment.

Depuis le 20 décembre 2008 (un samedi), la Gare Saint Lazare était la dernière gare parisienne à vendre le coupon mensuel (acheté ainsi pour ma part pour janvier 2009, zone 1 à 6). Depuis le 20 janvier 2009 (un mardi), plus de vente de coupon mensuel, ni de coupon hebdomadaire depuis le 26 janvier.

Mais le format papier continue tout de même : le billet de métro demeure, certes sans poinçonneur, mais avec son format de 65,5 x 30, au format millimétrique (deux formats ouverts). Et avec le côté bien plus ouvert du Passe Navigo Découverte (choisi pour ma part) à la puce plus anonyme que celle sans Découverte.

Articles sur la cartes Orange, Navigo et Navigo Découverte
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 26 janvier :

Le premier portrait officiel en numérique

Le nouveau portrait officiel est publié

Aujourd'hui nous publions le nouveau portrait officiel du Président Barack Obama.

Il a été pris par Pete Souza, photographe officiel de la Maison Blanche récemment nommé.

C'est la première fois qu'un portrait officiel présidentiel est pris avec un appareil photo numérique.

Telle est la traduction de l'article publié sur le site Change.gov [1] à propos du 44e Président des États Unis d'Amérique, Barack Obama, investi le 20 janvier 2009 (un mardi, 6 mois avant les 40 ans de l'alunissage).

Donc fin du format argentique et début officiel du format ouvert de métadonnées EXIF qui indique les coulisses techniques suivantes : « Canon EOS 5D Mark II, taken 2009:01:13 17:38:39, No flash, 105.0mm focal length, 1/125 exp, f/10.0, ISO100. » [2] C'est aussi le début de la vie (numérique) de ce document, avec son archivage (numérique), même si la version papier a aussi été imprimée et diffusée.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 22 janvier :

« C'est à travers les photos que nous nous racontons des histoires à propos de nous-mêmes, de notre ascendance, de notre généalogie. »

Même aujourd'hui, alors que la technique a évolué et que je dispose de nombreuses heures de vidéos de mes filles lorsqu'elles étaient très petites, je m'aperçois que nous ne les regardons que très peu. Nous continuons à trouver davantage de sens à regarder des photographies de ces mêmes instants parce que c'est une activité plus créative : à partir de l'image fixe, vous pouvez reconstruire le passé, imaginer et vous souvenir en même temps, dans un même mouvement. C'est un processus plus satisfaisant que de regarder une vidéo qui semble a priori vous en dire davantage, alors qu'au fond elle vous en dit moins. Il y a quelque chose de sacré, ou presque, dans la façon dont les familles considèrent et conservent leurs photos, dont nous les rangeons soigneusement dans des albums pour les visiter régulièrement. (Jonathan Coe [1])

À l'heure des photos numériques, constituer ces « albums à visiter » pose de nouvelles questions : comment préserver ce patrimoine, comment transmettre cette mémoire, comment gérer cette masse de clichés ? Utiliser des formats ouverts pour les images, pour les métadonnées et pour le récolement, est capital, tout comme le suivi des supports d'enregistrement sans papier (CD ROM, disque dur, clé USB, services en ligne...).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 18 janvier :

Pour cette année MMIX, voici l'ordinateur MMIX

Un projet de haut vol pour un ordinateur hors normes

L'année 2009 peut aussi s'écrire MMIX... en chiffres romains : c'est un format (ouvert) d'écriture des nombres. C'est aussi le nom d'un projet d'ordinateur incroyable lancé par le formidable professeur Donald E. Knuth (qui ne fait pas que des chèques inhabituels).

Il s'agit de remplacer l'ordinateur MIX et son architecture, qui datent des années 60, pour créer le MMIX 2009 (MixMaster), « un ordinateur à architecture RISC pour le troisième millénaire ».

Pour le système d'exploitation, le NIX (qui n'existait pas car il n'y en avait pas sur le MIX !) sera remplacé par le NNIX du MMIX (une dénomination très logique !). Le langage machine utilisé repose sur les travaux de Donald Knuth.

Le MMIX est un projet de haut niveau [1], et un appel à volontaires pour participer est lancé par Donald Knuth car « la vie est trop courte » pour pouvoir tout faire.

Et pour les formats ? Le projet résulte de travaux publiés au format papier dans le livre de Donald Knuth MMIXware: A RISC Computer for the Third Millennium [2] paru en 1999, et qui sont aussi disponibles en ligne au format PDF. Les standards de l'IEEE, l'ASCII ou encore l'Unicode sont utilisés. Les formats ouverts ont une place essentielle et logique dans le projet.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 13 janvier :

Faire des dessins avec son clavier

Ou comment « Faire des schémas avec un langage et pas avec la souris »

Pour dessiner, il faut du papier et un crayon (ou un stylo), du moins sans être dans le monde numérique. Mais si on est dans ce dernier, il y a la tablette graphique avec son stylet, ou plus simplement l'ordinateur avec sa souris (sans oublier un logiciel et son fichier de données... qui a un format... ouvert ou pas).

Mais pourquoi ne pas utiliser le langage ? Et donc « dessiner au format texte » en tapant au clavier les consignes de tracé : « carré » pour avoir cette figure géométrique, « Flèche droite » pour avoir une flèche allant vers la droite, et ainsi de suite. Cependant il a déjà le problème de la liste précise des termes et de leur orthographe : écrire « carré », « carre » ou « CARRE » ? et pour indiquer les dimensions ? et pour une épaisseur de trait, ou une couleur ? et dans quelle langue : français, anglais, allemand, italien,... (square, Quadrat, piazza,...) ?

L'article très complet de Stéphane Bortzmeyer Faire des schémas avec un langage et pas avec la souris [1] détaille les différentes possibilités de langages ouverts pour dessiner, qui génèrent des schémas à des des formats ouverts, et avec des logiciels libres.

Remarque : au travers de ce sujet, certaines et certains pourraient penser à l'antique Tortue Jeulin [2] (1986) avec le langage Logo (avec « AV 20 » ou « TD » pour avancer de 20 pas ou tourner à droite) [3] ou alors à la récente (2008) manière d'utiliser son navigateur Firefox avec Ubiquity.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 12 janvier :

Il n'y aura plus de chèque de Donald Knuth

Les chèques, danger. Et à la place...

Donald E. Knuth est un des plus grands informaticiens, professeur à l'université de Stanford, auteur notamment des livres The Art of Computer Programming et créateur des logiciels TeX et METAFONT ainsi que de la police Computer Modern [1]. C'est aussi une personnalité et un personnage (voyages rares, joueur d'orgue, pas de courriel direct).

Parmi ses écrits, il y a... ses chèques ! Oui, le document en papier signé et valant la somme d'argent qui y est portée. Certes, cela est anecdotique en regard de son œuvre, mais ils représentent beaucoup pour ceux qui en ont reçu un : une véritable récompense [2]. D'ailleurs bien souvent, il n'a pas été encaissé. En effet ce chèque établi par Donald Knuth était la preuve que son destinataire avait bien découvert une erreur dans un de ses livres ou dans un de ses programmes : une erreur typographique, technique ou historique. De plus, le montant de ce chèque était de 2,56 dollars, car « 256 cents font un dollar héxadécimal » (donc pas au format décimal).

« Était » car c'est fini : dans un article intitulé Financial Fiasco [3], il a annoncé en octobre 2008 qu'il cessait de faire des chèques :

En raison des problèmes de sécurité insolubles dans la manière dont les fonds sont transférés électroniquement, il n'est plus sûr d'établir des chèques personnels. (gras ajouté)

Encore la sécurité informatique et les formats. En précisant :

Bientôt les gens apprendront qu'il est aussi dangereux de révéler les numéros inscrits au vue de tous sur les chèques. Oubliez les signatures ; les banques n'ont pas le temps de les vérifier. Ce qui fut le vénérable système de chèques est irrémédiablement cassé. D'ici peu, les entreprises seront dans l'impossibilité d'émettre des chèques sans s'exposer à des risques inacceptables. (gras ajouté)

Et de rajouter (avec humour et/ou ironie ?) :

En bonne conscience, je ne peux continuer de traumatiser les responsables de ma banque, qui ont de toute évidence d'autres sujets de préoccupation. (en cette fin 2008 !)

La solution de Donald Knuth (non sans humour aussi) :

Au lieu d'écrire des chèques, je vais écrire pour le compte de chaque personne récompensée des certificats personnels de dépôts à la Bank of San Serriffe, qui est une structure offshore qui a des succursales à Blefuscu et Elbonia sur la planète Pincus. (gras ajouté)

San Serriffe est un pays imaginaire [4], et en plus Sans Serif est un type de police de caractères (ses lettres n'ont pas d'empattement) [5]. Donald Knuth a son anniversaire le 10 janvier. Il était le 1er décembre 2008 à Paris pour la manifestation organisée à l'occasion des 60 ans du mathématicien français Philippe Flajolet [6].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 9 janvier :

« Les virus ne lisent pas le papier »

Éric Filiol est un expert éminent et reconnu. Il dirige le laboratoire de recherche de virologie et cryptologie opérationnelles de l'ESIEA (Ecole supérieure en informatique, électronique et automatique) [1]. Il a été interviewé par Le Monde [2] : il y est question de sécurité... et à la fin de formats. « Quels garde-fous techniques espérer ?

Aucun. Le pare-feu le plus performant ne supprimera jamais tous les risques. Quant aux antivirus, ils ne détectent que les virus déjà connus. Comme dans la vaccination médicale, ils ne font que gérer le passé. Mais la différence, c'est l'échelle de temps de la contamination : pour le virus biologique, celle-ci se compte en semaines ou en mois, pour le virus informatique en secondes. »

La sécurité sur Internet est « incontrôlable », mais « cela n'a pas que des inconvénients. ». Et pour ce qui est du scénario catastrophe, « les experts ne se demandent plus si celui-ci peut survenir, mais quand. »

Enfin, touche finale à propos du monde numérique et de ses formats (ouverts ou pas) : « Peut-on limiter les dégâts ?

Éviter de tout numériser. Les virus ne lisent pas le papier, mais ils peuvent lire tout ce qui est numérisé. Résultat : on n'a jamais produit autant d'informations avec autant de risques de les perdre. » (gras ajouté)

Donc un patrimoine numérique avec des tombereaux d'octets... peut-être pour le tombeau (même si le papier n'est pas éternel).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 8 janvier :

Le classique, le papier et le Web

Musique classique : pas de numérique !

Le 1er janvier 2009, c'est le concert de Nouvel An [1] à Vienne avec l'orchestre philharmonique de la capitale autrichienne. Seulement à Vienne en fin de matinée ? Non, succès du format oblige, un concert de Nouvel An s'est également déroulé à La Fenice [2] à Venise en fin d'après-midi.

Quel est le point commun, outre la date ? Le papier ! En effet, devant les musiciens de Vienne et de Venise, aucun écran plat tactile haute définition affichant les notes issues d'un fichier numérique. Des partitions (un format d'écriture) sur du papier (un format de support). Pas de souci de format pour lire et pour jouer en maîtrisant son pupitre : des formats ouverts.

Musique classique : du numérique !

Autre ville, autre orchestre, autre format : Berlin, son (!) philharmonique [3] et du numérique. Pas pour les partitions, mais pour les retransmissions des concerts. En effet il est possible de s'inscrire au Digital Concert Hall pour un concert ou pour l'année (15 concerts) et de suivre la représentation depuis chez soi, via le site Web spécialement mis en place [4]. Un site numérique, une musique numérique... et donc des formats numériques : connexion haut débit, navigateur Web et lecteur Flash dans la dernière version du format (car « This website was created with Adobe Flash »). Une belle initiative, qui serait (sera ?) encore plus belle avec des formats encore plus ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 7 janvier :

Table des articles de janvier 2009

Les 33 articles publiés pour janvier

1 dans Table des articles, 1 dans Vie du site, 15 dans Général, 1 dans Humour, 3 dans Manifestation, 1 dans Non-électronique, 1 dans Ressources, 4 dans Citations à relever, 1 dans Internet, 5 dans Anniversaire

Et sur Formats-Ouverts.org :

Saint Lazare, le dernier ; l'italien, le nouveau

Plus aucune gare parisienne ne vend la carte orange de janvier 2009 au format papier. Aucune ? Si, une dernière gare résiste, la gare Saint Lazare qui est donc la seule encore à proposer les coupons magnétiques mensuels et hebdomadaires du mois de janvier 2009.

Il n'y a plus d'espagnol, place à l'italien : telle est la nouvelle annonce faite dans la ligne 14 du métro en Gare de Lyon. Le message est apparu en décembre 2008, avec de nouvelles voix et il est en français, anglais et donc italien (les langues sont/ont des formats).

(Ces 2 notules concerne vraiment Paris au sens strict).

Et sur Formats-Ouverts.org le 30 décembre :

Noël, des cadeaux et des formats

Des cadeaux sans souci de formats : une solution

Les cadeaux de Noël, demandés dans une lettre au père Noël ou pas, peuvent se diviser en 2 grandes catégories : ceux avec des problèmes de format et ceux sans ces problèmes.

  • livres (les beaux, ceux de photos, les romans, album, ceux de poche,...), vêtements, papeterie, parfum, chocolats, boissons, déguisements, services de cuisine, appareils et produits avec recharge (stylos, rasoirs, machines à café, distributeur à savon, fût de bière), jeux de société, de cartes et de construction...

La première liste (non exhaustive) est aussi concernée par le sujet des formats : la taille, les dimensions, la forme des objets, notamment ceux avec recharge qui peuvent être des pièges (consommateurs captifs).

Mais la seconde liste (également non exhaustive) rencontre forcément des problèmes de formats non-ouverts liés au monde du numérique : les logiciels (avec la version) pour lire les formats des fichiers de vos données (sans oublier les supports et les prises).

Numérique ou pas, telle est la question des cadeaux. Avec cette lapalissade (mais à indiquer) : hors du numérique (et cela existe), pas de problème de formats numériques. Très bonne fêtes !

Et sur Formats-Ouverts.org pour le jour de Noël :

Le Monde de l'éducation : la fin, mais pas à cause du Web

Le journal papier, la bibliothèque et la photocopieuse

Il est en kiosque pour son numéro de décembre 2008. Mais c'est le dernier numéro : en janvier 2009, plus de mensuel Le Monde de l'éducation [1], la parution s'arrête.

L'éditorial, intitulé Nouveau départ, indique que depuis le lancement en décembre 1974, soit 34 ans de présence, le succès et les lecteurs étaient au rendez-vous, mais pas les acheteurs abonnés ni acheteurs :

Mais ces abonnés sont souvent des établissements scolaires… où Le Monde de l’éducation est le magazine français le plus «photocopillé» : environ 40 000 exemplaires vendus pour plus d’un million cent mille lecteurs! [2]

Voilà donc un journal mensuel au format papier qui n'avait pas de site Web avec tout son contenu mais qui cesse, faute d'acheteurs et la faute aux photocopieurs, mais pas faute de lecteurs. C'est tout le problème de la diffusion, du lectorat et des technologies.

Pour ce qui concerne les archives du magazine :

  • en ligne, le site Web indique qu'il est possible de « retrouver tous les articles parus dans Le Monde de l'éducation depuis 2003 », mais cela ne semble pas fonctionner ;
  • en ligne, les couvertures des derniers numéros sont disponibles (comme SVM Mac le fit pour ses 200 unes... mais sur papier) [3] ;
  • en papier, il y a de manière certaine les numéros des 34 années du journal dans des bibliothèques : dans ce cas pas de logiciel nécessaire, ni de formats numériques (ouverts ou pas), ni d'appareils spéciaux, mais ses yeux et son cerveau.
Autres articles :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 16 décembre :

La liquidation, la sauvegarde et les standards

(Article écrit le 10 décembre, après rétablissement du site à la date du 1er décembre) Chaque 1er décembre depuis 2004 on peut lire sur Formats-Ouverts.org (FOo) l'article de bilan de novembre et la table des articles de décembre. Mais pas le 1er décembre 2008 : le site n'était plus en ligne...

Voilà donc une nouvelle mésaventure, avec des formats. Alors après le vol d'ordinateur de septembre 2008, celui de juillet 2005 et la coupure d'hébergement de juin 2005, voici la liquidation judiciaire de l'hébergeur...

« Allô Thierry ? Le serveur de Formats-Ouverts.org ne répond plus, comme la hotline de l'hébergeur. » Voilà ce que Sylvain Lhullier, administrateur et webmestre du site, m'indiqua lundi soir 1er décembre (alors que j'étais au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris [1] pour la visite de l'exposition Raoul Dufy [2] suivie du cocktail-dîner de réception du Forum Mondial du Libre [3]). Voilà pour le point de départ (et le décor où j'appris la nouvelle).

Passons les détails du film de la mésaventure, avec flashback et déroulement linéaire : ce n'est sans doute pas le bon format de rédaction et allons directement aux formats impliqués dans cette affaire.

Le courriel du liquidateur, le greylisting et Orange

Le liquidateur de CTN1, hébergeur de Formats-Ouverts.org, a envoyé le mardi 2 décembre à 15h34 un courrier électronique pour annoncer que les serveurs seront coupés à partir de mercredi 3 décembre à 10h... alors qu'ils étaient coupés depuis le 1er dans l'après-midi !

Comme le système de greylisting [4] (technique pour limiter le spam) est mis en place, le courriel n'a même pas été délivré après envoi, les serveurs de courriel d'Orange n'ayant pas réagi correctement en renvoyant le courriel au bout de 5 minutes. Ledit courriel a été reçu le 2 décembre à 19h15 sur le nouveau serveur de Sylvain... Mais cela n'aurait rien changé.

Notule pour Orange : voir comment configurer correctement les serveurs d'envoi de courriels malgré la charge importante.

Notule pour le liquidateur : dans le calendrier, le 1er décembre est avant le 2 décembre qui est avant le 3 décembre.

Le protocole IMAP, son réglage et la sauvegarde

Mais qu'à cela ne tienne, un nouvel hébergeur est choisi avec installation de tous les services (DNS, web, base de données, mail, etc) dans la nuit du 1er au 2 décembre, avec restauration de la dernière sauvegarde disponible (bravo et merci Sylvain !) : il s'agit de celle faite le 1er novembre (avec les articles publiés jusqu'au 23 octobre)... Donc rien pour fin octobre et rien pour novembre...

Cependant il y a une sauvegarde quotidienne et automatique, envoyée à l'adresse contact de Formats-Ouverts.org (certains peuvent déjà sourire ou soupirer dès ces mots...). Or le serveur de courriel de FOo est sur la machine de FOo, qui est déconnectée... donc rien à ce stade. Mais les courriels sont récupérés chaque jour ? Oui, avec le protocole ouvert IMAP [5](re-sourire ou re-soupir...) : le réglage par défaut de l'IMAP est d'avoir les courriels sur le serveur, donc rien rien sur le disque dur du lecteur de courriels... Donc pas de sauvegarde.

Notule pour Sylvain : automatiser totalement la sauvegarde complète du serveur pour avoir encore mieux qu'une sauvegarde faite à la main de temps à autre (dixit lui-même ; mais heureusement qu'elle avait été faite).

Notule pour moi : régler l'IMAP pour avoir les courriels sur le serveur et aussi sur la machine, avec aussi une adresse ailleurs et une meilleure sauvegarde externe.

Le cache, le texte à copier, à coller et à (re)formater

Résumé : au 2 décembre, plus d'articles au delà du 23 octobre. Direction les pages enregistrées par Google et mises en cache, qui proposent encore les articles d'octobre et de novembre : une sauvegarde sur disque dur et envoi à Sylvain comme double.

Et alors ?... Pour chacun des 26 articles sans sauvegarde mais en cache, copier puis coller chaque texte et ensuite (re)formater les lignes (avec le codage Wiki de Dotclear) pour avoir la bonne présentation (textes en titre, gras, italique, lien hypertexte, citation et autres symboles spéciaux)... Un travail un peu (!) fastidieux de copiste du Web.

Notule pour Google : permettre l'export de son cache au format ouvert de Dotclear ;-) en plus du format ouvert HTML.

Au final

Aucun article perdu, y compris les commentaires, sauf pour les 4 à propos des pages Web de Nintendo.fr (désolé à Leg, dont je me souviens) auxquels il faut aussi ajouter des notes dans un article jamais publié, quelques courriels de novembre et surtout (et hélas) toutes les statistiques de fréquentation de novembre... Donc du temps passé à refaire les articles... et du retard dans Formats-Ouverts.org.

Point positif tout de même : des changements dans la vie du site pour que cela ne se reproduise plus. Une mésaventure qui oblige à améliorer, avec des standards ouverts. Et merci de votre lecture.

Notule publicitaire : Ouverture habituelle de FOo en décembre 2008 les dimanches 7, 14 et 21 (et même 28) ! De 00h00 à minuit.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 2 décembre :

Le papier lamine le numérique

(Texte mis en ligne le 9 décembre, après la restauration complète des articles publiés avant la coupure sauvage du 1er décembre).

Livres et album jeunesse de tous formats au format papier surpassent les versions numériques

Le mercredi 26 novembre 2008 au soir se déroulait l'inauguration du Salon du livre et de la presse jeunesse, à Montreuil [1] : des stands, des éditeurs, des associations et d'autres structures, des personnes dans les allées... et des livres dits de jeunesse, ou de littérature jeunesse.

Des livres petits, grands voire gigantesques ; avec des pages au papier fin, épais ou cartonné ; avec des couleurs incroyables ou en noir et blanc sobre ; avec des photos, des illustrations ou du texte qui se découvrent en tournant la page de la main ; avec des formes très diverses voire incroyables.

Des livres qui ont des odeurs d'encre et de papier. Des livres qui pèsent et qui sont des objets avec une existence et une personnalité. Des livres qui se lisent sans logiciel ni matériel particulier. Encore plus pour ces livres jeunesse, dont les album, destinés aux jeunes (et aussi aux plus âgés...).

Face à ces caractéristiques physiques et pratiques (mais aussi culturelles et émotionnelles), le livre numérique avec sa dalle d'affichage à l'encre électronique ne peut rivaliser.

Alors, un cadeau (pour enfant, grand ou petit) ? Un livre, papier !

Précision : pour des livres techniques et pratiques, le livre électronique est sans conteste intéressant, voire plus pertinent avec ses outils de recherches et ses nombreux titres embarqués dans l'appareil. Mais aussi avec le problème... des formats numériques, ouverts ou pas.

Autres articles :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 30 novembre :

Ville européenne des sciences

(Texte mis en ligne le 8 décembre, après la restauration complète des articles publiés avant la coupure sauvage du 1er décembre).

Oui pour les liens, mais pour le papier...

Du 14 au 23 novembre se déroula la Fête de la science 2008 [1], avec en ouverture la manifestation Ville européenne des Sciences [2], du 14 au 16 (vendredi au dimanche), sous la nef du Grand Palais (il y eut aussi les Portes ouvertes de l'Institut Pasteur).

Le site La ville européenne des Sciences indique 2 choses à relever dans ses Mentions légales [3].

Bravo pour les liens hypertextes ouverts : « Le portail www.villeeuropeennedessciences.fr autorise, sans accord préalable, la mise en place de liens hypertextes pointant vers ses pages » avec l'absence d'imbrication de page et la mention de la source ;

Euh... ne manquerait-il pas dans ce passage l'exclusion d'une utilisation personnelle :

Toute copie partielle ou intégrale sur support papier ou sous forme électronique de pages du site www.villeeuropeennedessciences.fr doit faire l'objet d'une déclaration auprès de l'équipe-projet de la Ville européenne des sciences. (gras ajouté)

Sinon chaque page imprimée est concernée, et aussi toute archive ou sauvegarde personnelle... une situation un peu surprenante (mais déjà rencontrée).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 26 novembre :

3 cas de VOD : mettre les formats dedans ou dehors ?

Warner Bros : tout dedans (l'ordinateur)

En 2008, Warner Bross est passé au disque bleu et fête aussi ses 85 ans. Pour sa video à la demande, il faut un ordinateur, mais pas n'importe lequel. La page de la Configuration requise indique que « vous devez posséder un ordinateur PC équipé de windows XP » (mais pas un mot sur Vista !) avec « Windows Media Player, version 10 et ultérieures » [1], et aussi :

La vidéo à la demande n’est pas compatible, à ce jour, avec les plates-formes Macintosh et Linux. La technologie de protection des fichiers vidéos, liée à la DRM Windows, n’est en effet pas encore reconnue par ces plates-formes.

Les Macintoch (sic) ne sont plus du tout au catalogue d'Apple (et ont été lancés en 1984) : la précision est donc un peu dépassée. Mais si le texte voulait écrire plate-forme Apple, cela serait plus juste : mais un Apple avec Windows, avec Mac OS X ou avec Linux, cela est possible et cela n'est pas la même chose. Enfin, on est assez tenté de lire, vu la formulation (adroite...) : c'est vraiment la faute à Linux et à Apple, eux les vilains qui ne reconnaissent pas la DRM Windows...

Télévision Orange : dedans et dehors

Attention : il y a un O majuscule, cela ne concerne pas la couleur du téléviseur. Depuis le 13 novembre 2008 (un jeudi), Georges Clooney ou Harry Potter sonnent aux portes dans les publicités pour les 5 chaînes Orange Télévision. Ordinateur ou boîtier, vous avez le choix. Mais pour l'ordinateur, c'est :

Windows XP ou Vista, Internet explorer 6.0 ou version supérieure, Windows Media Player 11 ou version supérieure (incluse dans windows Vista) [2]

Tout Microsoft ou rien. C'est un choix, comme finalement de ne pas acheter et de ne pas télécharger illégalement. Au moins la solution du boîtier simplifie les choses : tout est dedans et on branche, sans se formaliser de considérations techniques ni de formats.

Le boîtier FNAC : tout dehors

Selon le journal Les Échos [3], la FNAC va lancer en décembre 2008 une FNAC Box. En la branchant sur sa télévision, il sera possible de recevoir la TNT et surtout d'accéder au catalogue de VOD de Glowria, partenaire de l'opération. Là aussi, pas de réglage ni à se soucier de configuration.

Mais pour toutes ces solutions de VOD, pas de formats ouverts, comme depuis les débuts (voir ci-dessous).

Autres articles sur la VOD :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 15 novembre :

Quand le format papier sied à une publicité, mais pas à des pages Web...

Un magazine et 4 pages...

Le 12 novembre (un mercredi) est paru le n°3070 du magazine Télérama, format papier, avec 4 pages qui sont à la fois assez classiques et assez inhabituelles :

  • il s'agit d'une « PUBLICITÉ », comme cela est inscrit en haut de la page ; mais une publicité présente sur 4 pages de suite, cela est moins courant ;
  • il s'agit d'une publicité pour une console de jeu video, la Wii de Nintendo ; mais pour un jeu musical, Wii Music, qui vise la famille, comme en atteste les photos et le titre, SOIRÉE CRÉATION Ça swingue à la maison [1] ;
  • il s'agit d'une publicité pour un jeu video musical familial, un « loisir numérique », comme cela est qualifié parfois ; mais aucune mention de site Web en rapport direct avec le produit [2] : aucune adresse de pages spéciales pour la Wii Music, aucune indication du site de Nintendo. Internet et le Web sont absents : format ancienne école (cela n'est pas une critique).
Un site Web et des mentions...

Le site Web de Nintendo existe bien en français, Nintendo.fr [3], une adresse assez logique, avec des animations au format Flash à l'accueil.

Y a-t-il une demande d'autorisation préalable pour établir un lien hypertexte vers le site ? Non semble-t-il à la lecture attentive des pages qui peuvent traiter du sujet, c'est-à-dire Termes & conditions, Confidentialité, Copyright et Tous droits réservés ! L'approche est donc logique : les liens sont ouverts et on peut en faire classiquement.

Le site propose de nombreuses informations, dont L'histoire des consoles Nintendo [4]. Avec une frise chronologique depuis 1986, il est possible de voir les différents modèles au fil des ans, de la NES à la Wii en passant par la Game Boy ou la GameCube.

Cependant... en se souvenant de la lecture de la page Termes & conditions [5], on trouve ce passage dans la partie « VII. Droits de Propriété Intellectuelle » (mais ce titre est sous forme d'image, donc non indexable) :

Exception faite des éléments obtenus lors de votre connexion au site, vous n'êtes pas autorisé à reproduire, télécharger, transmettre, re-transmettre, manipuler ou à conserver, en tout ou partie, des design ou pages internet du site que ce soit sur support papier, support électronique (y compris non limitativement sur toute base de donnée ou Internet), sur CD-Rom ou de quelque autre manière que ce soit. (gras ajouté)

Donc pas d'enregistrement d'une page Web du site sur son ordinateur, ni ensuite comme page sauvegardée ni comme archives. En relisant le texte uniquement en gras, une question saute aux lèvres : il est donc interdit d'imprimer une page sur papier et de la conserver ? Mais alors à quoi sert cette indication au bas des pages du site :

Imprimer cette page (!)

(Sauf à jeter immédiatement la feuille - ou à utiliser du papier qui s'autodétruira dans 5 secondes - y compris les communiqués de presse [6]).

Autres articles sur les consoles Nintendo :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 12 novembre :

Le format de l'année et l'homme de l'année

Commençons de manière un peu humoristique : l'année 2008 est finie ! Oui, l'année civile 2008 (mais pas l'année scolaire 2008-2009, un autre format). La preuve ? Les prix pour l'année 2008 sont décernés. Du moins le prix de la personnalité de l'année 2008 pour 01Net. C'est Tristan Nitot qui l'a obtenu fin octobre [1]. Donc fi des deux mois de novembre et décembre, ils sont passés, pas de Noël, l'année fait désormais 304 jours, un nouveau format :-) (comme pour la monnaie).

Continuons avec l'information : Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, devançant Éric Besson et Xavier Niel, est désigné personnalité 2008 par les lecteurs de 01Net [2]. Très sincèrement, bravo et félicitations ! Les standards ouverts sont à l'honneur et au cœur de Mozilla au travers de ses produits (notamment Firefox et Thunderbird) et au centre de l'approche générale de la fondation Mozilla. Le site de Tristan, le Standblog, met aussi en avant l'importance des formats ouverts (même s'il n'en voit pas partout !). Et Tristan est aussi pour un peu dans le lancement de Formats-Ouverts.org (avec Sylvain Lhullier, Dimitri Robert et Cécile Blonay).

Scoop : je possède encore la carte de visite papier de Tristan Nitot chez Netscape lors de son adhésion à l'AFUL vers 2000, et j'ai le souvenir d'un déjeuner pris ensemble avec vue sur la Tour Eiffel, peu de temps après son licenciement de Netscape et alors qu'il était jeune bloggeur, pour parler du futur... (sans oublier le dîner dans un très bon restaurant d'Amiens en juillet 2007 avec son nouveau téléphone :-) ).

Et félicitation aussi à Paul Rouget qui est embauché par Mozilla [3] : là aussi, retour en arrière et rencontre fin avril 2005 à l'Université de Marne-la-Vallée pour Libr'east à propos du format SVG dans Firefox (sans oublier sa conférence du 4 juillet 2008). Enfin, pour ma part, comme autre personnalité de l'année 2008, je rajoute sans hésiter le professeur Randy Pausch.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Félicitations ! Mais non merci, pas de vote électronique

Le 4 novembre 2008 (un mardi) fut une journée d'élections aux USA. Barack Obama est élu président des États-Unis d'Amérique. Félicitations !

Certes, il n'y eut pas de polémique [1] à propos des votes électroniques effectués avec des machines qui ont comptabilisé les clics sur écrans ou les cases cochées (ou noircies) de bulletins.

Mais le vote le plus ouvert au contrôle total des citoyens reste celui au format papier avec des bulletins de vote sous enveloppe, sans reçu de vote, sans panne de machine et avec un décompte humain. Le vote papier est maîtrisé par un enfant de 10 ans et totalement interopérable avec la communication des hommes politiques (que ce soit photos, video ou textes).

Vive le vote au format papier, un format ouvert.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Résultats d'automne pour les 52 mois

Bilan d'octobre de Formats-Ouverts.org (FOo)

Pour le cinquante-deuxième mois de FOo (4 ans et 4 mois), s'il y a un texte à souligner, c'est le 1700e article (publié pour la Journée mondiale de la normalisation, le 14 octobre). Il n'est pas particulier pour son numéro, pour sa date ni pour les formats, mais pour rendre un hommage au professeur Randy Pausch (qui aurait eu 48 ans le 23 octobre 2008) : J'aurais aimé être à Pittsburgh.

Le palmarès des 6 articles les plus lus en octobre est formé par :

  1. la définition de standards ouverts ;
  2. le xml a 10 ans ;
  3. le lancement de xml10 ;
  4. les normes et formats pour les photos d'identité ;
  5. J'aurais aimé être à Pittsburgh ;
  6. un complément à la campagne de l'APF.

Après le voleur de septembre, la liste des articles d'octobre traite aussi des accents, des beeep de censure, de VHS, de papier, de lire, de patrimoine, d'Edwige, de 5 citations, de BIEP, de l'APF ou des RFC.

Les chiffres
  • 2 interventions : à Marseille le mercredi 22 (participation à une table ronde) et à l'université d'Évry le mardi 28 (présentation toute l'après-midi, en Master Informatique MIAGE) ;
  • 32 articles publiés, pour un total général de 1717 articles ;
  • plus de 46 000 visiteurs différents (46 664) ;
  • plus de 145 000 visites (147 769) ;
  • près de 480 000 pages vues, soit près du demi-million (479 671) ;
  • plus de 780 000 hits (785 081) ;
  • plus de 22 Go de transfert (22,42).

Merci à toutes et à tous d'utiliser les liens hypertextes, qui sont la base du Web et qui permettent d'accéder à Formats-Ouverts.org, de lire, de rétrolier, de commenter, de syndiquer, le tout sans aucune demande d'autorisation préalable. Bonne lecture, bonne diffusion et bonne utilisation. Vivent l'interopérabilité et les standards ouverts !

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Table des articles de novembre 2008

Les 31 articles publiés pour novembre

1 dans Table des articles, 2 dans Vie du site, 12 dans Général, 3 dans Manifestations, 3 dans Web, 2 dans Citation à relever, 4 dans Non-électronique, 2 dans Notules, 2 dans Conférence

Et sur Formats-Ouverts.org :

Les sources du MXP4

Il s'agit des sources de l'article à propos du format MXP4 : ne pensant pas que le court article était en ligne, je l'ai tapé à partir du magazine (au format papier). Erreur, car les 5 phrases de l'article sont en ligne, comme les 2 autres courts articles : la page est intitulé Radiohead, MXP4 et SoundUnwound sur le site de Télérama.

L'adresse de la page est http://www.telerama.fr/techno/radiohead-mxp4-et-soundunwound,33865.php. Mais d'après les mentions légales du site à http://www.telerama.fr/mentionslegales.php :

Par l'accès au site telerama.fr, la société Télérama consent à l'utilisateur qui l'accepte une licence dans les présentes conditions.

Dans cette « licence » ne figure pas l'autorisation de mise en place de lien hypertexte vers le site. Or : « Tout autre usage est soumis à autorisation préalable et expresse. » Donc pas de lien hypertexte sans autorisation préalable. Le lien hypertxte est pourtant le format ouvert à la base du Web.

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

« Format numérique MXP4 »

C'est le titre de l'un des 4 articles de la page Internet Critiques de Thomas Bécard, dans l'hebdomadaire Télérama n°3063 (du 27 septembre au 3 octobre 2008), à la page 82. Le court article de 5 phrases de la colonne de droite indique :

« Un nouveau format de fichier musical, pour quoi faire ? Avec le MXP4, la société française Musinaut ambitionne de trouver un successeur au MP3. Le principe est simple : inclure dans un seul fichier plusieurs versions ou arrangements de la même chanson. On peut passer en douceur d'une version à l'autre, comme si on remixait le morceau en direct. Plutôt malin et réussi, mais malgré la gratuité (temporaire) du logiciel de création de MXP4, on peut avoir des doutes sur la viabilité du projet. »

Les logiciels MXP4Creator et MXP4Player existent « pour PC » et « pour Mac » (il s'agit sans doute plus exactement des ordinateurs avec Windows et avec Mac OS ; et pour un ordinateur individuel (un PC) Apple avec Linux ?). Quant au format, il n'est pas ouvert.

Et pour ce qui est des liens hypertextes, qui sont la base du Web ?

« Pour toute réalisation d'un lien avec le Site, l'Internaute devra contacter au préalable Musinaut à l'adresse suivante afin d'obtenir l'autorisation nécessaire à cet effet : Musinaut, 46 rue d'Amsterdam, 75009 Paris. » (page http://www.mxp4.com/termsOfUse).

Donc pour compléter l'article, ce sera comme sa version papier, sans aucun lien : « www.mxp4.com ».

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Le format papier selon Google et selon France Télécom

En marge de l'EuroBSDCon 2008 à Strasbourg [1], des formats ont (encore une fois) croisé mon chemin à 2 reprises (ou est-ce l'inverse ?).

Connaissez-vous les applications Web proposées par Google, les Google Apps ?

Il y a Google Search, Mail, Books, Talk, Docs, Calendar, Earth, Maps, News, Translate... Elles sont nombreuses [2]. Et il y a aussi Google PNB pour Google Paper Notebook ! L'abréviation est toute personnelle. Il s'agit d'un objet promotionnel (un des goodies) qui était offert aux participants de cette conférence européenne BSD (le « Con » de BSDCon signifie Conference en anglais, autant le préciser).

Il s'agit donc d'un petit carnet broché papier [3], pour y écrire notes et notules, avec un marque page en tissu et un élastique pour le tenir fermer, un peu selon les modèles Moleskine [4] (il y a aussi le crayon à papier Google, mais c'est O'Reilly qui les offrait sur son stand, et l'AFUL était un des sponsors officiels).

Connaissez-vous le Ticket téléphone de France Télécom ? [5]

C'est une carte plastique au format carte téléphonique (le même que la carte bancaire) sur laquelle est inscrit un code secret à gratter permettant d'avoir un crédit de communication depuis n'importe quel téléphone en composant le 30 89. Mais le format plastique, c'est fini ! Place au format papier : on paye et on reçoit un ticket de caisse papier avec le code secret à composer.

C'est sans doute une bonne chose pour l'environnement. Là où cela devient assez intriguant, c'est de lire l'en-tête du ticket : « Découvrez les autres TICKET TELEPHONE dématérialisés » Ah... Le bout de papier que je tiens dans mes mains est donc dé-ma-té-ria-li-sé ?... Alerte, je ne touche pas de mes doigts quelque chose de matériel !...

Le papier, un format ouvert de support qui continue d'être bien présent et utilisé (hebdomadaire, agenda, carte d'électeur, monnaie...).

Sources et liens :
  • [1] EuroBSDCon 2008, Strasbourg ; tutoriels les 16 et 17 octobre, conférences les 18 et 19 octobre 2008, en anglais, http://2008.eurobsdcon.org/
  • [3] Carnet papier, avec pages au format 14 x 8,8 cm, réglure simple, interlignage de 6 mm, broché, marque-page en tissu cousu, couverture rigide avec l'inscription Google et « Open Source Programs Office code.google.com/opensource », dernière page avec les références « made in China, chameleonbooks TM, ASI 44558, Item# VPJ » et une pochette de rangement à soufflet intégrée ; mise à jour : le modèle est le VPJ - 3.5" X 5.5" ESSENTIAL COMPACT JOURNAL de Chameleon Like Inc, http://www.chameleonbooks.com/ClientProductDetails.asp?action=1&ProductID=63&Category=14&HCatid=
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Du numérique au papier (et le papier Orange résiste)

Vendredi (avec un e inversé) : tel est le titre du nouveau journal qui propose selon son sous-titre « Chaque semaine, les meilleures infos du net ». Le numéro 1 est paru le 17 octobre 2008 (un vendredi). On peut souligner son format assez inhabituel : tout en longueur, avec presque un carré de 30 cm de côté une fois plié en deux, avec ses 8 pages au prix de 1,50 euro.

Mais c'est surtout le format papier, un format a priori plutôt ouvert et assez archivable, qui est à relever, avec un mouvement qui va donc du numérique vers le papier, avec une sélection d'articles issus de sites Web imprimée dans les colonnes. Jusqu'ici le mouvement était plutôt inverse, allant du papier (presse, livre) vers le numérique, en complément (presque toute la presse papier, comme Paris Match), en remplacement (Life) voire en disparition pour cause de concurrence (LMI ou Le Quid). Le journal dispose d'un site aux informations apparemment sommaires (comme un de ses illustres confrères, Le canard enchaîné)... mais avec un agrégateur de flux RSS assez riche... [1]

Pour ce qui est du format papier de la carte orange (le coupon magnétique en carton pour être plus précis), elle est toujours en vente à la Gare de Lyon notamment, avec le début de l'année 2009 devant être la fin définitive, selon du décision du STIF début octobre 2008. Ce sera alors au choix, les pass Navigo ou Navigo Découverte. [2]

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Entendu dans un magasin à propos des formats

Samedi 11 octobre, presque 18 heures, magasin FNAC du Forum des Halles à Paris.

Rez-de-chaussée : une publicité dans l'allée de l'espace Librairie pour le Sony Reader, le nouveau livre électronique, indique qu'il est au rayon Micro informatique.

Au deuxième étage, rayon Micro informatique, un conseiller vendeur en gilet vert :

- Bonjour, je voudrais avoir des renseignements sur le Sony Reader. Il y a une publicité à la Librairie.

- Désolé, mais nous n'avons rien, pas d'appareil, pas de documentation. Ce sera fin octobre.

- Ah... Donc vous ne pouvez pas me renseigner sur les formats qui seront utilisables par l'appareil, comme le PDF ou d'autres ?

- Oh, vous savez, il ne faut pas exclure que Sony fasse son propre format lisible que par ses appareils.

Je n'ai rien répondu, sauf « Merci, au revoir. ». Je n'ai pas laissé de carte de visite (du site). Je n'ai pas parlé de format ouvert ni de guerre des formats (pourtant la marque japonaise aux 4 lettres s'y prête (Betamax, Blu-ray, UMD, ATRAC, PS3,...), comme aussi toutes les autres marques du magasin, comme le monde du numérique en général, et même plus).

Lire aussi :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Rentrée 2008 : bilan

La rentrée de Formats-Ouverts.org (FOo)

« Au (pauvre) voleur...! » : c'est ce qui arriva le 14 septembre, une petite histoire de formats qui marqua de manière imprévue le premier mois de la nouvelle année. Avec aussi les plus de 4 ans de Formats-Ouverts.org.

Dans la liste des articles de septembre, il y eut aussi le LHC, le MWG, la WWWF, le Dublin Core, le non-gage, l'Institut Pasteur, le Géoportail, Skype (et autres), Chrome et Bombardier.

Les augmentations générales de la rentrée
  • 3 présences à une manifestation : la Braderie de Lille, la Fête de l'Humanité et Paris Capitale du Libre ;
  • 32 articles publiés, pour un total général de 1685 articles ;
  • plus de 40 000 visiteurs différents (41 417, augmentation) ;
  • plus de 135 000 visites (135 573, augmentation) ;
  • plus de 510 000 de pages vues, le demi-million (515 031, augmentation) ;
  • près de 800 000 hits (791 886, augmentation) ;
  • plus de 25 Go de transfert (25,34, augmentation).
Et les 7 articles les plus lus
  1. Quelques mots à un voleur ;
  2. les normes et formats pour les photos d'identité ;
  3. l'article de loi sur les standards ouverts ;
  4. le xml a 10 ans ;
  5. le lancement de xml10 ;
  6. le bilan d'août ;
  7. le Bulletin Officiel en ligne, plus de format papier.

Merci à toutes et à tous pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes (sans aucune demande d'autorisation préalable), les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture, bonne diffusion et bonne utilisation. Vivent l'interopérabilité et les standards ouverts !

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Tables des articles d'octobre 2008

Les 32 articles publiés en octobre

1 dans Table des articles, 1 dans Vie du site, 10 dans Général, 2 dans Manifestations, 5 dans Web, 5 dans Citation à relever, 2 dans Ressources, 3 dans Non électronique, 1 dans Conférence, 1 dans Archivage, 1 dans Éducation & Formation

Et sur Formats-Ouverts.org :

Apple, l'Expo et les formats

Avant d'y aller

Remix '08 est son nom pour l'édition 2008 (avec un E majuscule inversé, faisant penser au mélange des formes du E ou aux lettres cyrilliques). C'est « l'un des 2 plus grands événements Mac au monde et le plus grand rendez-vous des loisirs numériques en France. » selon le texte du communiqué de presse : c'est l'Apple Expo [1].

Du point de vue des formats, plusieurs éléments peuvent être relevés. Les formats non-numériques :

  • le salon a été créé en 1984 [2], c'est donc la 25e édition et cela fait 24 ans, mais pas de « 25 ans » comme on le lit sur le site... Ah les problèmes d'intervalles (depuis l'école élémentaire) ;
  • Apple sans Apple, Apple l'a fait : le salon (qui a donc 24 ans) avec le nom Apple se fera mais sans la société Apple. Un Salon Oracle sans Oracle, un Solutions Microsoft sans Microsoft, il faudrait oser. Mais l'Expo n'est plus le bon format : désormais à Paris c'est le Store, un magasin réel et de prestige [3] (on garde le o et le e du mot Expo).

Les formats du monde numérique :

  • L'adresse du site : attention, ce n'est pas http://apple-expo.com/ car on y lit : « ecran existe pas ! » (sic)... La bonne (Mise à jour : la configuration a été changée à 22h20 le 19/09 par Memoclic.net en charge des aspects liés aux adresses du site, bravo pour la réactivité) L'adresse est apple-expo.com, un format compréhensible.
  • Les liens vers le site : « Tout lien hypertexte [...] devra être soumis à l'accord exprès et préalable de la société Reed Expositions France. » [4] (Reed gère le site). Cette approche a déjà été signalée. Et l'inventeur du Web a parlé des liens récemment, comme le Dublin Core un peu avant.
  • Actualité Apple de septembre (le 9, soit le 09/09) : les nouveaux iPod (aux formes courbes) et le nouvel iTunes [5]. Et les formats de fichiers ? C'est le principe classique de la chaîne d'éléments : un site Web + un logiciel + un baladeur qui vont ensemble du fait du format (c'est l'intégration), avec un système d'exploitation (non fourni) qui est imposé, voire qui rencontre des soucis de compatibilité [6] (mais on est libre de ne pas acheter ; et hors de question de télécharger des fichiers illégalement).

Plus personnellement, suite au vol récent d'ordinateur, la question est : troisième portable Apple depuis le 13 juin 2003 (un vendredi) ou pas ? (avec du logiciel libre dessus, sans Mac OS X compris dans le prix). Et pour Formats-Ouverts.org il s'agira d'arpenter les allées et les stands à propos des formats, ouverts ou pas.

Autres articles :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Quelques mots à un voleur d'ordinateur

J'écris ces quelques lignes à propos d'une personne qui ne les lira sans doute jamais. Mais elle a volé mon ordinateur et elle est victime des formats. Hélas pour elle. Voici son histoire.

Situons tout d'abord le cadre général : après le samedi 7 septembre à la Braderie de Lille (où ce fut la reprise des interventions de Formats-Ouverts.org pour l'année 2008-2009), le samedi 13 et le dimanche 14 se déroulèrent à la Fête de l'Humanité. Chaque fois ce fut dans l'espace logiciels libres sur le stand de l'AFUL : expliquer le monde du libre, expliquer l'importance des formats.

Soyons plus proche de la scène du délit : comme dans presque tous les salons, il y a l'allée où passent les visiteurs, il y a les tables des exposants (avec prospectus, autocollants, chaussettes de portable,...) et il y a les exposants (assis ou pas, qui parlent avec les mains ou pas). Il y a aussi des sacs posés aux pieds des chaises, juste à côté ou juste derrière les exposants. Et là eut lieu le coup de culot délictueux.

En effet, sans que rien ne soit remarqué, l'auteur du geste voleur passa et emporta une banale sacoche, de format un peu plus grand que le A4. Ni vu, ni connu. Le vol ne fut découvert que trop tard pour se ruer derrière son auteur comme dans certains films ou séries. Aucun super-héros ne volait dans les alentours, aucun flashback possible. Pour ne pas trop allonger le texte, j'omets de relater ici tout le bien que j'ai alors pensé.

Score à la mi-vol : 1 point en faveur du voleur... pour l'instant. Continuons et suivons notre voleur.

Car à l'instant où ledit voleur espère avoir entre les mains un bon butin, commence sa descente vers les affres de la déconfiture.

Il a volé la sacoche, il est en sécurité, il ouvre la fermeture.

Des papiers d'identité ? Des cartes bancaires ? Un porte-feuille ? Un chéquier ? Des pièces ou billets ? Que nenni, rien de tout cela ! Juste quelques pages de journaux, un magazine télé d'une semaine écoulée, des pages A4 (au nombre de 50 exactement) avec sur chacune 10 textes de présentation de Formats-Ouverts.org et une paire de ciseaux.

Rien de valeur. Chou blanc.

Mais que voilà donc de blanc dans la sacoche ? Un ordinateur portable ? Oui ! De marque Apple. Un bon butin ? En soulevant l'écran, premier contact et première surprise : de nombreuses touches du clavier ont leurs lettres totalement effacées... Il a beaucoup servi. Aïe. En pressant le bouton d'allumage, l'ordinateur démarre et arrive un écran avec ce mot : Ubuntu. Késako ? Ce n'est pas Windows ? Ce n'est pas Mac OS X ? Et si le voleur connaît Linux : quel est l'identifiant puis le mot de passe ? Ce n'est pas thierry puis thierry, désolé, j'ai passé l'âge.

On ne rentre pas. Chou blanc (bis).

Le regard se porte alors sur le modèle précis inscrit sur la machine ouverte : iBook G4. Une petite recherche est formelle : plus de 4 ans d'âge avec un microprocesseur PPC désormais abandonné par Apple ! Une antiquité, ou presque.... Mais cet antique numérique ne vaut guère.

La machine n'est pas récente. Chou blanc (ter).

Peut-être alors les données qui sont dessus ? Car le plus important, ce sont les données. Retour à l'identifiant et au mot de passe : imaginons que la barrière saute. Prouesse. Alors, où sont les données ? Des courriels, des fichiers et des documents aux formats ouverts txt, HTML, PDF et LaTeX (mais aucun relevé de banque ni code bancaire, pas de ça ; et aucun fichier de photo, de video, de musique). Données invisibles. Il se pourrait que ces données soient quelque part dans une partition chiffrée (on ne dit pas cryptée mais chiffrée), dans un format bien plus sûr... Et pour y accéder, il y a peut-être (entre autres) une pass phrase, un mot de passe sous forme d'une longue phrase... Et ce ne serait pas moi thierry, désolé, j'ai passé l'âge.

Pas de données. Chou blanc (quater).

Tiens, la batterie faiblit et indique qu'il ne reste plus que 30 minutes d'autonomie. Le câble. Où est le câble électrique ? Il n'y a rien dans la sacoche, car il était rangé ailleurs. Qu'à cela ne tienne, un câble d'alimentation classique fera l'affaire. Non ! Le format de la prise pour l'ordinateur est particulier et propre à Apple et à ce modèle qui n'est plus disponible.

L'ordinateur va s'éteindre. Chou blanc (quinter ?).

Sans aucune sauvegarde des données, c'est une perte pour le volé et un point pour le voleur. Mais il est possible d'avoir des fichiers copiés ailleurs que sur sa machine, sans oublier les informations, notes et notules au format papier. Alors la perte est moindre.

Résumons la situation du voleur : pour l'ordinateur portable, c'est un modèle très ancien, équipé d'un clavier avec des touches effacées, sans données, à la batterie vidée et sans câble électrique ; pour le reste de la sacoche, du papier (un vieux magazine, des pages A4 de publicité) et une paire de ciseaux.

Score final : 1 pour le voleur, 5 pour le volé. C'est une correction (avec une collection de choux blancs).

Voilà donc un voleur qui n'a pas gagné de butin malgré son travail du dimanche : dépité et déconfit, c'est une pauvre victime des formats... qui sont vraiment sans humanité.

Autres articles :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Livres de la rentrée

Rentrée des livres : les formats gagnants

Et de trois pour le Ministère de l'éducation nationale. Après l'été 2008 avec le cahier de vacances intitulé Mon cahier d'Europe, voici la rentrée avec :

  • le livre Guide pratique des parents [1], à propos de l'école élémentaire (CP au CM2) ; la publicité indique même « Le livre de la rentrée » et en bandeau sur la couverture « à lire et à relire toute l'année » ;
  • la plaquette 8 conseils pour mieux protéger ses enfants sur internet [2], à propos de l'utilisation d'Internet ; le document est établi avec le Secrétariat d'État à la famille et ne figure que sur le site de ce dernier, mais pas (encore ?) sur celui de l'éducation nationale [3].

Les 3 documents sont :

  • gratuits, contrairement aux 5 précédents livres du même type pour 2006-2007 et 2007-2008 [4] (concurrence déloyale ?) ;
  • imprimés et diffusés aux écoles, pour les parents, à plusieurs millions d'exemplaires.

Et pour les formats ? Il y en a deux :

  • le classique format papier : 49 pages pour Le Guide, un recto verso pour la plaquette et leurs dimensions ;
  • le numérique format électronique (ou l'inverse) : les documents sont proposés au format ouvert PDF.

Les métadonnées des fichiers numériques du Guide indiquent Adobe InDesign CS2 comme logiciel de création, et Illustrator sur machine Apple pour la plaquette (et aussi un nom d'auteur).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Rentrée et formats : 3 exemples

L'année (nouvelle), les fournitures (de classe) et les écoles (primaires, maternelles, élémentaires)

C'est la rentrée ! Ou plus précisément c'est la rentrée de septembre, la rentrée des classes (l'universitaire sera un peu plus tard), la rentrée politique, la rentrée sportive ou encore la rentrée des programmes télé et radio après la période estivale de 2 mois de pause (avec ses formats).

Bonne année... 2008/2009 !

Voilà 2 formats (presque) ennemis : celui de l'année scolaire (septembre à août) et celui de l'année civile (janvier à décembre). Les agendas (papier) en sont une parfaite illustration. Mais ils sont (presque) incompatibles ! En effet, au 1er janvier, fort des résolutions de nouvelle année (civile), impossible par exemple de commencer une activité sportive : cela débute en septembre, 8 mois à attendre...

Il y a aussi le format d'écriture de l'année scolaire (ou de la saison) : 08-09, 2008 2009, 08/09,...

Ah ces fournitures...

Que dit la liste du matériel de classe [1] ?

  • cahiers petits ou grands carreaux ? autre réglure ? avec ou sans spirale ? combien de pages ?
  • copie simples ou doubles ? perforées ou pas ? quel grammage ? classeurs à 2 ou 4 boucles ?

Et aussi... Quel format ? Car le format physique, les dimensions, entrent en ligne de compte. On les connaît, on peut les utiliser, ils sont ouverts : le A4 (21 x 29,7 cm), le A5 ou d'autres (en cm ou mm).

Ne dites PAS : « L'école maternelle et primaire » ! Ni : « Il quitte la maternelle pour le primaire » !

Le primaire c'est ce qui précède le secondaire (!). Et le primaire, c'est la maternelle suivi de l'élémentaire. Donc l'école maternelle et l'école élémentaire forment le primaire. Vous confondez, vous vous trompez ? (comme aussi des journalistes, spécialisés ou pas...) Alors il y a 2 trucs pour une bonne formulation :

  • version simple : Parents Maîtres (ou Maîtresses) Élèves, comme Primaire Maternelle Élémentaire ;
  • version économique (plus accrocheuse...) : L'école c'est comme l'entreprise, c'est PME ! Et P=M+E, Primaire = Maternelle + Elémentaire !

Pour ce qui est des horaires des classes du primaire, le format de l'après-midi est très majoritairement 13h30-16h30 (donc les enfants sont sans leurs parents à 16h, mais ils ont un enseignant et ne sont pas abandonnés). Quant au format de la semaine des élèves, c'est du lundi au vendredi : fin du samedi matin de classe.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Téléphoner à tous mais faire du chat qu'avec certains

Le téléphone portable et le chat

En cette rentrée une campagne de publicité a lieu avec des affiches (format papier) au format 4 m x 3 m pour téléphone portable avec Windows Live Messenger (connu aussi sous le nom précédent de MSN, de Microsoft [1]). Donc :

  • d'un côté il est possible d'appeler tout le monde, sans se soucier de son opérateur ou de la marque de son téléphone ;
  • de l'autre il n'est possible de faire du chat qu'avec celles et ceux qui ont aussi Windows Live Messenger (voire qui sont chez le même opérateur).

Téléphonie plutôt ouverte vers tous d'un côté, chat plutôt fermé de l'autre, avec des protocoles fermés (ce n'est pas pour autant que la téléphonie utilise des protocoles ouverts : il y a des licences et des autorisations à obtenir).

Avec les prochains téléphones équipés du système Android de Google, le chat sera-t-il bousculé par l'utilisation du protocole ouvert Jabber XMPP employé par le logiciel de chat GoogleTalk ?

Autres articles :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Plus de 4 ans (fous) de Formats-Ouverts.org !

Le site Formats-Ouverts.org (FOo) a été lancé le 1er juillet 2004 (un jeudi). Cela fait donc plus de 4 ans (4 ans et 66 jours) : une olympiade est passée !

Cela représente aussi (attention, texte au format liste) :

  • plus de 1500 jours depuis le 888, et même plus de 50 mois ;
  • plus de 1600 articles, soit plus de 33 par mois en moyenne dans plus de 30 catégories ;
  • une période qui a connu 7 fois un vendredi 13 mais un seul 29 février et aussi des dates triplets (le 555, le 666, le 777 et le 888)
  • une obsession, une lubbie, un leitmotiv, une idée fixe pour ne pas dire une déformation (!) : les formats, numériques ou pas, au point d'en voir partout (ou presque).
  • des interventions : des conférences, des cours, des chats, des émissions télé... ;
  • 2 articles très lus : la définition de l'article 4 et Prisonnier d'une capsule ;
  • (Vous lisez encore ? Bravo et merci. Continuez !)
  • un Sylvain Lhullier parfait dans les coulisses techniques avec un 1 Dotclear excellent d'Olivier Meunier : merci à eux et bravo !
  • une règle (respectée, parfois avec du retard...) : 1 article pour chaque jour, un peu assouplie en août 2008 (15 jours sans article !) ;
  • des sujets très variés : qui dit numérique, dit format... et comme le numérique devient omniprésent, les formats aussi ;
  • des sujets jamais traités, hélas, même s'ils ont été relevés comme notules papier ou numériques (mais pas publiés, faute de temps pour écrire) ;
  • des hauts et des moins hauts dans la fréquentation du site (détaillés chaque 1er de chaque mois dans la Vie du site), mais merci aux lectrices et lecteurs ;
  • aucune publicité, rien, zéro ;
  • record : moins de 1 image pour 100 articles... soit 13 images en tout et pour tout ! Ah le format texte...
  • plus d'une heure par article (veille, rédaction, vérification, publication...) soit plus de 1500 heures de vol pour les 1500 premiers articles, le tout bénévolement sur temps libre.

Finalement Formats-Ouverts.org peut faire figure maintenant d'ancien à l'échelle de la blogosphère (et passe le test d'Embruns sur les blogs, sous réserve de la dernière étape [1]). Mais la motivation reste le CCC, Création, Connaissance, Critique (esprit), avec la satisfaction et l'enrichissement d'apprendre des choses, de les partager et (d'essayer) de contribuer (un peu) au monde numérique.

Bonne année (scolaire et universitaire) 2008-2009, cette année à un autre format que l'année civile ! En avant... Pour les formats ouverts !

Sources et liens :
Les autres anniversaires de FOo:
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Le BO nouveau : tout au format électronique

Le Bulletin Officiel : uniquement en ligne, plus de format papier

Jeudi 28 août 2008 : publication du n°32 [1] du Bulletin Officiciel (BO) de l'éducation nationale [2]... qui est aussi le premier BO de l'année scolaire 2008-2009... qui est aussi le premier BO exclusivement en version électronique :

Désormais le B.O. de l'enseignement scolaire est consultable uniquement en ligne sur le site du ministère de l'Éducation nationale. Cette démarche s'inscrit dans le plan gouvernemental de développement de l'administration électronique.

Les 2 formats utilisés sont les formats ouverts HTML et PDF. Le dernier BO papier est donc le n°31 du 31 juillet 2008 [3], avec un joli clin d'œil des formats dans le n°30...

En effet l'avant dernier BO papier comporte la « Liste des élèves de l’École nationale des chartes ayant obtenu le diplôme d’archiviste paléographe - année 2008 » [4], c'est-à-dire les futurs responsables des archives papier ou numériques. Et qui dit numérique et archivage dit formats, ouverts ou pas.

Finalement, 2008 est la dernière promotion des chartistes imprimée dans le BO et la fin de la collection papier dudit BO.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

La jungle, le disque dur, la suite et les formats

Publicité 1 : Disque dur multimedia 640 Go

C'est une pleine page (format papier) du site http://www.Carrefouronline.fr avec 2 produits, dont un disque dur :

« Compatible avec la plupart des fichiers audio et vidéo. »

Ah. Voilà une formulation assez vague et donc plutôt large... Et pour les formats ouverts Ogg Vorbis (audio) et Ogg Theora (video) ?

Publicité 2 : Le guide de rentrée micro 2008

La FNAC lance sa brochure et une campagne de publicité par affiches (format papier) avec ce slogan :

« Dans la jungle informatique, la Fnac vous éclaire. »

Ah. On voit donc des projecteurs qui sont braqués sur certains produits présentés dans les différentes pages. Et pour expliquer certains dangers de cette jungle comme les pièges des formats fermés des logiciels, des formats physiques des supports ou des formats fermés des données ? Des conférences, des ateliers ou des démonstrations à propos des formats ouverts ? Non.

Publicité 3 : La suite Office

Sur les affiches papier on peut lire une équation avec ce titre : « Tout. Simplement. » L'objet : le « pack » Microsoft Office, « l'indispensable pour votre ordinateur », indique la brochure citée ci-dessus, qui précise que Office 2008 pour Mac « reste parfaitement compatible avec Office 2008 PC ».

Ah. On pourrait préciser qu'il s'agit de Office 2008 pour Windows (le Mac est un Personnal Computer)... qu'il existe une autre suite bureautique, OpenOffice.org, gratuite pour toutes les machines (et logiciel libre)... mais surtout il faut rappeler que le logiciel ne compte pas tant que les données, c'est-à-dire les fichiers créés.

Donc des formats ouverts, qui sont au centre de la compatibilité et de l'interopérabilité (ou de l'archivage).

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

La console et les convives

Cuisiner à la sauce numérique

Il y a le livre de cuisine au format papier (voire cartonné ou plastifié) à des formats plus ou moins grands (y compris de poche). Et il y a désormais aussi la version au format numérique... pas en livre numérique mais sur console de jeu.

En effet, Nintendo a annoncé qu'il propose à partir du 20 juin 2008 des Leçons de cuisine sur sa console portable NintendoDS [1].

Le principe technique (et commercial) d'un format (physique et numérique) du support (cartouche, DVD) propre à chaque console fait que « Leçons de cuisine : qu'allons-nous manger aujourd'hui ? est disponible en magasin dès maintenant, uniquement sur Nintendo DS. » comme l'indique le communiqué presse. D'un côté en numérique point de format ouvert, de l'autre avec un livre une utilisation plus ouverte (mais moins multimedia voire moins ludique).

Lire aussi :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Le gilet, la voiture et la norme

Entrée en vigeur de la norme NF EN 471

Depuis le 1er juillet 2008 :

Le gilet de sécurité rétro-réfléchissant sera porté par le conducteur avant de sortir de son véhicule immobilisé sur la chaussée ou ses abords à la suite d’un arrêt d'urgence. Le marquage "CE" devra être apposé sur le gilet. Dès qu'il sortira du véhicule, le conducteur placera sur la chaussée, à une distance de 30 mètres au moins de lui-même ou de l'obstacle à signaler, le triangle de pré-signalisation. La conformité de ce triangle sera attesté par le marquage "E 27 R" apposé sur le triangle. [1]

Toutes les publicités à propos du gilet de sécurité mentionne la référence NF EN 471. NF pour Norme Française, EN pour Norme Européenne, avec donc le numéro 471.

Mais cette norme n'est pas disponible au sens de standard ouvert dans la loi française : l'AFNOR la propose [2] contre paiement (16,80 euros), au format électronique (PDF) ou au format papier. Sans doute en raison de l'enjeu de sécurité, avec les aspects de conformité, certification ou homologation.

Lire aussi :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Ah la concurrence des formats

Le monde de l'édition, et plus particulièrement celui de l'édition scolaire dans le créneau particulier des cahiers de vacances pourrait être en émoi : voilà qu'un nouvel acteur entre sur le marché et il s'appelle le Ministère de l'éducation nationale. En effet la publication d'un cahier de vacances spécial Europe est une première pierre dans ce jardin d'été et surtout la diffusion gratuite sur simple appel téléphonique en est la seconde, et peut-être la plus forte.

ELF, Et Les Formats ? Pour ce cahier de vacances Europe du Ministère, les versions papier et numérique en ligne (format PDF) sont proposées [1], comme certaines versions de cahiers enfants, alors que le seul format papier semble retenu pour les cahiers adultes.

Mais l'absence de prix n'est présente que pour le Ministère de l'éducation nationale. Alors, une éventuelle chute spectaculaire des ventes du fait de cette concurrence nouvelle donnerait-elle lieu à une action en justice d'un syndicat professionnel parlant d'action déloyale ? C'est bien peu probable, il s'agit plus d'une autre manière de proposer un autre produit, loin d'être aussi présent.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Tous ces cahiers, des petits aux grands !

Un format d'écriture qui étend sa gamme

Les cahiers de vacances pour faire ses devoirs de vacances : il y a ceux pour les enfants au format papier (pour l'Europe ou pas), il y a ceux pour les mêmes enfants mais au format numérique (pour ordinateur et pour console de jeu) et il y a aussi ceux pour les adultes, au format papier (qui résiste au sable, au soleil, à la chute ou à la batterie vide).

En effet, cela semble un format à la mode pour le « segment » de marché (le terme marketing) des « 17 à 117 ans » (l'expression publicitaire de la couverture d'un des titres). Ainsi, on peut trouver en vrac Cahier de vacances de culture générale de Catherina Catsaros, Passeport adultes : Cahier de vacances adultes de Agnès Gabrielli, Cahier de vacances pour adultes Été 2008 (le Spécial hiver est sorti en janvier 2008) de Christophe Absi, Cahiers de vacances érotiques de Marc Dannam ou Le cahier de vacances Philo de Patricia Laporte (donc des sujets très différents... et une liste loin d'être exhaustive, et ne cherchant pas à l'être).

Cahier de vacances : voilà donc un titre au bon format... Quant au Cahier de vacances fou spécial formats, avec un bandeau barrant la couveture « Par l'auteur du site Formats-Ouverts.org (FOo) » ce n'est pas un format d'écriture en cours (pour l'été 2008), mais c'est un format ouvert (recettes connues... mais succès non garanti).

Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Révisions d'été, au format numérique

Sur console de jeu... mais pour réviser

Le cahier de vacances, un format de document, était jusqu'à présent au format papier. En 2008, outre celui gratuit sur l'Europe, il y a aussi le format numérique.

En effet le contenu au format Questions-Réponses de la collection Les Incollables [1] a été porté sur la console de jeux portable NintendoDS [2], donc avec son format propre, physique et électronique.

Le format papier, du cahier comme des Incollables, ne nécessite pas d'outil de lecture spécial pour être utilisé (yeux avec ou sans lunettes, stylo bille ou encre, crayon suffisent et sont ouverts).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Une dématérialisation, une vraie

Sur un air de guitare

Voici un exemple musical où la dématérialisation existe au sens propre : il n'y a vraiment pas de présence matérielle, et pourtant elle joue fort et on l'entend !

Elle, c'est la guitare électrique totalement imaginaire des joueurs (!) de Air guitar qui s'affrontent dans des compétitions pour savoir qui va le mieux donner l'impression de jouer les morceaux diffusés, avec toutes les attitudes (au bon format) d'un vrai guitar hero. Et donc pas de notes écrites sur papier en solfège ou en tablature.

A contrario, parler de dématérialisation des bulletins de paie ou des billets d'avions est l'expression consacrée, mais un peu erronée. En effet, il y a toujours un support (matériel) de stockage et des câbles (encore une fois matériels) pour faire circuler ces données, avec les formats en embuscade.

Sources et liens :
  • Via l'article Je ne vois plus la guitare, de Hélène Marzolf, dans Télérama n°3050, à propos de l'émission Air Guitar Heroes (Canal+, le 9 juillet 2008).
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Un été sans certains formats (mais avec d'autres)

Cet été, il n'y aura pas, il y aura

C'est l'été !, clament radio, télé et journaux (et même le cinéma et la publicité), avec leurs programmes spéciaux aux formats de l'été : émissions estivales, rediffusions (voire rerediffusions : Le gendarme...), festivals, essais de nouvelles formules, cahiers spéciaux et autres reportages ou articles, aux sujets plus décalés et moins sérieux. Ces sujets ne se voient pas appliquer les formats de traitement du reste de l'année mais ceux aux tons plus légers de l'été : les gens pensent vacances, se disent les rédactions.

Alors, sans dresser de listes exhaustives, on retrouve parmi les incontournables des formats de l'été, entre autres :

  • la presse papier et des jeux pour la plage, des suppléments été et des cahiers spéciaux ;
  • la télé avec des jeux de vachettes (et d'autres), des best-of (florilège) et la télé réalité en action ;
  • la radio avec des rediffusions d'émissions de l'année.

Le format JO (Jeux Olympiques, pas Journal officiel) est quant à lui un peu inédit en 2008 (périodicité oblige). Et pour la télé, le format série (de l'été) revient aussi avec ses Perdus (Lost) ou ses Héros (Heroes). Mais pour la première fois depuis l'été 2003, point de Jack (Bauer, de 24 Heures Chrono), au contraire du service de renseignement britannique ([MI-5]) diffusé pour la première fois en 2008 sur une chaîne publique. Et le policier de Los Angeles Vic (Mackey, de The Shield), n'est pas reconduit sur France 3 où il était apparu en 2007 (mais son format était peut-être un peu trop décalé).

Et tous ces formats (d'émissions, d'articles, de séries, de jeux,...), pour tous ces formats (papier, télé, radio, cinéma, chanson,...) sont connus : leurs règles, leurs codes, leurs techniques narratives, leurs tics, leurs musiques, leuss logos... Des formats ouverts, avec la possibilité d'en établir des pastiches, parodies et autres détournements.

Autres articles sur Formats-Ouverts : les formats de l'été
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

La Tribune, La revue des deux mondes et les archives

Des archives au format numérique pour 2 journaux

La Tribune [1] et La revue des deux mondes [2] ont toutes deux mis en ligne leurs archives en 2008 : en avril pour le quotidien économique et en juin pour la plus ancienne revue en Europe qui propose la recherche dans ses articles depuis le numéro du 7 avril 1829. Ces archives sont consultables gratuitement et sans inscription.

Les archives s'installent de plus en plus sur le Web, en complément du format papier, comme déjà pour The New York Times en septembre 2007 et The Times en juin 2008.

Quand elles sont en format texte (ou HTML), ces archives au format numérique utilisent des formats ouverts qui garantissent l'interopérabilité et l'accès à ces informations.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 30 juin 2007 : 1 article (Pas d'appareils Blackberry dans les cabinets : l'arbre qui cache la forêt ?)
  • le vendredi 30 juin 2006 : 1 article (Le format ODF et l'administration : 3 conférences aux RMLL 2006)
  • le jeudi 30 juin 2005 : 1 article (La double guerre des formats dans la guerre des consoles : Xbox 360 avec HD-DVD contre PS3 avec Blu-ray)

The Times ouvre ses archives

200 ans de presse en ligne

Le 17 septembre 2007, The New York Times annonçait que ses archives étaient accessibles gratuitement pour la période de 1987 à nos jours, pour celle de 1851 à 1922 (la période 1923 à 1986 est en partie payante) [1].

Le 26 juin 2008, The Times a annoncé que toutes ses archives du 1er janvier 1785 au 31 décembre 1985 sont disponibles, soit deux siècles d'articles. L'enregistrement est nécessaire, la décision n'est pas définitive [2].

Et Les Formats (ELF) ? Réponse de The Times [3] : l'article est proposé en tant qu'image de la page où il était originellement imprimé, avec une version au format texte proposé après le travail automatique (pas de relecture pour corriger) d'un OCR.

Donc les formats image et texte brut (2 formats ouverts) comme formats numériques, face au format papier d'origine.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 27 juin 2007 : 1 article (La reprise de l'existant et CIPISI)
  • le mardi 27 juin 2006 : 1 article (Nouvelle liste de conférenciers du thème « Standards Ouverts - Interopérabilité »)
  • le lundi 27 juin 2005 : 1 article (Textes importants (mais au format crypté) pour des formats fermés)

Le timbre se fait un film (mais pas vraiment un site Web)

Salon du timbre 2008 : un site Web au format Flash

Planète timbre est le titre du Salon du timbre qui se tient du 14 au 22 juin 2008 au Parc Floral de Paris [1]. Cette manifestation annuelle (fin février en 2006) est notamment annoncée sur des affiches (format papier) et dans les pages de la presse (papier) : elle est lisible par toutes et par tous.

En revanche, pour le site Web du salon, place au film plutôt qu'aux pages. En effet tout le contenu assez riche (Les grandes découvertes, L'imprimerie, Les dieux du stade,...) et pratique (conditions d'accès, animations,...) est au format Flash.

Ainsi le site n'est-il constitué que d'une seule animation qui défile horizontalement, avec un curseur disponible et même avec Rembobiner disponible avec le clic droit. Cela est plutôt dynamique avec le logiciel de lecture Flash.

Mais sans lecteur Flash, aucune information : cela signifie aussi aucune indexation du détail de ces informations qui n'existent donc pas pour les sites de recherche, et aucune accessibilité. Alors que les pages Web aux standards ouverts du Web (HTML, XHTML, CSS) sont elles disponibles dans tout navigateur moderne et sont accessibles aux personnes, handicapées ou pas.

Il faut tout de même signaler 3 points plus positifs :

  • dans le titre du salon, le E (majuscule) est joliment accentué par une apostrophe ;
  • aucune mention d'autorisation écrite préalable pour établir un lien hypertexte vers le site ;
  • la page d'erreur (404 page non trouvée) indique : Apache-AdvancedExtranetServer/2.0.53 (Mandrakelinux/PREFORK-9mdk) mod_ssl/2.0.53 OpenSSL/0.9.7e PHP/4.3.10 Server at www.salondutimbre.fr Port 80. Cela signifie que les technologies (PHP, OpenSSL) et les logiciels (Mandriva, Apache) utilisés sont ouverts (mais pas le Flash).

Peut-être y aura-t-il une version double en 2009, avec un timbre au format HTML et au format Flash.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 9 juin 2007 : 1 article (La liste des États favorables aux formats ouverts diminue, car...)
  • le vendredi 9 juin 2006 : 1 article (Quand Le Monde parle bien de la HD, en mal)
  • le jeudi 9 juin 2005 : 1 article (6 juin : Intel débarque au format de la pomme, partie 1)

Le SVG expliqué

Un article papier à signaler

Le SVG, Scalable Vector Graphics, est un format ouvert de type XML, développé par le W3C et qui concerne le domaine graphique, fixe ou animé [1].

Le numéro 47 du magazine Linux Pratique propose un article [2] de 4 pages pour expliquer clairement, code à l'appui, ce qu'est le SVG et comment il fonctionne (du simple texte dans un navigateur, comme le HTML). Il permet de faire ses premiers pas. La deuxième partie de l'article traitera du SVG dynamique.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 6 juin 2007 : 1 article (Préservation et conservation des films de cinéma)
  • le mardi 6 juin 2006 : 2 articles (RMLL 2006, Standards ouverts - Interopérabilité : conférenciers ; 6 juin 2006 : l'article sur les formats de date... qui revient tous les 1 an 1 mois et 1 jour !)
  • le lundi 6 juin 2005 : 1 article (Quand l'hébergeur va mal, Formats-Ouverts.org va mal)

Le JO en version électronique authentifiée

Et de 4 ans !

Le billet d'avion au format électronique a 0 an depuis le 1er juin. Le JO a lui 4 ans depuis cette même date.

En effet, le Journal officiel de la République française [1], JO au format abrégé, est disponible en ligne depuis le 1er juin 2004 avec sa version électronique qui fait autant foi que la version papier.

Le format des JO en ligne est le PDF, un format ouvert. Quant à l'authenticité, elle est garantie par une signature qu'il est possible de vérifier avec un logiciel utilisant la techhnologie Active X (propre qu'à Windows) ou avec Java (utilisable avec Windows, Mac OS X et Linux) [2].

Ce principe d'authenticité et donc de preuve est aussi celui qui a conduit la Chambre des Notaires de Paris à lancer un Service Notarial de Dépôt Électronique.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Billet d'avion au format électronique, année 0

Adieu ticket papier et bonjour ticket électronique

Le 22 février était annoncé le compte à rebours des 100 derniers jours du billet d'avion papier avant l'arrivée ticket électronique (Electronic Ticket, ET, au format anglais et abrégé).

Depuis le 1er juin 2008, c'est donc le format numérique qui remplace officiellement le support papier [1]. Cela soulève des questions (classiques) liées au format :

  • le format utilisé est-il justement ouvert ou pas ?
  • qu'en est-il de l'archivage de ces billets ?
  • qu'en est-il pour ce billet électronique (qui n'est pas totalement dématérialisé car il est toujours stocké sur un support) de son intégration dans la chaîne de traitement et de l'interopérabilité : y a-t-il un seul workflow sachant le traiter ou une concurrence entre différentes solutions ?
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le lundi 4 juin 2007 : 1 article (Conférence à Lille)
  • le dimanche 4 juin 2006 : 1 article (« L'interopérabilité en soutien de l'administration électronique »)
  • le samedi 4 juin 2005 : aucun article en date du 4 juin 2005 et donc rien à l'adresse http://formats-ouverts.org/blog/2005/06/04

Le format 4

Après la suite de la suite en 2007, voici la suite de la suite de la suite en 2008

L'année 2007 a été celles des titres au format 3, au cinéma (Spider-Man 3, Shrek le troisième,...) comme dans les jeux video (Halo 3), un format ouvert.

L'année 2008 semble être celle des écritures au format 4 (chiffre indiqué ou pas) :

  • le film Rambo 4, John Rambo (janvier) ;
  • le jeu GTA IV (avril) ;
  • le film Indiana Jones 4, ou plus exactement Indiana Jones et le Temple Royaume du Crâne de Cristal (mai) ;
  • MGS 4, autre jeu video (MetaLGearSoLid4: Guns of the Patriots, avec la forme typographique proche du L et du 4 mise en avant, mais uniquement au format Playstation 3) (juin).

On peut ajouter l'annonce du début du développement du jeu Doom 4 (et même les 4 ans de Formats-Ouverts.org en juillet !).

Enfin, autre format d'écriture pour 2008, moins évident : 2k8 comme dans les titres NHL 2k8 et NBA 2k8, deux jeux video (le k de kilo- pour 1000).

Sources et liens :
  • En 2008, pour l'été, le jeu Seul dans le noir (Alone in the Dark) en est à 5, les films la Momie en est à 3 et l'Homme Chauve-Souris (Batman) à plus de 4 ; en fin d'année, les films Harry (Potter) en est à 5 et James (Bond) à 22 !
  • Pour le jeu video Duke Nukem 4, annoncé en 1997 et (un peu) montré en 1998, l'année 2008 serait donc vraiment favorable à sa sortie... (page Duke Nukem Forever, en anglais, http://www.3drealms.com/duke4/)
Et sur Formats-Ouverts.org :

Certains chemins ne doivent pas mener à...

Ce texte est court et condensé pour ne pas sembler trop insister et pour respecter la volonté de discrétion de ce site officiel qui ne veut pas (eux) facilement de visiteurs grâce aux liens hypertextes : « De même tous liens hypertextes visant ce site sont soumis à autorisation préalable. » On pourrait avancer que les liens sont ouverts et à la base du Web, que le type d'autorisation préalable n'est pas précisé (orale, écrite sur papier, électronique, de fait, autres ?) ni le moyen de l'obtenir. Mais fi de cela, ce site ne concerne pas la communication ni les écrans : le site officiel du Festival de Cannes. (Source : http://www.festival-cannes.fr/fr/footer/55888.html)

Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le dimanche 27 mai 2007 : 1 article (Le nouveau gouvernement : en Flash, en texte et en PDF)
  • le samedi 27 mai 2006 : 1 article (Les formats ouverts, les logiciels libres et la documentation : conférences ADNX)
  • le vendredi 27 mai 2005 : 1 article (Déclaration ministérielle : l'interopérabilité est fondamentale pour l'administration)

Sinus en test

Un code-barres pour les secours

Sinus est le Système d'information numérique unique standardisé. Un système destiné aux victimes et aux secours, qui a été testé lors d'une simulation d'attentat le mercredi 14 mai à Paris.

Finies les listes de noms écrites sur un bout de papier. Tout est entré sur un ordinateur puis transmis au poste de commandement, soit par le réseau 3G, soit par une clé USB si les communications sont coupées. [1]

Et Le Format de ce sytème standardisé ? Ouvert ou fermé ? Un seul type de logiciels sur un seul système d'exploitation ? Ou alors indépendance vis-à-vis des outils ?

Sources et liens :
  • [1] Article Les victimes passées au code-barres, de Carole Bianchi, 20Minutes.fr, le 16 mai 2008
Et sur Formats-Ouverts.org :

De passage en Suisse

Les LinuxDays 2008 à Genève

Le mercredi 21 et jeudi 22 mai 2008 se tenait la 4e édition des LinuxDays [1] à Genève, en Suisse. Comme en 2007, je suis intervenu :

Utilisez des formats ouverts, les clés du monde numérique ! Les formats sont omniprésents dans le monde du numérique : musique,Web, télévision, bureautique, courriels... mais seuls les formats ouverts apportent suffisamment de garanties.

C'était le mercredi 21 mai en fin d'après-midi (mais sans trop d'annonce sur Formats-Ouverts.org, cela s'étant décidé presque au dernier moment). En revanche une annonce était en ligne sur le site de la manifestation et sur le programme disponible sur place (au format papier).

Une exclusivité en quelque sorte pour les personnes présentes (avec un problème de câble au début de la conférence, illustration du problème des formats de prises...). Il fut aussi question du format des mots croisés de Swisslinux [2] (et des sudoku) et aussi de ceux dans les distributions présentes, notamment Debian, Ubuntu ou OpenBSD [3].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Imaginons... une mémoire sans papier

Conférences à Lyon autour d'une exposition

Imaginons... une mémoire sans papier : tel est le titre de l'exposition [1] qui se tient du 8 avril au 26 juillet 2008 à Lyon et Villeurbanne. Et le jeudi 5 et vendredi 6 juin 2008 se tiennent des conférences dans ce cadre, avec notre monde du tout numérique en question.



J'interviens le vendredi 6 juin matin (et j'y assiste la veille). Ces conférences comportent 2 parties :

  • le 5 juin après-midi aux Archives municipales de Lyon [2] : Les institutions patrimoniales face au défi de la conservation de la mémoire numérique ;
  • le 6 juin matin au RIZE, Centre mémoires et société de Villeurbanne [3] : Archiver, et après ? Quels usages pour la mémoire informatique de demain ?

Des structures comme l'INA (Institut national de l'audiovisuel), la BnF (Bibliothèque nationale de France) ou la DAF (Direction des Archives de France, Ministère de la Culture) traitent de leurs approches et de leurs réalisations.

Les sujets de l'archivage, de la conservation et de la pérennité numériques, comme le gigantesque thème du papier et les formats numériques (ouverts ou pas) sont au centre de la manifestation et de ces conférences. Si les yeux et les oreilles vous en disent !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mardi 22 mai 2007 : 1 article (L'art de dire les choses dans un format moins fort)
  • le lundi 22 mai 2006 : 1 article (Une déclaration importante de Microsoft : des précisions importantes)
  • le dimanche 22 mai 2005 : 1 article (Des myosotis pour être plus complet)

Vive le sténopé

Un procédé photographique

Sténopé : « œil étroit » d'après l'étymologie grecque ; pinhole, « trou d'épingle », en anglais (et Nadelloch en allemand).

Le 27 avril 2008, dernier dimanche d'avril, était la journée mondiale du sténopé, le Worldwide Pinhole Day [1].

Le principe : prendre des photos sur une pellicule argentique (ou du papier photographique) avec une boîte (d'allumette, de conserve, de chaussure) percée du minuscule trou qui donne son nom au procédé [2].

C'est tout.

Le principe le plus simple de la photo en action. Le format le plus rudimentaire, pour des photos à des formats différents. Avec le Faites le vous même en œuvre. Pas de mécanisme, pas d'optique. Et pas de numérique avec ses nombreux formats RAW fermés ou le DNG (ouvert).

Sources et liens :
  • Via l'article C'est dans la boîte de Thomas Bécard, page 106, Télérama n° 3044 du 17 au 23 mai 2008
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les liens vers le site du DCMI sont ouverts !

Un bel exemple du Dublin Core

Soyons positif : au lieu de relever ces sites demandant des autorisations préalables pour faire un lien hypertexte, en voici un qui n'en demande pas, et le dit clairement (à s'étonner du contraire).

Il s'agit du DCMI, le Dublin Core Metadata Initiative. « Le quoi ? Et ça fait quoi ? » vous dites-vous. C'est une des principales structures qui s'occupent des métadonnées, ces informations sur les données. Grâce à ces métadonnées, il est possible de retrouver des documents par auteur, date, sujet, mots clé (à condition de remplir ces renseignements). Et les métadonnées Dublin Core sont des formats ouverts.

Et pour le DCMI, les liens hypertextes sont naturels :

Puis-je faire un lien hypertexte vers le site du DCMI ?

Bien sûr. Les liens sont simplement des références à d'autres sites. Vous n'avez pas à demander de permission pour faire un lien vers ce site -- ou à tout autres sites. (FAQ Intellectual property, gras ajouté) [2]

Il est logiquement précisé qu'il ne faut pas mettre en place d'imbrications de pages, ni de présenter les pages comme étant d'une autre structure que le DCMI. Cela est normal. Les liens hypertextes le sont aussi, sans autorisation préalable.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le papyrus, le livre et le numérique

Le papyrus médical égyptien

Juin 2007 : le Ministère de la culture et de la communication annonce « l'acquisition par l'État pour le musée du Louvre d'un exceptionnel papyrus médical égyptien datant du Nouvel Empire grâce au mécénat du Groupe Ipsen. »

Il s'agit donc d'un document de plus de 2000 ans, au contenu déchiffré et sur un support utilisable malgré son très grand âge.

Le livre ancien

Mai 2008 : la librairie Sourget située à Chartres et spécialisée dans les livres rares, publie « une étude réalisée avec l’aide des services de la Banque Lazard », étude qui « est la première consacrée à l’évolution du prix réel des livres rares et précieux du XIXe siècle à nos jours. »

Indépendamment de l'aspect financier, le support de ces écrits est le livre papier, vieux de 100 à 300 ans, lisible sans besoin d'un appareil spécial et sans souci de format.

Et pour le numérique ?

Ces 2 exemples rappellent que le numérique soulève la question des formats :

  • le format des supports : avoir les appareils obligatoires pour lire ces supports et avoir des supports intègres ;
  • le format des fichiers : avoir les logiciels qui comprennent le format des fichiers, avec aussi le format du système de fichiers du support et celui de l'encodage des caractères des données : des formats ouverts ou fermés ?

C'est le sujet de l'archivage et de la conservation des données numériques qui se pose.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des articles de mai 2008

Les 32 articles publiés en mai

1 dans Table des articles, 1 dans Vie du site, 7 dans Web, 13 dans Général, 4 dans Manifestations, 4 dans Conférence, 1 dans Citation à relever, 1 dans Non-électronique

Et sur Formats-Ouverts.org :
  • Table des articles de mai 2007 (32 articles)
  • Table des articles de mai 2006 (32 articles)
  • Table des articles de mai 2005 (34 articles)

Le 16/9, ANPSEDIC, La Consolante et le piège 4

France 2 au format 16/9

Le 7 avril 2008, France 2 est passée au format 16/9 pour toutes ses émissions de télévision, au lieu du 4/3 qui était la norme utilisée. La suite sera la HD (High Definition, Haute Définition) à la place de la SD (Standard Definition, Définition Standard).

Le format avec l'ANPE et les ASSEDIC

ANPSEDIC est le nom d'un logiciel de gestion des démarches de recherche d'emploi, qui était mis à la disposition de tous par son auteur, Sébastien Bourgasser (qui n'en vivait pas, qui le faisait bénévolement). Mais avec ce format de nom, il y a contrefaçon des marques ANPE et ASSEDIC, qui sont déposées dans la catégorie conception et développement d'ordinateurs et de logiciels. Conclusion : mise en demeure de cesser de distribuer ce logiciel, qui est retiré. Une histoire édifiante relatée brillament par Maître Éolas.

Du papier, pas d'interview, mais des courriers au format électronique

Anna Gavalda a publié en mars son roman La Consolante (au format papier, éditions le dilletante) à près de 300 000 exemplaires. Quant à la promotion du livre, elle privilégie les rencontres dans les librairies et ne donne pas d'interview, mais a annoncé répondre aux courriers électroniques (formats txt ou HTML, ils sont ouverts).

Micro Hebdo : « les formats exotiques »

Les erreurs à ne plus commettre sur Internet : tel est le titre d'un article de Micro Hebdo. Avec cette question à propos du destinataire des fichiers joints aux courriels : « Mais êtes-vous sûr qu'il pourra lire ce document ? ». Seuls les formats les plus répandus sont cités (en opposition aux « exotiques »), ce qui ne signifie pas des formats ouverts, ni une langue numérique comprise par l'ordinateur du destinataire (problème des versions d'un même format...).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Annonce d'un format ouvert pour le cinéma

Voici CinemaDNG, lancé par Adobe

En septembre 2004 Adobe a lancé DNG, Digital Negative [1], pour la photo numérique : un format ouvert (utilisé par exemple par Leica) pour ne pas dépendre des formats fermés RAW propres à chaque fabricant de matériel.

Le 14 avril 2008, Adobe a annoncé le lancement de CinemaDNG pour le cinéma numérique : un format ouvert destiné aux fichiers numériques de cinéma. CinemaDNG s'inscrit dans la continuité de DNG. Le communiqué de presse d'Adobe [2] insiste beaucoup sur l'aspect ouvert du format, mentionné près de 10 fois en plus du titre, comme :

« le développement d'un standard ouvert, public et durable qui peut être adopté par toute la chaîne de production »

DNG, « un format de fichier ouvert et publiquement documenté »

« des formats ouverts interchangeables »

Avec l'objectif d'éviter un danger, « La prolifération de formats de fichiers brut disparates et propres aux vendeurs », ce qui « a le potentiel de réduire les avantages du cinéma numérique. » Avec aussi des avantages pour les créateurs de film, les fabricants de matériel et les développeurs de logiciels, car avec un format ouvert il n'y plus d'incompatibilité des fichiers avec les appareils et les logiciels.

Autres articles à propos de cinéma et des formats :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le premier format numérique sur les supports

Les systèmes de fichiers

formaté en FAT 16, FAT 32, NTFS, HFS, HFS+, ext2, ext3

Il s'agit des différents types de formatage utilisés pour les disques durs, les clés USB, les disquettes et autres supports numériques : c'est le système de fichiers [1] employé pour « formater » les supports.

Le système de fichiers est le premier format numérique présent sur les supports : s'il n'est pas connu par le système d'exploitation, le support sera illisible, même dans un lecteur en marche, sans même arriver aux formats fichiers (ouverts ou pas).

Et dans le monde des systèmes d'exploitation, certains font preuve d'ouverture (en en reconnaissant un nombre important, y compris autres que le leur), et d'autres moins. Avec aussi des systèmes de fichiers qui ont un format ouvert, notamment sans limite d'utilisation ni royalties à payer.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 14 avril 2007 : 1 article (Sainte Ida, le vendredi 13, avec 2 formats symboliques : le format papier et le format XML)
  • le vendredi 14 avril 2006 : 1 article (Cachons ces informations que les autres ne sauraient voir : les connaissances sur le H5N1)
  • le jeudi 14 avril 2005 : 1 article (13 avril, le jour d'IDA)

Les formats des cartes (mémoire)

La guerre des différents formats physiques des (petits) supports de stockage numérique

Les constructeurs se sont engouffrés sur le marché, mais faute de norme, la bataille commerciale s'est traduite par une multiplication des formats.

Telle est la constatation logique de l'article publié par ZDNet.fr [1] à propos des différents modèles de cartes mémoire : elles ont des dimensions physiques variables, très souvent incompatibles et non interchangeables. Une guerre des formats au niveau des supports... avant même les formats ouverts (ou pas) des données.

L'article propose 8 photos, un premier tableau détaillé sur les différents formats, intitulé « Une histoire de formats », et un second sur les différentes utilisations de ces supports de stockage numérique : téléphones portables, baladeurs audio et video, appareils photo, assistants personnels, caméscopes.

Domaines numériques ou pas, les formats physiques sont les premiers auxquels nous sommes confrontés : la guerre des dimensions s'y déroule tout autant pour les rasoirs à lames jetables (depuis très longtemps), pour les capsules de café, pour les distributeurs de papier (ou de savon), ou pour les fûts à bière. Sans oublier les formats des prises des câbles et les appareils pour utiliser ces supports (sans les avoir détruits).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Polaroid traditionnel, c'est fini

Le format des pellicules des appareils Polaroïd est arrêté

Les photos Polaroid [1] sont sur support papier et elles sont lisibles sans logiciel ni appareil de lecture : il n'est donc pas question de problèmes des formats fermés à propos des informations créées (ni d'interopérabilité impossible, ni d'archivage électronique compromis).

En revanche les photos instantanées obtenues avec les appareils Polaroid proviennent de pellicules argentiques fabriquées par la société Polaroid. Que se passe-il quand cette fabrication, qui était seulement entre les mains de Polaroïd, cesse ? Fin des pellicules au format Polaroid = fin des photos Polaroïd (un peu comme pour les capsules de café aux formats peu ouverts).

C'est ce que Polaroid a annoncé le 28 février 2008 [2] dans un paragraphe de son communiqué de presse (qui ne concernait pas ce sujet au format négatif) :

En début de mois, des responsables de l'entreprise ont annoncé que la populatité grandissante de la photo numérique amène Polaroid à prévoir la fin des films instantanés traditionnels dans tous les formats et dans toutes les tailles. Même si l'entreprise va cesser la fabrication au cours de cette année 2008, les films instantanés sont prévus pour être disponibles en 2009.

Le patrimoine photographique Polaroid demeure disponible, mais son enrichissement va cesser, les appareils vont rester vides.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 7 avril 2007 : 1 article (Symposium international à la BnF : Le numérique, de la production à la pérennisation)
  • le vendredi 7 avril 2006 : 1 article (Thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » aux RMLL 2006)
  • le jeudi 7 avril 2005 : 1 article (Et les formats en Australie)

L'OTAN et les formats

Les forces militaires alliées du Traité de l'Atlantique Nord et les formats

Du du 2 au 4 avril 2008 se tient le Sommet de l’OTAN [1], à Bucarest en Roumanie [2]. Et Les Formats ?

En effet, comme toutes les structures militaires ou civiles, le numérique est présent, au niveau administratif comme au niveau opérationnel : la bureautique et les communications sont par exemple directement concernés.

Pour ce qui est du travail en interne, voici ce qu'indique la fiche de poste [3] des secrétaires/d'assistant(e)s au siège de l'OTAN en secrétariat international du Service du recrutement :

[passer] un test de connaissances en informatique (WORD, PowerPoint et Excel) (90 minutes)

[savoir] dactylographier et mettre en forme [...] au moyen des logiciels communément utilisés à l'OTAN (Word, PowerPoint, Excel, etc.)

Les formats des documents générés (dont « les mémorandums et des notes d’accompagnement des documents ») sont sans doute ceux propres aux logiciels, donc plutôt fermés. Il y a bien le « etc. » dans le second extrait, mais il pourrait s'agir de Outlook... même si le courrier électronique n'est pas mentionné dans le descriptif du poste.

En faveur des formats ouverts, il y a bien « tenir à jour un système d’archivage bien structuré, tant sur papier que sous forme électronique » avec l'archivage électronique.

Cependant, dans ce secteur stratégique, il y a aussi une guerre des formats : lesquels utiliser, et aussi quels logiciels employer ? Les enjeux sont capitaux : les formats et les protocoles utilisés seront ceux exigibles des partenaires... L'exemple du porte avion français rappelle ce rôle capital des formats, et bien plus encore si on les considère tout simplement comme des munitions.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

1500 articles, et un nouveau format en vue

Document Freedom Day le 26 mars 2008 Le 26 mars 2008 (un mercredi) est la première édition du Document Freedom Day.

C'est aussi la date pour ces lignes qui forment le 1 500e article de Formats-Ouverts.org (FOo) : un numéro un peu symbolique. Sans renouveller le « trio du millième » (les 999e, 1000e et 1001e articles en décembre 2006), voici tout de même une petite annonce à cette occasion.

Un nouveau format est en vue pour Formats-Ouverts.org : le livre. En effet, depuis le 1er juillet 2004 le site ne propose « que » des articles en ligne (ou sur papier) et aussi des conférences, des tables rondes ou des cours (format oral), avec parfois des chats (ÉOF, 20Minutes).

Le livre (son titre définitif n'est pas encore arrêté) va traiter du sujet capital des standards ouverts, mais pas uniquement sous l'angle de l'actualité (comme principalement sur le site), avec une approche liée à ce format d'un point de vue de la structure comme de la rédaction (les pages, parties, annexes, glossaire,...). Le principe des formats ouverts se retrouvera aussi à 3 niveaux :

  • pour la chaîne de production (les logiciels utilisés, les formats des fichiers de données) ;
  • pour la disponibilité (format papier et en ligne) ;
  • pour les aspects juridiques de l'édition (la licence).

Rendez-vous... quand ce sera prêt !, comme on dit (dans 100 articles ? dans 6 mois ? en décembre ?... je ne sais exactement) car l'écriture prend du temps (s'il y a des idées, ne pas hésiter), avant de pouvoir publier ici le faire part de naissance (un autre format d'écriture). Précisions :

  • ceci n'est pas un buzz ni du teasing marketing (comme on dit parfois), mais bien plus une officialisation du travail en cours ;
  • In Libro Veritas (ILV, http://www.inlibroveritas.net) est le nom de l'éditeur ;
  • cette annonce a été faite en avant première aux personnes présentes lors de la conférence à Digne-les-Bains le samedi 22 mars après-midi.
Les précédents articles à chiffres ronds sur Formats-Ouverts.org :
  • le 1400e, Le conte du parapheur, décembre 2007 ;
  • le 1300e, Appel à commentaires, septembre 2007 ;
  • le 1200e, Prisonnier d'un fût, juin 2007 ;
  • le 1100e, Le HTML : format ouvert et nerf du Web, mars 2007.
Et sur Formats-Ouverts.org :

Notules du Salon du Livre 2008

Site Web

Il existe, il est en Flash (donc il n'existe pas pour les moteurs de recherche) [1]. Il ne veut pas de lien vers lui sans autorisation préalable (donc pas de lien, pas de visite).

Support papier

Dans le programme du salon (en papier), le numérique est présent. Et à l'entrée du salon, une brochure (papier) est proposée avec un parcours de visite à thème : « Le parcours numérique » qui propose « Un voyage dans l'univers numérique » au travers de 4 « Spot » (numétotés #1 à #4, format anglo-saxon, au lieu de n°1 à n°4) et de conférences. Pour ces documents, interopérabilité parfaite.

Les conférences

Le lundi 17 mars est la journée des professionnels, avec notamment la conférence Quels formats numériques pour quelle chaîne numérique, pendant 1h30. Mobipocket et Adobe PDF, avec les métadonnées sont les formats cités dans la présentation. Ouverts ou fermés, telle est toujours la question.

Les stands

Sur ceux des éditeurs, petits ou grands, c'est le format papier du livre qui règne. Pas de stand Google cette année. Le livre électronique avec le papier électronique sont aussi présents. Quant au stand de la BnF, il met en avant la bibliothèque numérique Gallica 2 [2], un de ses 3 chantiers.

Autres articles de Formats-Ouverts.org sur le Salon du Livre :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Notules du 20 mars

24h de langue française

Le 20 mars est la Journée internationale de la Francophonie, avec son site Web et ses manifestations, et la langue française à l'honneur : http://20mars.francophonie.org/ (les archives sont aussi en ligne depuis l'édition 2001).

Un nouveau site pour les termes en français

FranceTerme est le nom du site Web lancé par le Ministère de la Culture et de la Communication à propos des termes au format français : http://franceterme.culture.fr/ (format d'adresse assez logique).

Facebook en français

« Facebook est un réseau social qui vous relie à ceux qui comptent pour vous. » : il est désormais disponible en français (pour ma part, ceux qui comptent pour moi ont mes coordonnées, et inversement ; quant aux outils de réseau pour rentrer en contact, comme les courriels ou son site Web, c'est en ligne et il est possible de me contacter sans utiliser un site dédié). Site : http://fr.facebook.com/ (format d'adresse assez logique).

Déjà 12 ans de RTC

Depuis le mardi 19 mars 1996, connexion à titre personnel au continent Internet, avec les protocoles du RTC (et chez le même FAI à « 77 mois par mois hors prix des communications téléphoniques »... : les formats des abonnements ont bien changé, mais il est toujours plus facile pour se connecter de trouver une simple prise téléphonique qu'un boitier ADSL ou du Wifi ouvert).

Un cours à Lille

Je suis intervenu le 19 mars après-midi pendant 3 heures devant une vingtaine d'étudiants de licence à l'Université des Sciences et Technologies de Lille. Avec comme support le format tableau blanc et un schéma papier (carte heuristique).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Rapport Attali et standards ouverts

Les 300 mesures (qui sont 316) et les formats

Fin janvier 2008, le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française [1], présidée par Jacques Attali et aussi appelée Commission Attali, a remis son rapport au Président de la République.

Le document existe en 2 formats :

  • numérique, format ouvert PDF, en ligne sur le site de la commission, au titre de Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française [2] ;
  • papier, édité par XO éditions et La Documentation française, avec comme titre 300 décisions pour changer la France [3].

Les mesures préconisées sont au nombre de 316, mais 300 est un format plus rond et mieux adapté pour un titre (il y aurait eu un clin d'œil mathématique si le nombre avait été 314, et encore mieux, avec une publication le 3/14 , le 14 mars au format anglo-saxon ; mais ces 316 propositions n'ont pas été publiées le 16 mars (3/16), ni le 31/6 (qui n'existe pas), mais le 23 janvier).

Et pour ce qui est des standards ouverts, des formats ouverts, des protocoles ouverts ? Ces termes exacts n'y figurent pas. Mais la « Décision 58 » traite de l'interopérabilité avec le 3e point des actions :

Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels libres et les logiciels propriétaires, en priorité.

Ces normes ne sont pas forcément totalement ouvertes comme celles du W3C, mais peuvent être un bon point de départ. Les logiciels libres (qui ont des formats ouverts) sont l'objet de cette décision 58.

Enfin, la « Décision 246 » traite aussi d'interopérabilité dans l'administration électronique :

Assurer l’inter-opérabilité des systèmes informatiques et le partage des données des administrations publiques.

Cette interopérabilité passe par l'utilisation de standards ouverts, comme le RGI (dans son parapheur) le préconise par exemple. Le format DVB-H (fermé) et le protocole IPv6 (ouvert) sont aussi cités (décision 49 et 62). Les formats restent les clés du monde numérique.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le vendredi 16 mars 2007 : 1 article (Les widgets, le W3C et Netvibes contre les incompatibilités du Web)
  • le jeudi 16 mars 2006 : 2 articles (Francophonie, c'est parti ! Vos fichiers de bureautique sont aussi « protégés »)
  • le mercredi 16 mars 2005 : 1 article (La Présidence est accessible)

Vote électronique : un livre et une conférence

Une conférence (donc au format oral)

Le 27 mars 2008 de 18h30 à 20h se déroule une conférence dans le cadre du cycle Qu'en savez-vous vraiment ? organisé par le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers). Le sujet : Le vote électronique, avec comme sous-titre Peut-on faire confiance aux machines ? [1]

Les 2 participants sont Chantal Enguehard, enseignante-chercheuse (Laboratoire d'Informatique de Nantes Atlantique, LINA) et Olivier Lesobre, chef de service à la direction des relations avec les usagers (Commission nationale de l'informatique et des libertés, CNIL).

Un livre (aux formats papier et numérique)

Vote électronique : les boîtes noires de la démocratie [2] tel est le titre du livre écrit par les 2 journalistes Thierry Noisette et Perline, paru début février 2008 aux éditions In Libro Veritas [3].

Ce livre souligne, en le remettant dans son contexte historique et international, que le vote électronique n’est pas l’amélioration démocratique qu'ont vendue des docteurs Folamour de l'administration et des marchands de machines de vote.

Les problèmes soulevés par le format électronique du vote (que ce soit pour les pieds, le côté fermé ou autres) y sont développés (et bien plus) tout au long des pages. Le livre existe en 2 formats ouverts que sont le classique papier et la version électronique (en PDF).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 15 mars 2007 : 1 article (Les liens autorisés pour 2 sites récents)
  • le mercredi 15 mars 2006 : 2 articles (C'est votre première visite ? L'Assemblée nationale, le lieu central sur les formats et l'interopérabilité)
  • le mardi 15 mars 2005 : 1 article (L'Assemblée nationale, le lieu central sur les formats et l'interopérabilité)

Il n'y avait pas de machine

Sur les écrans de télé, pour les principaux responsables, pas de machine à voter

« La pose du bulletin » : tel pourrait être le nom de l'instant de pause où les responsables politiques s'immobilisent, l'enveloppe de vote à la main, le sourire aux lèvres, regardant caméras et appareils photo, juste avant de glisser ladite enveloppe au bulletin dans l'urne transparente.

Par chance pour la communication des responsables des partis politiques et des membres du gouvernement, ils ont voté avec un bulletin papier lors des élections du 9 mars 2008 : pas de machine à voter. La presse et la télé les ont presque tous montrés, avec la pose du bulletin à la clé.

Car avec une machine à voter électroniquement, pour les images, ce n'est que les pieds !

C'est en effet la seule partie du corps visible, et impossible de faire mieux, le rideau cachant le votant devant l'écran. Catastrophe pour les images à montrer...

Bien sûr, il y a aussi le fait que le vote électronique n'est pas vérifiable par un enfant de 10 ans, au contraire du vote papier, un format ouvert. Mais pour la com', ce n'est pas ce qui compte (mais cela est un argument sans doute plus important encore).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Transport aérien : bientôt 100% de ET

En juin 2008, normalement, que des ET...

Il reste moins de 100 jours avant le « 100% ET » ! Telle est l'accroche de l'annonce publiée le 22 février 2008 [1].

« ET » ? Le E.T. de Steven Spielberg pour Extra-Terrestre ou Extra-Terrestrian ? Non, le T est celui de Ticket (en anglais comme en français) et le E est celui de Electronic, comme dans le eBusiness ou l'email (qui se traduisent par commerce électronique et par courriel). Il s'agit donc du Electronic Ticket, et en français du Billet Électronique, le BÉ.

C'est l'International Air Transport Association (IATA) [2] qui a annoncé le 22 février (un vendredi) qu'il ne restait plus que 100 jours avant le passage au 100% billet électronique prévu le 1er juin 2008.

Ticket électronique (ou billet au format numérique), que cela signifie-t-il ? Le communiqué de presse est intitulé « Compte à rebours pour le dernier billet papier ». Donc une fin annoncée du support papier.

Le texte ne parle pas de dématérialisation, car ce ticket sera stocké sur un support matériel sous forme d'un fichier numérique qui pourra être sur le disque dur d'un ordinateur, d'un agenda électronique ou d'un téléphone portable, sur la mémoire flash d'une clé USB ou d'un balladeur, ou encore sur sur une puce électronique.

A priori ce serait un fichier texte, donc à un format ouvert, qui ne nécessitera pas de logiciel spécial, hors sa messagerie (si envoi par courriel) ou un traitement de texte (ou un éditeur de texte). Sauf si le format PDF était retenu, mais il est ouvert.

Cependant, pour utiliser ce fichier, il faudra sans doute ses références : si elles sont imprimées ou (pire !) si on les écrit sur un papier (de son carnet, de son dossier, de son agenda), cela sera sans doute suffisant pour Simplifier les affaires (c'est le nom du programme de l'IATA à propos du billet électronique) : en fait, plus de papier édité par les compagnies aériennes, mais pour le voyageur peut-être toujours un peu de format papier.

(N'imaginons pas l'ordinateur, le PDA ou le téléphone à court de batterie et qui contient le billet... sans parler de pannes électriques ou informatiques dans les aérogares. Et pour les archives de billets d'avion, impression papier).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le vendredi 9 mars 2007 : 1 article (HD Photo, nouveau format de Microsoft)
  • le jeudi 9 mars 2006 : 2 articles (L'Australie, les DRM et le rapport coup de tonnerre ; Je veux le DRM mais pas les DRM ni le DRM)
  • le mercredi 9 mars 2005 : 2 articles (Une conférence, deux fois, à Troyes ; Sous le capot, des formats bien fermés)

Le parapheur électronique

Le format électronique appliqué au parapheur

Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale du Nord (CDGFPT du Nord) et l’ADULLACT (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour l'Administration et les Collectivités Territoriales) [1] ont annoncé :

  • web-delib, un logiciel de gestion des délibérations ;
  • le i-Parapheur, un logiciel de parapheur électronique [2].

Ces deux outils sont développés en logiciel libre (donc un format ouvert des coulisses). Peut-être le suivi électronique des documents de ce parapheur au format électronique écourtera les délais du parapheur papier du RGI ou celui du décret accessibilité.

Des travaux portant sur l’archivage électronique sont aussi annoncés : les formats ouverts sont là aussi directement concernés.

Sources et liens :

Le 29 février : une date particulière

Le calendrier et les formats (et une unité nouvelle et ouverte pour compter)

C'est le premier 29 février sur Formats-Ouverts.org (FOo) ! Que la date soit écrite au format lettres ou chiffres (comme 29/02, 29-02, 29.02 voire 2902 ; et c'est /2008/02/29/ pour la fin de l'URL sur FOo).

Il y a eu toutes les autres dates de l'année depuis l'été 2004, particulières ou pas :

Mais encore jamais pour FOo cet auguste (qui est aussi le saint du jour) 366e jour d'une année bissextile placé le 29e jour de février (qui en fait le 60e jour de l'année).

Et si ce jour particulier devenait une nouvelle unité de mesure ? D'ailleurs les personnes (ou les journaux comme Mon petit quotidien ou La Bougie du sapeur [1]) nés un 29 février fêtent réellement que peu d'anniversaires. Voici donc le 29-février, une unité connue, comme le 4,9-milliards-d'euros. Comptons ainsi :

  • FOo a donc 1 29-février ;
  • lectrice ou lecteur, vous avez connu entre 1 et 25 29-février ;
  • le XML a 3 29-février, Thriller en a 7, le format CD audio en a 7.

Utiliser une échelle en 29-février permet aussi d'appréhender les choses autrement : quoi de neuf depuis le dernier ? que se passait-il lors du dernier, d'un point de vue personnel ou pas ? (Il pourrait y avoir aussi une photo prise chaque 29 février à midi, ou une rétrospective entre les deux 29 février successifs).

Et puis, il y a les collectionneurs : un ou plusieurs journaux (format papier) datés de chacun de ses 29-février est moins volumineux à archiver.

Très bon 29 février ; et le prochain sera dans une olympiade, soit 4 ans (!), en 2012, qui sera aussi la dernière année à donner des dates à triplets, en l'occurence le 121212 (mais le prochain vendredi 29 février ne reviendra qu'en 2036, alors que le précédent était en 1980...).

Sources et liens :
  • Cet article du 29 février sur le 29 février comporte plus de 29 dates.
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • pas de 29 février en 2007, ni en 2006, ni en 2005 donc pas d'article
  • le dimanche 29 février 2004 : pas de Formats-Ouverts.org (même si l'idée avançait)

Notules du 28 février

Amaya 10 : le navigateur Web (et aussi éditeur de nombreux formats ouverts) du W3C est disponible en version 10 depuis le 26 février 2008 (version précédente : la 9.55 le 10 juillet 2007).

There will be blood (traduction possible : ça va saigner) : est-ce à propos de Genève où se tient la réunion de l'ISO ? Non, c'est le titre du film sorti en France le 27 février (Oscar du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis). Même si d'une certaine manière, cela pourrait être animé (au figuré).

Coupon mensuel magnétique Le coupon de Carte orange au format papier est au moins encore en vente aux guichets automatiques de la Gare de Lyon, et aussi aux guichets Banlieue (On sera sans doute les derniers à cesser d'en vendre, dixit la personne au guichet).

Logiciel Miro Rencontre jeudi soir 28 février avec Holmes Wilson du projet Miro. Il a été question de formats en video, mais pas seulement dans ce domaine.

Fin du navigateur Netscape Le 29 février 2008 est le dernier jour de support de Netscape 9.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Mais à quel Passe passer ?

Passe Navigo et Passe Navigo Découverte sont sur une carte

« Le 20 février » (2008, un mercredi) « le coupon magnétique disparaît dans cette gare » indiquent les affiches et les annonces audio : fin de la carte orange [1] sur support magnétique avec un coupon papier (cartonné). Mars 2008 est donc le premier mois à (carte à) puce généralisée pour les abonnements de transports (mais les tickets de métro en papier demeurent, vendus à l'unité ou par carnet - voir aussi la mise à jour en fin d'article).

Le format papier et magnétique, c'est du passé, il faut passer au passe Navigo [2], format électronique. Mais quel passe ? Il y en deux [3] :

  • le Passe Navigo : c'est celui dont la promotion est faite, un support avec carte à puce, avec logiquement un recensement des possesseurs de cette carte et aussi des fichiers de log (comme pour beaucoup d'autres outils ou services) ;
  • le Passe Navigo Découverte : mis en place en septembre 2007, il est la copie du coupon magnétique au sens où le numéro de la carte n'est pas enregistré en y associant un nom de titulaire, donc anonymat [4] (mais son prix est de 5 euros).

Dernière information obtenue à un guichet même de la RATP : payer les 5 euros en liquide (un format monétaire officiel) permet d'être sûr de ne pas avoir de nom associé avec le Passe Navigo Découverte délivré.

Mise à jour du 27 février : les coupons magnétiques de mars (mensuels et hebdomadaires) pour toutes les zones (1 à 6) sont encore délivrés à la gare de Lyon par les automates (gare en sous-sol des lignes 14, RER A, RER D).

Autres articles :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Livre numérique Gadget ou révolution ?

« Tout est parti d'un pari stupide et moderne à la fois : ... »

Le titre de cet article est celui de la couverture du Le Monde 2 du 15 février 2008 [1] ; le sous-titre est le début de l'article de Frédéric Potet (et le pari consiste ici à « : lire Guerre et Paix sur un téléphone portable ou sur un assistant personnel (PDA) ») [2].

Qui dit livre électronique (le support) dit bien sûr formats (pour les contenus). L'article, comme le dossier de 6 pages, en parle :

Promis à la dématérialisation, le livre est-il à l'aube d'une révolution comparable à celle qui vit le codex remplacer le rouleau ? Cette question en suppose quantité d'autres : [...] Comment rendre compatibles les différents formats existants (PDF, Mobipocket, ePub…) avec ces nouveaux périphériques de lecture ? (gras ajouté)

Il est aussi question du « format de texte dynamique » (pour agrandir ou pas), du format en tant que dimension et aussi des nombreux formats numériques :

  • le format image (livres numérisés avec scanner) ;
  • le format texte (le mode texte) ;
  • les formats PDF, PRC Mobipocket, HTML, ePub.

Le Kindle d'Amazon, le Librié de Sony et Les Echos sont aussi mentionnés. Le format HTML (cité) est un format ouvert, comme les formats OPS et OCF de l'IDFP (International Digital Publishing Forum).

Comme pour les DVD ou la musique, il y a une véritable bataille et même une guerre des formats (signalé par Livres Hebdo en décembre 2007).

Sources et liens :
  • [1] Livre numérique Gadget ou révolution ?, Le Monde 2, n°209, le 15 février 2008, 2,50 euros
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mardi 20 février 2007 : 1 article (C'est la guerre des formats, dit presque Microsoft)
  • le lundi 20 février 2006 : 1 article (Du nouveau depuis Standblog.org, Casualtek.com et Jerome.Colombain.com)
  • le dimanche 20 février 2005 : 2 articles (Les cartouches d'encre et leurs formats ; L'introduction de la partie interopérabilité et formats ouverts)

Agendas et formats

Pour les agendas, les formats sont légion

L'agenda est un outil de base très répandu, et les formats y sont nombreux.

Première question : agenda papier ou électronique ? Pour l'électronique, LA question qui se pose est bien sûr celle du format des informations : ne sont-elles utilisables qu'avec le logiciel proposé (sur l'ordinateur, sur le baladeur, sur le téléphone) ou ont-elles un format ouvert (comme iCalendar) qui permet d'être indépendant et de les contrôler ? Autre question, si l'agenda est en ligne : qui est derrière le site Web qui héberge les données, et avec quelle licence d'utilisation ?

Autre format, qui correspond à 2 débuts possible de l'année : la rentrée et janvier. Dans le premier cas, il s'agit de l'année scolaire et dans le second, de l'année civile. « Septembre à septembre ou janvier à janvier ? », telle est la question avec les 2 versions (formats) d'agenda qui existent, sans oublier les formats de présentation (une semaine sur 2 pages, une page par jour,...) et les formats physiques (de poche, de bureau, de ministre).

Et puis il y a des formats plus exotiques que l'année entière (scolaire ou civile) : il en est ainsi de l'agenda papier « 18 mois » qui va d'août 2007 à janvier 2009 proposé par Letts of London [1] et dont les derniers exemplaires sont écoulés en soldes.

Que ce soit pour la taille, pour la présentation générale ou pour la période couverte, ces formats sont ouverts (mais l'exacte disposition originale sur les pages ne l'est pas, car elle peut être protégée).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«La Joie par les livres rejoint la BnF»

Quand une bibliothèque en intègre une autre

Cela pourrait concerner l'intégration au sens informatique (avec des formats eux aussi intégrés...), ou une bibliothèque qui rejoint une des bibliothèques numériques (comme Google Books ou Europeana).

Il s'agit ici de la bibliothèque La Joie par les livres [1] qui rejoint la Bibliothèque nationale de France (BnF) :

Le conseil d'administration de la Bibliothèque nationale de France réuni le 25 octobre 2007 a approuvé l'intégration à la BnF des équipes et des activités de l'association « Les amis de la Joie par les livres », à compter du 1er janvier 2008. [2]

Donc, depuis le premier jour de 2008, c'est une très riche collection de littérature jeunesse (pas aussi connue que d'autre, comme la littérature policière) qui est venue enrichir la BnF. Des livres jeunesse au format papier (comme Oregon, mais pas l'État) qui s'ajoutent aux fonds (comme Harry Potter), mais avec quelques particularités comme les illustrations, la mise en page et les formats physiques (très variés, du tout petit ou très grand).

Si pour la BnF le records management et les métadonnées (partie du travail du TC 46 de l'ISO avec les archives , en utilisant des formats ouverts), sont parfaitement possibles pour ces nouveaux ouvrages, la numérisation dans le cadre des 3 chantiers numériques n'est pas aussi aisée, et ne restitue pas forcément l'originalité de ces livres, notamment les albums.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 10 janvier 2007 : 1 article (Le TC 46 de l'ISO : normalisation en bibliothèques, en sciences de l'information et pour les archives)
  • le mardi 10 janvier 2006 : 1 article (Un autre manuel pratique officiel qui traite des formats)
  • le lundi 10 janvier 2005 : 1 article (Manuel Les archives électroniques de Catherine Dhérent)

Offrir une box ?

C'est la guerre des box, pour les cadeaux aussi

Pour offrir, il peut y avoir les cadeaux, il peut y avoir les chèques et bons cadeaux (une monnaie papier propres à certaines enseignes) et il peut avoir les « box », appelés aussi boitiers ou coffrets...

Oubliez les « box » Internet (comme les Freebox, Livebox, Neufbox, Dartybox ou encore les 2 Alicebox et Club-Internetbox en voie de disparition) pour l'accès Internet en haut débit (et aussi pour la téléphonie et la télévision) via le protocole IP, un protocole ouvert.

Les box dont il s'agit ici sont :

  • les Thematic Cadeaux [1] ;
  • les Wonderbox [2] ;
  • les Smartbox, « le nouveau nom des Coffrets cadeaux Weekendesk » [3].

Ce sont les noms de 3 marques de coffrets cadeaux disponibles dans certains magasins. Il s'agit presque d'une monnaie battue par les enseignes pour offrir des séjours, expériences, découvertes.

Et comme les noms l'indiquent, box est le bon format à utiliser (même adopté il y a peu par le troisième). Et le mot box comme l'idée sont ouverts, utilisables par tous (mais pas de FOoBox à l'horizon !).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La reine Elizabeth II au format Flash

Allocution de la reine Elizabeth II sur YouTube

« The Christmas Broadcast, 2007 » : tel est le titre de la video de la reine Elizabeth II à l'occasion des fêtes de fin d'année 2007. Et cette video n'est pas disponible sur le site officiel de la monarchie britannique [1], mais sur le site YouTube où une page officielle a été créée, The royal channel [2].

Volonté d'avoir une visibilité importante ? Externalisation de la bande passante ? Peut-être. C'est aussi une reconnaissance pour YouTube, propriété de Google depuis octobre 2006 [3]. Et pour les formats, c'est de la video dans du Flash. Comme pour les vœux du Président de la République. Pas (encore) de format ouvert utilisé.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le triple bilan annuel du Nouvel An

Le 42e mois, l'année 2007 et les 3,5 ans de FOo

Voici un article copieux, mais pour commencer et avant tout, une excellente année à toutes et à tous, avec le meilleur pour vous à tous points de vue et le pire pour les formats fermés : qu'ils reculent, voire mieux, qu'ils disparaissent (mais c'est plus un vœu pieux).

Vous êtes curieux ? Vous êtes annonceur ? Vous suivez la vie de Formats-Ouverts.org (FOo) ? Vous aimez les dates particulières ? Alors les lignes et les chiffres ci-dessous vont vous intéresser !

Décembre 2007 : le 42e mois...

Oui, le mois numéro 42... [1] Et en décembre 2007, les indicateurs donnent :

  • une liste de 35 articles dont le 1400e ;
  • 65 005 visiteurs uniques ;
  • plus de 170 00 visites (172 476) ;
  • plus d'un demi-million de pages vues (503 433) ;
  • plus de 900 000 hits (914 934) ;
  • plus de 24 Go de bande passante (24,65).

Parmi les articles, 3 sujets furent plus particulièrement développés :

Le quintet gagnant de décembre est formé de :

  1. la TNT HD ;
  2. les écrans HD Ready et Full HD ;
  3. le Prisonnier d'une capsule ;
  4. HD Ready ou Full HD ;
  5. lecteur HD-DVD ou Blu-ray Disc ?
L'année 2007 : la troisième complète

Après 2005 et 2006, l'année 2007 est la troisième année civile complète, avec :

  • près de 800 000 visiteurs différents cumulés (784 454) ;
  • plus de 2 millions de visites (2 087 092) ;
  • plus de 6 millions de pages vues (6 064 313) ;
  • près de 9,5 millions hits (9 307 493) ;
  • et 319,73 Mo de bande passante.

Ces statistiques sont toutes meilleures qu'en 2006 ! Le palmarès des 5 articles les plus lus en 2007 :

  1. HD Ready et Full HD (plus de 26 000 lectures) ;
  2. la définition des standards ouverts (plus de 22 000) ;
  3. Prisonnier d'une capsule (plus de 15 000) ;
  4. écrans HD Ready et Full HD, (plus de 13 000) ;
  5. le câble HDMI (plus de 10 000).
Et les 3 ans et demi, puis 2008

Et pour finir, après 3 ans et demi (ou 7 semestres, si vous préférez cette unité), le compteur de FOo affiche :

  • 1405 articles, soit une moyenne de presque 33,5 par mois (ou près d'une centaine d'articles par trimestre) ;
  • 1998 commentaires et 158 trackbacks ;
  • un classement de 257e Blog High-Tech début 2008 selon le site Wikio.fr [2] (c'est un format absolu, car de manière relative, la question se pose sur combien de blogs évalués) ;
  • les 2 articles les plus lus : la définition des standards ouverts et Prisonnier d'une capsule.

Finalement, merci pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture, bonne diffusion et bonne utilisation. Vivent l'interopérabilité et les standards ouverts !

Et éventuellement rendez-vous de visu en 2008, par exemple à Paris le 17 janvier et au salon Solutions Linux du 29 au 31 [3]. En avant pour les 4 ans et pour 2008 ! (2008, avec son 366e jour le 29 février et son 20 août.)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le papier fait de la présence

Il est toujours là (Article écrit hors ligne entre Noël et Nouvel An)

L'ère est au numérique. Cela se voit en fin d'année dans les catalogues de cadeaux. Mais ces catalogues sont au format papier, avec parfois une version numérique sur le site de l'enseigne. Mais le papier demeure... et mieux encore, il fait fureur : outre les lettres au Père Noël et les chèques cadeaux, à lire les différentes pages des catalogues, on y trouve même les rubriques Papeterie, Carterie ou encore Loisirs créatifs, toutes basées sur des objets en papiers variés et à travailler (avec de nombreux formats).

Sans oublier les cartes de vœux, utilisées pour se démarquer du courriel, et autres agendas aux différents formats (et papiers ou couvertures) [1]. Avec eux, format ouvert et interopérabilité sont bien présents.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 28 décembre 2006 : 1 article (Consomag et les formats de la TVHD)
  • le mercredi 28 décembre 2005 : pas d'article
  • le mardi 28 décembre 2004 : pas d'article

Quel format pour écrire au père Noël ?

Les lettres au père Noël : encore et toujours le papier !

L'UPU, l'Union Postale Universelle [1], l'a annoncé dans un communiqué de presse une semaine avant le jour de Noël [2] : « Le Père Noël, un destinataire toujours plus populaire » avec plus de 6 millions de lettres.

A un moment où la lettre personnelle fait face à une forte concurrence des moyens de communication électroniques, les opérateurs postaux consultés indiquent que le nombre de lettres adressées au Père Noël ne cesse d’augmenter.

Facile à rédiger, personnelle car manuscrite, très peu technique avec juste un stylo et du papier, valable même avec une enveloppe non affranchie à l'adresse imprécise du Pôle Nord (ou d'ailleurs), sans besoin d'ordinateur, de logiciel, d'électricité ni de connexion, la lettre au père Noël (courte ou longue) reste donc utilisée et en tête au format papier (un format ouvert, et l'UPU veille à l'interopérabilité des systèmes postaux). Joyeux Noël à vous !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format des supports monétaires

Quelle diversité

Battre monnaie est un monopole des États : la monnaie d'un pays (ou d'un groupe de pays comme pour l'Euro) est réglementée par ses structures officielles, avec notamment la définition des supports : les billets (au format papier) ou les pièces.

Mais il n'y a peut-être pas autant de monopole du support, car des structures non étatiques proposent aussi des supports de monnaie :

  • des banques avec leurs chèques (autre format papier), qui sont agréées ;
  • des commerces avec les cartes de paiement électronique, comme Moneo (nouveau format de support qui peut se voir réclamer à la place des supports officiels) ;
  • de plus en plus de magasins et de chaînes de distribution avec leurs « chèques cadeaux » aux noms divers et variés.

Alors, pour les formats ouverts, une édition limitée de chèques cadeaux Formats-Ouverts.org pour offrir un abonnement au fil RSS et au site ? Inutile, c'est gratuit, comme toute la consultation du site et des archives depuis le 1er juillet 2004.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un dossier sur le livre électronique

Livre numérique, livre électronique, e-book, encre et papiers électroniques,...

Pour le livre électronique, le Kindle d'Amazon ou autre, le sujet du format des contenus est capital : lequel est utilisé ? est-il ouvert ou fermé ?

Un article du site de Bruno Rives [1] signale la parution d'un dossier sur le site Educnet du Ministère de l'éducation nationale consacré au livre électronique : Livre électronique, livre numérique papier et encre électroniques, lecteurs... [2].

La question des formats utilisés y est traité à 2 reprises, dans un point de la première partie (Formats de fichiers) et dans la cinquième partie (Formats des fichiers), avec le PDF, l'OeB et 3 autres (Docbook, CHM, DAISY) qui sont indiqués.

Autres dossiers du site Educnet liés aux formats sur Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Livre électronique : les formats ouverts de l'IDPF

Des formats ouverts pour le livre électronique

Le livre électronique peut s'appuyer sur un écran ou sur du papier électronique, comme pour le Kindle d'Amazon. Mais dans chaque cas, la même question se pose à propos des contenus, la question ELF : Et Les Formats ?

En 1999 avait été lancé le format Open eBook (OeB) [1] défini par l'Open eBook Forum (OeBF). En 2005, l’OeBF est devenu l'IDPF, l'International Digital Publishing Forum [2], qui a élaboré 2 formats :

  • Open Publication Structure 2.0 (OPS), basé sur du XML ;
  • OPS Container Format 1.0 (OCF), un format compressé pour l'acheminement d'OPS.

L'une des particularités de ces 2 formats est qu'il s'agit de formats ouverts revendiqués officiellement comme tel sur la page de FAQ du site de l'IDPF [3] :

Qui peut utiliser ces standards ?

Tout le monde. Il n'y a pas de coût associé à l'usage des spécifications de OPS et de OCF.

Y a-t-il des éléments propriétaires dans ces standards ?

Non. Les spécifications sont basées sur des spécifications ouvertes ou du domaine publice comme XML, XHTML, CSS, Unicode, DTBook, Open Document Format (ODF) et d'autres. Toutes les versions des spécifications IDPF relèvent de la politique de propriété intélectuelle de l'IDPF qui exige de ses membres de révéler les parties brevetées.

Pour les créateurs de contenus, cela permet de produire avec des avantages réels (coût, indépendance, ouverture technique, puissance). Pour les utilisateurs, cela permet « d'échanger des fichiers OCF non protégés [les protections éventuelles viennent par dessus les formats IDPF qui ne les incluent pas] entre différents appareils de lecture, offrant ainsi une interopérabilité transparente. »

Sources et liens :

Conférence Aristote

Les standards ouverts à l'ENSAM

Les 16 et 17 janvier 2008 se tient à l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM, [1]) à Paris un séminaire Aristote, organisé par l'association du même nom [2] (qui a déjà traité par exemple de pérennité de l'information numérique). Il est intitulé Autour de l'Open Source [3], animé par Patrick Murzeau (du Ministère des Finances) et Jean-Luc Archimbaud (du CNRS).

La journée du jeudi 17 porte sur L'opensource : quels standards et quelles initiatives dans la communauté Enseignement Supérieur et Recherche ? Avec une matinée encore plus axée sur les standards, avec par ordre d'apparition :

  • les standards du Web, Tristan Nitot ;
  • les standards bureautiques, Jean-Marie Gouarné ;
  • le RGI, référentiel général d'interopérabilité (DGME) ;
  • les licences Cecill (INRIA) ;
  • le groupe thématique Logiciel Libre du pôle de compétitivité System@tic, Roberto Di Cosmo ;

L'inscription est obligatoire, gratuite pour les personnes relevant d'organismes membres d'Aristote et/ou de l'enseignement supérieur public. Il est aussi possible de suivre les conférences en video en direct [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un livre... électronique, avec du papier... électronique

Le Kindle d'Amazon et le format électronique du papier

Le 19 novembre 2007, Amazon a lancé son livre électronique, Kindle [1]. Encore le livre électronique... Encore des formats, numériques ou pas, ouverts ou pas.

Mais si un format était à souligner à propos de ce nouvel appareil, ce n'est pas le format fermé du réseau sans fil utilisé, ni le format des documents Word utilisables, ni les images aux formats .JPG, .GIF, .BMP, .PNG qui sont aussi lisibles.

Non. LE format à souligner c'est le papier électronique, le e-paper (avec de l'encre électronique) [2].

Sur le Kindle, plus d'écran d'affichage, mais une fine couche de plastique avec un affichage noir et blanc très lisible. Comme le papier (ou presque), et utilisé pour la première fois de manière aussi importante. Le début du successeur du papier (pour la lecture) et une nouvelle ère ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fin du format papier et début de la rareté pour...

LMI et le Quid cessent

Le 12 octobre 2007 (un vendredi) paraissait le dernier numéro du magazine informatique Le Monde Informatique, LMI [1], lancé en janvier 1981. Fin du format papier.

Le 3 décembre 2007 (un lundi) l'information était publiée [2] : pas de Quid édition 2008 [3], un classique des livres offerts pour Noël, lancé en 1963. Fin du format papier (mais le site Web [4], gratuit, demeure : une des nombreuses ressources en ligne parmi d'autres, comme Wikipédia).

Le format papier, cela signifie aucun appareil de lecture électronique ni de formats informatiques (ouverts ou pas), et aussi un format rare et presque unique. En effet, collectionneurs de tous âges, les numéros de LMI et les éditions du Quid dans les greniers (ou les armoires ou les bibliothèques) ont désormais plus de valeur.

Pour le numérique, la caractéristique de rareté du document n'existe pas, copiable à l'identique qu'il est : pas d'original ni d'exemplaire particulier (dédicace, annotations, édition limitée, état neuf non déballé).

Autres exemples de fins des versions papier :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des articles de décembre 2007

Les 35 articles publiés en décembre

1 dans Table des articles, 1 dans Vie du site, 2 dans Conférence, 13 dans Général, 3 dans Web, 4 Citations à relever, 3 Manifestations, 3 dans Non-électronique, 1 dans Ressources, 4 dans En bref

Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats pour le n°100

GLMF numéro 100 et ses formats

Le magazine GNU/Linux Magazine France (GLMF au format abrégé, ou encore Linux Mag) [1] de décembre 2007 est paru : c'est le numéro 100. Pour ce numéro anniversaire, les formats sont là (comme pour les numéros 200 de SVM Mac et de Joystick).

La couverture montre un CD Rom avec l'indication « N°100 ». L'éditorial de Denis Bodor, rédacteur en chef, intitulé Et de 100 !, traite aussi du sujet, mais pas de page spéciale... au format papier, car elles sont elles sont bien présentes, nombreuses, mais au format numérique.

« Sur le CD plus de 550 articles de GNU/Linux Magazine », comme le titre la couverture. Et Les formats ? :

  • il s'agit du format PDF (version 1.4) pour les articles ;
  • ces PDF ont été générés par les outils TeX/LaTeX ;
  • et le CD Rom est au format ISO 9660 pour le système de fichiers [2].

Donc des formats ouverts qui au final permettent une interopérabilité maximale. Depuis le numéro 1 daté de septembre-décembre 1998, un beau chemin de parcouru et un beau encore à parcourir. Joyeux cent ! (le 100 au format décimal est aussi proposé dans 2 autres formats d'écriture dans l'éditorial en ligne : 0x64 et 1100100).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

2 publicités : «détails» et «gonflé»

Deux annonces publicitaires pour parler des formats...

De pleines pages de la presse papier proposent des publicités pour ordinateurs portables, dont les 2 suivantes sont intéressantes.

Pour Acer, l'intitulé de la page est « La performance s'exprime dans les détails ». Et en dessous des 2 photos d'ordinateurs, on voit le logo de... Microsoft Office, avec l'information que les matériels sont « Office Ready : Microdoft Office 2007 est préinstallé** ».

Les signes ** renvoient à un texte écrit très petit tout en bas de la page, qui indique « **Version démo de 60 jours ». Ah ces formats d'information, pour un logiciel qui n'est vraiment pas un détail de configuration et dont les formats de fichiers bureautique sont capitaux, et pas toujours aussi ouverts.

Pour Packard Bell (qui « recommande Windows Vista Edition Familiale Premium », en haut de page), avec Intel Centrino Core 2 Duo (en bas de page), l'écran noir du portable affiche (en milieu de page) un sobre : « Gonflé au Blu-Ray. »... avec des 10 seringues visibles, laissant couler un liquide bleu...

En période de lutte contre le dopage, voilà ce qu'on appelle un format décalé (c'est gonflé) au service du format de DVD haute définition Blu-Ray, concurrent du HD-DVD, sans oublier les 7 autres formats de DVD, qui ne sont pas ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La Marine au format virtuel

Un recrutement et des informations réels dans un monde virtuel

Depuis le 22 novembre 2007 l'information est officielle : La Marine fait escale sur Second Life [1].

Que ce soit sur le stand de la Marine pendant le Salon de l'éducation (sur une feuille A5, format papier) ou en ligne sur les sites de la Marine nationale [2] et de recrutement [3] (format numérique), l'information est diffusée (et reprise sur de nombreux sites, y compris ici).

Pour utiliser un format de présentation un peu militaire, cela donne :

  • où : dans Second Life, sur un quai ;
  • quoi : escale d'une Frégate ;
  • quand : du jeudi 29 novembre 2007 à 19h, accostage, au mardi 4 décembre à 19h, appareillage ;
  • qui : des personnels virtuels (avatars) de la Marine nationale ;
  • pourquoi : recrutement et informations sur la Marine ;
  • particularités :
    • fidélité de la modélisation (personnages et bâtiment) ;
    • jamais aucune des 3 armes en France n'avait menée de campagne (de communication !) sur Second Life (ni y est présent) ;
    • la Marine nationale française est même l'une des premières Marines en Europe a y être ;
  • et pour les formats :
    • format numérique du monde virtuel de Second Life
    • date et heure sont au format français (et l'heure est celle de Paris, car 19h est totalement imprécis pour un militaire comme pour Second Life)
    • « Chez Linden Lab, nous avons toujours été de fervents défenseurs de l'utilisation des standards ouverts et des avantages d'utiliser des produits open source. » annonce l'éditeur du site Second Life [4].

Dans le monde réel, les curieux de la Marine pourront trouver devant l'Hôtel de la Marine à Paris, place de la Concorde, de très belles photos et des panneaux explicatifs grand format qui sont le long de la palissade du chantier de restauration du bâtiment (on y apprend par exemple que la seule corde sur un bateau est celle sous la cloche : sinon, il s'agit de bouts et de aussières).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une video qui montre du XML

Montrer les coulisses de l'information sur le Web et donc les formats

Questions : comment montrer l'information disponible et produite sur le Web ? Comment visualier les formats ouverts HTML ou XHTML (de la famille XML), ou encore les Tag (étiquettes) du Web 2.0 ? Comment expliquer la séparation du contenu et de mise en forme ou encore les fils RSS ?

Réponse (possible) : dans la video en ligne du professeur d'université Michael Wesch : The Machine is Us/ing Us. Cela dure 5 minutes (et 30 secondes) et c'est sur un rythme alerte : cela pique au minimum la curiosité, cela permet de visualiser voire de faire (presque) comprendre (et c'est aussi en anglais, dans le format fermé Flash).

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Les 200 couvertures de SVM Mac

De l'importance de l'archivage et encore plus des métadonnées

Dans la presse papier, après le n°3000 de Télérama en juillet, le mois de décembre est celui des deux cents, numéros à chiffre rond, un format symbolique (dans la numérotation décimale) :

  • n°200 pour Joystick [1], avec en couverture un texte parodiant le message « Erreur fatale Windows » et un supplément spécial, avec à son dos un dessin d'une Bellaminette de Bruno Bellamy [2] ;
  • n°200 pour SVM Mac [3], sans couverture spéciale, mais avec à l'intérieur un dossier spécial.

Dans ce dossier spécial, une double page, la 44 et 45, propose donc 10 rangées de 20 images soigneusement alignées depuis octobre 1988 : les 200 couvertures sous les yeux... une prouesse.

En effet :

  • soit les 200 exemplaires papier en bon état ont été sortis des archives et les couvertures ont été numérisées avec un scanner ;
  • soit les 200 images de couvertures étaient soigneusement conservées, sur un support (CD, DVD, disque dur) lisible et entretenu, avec un indispensable fichier de métadonnées qui indique le numéro et/ou la date pour les retrouver et les ranger.

Il y a aussi le cas où la couverture était réalisée avec un logiciel de PAO qui utilisait un format fermé qui a disparu (avec le logiciel ou avec la société éditrice) ou qui a changé de version (le logiciel existant encore)... L'archivage est alors perdu.

Sans les métadonnées, impossible de retrouver le sujet, la date ou l'auteur d'images (ou de musique ou de video). Des métadonnées dans des formats ouverts, (comme Dublin Core) au format texte et donc utilisables.

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Le nouveau site paraît

Le nouveau site de Télérama et les formats du Web

Depuis le mercredi 21 novembre 2007, le magazine Télérama a lancé son nouveau site Web : après le changement de la version papier fin septembre 2006, c'est au tour du site Web « qui fait aujourd'hui peau neuve » [1]. Ainsi la couverture du numéro paru le 21 novembre est consacré au sujet et plus largement au Web et à Internet :

Télérama lance son nouveau site - Numéro spécial Internet - Comment le Web change nos vies [2]

Le site propose une approche dite Web 2.0, notamment au travers de Wizzz, espace où Créez et enrichissez votre espace [3]

Et pour les standards ouverts du Web, qu'en est-il ? Une réponse possible est celle fournie par l'outil Validator du W3C [4] qui mesure la conformité d'une page avec le code HTML (ou XHML). Verdict : pas encore valide. Question : mais peut-on faire un site valide et riche et Web 2.0 ? La réponse semblait positive lors des conférences Paris Web 2007. Alors, un des prochains enrichissements du site pour encore plus d'accessibilité et d'interopérabilité ?

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Table ronde à Soissons

Journée de cérémonie des Trophées du Libre 2007

Le jeudi 29 novembre se déroule à Soissons la remise des Trophées du Libre 2007 [1], organisés par CETRIL (Centre Européen de Transfert et de Recherche en Informatique Libre [2]). Le programme de cette journée [3], outre la remise et la soirée, propose plusieurs tables rondes, dont une à propos d'interopérabilité à laquelle je participe : le sujet des standards ouverts s'y retrouvera, comme celui de la concurrence ou de l'indépendance.

La table ronde se déroulera au Chateau de Villeneuve St Germain à Soissons, de 17h30 à 18h30. Entrée libre et gratuite.

Sources et liens :
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Les 6 divertissements et les formats

Une publicité pour le divertissement, « besoin vital »

Dans les magazines et les journaux, la campagne de publicité montre en double page ou sur une seule page entière :

  • soit un jeune homme, barbu, a priori sur une plage et torse nu, penché en avant et attentif, appliquant un coquillage blanc sur chaque oreille ;
  • soit une jeune femme aux cheveux longs, a priori peu vêtue, avec à la main une feuille d'arbre qu'elle tient devant son visage, un seul œil visible derrière la feuille percée d'un trou.

Cela fait penser à un retour aux sources, dans un paysage sauvage (qui est flou sur les images). Parfois c'est la version homme, parfois la version femme (il serait intéressant d'en connaître les raisons précises : sans doute la cible des lecteurs, mais selon quels critères ?).

En plus de l'image, il y a aussi un titre, comme s'il était écrit à la main (forme de la police), sauf le nom de la société : « VIVENDI LE DIVERTISSEMENT EST UN BESOIN VITAL », texte qui est développé, avec comme première phrase : « Le divertissement est vital comme boire, manger, dormir. ». [1]

Mais quels sont ces divertissements ? Première constatation : l'ordre n'est pas le même selon la version homme ou la version femme, mais ils sont toujours 6 : « cinéma mobile internet télé musique jeux ». Et alors, où sont les formats ?

Deuxième constatation, il n'y a pas le format papier : le livre est ici hors jeu comme « divertissement ». Comme la photo, numérique ou argentique.

Point commun, les 6 domaines cités du divertissement utilisent des formats et des protocoles fermés pour les contenus (texte image son) et pour leur transmission et diffusion, ce qui peut freiner de nouveaux arrivants : une sorte de barrière à l'entrée et un contrôle du marché.

Tous ? Non, tous sauf un : Internet. En effet Internet utilise et repose sur des formats ouverts et des protocoles ouverts. Ainsi, via Internet, est-il possible de créer, de publier et de diffuser des contenus, sans verrouillage technique à franchir, qui peuvent concerner des films et de la video (format ouvert Theora), des discussions (protocoles ouverts XMPP et SIP), du son (format ouvert Vorbis), des jeux (formats ouverts disponibles) et du texte (formats ouverts HTML, PDF ou texte brut).

Internet est le centre de convergence télévision-cinéma-téléphone-musique-jeu, mais aussi celui qui prend des parts de marché aux autres (notamment à la télé) et aussi celui qui peut concurrencer les autres divertissements de par son ouverture... Finalement, la même situation que pour les 4 écrans.

Sources et liens :
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Voilà le livre connecté

Un nouveau format de livre... acheté ou faisable soi-même !

Voilà « le livre connecté » ! Après le livre papier, le livre audio, le livre interactif ou le livre électronique, c'est la nouvelle dénomination pour un nouveau format de livre... avec des formats numériques. Les différents éléments :

  • un livre papier ;
  • un petit objet communicant intelligent et sympathique ;
  • une étiquette ;
  • une connexion ;
  • un fichier audio.

Plus précisément les éditions Gallimard Jeunesse, après Harry Potter fin octobre, lance le 7 novembre [1] La belle lisse poire du prince de Motordu [2] en livre connecté avec :

  • l'histoire du prince de Motordu et de la princesse Dézécole, de Pef, un bijou ;
  • le lapin Nabaztag de la société Violet [3] ;
  • une étiquette RFID (identification par ondes radio) ;
  • une connexion sans fil Web ;
  • le fichier audio du livre.

Que se passe-t-il ? Le livre grâce à sa puce est reconnu par le lapin qui se connecte au Web et récupère le fichier audio qui est ensuite lu par l'animal (avec la voix de l'humain qui a enregistré l'histoire). On retrouve des formats pour le son, le Wifi, les ondes radio, un code d'identification et du papier (ce support demeure). Pour l'instant un seul livre est disponible. Pourtant quelles que soient les listes de littérature jeunesse [4], elles comportent de nombreux autres titres : comment faire pour les petites têtes blondes (ou brunes ou rousses) qui veulent plus d'histoires ?

Vous aussi, vous pouvez le faire, avec des formats ouverts

La mode est aux loisirs créatifs, au « Faites-le vous-même », aux objets (ou aux plats) que l'on fabrique : cette approche peut s'appliquer au livre connnecté.

Achetez le livre papier de votre choix, ou alors allez sur le site du projet Gutenberg.org [5] pour des livres libres de droit (et imprimiez-le). Achetez le livre audio correspondant, ou alors enregistrez-vous (format ouvert Ogg Vorbis). Adopter un pingouin électronique, Tux Droid de Kysoh [6], autre objet animalier communiquant. Créer un code barre du livre associé au fichier son de votre enregistrement. Et quand celui qui tient le livre le passe devant le pingouin, il est reconnu et l'animal lui lit l'histoire. Précision : les voix enregistrées peuvent être celles de papa, maman, grand-maman, grand-papa, tata, tonton...

Sans autant de technique ni de formats numériques, le classique format papier est un régal : bonne lecture éventuelle de ce format ouvert, à l'interopérabilité assurée.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format des cartes (bleues, bancaires, téléphone,...)

Depuis fin 1967, la carte bleue, et de nos jours, le format carte de crédit

La communication et le dossier de presse ont été bien réalisés : on parle [1] des 40 ans de la carte bleue [2], dont la première a été lancée le 6 novembre 1967 avec les 6 banques du groupe Carte Bleue [3].

Et le format a une place de choix, au sens physique du terme : le « format carte de crédit », comme il est souvent appelé, avec ses dimensions de 86 x 54 mm (et moins de 1 mm d'épaisseur). Ce format est utilisé par de très nombreuses autres cartes : de fidélité, d'achats, de téléphone, d'indentification, de transport, de santé,... la liste est longue.

Même si en 1967 il ne s'agissait peut-être pas de ces dimensions, toujours est-il que les nombreux rectangles de plastique modernes (avec puce électronique ou piste magnétique) et aux multiples utilisations ont un format établi, reconnu et standardisé : il est ainsi possible de glisser la carte partout (ou presque) dans les terminaux de lecture ou les distributeurs, l'interopérabilité en action, basée sur un seul format...

Et ce format est ouvert : libre à chacun de réaliser artisanalement ou pas une carte en plastique (ou en carton, ou en papier) aux dimensions de la carte de crédit... qui se glisse alors dans les porte-feuilles et autres emplacements justement prévues pour les cartes. Pour l'instant, nulle autorisation, nul brevet, nul paiement pour l'utilisation de ce format carte de crédit.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le dimanche 7 novembre 2004 : 1 article (Binaire ou source : quel format prendrez-vous ?)
  • le lundi 7 novembre 2005 : 2 articles (Journée mondiale de la normalisation 2005 ; Bibliothèque numérique : Google, Amazon, MSN et la BnF, 3 annonces et 1 réaction)
  • le mardi 7 novembre 2006 : 1 article (Le format particulier du prix Renaudot 2006)

Google, OpenSocial, Open Handset Alliance et les standards open

Les 2 annonces Open de Google : et les formats open ?

En quelques jours, Google a publié 2 annonces :

  • le 1er novembre 2007, à propos du projet d'API OpenSocial, avec communiqué [1] et article sur son blog officiel [2] ;
  • le 5 novembre, autre communiqué de presse sur Android, « une plate forme ouverte pour les appareils mobiles » [3] et autre articles de son blog [4].

Les 2 communiqués mettent le mot « open » à l'honneur : 35 fois dans le premier et 72 fois dans le second, ce qui est logique avec les noms des projets ; et pour les standards « ouverts »... :

  • OpenSocial propose des API, briques de communications, dans un format ouvert et avec une licence ouverte, pour faire communiquer différents réseaux sociaux qui parlaient chacun leur langue ; sur les 2 fois où « open » ne concerne pas le nom du projet, il s'agit une fois de « l'approche simple et pratique des standards ouverts » ;
  • Android est une plate forme ouverte pour mobile avec « Open Software, Open Device, Open Ecosystem » ; la « prolifération d'appareils basés sur des standards ouverts » est citée une fois.

Alors, les standards ouverts à la base de ces 2 projets ?

  • ils le sont pour OpenSocial car le Web doit rester ouvert, avec l'interopérabilité comme pierre angulaire et ils permettent de proposer une langue informatique minimum commune... entre ceux qui sont d'accord pour le faire (ce qui n'est pas le cas de tous les sites de réseaux sociaux) ;
  • ils le sont aussi, avec même le format ouvert du noyau Linux qui est utilisé pour le système d'exploitation ouvert, avec des logiciels et des outils de développement ouverts... pour les membres de Open Handset Alliance [5] (ce qui n'est pas le cas de tous les fabricants, opérateurs, fournisseurs de contenus).

Alors, tous les réseaux sociaux du monde qui se donnent la main ? tous les téléphones portables qui sont ouverts aux développements coopératifs ? C'est à suivre, les visées publicitaires et marketing étant aussi bien présentes.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Google et les courriels, Halloween c'est fini, le format télé

GMail et le protocole IMAP

Le 24 octobre 2007, Google a annoncé que son service de courriel Google Mail va mettre en place le protocole IMAP : c'est un protocole ouvert pour recevoir ses courriers (il y a aussi les protocoles ouverts POP, et SMTP pour l'envoi). L'IMAP (Internet Message Access Protocol) sera déployé dans les différents pays. Il est utilisable dans tous les logiciels de messagerie modernes : interopérabilité. Ainsi les courriels ne sont pas prisonniers du service de Webmail.

Halloween, ce n'est pas le bon format

Halloween ou Mardi gras ? C'est Mardi gras qui a gagné et Halloween qui ne s'est pas implanté : tel est le sujet de l'article du Monde qui indique que la fête américaine n'a pas réussi à s'imposer en France, malgré les efforts des industriels et ceux en communication et marketing : mais avec la mort tournée en dérision, l'Église plutôt opposée et la différence culturelle, Halloween, ce n'est pas le bon format.

Les films à la télé sont bons pour la promotion de livres, films et DVD

Dimanche 28 octobre : à 20h50, Spider-Man 2 sur TF1 contre Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban sur France 2, suivis de Resident Evil sur la première chaîne.

Coïncidence et hasard... : Spider-Man 3 sort en DVD le 1er novembre... ; le dernier tome de Harry Potter est paru le 26 octobre... ; le troisième Resident Evil est projeté au cinéma depuis le 3 octobre... Dans les plans marketing et communication, le format télé est un bon outil.

Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 3 novembre 2004 : 1 article (Le courriel, le format ouvert le plus utilisé au monde : mais quelles évolutions ?)
  • le jeudi 3 novembre 2005 : 1 article («Les fichiers numériques sont-ils pérennes ?» : réponse de la FNAC et de RMC)
  • le vendredi 3 novembre 2006 : : 1 article (Le livre blanc d'Ars Aperta et d'IBM sur l'interopérabilité)

Les formats de Spider-Man 3

La video sort, et alors pour les formats...

Les publicités télé et presse (au format papier) sont nombreuses pour l'annoncer : le 1er novembre est la date de sortie du film Spider-Man 3 en video, distribué par Sony Pictures [1].

Pour ce troisième opus en video de l'Homme araignée, quels sont les formats ? On trouve 3 formats du support video pour 7 formats de présentation...

  • en DVD video, le format video classique, avec la version simple, le « Double DVD collector » et la « Trilogie 3 DVD » ;
  • en DVD Blu-Ray : « en haute définition exclusivement en Blu-Ray » comme le dit le texte des publicités, donc il faut un lecteur Blu-Ray... comme la Playstation 3 de Sony, c'est la guerre des consoles en action ; et le « Coffret Trilogie Blu-Ray » ;
  • un DVD Video + un DVD Blu-Ray + une figurine, le tout à 5000 exemplaires pour le « Coffret Ultimate », bien sûr en édition limitée (format marketing...) ;
  • en UMD Video, format lisible exclusivement sur la console portable de Sony, la PSP.

Mais pour profiter de ce DVD en HD avec un lecteur HD Blu-ray Disc, encore faut-il aussi un câble HDMI relié à une télévision HD Ready ou Full HD.

Pour ce marché mondial, pas de format ouvert video (comme le Ogg Theora). Et terminé le format VHS de la cassette video, oublié le format Betamax de Sony des années 80.

Dans les 4 pages de publicité parues en couverture du magazine gratuit Sport du 31 octobre 2007 [2], on lit même à propos de la version en Blu-Ray qu'il y a « l'encodage java pour une interactivité nouvelle génération. ». Donc du langage java est utilisé sur ce format de DVD.

D'autres formats, car il y en a partout...
  • le titre du film est « en 3 », un format très utilisé en 2007 ;
  • le format de la police de caractère est caractéristique (forme, couleur) ;
  • les 2 sites Web sont format Flash : pas de lecteur Flash, pas de Spider-Man 3 pour le site du film [3] ni pour le site des DVD [4] (et pas d'indexation);
  • et aussi le format papier de la bande dessinée orginale, là où tout a commencé ;
  • sans oublier le format exact du nom, Spider-Man, avec un trait d'union et 2 majuscules... et TM pour Trade Mark, marque déposée, placé en exposant après le nom.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats numériques et « le poids des cartables »

Pour alléger les cartables, le numérique est là, et donc les formats

Le mercredi 24 octobre, le ministre de l'éducation nationale a donné une conférence de presse à propos du « poids des cartables » [1]. Pour l'alléger, plusieurs mesures sont avancées : expliquer comment on fait son cartable (notamment en 6e), des fournitures plus légères, un cartable plus léger ou des manuels moins gros (en 2 ou 3 tomes, en fascicules).

Et aussi grâce aux « solutions numériques » à expérimenter :

  • «éviter d'amener son manuel papier à l'école » avec « la visio-projection des cours ou l'utilisation de tableaux blancs numériques. »
  • «proposer une plate-forme en ligne leur [les 900 000 enseignants] permettant de mener un travail collaboratif de production »
  • « production des manuels sur un format C.D.-ROM ou la mise à disposition de contenu sur des disques amovibles ou des baladeurs numériques. »
  • « manuel numérique. Sur un seul support de 300 grammes environ, chaque élève pourra disposer de l'ensemble des manuels d'une seule classe d'âge »

Pour chacun de ces points, les formats sont là :

  • tableaux blancs numériques : déjà cités, seront-ils utilisables avec tous les matériels et logiciels ou pas ?
  • plate-forme de travail collaboratif : cela fait penser à un wiki, donc plutôt un format ouvert ; mais quel format de licence pour les documents après validation (ou pas) ?
  • CD ROM : lisibles sur toutes les machines (avec par exemple des pages en HTML ou pas en PDF) ?
  • baladeurs : audio ou video, que les contenus ne soient pas dépendants de l'appareil ;
  • manuels numériques : quel format pour ces pages numériques ?

Dès que le numérique est utilisé, les formats ouverts ou fermés (et l'interopérabilité) surgissent, et ils en sont la clé qui ouvre ou qui verrouille.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mardi 26 octobre 2004 : 1 article (Baladeurs à deux formats fermés : Sony sait lire son ATRAC et le MP3)
  • le mercredi 26 octobre 2005 : 4 articles ! (Le format OpenDocument dans MS Office et par une société française ? ; Le troisième comité de pilotage pour la création d'une bibliothèque numérique européenne ; Quand une entreprise fait ce qui est interdit ; Une jolie coquille en image...)
  • le jeudi 26 octobre 2006 : 1 article (Télé par ADSL : ils s'en occupent)

Le bon format vestimentaire pour HP (Harry Potter)

Les codes vestimentaires : les adopter ou les rejeter ?

Le vendredi 26 octobre 2007 sort en France le septième et dernier volume de Harry Potter (HP7 en format abrégé), publié par les éditions Gallimard Jeunesse [1]. Cette année, lors de la sortie anglaise, pas de couac avec interdiction de lire.

Le jeudi 25, Gallimard organise une (dernière) soirée spéciale : des cartons ont été envoyés et les personnes invitées ont la possibilité de venir avec 2 enfants qui peuvent être déguisés.

Imaginez... Se concertant (téléphone, courriel, site Web, forum,...), plusieurs personnes viennent avec 2 enfants déguisés en héros... mais pas du tout de la saga Harry Potter mais de La guerre des étoiles (les 30 ans), des Minimoys, du Seigneur des anneaux, des Schtroumpfs, des orphelins Baudelaire, de Tara Duncan, de Titeuf [2],... Cela risque de ne pas être le bon format vestimentaire ! Alors, cela aura-t-il lieu ? Un coup d'éclat de déguisements en perspective ? Le service de sécurité interviendra-t-il ?

Plus sérieusement, les vêtements (et leurs accessoires) comme la langue (et ses tournures) ont aussi des formats (des codes) qui sont très souvent ouverts et qu'il vaut mieux connaître pour les respecter (et se faire admettre : début d'interopérabilité) ou les bousculer (et se faire au moins remarquer : risque d'incompatibilité...).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Des manifestations et des formats

3 manifestations grand public, avec les formats en arrière plan

Lettres : les 19, 20 et 21 octobre, manifestation Lire en fête [1]. Lire des livres, des journaux, des documents et tous les textes, voire les images. Pas besoin de matériel spécial ni de logiciel au format papier. Mais pour les données numériques :

  • y a-t-il encore des appareils de lecture pour lire les supports ?
  • les fichiers sont-ils encore lisibles avec les logiciels indispensables pour les lire ?
  • le cas du e-Paper se généralisera-t-il ?

Sciences : du 8 au 14 octobre, semaine de la Fête de la science [2], et le vendredi 28 septembre au soir : La Nuit des Chercheurs [3]. Même si nombre de publications ont été faites au format papier, les informations produites par les scientifiques et les chercheurs sont actuellement toutes numériques (ou presque) :

Sans oublier il y a un mois la Fête du patrimoine : depuis mi-septembre, où en est votre patrimoine numérique ?

Ces manifestations sont ponctuelles, mais le sujet des formats dont elles traitent directement ou pas est permanent.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Cartes mémoire : bientôt un seul format ?

Le format Universal Flash Storage pour les cartes mémoire

Avant de s'appliquer aux fichiers et aux données, les formats concernent les dimensions physiques, comme par exemple les formats du papier (A4 21x29,7 cm), les format d'écran (24 pouces), les formats de téléobjectifs, les formats des prises d'adaptateurs ou les formats pour les cartes mémoire.

LES cartes mémoires : le pluriel est parfaitement adapté car les cartes mémoire

  • sont très présentes (appareils photo, téléphones portable et autres appareils électroniques) ;
  • sont très nombreuses : il y a presque autant de formats de carte que de marques (voire d'appareils).

On trouve ainsi les formats de carte dénommés « Compact Flash I, CompactFlash II, Memory Stick, Memory Stick Duo, Memory Stick Micro M2, Multimedia Card, Reduced Size Multimedia Card, MMCmicro Card, Secure Digital Card, miniSD Card, microSD Card, PC Card, xD-Picture Card, Intelligent Stick, Serial Flash Module, µ card, NT Card…» [1] Le format physique est bien un moyen de contrôler son marché.

Face à cette avalanche des formats, des fabricants sous l'égide du JEDEC [2] envisagent d'établir un nouveau format, le Universal Flash Storage (UFS) [3]. Il est annoncé pour fin 2009. D'ici là, la guerre des formats continue, avec les formats ouverts ou fermés pour les données, et avec aussi les formats physiques.

Sources et liens :
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Élections : délégués de classe et représentants de parents (et les formats)

Des élections, mais avec quel format de vote : papier ou électronique ?

Depuis la rentrée scolaire 2007, les élections des délégués de classe ont pu avoir lieu pour désigner les élèves qui représentent leurs camarades, notamment lors des conseils de classe au collège et au lycée.

Pour les parents d'élèves, les élections de leurs représentants aux conseils d'écoles et aux conseils d'administration des collèges et lycées avaient lieu le vendredi 12 ou le samedi 13 octobre 2007 [1].

Ces 2 élections concernent toutes les écoles, tous les collèges et tous les lycées, soit plus de 67 000 structures en France [2] et des millions de personnes.

Qui dit élections, dit formats :

  • lors des séances d'éducation civique (notamment dans les classes élémentaires), impossible d'expliquer que le vote au format électronique est aussi ouvert que le vote au format papier.

Avec le vote électronique, on ne voit que les pieds, mais pas l'urne transparente et ses bulletins, symboles du vote dans la République.

Sources et liens :
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4 notules du 2 octobre

Astronomie, sacoche, Office pour Mac et salle de presse Apple Expo

En astronomie, l'interopérabilité est capitale pour que les données recueillies par les observatoires ne soient pas verrouillées et pour pouvoir les utiliser et les partager efficacement. Cette interopérabilité est assurée par des standards ouverts. La conférence IVOA Interoperability en traitait, à Cambridge, le 27 et 28 septembre 2007.

Comment le dire ? Une sacoche « pour ordinateur 14 pouces » ou « pour iBook » ? Dans le premier cas, c'est un format physique, valable pour toutes les machines, c'est ouvert. Dans le second cas, c'est à propos d'un modèle précis d'Apple : il faut légitimement veiller à la marque (voire passer un contrat comme le programme Made for iPod). Tann's a choisi la première formulation.

Les formats dans MacOffice 2008 de Microsoft : « on trouve le format OfficeOpenXML », mais « arrêt de Visual Basic pour les macros » et « pas de format XPS car il s'appuie sur Vista » est-il indiqué sur le stand Microsoft de l'Apple Explo 2007.

Une précision : les dossiers de presse lors de l'Apple Expo à propos d'Apple Expo étaient sur une clé USB, pas de papier. Gros succès, tout a été écoulé. Pour ce qui est des dossiers de presse des exposants, CD Rom ou fiches papier étaient proposés, comme sur les stands pour la documentation, avec stylo et papier.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des articles d'octobre 2007

Les 34 articles publiés en octobre

1 dans Vie du site, 1 dans Table des articles, 12 dans Général, 2 dans Notules, 3 dans Manifestations, 1 dans Non-électronique, 1 dans Anniversaire, 4 dans Web, 1 dans Interopérabilité, 1 dans Humour, 2 dans Citation à relever, 1 dans Éducation et formation, 2 dans Conférence, 1 dans Premiers pas, 1 dans Myosostis

Et sur Formats-Ouverts.org :

« Guerre des dosettes » pour « capter la clientèle »

Une comparaison entre iPod et machine à café (avec d'autres éléments pour compléter)

Dans le quotidien Le Figaro du 29 septembre, l'article de Florentin Collomp traite des dosettes de café [1]. Sous l'intertitre Pas de standard unique, on lit (gras ajouté) :

Car, comme pour les iPod et autres baladeurs MP3, chacun arrive avec son propre standard destiné à capter la clientèle. « Aucun standard unique ne va s'imposer. Il est souhaitable que le consommateur ait le choix », tempère Roberto Eggs, directeur commercial international de Nespresso.

Voilà bien là un problème de format :

  • un format fermé et propre à une machine à café dans le cas des dosettes ;
  • un format ouvert et valable pour toutes les cafetières.
  • une diversité, certes, mais pas d'interopérabilité (ni d'intercheagiblité) : une machine, une capsule. En cas d'arrêt d'un des parfums, en cas d'arrêt du produit, en cas d'arrêt de la société, dépendance totale.

C'est une illustration parfaite du rôle capital des formats (ici physiques) dans la guerre économique entre les fabricants, que ce soit pour le café ou dans le numérique :

Mais pour le café, la bière ou le savon, les conséquences ne sont pas si graves : il n'y a pas de fichiers créés dans un format fermé qui verrouille. Alors que dans le numérique, c'est son patrimoine qui est menacé...

Autres articles à propos de verrouillage par les formats dans la vie non-numérique :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format papier, mauvais élève du développement durable ?

Et le format numérique, bon élève du développment durable ? Un communiqué de presse l'avance

Le 25 septembre 2007 (un mardi), début de l'Apple Expo Paris [1]. Cette année, pas de Steve Jobs avec sa keynote (il est venu à Londres la semaine dernière à propos de son « téléphone i » (!)). Pour annoncer la manifestation, il y eut des communiqués de presse, dont celui de mars 2007 [2] : on y lit presque que le format papier c'est mal, et que le numérique c'est bien (les commentaires sont en dessous de la citation en retrait, gras ajouté) :

« Apple Expo 2007 : Une salle de presse 100% numérique »

C'est bien plus juste que d'employer l'erroné digital.

« Tout le monde en parle, Apple Expo le fait ! »

Des formats ouverts ? Continuons.

« Convaincus que nous pouvons tous agir dans le sens du développement durable Apple Expo 2007 ouvrira ses portes cette année, avec l'une des toutes premières salles de presse sans papier en France. »

Donc : développement durable = sans papier. Ah. On aurait pu penser :

« Paris, le 21 mars 2007 La solution, nous l'avons tous pour contribuer au développement durable, mais la mettre en place parfois demande de l'innovation. Le premier rendez-vous des nouvelles technologies et des loisirs numériques en France (46 210 visiteurs en 2006) se devait de montrer l'exemple. »

Voilà la formulation et le format des communiqués de presse : la date, la ville et les bons éléments vocabulaire (premier rendez-vous, développement durable).

« Apple Expo 2007 a décidé de créer une salle de presse sans papier et propose aux journalistes de consulter les communiqués et dossiers de presse du salon sur des supports numérique. Plus de papier, plus de recyclage, plus de gaspillage ! »

Donc : papier = recyclage = gaspillage. Et il n'y aura vraiment aucun papier à l'horizon, petit ou grand, pour écrire une notule, griffroner une idée, faire un brouillon ? Les agendas (papier) ou les carnets (papier), ces assistants personnels non-numériques (PnDA, Personnal non-Digital Assistant) sont interdits ?

« Reed Exhibitions qui lance cette initiative, y associe tous les exposants qui auront la possibilité de communiquer par le biais de supports numériques :DVD, clés USB ou CD. »

Donc : fin des propectus ? fin des dépliants ? fin des fiches descriptives ? fin des cartes de visite ? fin des catalogues ? Ces papiers qui se prennent si facilement et qui se glissent dans la poche (et qui sont jetés, rarement conservés).

Conclusion : il faut donc avoir son ordinateur allumé pour lire le DVD fourni sur un stand (format DVD Rom, Blu-ray Disc ou HD-DVD ?), la clé USB proposée ou les CD remis gracieusement. Mais pas de Wi-fi ? Et qu'y a-t-il exactement sur ces supports ? Et les formats des données sont-ils ouverts et aussi facilement lisibles que les yeux pour le papier ?

Est-il même exact que le papier est moins favorable au développement durable que le numérique ? Chacun nécessite de l'énergie et des matières pour être produit puis recyclé, mais quelle est l'empreinte écologique la moins importante ? Le développement durable est un sujet très important, mais aussi à la mode (le format du moment).

Les manifestations Apple sur Formats-Ouverts.org :
  • Apple Expo Paris 2006
  • Apple Expo Paris 2005
  • Apple Expo Paris 2004
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Heroes saison 2 : et les formats ? Toujours pareil...

Les annonces

Les bandeaux publicitaires insérés dans la presse papier du lundi 24 septembre clament :

Ce soir aux Etats-Unis Her(2)es Demain sur TF1Vision

Le site Web de TF1 annonce : « HEROES : PREMIERE MONDIALE La saison 2 sur TF1 Vision Le 25 septembre, découvrez en exclusivité le premier épisode de la saison 2 d'HEROES en VOST, moins de 24 heures après la diffusion américaine ! »

Alors quels sont les formats utilisés pour Heroes saison 2 ? Une première avec une diffusion presque simultanée entre les USA et la France. Il y a le format au sens des caractéristiques connues des feuilletons (comme pour d'autres séries) et les formats numériques de la Video à la demande : quid pour cette VOD ?

La réalité technique

Le site TF1Vision est timide pour commencer. La page d'Aide en ligne indique [1] :

Configuration minimale requise. Notre système est optimisé pour la configuration suivante :

Mais la suite est bien plus claire (gras ajouté) :

  • « Player : lecteur Windows Média uniquement » ;
  • « Navigateur : Internet Explorer uniquement » ;
  • « Type de poste : PC uniquement (notre service ne fonctionne pas sous Mac ou tout autre système d'exploitation) ».

Plus directe et simple serait la formulation : Le site TF1Vision ne fonctionne qu'avec les produits Microsoft.

Verdict

Cela n'est pas nouveau, ni une surprise : comme toute la Video à la demande (VOD), pas de format ouvert sur TF1Vision, comme UniversCine.com, Vodeo, Mk2Video, TF1, Arte, CanalPlay ou FranceTélévision !

Il y avait eu fin juin un maigre espoir : au moment du lancement en France, on lisait que Heroes était la série phénomène du Web. Mais elle n'a pas les formats ouverts du Web. Donc techniquement les Heroes font dans la banalité de la VOD.

Quelles sont les non-recettes du fait de cette configuration technique obligatoire ? Elles existent et ne sont certainement pas négligeables. « Ah si seulement tout le monde avait un seul et même format » doivent se dire les responsables de chaînes (comme une seule et unique chaîne). Mais la diversité existe.

Erreur, il y a un format ouvert : celui de l'adresse des pages Web, avec TF1.fr/heroes et NBC.com/Heroes [2] : c'est une adresse logique, ce qui n'est pas toujours le cas avec les sites Web, donc à signaler pour cela.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 25 septembre 2004 : 1 article (Sony met du format MP3 dans ses baladeurs)
  • le dimanche 25 septembre 2005 : pas article pour cause de trajet Paris-Ouagadougou
  • le lundi 25 septembre 2006 : 1 article (Les formats ouverts vont élire domicile sur les ordinateurs des députés)

« Lettre aux éducateurs » : ses formats et 2 questions

Quelle est la police utilisée ? Quel est ce code sur l'enveloppe ?

Le 4 septembre 2007, la Lettre aux éducateurs de Nicolas Sarkozy, Président de la République, a été mis en ligne : il est au format HTML et PDF [1]. Après ces formats électroniques, le format papier a été envoyé :

  • c'est un format 32 pages, au format A5 (21 cm x 14,8 cm) [2] ;
  • d'un point de vue typographique, guillemets français («») et majuscules accentuées sont utilisés (LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE sur l'enveloppe et LETTRE AUX ÉDUCATEURS sur la couverture) ;
  • référence du document : ISBN 13, 978-2-11-006893-4 ;
  • logiciel utilisé pour créer le document : « Adobe InDesign CS2 (4.0.4) » disent les métadonnées du fichier PDF.

2 questions se posent :

  • dans le document, quelle est la police de caractères ? Elle est agréable, avec des ligatures entre les lettres st, ct, ff [3]. La Documentation française (pour la réalisation) et les Journaux officiels (pour l'impression) ont peut-être des réponses entre Optima, Helvetica et Garamond qui sont mentionnées dans les métadonnées.
  • sur l'enveloppe, outre l'adresse postale, que signifient les nombres 33833 et 109, avec un triangle plein et un carré vide entre ces nombres ? Ce n'est pas un code hexadécimal comme dans la lettre de l'UMP en septembre 2005, mais ce n'est pas un format ouvert pour l'instant.

Mise à jour avec réponse :

  • pour la police, le texte est en Adobe Garamond Pro italique (opentype), avec toutes les ligatures activées dans InDesign ; la couverture est en Optima ; le PDF mis en ligne est le fichier de production avec les hirondelles et les lignes d'informations en Helvetica. Merci à la liste GUTenberg [4] (dont Arthur Reutenauer et Thierry Bouche).
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les Échos et son format e-paper

Deux échos sur Les Échos en papier électronique

Le journal économique Les Échos a lancé le 12 septembre 2007 sa version électronique [1]. Pas celle en ligne de son site Web qui existe déjà [2], mais sa version électronique sous le nom de « e-paper ». Questions : de quoi s'agit-il ? et les formats ?

  • le matériel et ses formats : un appareil spécial, le e-Reader, « ultra-fin» (8 mm), format physique de « 18,8 cm x 11,8 » et qui « se glisse dans la poche ou dans le sac à main » (sic)
    • il « sait lire le MP3 », et câble USB « pour actualisation » (ou « Option wireless prochainement »)
  • les contenus et leurs formats : les « Formats Supportés » sont « Format propriétaire SDK. » et « Vos formats .PDF, .TXT, .JPG, .HTML via utilitaire fourni. » [3]

En d'autres termes, le format du journal dans sa version électronique e-paper est au « format propriétaire SDK ». Donc : un appareil, un contenu. Et inversement. C'est un choix, mais cette dépendance forte peut être un frein important, et le format n'est explicitement pas du tout un format ouvert (à l'inverse du TXT, du PDF ou du HTML).

Une autre formulation (et donc un autre format)

Les lignes ci-dessus sont une manière de dire les choses. On peut aussi avancer parmi les différents points que « Le format des données est totalement fermé. On ne peut rien en faire. Ni copier, ni sauver, ni utiliser. Rien. Le contraire de l'ouverture etde l'interopérabilité. » et de conclure à une « inadéquation au marché ». C'est une autre formulation, celle de l'article détaillé de Daniel Glazman [4], qui n'a pas tort, et dont le style (le format) est caractéristique (comme peut-être celui de ces lignes).

Alors, version papier, format Web ou sous forme de e-paper ? L'avenir le dira (flop ou pas ? : voir la capture d'écran de ZDNet faite par Daniel Glazman...). Toujours est-il que le papier consitue un support assez performant et ouvert, et avec des appareils de lecture-yeux (les « reader ») très répandus et une compétence de lire et comprendre (le logiciel) qui équipent de nombreux disques durs-cerveaux (du moins en France, le marché des Échos).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Y avait-il un ordinateur dans la pièce ?

Si ordinateur il y a, lequel et avec quels formats de données chez le Président et le Premier ministre

Un ordinateur à l'horizon ? Et si oui, avec quels logiciels et bien sûr avec quels formats utilisés ? Telles sont les questions que pouvaient se poser les 15 et 16 septembre les visiteurs exceptionnels de certains lieux du pouvoir en France, comme l'Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil constitutionnel, l'Hôtel de Matignon [1] ou le Palais de l'Élysée [2].

Pour les députés, ordinateurs il y a, avec des logiciels libres et des formats ouverts pour la XIIIe législature toute proche. Mais pour le Premier ministre et le Président de la République ?

  • pour François Fillon, il occupait presque toute la couverture du Journal du dimanche (JDD en format court [3]) le 1er juillet, photographié de face assis à une table dans une pièce du chateau de Rambouillet, avec un ordinateur portable ouvert devant lui, à travailler en vue de son discours de politique générale du mardi 3 à l'Assemblée nationale. Quel système d'exploitation ? Quel traitement de texte ? D'autres logiciels ? Et des formats ouverts utilisés pour communiquer avec les services des députés ?
  • pour Nicolas Sarkozy, les photos n'en on pas montrés semble-t-il, en tout cas jamais mis en avant notamment sur les couvertures et les photos des principaux journaux, JDD et autres ; quant aux textes, notamment lors des journées du patrimoine, ils mentionnent pour la visite du bureau du Président (une première) photos, stylo, mobilier ou décoration, mais pas d'ordinateur. Certes, le téléphone portable est parfois un mini-ordinateur, et lors de l'université d'été du MEDEF, un des blogeurs invités, Louis Naugès, a parlé de « geek » dans son compte-rendu et à propos de sa photo [4], mais pas de portable apercu (il ne devait pas s'agir d'un Blackberry pour raison de sécurité). Mais il y a déjà la « malette nucléaire », sorte d'ordinateur.

L'ordinateur, prochain objet de communication et de photo, en plus des chemises et des dossiers au format papier sous le bras des hauts responsables ? Ordinateur avec des formats ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 16 septembre 2004 : 1 article (La standardisation de la technologie RFID menacée)
  • le vendredi 16 septembre 2005 : 2 articles (Victimes de Katrina, pour vous inscrire, vous devez avoir Internet Explorer - « Quand les standards ouverts comptent vraiment - Le cas Katrina »)
  • le samedi 16 septembre 2006 : 1 article (Ne l'appelez plus interopérabilité, mais dites... : 900e article)

Au cinéma, le format de l'année 2007, c'est le 3 !

La suite de la suite, c'est le format vedette du cinéma 2007 (mais pas toujours avoué)

Quel est le point commun entre les 8 personnages suivants : Alice, Jason Bourne, Danny Ocean, Lee et Parker, Davy Jones, Shrek, Peter Parker ? Ce sont les personnages de 7 films de cinéma dans lesquels ils reviennent en 2007 pour la troisième fois.

On aurait pu penser à 007, avec ses 21 films entre 1962 et 2006, pour être la vedette du cinéma en 2007, mais c'est « le format du 3 » qui devance tout le monde : 7 longs métrages portent ce numéro de série 3.

Mais les titres n'affichent pas forcément ce chiffre... Petit tour d'horizon sur l'art et la manière de le dire (ou pas), avec des formats différents pour un bon marketing et une bonne communication cinématographique voire commerciale :

  • Spider-Man 3, le premier à sortir (le 2 mai) et l'un des 2 seuls à assumer véritablement son chiffre, en l'annoncant clairement [1] ;
  • Rush Hour 3 sera le dernier à sortir le 17 octobre, après le 2 et le sans numéro [2] ;
  • Shrek le troisième : malin, l'ogre évite le numéro et adopte le rang, et en toutes lettres [3] ;
  • Ocean's 13 : tout aussi malin, en commencant à compter à 11 avec Ocean's 11 puis Ocean's 12 qui n'étaient pas le onzième ni le douzième film [4] ;
  • La vengeance dans la peau, sorti le 12 septembre, sans aucune trace du 3, après La mémoire dans la peau et La mort dans la peau ; à noter que le format des titres d'origine en anglais se basent sur le nom du héros, Jason Bourne, joué par Matt Damon (The Bourne Identity, The Bourne Supremacy, The Bourne Ultimatum) [5] ;
  • Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde : après le premier le secret du coffre maudit et puis la malédiction du Black Pearl : une petite virgule pour plusieurs mots et un titre au format long [6] ;
  • et enfin Resident Evil: Extinction, prévu pour le 3 octobre, après Resident Evil tout court et Resident Evil: Apocalypse : le format aux 2 points suivi d'un seul mot (sombre) [7].

Ces titres ont des formats ouverts qui obéissent à divers calculs. Ils sont aussi les formulations du moment et sont parfois détournés : ainsi « Fillon's 13 », titre principal du journal Métro du 20 juin 2007, à propos de l'équipe du gouvernement II de François Fillon.

On peut remarquer que le chiffre 3 est ici en numération arabe et non pas le romain III, comme celui de l'Épisode III de La guerre des étoiles (qui en compte 6).

Outre ces 7 « 3 » avoués ou pas, il y eut plus grand encore en 2007 :

  • le « 4 » revendiqué de Die Hard 4 - retour en enfer, le seul en français qui utilise le titre original anglais, Die Hard (alors que les 3 premiers étaient Piège de cristal, 58 minutes pour vivre et Une Journée en enfer) [8] ;
  • le « 5 » écarté de Harry Potter et l'Ordre du Phénix. Pour le livre, c'est un 7 final, avec Harry Potter et les reliques de la sorti cet été en anglais [9] ;
  • le « 6 » final pour Rocky Balboa en janvier 2007, dernier de la saga (qui utilise II, III et IV pour ces titres) [10].

Trouver le bon format pour accrocher, pour créer une identité, la chose est importante.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 15 septembre 2004 : 1 article (Sortie de Firefox 1.0, le navigateur respectueux des standards ouverts)
  • le jeudi 15 septembre 2005 : 1 article (Dossier Bibliothèque numérique, européenne ou non)
  • le vendredi 15 septembre 2006 : 1 article (« décider de rester car on a la liberté de partir » et « pouvoir substituer, plus encore qu'avoir l'interopérabilité. »)

2 articles sur les formats et 2 passages à relever

Le Monde et ZDNet traitent de la guerre des formats en bureautique OOXML-ODF

Le sujet de la normalisation du format Office OpenXML fait couler de l'encre et remplit les pages du Web avec le vote négatif de la France, et le renvoi à mars 2008 par l'ISO.

Article dans Le Monde

Dans Le Monde daté du 5 septembre , le journal du soir propose un article de Olivier Dumons (au format papier et aussi en ligne) [1] intitulé :

Microsoft peine toujours à imposer son format de fichiers ouvert en bureautique (gras ajouté).

Déformation (!) oblige, l'expression « format ... ouvert », qui est citée plusieurs fois, fait tiquer pour OOXML. Une erreur de l'article ? Non, une illustration de la guerre des mots.

En effet cette expression est utilisée par tous les acteurs du monde informatique, dont les éditeurs, en se réclamant tous des standards ouverts et de l'interopérabilité. C'est une arme dans la guerre de la communication et de l'information à propos de cette guerre des formats.

Mais quelle est la définition donnée à cette expression ? Chacun peut avoir la sienne. Mais il y a celle de la loi française.

Deux petites précisons à propos de l'article :

  • la France a publié sa position le 3 septembre et n'avait donc pas « donné le "la" fin août en émettant un avis négatif à cette normalisation » car la Chine, l'Inde et le Brésil avaient déjà voté non fin août ;
  • quant aux États des USA qui ont « constamment retardé » leur passage à ODF, ils étaient exactement 6 à envisager trés sérieusement ODF (et à l'annoncer), mais 5 sont revenus en arrière...
Interview sur ZDNet

ZDNet France, site Web spécialisé, propose l'interview [2] de Frédéric Bon (déjà citée), président de commission de normalisation AFNOR à propos des formats révisables de documents (gras ajouté) :

Or, ODF et OOXML sont tous deux des formats de saisie de documents ayant des recouvrements fonctionnels évidents.

Quand on sait qu'ODF 1.0 est déjà une norme ISO, on comprend que la seule réponse logique était est le « non, avec commentaires ». Et le commentaire le plus pertinent au regard des principes de l'ISO est de proposer une convergence de l'ODF et l'OOXML vers un format unique. Il n'y aura alors aucun risque de conflit et l'esprit de normalisation de l'ISO sera respecté.

C'est l'idée de convergence à terme entre OOXML et ODF proposée par l'AFNOR pour respecter le principe d'une seule norme par domaine. Cela sera-t-il réelement possible ? Car le format est la clé du monde numérique, une arme de verrouillage et de contrôle technique et économique.

Finalement, comme les 2 formats se recouvrent, peut-être l'ISO serait-elle en fait une victime de plus de la guerre des formats, chacun voulant le sien et le lui soumettant. Les utilisateurs en sont aussi des victimes, se retrouvant avec plusieurs formats pas forcément ouverts et pas (ou peu) compatibles. Quant à l'archivage et à la mémoire numérique...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

60 Millions traite des dosettes, des télés, des chèques

Un numéro avec une compilation d'articles (et les formats...)

Le magazine 60 Millions de consommateurs de l'INC [1] diffuse un numéro spécial de rentrée (n°419 bis) pour faire découvrir sa publication. Il s'agit d'une sélection d'extraits d'anciens articles, à propos de différents sujets, où les formats ne sont pas très loin...

  • Payer par chèque, ça devient suspect ! (mai 2007) : le format papier ne serait plus aussi accepté... car il est plus suivi ?
  • La télévision en plein boom (décembre 2006) : télé HD, TNT, DVD video, avec des « normes concurrentes HD-DVD ou Blu-Ray » ou « Le logo "HD Ready" garantit la présence de caractéristiques minimales permettant d'afficher une image HD, le jour où vous lui en donnerez une », les formats sont bien présents (le câble HDMI est omis).
  • Les dosettes montent en pression (mai 2007) : avec le match « Café moulu contre dosettes propriétaires », bref : être capsule ou pas ?
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 2 septembre 2004 : 1 article (VC-9 sur Blu-ray et sur HD-DVD)
  • le vendredi 2 septembre 2005 : 2 articles (Windows Vista : citation et déclaration qui laissent songeur - Une nouvelle prise de position importante du Massachussets)
  • le samedi 2 septembre 2006 : 1 article (Les feuilletons, le format télé qui élimine le film du dimanche soir)

Bilan d'août et petit résumé de l'été

Petit rappel pour les vacanciers (ou les déconnectés) de retour

Voici septembre, c'est la rentrée... Alors un petit regard en arrière sur les 2 mois d'été 2007 avec ses formats et ce que vous avez pu manquer sur Formats-Ouverts.org avec (liste non-exhaustive) :

  • et aussi un INDEX avec moult mots et nombres, régulièrement mis à jour.

Une nouveauté après la catégorie Citation à relever de juillet : Formats-Ouverts.org passe à 2 hauts de page, en dessous du titre/slogan général (Pour les formats ouverts !), avec la présentation du site et Notules express, apparues fin juillet 2007, qui propose de petites notes (notules) d'informations.

Les statistiques d'août

2 mois dits d'été, 62 jours avec 64 articles dont 32 en août, et le palmarès des 5 articles les plus lus :

  1. Le film Transformers ;
  2. Le bon format d'un blog à succès ;
  3. La HD Ready et la Full HD ;
  4. Prisonnier d'une capsule ;
  5. 10 flops, 10 pièges.

Outre le total général de 1269 articles fin août, les statistiques du 38e mois (et le 4e mois d'août, presque à égalité avec celui de 2006) indiquent :

  • pages vues : 426 461 ;
  • visiteurs uniques : 52 228 ;
  • visites : 149 240 (soit plus de 4 800 par jour) ;
  • bande passante : 22,41 Go ;
  • hits : 592 339.

Merci pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture, bonne diffusion et bonne utilisation. Et vivent les standards ouverts et l'interopérabilité ! Bonne reprise et après 2006-2007, bonne année 2007-2008 !

Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des articles de septembre 2007

Les 35 articles publiés en septembre

2 dans Vie du site, 1 dans Table des articles, 13 dans Général, 1 dans Humour, 5 dans Citation à relever, 5 dans Non-électronique, 1 dans Web, 2 dans Premiers pas, 1 dans Manifestations, 1 dans Humour, 1 dans Myosotis, 1 dans Anniversaire, 1 dans Web

Et sur Formats-Ouverts.org :

La dématérialisation ? Ah bon... Vraiment ?

Il y a toujours un support (article paru le 2 septembre)

La dématérialisation est un terme fréquent à propos du monde du numérique, utilisé explicitement ou pas : il y a la « dématérialisation des procédures administratives » [1], il y a « la musique dématérialisée », le « bulletin de paie électronique », la « Facture Sur le Net » [2] ou « le livre électronique ». Chaque fois, la « matérialité » semble disparaître : plus de formulaire papier, plus de CD Audio, plus de billet, de facture ou de livre en papier...

Alors, fin du monde matériel ? Non. Les supports habituels ne sont plus utilisés, certes, mais le document en question est bien stocké en un lieu et sur un support : disque dur personnel ou serveur, baladeur, clé USB, téléphone portable...

Et au support physique (avec son format), s'ajoute le format numérique des fichiers. Finalement, c'est un double problème de format : celui des supports, celui des fichiers. Sans oublier pour l'un et l'autre le souci de conservation et de pérennité de l'archivage.

Alors, pour les versions électroniques et/ou numériques (mais pas digitales), des formats ouverts pour les supports et pour les données.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Pourquoi Windows...

Les utilisateurs hors les normes technologiques majoritaires (article publié 27 août)

Le titre est un peu incomplet, avec différents formats possibles... :

  • Pourquoi Windows ne se plante pas sur votre ordinateur ?
  • Pourquoi Windows n'est pas d'office chez vous ? (sans o majuscule à office...)
  • Pourquoi Windows ne s'allume pas chez vous ?
  • Pourquoi avez-vous passé Windows par la fenêtre ? (sans f majuscule à fenêtre, ni s...)

Windows est connu pour son nom, pour sa présence importante (vente liée...) mais aussi pour ses blocages, ses « plantages » avec « l'écran bleu de la mort « (The Blue Screen of Death en anglais, BSOD [1]), dont un « fan » s'est même fait tatoué le message... [2]

Quelles sera parmi les 4 formulations ci-dessus celle que France Inter retiendra pour le sujet de son émission ? Son émission ? Oui, celle sur le modèle du Téléphone sonne du lundi 13 août, intitulée Pourquoi le téléphone portable ne sonne pas chez vous ? (ne sonne pas pour vous aurait été plus précis : le téléphone portable ne s'utilise pas que depuis chez soi) :

52 millions de Français ont un portable...Ce qui veut dire que 10 millions n'en ont pas: les très jeunes, les très âgés, et les indigents...Mais aussi beaucoup d'autres qui ont fait le choix de vivre sans. Alors comment peut-on vivre délibérément sans portable? (copie à l'identique) [3]

En plein cœur de l'été, le sujet des situations hors norme peut intéresser. Parmi les réponses possibles à propos du refus de Windows, il y a :

Autres sujets possibles pour France Inter (ou une autre radio) sur le même modèle et à disposition :

  • Pourquoi êtes-vous encore papier-stylo-crayon ?
  • Pourquoi pas de GPS dans votre voiture ?
  • Pourquoi préférez-vous la radio par les ondes ?
  • Pourquoi vos mondes de jeux video sont plus beaux que nos jours et nos nuits ?
  • Pourquoi boutez-vous les émissions télé hors de chez vous ?
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un index pour Formats-Ouverts.org

Présentation de l'index de FOo

Cet article porte le numéro 1 250 (soit aussi 1,25 k articles, dans un autre format ; k pour kilo, soit 1 000, et non pas K pour Kelvin) et il utilise un des formats possibles de rédaction : la liste.

Mais quelle liste utile dresser ? Une liste des mots des articles de Formats-Ouverts.org : un index [1]. Quelques précisions importantes :

  • un index des articles existe sous forme de la liste des titres dans le premier article de chaque mois, catégorie Table des billets ;
  • sur Formats-Ouverts.org, les formats fermés sont mis à l'index ;
  • sur Formats-Ouverts.org, des mots très variés sont mis dans l'index.
  • l'index ci-dessous n'est pas créé automatiquement en récupérant tous les mots (et les nombres) de tous les articles et en les classant ;
  • il s'agit d'une sélection de certains mots (et nombres) : il y a un choix ;
  • l'index évolue en étant régulièrement mis à jour.

Les formats ouverts sont encore là : le format de l'adresse est connu (pour une recherche donnée, cest http://formats-ouverts.org/blog/?q=recherche, l'entrée Rechercher du site ; et pour une date donnée, c'est http://formats-ouverts.org/blog/année/mois/jour/, l'entrée Calendrier du site).

Mais ce n'est pas l'adresse de recherche automatique qui est utilisée (elle donnerait notamment cet index). Il s'agit d'un index réfléchi et manuel.

L'index réfléchi et manuel

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Le vote papier inscrit dans la Constitution

Une idée de roman, voire une idée d'action (article publié le 23 août)

En cette période de trêve estivale, où les jeux et les listes peuvent occuper, il y a aussi les romans de l'été. Les sujets possibles sont nombreux : espionnage, amour, policier. Ou politique, lié au format ouvert...

Le sujet en 2 phrases : un État décide d'inscrire dans sa Constitution que le vote au format papier est le seul utilisé pour toutes ses élections. Le vote électronique est interdit pour tous les scrutins officiels.

Courage politique et technologique, rupture avec les idées reçues, ouverture vers une démocratie totalement transparente : les termes à employer dans le slogan sont nombreux. Et le texte d'accroche parlerait aussi des réactions qui soutiendraient et qui combattraient cette décision, au grand jour comme dans les coulisses...

Le profil du(des) héros et de(des) l'héroïne(s) sont ouverts, comme les détails. Et le roman reste à écrire. Mais il peut se baser sur ce qui se passe déjà, notamment en France :

  • le vote électronique en place dans certaines communes pour les présidentielles et les législatives de 2007 ;
  • une majorité présidentielle a priori favorable au vote électronique ;
  • un sénateur de cette majorité, Philippe Dallier, qui rédige fin juin une proposition de loi « qui vise à interdire l'utilisation de machines à voter dans les bureaux de vote ». [1]

Cette idée de roman est à disposition, comme cette idée d'action.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Jeu : quel pays manque-t-il ?

Dans cette liste (liée aux formats), il manque un pays... (article publié le 22 août)

Voici un des formats vedette en été : le jeu. Et donc un texte sous forme de jeu, à propos des standards ouverts. Dans la liste suivante de pays :

  1. Australia
  2. Benelux/Bénélux
  3. 中国 (China)
  4. Suomi (Finland)
  5. Deutschland und Österreich (Germany and Austria)
  6. Ελλάδα (Greece)
  7. 香港 (Hong Kong)
  8. Magyarország (Hungary)
  9. भारत (India)
  10. ישראל (Israel)
  11. Italia (Italy)
  12. 한국 (Korea)
  13. المغرب (Morocco)
  14. Southern Africa
  15. España (Spain)
  16. Sverige (Sweden)
  17. United Kingdom and Ireland

on pourrait dire qu'il manque un pays. D'ailleurs il est entouré par les pays ci-dessus qui sont en gras... Il s'agit de ?

Lire la suite

Pour les machines à bière pression, voici un fabricant de plus

Mais rien de nouveau pour les fûts (article publié le 22 août)

Avec les machines à bière pression pour la maison, on peut être prisionnier d'un fût. Comme avec les machines à café, prisonnier d'une capsule. Comme avec le savon ou le papier, prisonnier d'un appareil distributeur.

En effet, le format de la recharge oblige à utiliser un appareil spécial et un seul.

Bonne nouvelle :

  • il n'y a plus que Krups [1] comme fabricant de Beertender [2], la machine à bière pression en question, car SEB [3] en propose aussi.

Le système Beertender fonctionne exclusivement avec les fûts Heineken «Compatible Beertender» distribués en France. (lu sur le carton d'emballage d'un appareil Beertender de SEB ; gras ajouté)

Mauvaises nouvelles :

  • si vous achetez un fût hors de France, elle ne serait pas utilisable ;
  • le fût est toujours de Heineken : pas d'autre marque de bière ;
  • les risques possibles sont toujours là : changement de marque de bière, manque de diversité, arrêt de la machine.

Le verre à bière pour les bières pressions des fûts des cafés ou des caves à bière ont un format ouvert et n'engendrent pas ces soucis de compatibilité voire d'interopérabilité. Mais contrairement aux logiciels, il n'y a pas de production de documents à des formats fermés : au pire, il n'y a « qu'un » appareil qui ne sert plus.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vous êtes billet, chèque ou carte bancaire ?

Pour payer, quel format utiliser ? (article publié le 22 août)

Premier conseil :

« Quand vous utilisez un chèque, en cas de découvert, vous pouvez passer en interdit bancaire car la Banque de France surveille. Le chèque est un moyen de paiement considéré comme important. En revanche, avec la carte bancaire il n'y a pas de suivi aussi poussé et si vous avez des difficultés financières, utilisez votre carte, un découvert n'est pas pareillement sanctionné. »

Second conseil :

« Quand vous demandez un chéquier et que cela fait plus d'une année que vous n'en avez eu, il y a des vérifications avant de vous l'établir. Pour la carte bancaire, il n'y a pas les mêmes contrôles. »

Conseils donnés dans une banque par une personne de ladite banque.

Le format électronique de paiement, avec son rectangle de plastique (au format standardisé) et sa puce, ne semble pas encore avoir les lettres de noblesse (et de vérification) du format papier des chèques...

Quant aux billets de banque en papier (même s'il est spécial et comporte des marqueurs), la fabrication de fausse monnaie est en France un crime, avec condamnation à perpétuité auparavant et à 30 ans de réclusion criminelle actuellement. Cette falsification est possible car chèques et billets papier ont en quelque sorte un format ouvert : on en voit le résultat, mais heuseusement ici on n'en connaît pas les méthodes de fabrication.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 5 août 2004 : 1 article (sur les journées européennes sur le format ouvert EAD pour les archives)
  • le vendredi 5 août 2005 : 1 article (sur la musique via SFR : formats Apple et Microsoft, pas MP3)
  • le samedi 5 août 2006 : 1 article (sur le format «loi modifiée parue au JO»)

Table des articles d'août 2007

Les 32 articles publiés en août (article publié le 20 août)

1 dans Table des billets, 2 dans Vie du site, 2 dans Web, 11 dans Non-électronique, 10 dans Général, 1 dans Manifestations, 1 dans Anniversaire, 1 dans Humour, 1 dans Citation à relever, 1 dans Bibliothèques numériques,1 dans Notules

Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats de l'été

L'édition 2007 (article écrit hors ligne et publié le 18 août)

Après 2005 et 2006, voici 2007 à propos des formats à l'honneur et en vigueur cet été.

Suivant les formats (papier, Web, télé, cinéma, musique, livre), il y a :

  • les chansons de l'été (mais LE succès incontournable imposé semble passé) ;
  • les livres de l'été (notamment ceux pas forcément récents mais qui sont lus à ce moment) ;
  • les jeux de l'été (avec cahiers de mots croisés divers, de sudoku), les séries estivales (The Shield, Lost, 24, Heroes, The Nine) ;
  • les émissions télé de l'été (Intervilles, Tour de France, L'île de la tentation, Survivor, Secret Story, La boîte à musique de Jean-François Zygel) ou radio (rediffusions, grilles spéciales) ;
  • les tournées de l'été (comme le Marionnaud Beauty Tour et autres tournées des plages) ;

Cette année aussi, les listes semblent mise en avant, une vraie listemania ; sans oublier le ton de l'été, dit plus léger, ou les sujets de l'été, dits moins sérieux.

Des articles de Formats-Ouverts.org se baseront sur ces formats (connus)... pour traiter des formats ouverts et de l'interopérabilité.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Les « Transformers » sont là, avec les formats

Encore une question de formats !

Le 25 juillet 2007 (un mercredi), sortie en France du film américain Transformers [1]. Et plus encore que pour Harry Potter 5 ou d'autres films (Joyeux Noël Les Chevaliers du ciel), voilà encore un sujet lié au format !

Déjà, le nom...

En anglais : Transformers, du verbe to transform et avec le nom commun transformation. En français : les Transformers (marque déposée), (se) transformer et la transformation.

Et revoilà le vocabulaire avec la grande famille du mot format (qui se transforme !) :

  • format formation transformation information malformation conformation reformation déformation ;
  • format formater formatage formateur formatrice.
Sur le site et sur les affiches

La police de caractères : reconnaissable avec la forme et la couleur de ses lettres, assez carrées et metalliques (robot oblige).

La date de sortie, écrite « 25.7.7 » (et non pas 25/07/2007), un peu comme 7.7.7, format robotique, comme le ton de l'affiche et le sujet.

Le site Web [2] utilise le format Flash, pour plus d'animation mais moins d'accessibilité et moins de référencement...

Enfin l'affiche utilise 2 slogans : « Protéger. Détruire » et « Leur guerre, notre monde ». On peut les reformuler :

  • Protéger : standards ouverts. Détruire : standards fermés.
  • Leur guerre : économique et technique ; notre monde : avec nos données.
Les Transformers dans le numérique...

Comment transformer un fichier d'un format de départ en un autre ? Avec des convertisseurs, qui exportent ou qui enregistrent dans l'autre format voulu.

Comment convertir le plus efficacement ? Avec des formats ouverts au départ et à l'arrivée !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Dix flops high-tech en images »... et donc 10 pièges

Des exemples concrets des dangers des formats fermés

Le site ZDNet France publie un dossier intitulé « Dix flops high-tech en images » [1] : on y trouve une photo des 10 produits, suivie d'un texte de présentation.

Voici la liste, mais présentée par ordre alphabétique des 8 fabricants concernés :

  • pour 3Com, l'ordinateur Audrey ;
  • 2 pour Apple : l'ordinateur Power Mac G4 Cube... et le PDA Newton MessagePad ;
  • pour Cytale, le livre électronique Cybook ;
  • 2 pour Microsoft : le logiciel Origami... et le baladeur Zune (commercialisé pour l'instant qu'aux États-Unis et pas encore en Europe) ;
  • pour Motorola (et un peu Apple), le téléphone baladeur Rokr ;
  • pour Nokia, le téléphone console NGage ;
  • pour Sega, la console de jeux video Dreamcast ;
  • pour SFR, la visiophonie sur téléphone portable.

Qu'en est-il des formats ? Ce sont 10 exemples de pièges qui se sont refermés :

  • quand « les correspondants doivent avoir un combiné compatible », impossible à la technologie d'être utilisée tant qu'elle ne s'est pas assez répandue ;
  • comment continuer de jouer avec une console qui n'a plus de cartouche à son format ?
  • que deviennent les données enregistrées à des formats fermés propres à une des machines disparues et à ses logiciels ?

Ce dernier point est le plus problématique : il n'y a qu'un seul logiciel cité dans la liste (Origami de Microsoft), mais comme les appareils électroniques et numériques utilisent des logiciels, ils peuvent emprisonner les données créées.

Avec chaque logiciel actuel utilisant un format fermé, le risque est identique. Au contraire des formats ouverts. Dans cette liste de 10 exemples, les produits ont disparu, sont arrêtés ou ne bénéficient plus du soutien de son entreprise créatrice. Et cette entreprise peut aussi disparaître...

Précision : la liste peut être allongée de manière non-exhaustive avec les matériels et logiciels comme BeOS, OS/2, Palm Pilot, ClarisWorks, AmiPro, Atari, Amiga et autres DreamWriter.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Harry Potter et la multitude des formats, dont le papier

Abracadabra, voilà les formats, et parmi eux, le seigneur pa...pier !

Pour les personnes pressées, voici la notule de départ : Harry Potter 7, c'est le format papier qui continue de régner, malgré du copiage numérique, et aussi avec les autres versions (jeux video et ses nombreux formats de console, films de cinéma, DVD,...) qui contribuent à sa notoriété et à sa rentabilité.

« Le 21/07/2007, c'est HP7 ! »

Tel est le slogan qui était d'actualité le 21 juillet (un samedi), dans le monde entier. En effet, il s'agissait de la publication du livre Harry Potter and the Deathly Hallows, le tome 7 et aussi le dernier de la saga de J. K. Rowling. [1]

« HP07 le 070707 ! », cela aurait pu être encore plus fort d'un point de vue marketing et communication ! Sans confondre le sorcier avec le HP de Hewlett Packard [2].

Il y a à dire à propos des formats.

Tout d'abord, rappelons que Harry Potter a déjà soulevé des questions à propos des formats :

En ce mois de juillet 2007, pour HP7 en livre, on peut signaler :

  • la sortie en France le 11 juillet du film HP5, Harry Potter et l'Ordre du Phénix [3], une excellente préparation en terme de communication...
  • les règles de sécurité et de secret qui ont entouré le travail notamment de l'imprimeur...
  • et la confirmation du règne du papier.

En effet, c'est bien le livre en papier qui est l'objet de cette médiatisation, de cet engouement et de ces ventes : un livre dans tout ce qu'il y a d'habituel et de traditionnel, avec un texte imprimé, qui sera aussi en édition de poche, là aussi au format papier ; et avec un format (physique) et écrit en anglais en version originale.

Et le format du livre papier est ouvert : nul besoin de technologie autre que celle de la lecture, interopérabilité réelle.

Certes, il y a...

Certes, il y a eu du piratage du livre avec les photos numériques (de mauvaise qualité) des pages du livre [4] . Auraient-elles été bonnes, c'était toujours du vol, mais quel intérêt de lire les plus de 500 pages sous forme de photo sur un ordinateur ?

Certes, il y a aussi le livre audio, avec le texte lu par un ou des acteurs, vendu sur le site iTunes d'Apple, avec le format numérique d'Apple destiné aux baladeurs et aux ordinateurs d'Apple.

Certes, il y a les ordinateurs, les assistants numériques et les téléphones portables : mais qui lirait les plus de 500 pages sur un écran plus ou moins grand, avec une qualité d'affichage moyenne, et avec une ergonomie et une maniabilité peu importantes ?

Certes il y a théoriquement les versions numériques pour les livres électroniques... mais où sont-elles et où sont les ebooks [5] et autres Cybook [6] qui devaient révolutionner l'édition et la lecture ? Pour lire sur la plage ou à la montagne (avec le soleil, le sable, le vent), dans le métro ou le bus, dans le train ou la voiture, dans son lit ou son salon, le papier semble encore bien le premier, et la copie du papier en papier est bien difficile. Et pour ce qui est du papier électronique [7], ce ne sont que les débuts.

Outre l'ergonomie, la praticité et la souplesse, il y a aussi pour le papier une dimension culturelle, avec plusieurs siècles d'histoire. Même si le numérique gagne vite dans certains domaines (photo, GPS, musique), la reconnaissance passe encore par le livre : avoir été publié est parfois le bon format pour être considéré et pris au sérieux. Et même pour écrire, noter ou griffonner, le papier reste un roi très puissant.

Autres articles à propos du format papier :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

L'AFNOR et les formats ODF et OXML

Le groupe de travail et l'enquête de l'AFNOR

En février, il y eut de fortes interrogations quant à la décision de la position de la France à propos du format OpenXML. Cela donna même lieu à une question parlementaire du député Bernard Carayon [1] avec une réponse offcielle (mais un peu « décalée »...).

Comme l'ISO a décidé d'accepter la procédure rapide (« fast track »), un groupe de travail a été constitué à l'AFNOR en vue d'élaborer la réponse de la France. C'est le front français à propos des standards ouverts, et voici ce qu'il en est :

  • Le site de l'AFNOR, Afnor.org [2], n'indique rien...
  • ...mais c'est le site StandarMedia.com (sic, standard sans d, [3]), qui fait partie du Groupe AFNOR, qui place l'information en page d'accueil ;
  • Pour ce qui d'un lien, attention... « Vous avez la possibilité de mettre en place un lien hypertexte entre votre site et le site standarmedia.com sous réserve de l’accord préalable et écrit d’AFNOR. » [4] auprès du webmaster et du directeur de la publication, Pascal Poupet, « pour toute autre demande de reproduction sur support papier »... et les liens donnés ci-dessous en référence sont de vrais liens hypertextes.
  • L'intitulé du groupe est « Commission Nationale Formats de saisie de documents, (CN FSD) », lancé le 10 mai 2007 [5].
  • La composition du groupe n'est pas officiellement publiée sur le site de l'AFNOR ni sur StandarMedia.com... mais le Président du groupe CN FSD, Frédéric Bon, l'a publié sur le blog de sa société, Clever Age [6] : « CIGREF, SOFTFLUENT, MICROSOFT FRANCE, CLEVER-AGE, WYGWAM , APRIL, ARS APERTA, INRIA, CGTI, AFUL, MIN DE L’INDUSTRIE, AFDEL, CHU de Grenoble, INNOVIMAX SARL » (donc pas de IBM ni de Sun ni de Google, 3 membres entreprises de l'ODF Alliance).
  • Mais il manque encore le nombre de représentants par structure, voire leur nom et leur nombre de voix.
  • L'objectif du CN FSD est pour « Format OOXML - doit-il devenir une norme internationale ? Quels sont les commentaires à faire sur le projet ? L'objectif de prise de décision et d'entérinement est ficé à fin 2007 en fonction du consensus constaté » : peut-on parler d'« objectif d'entérinement » alors que le débat porte sur le fait de le retenir ou pas comme norme ?
  • Enfin une enquête est ouverte... jusqu'au 31 juillet 2007 ! (comme pour l'Europe et son enquête) [7]. Elle comporte 2 questions :
    • « OpenDocument Format/ISO 26300 doit-il devenir une Norme Française ? »
    • « OfficeOpen XML doit-il devenir une Norme internationale ISO / une norme française ? »

Et là, ces 2 dernières questions soulèvent 4 interrogations :

  • première question : une norme ISO pourrait donc ne pas être une norme française ? Et si une structure choisit une norme ISO plutôt qu'AFNOR, cette norme est-elle caduque ?
  • seconde question : il y a 2 questions en une... et si Office OpenXML ne devient pas une norme ISO, peut-il être une norme française ? Et si Office OpenXML devient une norme ISO, peut-il ne pas être une norme française ? (ce que laisse supposer la question précédente)

On peut relever que le site StandarMedia.com donne la liste des « Structures normatives les plus consultées », et qui sont au nombre de 10, avec : « IETF, W3C, CEN, ECBS - CENB, AFNOR, ISO, JTC1, OASIS, IEEE, IPDR.org »... mais l'ECMA, qui a normalisé le format Office OpenXML, n'y figure pas.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Notules suite aux RMLL 2007

Une série de petites notes prises lors des RMLL d'Amiens
  • En juin 2007, sont apparus sur les billets de train de la SNCF des « codes barre 2D » (de petit carrés noirs ou blancs dans un rectangle) : qu'y a-t-il comme information dans ce format ? est-ce lisible par tous les appareils ou seulement par un logiciel avec le Windows embarqué des terminaux des agents de la SNCF ?
  • Les extensions de Firefox : comme le code est ouvert, il est assez facile d'en faire (pour quelqu'un s'y connaissant), y compris rapidement pour un besoin spécifique simple. La démonstration fut faite à ces RMLL 2007 par Paul Rouget avec un double copier d'une page Web (comprenant l'URL et un passage de texte surligné). Les extensions sont au format .xpi.
  • Publicité sauvage pour Freevax reçue par courriel : « Au delà de l'Open Source, l'interopérabilité. » « Ces fichiers d'échanges sont dans un format XML normalisé. » « Il est possible d’intégrer le module FREEVAX dans les logiciels de dossiers patient grâce aux formats d’échanges XML ». Certes, cela est intéressant, mais quel format XML exactement ? Et pour le site et l'approche Open Source, il y a encore des améliorations à apporter : http://www.freevax.org/.
  • Un salut à la plus jeune auditrice des conférences des RMLL (4 semaines) et son format de badge : « NetBébéSD » !
  • Quid des formats des tablettes de chocolat, des cigarettes et des petits carreaux 5x5 mm imprimés sur papier ? Ouvert, fermé, protégé ?
  • Il y a un format fermé des symboles et autres représentations qui sont dans des églises et dont la signification exacte est perdue. Or ces informations gravées dans la pierre (ou peinte) sont toujours là (depuis bien plus longtemps que le numérique) et constituaient les livres de ces époques.
  • Les plans des églises et cathédrales romanes ou gothiques ? Sans doute des formats fermés (car plus conservés, voire jamais conservés car jamais établis formellement).
  • Le Chaos Computer Camp 2007, près de Berlin, du 8 au 12 août, une rencontre internationale où les formats, les protocoles et les standards seront omniprésents, https://events.ccc.de/camp/2007/.
Et sur Formats-Ouverts.org :

Des citations à relever

Des responsables de Microsoft, des Bibliothèques et Archives britaniques ont dit...

L'accord du 4 juillet entre les Archives du Royaume Uni et Microsoft a fait dire :

Les fichiers à d'anciens formats sont « une bombe à retardement » et

« L'information numérique est en fait de manière inhérente plus éphémère que le papier » selon Natalie Ceeney, chef des Archives nationales du Royaume Uni.

Gordon Frazer, directeur de Microsoft Royaume Uni, a parlé « d'un âge sombre du numérique » et de « de trou noir numérique » à propos des documents à d'anciens formats fermés, et de préciser :

« Historiquement au sein de l'industrie des technologies de l'information, la tendance majeure était les fichiers à des formats propriétaires. »

Adam Farquhar, chef de e-architecture de la British Library, a souligné que le sujet de la conservation numérique ne concerne pas que les archives et les biliothèques nationales :

« Cela concerne tout le monde - de la petite entreprise aux groupes de recherche universiatire ou les auteurs et les scientifiques. »

Et les origines de ces problèmes sont les formats fermés, dont ceux des logiciels AmiPro, 123, WordPerfect, ClarisWorks... sans oublier ici les très utilisés Word, Excel, PowerPoint, Works et autre Publisher de l'époque.

Mais il n'y pas question dans cet accord de publier les spécifications des anciens formats fermés : les formats ouverts ne sont pas de mise.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Télérama n°3000 et les archives

Mercredi 4 juillet 2007, sortie du numéro 2999 de Télérama : un dossier spécial « 3 000 » avec des extraits d'anciens numéros (photos des numéros papier) et des images de couvertures passées.

Question : combien de magazines sont capables d'ouvrir les fichiers de leurs anciens numéros réalisés numériquement ?

Réponse : il faut déjà les conserver correctement... et sur des supports encore utilisables de nos jours... Si le format du fichier n'était utilisable qu'avec un logiciel aujourd'hui disparu (ou qui n'existe plus dans la version de l'époque) alors les archives sont perdues... : pensez à utiliser des formats ouverts (et aussi ici à archiver un exemplaire papier).

Nota bene : cette situation peut s'appliquer à tous les documents numériques de sociétés, d'administrations, de particuliers...

Et sur Formats-Ouverts.org :

Le troisième mois de juin

Bilan de juin 2007

Dans une volonté de transparence et de bilan mensuel (voire de lectorat intéressé), voici un résumé du 36e mois de la vie du site Formats-Ouverts.org.

Parmi les 31 sujets développés, on trouve : un trio de Premiers pas à propos de la réponse à Georges Clooney, de savon et de fût de bière (ce dernier est aussi le 1200e article) ; les accents d'Érik Orsenna ; les 5 États qui reculent face aux pressions ; LaTeX ; du latin et grec ; les pieds avec le vote électronique ; les députés ou les archives de l'INA. Sans oublier 3 conférences (une parisienne, une montpellierenne et une lilloise), et les 3 ans de l'article 4 de la LCEN.

Les 5 articles les plus lus sont par ordre décroissant :

Quant aux statistiques, 31 articles en juin pour un total de 1205, avec :

  • près de 60 000 visiteurs uniques (58 244) ;
  • plus de 165 000 visites (165 124), soit plus de 5 500 visites/jour ;
  • plus d'un demi-million de pages (533 661) ;
  • presque 750 000 hits (749 195) ;
  • plus de 26 Go de données (26,17) ;
  • cela signifie par rapport à mai, une baisse pour tous les critères, sauf pour le nombre de pages qui augmente.

Selon le format de formulation finale, merci pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture, bonne diffusion et bonne utilisation. Et vivent les standards ouverts et l'interopérabilité !

Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des articles de juillet 2007

32 articles publiés en juillet

1 dans Tables des billets, 2 dans Vie du site, 1 dans Publicité, 1 dans Archivage, 2 dans Logiciel, 3 dans En bref, 2 dans Premiers pas, 3 dans Citation à relever, 10 dans Général, 2 dans Interopérabilité, 1 dans RMLL 2007, 1 dans Notules, 1 dans Non-électronique, 1 dans Humour, 1 dans Ressources

Et sur Formats-Ouverts.org :

Ah ces pièges (possibles) des distributeurs

Utiliser un appareil distributeur peut être une erreur

Lors de la conférence du 13 juin sur les standards ouverts à Paris Capitale du Libre 2007, j'ai donné 2 exemples pour illustrer le sujet des formats. Après la réponse au « What else? » de Georges Clooney, voici le cas des distributeurs.

Situation de départ : une entreprise, une administration voire un particulier utilisent des distributeurs pour le savon liquide, pour le papier toilette et pour les essuie main disponibles. Le fournisseur de chacun des 3 produits peut être différent ou le même.

Mais un jour il est décidé de changer de fournisseur.

Et alors les formats s'en mêlent (et emmêlent)... En effet, on se rend compte que chaque distributeur n'est utilisable qu'avec un produit particulier qui a le format spécifique de l'appareil de distribution en question. En changeant les produits proposés, on est obligé de changer tous les distributeurs...

Heureusement, il n'y a pas de production de données avec ces appareils, et « le coût de sortie » ne signifie pas perte des données créées avec lesdits appareils.

En revanche dans le numérique, des données sont produites... et leur format est la clé de la dépendance. Dans le cas de formats ouverts, la dépendance entre le format des données et le logiciel n'existe pas et l'interopérabilité est en place.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

What else? Réponse à Georges Clooney

Pour des capsules de café à un format ouvert

Lors de la conférence du 13 juin sur les standards ouverts à Paris Capitale du Libre 2007, j'ai donné 2 exemples pour illustrer le sujet des formats. Le premier est une réponse à la question de Georges Clooney, « What else? » (mais il n'était pas dans la salle).

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Vote électronique : alerte, on ne voit que les pieds !

Note d'alerte du service communication : ne plus faire de photo lors du vote

Après les 4 dimanches de vote (22 avril et 6 mai : présidentielles ; 10 et 17 juin : législatives), voici un article au format d'une imaginaire note interne des équipes des candidats et candidates, qui serait rédigée par le responsable de la communication : « Vote électronique et image médiatique : des soucis de compatibilité entre le candidat et les électeurs ».

La mise en place des machines à voter risque de créer un souci au niveau de la communication.

La situation actuelle consiste en une couverture importante du moment où le candidat se rend à son bureau de vote. Les media couvrent ce moment fort de la démocratie et du parcours du candidat avec de nombreuses photos et images.

Il y a 5 étapes principales :

  1. l'arrivée du candidat au bureau de vote ;
  2. le passage dans l'isoloir et sa sortie avec son enveloppe de vote à la main ;
  3. le vote avec « la pose du bulletin » ;
  4. les salutations aux responsables du bureau ;
  5. la sortie du bureau de vote.

Les étapes 2 et 3 sont de loin les plus fortes, notamment « la pose du bulletin » : les photos et les reportages de cet instant sont très médiatisés. Le candidat souriant, sur le point de glisser son bulletin dans l'urne transparente possède un fort pouvoir d'identification et renvoie aussi à l'idée de transparence démocratique.

Or avec le vote électronique, cela disparaît : le candidat sera derrière un rideau pour voter sur l'ordinateur. Seuls ses pieds sont alors visibles ! (avec une partie de ses jambes). Il y a là un déficit d'images qui pourrait être préjudiciable, installant une distance et un mystère qui irait à l'encontre des objectifs visés.

D'un point de vue médiatique, les risques sont réels avec :

  • d'un côté les photos positives de candidats devant l'urne transparente ;
  • de l'autre, des candidats dont ne voit que les pieds...

Peut-être faudrait-il alors envisager de ne plus médiatiser le passage dans le bureau de vote.

(Précision : les termes et les tournures utilisés ci-dessus adoptent le « format de la note » pour parler de ce sujet : un exercice de style, ou de format, à propos d'un point factuel. Le vote papier utilise un format ouvert).

Autres articles sur le vote électronique sur Formats-ouverts.org :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fête des Mères, Fête des Pères, et les formats

De nouvelles formulations et le format électronique

2007 : le dimanche 3 juin, Fête des Mères ; le dimanche 17 juin, Fête des Pères. Pour ces 2 moments de cadeaux, il y en a des classiques (parfums, livres, disques, habillement,...) mais aussi certains plus originaux. Un fabricant s'est lancé pour la première fois dans ce créneau avec son produit du moment : Nintendo [1], avec sa console de jeux video portable, la NintendoDS [2].

Les affiches (papier) et les pages de magazines (encore papier) de la campagne publicitaire indiquaient en plus de la photo d'un homme et d'une femme :

NintendoDS prend soin des mamans.

Avec NintendoDS, les papas se dépassent.

Appliquons un petit décodage pour avoir un format plus clair :

  • l'homme et la femme en photo avaient le bon format : celui de la cible, donc en âge d'être papa et maman, en les représentant valorisés, l'air sérieux et crédible, mais décontractés ;
  • le marché des jeux video s'élargit vers des personnes moins jeunes que le public habituel ;
  • le « transgénérationnel » est en arrière plan : enfants et parents peuvent désormais être utilisateurs de jeux video, partager et se retrouver ;
  • maintenir son cerveau en forme [3] est l'argument au bon format avec des jeux plutôt orientés vers la réflexion, la mémoire ou les langues (donc vraiment pas de jeu type FPS ! [4]) ;
  • enfin, le format électronique veut ainsi adopter une stature aussi sérieuse que les autres cadeaux.

Comme dans tout le monde numérique, les formats sont la clé des données : ici il s'agit des jeux avec le format de leur cartouche. Bien sûr, pas de formats ouverts ni d'interopérabilité (tout juste une rétrocompatibilité avec la console prédédente, la Game Boy Advanced, de Nintendo aussi).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Colloque International sur le Document Electronique (CIDE)

Avec les formats comme élément omniprésent

Du 2 au 4 juillet 2007 se déroulera à Nancy la 10e édition du CIDE, Colloque International sur le Document Electronique [1]. Il est organisé par plusieurs structures nationales, dont le Ministère de la recherche, le CNRS ou l'INIST [2], ou plus locales comme des universités (Nancy 1, Caen ou Paris 8).

Le thème 2007 est « Le document numérique dans le monde de la science et de la recherche », avec « pour objectif de confronter les points de vue des différentes disciplines concernées, et de diffuser les résultats des laboratoires académiques ou industriels qui contribuent à en améliorer les usages. »

Le document électronique en soi est déjà un sujet où la question des formats (et des protocoles) se pose, que se soit à propos de sa pérennité, de son archivage, des bibliothèques ou de ses utilisations possibles.

Le programme de CIDE 10 [3] mentionne tout autant les formats : il sera notamment question au cours des 3 jours,

Et ces formats sont presque tous ouverts, permettant l'interopérabilité et preuve de leur importance.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La VOD de Mk2

Pour la video à la demande de Mk2 il vous faut...

Mk2 [1] a lancé son site Web de Video à la demande (VOD, Video On Demand) : mk2vod.com [2]. Et on y retrouve le problème des formats, car dans la rubrique « Aide en ligne (FAQ) » [3] on lit pour le point « Matériel et mises à jour » :

« Les systèmes d'exploitation compatibles : Microsoft Windows 98, Windows 98 Deuxième édition, Windows Millénium, Windows 2000, Windows XP et Vista. »

« Les logiciels nécessaires : Internet Explorer 5.0 ou supérieur ou Firefox qui est plus performant pour le téléchargement. Le Lecteur Windows Media 11. »

La rubrique « Testez votre configuration » [4] confirme fort logiquement et fournit le « Rapport de test de configuration » suivant : « Diagnostic : NON » (majuscules, sic) pour le « Plug-in Windows Media Player » et pour l'«ordinateur » ; mais un « OUI » pour le navigateur Firefox. La conclusion :

« Vous n'utilisez pas Windows » (c'est exact !)

« Pour acheter vos vidéos sur MK2VOD.com, vous devez impérativement utiliser un PC équipé de windows 98 ou plus récent. Nous sommes désolés de ne pouvoir donner suite à votre requête pour l'instant. »

J'en suis aussi désolé, d'autant qu'à l'inverse de ses contenus, le site utilise des formats ouverts comme le HTML et la technologie PHP : formats fermés (ceux des contenus avec Microsoft) contre formats ouverts (ceux des technologies non-Microsoft).

Il reste...

Pour la VOD de MK2, il faut donc Windows (98 à Vista) avec Windows Media Player (version 11). La situation n'est pas nouvelle.

Il reste les autres sites de VOD.

Mais les concurrents sont dans la même situation : que ce soit TF1 ou Arte ou CanalPlay ou France Télévision ou VodeoTV... pas d'interopérabilité , pas de formats ouverts.

Il reste les video cassettes.

Mais pour les video cassettes, les appareils pour lire ces formats de supports tentent à disparaître, sans oublier la guerre des débuts entre les formats VHS, Betamax et V2000.

Il reste les DVD.

Mais pour les DVD, il y a aussi les formats avec les 6 formats différents et notamment le DVD Video, le DVD Blu-ray et le HD-DVD... pas d'interopérabilité , pas de formats ouverts.

Il reste la télévision.

Mais pour la télé, fin de l'analogique en décembre 2011, et pour la télé HD, il y a aussi les formats avec les prises HDMI, les écrans HDCP voire les décodeurs... pas d'interopérabilité , pas de formats ouverts.

Il reste la salle de cinéma.

Et pour le cinéma analogique ou numérique, pour l'instant, aucune contrainte spéciale de format : les marques et modèles de chaussures, de vêtements ou de lunettes sont utilisables avec les sièges et avec les images projetées.

Il reste aussi la radio hertzienne (pour dialogues et musique) et le papier (pour le script).

La radio analogique existe encore : elle est utilisable avec n'importe quel récepteur radio. Le papier existe encore : il est lisible sans technologie spéciale. Mais... ils ne sont pas très appropriés pour la video et l'image animée !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Conférence à Montpellier

Pour les JLM 2007 de l'ALL

L'Association pour le Logiciel Libre (ALL) organise les Journées du Libre à Montpellier 2007 (JLM07). Les 14, 15 et 16 juin, ce seront 3 journées à propos des logiciels libres, avec le samedi 16 le thème Grand Public : j'y interviendrai de 16h à 16h45 sur le sujet des formats ouverts.

Ce sera l'occasion de traiter du comment, du pourquoi, de donner des exemples et aussi d'échanger avec la salle à propos des standards ouverts et de l'interopérabilité (ce fut déjà le cas en décembre 2005, mais aussi en 2002 et 2003).

Sources et liens :
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Le 35e mois

Bilan de mai 2007

Pour le 35e mois de Formats-Ouverts.org, voici le 35e article de bilan mensuel de la vie du site. Les statistiques indiquent :

  • plus de 67 000 visiteurs uniques (67 256) ;
  • plus de 175 000 visites (177 416), soit plus de 5 720/jour ;
  • plus de 510 000 pages vues (516 912), soit plus du demi-million ;
  • plus de 770 00 hits (774 675) ;
  • et plus de 26 Go de données (26,29).

Sont nommés au palmarès des 5 articles les plus lus :

  1. HD Ready et Full HD ;
  2. Prisonnier d'une capsule ;
  3. La video en ligne sur TF1 ;
  4. La définition des standards ouverts ;
  5. Les conditions techniques de Citroën Virgin Méga.

Les sujets liés aux élections et au nouveau gouvernement ont donné plusieurs articles : le débat télé, le Protocole, la malette nucléaire, le discours et la video, les archives de l'Élysée et de Matignon, le nouveau gouvernement.

Les 32 articles de mai (pour un total de 1174) traitent aussi du Super8, d'une banque Flashée, de 3 sites antiliens, de la Corée du Sud monoculturelle en informatique, du RGAA ou encore de la fiche de paie.

Merci pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture, bonne diffusion et bonne utilisation. Et vivent les standards ouverts et l'interopérabilité !

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Le nouveau gouvernement : en Flash, en texte et en PDF

3 formats différents pour une page importante

La page détaillant le nouveau gouvernement est en ligne sur le site du Premier ministre [1]. Sur cette page, on trouve pour donner de l'information :

  1. le Flash, format très visuel, avec des effets ;
  2. le PDF pour une présentation plus élaborée que celle en ligne et prévue pour une bonne impression papier ;
  3. le texte présent dans la page Web.

Le premier format est fermé, souvent utilisé mais problématique. Le deuxième format est ouvert, comme le troisième (ce dernier, le HTML, est établi de manière collégiale au sein du W3C, le PDF étant défini par la société Adobe).

Il y a donc 3 manières de donner de l'information sur cette page, avec l'interopérabilité complète de la partie en HTML, sans oublier la prochaine accessibilité obligatoire suite au RGAA.

Sources et liens :
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La mallette nucléaire : et les formats ?

Les formats pour engager l'arme nucléaire

Le 16 mai 2007 (un mercredi), le nouveau Président de la République prit ses fonctions selon un programme réglé par le Protocole.

Parmi les différents moments de cette journée, l'entretien entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac était important (la durée n'est pas fixée par le protocole). Cet entretien permet la transmission en tête à tête des codes d'utilisation de l'arme nucléaire française.

Utiliser l'arme nucléaire... : quels sont les formats qui entrent en action dans le processus de cet acte capital ?

Il y a la fameuse « mallette nucléaire » qui suit le Chef de l'État dans tous ses déplacements : un ordinateur portable permettant de transmettre de manière sécurisée les ordres ? Peut-être. Qui dit ordinateur dit logiciels et formats ; qui dit transmissions, dit protocoles ; avec la question : ouverts ou fermés ?

Il y a l'identification du Président de la République : pour qu'elle soit certaine à 100%, le processus doit utiliser des moyens sûrs, dont certains ne reposent pas sur l'électronique ni sur l'informatique :

Car aujourd'hui, la technologie reste l'ennemi de la technologie et les moyens les plus simples restent apparemment les plus sûrs. [1]

Alors, le format papier ? Peut-être en partie. Aucune information officielle certaine n'est donnée. Mais on peut supposer et souhaiter que des formats et protocoles ouverts sont utilisés, rien que pour les maîtriser totalement et être indépendant.

Sources et liens :
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Le Protocole dit que

Les règles pour le déroulement de la passation de pouvoir et de l'investiture sont connues

Le mercredi 16 mai 2007 eut lieu la passation de pouvoir de Président de la République entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac. La cérémonie fut retansmise par les télévisions et les radios, avec aussi le Web et la presse papier à l'honneur.

La dénomination officielle est « Cérémonie d'installation du nouveau Président de la République » [1]. Son déroulement est fixé de manière précise, que ce soit pour l'entretien entre les 2 Présidents, pour les 21 coups de canon tirés aux Invalides ou encore pour la remise du grand collier de Grand maître de l'Ordre de la Légion d'honneur [2].

C'est le Protocole qui indique les règles en usage et le « service du Protocole » qui les met en œuvre [3]. Dans ce cas, le numérique et la diplomatie ont des points communs de vocabulaire mais aussi d'approche car le Protocole est plutôt connu et donc ouvert : dis moi comment tu es reçu, je te dirai combien important tu es.

Sources et liens :
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Les formats dans le débat

Qu'autoriser, qu'interdire lors du duel du second tour ?

Le mercredi 2 mai, de 21h à plus de 23h30, eut lieu le débat entre les 2 candidats du second tour des élections présidentielles, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Il était retransmis par des chaînes de télévision (dont TF1 et France 2), mais aussi par des sations de radio (comme France Info) : le format télé (dont le hertzien) et le format radio étaient disponibles (et l'interopérabilité assurée).

Dans les coulisses, pour organiser le débat, une série de points a été traitée par les 2 équipes (avec conseiller image, chef de cabinet, directeur de campagne, responsable des relations presse,...) pour définir les modalités. Et les formats (au sens large) étaient assez présents : en effet, quelle formule définitive, avec

  • la forme de la table et du décor ;
  • la distance entre chacun pour ce format face-à-face ;
  • les façons de filmer : pas de plan de coupe (voir celui qui ne parle pas).

Une partie des règles encore en vigueur a été défini pour le débat entre François Mitterrand et Valéry Giscard d'Estaing :

Réglé comme du papier à musique, le débat, donc. Par quels chefs d'orchestre chez Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ? Ben aucun. En fait, notre très moderne débat de 2007 appliquera les règles de celui de 1981. Ces règles, Serge Moati et Robert Badinter, conseillers de Mitterrand en 1981, les ont établies. [1]

Ces règles du cahier des charges sont disponibles, des formats ouverts en quelque sorte. Finalement, le fond et la forme.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Bulletin de paie : papier ou fichier ?

Vous devez conserver vos bulletins de salaire toute votre vie... Et les formats ?

Sujet : le bulletin de paie. Durée de conservation : 40 ans minimum. Format actuel : le papier. En projet : le format numérique. Question : mais quel format ?

Tel pourrait être le résumé de la situation actuelle à propos des bulletins de paie : ils sont d'une importance capitale, preuve de l'activité du salarié, qui devra les fournir dans le futur en cas de chômage ou pour son départ en retraite. Chaque salarié a la responsabilité de la conservation de ses documents uniques, aucun double n'existant (au-delà de 5 ans).

Question : « Or si le salarié ne dispose que d'une trace électronique, comment pourra-t-il conserver le bulletin sous une forme stable et lisible durant quarante ans ? ».

Remarque : « Le véritable frein à la dématérialisation reste le non-règlement de la question essentielle de l'archivage. »

Ces 2 citations sont extraites d'un long article de Bertrand Lemaire publié dans Le Monde Informatique [1] à propos des bulletins de paie au format électronique et non plus papier. Elles concernent :

  • la question de l'archivage de ces données : outre les formats, sur quel support archiver (disque dur, mémoire Flash... et leur durée de vie limitée), à quel endroit (ordinateur personnel, service en ligne), avec quelle responsabilité (de la personne, d'un service public, d'une entreprise), avec quelle authentification du fichier.

En partant d'une idée simple (moins de papier, moins de coûts, plus de technologies actuelles) on arrive à une série de problèmes délicats, dont celui des formats. Un peu comme avec le vote électronique, mais sans son enjeu lié à la vie de la démocratie.

Pour ce qui est de conserver 300 ans les données à propos de l'enfouissement des déchets radioactifs, le format numérique n'a pas été retenu : les informations sont au format papier (même s'il y a des caractéristiques spéciales).

Sources et liens :
  • [1] Article Le bulletin de paie résiste à la dématérialisation, de Bertrand Lemaire, Le Monde Informatique, n°1150, semaine du 23 mars 2007, page 34 et 35
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Normes et formats pour les photos d'identité

Arrêté du 10 avril 2007 relatif à l'apposition de photographies d'identité sur les documents d'identité et de voyage, les permis de conduire et les titres de séjour

Le texte précédent était du 7 mai 1999 [1]. Celui qui a été publié au Journal Officiel du 10 mai 2007 est l'arrêté du 10 avril 2007 [2]. Ces deux textes concernent les photos d'identité sur les documents officiels. Et les formats et les normes sont très présents :

  • le format, au sens de dimensions physiques : « Les photographies devront être au format 35 mm (0/-1 mm) x 45 mm (0/-1 mm). »
  • les normes qui définissent la qualité et la fiabilité :
    • ISO 10602 (décembre 1994) NF 43-307 « Photographie. - Film de type gélatino-argentique noir et blanc traité. - Spécifications pour la stabilité » (annexe I) ;
    • norme ISO 10977 (février 1993) « Photographies. - Films et papiers photographiques couleurs traités. - Méthodes de mesure de la stabilité image » (annexe I) ;
    • norme ISO/IEC 19794-5 : 2005 « Technologies de l'information. - Formats d'échange de données biométriques. - Partie 5 : données d'image de la face » (annexe I).
  • les normes de la série EN 45 000 pour la définition des critères généraux d'indépendance et de compétence des laboratoires d'essais.

Les systèmes photographiques utilisés devront être agréés par le ministère de l'intérieur en respectant les spécifications des normes citées dans l'annexe I.

L'obtention de cet agrément est défini dans l'annexe II, Modalité d'instruction des demandes d'agrément.

Enfin, une signalisation informe le public de « l'agrément du système photographique et des produits proposés. ».

Voilà donc les attestation, certification, format, spécification, norme et agrément en action dans le domaine de la photo officielle. Une partie des formats et normes est ouverte : le décret donne les règles à suivre. Mais une partie des formats et normes est fermée : les normes ISO ne sont disponibles que sur achat, chose assez fréquente dans le monde de l'industrie.

Mais il n'est pas inutile de rappeler que pour Internet par exemple, les formats et les protocoles utilisés sont ouverts, et il y a là aussi une industrie importante. Pour ce qui est de l'interopérabilité, elle est en vigueur pour les photos avec « les systèmes de vue » humains.

Sources et liens :
  • [2] Arrêté du 10 avril 2007 relatif à l'apposition de photographies d'identité sur les documents d'identité et de voyage, les permis de conduire et les titres de séjour
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En avril, FOo se découvre de quelques fils

Le 34e mois de Formats-Ouverts.org

En avril ? Et bien voici le quatuor :

Pour les statistiques de Formats-Ouverts.org :

  • près de 70 000 visiteurs uniques (68 094) ;
  • plus de 170 000 visites (173 661), soit plus de 5 780 par jour ;
  • plus de 480 000 pages vues (482 527), soit un peu moins du demi-million ;
  • plus de 735 00 hits (737 037) ;
  • et près de 25 Mo de données (24,43).

Ce qui signifie une baisse, après les augmentations constantes de l'été 2004 à janvier 2007, et un niveau qui est celui de septembre 2006, soit tout de même le 7e meilleur mois sur les 34.

Du côté des sujets en avril :

Comme le dit la formule finale, merci pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture, bonne diffusion et bonne utilisation. Et vivent les standards ouverts et l'interopérabilité !

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Table des articles de mai

Les 32 articles publiés en mai

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 9 dans Général, 2 dans Logiciels, 1 dans Manifestations, 3 dans Conférence, 1 dans Ressources, 1 dans Anniversaire, 6 dans Non-électronique, 3 dans Web, 1 dans RMLL 2007, 1 dans Notules, 1 dans Archivage, 1 dans Humour

Dossier «Indexation de ressources : métadonnées, normes et standards»

Un séminaire et un dossier de l'Éducation nationale

Le ministère de l'Éducation nationale [1] avait organisé en janvier 2007 un séminaire sur la baladodiffusion : le sujet des formats y était en arrière plan (quel format audio ? ouvert ou fermé ? pour quel baladeur ? avec quelles métadonnées ? pour quelle pérennité ?).

Les 26 et 27 mars, un autre séminaire était organisé : il portait cette fois directement sur les formats, intitulé « Indexation et visibilité des ressources pédagogiques : un enjeu pour la valorisation du patrimoine pédagogique des établissements d’enseignement supérieur ».

Un dossier a été réalisé par les documentalistes de la Sous-Direction du Ministère en charge de la manifestation (la SDTICE [2]). Il est disponible au format papier mais aussi en ligne sur les pages Web consacrées au sujet « Indexation de ressources Métadonnées, normes et standards ». [3]

Ce dossier est très riche et propose de nombreuses informations : des définitions, des sites Web, une bibliographie, et aussi le Dublin Core, le format LOM FR [4], les archives ouvertes, et les métadonnées, normes et standards. Avec l'importance des formats ouverts et de l'interopérabilité.

Sources et liens :
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Normes internationales pour les archives numériques, à Berlin

Archivage électronique : une conférence européenne sur des formats ouverts

Le mardi 24 avril à 13h s'ouvre à Berlin la 3e Conférence européenne sur les DTDs EAD et EAC et le schéma METS, aussi intitulée Normes internationales pour les archives numériques [1]. Elle se termine le vendredi 27 avril midi. La participation est libre. Il y aura la traduction simultanée en Allemand, Anglais, Francais et Russe.

Le Conseil Européen étant présidé par l'Allemagne, les Archives fédérales allemandes [2] « invitent les archivistes de tous les pays européens à se réunir à Berlin pour discuter des questions d'actualité de la profession. » Comme l'indique aussi la présentation générale :

L'utilisation des normes internationales EAD (Encoded Archival Description), EAC (Encoded Archival Context) et METS (Metadata Encoding and Transmission Standard) constitue une condition essentielle pour l'échange des descriptions et des métadonnées sur des archives numériques ou numérisées pour la constitution de portails communs.

Pour les archives, les formats sont donc bien présents et même au cœur du numérique. Quant à l'EAD, l'EAC et METS [3], ce sont des formats ouverts, notamment à propos de métadonnées, gage d'interopérabilité, de pérennité et de maîtrise de la mémoire numérique. La France est représentée par la Direction des Archives de France (DAF) [4] avec une intervention intitulée Un exemple européen : l’EAD dans les archives françaises, de Claire Sibille.

En plus de cette conférence européenne, 3 organisations liées aux archives tiendront leur assemblée générale :

  • le Bureau européen des archivistes nationaux (EBNA) ;
  • la Branche régionale européenne du Conseil international des Archives (EURBICA) [5] ;
  • le Forum DLM [6] ;

avec aussi une réunion du Comité Européen de Normalisation [7] à propos de Standard d'échange de données pour l'archivage.

Les premières Journées européennes sur les DTD EAD et EAC s'étaient déroulées les 7 et 8 octobre 2004 à Paris, dans le grand auditorium du musée des Arts et Traditions Populaires.

Clin d'œil et hasard du calendrier : cette conférence européenne à Berlin sur l'EAD se déroule en même temps que le symposium international à la BnF, De la production à la pérennisation des objets numériques, où l'EAD sera sans doute cité et où la première journée est modérée par Catherine Dhérent (BnF), qui a donné en 1999 « une impulsion décisive » pour la diffusion de l'EAD en France, comme l'écrivent Alain Jacquesson et Alexis Rivier dans le livre de référence Bibliothèques et documents numériques (page 432).

Enfin, le comité technique TC 46 de l'ISO, Information et documentation, portant entre autres sur les archives numériques, se réunira en Espagne du 7 au 10 mai, et traitera des formats numériques. Il est présidé par la BnF, le secrétariat étant assuré par l'AFNOR.

Sources et liens :
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Pass ne passe pas avec tous les navigateurs

Passez votre chemin : « ce service est accessible uniquement aux utilisateurs d'Internet Explorer »

Le site Pass Services Financiers [1] propose des informations sur ses produits et aussi des services en ligne. La lettre d'information adressée aux titulaires d'une carte Pass indique « Et si vous participiez à notre effort pour préserver notre environnement » avec « votre relevé mensuel sur Internet ». En se connectant au site dans la partie réservée aux relevés, on peut avoir ce message :

Ce service est accessible uniquement aux utilisateurs d'Internet Explorer

Mais quelle version d'Internet Explorer ? Et donc utilisateurs de Firefox ou encore de Safari, passez votre compte, vous n'avez pas le « bon » navigateur...

Cela est sans doute une situation temporaire : un site sérieux ne peut plus se limiter à un seul navigateur, aussi bien pour des raisons techniques, en termes d'image et aussi pour la satisfaction des clients. Et les standards ouverts permettent cela, sans oublier l'accessibilité et l'interopérabilité.

En attendant, le format papier sera de mise pour ces relevés. Heureusement, cet accès impossible n'est pas aussi grave que pour les victimes de l'ouragan Katrina en septembre 2005.

Sources et liens :
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Fin de la Vie en papier

Le magazine LIFE cesse sa parution au format papier

20 avril 2007 (un vendredi) : avis aux collectionneurs (et aux archivistes ou aux bibliothécaires), c'est la parution du dernier numéro du magazine LIFE [1]. Quant aux formats, outre celui du titre avec ses 4 lettres majuscules, le papier et le Web sont encore de la partie.

La collection complète des numéros de LIFE va de 1936 à 2007, avec deux interruptions, de 1972 à 1978 et de 2000 à 2004. Cette collection est constituée d'exemplaires au format papier. Et revoilà donc le format papier (comme pour les livres, les affiches et tracts ou les bulletins de vote) et un bel exemple de sa rareté, que le numérique ne connaît pas, copie à l'identique oblige (sauf à limiter ces copies même pour soi-même avec des DRM).

Pour ce qui est des formats numériques, ouverts ou pas, LIFE devrait paraître au format Web [2], son coût papier étant trop élévé selon son propriétaire, Time Inc. Le site de LIFE permet déjà de retrouver les célèbres couvertures du magazine photo, au travers de mots clés associés : c'est ici l'illustration de l'importance des métadonnées, encore plus pour une image.

Quant aux photos pour lesquelles le magazine était connu, elles devraient aussi être mises en ligne : c'est ici la puissance du numérique, avec des qualités différentes en fonction du niveau de numérisation (comme les photos sont fixées sur pellicule argentique, les problèmes des formats numériques comme RAW ou JPEG ne sont pas rencontrés).

Autre sujet similaire : arrêt de la publication du magazine Epok de la FNAC, en janvier 2007.

Sources et liens :
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Vote électronique : 7 autres formulations

Choisissez votre format de texte

7 jours avant les premières élections avec utilisation massive du vote électronique et après la lettre ouverte du vendredi 13, voici 7 courts textes avec des formulations différentes sur le sujet de ce vote électronique fermé.

Avec le vote papier, il y a vérification des urnes. Avec le vote électronique, la vérification est dans les urnes. Des urnes funéraires.

Note à destination des journalistes, des éditeurs de manuels scolaires, des responsables de dictionnaires. Les expressions suivantes sont désormais à bannir : « glisser son bulletin dans l'urne », « l'appel aux urnes » , « le bulletin de vote », « A voté ! », « scrutateur », « se rendre aux urnes » et « procéder au dépouillement », ainsi que les photos avec des urnes transparentes. Les retirer rapidement des nouvelles versions et aussi des archives. Fin aussi des photos des candidats, l'enveloppe du bulletin papier à la main sur le point d'être glissée dans l'urne...

Élections 2007 : du fait du vote électronique, les premières en France pour lesquelles la suspicion des dépouillements sera possible, et sans vérification après coup.

Un dépouillement erroné dans un bureau de vote, c'est un incident grave ; un million, c'est une statistique.

Le vote papier, parce que les électeurs (et la démocratie) le valent bien.

Visite d'un maire dans une école de sa commune : « Vous savez les enfants, voter est important, on s'est battu dans l'Histoire de France pour que tous les citoyens en aient le droit comme maintenant. En démocratie, la transparence est de mise. »
Question d'un enfant : « Vous pouvez nous expliquer le vote électronique comment ça marche ? »

Idées répétées : il faut rapprocher les Français des élus, il faut les réconcilier avec la politique ; il faut rendre lisible les décisions ; il faut rappeler que la République, ce sont les citoyens. D'où le vote électronique invérifiable ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Sainte Ida le vendredi 13

2 formats symboliques : le format papier, le format XML

Depuis le 1er juillet 2004 (un jeudi), jour de lancement de Formats-Ouverts.org, c'est le 5e cas de vendredi 13, avec en avril 2007 la lettre ouverte à propos du vote électronique, qui suit :

  • en août 2004, chance pour les fichiers bureautiques...
  • en mai 2005, chance pour le traité européen...
  • en janvier 2006, chance pour les sites Web et les courriels...
  • en octobre 2006, malchance pour 10 cas concrets...

De plus, le 13 avril est d'après le calendrier le jour de sainte Ida, nom également d'une nymphe de la mythologie grecque [1], ou encore comme le nom du programme européen à propos d'interopérailité, qui en est à sa troisième version depuis le 14 août 2006 (et le nom a changé : de Interchange of Data between Administrations Business and Citizens, cela est devenue Interoperable Delivery of European eGovernment Services to public Administrations, Businesses and Citizens.) [2].

Alors, que dire à propos de formats au lendemain de cette date doublement particulière ? Et en parler en chance ou en malchance (comme au lendemain de Noël) ?

Parmi les nombreux formats au sens large, 2 ressortent et sont au cœur de nos activités et aussi de nombreux débats, à la fois chance et malchance, modernité et patrimoine.

Le format papier, en tant que format de support [3] : c'est un des plus anciens, y compris pour l'archivage ; il peut être de valeur du fait de sa rareté, il se retrouve dans les livres, symboles culturels forts, ou les agendas, sans parler des données sensibles conservées à ce format, des tickets de transport, ou encore de l'argent papier, des affiches et tracts pour les élections, de la numérisation pour les bibliothèques numériques et de manière plus importante le vote avec bulletin papier.

Le format XML, comme format technique des données numériques [4] : Vive le XML ! est le slogan à la mode à propos des formats, le Sésame de l'interopérabilité. Mais quel type de XML exactement ? Car le XML est une catégorie de formats. Certains sont des formats ouverts, d'autres pas du tout.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vote électronique, vote énigmatique : incompatible avec la République

Lettre ouverte : Quand voter n'est plus un acte civique

Lors des élections, le vote électronique sera utilisé par plus d'un million d'électeurs en France : ils exprimeront leurs choix sur des « machines à voter », véritables petits ordinateurs équipés de logiciels. Ce vote remplacera dans ce cas le vote papier.

Mais ce vote électronique n'est pas compatible avec une République démocratique.

En démocratie, le vote des citoyens est l'un des actes les plus importants. Et de part sa nature même, le vote papier est une garantie de démocratie.

Le débat entre le vote électronique (voire le vote en ligne) et le vote papier fait s'affronter des arguments à propos d'écologie, de rapidité des résultats, de sécurité et de fiabilité des machines, de modernité de la démarche ou encore du manque de citoyens pour décompter voire de participation.

Ces arguments sont pertinents, mais il en est un plus simple et plus important encore : le dépouillement, avec ses deux corollaires, sa compréhension et sa vérification, y compris a posteriori.

Le vote à l'école et l'École du vote

Chaque citoyen majeur est capable de comprendre et de vérifier le vote papier, sans distinction de formation, de milieu social ni d'âge.

Voter est un acte d'une telle importance en démocratie qu'il est en France l'un des objectifs d'apprentissage et de formation de l'École obligatoire de la République. Dès l'école élémentaire, savoir lire, écrire et compter permet de pratiquer le vote : cela est effectué à l'école puis au collège et au lycée, en utilisant même souvent les isoloirs et les urnes officiels.

En âge de voter, tous les citoyens ont pratiqué le vote papier lors de leur scolarité, et surtout, ils l'ont compris et savent le vérifier grâce aux connaissances qu'ils ont acquises.

L'École de la République est l'école du vote, elle en assure sa compréhesion par tous. Or avec le vote électronique cela disparaît : fin des bulletins papier et fin du dépouillement. Fin donc du contrôle libre et égal par tous pour tous.

Ne faut-il pas d'ailleurs voir comme un symbole fort les nombreux bureaux de vote qui sont situés dans des écoles, rappellant l'une des missions de l'éducation : former des citoyens éclairés.

Deux questions à propos de « l'acte civique » de voter

Dès lors, les questions qui se posent sont simples :

  • Faut-il rendre incompréhensible et invérifiable au nom de toutes les raisons possibles l'acte aussi capital que le vote ?
  • Quelle position et quelle décision seront prises à propos de ce sujet par les élus et les responsables ?

Il ne s'agit pas d'un débat des anciens contre les modernes, mais d'une question de citoyenneté. En tant que citoyen, je vote contre le vote électronique, qui n'est pas digne de la République.

« Voter est un droit, c'est aussi un devoir civique ».

Cette phrase est écrite en dessous de la devise française sur chaque nouvelle carte électorale en papier et en couleur, reçue récemment. Devoir civique signifie « devoir de citoyen », ce qui implique cet autre principe démocratique :

Dépouiller ouvertement les votes est aussi un droit civique.

Références et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats utilisés dans les campagnes électorales

Campagnes électorales : avec quels formats ?

Les campagnes électorales [1] peuvent se diviser en 2 périodes :

  • la campagne officielle : elle dure par exemple 13 jours pour les présidentielles, du lundi 9 avril 00h00 au samedi 21 avril minuit ;
  • celle plus ou moins longue qui précède la période officielle.

Quels sont les formats employés dans ces campagnes électorales ? Et qu'elles en sont les caractéristiques ?

  • la radio : au format hertzien, le plus répandu, on allume le récepteur, de toutes tailles, très mobile, et on reçoit. Pas de souci de format. De plus le taux d'équipement en postes de radio est le plus élevé. La Sécurité civile privilégie d'ailleurs ce format radio. En revanche, n'est pas émetteur qui veut : il faut une autorisation ;
  • la télé : règne de l'image, en version hertzienne elle est très enviée. Comme pour la radio, on allume, et l'image surgit, sans souci de format. Pour ce qui est de la TNT, du câble ou du satellite, cela suppose équipements et abonnements supplémentaires. Et n'est pas du tout émetteur qui veut ;
  • la presse traditionnelle papier (autre formulation : presse payante, en distinction de la suivante) et la presse papier gratuite : pour les formats, c'est du papier avec du texte et de l'image . Très transpostable, sans aucune technologie particulière. Mais n'est pas propriétaire d'un journal qui veut ;
  • Internet : le nouveau format, qui en proposent plusieurs avec les formats techniques qui sont bien présents, mais tout le monde n'est pas connecté :
    • le Web : texte et images dans un page HTML, rien de plus facile, le format est ouvert et aucune autorisation nécessaire pour publier ; les candidats ne s'y sont pas trompés, chacun(e) a son site ;
    • les courriels : les envois massifs, avec parfois des abus, les chaînes et autres messages vrais ou faux sont dans un format ouvert et interopérable ;
    • la video, la radio, la télé : pour ces 3 moyens (sous forme de retransmissions, de podcast, de videocast, d'enregistrement sonores,...) le format technique se révèle capital et peut ne pas être utilisable faute d'avoir les logiciels adéquats (et les formats fermés sont très présents...) ;
  • le téléphone portable : les SMS sont aussi utilisés, donc du format texte, avec l'impossibilité de toucher tout le monde et avec accord préalable ;
  • les panneaux d'affichage : le format papier, avec un ordre particulier : pas de liste au format alphabétique, mais le Conseil Constitutionnel qui a procédé à un tirage au sort [2] ;
  • les tracts, programmes et professions de foi : le format papier aussi, utilisable par toutes et tous (ou presque) ;
  • les livres : ce format papier est sans aucun doute important car les candidats ont assez souvent publié récemment un ouvrage. Mais aucun n'est allé au Salon du livre...

Quel est le format qui peut toucher le plus de personne ? La radio. Et celui qui permet le plus de réactivité sans autorisation de diffusion ? Les pages Web. Et celui utilisable par toutes et tous sans technologie ? Le texte et l'image sur papier. Pour ce qui est du multimedia, voire d'un débat en video retransmis sur le Web, le sujet des formats ouverts et de l'interopérabilité se pose.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vote électronique : format ouvert ou format fermé ?

Vote électronique ou vote papier ?

Utiliser un format ouvert électronique ou un format ouvert non-électronique ?... C'est le second cas qui a été retenu pour l'archivage de documents sensibles... avec finalement le papier !

On peut se poser la même question pour les élections : vote électronique ou vote papier ?

D'un côté, un format ouvert non-électronique avec comme « technologies » :

  • des isoloirs et des bulletins de vote papier ;
  • une urne pour y glisser son enveloppe ;
  • des listes de votants à signer ;
  • des scrutateurs ;
  • une procédure claire pour tous, avec un décompte public compréhensible par tous.

De l'autre côté, un vote électronique avec :

  • une machine sur laquelle on choisit son vote (mais que saisit-elle exactement ?) ;
  • un logiciel (mais quelle garantie qu'il fasse ce que le votant demande ?) ;
  • une comptabilisation après transmission (mais quelle garantie quant à cette transmission ?).

Même en utilisant des logiciels libres, le vote au format électronique implique ici des connaissances assez poussées ; ou le fait d'accorder sa confiance en une certification qui assurera que ce qui est demandé est bien fait.

Faut-il obligatoirement remplacer une procédure claire et ouverte pour tous avec un format électronique, aussi ouvert soit-il ? Surtout dans un domaine aussi capital que l'expression des citoyens.

Ce texte a presque 3 ans !

Il y a des sujets qui restent éminement d'actualité : les lignes ci-dessus (gras et italique exceptés) et les références ci-dessous (sauf la dernière), ont été publiées le 7 août 2004 dans l'article Le format ouvert pour voter, alors que le site Formats-Ouverts.org n'avait qu'un mois et une trentaine d'articles (contre 33 mois et 1120 articles début avril 2007).

Quant au vote électronique, son format est fermé, contrairement au vote papier. Lire aussi le dossier et la lettre ouverte « Vote électronique, vote énigmatique : incompatible avec la République ».

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le catalogue explique la télé HD, mais oublie la révocation...

Les écrans télé qui refuseront d'afficher les contenus...

Ce sont les derniers jours du catalogue Automne/Hiver de Pulsat [1] (au format papier), valable jusque fin avril 2007. Il concerne les domaines « Télé Hifi Video Ménager » et en propose différents produits. On trouve page 4 un encadré « Conseils Pulsat » intitulé « La Télévision Haure Définition (TVHD) » avec le texte suivant (gras ajouté) :

« Bien entendu cette nouvelle technologie nécessitera le recours à de nouveaux appareils, capables de véhiculer des quantités d'informations phénoménales requises par la TVHD. Pour être aux normes TVHD un télévisuer devra être :

  • De technologie LCD ou plasma.
  • Capable d'afficher sur son écran un minimum de 720 lignes en écran en 16/9 voir même 1080 ligne
  • Capable de traiter le signal 720 x 1280 / 1080 x 1920.
  • Equipé d'une connectique d'entrée DVI ou HDMI et YUV.
  • Doté d'un système de protection anti-copie HDCP. »

La dernière caractéristique concerne donc le HDCP. Derrière ce sigle et ce terme de « système de protection anti-copie » qu'est-ce que cela signifie exactement ? Est-il possible de visionner toutes les émissions ? tous les DVD, notamment les HD ? et les enregistrements avec son camescope personnel ? Qu'en est-il exactement ? [2]

En théorie : l'encadré n'en parle pas, mais il y a contrôle des contenus (transmis par le câble HDMI) avant affichage, et il peut même y avoir révocation HDCP : l'appareil ne sera plus autorisé à afficher des contenus, il pourra être révoqué par exemple en cas de désaccord entre producteurs et fabricants.

En pratique : cette révocation sera-t-elle rendue effective et utilisée ? Et auparavant, les contenus intégreront-ils ce système HDCP visionnables que sur des matériels avec HDCP ? [3] Comme à propos du HD Ready et du Full HD, il y a peu d'informations et d'explications à propos de ces aspects du numérique... et certainement pas de formats ouverts ni d'interopérabilité : le principe est une chaîne complète verrouillée.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le livre, son salon de Paris et les formats

Salon du livre 2007 : Et Les Formats ?

Après 2006, l'édition 2007 du Salon du livre de Paris a fermé ses portes il y a une semaine, le mardi 27 mars à 22h. Alors : le livre et les formats ? Voici 10 remarques après 2 visites, avec des formats ouverts (ou pas) et de l'interopérabilité (ou pas). Par ordre alphabétique :

ArteVOD, « La video à la demande d'ARTE... Une offre d'exception ! » : selon le dépliant de Video à la demande distribué, « il suffit d'avoir un PC fonctionnant sous Windows XP ou Windows 2000. Pour la navigateur : Internet Explorer 7.0 ou suivantes. Pour lire le fichier : Windows Media Player version 11 ou suivantes. le service n'est pas accessible ajourd'hui sur Macintosh. »... [1]

Astérix : la plaquette de La grande collection indique « Nouveaux lettrages - Encrages restaurés - Nouveau format - Nouvelles mises en couleur » pour des parutions entre décembre 2006 et octobre 2010 [2]

BnF et Europeana : sur le stand de la BnF (Bibliothèque nationale de France), démonstration du site Europeana ß, « la contribution française à la bibliothèque numérique européenne » (en version bêta), avec Firefox comme navigateur sur une machine, et avec aussi des formats PDF, PNG (pour les images), des flux RSS, du Javascript : une approche très Web 2.0. [3]

Candidats, aucune visite. Pour les 12 candidats à l'élection présidentielle, le livre ne doit pas avoir le bon format de com', contrairement au salon de l'agriculture. Pourtant le livre est bien le format qu'ils utilisent avec les nombreux livres-programme-entretien qui sont parus...

Enki Bilal : pour l'exposition de 26 œuvres originales, pas de format photo, comme demandé sur les nombreuses affichettes aux murs, « photos & films interdit » (dixit !)... et donc pas de photo prise de cette information au format texte [4].

Langues étrangères : celles proposées par Assimil [5] ou Berlitz [6] n'ont pas disparu sans information et ont des formats ouverts, que ce soit pour les langues vivantes nationales, mortes (grec ancien, latin et même hiéroglyphes) ou régionales (comme chti, picard, platt, alsacien en restant dans le Nord et l'Est de la France).

Lecteur Studio SNCF : le format audio utilisé pour les enregistrements est du MP3 [7].

Livre électronique : mais où sont passés les Cytale, 00h00.com, eBook et autres Gemstar des années 2000 avec la révolution numérique de la lecture ? En 2006, il y avait même un espace intitulé « La Plate-Forme Numérique » : plus rien de ce type en 2007, les stands concernés étaient dispersés, et le papier roi.

Numérisation : parmi les stands de démonstrations, celui d'Arkhênum [8]. Échange intéressant avec son Directeur : la société numérise des fonds patrimoniaux au format TIFF, lourd mais complet (27 Mo la page), pour ensuite obtenir des formats plus légers et plus spécifiques (comme le PDF). Quant au stockage et à l'archivage, le CD Rom est le format retenu pour le support, car le moins fragile : les disques dur sont mécaniques et le DVD est 7 fois plus sujet à problème (car il y a 7 fois plus de données pour le même support).

Site Web du salon : il n'aime pas le texte, car il utilise du Flash, et il ne tient pas à être lié :

Point 4 : Tout lien hypertexte vers les Sites gérés par Reed Expositions France mis en place depuis un site géré par un client ou toute autre personne gérant un site Internet devra être soumis à l'accord exprès et préalable de Reed Expositions France. [9]

VOolume : téléchargement sur le site de livres audio, au format AAC d'Apple, donc que pour les baladeurs iPod (sauf à transformer le format en un autre) [10].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des articles d'avril

Les 31 articles publiés en avril

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 16 dans Général, 3 dans Manifestations, 2 dans Web, 1 dans RMLL 2007, 1 dans Synthèse, 3 dans Publicité, 2 dans Logiciel, 1 dans Ressources

Guerre de l'information : un exemple

Guerre de l'information dans la guerre des consoles à propos de la guerre des DVD video

Les consoles PlayStation 3 (PS3) avec Blu-ray Disc et XBox360 avec HD-DVD s'affrontent désormais sur le marché européen.

Outre cette guerre des consoles, des DVD video et des formats, c'est aussi la guerre de l'information. En voici une illustration, avec le journal papier 20 Minutes [1] du vendredi 23 mars. C'était le jour de sortie de la PS3 et il ne comportait aucun article sur le sujet, mais 3 publicités bien placées...

En face de la page high tech, page 29 : une pleine page intitulée Passez du DVD à la Haute Définition Blu-ray. La Playstation 3 est montrée avec 2 platines de salon (Panasonic et Samsung) qui « peuvent lire les BluRay ». Des jaquettes de films connus, en Blu-ray et 4 studios de cinéma sont indiqués en bas de page, avec aussi le site bluray-facile.com [2], « pour en savoir plus », avec son guide (bleu) Lucas.

En face de la page programme tv, page 45 : une page entière de publicité à propos de 2 produits Acer, un ordinateur portable (Aspire 9420) et un « PC complet pour le divertissement numérique » (Aspire iDea 510) avec « Windows Vista Édition Familiale Premium Authentique » ; aucune mention du type de lecteur DVD, mais il s'agit de HD-DVD [3].

La dernière page : elle est très vue, il s'agit là aussi d'une publicité, intitulée « Bienvenus dans le monde des loisirs HD » : c'est à propos... de la XBox 360, soit le concurrent direct ! L'argument de l'affichage en « Full HD » est entre autres cité, mais là aussi aucune mention du format HD-DVD du lecteur externe de la console.

Résultat du match : les emplacements sont judiciseusement choisis, et le score donne 2 pour HD-DVD contre 1 pour Blu-ray en termes de pages... même si le format HD-DVD n'est jamais mentionné. Et c'est peut-être là le point le plus fin, ne jamais citer le format, aspect trop technique, mais faire qu'il découle des produits qui seront achetés : cela serait normal d'acheter des DVD en HD-DVD puisque c'est le format utilisé, l'autre format étant encore moins signalé... Est-ce le bon format de publicité ?

Information, surinformation, désinformation, manipulation de l'information [4] : sans forcément aller à toutes les extrémités, la guerre de l'information pour les produits et leurs formats (pas ouverts) a bien lieu ici, que ce soit dans la presse, à la radio, à la télévision, sur Internet ou dans les publicités.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un décret sur le RGI est publié

Décret fixant les modalités du comité du RGI

(Voir aussi les 2 textes de la DGME et de Microsoft France.)

Il était attendu (ou pas), le voilà : le Décret n° 2007-284 du 2 mars 2007 fixant les modalités d'élaboration, d'approbation, de modification et de publication du référentiel général d'interopérabilité, a été publié au Journal Officiel du 3 mars 2007 [1].

Que dire de ce texte ? La méthode retenue ci-dessous est de commenter au fil des phrases in extenso, ce qui donne un format de présentation avec le texte officiel en retrait et italique (gras ajouté) suivi d'une (re)formulation courte [2] (les remarques et les questions sont en fin d'article).

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie,
Vu l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives ;

C'est ici une ordonnance capitale [3] : son « Chapitre V Dispositions relatives à l'interopérabilité des services offerts par voie électronique » avec les articles 11 et 12 traitent d'interopérabilité et du « référentiel général d'interopérabilité » qui « fixe les règles techniques permettant d'assurer l'interopérabilité des systèmes d'information. » (article 11)

Vu le décret n° 2005-1792 du 30 décembre 2005 portant création d'une direction générale de la modernisation de l'Etat au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie ;

Il s'agit ici du décret de création de la DGME mise en place fin 2005 (et qui a succédé à l'ADAÉ).

Vu le décret n° 2006-672 du 8 juin 2006 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement des commissions administratives à caractère consultatif,

« consultatif » ne veut pas dire décisionnaire : le comité du RGI ne décide pas.

Décrète :,
Article 1,
Le ministre chargé de la réforme de l'Etat est chargé de la conception et de l'adaptation du référentiel général d'interopérabilité créé par l'article 11 de l'ordonnance du 8 décembre 2005 susvisée.

Ministre en charge du RGI : celui de Réforme de l'État (le format abrégé de « RGI » ne figure pas). Et même en cas de changement des découpages des ministères, il y aura toujours ce ministère, ou alors un texte indiquera le transfert de compétence.

Article 2,
1. Il est créé un comité du référentiel général d'interopérabilité.,

Voilà donc le « comité du RGI »

Il peut délibérer sur tout sujet de nature à favoriser l'interopérabilité.

L'interopérabilité : c'est bien l'objet des délibérations du comité. Mais il s'agit de la « favoriser », et non pas de la mettre en place ou d'en décider.

Il est consulté sur le projet de référentiel général d'interopérabilité et sur ses évolutions.

« consulté » revient : le comité du RGI ne décide pas mais donne des avis.

Ses membres reçoivent communication du contenu de tout appel à commentaires conduit sur des évolutions notables du référentiel général d'interopérabilité, huit jours au moins avant l'ouverture dudit appel à commentaires.

L'appel à commentaires est la procédure de travail du RGI.

2. Le comité du référentiel général d'interopérabilité est présidé par le directeur général de la modernisation de l'Etat ou son représentant.

Président du comité : le DGME (depuis la création de la DGME fin décembre 2005, il s'agit de Franck Mordacq)

Il se réunit au moins une fois par an.

Périodicité minimum de réunion : annuelle.

Le président établit l'ordre du jour. Une question doit y figurer si un tiers au moins des membres du comité en font la demande.

Le tiers des 24 membres : 8.

3. Le comité du référentiel général d'interopérabilité est composé de :

Voici donc le détail de la composition des 24 membres.

- un représentant du ministre de l'intérieur, du ministre de la défense, du ministre des affaires étrangères, du ministre de la justice, du ministre chargé de l'emploi, du ministre chargé des finances, du ministre chargé de l'éducation nationale, du ministre chargé de l'équipement, du ministre chargé de la santé, du ministre chargé de l'agriculture et du ministre chargé de la culture ;

11 ministères sont représentés

- trois représentants des collectivités territoriales, respectivement au titre des régions, des départements et des communes, désignés par le ministre chargé des collectivités territoriales ;

3 représentants : 1 pour les régions, 1 pour les départements et 1 pour les communes [4]

- le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés ;

1 : le président de la CNIL [5]

- trois représentants des organismes de protection sociale, désignés par le ministre chargé de la sécurité sociale ;

3 pour les organismes de protection sociale

- quatre personnalités qualifiées choisies pour leur compétence et leur expérience dans le domaine de l'administration électronique et des technologies de l'information et de la communication, désignées par le ministre chargé de la réforme de l'Etat ;

4 membres dits « personnalités qualifiées »

- le directeur central de la sécurité des systèmes d'information au secrétariat général de la défense nationale.

1 : le DCSSI du SG de la Défense (qui n'est pas le DGSIC de la Défense)

Article 3,
Le référentiel général d'interopérabilité est approuvé par arrêté du Premier ministre.

Validation de Matignon : il ne s'agit pas ici d'une approbation pour le RGI en cours, c'est la description du fonctionnement.

Le référentiel général d'interopérabilité est mis à disposition du public par voie électronique.

Le RGI n'est pas au format papier

Article 4,
Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, la ministre de la défense, le ministre des affaires étrangères, le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, le garde des sceaux, ministre de la justice, le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer, le ministre de la santé et des solidarités, le ministre de l'agriculture et de la pêche, le ministre de la culture et de la communication et le ministre délégué au budget et à la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

13 ministères doivent exécuter ce décret

Fait à Paris, le 2 mars 2007

La signature a pu avoir lieu à un autre moment que le 2 mars, mais telle est la date donnée.

En résumé de ces 4 articles du décret : le comité du RGI est créé, il comporte 24 membres, il délibère sur tout sujet de nature à favoriser l'interopérabilité, il est consulté sur le projet de référentiel général d'interopérabilité et sur ses évolutions.

Les questions et les remarques

Ce décret est important, il est enfin paru et il faut le saluer et le signaler : le RGI n'est pas mort, son comité est créé. De plus, ses membres seront connus (alors que cela est moins public pour le groupe de travail AFNOR en charge du dossier ISO Open XML).

Pour ce qui est des questions, il s'en pose :

  • quand auront lieu les nominations ? avant le premier tour des élections présidentielles du 22 avril ?
  • quand aura lieu la première réunion ?
  • quel est le calendrier prévisionnel ?
  • une réunion annuelle, est-ce suffisant ?
  • enfin les « 4 personnalités qualifiées » sont les postes les plus ouverts : qui seront-elles ?

Il faut également souligner quelques points :

  • le RGI n'est pas publié, il s'agit bien ici du « comité du RGI » ;
  • le temps passe pour disposer du RGI définitif qui « détermine notamment les répertoires de données, les normes et les standards qui doivent être utilisés par les autorités administratives » [3]

Pendant ce temps la guerre des formats va continuer en public ou dans les coulisses, avec des entreprises qui s'affrontent et dans le même temps des États comme Misiones et le Massachussets qui utilisent des standards ouverts, et d'autres comme le Danemark, la Californie, le Minnesota ou le Texas qui veulent les utiliser au 1er janvier 2008.

Voir aussi l'article avec les 2 textes de la DGME et de Microsoft France.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Voici « l'informatique immortelle »...

Un projet assez futuriste, avec l'éternelle question ELF : Et Les Formats ?

Voici tout d'abord la petite histoire de cette histoire :

  • le 25 janvier, sur le site de 01Informatique, je découvre un article qui traite de l'information [1] ; je la mets immédiatement dans mon fichier de notules et fais quelques recherches :
    • le 22 janvier un long article est paru sur le site du journal Seattle Post Intelligencer, et semble être le point de départ [2] ;
    • le même jour, le site Slashdot reprend l'information avec un lien complémentaire [3] ;
  • le 1er février cela est publié brièvement en notules sur Formats-Ouverts.org et mentionné lors de la conférence de l'après-midi ;
  • le 22 février Jérôme Colombain traite du sujet dans sa chronique sur France Info [4] : je me dis qu'il faut publier ! Voici donc :
« Immortal Computing », tel est son nom

Les brevets sont bavards : c'est de là que l'information est partie. Microsoft a déposé en 2005 par l'intermédiaire d'un de ses chercheurs, Andrew Wilson [5], des brevets concernant « Immortal information storage and access platform », soit « une plateforme de stockage et de consultation immortelles d'informations » [6]. Le brevet a été rendu public début 2007.

Ce projet vise donc à conserver la mémoire numérique que nous constituons (photos, video, textes, sons,...) avec la possibilité de la restituer aux bonnes personnes, c'est-à-dire celles autorisées à les consulter (comme des membres de sa famille, avec authentification biométrique ou ADN), y compris sur la sépulture de l'auteur décédé.

Plus ambitieux encore, l'idée serait d'arriver à se passer le plus possible de support physique et d'avoir aussi des informations « auto-explicatives » pour les consulter malgré l'évolution des technologies.

Ce projet fait penser à The Handle System, avec le principe de digital object identifier (DOI) [7], un projet issu des travaux de Bob Kahn [8], un des pères d'Internet. Plus récemment, début novembre 2006, la société Yahoo! a fait parler de son projet Yahoo! Time Capsule qui sera ouverte en 2020 avec des témoignages de 2006 (cette capusle n'a rien à voir avec celle de café...)

ELF : Et Les Formats ?

La question des formats vient immédiatement à l'esprit (du moins sur Formats-Ouverts.org !) et se pose à 2 niveaux :

  • le format des supports : même si on veut les supprimer au maximum, le point demeure. Papier, parchemin, pierre, verre, bois voire argile : ces supports non-électroniques ont montré au cours de l'histoire qu'ils conservent l'information à très long terme par rapport aux quelques années pour le numérique ;
  • le format des données (ou celui de leurs fichiers) : quel logiciel saura lire les informations ? le format sera-t-il ouvert ? Même avec un système « auto-explicatif », comme celui utilisé pour la sonde Voyager (le « Golden record ») [9] où on explique dans un langage symbolique comment consulter les données enregistrées, cela ne garantit pas la bonne utilisation de ces données.

Que ce soit pour soi, pour un pays comme pour l'humanité, le sujet de la mémoire, du patrimoine et de l'archivage est central, et celui des formats aussi à l'ère du numérique.

(Pour l'instant le site Microsoft Research [10] n'a fait que mentionner dans son fil RSS [11] l'article du Seattle Post Intelligencer. Mais aucune page n'y est consacrée, ni sur le site de Microsoft. En revanche, le projet de Trustworthy Computing (L'informatique de confiance) [12] est lui bien présent... mais sans doute bien plus concret et plus intéressant, même si une convergence des deux serait possible.)

Sources et liens :

(Cet article a été frappé par le syndrome de la référensite avec des liens très (voire trop ?) nombreux... en espérant qu'ils servent.)

Et sur Formats-Ouverts.org :

Match entre contenu et contenant : un exemple original...

Video à la demande et Vodeo.tv : les technologies Microsoft contre les technologies ouvertes

Voici un bel exemple de contenu (de la video à la demande) et de contenant (un site Web) que l'on peut prendre de manière humoristique dans un premier temps... mais qui est très révélatrice.

La campagne de publicité pour Windows Vista bat son plein : depuis le feu d'articifice de lancement le 30 janvier, des pages entières sont par exemple publiées dans la presse (mais il ne s'agit pas d'inciter à choisir Vista, car le choix n'existe pas). La semaine dernière, Télérama proposait 2 pages à propos de Vista, l'une avec Bouygues Telecom et l'autre avec Canon [1].

Vista soutient le site Vodeo.tv, mais il n'y a rien de Microsoft !

Cette semaine, le numéro de Télérama [2] propose une seule page de publicité, toujours avec le terme « Waouh », intitulée « Waouh à la demande ! Windows Vista et VODEO.TV »

Passons sur le format anglo-saxon des guillemets (") utilisés dans la revue papier alors que le site Web de Microsoft France [3] utilise les guillemets français («»), et considérons le site Vodeo.tv [4] :

  • ses pages Web sont établies avec la technologie PHP (format ouvert) ;
  • son serveur Web utilise le logiciel libre Apache (format ouvert) ;
  • le système d'exploitation du site est le logiciel libre Debian GNU Linux [5] (format ouvert) ;
  • bref, que des technologies ou logiciels ouverts, une merveille, pourrait-on dire.

Dans ce match à propos du contenant, on a donc : Technologies, logiciels et formats ouverts : 1 - Microsoft : 0.

Vista soutient les contenus du site Vodeo.tv, et tout y est Microsoft !

Qu'en est-il des contenus proposés par Vodeo.tv, c'est-à-dire des « reportages, documentaires, interviews et émissions TV » du site ? Comment consulter cette video à la demande ? Voilà ce qu'on peut lire [6] :

La vidéo à la demande n’est pour l’instant pas compatible avec les plates-formes Macintosh et Linux, indépendamment de notre volonté. La technologie de protection des fichiers vidéos, liée à la DRM Windows, n'étant pas encore compatible sur ces plates-formes. Plus d’infos. Les utilisateurs de Macintosh ou Linux peuvent cependant commander nos programmes au format DVD gravés sur demande.

Donc, sans une machine Windows, voire une machine avec Windows Vista, ici point de video à la demande, pas de consultation en ligne et pas d'interopérabilité.

Dans ce match des contenus, on a donc : Technologies, logiciels et formats ouverts : 0 - Microsoft : 1.

Alors, quel résultat final ?

Y a-t-il match nul 1 - 1 ? Oui et non car tout dépend comment on considère les choses :

  • si les contenus ne sont pas plus pris en compte que cela, on peut dire match nul ;
  • en revanche si les contenus sont bien les plus importants, alors Microsoft l'emporte via ses technologies et possède un pouvoir technique de contrôle des données qui lui permet de s'imposer sur les ordinateurs via les contenus qu'il sait seul exploiter.

On risque d'avoir : Vodeo.tv dit c'est pas moi, c'est Microsoft. Microsoft dit c'est pas moi, c'est les majors. Les majors disent ce n'est pas nous, c'est pour aider les consommateurs et pour faire vivre l'industrie. Mais les contenus sont bien le cœur du problème, avec leur format.

Sources et liens :
  • [1] Télérama n°2979 : page 11 Vista et Bouygues Telecom Entreprises, page 13 Vista et Canon
  • [2] Télérama n°2980 : page 15 Vista et Vodeo.tv. et aussi dans le Télérama n°2981 : page 4 (donc en dos de couverture)
Et sur Formats-Ouverts.org :

Pour changer de forme, il faut penser au format

Avoir un fichier de départ, puis plusieurs qui en découlent

Comme les entreprises ou les administrations, les universités produisent de très nombreux documents (d'enseignement, de recherche, administratifs,...) qui sont de plus en plus dans des formats numériques, que ce soit les textes, les images, les sons, les video, les animations, les formulaires,...

L'Université Claude Bernard Lyon 1 [1] en est un exemple, notamment à propos de ses contenus pédagogiques : elle dispose d'une structure consacrée au sujet (Practice [2]) avec une plate-forme de contenus pédagogiques numériques, dénommée Spiral [3]. Christophe Batier, responsable de Practice a donné une interview [4], où il indique notamment :

Les objets pédagogiques doivent pouvoir changer de forme. Il y a un besoin de polymorphisme pédagogique. [2]

Changer de forme, c'est dans ce cas forcément faire intervenir les formats.

Un même document peut exister en plusieurs versions : c'est le cas par exemple d'un texte illustré dans sa version de départ, en version imprimée (format papier) et en version Web (format écran d'ordinateur).

Idéalement, la version de départ permet d'obtenir les autres versions souhaitées. Et l'idéal peut être réalité ! En effet le format PDF (pour l'impression), le format HTML (pour le Web) peuvent être obtenus à partir d'un fichier dans un format XML comme OpenDocument Format (ODF) ou DocBook (c'est aussi possible avec le format tex ou SGML). La particuliarité du PDF, du HTML, de l'ODF ou de DocBook est que ce sont des formats ouverts, où celui de départ (ODF dans ce cas) est ouvert et structuré.

On a donc au commencement un fichier parent dans un format ouvert puissant et il en découle des fichiers enfants dans d'autres formats.

Et il y a mieux : on peut avoir des éléments différents (texte, images, video, sons,...) qui sont utilisés pour construire des documents de types différents (textes, questionnaires, animations,...) pour des supports différents (papier, écrans, téléphones,...). Là aussi l'utilisation de formats ouverts permet d'avoir cette puissance. Qu'en est-il pour Lyon 1 et Spiral ? La longue page technique [5] cite le XML parmi beaucoup d'autres formats (certains ouverts, d'autres pas), et logiciels (libres ou pas).

Enfin pour illustrer les propos ci-dessus, le cas d'un cinéma est à mentionner, celui traité dans le livre Comprendre XSLT édité par O'Reilly [6] et déjà signalé en août 2004 avec les pages en ligne qui décrivent et expliquent techniquement et concrètement la situation.

Sources et liens :
  • [6] Page sur le livre Comprendre XSLT, de Bernd Amann et Philippe Rigaux, 528 pages, site O'Reilly France, avec le lien vers les pages des auteurs et le PDF des 42 pages, http://www.oreilly.fr/catalogue/2841771482
Et sur Formats-Ouverts.org :

6 heures à 20 Minutes !

Une après-midi de chat sur les formats et les logiciels libres...

Jeudi 15 février, un peu plus de 14h30 : arrivée dans les locaux parisiens du journal 20 Minutes France, boulevard Haussmann, avec une superbe vue sur l'Opéra depuis l'accueil, et aussi une grande salle de rédaction avec les équipes du journal papier, Web et techniques.

Jeudi 15 février, plus de 21h30 : départ des locaux parisiens...

Entre ces 2 moments, une durée de 7 heures et ce fut donc le chat sur le site de 20Minutes.fr, comme annoncé le 12 février. Le site indique que j'ai « répondu à vos questions pendant plus de six heures ! »... et c'est même presque 6h30 [1]. Voici comment et aussi quelques compléments sur les formats.

Le chat a commencé à 15 heures, comme prévu, avec 24 questions (pas chrono) : le mode de fonctionnement était d'avoir devant soi le fichier avec les questions retenues par la rédaction, affichées sur un grand écran plat (il était beau et sentait la pomme...). Le temps pour répondre aux questions était libre, ce qui a donné une dizaine de minutes en moyenne pour chacune (cela passe vite !). Et à chaque fois que la réponse était finie et enregistrée, elle était publiée sur le site... au format ouvert HTML.

Pour le site, le serveur utilise Linux et le logiciel libre Apache, avec la technologie ouvert PHP [2]. Pour les logiciels, Firefox était le navigateur en place sur la machine que j'avais, et même sur d'autres machines apparemment. Pour la durée, le record pour le chat de Tristan Nitot [3] a été battu. Pour les réponses, elles ont essayé d'être les plus complètes :

  • mais en tapant assez vite, des coquilles se sont tout de même glissées... ;
  • la formulation et le ton (le format ?) du texte sont différents de celui de Formats-Ouverts.org.

Anecdote statistique : 3 jus d'orange, 2 petites bouteilles d'eau et 1 chocolat chaud ont été bus lors des presque 6h30 (de petites baisses de concentration ont parfois émaillées l'après-midi). Et les gobelets utilisés n'étaient pas prévus que pour une boisson et acceptaient tout liquide : interopérabilité.

Autre anecdote : je me trouvais dans l'espace de la rédaction du journal en ligne et j'ai entendu parlé de « l'affaire Duhamel » (partie d'un blog de 20Minutes.fr, [4]) toute l'après-midi... sans comprendre de quoi il s'agissait avant de poser la question vers 19h à ma première pause.

Enfin pour les réponses sur les formats lors du chat, le terme d'archivage n'a pas été cité (mais archives) et il n'est pas précisé que l'interopérabilité (mentionnée plusieurs fois) sera d'autant plus possible qu'il y a utilisation de standards ouverts. Et le prisonnier d'une capsule n'a pas été mentionné...

Dernier point, le format ouvert des liens hypertextes a été oublié dans le mot de fin à la 24e question : or c'est un point important que de pouvoir faire un lien vers une page Web, sans imbrication mais sans demande d'autorisation.

Merci à l'équipe de 20 Minutes et bonne lecture et utilisation du chat.

(Et pour les pressés voilà 24 sujets qui ont été évoqués : l'éducation nationale, le B2i, l'AFNOR, ODF et OXML, Microsoft, le RGI et le CCI, les brevets logiciels, l'Assemblée nationale, VB, Firefox, OpenOffice.org, le piratage, Vista, les écrans HDCP, le HDMI, les DRM, la vente liée, les consoles, les formats, les emplois en informatique, Apple, les DVD, DeCSS, les HD-DVD et les Blu-ray.)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La vie sous forme virtuelle

Second Life : le nouveau format de vie, en plein développement

Une ambassade d'un État, des interviews à Davos et des impôts à payer : le monde de Second Life se développe, avec le réel et le format virtuel qui se rejoignent...

Second Life (« seconde vie ») est le nom d'un nouveau monde [1]. Un monde en pleine création et en pleine évolution, presque illimité et habité. Créé par la société Linden Lab [2], Second Life est un monde virtuel, qui n'existe que via ordinateur. Ses habitants sont des personnages virtuels (les « avatars »), que les vraies personnes connectées font vivre (presque) comme dans la vie réelle et ses différents aspects, y compris le volet économique et ses achats (la monnaie « locale » est le Linden-Dollar).

Second Life est en pleine explosion : le nombre de ses « habitants » grossit de plus en plus, et cela est pris très au sérieux par certaines structures de notre monde réel : elles décident de « s'installer » dans cet univers virtuel. Ainsi, des marques de vêtements, de chaussures, d'ordinateurs, d'informatique ou même des biliothèques [3] sont désormais présentes pour proposer leurs informations et leurs produits à ces clients virtuels mais bien réels : un nouveau marché est né, au format numérique et « virtuel-réel ».

Voici 3 exemples significatifs de ce développement :

  • le journaliste avatar Adam Reuters de l'agence de presse Reuters, présente dans Second Life [4], a interviewé des personnalités réelles lors du sommet économique mondial de Davos en janvier 2007 [5] ;
  • la Suède a décidé fin janvier 2007 d'ouvrir une ambassade officielle de son pays dans l'univers virtuel, la première représentation diplomatique dans Second Life : il s'agira de fournir des informations sur le pays, et non pas y délivrer de visas et autres documents officiels [6] ;
  • ...et la même Suède envisage d'appliquer ses impôts bien réels aux transactions commerciales de ses ressortissants de Second Life (pas « les habitants classiques » mais ceux qui y gagnent de l'argent de manière importante) [7].

Pour ce qui est des logiciels libres, une représentation n'est à pas ouverte à ce jour. Et pour la promotion des standards ouverts, Formats-Ouverts.org n'a pas (pour l'instant ?) de présence dans Second Life : il y a ces lignes sur écran, ou imprimées sur papier, et les conférences. On peut ajouter qu'à la fin des années 90, un tel monde virtuel existait déjà, Le Deuxième Monde, lancé par Canal+, mais qui n'a pas rencontré de succès et n'a donc pas duré [8].

Enfin, Linden Lab a décidé début 2007 de mettre à disposition en logiciel libre une partie des logiciels qui permettent de créer des éléments du monde de Second Life [9] : on ouvre les formats pour que le plus grand nombre l'utilise, y contribue et l'améliore.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats touchent les lecteurs du Monde

Microsoft, Wikipédia, Le Monde et les formats ouverts

C'est la guerre des formats ! Cette expression achetable mais non-déposée est une lapalissade et un leitmotiv sur Formats-Ouvert.org, car les formats sont la clé capitale qui se retouvent partout.

Or depuis quelques jours, l'information à propos de Microsoft qui a fait une proposition de recrutement pour contribuer à Wikipédia fait un peu la une du petit monde de l'informatique.

Mais de quoi s'agit-il ? Reprenons dans l'ordre les différents points : Wikipédia est une encyclopédie en ligne, libre et ouverte [1] ; elle existe en plusieurs langues ; tout internaute peut y contribuer ; il y a des articles sur énormément de sujets, même si beaucoup aussi n'existent pas encore ou sont à compléter ; il y a par exemple des articles qui traitent de chimie, de photographie, de la bataille de la crête de Vimy ou d'informatique [2].

Parmi les formats informatiques, 2 occupent un peu plus le devant de la scène : ODF (OpenDocument Format) et MS OOXML (Microsoft Office OpenXML). Ils s'affrontent sur le marché de la bureautique. La manière dont ils sont présentés dans les articles de l'encyclopédie Wikipédia est donc importante. Microsoft a contacté un spécialiste australien des formats, Rick Jelliffe, en lui proposant de contribuer à Wikipédia à propos des 2 formats, contre rémunération.

Cela est repris par de nombreux articles spécialisés [3]. Mais là n'est pas forcément le plus important. Car l'information déborde le cercle du secteur informatique et se trouve dans des journaux généralistes. Ainsi le journal Le Monde daté du 25 janvier traite du sujet en titrant Microsoft joue avec l'indépendance de Wikipédia (format un peu accrocheur). On lit surtout à la fin du deuxième paragraphe à propos des formats ODF et OOXML :

Ces deux formats de fichiers sont directement concurrents, l'un étant un format ouvert, l'autre développé par Microsoft. L'entreprise de Bill Gates estime que les définitions consultables sur l'encyclopédie libre sont erronées.

On pourrait dire que Office OpenXML, nom judicieusement choisi, est aussi considéré par Microsoft comme ouvert. C'est un problème de définition.

Et alors ? C'est bien la guerre à propos des formats, dont ODF-OOXML est une bataille. Et dans ce cas on en parle, qui plus est donc dans un journal comme Le Monde. Mais encore ? Si des personnes payées par une entreprise posent problème dans la charte de Wikipédia, la parade existe : des personnes sur leur temps libre (ce qui est le cas avec les bénévoles contibuteurs du projet), ou encore des personnes à la retraite (les seniors comme on dit dans un autre format) qui sont prêtes à contribuer.

En tout cas, la concurrence ODF-OOXML et le sujet des formats ouverts sont désormais potentiellement un peu plus connus que des seuls milieux informatiques. Pour ce qui est de se retrouver dans l'ensemble de la presse généraliste, en première page, dans le journal télé de 20h ou sur les ondes radio de 7h-8h, ce n'est pas (encore ?) le cas : il faut trouver et avoir le bon format (cela a été le cas à propos de l'interopérabilité avec l'exemple des baladeurs aux fichiers inutilisables selon l'achat effectué).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les RG, leurs fiches : et les formats ?

Des fiches, mais à quel format ?

Les Renseignements Généraux et leurs fiches : voilà un sujet mis en avant dans l'actualité de cette fin janvier 2007. Bien sûr, ce qui vient immédiatement à l'esprit pour Formats-Ouverts.org est la question ELF : Et Les Formats ? En effet, à quels formats sont ces fiches avec leurs informations :

  • est-ce au format papier, avec par exemple des notes manuscrites sur support Bristol dans un dossier cartonné ? (interopérabilité assurée) ;
  • est-ce au format numérique et alors dans quel format : ouvert, par exemple en ODF, comme utilisé par la Gendarmerie nationale ; ou fermé comme avec tous les logiciels qui sont les seuls à savoir utiliser les fichiers qu'ils produisent ?

Cela peut aussi être sur papier mais après une impression, donc au départ en numérique. On peut aussi se demander pour le format numérique si elles sont cryptées. En tout cas, on peut penser qu'elles sont mieux protégées que les données nominatives de 2 sites de partis politiques qui se sont illustrés récemment [1]. Pour la conservation et l'archivage de données sensibles comme celles sur les déchets radioactifs, c'est le papier qui a été retenu (certes pour une conservation de 300 ans).

Enfin, de manière humoristique, on peut trouver que le nom de Renseignements Généraux (ou Direction centrale des renseignements généraux, son nom exact [2]) est un peu inapproprié, car ils fournissent plutôt des Renseignements Particuliers. Pour ce qui est de l'homophonie avec Hergé, dont on fête le 100e anniversaire de la naissance en cette année 2007 [3], ce n'est valable qu'avec le format abrégé, RG.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La semaine du son et les formats

Les formats et les sons

Du 16 au 20 janvier 2007 se déroulait la quatrième édition de La semaine du son [1]. Déjà en 2006, elle figurait dans mes notules au format papier, mais hélas sans avoir pu la traiter : s'y trouvaient Pierre Schaeffer pour son Guide des objets sonores [2] et R. Murray Schafer pour son Le Paysage Sonore et son approche de « paysage sonore » (soundscape en anglais) [3].

L'éditorial du site de La semaine du son rappelle l'importance du son (gras ajouté) :

Nous vivons dans une société de l'image, dit-on. C'est oublier que celle-ci est rarement muette. Que retiendrait-on d'une émission télévisée privée de son ? D'un film sans musique ni dialogue ? De la ville sans ses clameurs, ses mille bruits et musiques qui caractérisent ses quartiers ? C'est oublier aussi que les moyens de reproduction sonore n'ont jamais été aussi divers, répandus et accessibles à tous. MP3, radios, technologie 5.1 jusque dans les voitures : grâce aux progrès technologiques, le son s'invite partout et à toute heure. Pourtant, il reste le parent pauvre de tous les budgets et son étude reste réservée aux seuls spécialistes.

Derrière les sons, il y a bien des formats et des technologies, comme le MP3, le Dolby 5.1 et bien d'autres. D'ailleurs des conférences traitaient de ce sujet des formats :

  • Avantages et inconvénients du MP3 avec cette citation : « Le format MP3, qui est loin d’être le meilleur techniquement, s’est imposé face à l’AAC, au WMA ou à l’Ogg Vorbis. »
  • Du son en mono au 5.1 : évolution du son à la télévision, avec « Satellite, câble, hertzien, portable, ADSL, TNT : Quelle différence entre les formats de diffusion ? » [4]

Problèmes de formats (ouverts ou fermés), d'interopérabilité : le monde du son est aussi un monde de technique où il y a donc des formats.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La fin d'une Epok

Ou comment le format papier peut laminer le format numérique

Vendredi 5 janvier 2007 : habituellement, comme chaque vendredi, la FNAC propose dans ses magasins le nouveau numéro de Epok, « Le magazine de la FNAC. Gratuit. ».

Proposait, car c'est fini, Epok n'existe plus. Certes, il était gratuit, donc financé par la publicité et par les investissements de la FNAC [1]. Et il pouvait coûter trop cher. Outre les livres ou les spectacles, une partie du contenu d'Epok traitait de jeux video, de musique ou d'informatique, donc du numérique (qui se dit digital en anglais, mais qui ne se traduit pas par digitale en français, même si la FNAC Digitale a pris ce nom : on n'y traite pas d'empreintes ni d'une plante [2]).

Donc Epok a disparu. Existe-t-il en ligne ? Non [3]. Vous en avez fait des numérisations ? Et alors, cela n'a aucune valeur ! En effet, la valeur des numéros publiés réside dans leur format d'origine : donc au format papier, qui assure dans ce cas le maximum d'interopérabilité. Car le format numérique n'est pas rare : le copier/coller est intrinsèque au numérique et abolit la rareté.

La collection complète et en bon état des Epok est donc maintenant rare et pourrait être convoitée sur les salons des livres anciens et des vieux papiers ou magazines.

Articles de Formats-Ouverts.org avec Epok comme point de départ à propos des formats ouverts (ou fermés)
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Normalisation en bibliothèques, en sciences de l'information et pour les archives

Le travail du TC 46 de l'ISO

TC 46 ISO : au sein de l'organisation internationnale ISO [1], c'est le Comité Technique 46, intitulé « Information et documentation ». Le TC 46 compte 35 pays participants, et son domaine de travaux concerne :

Normalisation des pratiques relatives aux bibliothèques, aux centres de documentation et d'informations, à l'édition, aux archives, au records management, à la documentation muséographique, aux services d'indexation et de résumés, et aux sciences de l'information. [2]

Dans ces pratiques, il y celles liées à l'utilisation de formats, protocoles, normes et standards, ouverts ou pas. Avec aussi le sujet de l'interopérabilité : ainsi le sous-comité 4 de ce TC 46 (soit le « TC 46/SC 4 ») est en charge de l'« Interopérabilité technique » [3] et des liens existent aussi avec des formats comme PDF/A.

Le TC 46 doit se réunir en Espagne du 7 au 10 mai 2007, à Santiago de Compostela. La direction de ce TC 46 touchant aux formats est constituée de 2 organismes français, représentés par 2 françaises : l'AFNOR [4] pour le Secrétariat avec Marie-Martine Guillabert, et la BnF [5] pour la Présidence, avec Catherine Dhérent (qui a notamment introduit en France le format EAD).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Cet article daté du 10 janvier est le 1024e (petit clin d'œil... informatique...).

Triple bilan : décembre 2006, l'année 2006 et les 2 ans et demi de FOo !

Le dernier mois, l'année et les cinq semestres de Formats-Ouverts.org (FOo)

Après les vœux, voici les bilans. Le tout sous forme de triplet !

En effet après les triples vœux (de FOo, du Président ou des candidats), voici le triple bilan : mensuel, annuel et des 30 mois ! Si vous êtes curieux de (vous retrouver dans les) statistiques, si vous aimez les chiffres, les classements et les bilans, voilà des informations...

Le mois de décembre 2006 : le cap mil !

Voilà, le cap du 1000e article a été dépassé.. Il était annoncé le 1er décembre et ce fut donc « le trio du millième » avec le 999e (et ses plus de 99 titres, le 900e jour), le 1000e (avec son panorama en 1000 mots) et le 1001e avec la réponse illustrée à la question « Connaissez-vous le format des communiqués de presse ? » (il y avait déjà eu en mai 2005 un texte au format communiqué de presse, mais dans celui de décembre 2006 vous avez échappé aux expressions « leader sur son marché », « n°1 », « élu meilleur site » et autres expressions de com'... comme « site phare-culte-évènement-phénomène-mythique-légendaire » !).

Pour les statistiques :

  • plus de quatre-vingt mille visiteurs différents (80 510) : 2e meilleur résultat ;
  • presque 190 000 visites (188 670), soit plus de 6 000 visites/jour : 2e score aussi ;
  • presque 490 000 pages (483 154), soit plus de 15 500 pages/jour : 5e résultat ;
  • presque 800 000 hits (785 285) : record ;
  • plus de 30 Go (31,59 Go) : record.

Pour le palmarès des articles les plus lus en décembre, on a : HD Ready ou Full, le prisonnier d'une capsule, le site de Ten Mobile, la PSP, le câble HDMI et Microsoft et le Massachusets.

L'année 2006 : on double (ou presque) !

2006 est la deuxième année complète, d'où la tentation de comptabiliser en comparant d'une année sur l'autre, ce qui donne :

  • plus de 2 millions de visites (2 053 134), contre 1,1 million en 2005 ;
  • plus de 5,5 millions de pages (5 534 692), contre 3,3 en 2005 ;
  • plus de 8,2 millions de hits (8 248 635), contre 4,3 en 2005 ;
  • plus de 250 Go de données (253.38 Go), contre 132 en 2005 ;
  • 393 articles (428 en 2005, baisse) ;
  • 11 conférences ou interventions (27 en 2005, baisse) ;
  • la responsabilité du thème Standards ouverts - Interopérabilité lors des RMLL 2006 à Vandœuvre-lès-Nancy, avec 16 conférences.

Le palmarès de l'année 2006 pour les 6 articles les plus lus :

Les 2 ans et demi

Fin 2006 cela signifie aussi les 5 semestres, les 2,5 ans, les 30 mois ou les 5 demi-bougies de Formats-Ouverts.org, après les 6 mois, les 12 mois, les 18 mois et les 24 mois.

Pour compléter quelques chiffres généraux à propos du site entre le 1er juillet 2004 et le 31 décembre 2006 inclus :

Et finalement

Tout simplement merci pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture et bonne utilisation. Vivent les standards ouverts et l'interopérabilité ! Fin du format bilan et en avant pour le travail FOo de 2007, avec quelques prévisions... positives et négatives.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des billets de janvier 2007

Les 32 articles publiés en janvier

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 16 dans Général, 2 dans Web, 3 Non-électronique, 1 dans Anniversaire, 2 dans Conférence, 2 dans Manifestations, 3 dans Bibliothèques numériques, 1 dans Internet

Vote électronique : trop cher

Plus de vote électronique à Vandœuvre-lès-Nancy

Entendu sur France Info le dimanche 10 décembre 2006 : la ville de Vandœuvre-lès-Nancy [1] a décidé d'arrêter le vote électronique. Motif : trop cher.

En effet, les aides de l'État ne sont plus aussi importantes qu'au début des premières expérimentations du vote électronique. Et sans ces aides, le coût des machines à voter [2] devient trop élevé.

Donc, entre le vote au format papier (un format ouvert) et le vote au format électronique, c'est le coût qui fait revenir aux bulletins papier, et non pas les aspects de fiabilité et de transparence du vote papier.

Dans les partis politiques, on a constate l'utilisation des 2 types de vote.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : En France, en décembre, 1 million de problèmes de formats (Les baladeurs numériques en tête des ventes, et donc en tête des problèmes d'interopérabilité)
  • il y a 2 ans : 5e jour de pause sur les 6 ; adresse théorique, /2004/12/30 après http://formats-ouverts.org/blog

3 petites nouvelles

Trêve de Noël 1914 : format oublié

Fin 2006 : Canal Plus diffuse 2 films sortis fin 2005, chacun à propos de l'armée, mais pas avec la même approche (le même format ?) : Joyeux Noël et Les Chevaliers du Ciel.

Pour Joyeux Noël, l'histoire d'une trêve spontanée entre soldats des tranchées, au moment de Noël 1914, peut-être verrons-nous un jour sortir des archives françaises des photos. Il n'y aura pas de problème pour lire le support (sur papier jauni, écorné, aux couleurs passées, mais lisible) ni de format numérique oublié.

Réagir : le bon format

(Source : Europe 1 le 23/12/2006) Une anglaise avait engagé des ouvriers pour refaire sa cuisine, qui devait être prête pour Noël. Or quelques jours avant, on lui annonça que suite à des difficultés, cela ne serait pas possible. Réaction de la dame : elle a enfermé les ouvriers, annonçant qu'ils seront libérés une fois le travail promis terminé. Un des ouvriers appelle la police, qui se rend chez la dame qui explique fermement qu'elle ne veut pas de mal, mais que sa cuisine doit être finie, comme promis. Un accord a été trouvé pour terminer dans les temps. Morale de l'histoire : le bon format serait donc de réagir « fermement » pour se faire entendre...

Carte d'électeur de 2007 : au format papier

(Source : France Info, 25/12/2006) L'Imprimerie Nationale a remporté le marché des cartes d'électeur pour 2007 : elle imprime dans son usine du Pas-de-Calais les millions de documents papier qui sont envoyés dans les mairies pour y être complétés en vue des élections d'avril/mai et de juin. Vous avez bien lu : le marché de la fabrication des cartes d'électeur relève d'un marché ouvert à la concurrence, et c'est le format papier qui a été retenu : point de cartes à puce ni de numérique.

Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : aucun article, pause imposée, même si l'adresse se construit logiquement avec le format année/mois/jour, http://formats-ouverts.org/blog/2005/12/25
  • il y a 2 ans : Joyeux Noël à toutes et à tous (Pause de 6 jours)

1000e article : Un panorama des formats (en moins de 1000 mots)

L'article 1000 ? Oui, un millier.

Après 10, 100, voici 1000 ! Oui, mille articles sur Formats-Ouvert.org, au lendemain des 900 jours du 17 décembre... (le 900e article date du 16 septembre 2006).

Alors, pour la 1000e fois, il y a l'introduction : c'est ici le deuxième article du « trio du millième », après le 999e et avant le 1001e (tous deux des palindromes). Et le tout à une semaine de Noël (même si on ne peut pas pour autant qualifier ces lignes de cadeau !).

Voici donc un panorama du sujet des formats, mais pas au format cinémascope [1] ni en 16/9e ! Il ne s'agit pas non plus d'un texte développé, mais d'un plan à multiples ramifications dressant une liste (forme d'écriture adéquate) de points concernés par les formats, le tout en style télégraphique.

Point de départ : SFPN pour Standard, Format, Protocole, Norme

Présents dans l'informatique, l'électronique, les télécommunications, le numérique (avec les domaines du texte, video, photo, musique, Web, courriel,...) : la technique

Dans le vocabulaire : formater, information, informatique, formation, formateur, normaliser, standardiser, et d'autres

Les expressions : SFPN ouvert, de fait, de droit, de l'industrie, fermé, propriétaire, libre,...

La définition de « ouvert » :

  • par pays : France
  • par structures
  • par entreprises

Les noms des SFPN

Les auteurs

Les extensions (des formats)

Une chronologie : les dates d'apparition

Les structures concernées par les SFPN :

  • particuliers
  • États, gouvernements
  • Archives, bibliothèques
  • Associations professionnelles
  • Entreprises
  • Organismes de normalisation :
    • nationaux : AFNOR, DIN, ANSI,...
    • internationaux : W3C, IEEE, IETF, ISO, OASIS,...
    • privés : regroupement d'entreprises pour créer un consortium

Les SFPN par logiciels

L'actualité : pages presse avec communiqués de presse des acteurs impliqués (entreprises, associations, organisations,...), sites d'actualité, presse, radio, télévision, publicité,...

Les personnalités impliquées

Les ressources et références : livres, sites Web, articles,...

Les appareils concernés par les SFPN :

  • ordinateur : box, modem, borne sans fil, routeur, microphone, imprimante, scanner, Webcam... et les supports : disquette, CD, DVD, clés USB, disques durs externes,...
  • téléphone : fixe, mobile
  • téléviseur : magnétoscope, décodeur
  • écran
  • video projecteur
  • radio
  • baladeur
  • assistant personnel (PDA)
  • console de jeux : joystick, manette,...
  • magnétophone
  • appareil photo
  • caméscope
  • câbles

Les formats sur l'ordinateur :

  • sans fil : 802.11a, b, g, n,...
  • câble et prise : série, PS2, Firewire,...
  • clavier : AZERTY, QWERTY,...
  • lecteur : disquette, Zip, CD, DVD,...
  • support : FAT16, ext2,...
  • fichier : html, txt, tex,...
  • encodage : ASCII, Unicode, Latin1,...
  • logiciel : pour Windows, Mac OS, Linux, BSD,... et dans quelle version
  • fonte : Arial, Times,...

Sujets concernés pour les SFPN :

  • administration électronique
  • interopérabilité
  • innovation, concurrence et marché
  • indépendance technologique
  • pérennité, archivage, mémoire, patrimoine
  • accessibilité

Autres domaines concernés :

Autres points : dans les autres langues, les contraires

Ce qui figure ci-dessous au format liste et texte peut aussi se présenter sous la forme d'un schéma avec des relations entre les différents éléments : c'est alors une carte heuristique aussi appelée cartographie mentale [2]. (Mais c'est un autre format, qui n'est pas indexable par les moteurs de recherche, image oblige).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Lecteur HD-DVD ou lecteur Blu-ray Disc ?

Mais pourquoi ne pas être plus précis ?

Pourquoi les textes des publicités n'impliquent-ils pas (parfois) plus l'acheteur ?

En effet, le texte de la publicité des magasins Planète Saturn du 22 novembre au 3 décembre est un peu sobre : au dos du 8 pages papier grand format figurent entre autres 2 appareils : un lecteur HD DVD de Toshiba et un lecteur Blu-ray Disc de Samsung. Avec ce texte en encadré :

Plus de nouvelles technologies ! Avec les lecteurs DVD Blu ray et HD-DVD, les toutes dernières nouveautés technologiques Haute Définition dans votre salon, pour une qualité d'image et de son incroyable !!

Alors complétons :

  • le lecteur de HD-DVD ne lit pas les Blu-ray Disc ;
  • le lecteur de Blu-ray Disc ne lit pas les HD-DVD ;
  • et le film que vous voulez voir pourra être qu'en Blu-ray Disc ou qu'en HD-DVD ou dans les 2 formats.

Et comme annoncé en avril 2006, c'est aux acheteurs de départager les industriels qui n'ont pas réussi (ou voulu ?) se mettre d'accord pour un seul format de DVD nouvelle génération. Voilà, l'information est plus complète en vue du choix d'achat (ou pas). Quant aux formats ouverts et à l'interopérabilité...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Et voici le « HDCP Ready » !

Cartes HDCP Ready : cartes prêtes à protéger les contenus

Après les logos indiquant « TNT intégré » et « HD Ready » dans les publicités des derniers téléviseurs, voici le logo HDCP Ready.

C'est en consultant le catalogue (format papier) du magasin Surcouf [1] qu'il est possible de voir le logo dédié : pour deux des quatre cartes MSI de la page 217, il est annoncé « elle est aussi HDCP » pour la carte mère avec le logo [2] et « la première carte HDMI/HDCP » pour la carte graphique (sans logo) [3].

Le HDCP (High-Bandwidth Digital Content Protection) est un format de « protection des contenus » affichés sur les écrans acceptant ce HDCP et véhiculés par les câbles HDMI. Des formats de contrôle qui ne sont pas vraiment ouverts et qui ne favorisent pas l'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Deux votes dans deux partis politiques

Vote papier et vote électronique

Le jeudi 16 novembre 2006 avait lieu le vote pour désigner le candidat du parti socialiste [1] à l'élection présidentielle de 2007. Pour départager les 3 candidats à cette candidature (Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn), les conditions pour voter étaient d'être adhérent en droit de voter (cotisation, date d'adhésion) et de se rendre dans les locaux des sections, entre 16h et 22h. Et sur place, des urnes et des bulletins papier : vote au format papier.

Entre le lundi 20 novembre à 8h et le dimanche 26 novembre 2006 à minuit, les adhérents de l'UMP [2] en droit de voter (cotisation, date d'adhésion) avaient à se prononcer sur le projet de l’UMP pour les élections législatives de 2007 (prévues les 10 et 17 juin). Ce vote se déroulait pendant presque 7 jours, en ligne avec un site Web dédié [3], une interface spéciale et une connexion avec le protocole HTTPS (HTTP Secured, Sécurisé) [4] : vote au format électronique.

Le vote au format papier ou électronique, avec les caractéristiques de chaque format et leur utilisation, seront sans doute un sujet des élections présidentielles et législatives de 2007 avec les standards ouverts et l'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

PDA ou PnDA

Papier ou numérique ?

La publicité à propos des agendas ou des carnets (pour prendre des notules) est à l'honneur en période de fin d'année : ce sont des objets au bon format du moment (les livres pour la plage ne le sont plus !).

Ainsi, les agendas papier (notamment Quo Vadis) et les carnets papier (Moleskine entre autres) ornent les pages de certains magazines (ceux qui sont lus par les personnes au format cible recherché).

Et en même temps les appareils éléctroniques comme les PDA (Personnal Digital Assistant ou assistants numériques) de type Palm et autres, ou les téléphones portables multifonctions sont aussi à l'honneur comme cadeaux à l'ère du numérique.

Numérique d'un côté et papier de l'autre : PDA contre PnDA (Personnal non Digital Assistant). Une chose est sure, le premier n'a pas remplacé le second : le livre électronique n'arrive pas à percer ; les agendas papier ou les carnets papier ne connaissent pas de problème d'alimentation électrique ou de batterie, de souci de prise et de câble, de risque de chute ou de résolution limitée ; sans parler des formats ouverts et de l'interopérabilité du papier pour la lecture et pour l'écriture.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Voici le bimedia : 2 formats, papier et électronique

Les journaux se lancent dans le biformat

Le 27 septembre 2006 (c'était un mercredi), l'hebdomadaire Télérama lançait sa « nouvelle formule ». Le 20 novembre (c'est un lundi) les quotidiens La Croix et La Tribune proposent aussi une nouvelle formule [2]. (Et déjà dans le mot formule il y a un peu de format).

L'approche est donc le « bimedia » avec une version papier vendue en kiosque (et par abonnement) et une version dite électronique. Cette version électronique consiste en du contenu en ligne :

  • sous forme de pages Web (au format ouvert HTML) sur le site du journal, qui complètent le contenu papier, avec accès payant ou pas ;
  • sous forme de fichiers (au format PDF), à imprimer ou consultables sur différents appareils (ordinateur, assitants) sachant lire le format ouvert PDF.

L'interopérabilité du papier n'est plus à démontrer. Quant à la question de l'archivage des contenus papier ou électronique, des réponses sont connues pour le numérique comme pour le papier.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Rendez-vous en 2020 pour se confronter aux formats

La capsule Yahoo! et les formats

Le 8 novembre 2006 à minuit, Yahoo! met fin à la collecte des témoignages pour son projet de Yahoo! Time Capsule [1] élaboré avec l'artiste Jonathan Harris : il s'agit d'enregistrer via le site Web dédié les témoignages des internautes (texte, image, son) à propos de ce qui constitue leur vie en 2006. [2]

La capsule sera enterrée dans un lieu secret de la Silicon Valley et placée aussi dans les archives du Smithsonian Institution [3]. La capsule sera réouverte en 2020 pour les 25 ans de Yahoo!.

Et Les Formats ? (ceux de 2006 dans 14 ans...)

Voici une excellente illustration du sujet des formats et de l'archivage : cette mémoire numérique sera-t-elle consultable dans 14 ans ?

  • se souviendra-t-on où est enterrée la capsule et où elle elle est rangée dans les archives ? (la NASA n'est pas à imiter...) ;
  • le format des supports utilisés (CD, DVD, disque dur, clé USB,...) sera-t-il en bon état ? serat-til lisible avec les lecteurs et les prises nécessaires ?
  • les formats numériques des textes, images, sons, video seront-ils utilisables avec les logiciels de 2020 ? ces formats sont-ils ouverts ou propres à un logiciel ?
  • si les formats sont liés à un logiciel fermé, quelle garantie pour qu'il existe encore en 2020 ? (à l'inverse des logiciels fermés qui ont disparu, le logiciel libre (et donc ouvert) LaTeX existe depuis plus de 20 ans, mais c'est une exception) ;
  • l'archivage est-il allé jusqu'à conserver aussi la machine de 2006, c'est-à-dire le matériel et les logiciels utilisés ? ce serait une sage précaution...

Aux yeux du non-numérique, 14 ans n'est pas une durée excessive : les photos tirées sur papier, les livres, les disques vinyls ou compact, les lettres, cours et notes papier peuvent avoir plus de quinze ans. Mais dans le monde numérique, les formats sont une épée de Damoclès...

Et pour pour ce qui est du témoignage non-encapsulé de Formats-Ouverts.org, voici : « Les formats sont partout. En 2006, la guerre des formats à lieu dans presque tous les domaines. Standards ouverts et fermés s'affrontent encore plus, avec l'interopérabilité comme sujet à la mode. Qui gagnera et permettra à notre patrimoine numérique d'être conservé ? J'espère les standards ouverts. (Message personnel : les parfums, les goûts et le toucher n'existent pas au format numérique ; et certains souvenirs ne s'oublient pas). »

Rendez-vous à l'ouverture de la capsule en 2020... pour savoir si l'information numérique est pérenne et si Le manuel pratique de l'archivage électronique de Catherine Dhérent aura été un peu suivi.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La panne électrique et le téléphone

Panne d'électricité : et alors comment téléphoner ?

Samedi 4 novembre 2006 au soir, une panne électrique touche plusieurs millions de personnes en Europe. D'un point de vue des formats...

Cela signifie qu'il y a interconnexion des systèmes électriques des différents pays, c'est-à-dire interopérabilité des systèmes, comme c'est le cas (ou souhaité) en Europe au niveau ferroviaire, des signatures électroniques ou du casier judiciaire.

Cela signifie aussi très trivialement que les appareils électriques touchés par la panne... ont cessé de fonctionner : éclairage, électroménager, informatique,... et aussi téléphone.

Le téléphone ? Oui, plus de téléphone car nombre d'appareils notamment fixes et un peu sophistiqués ont besoin d'une alimentation électrique ; sans parler des téléphones via Internet qui utlisent une « box »... alimentée par l'électricité. Dans ces cas, pas d'électricité, pas de téléphone.

Certes il y a bien des appareils téléphoniques qui n'ont pas besoin de branchement électrique, le raccordement au réseau téléphone étant suffisant.

En cas de panne un peu prolongée, les réseaux de téléphone portables devenant saturés et en l'absence de téléphone fixe utilisable, il pourrait être difficile d'appeler de chez soi. Il y aurait bien les cabines, mais il faudra une carte (et au bon format).

« Simple comme un coup de fil » disait la publicité : à condition que le téléphone ne soit pas trop dépendant du réseau électrique, comme le demande la Sécurité civile en cas de crise grave à propos du poste de radio... alimenté par des piles.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des billets de novembre 2006

Les 31 articles publiés en novembre

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 4 dans Manifestation, 1 dans Ressources, 1 dans Logiciel, 10 dans Général, 1 dans Bibliothèques numériques, 2 dans Non-électronique, 1 dans Archivage, 3 dans Internet, 3 dans Entreprise, 1 dans Bibliothèques numériques, 1 dans Politique, 1 dans Notules

Fi des formats numériques, depuis 150 ans

Il y a un siècle et demi, et toujours aujourd'hui, pas de format numérique (et pourtant ils volent !)

L'aviation : on l'associe aux technologies modernes. Ainsi l'électronique embarqué, les ordinateurs de bord et d'autres outils numériques sont présents dans les appareils. Le numérique est aussi présent dans la chaîne de production et de conception... au point d'être parfois à l'origine de problèmes liés aux formats comme récemment pour l'Airbus A380, l'un des avions les plus modernes.

Mais ce n'est pas toujours le cas, loin de là. Ainsi, il y a déjà le pilotage de précision et le rallye aérien qui ne font pas du tout appel à bord à l'électronique ni au numérique.

Et il y a aussi le vol à voile, plus connu sous le terme de vol en planeur. Les 14 et 15 octobre 2006, la Fédération Française de Vol à Voile (FFVV) [1] a mis en avant sa discipline.

C'était pour marquer le 150e anniversaire du premier vol [2] avec un aéronef, La Barque Ailée, conçue et pilotée par Jean-Marie Le Bris [3], un des pionniers de l'aviation. Cela se déroulait à Plonévez-Porzay (Finistère), organisé par le Comité Régional de Vol à Voile de Bretagne et l'association La Barque Ailée [4].

150 ans après, toujours pas ou peu de numérique à bord des planeurs : la mécanique de l'engin (avec quelques instruments), le pilote et l'air (avec ses courants). Sans oublier l'utilisation des cartes papier, donc sans forcément de GPS. Donc bien peu de problème d'interopérablité ou de formats (ouverts ou pas).

Sources et liens :
  • Le Centre National de Vol à Voile (CNVV), aérodrome de Saint-Auban sur Durance (04, Alpes de Haute Provence), http://www.cnvv.net/
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats chez les greffes

10/10 : les LL et les SO à l'ENG

10/10 : c'est un format d'écriture qui peut indiquer une note parfaite, une fraction et aussi une date. Sans plus d'information, impossible de faire la différence.

Donc, le 10/10, soit le dix octobre (un mardi, et c'est le format date), j'étais à Dijon à l'École Nationale des Greffes (ENG) [1] du Ministère de la Justice. La formation continue des greffiers, greffières et des responsables des services de greffes proposait 3 journées consacrées aux logiciels libres (LL).

J'ai assuré l'ouverture avec une intervention toute la matinée à propos des logiciels libres. Avec en dernière partie, le sujet des formats et standards ouverts (SO) ou fermés, au travers notamment de 3 exemples : le gendarme, le viaduc et l'affaire Seznec.

  • le gendarme de Gresse-en-Vercors : ses notes sur un cahier ont permis d'élucider en 2005 un meurtre de 1913 (avec aussi des analyses ADN). Et si ses notes avaient été électroniques et donc contenues dans un fichier créé par un logiciel, comment faire dans 92 ans pour les lire ?
  • le viaduc de Millau : sa garantie est de 120 ans. Comment faire pour lire les plans électroniques dans plus d'un siècle ?
  • et l'affaire Seznec de 2056 : imaginons une décision de justice de 2006 qui donne lieu à réouverture du dossier dans plusieurs dizaines d'années. Comment consulter les pièces du dossier qui sont à des formats numériques ?

La réponse n'est pas absolue : les formats ouverts sont à privilégier, mais il faut aussi gérer ces archives électroniques. En se rappelant de l'exemple de la conservation des données à propos de déchets radioactifs où la durée est de 300 ans... : la réponse apportée a été le format papier.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Garantie de l'ouvrage : 120 ans » Et pour les formats ?

Millau, son viaduc et 2 questions sur les formats

Connaissez-vous la sérendipité ? (si vous êtes pressé, vous pouvez passer au 3e paragraphe, mais c'est un peu dommage pour suivre le cheminement...) La sérendipité, ou comment trouver par hasard une information intéressante voire celle recherchée, notamment au gré des liens hypertextes entre les pages Web.

Ainsi, au départ il y a le XIe sommet de la Francophonie. La société RyXéo y était présente. Elle avait un blog, Bucarest 2006 avec une série d'articles. Et parmi ces articles, il y en a un à propos des formats, avec ce passage [1] :

Imaginez que les plans du viaduc de Millau soient dans un format de fichier lisible par un seul logiciel et que ce logiciel vient à disparaître d'ici 10 ans (très probable dans le domaine de l'informatique) comment feront les réparateurs du viaduc lorsqu'il faudra faire appel aux plans initiaux pour concevoir des réparations ?

Cette question est claire et pertinente : comment archiver de tels plans s'ils sont au format numérique ? L'article comporte un lien vers le site du viaduc de Millau [2]. En se rendant sur ce site, on trouve les « Chiffres clés » de la page Les chiffres de tous les records [3]. Et on lit tout en bas de la page les 2 lignes suivantes :

Durée de la concession : 78 ans - 3 ans de construction et 75 ans d'exploitation

Garantie de l'ouvrage : 120 ans

78 ans... 120 ans... ce sont des durées proches de l'éternité aux yeux de l'informatique... Et donc seconde question : dans plus de 70 ans ou dans plus d'un siècle, comment faire pour consulter les plans de cet ouvrage d'art ? quel est le format des plans en question et des informations ?

  • format électronique : comment lire ces données dans autant de temps ? car les matériels et les logiciels vont évoluer... des formats ouverts, certes, mais la gestion des informations sera capitale ;
  • les 2 formats : une version papier (en plusieurs exemplaires) conservée dans des conditions spécifiques et une version numérique, en plusieurs exemplaires aussi ?

Dans cet exemple concret du viaduc de Millau, on ne peut pas se poser la question de savoir s'il est pertinent de conserver les informations techniques : la conservation est obligatoire. Cela renvoie à la problématique de l'archivage électronique et du patrimoine numérique : les 5 questions à se poser sur les formats ne sont pas à oublier.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les problèmes de l'Airbus A380 : c'est aussi un problème de formats

Difficultés d'Airbus : les formats sont en cause

Je n'ai pas la possibilité de lire toute la presse, mais des lecteurs de Formats-Ouverts.org en lise une partie. Je n'ai pas de poste de télévision, mais des lecteurs de Formats-Ouverts.org la regardent. Et en quelques heures, 3 courriels de Loïs, Flore et Nicolas m'ont signalé cette information : derrière les problèmes de l'Airbus 380, il y a les formats, et la presse en parle ! (et ce n'est pas que moi qui voit des formats partout).

Dans le journal Le Monde du 21 spetembre [1] :

Cette tâche a été rendue encore plus compliquée par l'absence d'utilisation d'outil commun de gestion en France et en Allemagne. Les sites français utilisent les mêmes logiciels, alors que l'usine de Hambourg ne les a pas adoptés et travaille, comme par le passé, en accumulant les modifications sur des plans en papier au risque de se perdre.

Parallèlement, le PDG d'Airbus a imposé cet été au site d'Hambourg l'utilisation du logiciel Circe en vigueur dans le groupe. Toutefois cela nécessitera entre un an et dix huit mois de formation pour que les salariés maîtrise son utilisation.

Mais l'information passe aussi au JT de 20h ! Ainsi, avec une audience plus forte encore, c'est le journal télé de 20h de France2 du mercredi 4 septembre qui consacre un reportage, intitulé La crise à Airbus et diffusé à 20h09m38s (d'après le site [2]) :

« le câblage électrique est conçu en Allemagne mais apparemment sur des logiciels non-compatibles avec la France » (commentaire général)

« il faut utiliser enfin les bons logiciels et surtout des logiciels qui communiquent entre eux » (interview de « Yann Cochennec, Air & Cosmos » [3])

« Logiciels, papier, non-compatibles, communiquent » : derrière ces termes, il y a le sujet des formats, même s'il n'est pas cité, avec entre autres l'interopérabilité et l'archivage comme conséquence.

Alors que dire ?

  • que le format papier semble encore utilisé, pourquoi pas, on le voit encore efficacement utilisé pour le vote comme pour l'archivage de données radioactives...
  • que pour communiquer entre eux, les logiciels doivent utiliser des protocoles connus de chacun, mais cela ne veut pas dire des protocoles ouverts...
  • que les données sont plus importantes que les logiciels : ce sont les formats des fichiers avec les informations qui comptent et dont le format doit être connu, mais cela ne veut pas dire des formats ouverts...
  • que le fait d'utiliser dans tous les sites le même logiciel permet de faciliter les échanges, mais cela ne vaut pas dire des formats ouverts...
  • qu'avec des protocoles et des formats ouverts, il y a possibilité de passer d'un format ouvert à un autre format ouvert, et qu'il est possible de faire communiquer deux systèmes avec des protocoles connus de part et d'autre. Il n'est pas nécessaire d'avoir la même chose, mais d'être ouvert.

Enfin, il ne faut pas oublier l'archivage des documents numériques : on n'imagine pas dans quelques années une réponse du type « Désolé, on n'a plus le logiciel (ou la version du logiciel a changé ; ou on n'a plus les ordinateurs de l'époque ; ou on ne sait plus lire les supports utilisés) : les données sont perdues. » Finalement, ce sont les 5 questions à se poser, et ne pas copier le cas de la NASA avec les bandes d'Apollo 11...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La VOD de FranceTV : devinez...

France Télévisions lance son site de video à la demande : et les formats ?

Voici le site france tvod, « france télévisions à la demande » [1].

Rien de surprenant que ce type de site soit lancé : la VOD, (Video On Demand) est d'actualité et se développe fortement avec les accès hauts débit disponibles et le nombre important de personnes connectées.

Rien de surprenant non plus pour les formats : inutile de poser l'une des 5 questions, la réponse est la même pour TF1 comme pour ARTE.

Donc, clients de france tvod, voici les informations [2] :

Compatible PC - Notre offre est compatible avec Windows Media Player 9 pour Windows (et suivants)

Apple Macintosh - Notre offre est compatible avec Windows Media Player 9 pour MAX OS X.

Linux - Nous vous invitons à consulter le site de MPlayer (www.mplayerhq.hu, en anglais) pour examiner la compatibilité de ce player avec notre offre.

Voilà. Le marché de la VOD n'est pas du tout un marché où les clients sont aussi égaux que ceux qui utilisent un appareil de télévision classique : le format hertzien non-numérique est interopérable, sans écarter des marques, des appareils et des téléspectateurs.

Pour ce qui est du contrôle de l'information en ayant la maîtrise du format, pour ce qui est de l'archivage et de la mémoire numérique, les contenus de la télévision ne sont peut-être pas assez importants pour utiliser des formats ouverts.

La vraie mémoire numérique pérenne qui se constitue est celle des fichiers bureautiques avec le format ouvert ODF, c'est-à-dire les successeurs des documents papiers avec textes et tableaux : le papier est finalement toujours devant ! Il semble possible de dire : éteignez et oubliez le poste de télévision.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Quand le nouveau site Web paraît...

Mais que sont les anciennes pages devenues ?

Annonce sur le site gouvernemental Internet.gouv.fr [1]:

Le site de l’Education nationale fait peau neuve La nouvelle version du site de l’Education nationale est en ligne depuis le 1er septembre 2006. Ergonomie, attractivité : plus qu’une évolution graphique, le site a bénéficié d’une véritable refonte. [2]

Se pose alors la question de la mémoire, du patrimoine et de l'archivage : que sont les anciennes pages devenues ?

Certes, le contenu précédent peut être encore en ligne, mais comme l'indique l'article, il y a une autre présentation graphique. Comment alors consulter l'ancienne version du site, au titre par exemple d'études sur l'histoire et l'évolution des sites Web ? Pour ce qui est des adresses de pages précises (les URL), on suppose qu'il n'y a pas de modification et que la pérennité des références existantes est bien effective.

Certes, le format HTML des pages Web est un format ouvertl'interopérabilité est la plus présente, et l'archivage ne pose pour ce point pas trop de problème. Mais les pages Web ont un format de présentation qui compte aussi : dans le monde du format papier, il y a les différentes éditions des documents qui permettent de se pencher sur leur évolution, à condition qu'elles soient conservées, ce qui est normalement le cas.

Alors pour les sites Web, comment procéder :

  • est-ce sur le site Web en question que les anciennes versions seront disponibles ? L'exemple du site des archives du site du Premier Ministre est à ce titre à signaler [3] : « Le site www.archives.premier-ministre.gouv.fr, permettant l'accès aux versions successives du site du Premier ministre, constitue une véritable base de données de l'activité gouvernementale. » Les versions depuis 1996 sont disponibles.
  • l'ancienne version sera-t-elle sur un site spécial dédié à l'archivage ? Site national, site indépendant ?
  • il n'y a plus rien : les informations ne sont plus disponibles, perdues, comme pour le site des Universités d'été de la communication. Mais faut-il tout conserver (le projet existe) au nom du numérique en apparence plus facile à archiver ? « Un bon archiviste est un bon destructeur » peut-on apprendre...

Cet exemple et les questions qu'il soulève concerne bien sûr tous les sites Web, publics, associatifs, privés voire personnels : c'est la question de la mémoire du Web et du patrimoine produit par les différentes structures.

Sous l'angle des formats, on peut aussi relever 4 points quant à cette nouvelle version du site de l'éducation nationale :

  • point positif : plusieurs flux RSS à un format ouvert XML, « Tous les fichiers R.S.S. doivent être conformes à la spécification X.M.L. 1.0, publiée sur le site Web du World Wide Web Consortium (W.3.C) » [4]
  • point positif : la politique de lien hypertexte, « Le site www.education.gouv.fr autorise, sans autorisation préalable, la mise en place de liens hypertextes pointant vers ses pages », sans lien profond avec imbrication et avec mention de la source [5]
  • point positif : l'annonce d'un effort pour l'accessibilité du site, « Les pages sont mises progressivement en conformité avec les recommandations du référentiel commun des critères d'accessibilité des services Internet de l'administration française pour respecter la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. » [6]
  • pont négatif : le non-respect du format ouvert XHTML : les pages sont déclarées en XHTML 1.0 Strict, mais non valides selon l'outil en ligne Validator du W3C [7]

Le travail réalisé est à souligner et le site saura sans doute encore s'améliorer, souhaitons même avec les archives des versions précédentes.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Des éditeurs contre le numérique, avec d'autres ?

Les cartes et le numérique...

Et si c'était vrai... Et si les cartes au format numérique inquiètaient ? Une réunion pourrait se tenir entre les prinicipaux éditeurs de cartes, discrètement, dans le 6e arrondissement, quartier de l'édition. Le sujet ? La défense des cartes géographiques et topographiques.

Les cartes et les plans, avec de nombreux modèles et échelles, représentent un marché important et touchent de nombreux secteurs :

  • les plans de villes, très utilisés pour les grosses agglomérations ;
  • la carte routière pour le grand public, avec des ventes importantes à l'occasion des vacances ;
  • la carte touristique avec ses déclinaisons par thèmes, elle aussi très achetée lors des congés notamment d'été ;
  • enfin la carte professionnelle, pour les nombreux utilisateurs de la route (transporteurs, taxi, livreurs,...) ou pour des professions dans des niches.

L'une des caractéristiques des cartes est qu'elles nécessitent une actualisation régulière, ce qui garantit un renouvellement et assure ainsi les ventes.

Il y a quelques années encore, les cartes et plans étaient presque au seul format papier, et cela depuis très longtemps. Ce support est pratique, assez robuste, facile à transporter et à utiliser.

Mais voilà le numérique qui bouscule tout : avec le Web et ses sites qui proposent les itinéraires ou les plans de villes ; avec les ordinateurs de poche et les agendas électroniques qui contiennent des plans détaillés ; et aussi avec le GPS en pleine explosion qui propose d'avoir en temps réel à son volant le plan détaillé du trajet emprunté, avec des services annexes (localisation de restaurants, de station service, de sites touristiques,...).

Les répercussions pourraient être importantes : les ventes papier diminueraient pendant que le numérique exploserait. Il serait donc hors de question de ne pas réagir en désignant les coupables : le numérique et les entreprises du secteur logiciel. En effet, les sociétés informatiques emprisonneraient progressivement les données dans des formats numériques utilisables qu'avec leur logiciel : aucun format ouvert et aucune interopérabilité comme avec le papier.

Il y aurait même plus : la Défense nationale pourrait s'inquiéter. « Comment imaginez des soldats professionnels qui ne savent pas lire une carte car incapables de faire sans le GPS ni l'ordinateur ? Quel fiasco en opérations que de ne pas savoir s'orienter à la boussole et à la carte. On ne peut pas du tout avoir une confiance aveugle en l'électronique ! » pourrait déclarer un haut responsable militaire sous couvert d'anonymat, dont l'avis serait largement partagé en haut lieu.

L'éducation nationale serait donc appelée à la rescousse pour insister à tous les niveaux de la scolarité sur l'apprentissage et la maîtrise de la lecture de cartes. Avec aussi le soutien du Ministère des sports et de la fédération française de course d'orientation pour assurer une présence importante de cette pratique. Bien sûr, cette description est au conditionnel, et dans la catégorie Humour.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Site Web et archive : un cas concret

Un an après : plus rien...

Il y a un an, le 23 août 2005, l'article de Formats-Ouverts.org traitait d'un débat du jeudi 23 août 2001, et aussi du projet MyLifeBits et des 60 ans du Memex. En ce 23 août 2006 il est intéressant de revenir sur cet article pour parler de l'archivage de site Web.

Le débat il y a 5 ans était intitulé « Classer/Détruire : comment émerger des océans de données ? » : il se déroulait lors de la 22e Université d'été de la communication (UEC) de Hourtin [1] et comprenait 3 intervenants (de l'Université de Paris VIII, de Kleio.net et du CNRS) et 1 intervenante, Catherine Dhérent (de la Direction des Archives de France, Ministère de la culture et de la communication).

Et quel est le nom des 3 intervenants ? A priori, il suffit de cliquer sur le lien indiqué dans l'article de 2005, (www.crepac.com/Hourtin-2001/calendrier/evenement.asp?numero=498). Et le programme de cette 22e UEC ? A priori, il suffit de consulter le site (Crepac.com). Et les Universités d'été de la communication de 2002 ou 2003 ? A priori, elles sont sur le site aussi.

Erreur ! On obtient « Site introuvable » car il n'y a plus de site ! Depuis un an, plus aucune page officielle, plus aucun contenu...

L'université d'été de la communication était une manifestation reconnue. Elle a cessé en 2005 : la dernière a donc eu lieu en 2004, c'était la 25e du nom. Un thème particulier était le fil rouge de chaque édition qui constituait un rendez-vous important juste avant la rentrée, avec des exposants, des visiteurs, des ministres, des annonces et des journalistes.

Mais avec la fin de l'UEC, malgré l'importance, fin aussi du site Web. Il ne reste donc presque rien en ligne du site officiel : pas de cache Google, et quelques pages sur le site d'Internet Archive [2]. L'archivage électronique n'est pas encore aussi systématique, et les informations sur le Web sont finalement assez fragiles.

Heureusement, il peut y avoir des pages sauvegardées sur sa machine (à condition aussi de les gérer) et aussi des documents au format papier (programmes, cartes, dépliants, notes,...), lui aussi format ouvert et faisant preuve d'interopérabilité.

Et cet exemple n'est presque rien en comparaison de l'incroyable histoire prochaine...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Trouver le bon format d'écriture pour une information importante

Le fond et la forme...

Quel format utiliser pour donner une information avec succès ? Quelle forme employer pour réussir à retenir l'attention et informer clairement ?

Cela peut sembler secondaire, mais ne l'est pas du tout : la forme donnée à la présentation de l'information, le titre, le ton, le style, le vocabulaire utilisés sont capitaux pour toucher les personnes suivant leurs caractéristiques (temps disponible, support employé, utilisations, préférences,...). Il faut adapter le format aux interlocuteurs qui ont eux aussi des formats... (il y a des formats partout).

Voici donc un exemple concret avec un sujet qui le nécessite vu l'importance de l'information (même si cette importance est relative en fonction des centres d'intérêts et des sensibilités).

Alors vont suivre 3 articles sur la même information incroyable, et vous allez pouvoir choisir entre :

  • un format ultra-sobre : pour aller à la source, qu'à la source...
  • un format uniquement factuel : rien que les faits, sans mise en forme...
  • un format développé : une manière plus attrayante et riche de présenter l'information (qui n'est pas pour autant au format « article du Monde », ni « dépêche AFP », ni « chronique humoristique ») ;

et aussi un 4e article au format explications : cette histoire est une histoire de formats.

En espérant que l'un de ces formats sera efficace pour faire passer cette incroyable information et attirer l'attention sur le rôle des formats. Donc, à suivre....

Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (3/4) : dans l'univers non-technique

« Il voit des formats partout » car il en a en (presque) partout

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique ;
  3. les formats dans l'univers non-technique : ci-dessous ;
  4. les formats parmi le règne du vivant.

Excluons tout de suite le règne du vivant (Homme, animaux, végétaux), objet du quatrième article de cette série. En revanche, dans de nombreux autres domaines non-techniques, on peut retrouver les formats. Petit tour d'horizon... et si ces formats sont ouverts, alors on sait comment ils fonctionnent, on sait et on peut les utiliser.

Les vêtements portés donnent un format à la personne, différemment perçue suivant les situations : le costume-cravate et le short-Tshirt ne sont pas voués à la même utilisation et parfois « L'habit fait le moine »... Il peut s'agir aussi d'avoir le bon format avec ses interlocuteurs pour s'en faire accepter et écouter.

Il y a aussi les vêtements et les accessoires du moment, ceux à la mode, qui constituent un format très présent et utilisé : la mode, les tendances établissent des formats.

On peut aussi attribuer un format à la voix en fonction de ses caractéristiques : grave ou aigüe, hésitante ou ferme, avec ou sans accent, triste ou gaie,... Et le pire dans la chanson est la voix « formatée », celle sans particulatité.

Les langues vivantes comme mortes, sont un format et ont un format. Pour celles qui sont mortes, les dictionnaires, grammaires et syntaxes permettent de les comprendre dans nos langues vivantes. Et quand on n'a pas (ou plus) d'outils pour les traduire, le format de ces langues est alors fermé.

Quant aux langues vivantes, il faut utiliser le bon format avec ses interlocuteurs. Le français avec des personnes ne le comprenant pas du tout est bien inefficace : c'est trivial, mais y pense-t-on en informatique lorsqu'on envoie un document dans la langue du logiciel utilisé ? Les langues ont a priori des formats ouverts : on en connait (ou on peut en connaître) le sens, la construction.

Parfois cependant, les langues, y compris sa langue maternelle, ont des formats plutôt fermés :

  • à cause du vocabulaire utilisé, parfois un vrai jargon ;
  • à cause des expressions basées sur des termes assez communs mais dont l'assemblage n'est pas du tout clair, y compris volontairement ;
  • à cause des tournures, des styles, du ton, des niveaux de langue utilisés.

D'un point de vue sociologique et même juridique, les us et coutumes, les usages, les conventions, les traditions, les convenances, les habitudes, les règles, les règlements, les codes, les traités, les accords et les lois fixent les formats de comportement qui sont en vigueur et qu'il faut utiliser, sous peine de dénoter, de ne pas se conformer et de ne pas appartenir au groupe voire d'être hors-la-loi.

Sans oublier les homologation, accréditation, certification, agrément, conformité et autre habilitation qui signifient être respecter des critères, un cahier des charges.

On peut même avancer que « les canons de la beauté » et autres modèles esthétiques constituent aussi des formats : les concours de beauté ou les tops modèles correspondent par exemple à des formats et en même temps participent à leur élaboration.

Les caractéristiques des œuvres (titre, style,...) peuvent aussi en définir un format : la parodie, l'imitation, la copie, le détournement, le plagiat, la caricature et le pastiche sont des reprises de ces caractéristiques plus ou moins détournées.

De nos jours, l'une de ces caractéritiques porte sur le numérique (parfois appelé autrement) : photo numérique (ou argentique), vote électronique (ou papier), jeux video, livres électroniques (ou papier), boite de vitesse électronique (ou uniquement mécanique)... la liste est longue.

Comme format est un frère presque jumeau de forme, comme dans le fond et la forme, le sujet du format se retrouve dès qu'il s'agit de la manière de faire passer un message. Quel format retenir pour en assurer la promotion et la diffusion : livre, télévision, affiches, radio, cinéma, presse, Internet ?

Dans l'écriture de documents, quel format utiliser pour retenir l'attention : poésie, questions-réponses, texte long, tableau, liste de points, diaporama, communiqué de presse, photo, video, message audio ? Style télégraphique, style SMS, style littéraire, style abrégé,... Les possibilité sont nombreuses.

D'un point de vue sociologique et surtout aussi marketing, « Vous avez un format ! » : profession, âge, sexe, lieu d'habitation, salaire, situation familiale, loisirs, sites Web consultés... plus les informations sont fines et nombreuses, plus elles sont intéressantes pour atteindre la « cible » définie.

Enfin, le bon format peut renvoyer à la version officielle d'un événement, vraie ou fausse, mais celle en vigueur, politiquement correcte.

Pour tendre vers ces formats, il est tentant de vouloir formater personnes et objets pour avoir ainsi des choses uniformisées, standardisées, calibrées, normalisées, normées, voire clonées et finalement interchangeables, sans diversité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Arles : l'art de la photo, c'est avec Flash

Un site tout au format Flash, un site qui fait splash

En été, il y a de nombreux festivals. Si vous aimez la photographie, il y a celui d'Arles. Pour en savoir plus, sans connaître l'adresse du site, on peut lancer la recherche suivante : « Arles photo ».

La réponse donne en premier : « www.rencontres-arles.com, Rencontres internationales de la photographie ». D'après le titre il s'agit bien du site du festival : donc, bon référencement. [1]

En allant sur le site cela donne : « Chargement en cours », suivi d'un pourcentage... En effet, la page d'accueil est au format Flash, comme une grosse partie du reste du site. Pas de plugin Flash, pas d'accès à des informations du site.

De plus, la page d'accueil (et les autres) n'est pas indexée par les moteurs de recherche, excepté pour les mots clés fournis (qui sont « <META NAME="RATING" CONTENT="culture - photographie - festival - stage* photographique* - stage photo - workshops - soirée de projection - conférence - colloque - photographique - lecture - portefolio - artiste - Rencontres arles - exhibitions - colloque - nuit de l'année - provence - france - expositions - raymond depardon"> »).

Mais, à part ces mots, tout le reste de cette page est ignoré, notamment (copier/coller) :

Les rencontres Arles
50 expositions de photographie
4 juillet > 17 septembre
Infoline 04 90 96 76 06
semaine d'ouverture : du 4 juillet au 9 juillet
expositions du 4 juillet au 17 septembre
Raymond Depardon et ses invités

La seule ligne de texte non-Flash indique en bas de page : « Si vous ne voyez pas l'animation, CLIQUEZ _ Optimisé pour MAC EXPL._Haut-débit conseillé_Écran 1024*768 Si problème, Contacts » Les termes « MAC EXPL.» doivent signifier Microsoft Internet Explorter pour ordinateurs Apple... qui est abandonné par Microsoft depuis janvier 2006, Safari étant le navigateur fourni par défaut sur les machines Apple, sans oublier les navigateurs Firefox, Camino ou Opera qui existent aussi pour Apple. Et tous utilisent les standards ouverts du Web comme XHTML et CSS.

En faisant un mauvais jeu de mots, on pourrait dire qu'un site de photo avec flash, c'est un peu logique... Mais bien plus sérieusement, un site avec des pages au format Flash, c'est dommage quand cela n'est pas remplaçable : pas de consultation facile par tous navigateurs de toutes machines, pas d'interopérabilité, pas d'indexation des contenus des pages, pas de consultations possibles par des personnes mal voyantes ou aveugles.

Le cas Ten Mobile, avec son site lui aussi qu'en Flash, indique combien les recherches n'aboutissent pas (sur Formats-Ouverts.org, en moins de 2 mois, près de 20 000 pages sur l'article concernant Ten-Mobile.com).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une petite histoire personnelle : voici les formats qui sévirent

Après l'histoire des mésaventures, les 5 formats derrière ces mésaventures...

Résumé (format court) : problème de clavier, problème de modem interne, problème de sauvegarde de fichiers,... et à chaque fois, les formats !

Et de un - Les touches ne donnent pas ce qui écrit dessus : le format des claviers

Et soudain, la touche A du clavier fit des Q, le Z donna W... Et comment taper ou {} qui ne sont pas visibles sur les touches ? Dans un cas, le clavier est au format QWERTY (au lieu du format AZERTY) ; dans l'autre, le format du clavier ne montre pas ces caractères. [1]

En effet les touches du clavier ne sont pas toujours les mêmes, notamment selon les pays et les caractères propres à chaque langue. Et les claviers ne sont pas les mêmes selon les types d'ordinateurs (de bureau ou portables, jusqu'à 105 touches) et aussi selon les fabricants. Et si le réglage change ou n'est pas le bon à l'installation, pas de clavier correct (pour moi, juste un changement de réglage et cela rentra dans l'ordre).

Et de deux - Les informations techniques sur le matériel : si le format est fermé, coincé

Le modem interne des ordinateurs iBook G4 d'Apple ne semble utilisable que par le logiciel Mac OS X... d'Apple. En effet, il semble qu'Apple ne communique pas les informations de fonctionnement de son matériel. Pourtant il n'y a plus de modem interne dans les ordinateurs les plus récents... [2]

D'un autre côté, à l'heure de l'utilisation massive de l'ADSL, il se peut que le modem ne soit pas le sujet le plus important pour les développeurs (d'Ubuntu ou autre). Le « format modem » n'est plus à la mode.

Toujours est-il que sans un format ouvert des informations sur les matériels (claviers, imprimantes, scanners,...), impossible de les utiliser pleinement par tous les systèmes d'exploitation.

Et de trois - Attention au format de codage des caractères

Cas pratique : vous copiez votre répertoire (avec ses dossiers et ses fichiers) sur un disque dur externe ou une clé USB. Et alors un message d'avertissement surgit : les noms des fichiers seront changés avec des signes cabalistiques à la place de certaines lettres...

C'est un problème de codage des caractères utlisés [3]. Et les formats de codage sont nombreux : UTF-8, UTF-16, ASCII 7 ou 8 bits, ISO 8859-1 (ou latin1), ISO 8859-15 (ou latin9)... Et à ne pas y prendre garde, ce format des caractères peut jouer de mauvais tours si les codages utilisés ne sont correctement compris... (et dans Ubuntu, par défaut, tout est en UTF-8). Mais quand ce format n'est pas correctement pris en charge par le système de fichiers...

Et de quatre - Le système de fichiers : gare aussi à ce format plutôt invisible...

Le système de fichiers : c'est la manière dont sont structurés supports comme les disques durs, les disquettes ou les clés USB [4]. Il s'agit de FAT 16, FAT 32, NTFS, HFS, HFS+, ext2, ext3, ReiserFS,... Et ces systèmes de fichiers ont un format, qui se décide au moment du formatage. Le format généralement le plus répandu est FAT 16 (ou 32) : c'est celui par défaut des clés USB et celui proposé pour formater les disques durs. Mais FAT 16 et 32 posent des problèmes : il est question de possibles de royalties (du fait de brevets).

Mais surtout il y a un problème technique : la non prise en compte des informations comme les droits associés aux fichiers, qui disparaissent lors de la copie de sauvegarde !

Conclusion : pour une sauvegarde complète, il faut s'assurer que le codage des caractères est correctement pris en compte et que le format du système de fichiers est identique (ou utiliser alors un outil, comme la commande tar, qui conserve ces informations encapsulées sans perte).

Et de cinq - Le dernier format...

Reprenons ce qui s'est passé : achat d'un appareil payé comptant, sans discussion, en 15 minutes chrono. Et 3 jours après, le modèle change de manière très importante...

Retour au magasin le samedi suivant l'achat : fermé... Appels téléphoniques : un geste commercial est possible, n'est-ce pas ? Non, désolé, c'est la faute à pas de chance, on n'est pas averti avant, c'est Apple qui dédice. Merci CLG. Et Apple ? Ah si vous aviez acheté sur Apple Store, notre site de vente en ligne, on aurait pu faire quelque chose, mais les revendeurs sont libres de leur décision, désolé... Merci Apple. Alors ? S'énerver, insister, parler d'une publication en ligne de l'information ? Ce ne fut pas le cas.

Les réponses du magasin et de la société française ne brillent pas d'un sens commercial aigu : pas des réaction de prise en compte du client, ni même de discours approprié pour atténuer. En quelque sorte, pas de « format très commercial » dans tout cela. Quant à l'acheteur-utilisateur, il ne fit pas de scandale en magasin : donc pas de « format enquiquineur auquel proposer quelque chose pour le faire taire » en l'emmenant dans une pièce pour discuter. Certes, ces 2 « formats » ne sont pas techniques, mais pour le vendeur et l'acheteur, il n'y eut pas « le bon format » - oui, « il voit des formats partout » comme on me l'a déjà dit ;-).

Et l'ultime question technique (de téléphonie fixe)

Mais pourquoi, à conditions absolument identiques (ordinateur avec Ubuntu 5.10 et modem externe en USB) la ligne téléphonique est-elle parfaitement utilisable chez moi (et aussi ailleurs) et pas dans ce cas précis (le modem indique que pour lui la ligne est occupée) ? Les protocoles téléphoniques utilisés sont-il différents suivant les lieux et les dates ? Toutes les lignes des particiliers ne fonctionnent-elles pas de la même manière ? Mystère... et c'est la clé de cette histoire.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format «loi modifiée parue au JO»

Certes, chaque domaine à son langage, ses habitudes, ses règles (ses formats ?), cependant...

Avant de traiter assez longuement des formats derrière les mésaventures récentes, voici un premier article à propos de DADVSI (et un second, avec un petit jeu...)

Comme relevé dans les notules d'août, la loi DADVSI, loi n° 2006-961, constituée de 5 titres, signée le 1er août est parue au JO du 3 août. Elle est donc applicable depuis le 4 août... oui, le 4 août... qui se termina, comme tous les 4 août, par la nuit, la nuit du 4 août (toute allusion à un clin d'œil historique des dates ne serait pas fortuite...).

Avez-vous consulté le texte en allant directement à la source ? [1] C'est à ce demander si le JO ne signifie pas Journal Obscur : on modifie, on supprime, on complète, on ajoute... par rapport au texte de départ, mais sans en donner la version définitive. Extrait du début du texte (gras personnel) :

L'article L. 122-5 du code de la propriété intellectuelle est ainsi modifié : 1° Le dernier alinéa du 3° est supprimé ; 2° Le 3° est complété par un e ainsi rédigé : [...] 3° Sont ajoutés dix alinéas ainsi rédigés : [...]

On y trouve même les « Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel n° 2006-540 DC du 27 juillet 2006. », malgré donc leur invalidité.

Certes, les avocats et autres personnes versées dans la science juridique ne manqueraient pas de préciser :

  • que chaque domaine à ces habitudes, règles, us et coutumes ;
  • qu'au contraire, rien n'est plus clair car la moindre modification est indiquée avec les références très précises ;
  • que publier au JORF (Journal Officiel de la République Française, son vrai nom complet) les nouveaux textes établis après modifications n'est absolument pas possible ;
  • que les éditeurs des textes de loi, même si ces textes de loi sont copiables et diffusables sans autorisation (mais pas modifiables !), ont bien besoin de grains de papier à imprimer ;
  • et ils auront raison.

Cependant, ce format d'écriture, pour ouvert qu'il soit car on sait comment il est constitué (et on peut l'utiliser, comme dans ce petit jeu), n'en demeure pas moins en l'état illisible et inexploitable.

Est donc ajoutée à l'adage « Dure est la loi, mais c'est la loi » la phrase « Parfois, obscure est aussi la loi, mais c'est la loi, car il faut aussi des hommes de loi. »

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des billets d'août 2006

Les 33 articles publiés en août

1 dans Tables des billets, 2 dans Vie du site, 1 dans Notules, 10 dans Général, 1 dans Loi, 5 dans Humour, 1 dans Internet, 1 dans Anniversaire, 4 dans Non-électronique, 4 dans Synthèse, 1 dans Bibliothèques numériques, 2 dans Archivage

Et sur Formats-Ouverts.org :

Des vols sans électronique ni numérique !

Le pilotage de précision et le rallye aérien : les championnats du monde à Troyes

Du 16 au 31 juillet 2006 se déroulent la manifestation Troyes 2006 [1] à l'aéroport de Troyes-Barberey près de Troyes [2] avec :

  • les 17es championnats du monde de pilotage de précision [3] ;
  • les 15es championnats du monde de rallye aérien [4].

Ces deux championnats mondiaux sont organisés par la Fédération Française Aéronautique, FFA [5], et la Fédération Aéronautique Internationale, FAI [6].

La particularité de ces 2 rencontres internationales est que les participants effectuent des vols en avion (seul pour le pilotage de précision ; en équipage de 2 pour le rallye aérien) sans aucun appareil électronique ni numérique, donc pas de moyen de radionavigation, pas de GPS. La carte au format papier, la navigation au cap et à la montre sont les seules utilisées.

Au moins dans ce cas n'y a-t-il pas de problème de formats, celui du papier étant ouvert et l'interopérabilité étant en action.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les 2 ans de Formats-Ouverts.org

C'est fou, déjà 2 ans de FOo

La première moitié de juillet 2006 est passée : cela fait donc plus de 2 ans et 2 semaines que Formats-Ouverts.org (FOo) a été lancé. Alors, après les bilans des 6 mois, des 1 an, des 1 an et demi, voici un bilan-retour en arrière pour marquer les 2 ans du site... à différents formats !

Des mots : un sujet en pleine explosion

Depuis juillet 2004, les formats ouverts, l'interopérabilité ou les standards ouverts sont des sujets de plus en plus présents dans l'actualité : les éditeurs, les États, les industriels, les associations les citent, les exigent, les utilisent.

Que ce soit au travers des exemples d'Internet, de la musique numérique, des futurs DVD video, des archives numériques, de la loi DADVSI, de la bureautique ou de la messagerie instantanée, les cas se multiplient pour souligner le rôle crucial des formats et la guerre qu'ils provoquent, formats fermés contre formats ouverts.

Des chiffres et des statistiques
  • en 2 ans, ce sont 817 articles (413 cette deuxième année, contre 404 la première) ;
  • du 1er juillet 2004 au 30 juin 2006, en moyenne plus d'un article quotidien, excepté pour 13 jours (6 en décembre 2004, 3 en juin 2005 et 4 en décembre 2005) sur les 730 ;
  • 27 catégories et 7 dossiers de synthèse ;
  • plus de 2,3 millions de visites ;
  • 6,5 millions de pages vues ;
  • 9 millions de hits.
Le palmarès des articles

Les 10 articles les plus lus depuis 2 ans :

  1. La définition des standards ouverts dans la loi française (l'article 4 de la loi LCEN, la définition utilisée depuis 2 ans)
  2. Prisonnier d'une capsule (ou comment aider aux Premiers pas pour expliquer les dangers des formats fermés - et je n'ai rien contre le café !)
  3. Les formats de la PSP (la console de Sony et ses formats comme l'UMD)
  4. Le dossier DRM (une longue liste d'exemples d'utilisation des DRM...)
  5. Les formats interdits à Athènes 2004 (un article sur des choses incroyables des JO d'Athènes, relayé par ZDNet)
  6. Le câble HDMI et sa face cachée... (quand il y a des DRM dans les câbles HDMI...)
  7. Le dossier Bibliothèque numérique (une chronologie détaillée de la Bibliothèque numérique européenne ou pas)
  8. Les DRM déclarés en urgence (l'annonce de l'urgence du projet de loi DADVSI)
  9. Les surprises des écrans HD Ready (quand l'affichage n'est pas ce qu'on attend...)
  10. J'ai été obligé de casser votre format pour consommer (ou comment faire pour lire un DVD avec Linux)
Les articles : scoop et évolution

Les photos de Sony et ses « droits d'fauteur », de Microsoft et ses « gênes », et du site du Premier Ministre avec « la conférence sur les éditeurs de logiciels libres en France » sont 3 exemples d'informations qui ont été publiées en avant-première.

L'objet de Formats-Ouverts.org reste d'informer, d'illustrer et d'expliquer le rôle capital des formats, et de promouvoir les standards ouverts. Pour ce qui est de l'évolution des articles depuis 2 ans, on peut dire qu'ils sont devenus plus longs et plus étoffés, avec systématiquement l'indication des sources en allant à la source (notamment au travers des communiqués de presse ou des blogs officiels).

Les conférences

Il y a les pages du site Web, mais aussi des interventions en chair et en os :

Ainsi, depuis 5 ans (la première intervention était à Bordeaux aux RMLL en juillet 2001), ce sont plus de 60 conférences, soit en moyenne une par mois.

Quelques références
  • Sites Web : reprise du fil RSS ou mention de Formats-Ouverts.org sur plusieurs sites, en plus d'articles comme ceux pour Elenbi Strategic Review ou pour Flash Informatique (de l'école polytechnique fédérale de Lausanne, EPFL)
  • Google : Formats-Ouverts.org est en première position des réponses pour la requête « formats ouverts » et dans les premiers pour « formats » et « interopérabilité »
  • Télévision : un des inivités de l'émission 8-Fi sur Direct8
  • Radio : interviewé sur le problème des formats de la video à la demande (VoD) pour un dossier spécial de Radio France
  • Logiciel : le logiciel de lecture de flux RRS Liferea propose dans sa sélection FOo par défaut
  • Livres : cité en référence pour les formats ouverts dans les livres La bataille du logiciel libre de Thierry Noisette et Perline et Bibliothèques et documents numériques de Alain Jacquesson et Alexis Rivier
  • Manifestation : organisateur du cycle de 16 conférences sur le thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » lors des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2006

Enfin, un rappel (voire un appel...) : ce travail est effectué bénévolement, avec le suivi technique impeccable de Sylvain Lhullier, mais avec hélas bien plus de sujets non-traités (par manque de temps) que les articles publiés... Alors, si un fin mécène ou un sponsor avisé cherche un projet à soutenir... il y a ici matière et un investissement pertinent.

En avant pour la troisième année ! (Et la cinquième pour Standblog de Tristan Nitot avec ses 4 ans depuis le 18 juillet).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Lecture d'été au format papier

Un livre de référence

Vous cherchez un document complet sur les bibliothèques numériques et les documents numériques, qui traitent des formats, des archives et d'autres thèmes liés à ce sujet très riche ?

Il existe ! C'est au format papier, c'est un livre, intitulé Bibliothèques et documents numériques, écrit par Alain Jacquesson et Alexis Rivier.

Ce livre est même une référence et une somme : ses auteurs sont des professionnels du domaine, le livre était déjà reconnu, et cette nouvelle édition mise à jour propose un contenu très riche, avec une bibliographie en fin de chaque chapitre et avec de nombreuses références de pages Web très régulièrement proposées en notes de bas de page.

Vous aurez donc 573 pages, 3 parties et 19 chapitres, avec entre autres les formats SGML, PDF/A ou XML, les bibliothèques numériques européenne ou pas, l'EAD (et le rôle joué par Catherine Dhérent pour sa diffusion en France) et bien plus de sujets développés.

La partie du livre qui traite du sujet des « formats ouverts » indique en note de bas de page Formats-Ouverts.org comme site à consulter. L'un des auteurs, Alain Jacquesson, était aussi intervenu au séminaire francophone international d'Ouagadougou. Bonne riche lecture.

Sources et liens :
  • Livre Bibliothèques et documents numériques - concepts, composantes, techniques et enjeux, de Alain Jacquesson et Alexis Rivier, 2005, nouvelle édition, Éditions du Cercle de la librairie, 573 pages, ISBN-10 2-7654-0915-3, prix 42 euros
  • Une critique du livre, de Catherine Cyrot, site du Bulletin des Bibliothèques de France (BBF), dossier Bibliothèques sur le web
Et sur Formats-Ouverts.org :

Apple et Microsoft : c'est le même qu'on bat

C'est l'utilisateur qu'on bat (mais c'est pour son bien)

La discrétion, tel est le maître mot dans certains jeux video dits d'infiltration (les Metal Gear Solid, Splinter Cell et autres Thief) [1].

Toujours en informatique, la discrétion envers l'utilisateur est aussi l'objectif de certaines sociétés à propos des actions de leurs logiciels. Voici les deux derniers cas : Apple et Microsoft.

Pour Apple, en ce début juillet, il s'agit de la dernière version de son système d'exploitation, Mac OS X 10.4.7. Une fois installé, le logiciel se connecte à un serveur d'Apple toutes les 8 heures pour vérifier l'état des widgets, de petits programmes : cette fonction, Dashboard Advisory, a pour but de s'assurer que les widgets présents sont bien authentiques. Mais apparement ce fonctionnement n'avait pas été très clairement indiqué... [2]

Pour Microsoft, en juin dernier, c'est son système WGA (Windows Genuine Advantage) qui était en cause : lors du démarrage, il vérifiait chaque jour un fichier de paramètres pour s'assurer de l'authenticité du logiciel Windows et si besoin récupérait ce fichier. Mais apparemment ce fonctionnement n'avait pas été très clairement indiqué... [3]

Pour essayer d'être complet, et pour ne pas se cantonner à Microsoft ni à Apple, on peut rappeler que ces actions censées rester discrètes ne sont pas nouvelles, avec par exemple :

Si la lutte contre les contrefaçons est légitime, l'information des utilisateurs l'est aussi : il s'agit du principe d'ouverture, sur lequel s'appuie les formats ouverts (y compris pour les coulisses techniques des logiciels).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Table des billets de juillet 2006

Les 32 articles publiés en juillet

1 dans Tables des billets, 2 dans Vie du site, 1 dans Notules, 5 dans RMLL 2006 SO-I, 9 dans Général, 6 dans Ressources, 1 dans Interopérabilité, 1 dans Internet, 2 dans Entreprise, 2 dans Politique, 2 dans Non-électronique

  • pas d'article les 29, 30 et 31 juillet
Et sur Formats-Ouverts.org :

Standards ouverts : 10 points pour faire le point

Conférence sur les standards ouverts

Le lundi 26 juin, dans le cadre de la manifestation Paris Capitale du Libre [1], je suis intervenu 2 fois : le matin dans une table ronde et l'après-midi était l'occasion d'une conférence d'une heure intitulée « Standards ouverts : 10 points pour faire le point ».

Sans tous les détails, voici les 10 points qui ont été développés (c'était au format tableau papier, sans transparent) :

  1. Tous et toutes sont pour : éditeurs, constructeurs, politiques,...
  2. Les expressions : standard, standard de fait, standard de facto, standard de l'industrie, standard du marché, standard ouvert,...
  3. La définition : les standards ouverts dans l'article 4 de la LCEN
  4. L'interopérabilité : elle repose sur les standards ouverts
  5. La théorie des dominos numériques : le format fermé nécessite un logiciel (dans une version) qui nécessite un système d'exploitation (dans une version) qui nécessite du matériel (spécifique)
  6. Les 3 niveaux de formats : format des données, format technique (les coulisses), format juridique (les licences)
  7. Les 5 avantages des standards ouverts : indépendance, innovation, concurrence, pérennité, coût
  8. Les 5 + 2 dangers des formats fermés : pas le logiciel, pas la version, plus la version, plus le logiciel, plus la société ; que fait le logiciel fermé ? que met le logiciel fermé dans le fichier ?
  9. Des exemples : txt, HTML, PostScript, RTF, PDF, ODF, EAD, RSS, DocBook, SMILE, XForms, SVG,...
  10. Le cas du XML : le XML n'est pas un standard ouvert, c'est une grande catégorie de formats, ouverts ou fermés.

Cette conférence sera présentée à nouveau prochainement.

Sources et liens !

Les formats de la coupe du monde

Un petit tour d'horizon des formats en FOotball

Entre le vendredi 9 juin et le 9 dimanche juillet, ce sont « 4 semaines en ballon » (titre de 20Minutes du 9 juin) et « pendant un mois, la planète va tourner rond » (L'Alsace du 9 juin) : le football et sa coupe déferlent [1]. ELF, Et Les Formats ?

Tout d'abord, la dénomination officielle en français est « Coupe du Monde de Football de la FIFA ». Y en aurait-il une autre que celle de la FIFA ? Non, mais cela permet de rappeler qui dirige, la FIFA.

Pour la dénomination internationale, c'est « FIFA World Cup Germany 2006 ». Le format anglais. Il fut un temps où la dénomination était celle dans la langue du pays organisateur, comme de 1978 à 1990 (Argentine, Espagne, Mexique et Italie) qui donnait quelque chose proche de « Mundial ». Mais en 2006, ce n'est pas « Deutschland » ni « Weltmeisterschaft » (WM en format abrégé pour les allemands [2]). L'anglais, format universel ?...

Le site de la FIFA est intéressant : c'est FIFA.com [3]. Pas de fifa.org, comme les structures plutôt non-commerciales. Le format .com semble plus approprié pour le format $ (ou £ ou €) au vu du chiffre d'affaires généré et des bénéfices escomptés... Et la FIFA n'a même pas réservé fifa.org, actuellement libre n'a pas mis en place de redirection de l'adresse fifa.org (qu'elle possède depuis le 11 janvier 1995) vers FIFA.com. Pourquoi pas...

Pour faire un lien vers FIFA.com il faut...

Ce site FIFA.com propose les informations officielles en allemand, anglais, espagnol et français (donc 4 formats officiels de langues). En revanche, vouloir faire des liens vers le site de la FIFA réserve une suprise :

Si vous souhaitez établir un lien vers le site Web, vous acceptez de manière explicite : (a) d’obtenir l’accord écrit préalable de la FIFA ; (point 11, Les liens, page Mentions légales [4])

Ah bon... encore un exemple d'une parfaite incompréhension du principe des liens hypertextes, qui sont des formats ouverts. Et quelle est l'adresse en question pour écrire ? Aucune indication sur la page... C'est la même approche que la Fédération Française de Football (FFF), cela est au moins cohérent (la FFF ne semble pas répondre au courriel envoyé fin janvier pour avoir le droit de mettre un lien).

Donc dès la fin de cet article, du fait du lien établi vers le site de la FIFA sans « accord écrit préalable », vous aurez lu un texte : (a) extrêment dangereux portant atteinte à la sécurité sportive ; (b) créant un trouble à l'ordre footballistique mondial ; (c) prouvant la nécesité impérieuse de contrôler tous les liens du Web. Au choix...

Site Web, video en ligne, télévision, radio,...

On peut aussi citer le format « accords exclusifs » avec des partenaires (Yahoo! étant! le! official! partner! Web! [5]), le format radiofréquence des billets avec puces RFID [6], voire le format des maisons closes.

Pour ce qui est des autres formats, on trouve :

  • le format papier des journaux dopés par l'événement avec tirages en hausse et éditions spéciales ;
  • le format radio hertzienne avec des stations couvrant de manière importante les matchs (avant, pendant et après) ;
  • le format SMS des services proposés par les opérateurs ;
  • le format électronique des informations en ligne, notamment sur les sites officiels ;
  • le format video sur les sites Web avec Real Media Video contre Windows Media Video, notamment via la BBC [7] ;
  • le format télé avec le hertzien, le câble ou la TNT dont les chaînes proposent moult émissions spéciales.

Papier, radio, télé, Web (sans la video) : voilà au moins des formats qui sont ouverts. L'interopérabilité est assurée. Pour ce qui est de la video en ligne ou sur téléphone portable, cela est moins le cas. Il faudra voir comment cela évolue.

Sources et liens :

La bibliothèque numérique francophone

Une conférence sur la bibliothèque numérique francophone, avec 2 éminentes personnalités

Le jeudi 8 juin 2006, à 18h30, se tient La Table à palabres, une rencontre organisée par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) [1]. Le thème est : La bibliothèque numérique francophone. J'ai été invité à y assister.

Les 2 intervenants pour traiter de ce sujet sont Lise Bissonnette, Présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec [2], et Jean-Noël Jeanneney, Président de la Bibliothèque nationale de France (BnF, [3]).

Ce sera un élément de plus au dossier Bibliothèque numérique (mis à jour) et l'occasion d'apprendre comment ce projet est envisagé et quelle est son articulation éventuelle avec la BNUE (Bibliothèque numérique européenne), lancé le 22 janvier 2005 par Jean-Noël Jeanneney [4].

Concernant la bibliothèque numérique francophone, question déjà posée, il y eut :

  • l'annonce, « La francophonie à l'heure du numérique », le 24 mars, en pleine semaine de la Francophonie, qui indique : « Les bibliothèques nationales de Belgique, du Canada, de France, du Luxembourg, du Québec et de Suisse, réunies à Paris le 28 février 2006, ont ébauché le projet d'une bibliothèque numérique francophone. Elles ont décidé de constituer un Réseau Francophone des Bibliothèques Nationales Numériques qui se réunira deux fois par an. » [5]
  • les déclarations de Jean-Noël Jeanneney lors de son voyage fin mars en Amérique du Sud, incitant les pays à « numériser leurs bibliothèques » [6]
  • l'article, bilan des 16 mois, publié dans Le Monde du 25 mai, dont l'avant dernier paragraphe : « Un dernier mot. Si j'ai cru efficace d'engager l'aventure dans le cadre de l'Europe, il n'est pas question de négliger la francophonie (pas plus que ne le feront le Portugal et l'Espagne pour leurs langues respectives). Nous avons donc fondé à Paris, tout récemment, un réseau des bibliothèques patrimoniales francophones pour la numérisation, qui recouvre partiellement le premier : Belgique, Canada, France, Luxembourg et Suisse ; il s'élargira bientôt à d'autres pays, selon des cercles concentriques. » [7]

Seront sans doute traitées, la question des formats et des protocoles utilisés (ouverts ou pas) ou celle du nombre de pays francophones dont les bibliothèqques seront/seraient concernées par cette bibliothèque numérique francophone : 6 pays (4 ouest-européens et 2 nord-américains) dans le communiqué de presse du 24 mars, 5 dans l'article du 25 mai (le Québec n'est plus cité) et « 53 États et gouvernements membres » membres de l'OIF [8], qui ont des bibliothèques nationales [9], dont un nombre très important sur le continent africain, à associer logiquement à ce projet.

Sources et liens :

La saga ODF

Dossier sur le format ouvert ODF et ses aventures... (mise à jour : le 6 juin 2006)

Le format ODF, OpenDocument Format, est apparu avec la suite bureautique OpenOffice.org. Il est au centre des affrontements entre les différents logiciels de bureautique. C'est aussi un enjeu capital pour les États et pour les sociétés concernées : encore une fois, c'est la guerre des formats, avec une véritable saga.

ODF, une fiche fechnique
MaSaga : la saga ODF au Massachussets

C'est l'État du Massachussets (Ma, abréviation officielle) qui a mis le premier sur le devant de la scène le format ODF. Cela a été très peu relaté en France par la presse spécialisée en ligne ou papier.

  • janvier 2004 : Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets lance la nouvelle politique des Standards Ouverts de l'état du Massachussets
  • janvier 2005 : Eric Kriss annonce la poursuite et l'élargissement de cette politique dans un excellent texte définissant précisément de vrais standards ouverts, traitant aussi des archives de son état ; une future liste de formats ouverts sera publiée ; il annonce aussi que le format XML de Microsoft Office 2003 n'est pas considéré comme un format ouvert du fait de sa licence et des brevets, mais il précise être en contact avec la société
  • mars 2005 : publication d'une liste de formats ouverts retenus par le Massachussets : il y a le format OpenDocument de la suite OpenOffice.org, et aussi le format d'Office 2003 qui est alors considéré comme un format ouvert par le Massachussets, un changement de la licence étant intervenu ; un appel à commentaires est lancé jusqu'au 1er avril 2005
La saga ODF en France

Depuis début avril 2005, le format ODF est à l'honneur en France avec le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) de la DGME (Direction Générale de la Modernisation de l'Etat).

ODF ailleurs aussi

D'autres pays se penchent aussi sur le format ODF et prennent des décisions.

...à suivre...

Le format Viiv (au format magazine papier)

Le microprocesseur Intel Viiv dans un numéro spécial

Mercredi 31 mai, le numéro 2942 de l'hebdomadaire Télérama est paru [1]. Le magazine se présente sous enveloppe plastique, car il propose un supplément : il s'agit de Connecté, La mobilité et les loisirs numériques par Intel. [2]

Ce supplément présente bien : petit format de 60 pages, couverture en papier glacé, intérieur agréable à lire avec différents reportages, assez richement illustrés. Le format papier à l'honneur, pour rendre présentes auprès des lecteurs et pour mettre en avant les technologies Intel (on parle plus de technologies que de simples produits : cela fait mieux, et c'est aussi vrai).

Cette opération de communication est assez classique. Elle avait d'ailleurs déjà eu lieu en mars dernier, avec le même magazine en supplément. Pour ce qui est de cette édition, deux remarques s'ajoutent aux précédentes (anges gardien ou gardien de prison?, verrouillage,...) de l'article Sous les claviers, le verrouillage...

Premièrement, en langage non-technique, l'idée qui ressort des articles est la suivante : pour les loisirs numériques (jeux, musique, video, télé,...), les choses sont (ou seront) encore plus faciles avec le microprocesseur Viiv, car celui-ce s'occupe de tout : des loisirs exclusivement possibles avec Viiv ? Si vous n'avez pas un Intel Viiv, vous n'avez pas le bon format ?

Deuxièmement, il y a un disparu de marque : le DTCP/IP. Ne cessez pas de lire, ne partez pas, cela vous concerne ! Il était donc dans le numéro précédent, et on lisait page 32 qu'un ordinateur Viiv assure « la diffusion sécurisée » et sait envoyer les données vers les « périphériques supportant l'échange de médias sécurisés par la technologie DTCP/IP ».

Plus clairement, plus de mention des « sécurisations » présentes dans le microprocesseur qui pourront limiter les utilisations des contenus numériques. Les contrôles seront au niveau des puces.

Une dernière précision : il s'agit ici d'une description factuelle, qui porte sur Intel car c'est lui qui est l'auteur du document (Isabelle Ferdane, Intel France, a dirigé cette édition), mais cela aurait pû être AMD ou IBM [3], eux aussi fabricants de microprocesseurs.

Sources et liens :

Table des billets de juin 2006

Les 37 billets publiés en juin

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 1 dans Notules, 11 dans Général, 1 dans Interopérabilité, 1 dans Synthèse, 1 dans Premiers pas, 1 dans Bibliothèques numériques, 4 dans Entreprise, 7 dans RMLL 2006 Standards Ouverts - Interopérabilité, 3 dans Conférence, 3 dans Internet, 1 dans Anniversaire, 1 dans Loi

Mais c'est une révolution ! partie 1

Le RGI : fait pour tous, au service de tous, a besoin de tous.

Imaginez un texte proclamant au niveau d'un pays : « Les formats et les protocoles ouverts sont désormais obligatoires. Les formats, protocoles et standards fermés sont interdits ». Avec une définition claire et sans ambigüité du terme ouvert, et des listes précises de formats et protocoles.

Une révolution. C'est presque ce que y est en cours, depuis le 21 avril. Au Massachussets ? Non, c'est en France, et cela s'appelle le RGI.

Dans un format moins concis voici les détails de cette action majeure en 10 points :

  • le RGI : le Référentiel Général d'Interopérabilité ;
  • le prédécesseur : le CCI, Cadre Commun d'Interopérabilité [1], qui a par exemple guidé la Gendarmerie nationale dans ses choix ;
  • l'objet : appel à commentaires sur le référentiel général d’interopérabilité [3] ;
  • les dates : du 21 avril au 15 juin pour les commentaires ;
  • le document : il comporte 3 parties, « Volet Organisationnel » « Volet Sémantique » « Volet Technique » avec des formats classés par thèmes, dont une bonne part de formats et standards ouverts, avec notamment le format ouvert ODF pour la bureautique ;
  • le principe : commenter, réagir en contribuant dans le Wiki [4] (donner un nom et une adresse de courriel valable), ou envoyer un courrier électronique ou papier ;
  • à souligner : le Wiki utilisé, dénommé « Wiki RGI », repose sur le logiciel Media Wiki [5], un logiciel libre de Wiki, utilisé et développé pour le projet Wikipédia [6] ;
  • la portée de ce futur référentiel : il concernera tous les cahiers des charges des « autorités administratives » en France !

Au vu de cette liste, une évidence s'impose : cet appel à commenter et à réagir doit être transformé pour déjà dire bravo pour ce travail et ensuite pour apporter ses remarques.

D'ailleurs tous les acteurs concernés (citoyens, associations de consommateurs, industriels, gouvernement, administrations, prestataires de services, éditeurs) ne peuvent que saluer et soutenir cette action en faveur des thèmes des standards ouverts et de l'interopérabilité...

En effet, tous ont toujours déclaré être en faveur de ces 2 thèmes, et cela ne peut être que 5 fois bénéfique à tous : une concurrence saine et loyale, une indépendance technologique, une innovation accrue, une gestion avisée des financements publics et une pérennité des informations.

Lire aussi la partie 2.

Mise à jour : l'article a été repris en anglais,

Sources et liens :
  • [2] Ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives, NOR:ECOX0500286R, Journal Officiel du 9 décembre 2005, http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECOX0500286R
    • Article 11, « Un référentiel général d'interopérabilité fixe les règles techniques permettant d'assurer l'interopérabilité des systèmes d'information. Il détermine notamment les répertoires de données, les normes et les standards qui doivent être utilisés par les autorités administratives. Les conditions d'élaboration, d'approbation, de modification et de publication de ce référentiel sont fixées par décret.»

Les formats dans les publicités

Un dépliant publicitaire est une collection de formats, mais pas toujours expliqués...

Régulièrement, les grandes surfaces organisent des opérations commerciales à propos des produits techniques lié à l'image, au son, à la photo, au téléphone et à l'informatique, avec notamment un catalogue publicitaire dédié (format papier).

Ainsi, après un exemple avec Carrefour, ce sont les magasins Leclerc qui proposaient leur 10 jours Technique pour tous du 19 au 29 avril dernier. « Et Les Formats ? » , la question EFL :

  • d'abord, les formats sont partout ! Même brièvement indiqué, c'est important en termes d'informations données, mais aussi en terme d'image : une pubilicité d'appareil électronique sans terme technique mystérieux fait-elle assez sérieux ? Non, et il faut même qu'ils soient assez nombreux pour créer cette aura de technicité... (ah le formatage des esprits et les préjugés...) ;
  • ainsi on lit entre autres HDMI, WMA, OGG, DVI, 16/9, HD Ready, JPEG, DivX, MP3, ID3 Tag, USB, MPEG4 et autres IEEE 1394 Firewire ;
  • certains formats sont liés au domaine physique (dimensions, câbles, prises, comme avec 16/9, HDMI, Firewire), d'autres ne concernent que les fichiers numériques ;
  • il est intéresant de relever que le format ouvert OGG Vorbis figure dans un des baladeurs numériques proposés (marque Samsung) ;
  • enfin on peut relever comment les formats sont expliqués... ou pas ! Rien sur les DRM des câbles HDMI et des télévisions HD Ready. Pour le format « WMA DRM (Digital Right Management) », on lit en bas de la page 8 : « Ce format de compression, est équipé d'un système permettant de contrôler la diffusion des œuvres numériques » ce qui est exact, mais sans doute un peu bref.

Il faudrait une plaquette de publicité avec les formats expliqués (voire une publicité pour un document expliquant les formats et l'interopérabilité) : mais trop expliquer, pour une publicité, ce n'est peut-être pas... le bon format !

Sources et liens :

Une déclaration importante... contre les standards ouverts

La position de Microsoft à propos des standards du W3C : oui, mais...

Le jeudi 27 avril 2006 à Paris se tenait le MIX 06 [1]. Il y avait eu un premier MIX 06 à Las Vegas, du 20 au 22 mars, en présence de Bill Gates [2]. Pour Paris, c'était Steve Ballmer qui intervenait avec une présentation intitulée The Next Web Now.

MIX est le format marketing utilisé par Microsoft pour désigner la conférence sur le Web 2.0, ce nouveau Web qui se déploie. En France, les inscriptions ont rapidement été closes (pour s'inscrire, il fallait disposer d'un compte gratuit Microsoft Passport, ou d'une adresse de messagerie Hotmail ou MSN) [3].

Parmi les nombreuses personnes qui y ont assisté, le compre-rendu de Louis Naugès sur son blog [4] est intéressant.

Tout d'abord il y avait les ordinateurs portables qui devaient être laissés aux vestiaires... et Steve Ballmer qui s'est à un moment moqué des personnes prenant des notes avec papier et stylo, et non pas sur ordinateur ! Format ironie...

Plus important, sous l'angle des standards (informatiques), le compte-rendu comporte ce passage à propos des déclarations de l'interprétation possible des propos de Steve Ballmer :

Respect des standards W3C : la réponse avait le mérite de la clarté ; nous sommes prêts à suivre les standards mais... pour tout ce qui permettrait à Microsoft d’augmenter sa compétitivité, n’y comptez pas. (gras ajouté)

Lire les précisions sur ce passage, Une déclaration importante de Microsoft : des précisions importantes.

Voilà qui est en effet clair et direct. Pourtant sans les standards ouverts du W3C, pas de Web. Mais d'un côté, cela ne surprend pas : garder sa position sur un marché grâce aux formats et protocoles fermés est une arme classique.

Cependant d'un autre côté, cela va à l'encontre de ce qui est avancé, des standards ouverts et de l'interopérabilité tant cités et vantés, comme les standards ouverts du W3C, dans l'élaboration desquels Microsoft participe logiquement. Il s'agit sans doute encore une fois du problème de la définition des standards ouverts et de l'interopérabilité.

Sources et liens :

La FFT et le format Web

Dites, la Fédération Française de Tennis, et votre site Web ?

Vendredi 31 mars 2006. Dans le journal Metro, page 13, une pleine page de publicité. Titre : Amélie Mauresmo n°1 mondiale. Avec 5 photos, un « Bravo et merci Amélie ! », un texte de 5 lignes signé « La Fédération Française de Tennis » (FFT) et aussi le logo FFT. Et c'est tout.

Certes, le support est au format papier. Mais le site Web de la FFT est tout de même bien en place. Et contrairement à la Fédération Française de Football (FFF), il n'est pas interdit de faire des liens hypertextes sans autorisation, c'est un format ouvert. Alors, un petit fft.fr ajouté au logo officiel ? Le Web est vraiment un format désormais usuel.

  • Site officiel de la Fédération Française de Tennis, http://fft.fr

Lettre à un ami sur son CD reçu en cadeau

« Comment dire... et bien... le cadeau... le CD audio... il n'est pas utilisable... », ou comment se brouiller avec ses amis en un cadeau

Cher Roger et aussi chère Norah Jones,

Il y a un mois, exactement le 14, pour mon anniversaire, j'ai eu de votre part un cadeau : Roger m'a offert le disque que Norah a enregistré (mais elle ne l'a pas enregistré que pour moi). Cela m'a fait très plaisir. Cependant, il faut que j'avoue ici quelque chose qui me gêne et que je n'ai pas encore oser dire. Roger pourra le lire facilement, Norah sans doute moins mais j'espère qu'ils ne m'en voudront pas de faire ainsi la publicité de ce souci.

Si j'avais reçu un livre, daltonien ou pas, porteur de lunette ou pas, quelle que soit la marque desdites lunettes, avec des yeux bleus, noirs, marrons, verts (ou autres), j'aurais pu le lire : pas de restriction technique spéciale.

Si j'avais reçu un agenda papier ou un carnet relié cuir (pour noter notes et notules), avec n'importe quel « outil scripteur » (stylo encre, stylo bille, feutre, crayon, roller, marqueur,...) de n'importe quelle marque (et aussi de n'importe quelle couleur et de n'importe quelle taille), j'aurais pu y écrire : pas de restriction technique spéciale.

Si j'avais reçu un appareil fonctionnant avec de l'électricité, quelle que soit sa taille, de type informatique ou pas mais acheté en Europe, branché sur n'importe quelle prise blanche située au ras du sol ou en hauteur, de n'importe quel fabricant (et même avec une prise en couleur), j'aurais pu le faire fonctionner : pas de restriction technique spéciale.

Mais Roger, mon ami et collègue de travail, m'a offert l'album Feels like home de Norah Jones édité par EMI Music. Et il a eu raison, car Roger s'y connait en musique, c'est son métier et aussi sa passion. D'ailleurs Norah s'y connait aussi en musique. Seulement voilà, il y a un problème... qui n'est pas musical.

En effet, en ces temps numériques, la musique n'est plus universelle. N'en déplaise aux magasins de « produits culturels » et aux éditeurs, les disques compact ne sont plus utilisables sur tous les lecteurs... de disques compact ! Ainsi certains CD d'EMI Music sont équipés du système « Copy Control », comme cela est écrit dessus avec un logo spécial : cela signfie que sur certains appareils de CD audio, ils sont inutilisables et ne diffusent que le silence, aucune lecture n'est possible... car ce ne sont pas des CD audio. Le logo officiel « CD audio » n'y figure pas, logiquement.

Me voilà donc à écrire ici à Norah Jones que sa musique en pseudo CD audio n'est pas écoutable (je veux dire, pas lisible) sur des appareils de CD audio ; et à avouer enfin à Roger que je ne peux pas toujours écouter son cadeau. C'est presque un titre de presse à sensations : « T. se brouille avec ses amis ! Il reçoit le CD audio de N.J. qu'il ne peux écouter et il réclame à R. le ticket de caisse pour aller l'échanger ! Textes, photos et interviews en exclusivité ! ». Bref, comment se brouiller avec ses amis en un cadeau...

Post-Scriptum (avec des gros mots techniques dedans) : le problème est le format utilisé (il comporte des altérations volontaires), un problème du même type que le système des DRM, et qui provoque l'absence d'interopérabilité comme avec des formats non-ouverts.

PS au Post-Scriptum (0% gros mots) : heureusement cela finit bien dans mon cas. Et merci Roger ! Si Norah Jones peut en toucher un mot à son éditeur Blue Note Records et EMI Music, merci aussi (c'est fort peu probable).

Sources et liens :

Sous les claviers, le verrouillage...

Il y a les câbles, les écrans, les fichiers... et les puces, aussi !

Le sujet des DRM est très riche d'exemples concrets (comme la télévision HD, les câbles HDMI, les fichiers de musique, les téléphones portables). Voici une nouvelle illustration avec les ordinateurs et leurs microprocesseurs, les célèbres puces...

Au départ, il y a un magazine, intitulé Connecté : petit format, beau papier, belle présentation, un joli travail de mise en page pour une bonne impression... Il était fourni avec l'hebdomadaire Télérama. Il est aussi offert avec le numéro de février-mars de Digital World (revue française). Sous-titre : La mobilité et les loisirs numériques par Intel (gras dans le texte d'origine), et à l'intérieur on lit « Cette édition a été réalisée par Intel France sous la direction d'Isabelle Ferdane » (qui signe l'éditorial, Grain de folie).

Il s'agit donc d'une publicité, d'une opération de communication, d'un long publireportage sous forme de (au format) magazine. Avec le nouveau microprocessseur Viiv d'Intel comme sujet des 52 pages qui offrent plusieurs formats de documents (photos, chronologie, textes, interviews, schémas,...).

Et alors ? Au fil des pages, on retrouve les leitmotiv (expressions types, dans un format plus publicitaire) : « la convergence numérique » est là, c'est l'heure « des loisirs numériques » (jeux video en ligne ou à la demande, album de photos, télévision, video à la demande, musique) et « notre vie numérique  » passe désormais par du matériel (ordinateur ou pas) équipé du dernier microprocesseur Intel Viiv.

Et puis, en lisant attentivement, il y a l'article Viiv La révolution multimédia, page 30, avec cet extrait :

La plate-forme Viiv s'appuie sur les technologies les plus modernes, mais aussi sur Windows Media Center, conçu par Microsoft pour les PC de salon. [...] Il [un PC Viiv] peut aussi jouer le rôle de serveur multimédia et assurer la diffusion sécurisée de contenus sur le réseau domestique vers les Digital Media Extenders (comme la Xbox 360), et à tout type de périphériques supportant l'échange de médias sécurisés par la technologie DTCP/IP.

Les PC de salon avec Windows Media Center, un premier format pour ces ordinateurs. Et le DTCP/IP ? C'est le Digital Transmission Content Protection over Internet Protocol :

  • le second, Internet Protocol (IP) est un protocole ouvert, à la base d'Internet ;
  • en revanche le premier, DTCP, est un format fermé de contrôle (rien à voir avec le TCP de Transfert Control Protocol, protocole ouvert qui va de pair avec IP : on parle de TCP/IP).

Le microprocesseur contrôle donc les fichiers pour les « sécuriser » : cela ne se situe plus ici au niveau des logiciels, mais du matériel et plus précisément au niveau du cerveau de l'ordinateur. La puce, agent de surveillance des éditeurs de contenus (musique, video,...) : le choix d'Apple en juin 2005 de mettre des puces Intel dans ses machines dès 2006 peut aussi s'expliquer sous cet angle...

Alors, les microprocesseurs des ordinateurs, gardiens de prison ou ange gardien ?

  • pour une entreprise, cette sécurisation et ce contrôle des machines revêt sans doute un intérêt certain pour administrer et suivre le parc informatique, qui a un coût ;
  • mais pour les individus, cela peut aller à l'encontre de l'accès aux informations, de la maîtrise de sa machine et des libertés individuelles d'utilisation et de vie privée.

Sous les pavés, la plage : format imagé et fort peu réel. Sous les claviers, le verrouillage : format concret et fort réel.

Sources et liens :

Notules du 19 mars 2006

Avant de les reprendre en les développant, quelques informations

Voici 6 notules pour de futurs articles (pdfa, et non pas PDF/A) :

Séminaire Aristote

Lors du séminaire Aristote du 16 mars, c'est Jean Paoli, le Monsieur XML de Microsoft Corporation qui est intervenu pour présenter le format Microsoft Office Open XML. Avec aussi une intervention sur le Records Management à la Bibliothèque nationale de France (BnF) ou encore sur les blogs, Wikipédia et Firefox...
Lire l'article : « De la pérennité de l'information numérique (et des formats) : un compte-rendu »

Conférence au salon du livre

Lors de la table ronde-conférence du vendredi 17 mars sur les bibliothèques numériques, chacun des 3 participants présents a fait ses annonces pour son projet (Google Books, BnuE et OCA)... dont la BnF et Google France, avec deux formats de discours, de personne, de personnalité...
Lire l'article : « Une conférence, des formats et deux personnalités... »

Un livre de référence, Bibliothèques et documents numériques

Alain Jacquesson et Alexis Rivier ont publié début 2006 la deuxième édition de Bibliothèques et documents numériques, Concepts, composantes, techniques et enjeux. Plus de 550 pages en français sur la question des bibliothèques numériques et des formats des documents. Une référence...
Lire l'article : « Lecture d'été au format papier »

Intel et Viiv : le format de la puce et les formats dans la puce

Fin des microprocesseurs Pentium, voici les Viiv (prononcez « vaïve » comme l'indiquent les documents marketing d'Intel). La nouvelle puce des loisirs numériques, celle des ordinateurs qui sont au centre de la vie numérique... Et au centre de la puce nouveau format ?... Des DRM...
Lire l'article : « Sous les claviers, le verrouillage... »

Une nouvelle catégorie pour les RMLL 2006

La session Interopérabilité, Standards Ouverts (soit ISO en abrégé, et aussi Interoperability Standards Open en mauvais anglais) après avoir été annoncée est en cours d'élaboration. Ce sera l'occasion d'avoir une catégorie dédiée sur Formats-Ouverts.org et aussi avec quelques lignes en anglais pour cette session (ou thème) des Rencontres Mondiales des Logiciels Libres 2006...
Lire l'article « RMLL 2006 Standards Ouverts - Interopérabilité »

10 ans de connexion Internet

Un anniversaire : une décennie de connexion à titre personnel, depuis le 19 mars 1996 (et avec le même fournisseur d'accès), avec le format RTC et modem (externe ou interne), mais pas d'ADSL ni de câble ni d'autres « box »...
Lire l'article : « J'ai 10 ans ».

Salon du livre : des formats aussi

Quelques points à propos du salon du livre et les formats

Du 17 au 22 mars se déroule la 26e édition du salon du livre, avec la francophonie comme invité. C'est donc l'occasion de traiter de ce salon sous l'angle des formats.

Le site du salon : format Flash, aïe...

Avec des menus en Flash, impossible à un utilisateur sans cette extension dans son navigateur de visiter le site. Et les aveugles ? Mis à la porte, le texte ne peut être correctement et facilement restitué par un appareil de lecture. Et l'indexation par les moteurs de recherche ? Le texte contenu dans le Flash n'existe pas pour les logiciels de collecte des pages Web : pas de référencement, pas de recherche dans des archives.

Livre = format papier ? Et non !

Quand on dit livre, c'est le papier qui vient à l'esprit comme format. Avec aussi des formats aux sens de dimensions physiques. Pourtant il y a d'autres formats, comme les livres audio, les livres à toucher (en Braille) ou les livres électroniques.

Livres audio en cassette, livres audio sur CD : pas de problème, il y a interopérabilité . Mais pour les fichiers de livres audio, le problème du format se pose. Pour ce qui est du livre électronique, là aussi quels formats : fermés et exclusifs à un logiciel d'un seul appareil ou formats ouverts ?

Une conférence sur la BnuE

Cette année, le salon propose un espace intitulé « La Plate-Forme Numérique ». Avec des acteurs du livre et du secteur des technologies de l'information et de la communication, dont un stand Google France, mais aussi BancTec ou i2S DigiBook (pour la numérisation, sujet capital pour les documents dont on n'a pas de version numérique mais qu'une version papier).

Le numérique est aussi présent avec des conférences, notamment celle de vendredi 17, Bibliothèque (sic) numériques : quels projets? quels enjeux? de 10h00 à 11h30, qui traitait de la Bibliothèque numérique européenne (BnuE) :

Les intervenants exposent leurs points de vue très différents de ce que devrait être une bibliothèque idéale pour les internautes. Avec : Jean-Noel (sic) Jeanneney (président de la Bibliothèque nationale de France, à l'origine du projet de la BNE), un responsable de Google Livres et un représentant de l'OCA (Consortium rassemblant notamment des bibliothèques et des université américaines, Yahoo! Mic (sic)

Internet m'a tué ? Non

Par rapport au monde du disque, la contrefaçon de livres et la concurrence d'Internet ne sont pas aussi présents : on lit à l'écran, mais pas autant de livres ; et imprimer un livre est sans doute plus cher que l'acquérir broché ou relié, et moins beau et moins pratique.

Mais qu'attendent les éditeurs ?

En 2006, Pierre Miquel a publié son dernier livre, La butte sanglante, qui parle des batailles de Vimy et de Lorette près d'Arras dans le Pas-de-Calais (dénommé PdC ou 62 selon le format d'écriture). Il est certain que son éditeur, Plon, possède les fichiers numériques du livre, comme tous les éditeurs depuis que le numérique s'est imposé, notamment avec la publication assistée par ordinateur (PAO) et les « manuscrits » faits avec des traitements de texte. Alors, bientôt une bibliothèque numérique avec ces livres qui ne seront pas à numériser ? C'est prévu dans le cadre de la BnuE.

Le livre : un format culturel fort

« ...auteur du livre...», « ...qui a publié chez... » : voilà des expressions qui sont le bon format pour une certaine crédibilité voire une importance de la personne concernée. Le livre reste un objet particulier, avec une image de savoir, de culture et de respectabilité forte, un symbole avec une histoire riche. Comme le papier.

Sources et liens :

Les DRM : il y en a en bureautique aussi !

Vos fichiers de bureautique sont aussi « protégés »

Le dossier DRM est riche d'illustrations et d'exemples. Il en est fortement question en ce moment à l'Assemblée nationale, principalement pour le sujet de la musique.

La musique, la video, le cinéma ou la télévision numériques utilisent des DRM sur les CD audio, les DVD, les écrans, les téléviseurs,... Mais les fichiers bureautiques peuvent aussi avoir des DRM.

En effet, il est possible d'établir des droits sur les fichiers de traitement de texte, de tableur, de présentation pour limiter voire interdire les utilisation : les impressions, les transferts, les lectures. Cela peut se comprendre en un sens : c'est l'équivalent numérique de la « diffusion restreinte et confidentielle » ou des documents papier écrits en noir sur rouge (photocopie impossible).

Deux exemples peuvent être cités :

  • le cas des PDF qui par exemple ne peuvent pas être imprimés ou dont on ne peut copier de passage car il y a un verrouillage (qui n'est pas effectif sur tous les logiciels de lecture de PDF) ;
  • le cas des documents élaborés avec la suite bureautique Microsoft Office 2003.

Dans le cas de la suite Office de Microsoft, les technologies utilisées sont dénommées IRM (Information Rights Management) avec l'extension Windows RMS (Rights Management Services) :

Information Rights Management protège donc les droits intellectuels sur les données numériques, en empêchant de les imprimer, de les transmettre ou de les copier illégalement.

RMS est une fonction de protection des documents qui fonctionne en arrière-plan des applications pour protéger les données sensibles de l’entreprise, où qu’elles soient transférées.

Deux questions peuvent immédiatement se poser, en tant que particulier et encore plus comme administrations ou entreprises :

  • qu'en est-il de l'archivage de tels documents électroniques dont l'accès n'est pas totalement maîtrisé ?
  • ce contrôle extérieur ne pose-t-il pas un problème en terme de souveraineté sur les documents produits ?

La Nouvelle-Zélande a refusé cette approche, le Massachussets aussi, tout comme ce qu'avance l'ODF Alliance en s'appuyant sur des formats ouverts pour assurer entre autres pérennité et interopérabilité.

Sources et liens :

Interopérabilité, standards ouverts et Assemblée nationale

Petit bilan de la phase 2 début mars de DADVSI

Il y eut la phase 1 les 20, 21 et 22 décembre 2005, appelée DADVSI 1.0, où les députés ont débattu du projet de loi DADVSI. C'est le terme interopérabilité qui était sorti vainqueur (outre le format masculin, le format cravate et le format papier).

Les 7, 8 et 9 mars, il y eut la phase 2. Voici une analyse des déclarations des députés sous l'angle des formats, de l'interopérabilité, des standards. Les retranscriptions des débats laissent une trace (le format écrit) à un format ouvert (le format HTML) : il faut souhaiter que ces archives resteront disponibles sur le site de l'Assemblée nationale (et pour cela seront gérées).

Pour ce qui est de l'analyse, une longue page a été minutieusement établie par Benoît Sibaud et propose des citations de différents députés, classées par thème. On trouve :

  • interopérabilité, plus de 80 fois ;
  • formats, 10 fois ; formats ouverts, 0 fois ;
  • protocoles, 6 fois ; protocoles ouverts, 0 fois ;
  • standards, 1 fois ; standards ouverts, 1 fois aussi.

La suite des débats ce 14 mars jusqu'au 16 risque de fournir de nouvelles statistiques.

Sources et liens :

«Pérennité de l'information : relire nos documents informatiques bureautiques ou personnels dans trente ans ?»

Une journée de séminaire au programme très riche

En même temps que le salon Documation 2006 du 15 et 16 mars, se tiendra le jeudi 16 une journée intitulée Pérennité de l'information : relire nos documents informatiques bureautiques ou personnels dans trente ans ? Elle se déroulera à l'école Polytechnique (Palaiseau), organisée par l'association Aristote et animée par le groupe de travail PIN (Pérennisation des Informations Numériques).

Le programme est très riche et le texte de présentation de la journée met bien en perspective la situation actuelle et future : il est repris ci-dessous, avec ajouts de gras et des liens.

La mémoire de nos activités, tant professionnelles que personnelles, est aujourd'hui le plus souvent entre les mains des technologies du numérique qui sont devenues, en quelques années, le moyen quasi-unique de production, de transport et de conservation de nos documents. Cette vague déferlante qui touche toutes les entreprises, les administrations, les familles, réduit l'usage du papier à un support de travail éphémère. La nature même d'un grand nombre de documents numériques rend l'usage du papier sans objet. Ce support papier avait pourtant une grande qualité : à l'échelle de quelques dizaines d'années, sinon du siècle, il était pérenne et chacun savait le conserver. Les photos de famille des années 1920 sont encore là mais qu'en sera-t-il avec la mémoire informatique ?

On ne peut que faire le constat de la très faible pérennité des moyens informatiques, ordinateurs, systèmes d'exploitation, logiciel, supports d'archivage, formats propriétaires... Nos documents sont-ils en train de devenir des marchandises comme les autres dans la société de consommation ? L'information serait-elle maintenant un produit surabondant que l'on jette après usage ? Ce constat pose un grave problème car il touche un patrimoine dont la société ne saurait se passer : patrimoine des entreprises (comment conserver pendant 50 ans l'immense documentation technique d'un avion de ligne ?), patrimoine scientifique (comment conserver toutes les mesures et observations géologiques, climatiques, environnementales...), patrimoine historique et culturel, etc. Ce problème se pose pour toute l'information créée et gérée sous forme numérique, et il se pose en particulier de façon aigüe pour l'écrit et pour l'image, c'est-à-dire les documents les plus courants, les documents issus des logiciels disponibles sur n'importe quel ordinateur : suite bureautique, éditeurs de page Web, etc.

Le séminaire abordera ces thèmes, en partant de l'expertise du groupe PIN (Pérennisation des Informations Numériques) d'Aristote, il analysera la nature et l'ampleur du problème et essaiera de proposer des esquisses de solution tant sur le plan technique que sur le plan stratégique.

Une retransmission en video est prévue, en utilisant le logiciel libre VLC ou RealPlayer. La journée comportera 11 présentations, toutes de 30 minutes sauf une de 45 minutes. Il sera sans doute question de manière générale de l'archivage, de la gestion des archives, des standards ouverts, de l'interopérabilité et aussi de manière plus détaillée de :

  • Pérennité de l'information : quelques repères pour une approche pragmatique (Claude Huc, CNES et PIN) et une mise en perspective (Isabelle Boydens, Université Libre de Bruxelles)
  • Mise en œuvre d'un système de Records Management à la Bibliothèque nationale de France (BnF) : mieux produire et mieux gérer les documents de la bureautique pour mieux les archiver - Catherine Dhérent (BnF), chef de mission et experte entre autres de l'archivage électronique et des métadonnées
  • L'archivage numérique et le programme ADELE - Gabriel Ramantsoariva, chargé de mission Architecture fonctionnelle à la DGME
  • L'état d'avancement du projet d'archivage électronique du Minefi - Christophe Alviset, Ministère des Finances
  • L'archivage long terme des données numériques produit 3D dans le domaine aéronautique avec le cas du projet Airbus - Jean-Yves Delaunay, Airbus 3D CAD PDM, Long term Archiving and Retrieval Project Leader
  • Open Office.org et OASIS : le standard Open Document - Laurent Godard, directeur technique, société Indesko/Nuxeo
  • Office Open XML de Microsotf et ECMA : standardisation et formats ouverts - un intervenant de Microsoft
  • D'un format de représentation de document à une norme internationale : PDF/A-1 - Jean-Pierre Blanger, directeur Business Development de Ricoh Information Systems and Services
  • L'évolution des applications d'informatique personnelle vers le Web - Emmanuèle Bermès (BnF, Département de la Bibliothèque Numérique)

La journée se terminera par une table ronde d'une heure, de 16h00 à 17h00. Une journée à suivre au vu de la quantité des interventions et la qualité des personnes qui vont l'animer.

Voir : De la pérennité de l'information numérique (et des formats) : un compte-rendu

Sources et liens :

Notules du 28 février 2006

Notules, pour de futurs articles (pdfa), ou pas

Après les 10 notules à propos des 2 dernières semaines de février, en voici 6 autres.

15 février - Lors du salon 3GSM, des opérateurs téléphoniques ont annoncé la signature d'un accord pour assurer « l'interopérabilité » entre leurs messagerie instantanée. On devrait plutôt parler de compatibilité entre ces opérateurs. Mais avec quel protocole : ouvert ou pas ? Jabber ? De plus comme le dit l'article « tous les grands noms de l'internet (Microsoft, Yahoo, AOL...) qui se sont constitués une base d'utilisateurs web pour leur messagerie instantanée ne laisseront pas échapper leur part du gâteau sur la mobilité. Déjà tous jouent des coudes pour être présents par défaut sur les téléphones portables 3G. Sans compter qu'ils sont également réticents à toute forme d'interopérabilité. »

17 février - La video à la demande (la VOD au format abrégé et anglais, comme proposée par ARTE VOD) sur le téléviseur, l'ordinateur et le téléphone mobile ? Oui c'est possible, et France Telecom le propose dans ses services, à condition d'avoir le lecteur multimedia maison (basé sur Windows Media Player) ou les puces Intel Viiv. Là aussi, il faut le bon format, au prore comme au figuré.

17 février - Au-dessus de HCDP et HDMI il y a AACS, Advanced Access Content System (AACS), qui vise à protéger les futurs DVD, les HD DVD et Blu-Ray DVD. Mais ce système n'est pas encore intégré dans tous les matériels : le DVD sera acheté, mais impossible de l'afficher sur les écrans, même HD Ready. Cependant une chose semble sûre : le verrouillage de la chaîne est à l'ordre du jour pour tout contrôler, y compris empêcher le trou analogique.

7 février - Avoir accès à toute la musique sous forme de forfait ? Cela peut faire penser à certaine idée de licence... C'est ce que propose le site MusicMe : écoutez tout (du moins le catalogue) mais uniquement le temps de votre abonnement. Car il s'agit finalement de location. Le tout basé sur les DRM Janus de Microsoft.

20 janvier - Konica-Minolta arrête de produire des appareils photos argentiques, activité depuis plus de 100 ans. Pour les pièces, problème en vue. Pour les pellicules, il existe des formats standards (on n'a pas une dimension de pellicule par appareil !), à condition de continuer d'être fabriqués.

11 janvier - Nikon a annoncé un peu à la surprise générale (même si cela s'inscrit dans un mouvement d'ensemble de l'industrie) qu'il arrêtait le format argentique et ne proposait plus que des appareils photo numériques, sauf pour le F6 qui reste encore vendu et fabriqué. C'est le format papier (même imprimé) contre le format numérique stocké sur les disques durs et le problème de l'archivage qui se pose.

Notules du 26 février 2006

Notules de fin février 2006, pour de futurs articles (pdfa), ou pas

L'actualité est très riche à propos des formats ouverts (et fermés) et de l'interopérabilité. Comme déjà annoncé, il y a les catégories En bref et Notules pour au moins citer les informations. Voici donc vraiment, il faut se lancer (mais sans les développer), 10 notules (de petites notes ou commentaires d'information), qui feront ou pas l'objet d'articles, mais qui au moins seront indiquées et partagées.

  • 26 février - Le timbre écrase le numérique - La fête du timbre 2006 se déroule les 25 et 26 février. Le timbre et son format papier est ou sera toujours rare, même produit à des millions d'exemplaires, par rapport au numérique, qui est copiable à l'infini.
  • 23 février - Arte se met à la video à la demande (VOD pour Video On Demand) depuis le 23 février, mais que pour utilisateurs avec Internet Explorer et Windows et Windows Media Player. Service public, mais format fermé (ce n'est pas le seul).
  • 24 février - Google et les archives nationales américaines : partenariat pour archiver des films en numérique. Question : Et Le Format ?
  • 22 février - Définition de l'interopérabilité selon le site LesTelechargements.com : « Il s'agit de la possibilité de lire une œuvre achetée légalement sur tous les supports que l'on possède. Par exemple, un fichier même mp3 pourra être lu sur un autoradio ou sur un baladeur sans que cela ne pose de problème d'ordre technique. » Et s'il n'y a pas d'achat, pas d'interopérabilité ? Et l'interopérabilité n'est pas présente dans d'autres domaines ? (radio, télévision, téléphonie non-numériques ; et Web aussi !).
  • 27 février - Rencontre annuelle d'une semaine des groupes de travail du W3C, du 27 févier au 3 mars, à Mandelieu en France. Ces groupes du W3C sont à l'origine de nombreux standards ouverts.
  • 21 février - Vote électronique utilisé en interne à l'UMP à partir du mardi 21 février lors du scrutin pour désigner les candidats pour les prochaines élections municipales à Paris. Le vote électronique soulève lui aussi des questions de formats.
  • 26 février - Emission de télé 8-FI de la chaîne Direct8 sur le cinéma numérique : « Cinéma numérique : bientôt dans les salles ? Fini les bobines et bienvenue dans le tout numérique ! La projection numérique des films de longs-métrages arrive dans les salles et c'est pour bientôt. » : Et Les Formats ?
  • 25 février - Un haut responsable de Yahoo!, David Goldberb (Vice-President and General Manager Music), critique les DRM lors de la conférence Music 2.0 : « Les restrictions dues aux gestions des droits ont créé des barrières pour les consommateurs, rendant difficile de transférer la musique vers des appareils portatifs, et en créant des incompatibilités entre services de musiques et les lecteurs MP3. » (traduction de Tristan Nitot, Standblog)

Des photos de Verdun

Des photos qui suscitent aussi des questions d'archivage

Le 21 février 1916 débutait la bataille de Verdun. Pour le 90e anniversaire, de nombreuses cérémonies sont organisées jusqu'en octobre (concerts, pièce de théâtre, inaugurations, commémorations officielles).

Le journal La Croix a publié dans son numéro du 21 février 2006 des photos inédites de cette bataille. Des photos au format papier, et non pas au format issu d'un tirage classique. Des photos qui ont aussi été numérisées, indiquait un journaliste du quotidien.

Cette numérisation peut susciter 4 questions-réponses liées à l'archivage :

Ces questions, ici présentées dans un format abrégé, et leurs réponses, sont des indications que l'on peut retrouver plus en détails notamment dans le livre Les archives électroniques, Manuel pratique de Catherine Dhérent.

Pour ce qui est de ces lieux d'hécatombe, le champs de bataille de Verdun a un statut particulier, mais d'autres lieux similaires sont aussi très forts, notamment ceux de l'Artois, comme Vimy ou Lorette, évoqués lors d'un précédent article.

Sources et liens :

Il y a des formats plus certifiés que d'autres

Le télégramme en France : toujours bien là, car certifié

Depuis le 27 janvier 2006, la société Western Union ne propose plus d'envoi de télégramme : fin des messages à ce format là, place désormais pour communiquer au téléphone (fixe), aux courriels, au portable (téléphone), aux SMS, plus répandus, plus rapides ou meilleur marché.

La fin réelle ? Et en France ? Il n'en est rien, ce service est toujours en place et toujours utilisé (malgré une légère baisse), principalement par les professionnels. En effet le télégramme a une valeur juridique aux yeux de la justice : devant un tribunal, il peut constituer une preuve. En effet il y a un enregistrement reconnu indépendant et garanti par France Telecom. Le télégramme permet aussi de joindre systématiquement, par téléphone (liste rouge ou pas), ou par courrier papier classique (adresse postale).

Si le télégramme peut être qualifié de format ouvert (on sait comment cela fonctionne, accessible par tous, sans contrainte technique spéciale - une adresse et pouvoir lire - même si payant) ne posant pas de problème d'interopérabilité, il a donc aussi un format juridiquement reconnu (ce qui ne signifie pas que le numérique n'en a pas, cela sera développé). Pour ce qui est d'autres formats officiels et légaux déjà traités, il y a le mètre et le sytème métrique.

Sources et liens :

Ah ces numéros : format dièse ou pas ?

Numéro, en format abrégé : # ou n° ?

Il fallait partir d'un exemple : c'est le cas du nouveau magazine au format papier Netizen. Mais il n'est pas le seul, et la remarque développée ici est aussi possible par exemple pour la fiche intitulée Les standards ouverts de l'association ALDIL.

De quoi s'agit-il ? De l'indication « #01 » sur la couverture de Netizen ou « #2 » pour la fiche de l'ALDIL : le signe dièse pour désigner le mot numéro, alors que « n° » (ou « N° ») existe aussi. Derrière ces petits signes typographiques, il s'agit du sujet des règles d'usage de ponctuation et de typographie (comme à propos des lettres accentuées).

En effet, « # » est plutôt utilisé dans les pays anglo-saxon, et « n° » en France. Et cet usage est à un format ouvert : on connait les règles d'usage typographiques, qui sont publiées et utilisables par tous. Ainsi l'Imprimerie nationale diffuse un guide et d'autres ouvrages officiels proposent aussi ces règles.

Et que lit-on ? Que le mot numéro s'abrège plutôt au format français et non pas #, même si ce dernier est souvent utilisé en informatique (anglais oblige), même si cela ne représente plus qu'un signe au lieu de deux, et même si la langue anglaise est très présente. Cela ne signifie pas obligation absolue, il ne s'agit pas d'une loi : c'est considéré comme plus correct, voire plus agréable comme signe, et cela sans chercher à provoquer de débats sans fin.

De la même manière, les guillemets en français, les « », ne sont pas les guillemets en anglais, les " ". Les règles à propos des espaces entre les signes diffèrent aussi entre les langues. La diversité est une excellente chose indispensable : une diversité dont on connait les règles car avec un format ouvert.

Sources et liens :

Le format des mots : à vendre ou déjà achetés

Quand des noms communs et propres sont à vendre, ils peuvent être achetés !

Le sous-titre ci-dessus est une belle lapalissade commerciale. Il ne s'agit pas ici des noms qui sont déjà enregistrés (Bonnat, Apple, Ubuntu, Clairefontaine,...) et dont certains sont même devenus des noms communs suite au succès rencontré (kleenex, caddie, Rolls, frigidaire, bic, walkman, technicolor,...) : ils sont protégés et appartiennent à un détenteur.

Il s'agit dans ces lignes de signaler le cas de noms communs, ouverts comme la plupart de ces mots, qui peuvent être achetés temporairement auprès du moteur de recherche Google : leur format passe en quelque sorte d'ouvert à fermé (car acheté). De ce fait, en les cherchant, un lien vers le site acheteur va apparaître dans les résultats fournis. Il n'y a pas forcément de rapport direct entre le site et le mot : par exemple pour le mot « adhérent », pourraient figurer comme liens commerciaux la FNAC, Formats-Ouverts.org, une association ou autre.

Depuis fin 2005, cette possibilité d'achat a été utilisée de manière importante dans le marketing politique qui se lance sur le Web : ainsi, ce sont des termes comme banlieue, émeute, mais aussi RATP ou Netizen qui ont été temporairement achetés. Le très bon site Technologies du langage de Jean Véronis en traite de manière détaillée.

Sources et liens :

Fin de Windows Media Player au format Mac

Microsoft ne propose plus son logiciel multimedia pour Mac OS X : c'est logique

Depuis le 1er janvier 2006, Microsoft a cessé de fournir son navigateur Internet Explorer (IE) au format Apple Mac OS X. Son navigateur est d'ailleurs désormais dénommé Windows Internet Explorer, ce qui indique clairement qu'il n'est disponible qu'au format Windows. Ce qui est logique pour l'associer exclusivement à son système d'exploitation.

Tout aussi clairement, le nom du lecteur multimedia de Microsoft est Windows Media Player. Et une chose incroyable se déroulait : il y avait une version de Windows Media Player au format Apple Mac OS X ! Mais depuis janvier 2006, cela est fini :

Important Information Microsoft will continue to offer Windows Media Player for Mac as a download free of charge, but has no plans to provide future updates or product support (« pas de plan pour fournir de futures mises à jour » ; page Windows Media Player 9 for Mac OS X ; la version actuelle est la 10)

Windows-Mac OS : deux systèmes d'exploitation concurrents, qui ont chacun des logiciels dédiés, pour naviguer (Safari et IE) ou pour le multimedia (iTunes, Quicktime et Media Player). Et pour le multimedia, chacun possède ses formats fermés : AAC (musique) et Quicktime (video) pour Apple, WMA (musique) et WMV (video) pour Microsoft. Il y a bien une guerre des formats, chacun avec les siens pour ainsi privilégier son système.

Il y a certes encore des produits Microsoft pour Apple, avec le travail de la MacBU (Macintosh Business Unit) de l'éditeur, avec principalement la suite bureautique Office (d'ailleurs la permière version de Word était en version Apple) même s'il y a aussi des logiciels Apple (Keynote pour les présentations et Pages pour le traitement de texte).

Réciproquement Apple n'ignore pas le format Windows, notamment en proposant Quicktime ou surtout iTunes, afin d'accéder à son site de vente de musique en ligne (iTunes Music Store) et pour utiliser ses baladeurs iPod.

Mais dans chacun de ces cas, les formats ouverts et l'interopérabilité ne sont pas privilégiés. Les formats fermés sont des armes.

Sources et liens :

Passer des stades au format vignette

Les 30 ans des vignettes Panini

Le monde numérique se développe : jeux, musique, video, cinéma, radio, télévision, sans parler du Web ou des courriels. Cependant ce n'est pas le cas pour tout, et par exemple le format papier maintient sa présence (y compris avec des magazines issus du numérique). Et le papier peut même affirmer sa supériorité !

Ainsi en est-il des vignettes Panini. La société a fêté ses 30 ans d'images autocollantes à collectionner et à coller dans l'album dédié (principalement sur le football, mais aussi sur le cinéma ou la télévision). 30 ans de succès. Avec des caractéristisques exclusives à ces images : les échanges, le maniement concret, la surprise du contenu à l'ouverture de la pochette. Pour obtenir cela avec un assistant numérique...

Et dans ce monde là, l'interopérabilité est aussi là, sans limite liée aux DRM : on peut échanger de pair à pair, avec qui on veut, quand on veut, ce qu'on veut, n'importe où et même quel que soit ce qui sert à garder les images (enveloppe, boite, pochette,...). Il y a tout de même un format (ouvert) : les dimensions des images (mais on peut collectionner sans avoir l'album).

Sources et liens :

Le format papier persiste et signe

Des écrans au papier, de récents exemples

Le format papier reste pertinent (pas seulement pour les déchets radioactifs) et aussi utilisé, y compris en partant du monde des écrans ou du numérique.

Ainsi, de l'écran télé au papier : plusieurs émissions de télévision donnent lieu à une version papier sous la forme d'un magazine, prolongement et complément (et autre marché) de la version cathodique : ainsi Fan2, StarAcademy et depuis le 9 décembre Envoyé spécial.

Mais aussi de l'écran d'ordinateur au papier : le magazine Netizen a été lancé le 26 janvier 2006. Il est consacré au monde des blogs (la blogosphère) : le numérique réactif et symbole du Web actuel est donc décliné au format papier.

Pour lire ces magazines papier, l'interopérabilité est assurée : avec ou sans lunette (et quelle que soit sa marque), quel que soit le lieu de lecture, l'heure, le nombre de lectures, l'identité des lecteurs... pas de DRM comme dans le numérique. Le texte imprimé est un format ouvert (sauf loi l'interdisant).

Sources et liens :

Un triple bilan copieux

Bilan mensuel, bilan annuel et bilan des 18 mois

Normalement, le premier de chaque mois est l'occasion de faire le bilan du mois écoulé sur Formats-Ouverts.org. Pour ce dix-huitième bilan mensuel de la Vie du site il y a du retard (mais les vœux 2006 étaient bien en temps et en heure). Voici donc le bilan de décembre, qui permet aussi de dresser le premier bilan annuel (celui de 2005), et celui des 18 mois (l'anniversaire et demi de Formats-Ouverts.org).

Le mois de décembre : encore des augmentations

Le 600e article, une pause imposée pendant 4 jours, 31 articles publiés, le dossier DADVSI ont entre autres occupé décembre. Le tiercé le plus lu est les formats de la PSP, le dossier DRM et des réponses sur DADVSI.

  • plus de 55 000 visiteurs uniques (55 177, n°2 de l'année)
  • plus de 143 000 visites (143 800, n°2 de l'année)
  • plus de 420 000 pages (425 307, meilleur résultat)
  • plus de 600 000 hits (619 414, meilleur résultat aussi, 4e mois consécutif à plus d'un demi million)
L'année 2005 sur Formats-Ouverts.org : la hausse

Pour ce qui est des statistiques, voici les chiffres :

  • 371 873 visiteurs différents ;
  • plus d'un million de visites (1 117 278), soit près de 100 000 visites par mois en moyenne ;
  • plus de 3,3 millions de pages (3 341 250) ;
  • plus de 4,3 millions de hits (4 337 446, dont plus d'un demi million chacun des 4 derniers mois)

Au niveau de la présentation du site, une nouvelle charte graphique en août et les lettrines en novembre, toujours grâce aux CSS.

Les 4 articles les plus lus ont été : la définition dans la loi française des standards ouverts, les formats de la PSP, la comparaison capsule de machines à café-formats et le dossier DRM.

Pour ce qui est des sujets inédits, il y a eu entre autres en octobre les 2 seules images du site (1 photo pour Sony et 1 capture d'écran du site du Premier Ministre) ou le NTO France (le Monsieur interopérabilité et standards) de Microsoft et son blog... Avec aussi les 5 dossiers de Synthèse sur les DRM, la loi DADVSI, les bibliothèques numériques, les standards ouverts et les États et une liste de standards ouverts XML.

Les 3 demi bougies, on multiplie par bien plus de 3

Après les 6 mois et les 12 mois, voici donc les 18 mois de Formats-Ouverts.org :

Globalement depuis l'ouverture du site le 1er juillet 2004, les articles ont gagné en longueur (faire court, clair et complet, c'est dur), avec plus d'un article par jour en moyenne, soit une bonne trentaine par mois, soit aussi du travail (bénévole, consenti et agréable) et du temps non-négligeables... et pourtant, de nombreux sujets que je note (sur papier ou sur ordinateur) ne sont pas traités, ni même simplement signalés. Mais il y a des projets pour mieux faire encore.

Bonne utilisation des plus de 620 articles, merci à vous pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens, la syndication via fils RSS (ou Atom) et les recommandations. Bonne lecture, et vivent les standards ouverts !

Intel, IE for Mac, les SMS et le papier

Des notules pour de futurs articles (pdfa)... ou pas
  • Intel change de format de logo et de slogan : fin des dénominations Pentium (après l'arrêt des Intel 286, 386 et 486) et place au Intel Viiv, fin du célèbre « Intel inside » (créé en 1991) et fin du nom avec un e abaissé entre le t et l final, c'est désormais « Intel. Leap ahead » (un bond en avant ; espérons pas « un grand bond » en avant...).
  • IE for Mac c'est aussi fini : le navigateur Internet Explorer de Microsoft est officiellement arrêté au format Apple Mac OS X depuis le 1er janvier 2006 : plus de support et plus de mises à jour de sécurité. (« Internet Explorer for Mac would undergo no further development, and support would cease in 2005. [...]Microsoft will end support for Internet Explorer for Mac on December 31st, 2005, and will provide no further security or performance updates. » Safari est le navigateur vers lequel il est conseillé de migrer (« It is recommended that Macintosh users migrate to more recent web browsing technologies such as Apple's Safari. »). Seul reste donc Windows Internet Explorer avec la prochaine version 7 prévue en 2006.
  • Le format SMS : pour souhaiter ses vœux, ce sont 35 millions de SMS qui ont été envoyés entre minuit et une heure du matin le 1er janvier 2006, et 164 millions pour la journée (selon Bouygues, Orange et SFR). Les courriers électroniques doivent aussi être nombreux depuis le 1er. La fin du format téléphonique ou postal ? Bien sûr le format de vœux prononcés à une personne en chair et en os est toujours de mise !
  • Le format papier : un reportage radio sur Europe 1 le 3 janvier indiquait que les agendas papier (avec ou sans recharge), les cartes (postales ou de vœux), les éphémérides, les calendriers et autres produits papier se portaient bien, malgré la concurrence de l'électronique et de l'informatique. Sans parler des pages imprimées (y compris pour conserver des données nucléaires sensibles).

Table des billets de janvier 2006

Les 32 billets publiés en janvier

1 dans Tables des billets, 2 dans Vie du site, 9 dans Général, 1 dans Internet, 5 dans Non-électronique, 1 dans Interopérabilité, 1 dans Notules, 1 dans Ressources, 2 dans Bibliothèques numériques, 1 dans Technique, 2 dans Logiciel, 1 dans Manifestations, 2 dans Conférence, 1 dans Humour, 1 dans Myosotis, 1 dans Anniversaire

L'interopérabilité est numéro 1 des discussions DADVSI

Le terme gagnant est... l'interopérabilité !

Au cours des débats à l'Assemblée nationale des 19, 20 et 21 décembre à propos du projet de loi DADVSI, outre le format masculin, le format cravate et le format papier, très présents, le terme le plus cité à propos du sujet des formats, des DRM, etc a été... interopérabilité : 42 fois !

Les exemples concrets des problèmes posés par le non-respect du principe d'interopérabilité sont nombreux, notamment récemment avec les baladeurs numériques vendus en nombre pour les fêtes, ou avec les fichiers DRM. Et l'interopérabilité repose sur des formats et des protocoles ouverts.

Sources et liens :

Les députés et les formats

Nos députés et les formats, informatiques ou pas

Après avoir assisté dans les gradins du public à 2 soirées de débat à l'Assemblée nationale, les 21 et 22 décembre, à propos du projet de loi DADVSI, voici quelques lignes sous l'angle des formats au sens large.

  • Le costume cravate est le format vestimentaire très majoritaire à l'Assemblée nationale, dû sans doute au format masculin très majoritaire.
  • Le format papier règne : que ce soit les textes des articles ou des amendements du président de séance, les dossiers sur les pupitres des élus, les feuilles à la main des députés qui s'expriment ou les papiers et enveloppes (de différents formats) échangés via les huissiers, pas la moindre trace d'informatique... et c'est bien, la souplesse de l'outil n'est pas encore à égalité.
  • Le format des votes : il y a ceux à main levée et ceux utilisant un bouton à presser lorsque des scrutins publics sont demandés ; il ne s'agit pas vraiment alors de vote électronique avec l'utilisation d'un logiciel et machine en réseau, mais en circuit très fermé.
  • Les styles et les tournures des propos tenus : la langue française avec de nombreux formats. Les réponses débutant par « Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés », et autres formules convenues sont régulières, dans un format policé, qui n'empêche pas les expressions du langage familier ni les formules assassines.
  • La neutralité des spectateurs qui assistent aux débats : ni « approbation » ni « improbation » sont exigées par le règlement et surveillées par le personnel présent, format neutre donc.

En plus de ces points, 2 questions se posent à propos des formats dans le projet de loi DADVSI :

  • l'interopérabilité et les formats ouverts, si souvent cités dans les débats, sont déjà définis par une loi française, votée en 2004 : cet article de loi a-t-il été oublié par les députés ? Il s'agit de l'article 4 du titre Ier du chapitre Ier de la LCEN, et dit : On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre.
  • les dangers des monopoles et de l'absence d'indépendance technologique ont aussi été maintes fois signalés, avec Microsoft et Apple nommément cités et critiqués : et si le raisonnement était réellement appliqué ? Ainsi à propos du site Web de l'Assemblée (et ses technologies), des 2 formats video de la retransmission de séance (en WMA ou Real Video) et des fichiers utilisés par les députés (le .doc).

Enfin, un dernier petit exemple : j'ai ouvert le PDF du dossier de presse du Ministère de la culture... avec un éditeur de texte, pas avec un lecteur PDF. C'est illisible, sauf certains passages où on trouve tout de même les informations suivantes : le fichier a été créé avec Adobe PDFMaker 6.0 pour Word sur Windows par « MCC » le 19/12/2005 à 14h49.

Si une mesure technique de protection était appliquée à de ce fichier PDF, en le lisant autrement qu'avec le logiciel prévu, aurais-je contourné la protection ? aurais-je encore le droit de l'écrire et de faire part de ce qui s'y trouve ? Réponses, respectivement : oui et non. (MCC signifie sans doute Ministère de la Culture et de la Communication).

Sources et liens :

Harry Potter, mais à quel format ?

Harry Potter, un exemple de la multitude des formats

Harry Potter est en vedette : après la sortie du nouveau livre (et le couac en juillet sur sa date de lecture autorisée), c'est au tour du nouveau film. On peut donc parler du phénomène Harry Potter encore plus présent depuis le 30 novembre... qui a aussi été le jour de Firefox, sorti la veille en version 1.5 (c'est presque un match, le format Harry Potter contre le format Firefox, pourrait-on dire humoristiquement).

Harry Potter est un excellent exemple des très nombreux formats possibles et des déclinaisons en d'autres formats (y compris non-électroniques) du livre de départ :

  • au départ donc, le format papier (le support), avec des livres à différents formats (dimension), dont le format poche (du livre du même nom) ;
  • un texte au format de la langue anglaise, mais traduit dans bien d'autres langues depuis ;
  • le format livre numérique est aussi possible ;
  • le format livre audio, au format CD audio ou fichier vendu en ligne... au format de codage AAC d'Apple ;
  • le format cinéma avec les sorties des films en salle, puis les formats DVD, DVD Collector ou VHS, avec des images à d'autres formats ;
  • le format jeux video, avec 7 formats disponibles (Xbox, PC Windows, GameCube, PlayStation 2, GameBoy Advance, Nintendo DS, PSP) ;
  • le format juridique de la licence des produits dérivés : le point clé pour autoriser (ou pas) des produis utilisant Harry Potter, comme les jeux (de société, de cartes), les vêtements, les produits alimentaires ou divers objets ;
  • le format hamburger est interdit ! En effet, la créatrice du livre, Joan K. Rowling, a refusé dans les clauses des licences les exploitations commerciales de Harry Potter en rapport avec les hamburgers.

De tous les formats de codage (et de support), celui du livre papier est peut-être le moins avancé techniquement (du papier, du carton), mais le plus simple à utilise (pas de branchement, pas d'appareil spécial pour l'utiliser) et véritablement ouvert. Tous les autres formats de codage (audio, video, cinéma, jeux video) sont plutôt fermés, avec les problèmes d'interopérabilité.

On peut même parler du format sigle (HP), utilisé par les fans, les services de communication et de marketing, qui parlent de HP4, le quatrième Harry Potter (plutôt le film) ou de HP6 (le sixième livre).

Sources et liens :

Les chiffres de novembre, les lettrines et les notules

Des chiffres et des lettres

Voici le bilan mensuel de la vie du site Formats-Ouverts.org pour novembre, avec la poursuite des augmentations et 2 nouveautés.

Les statistiques : tous les indicateurs sont au plus haut

Côté chiffres, les 37 articles de novembre portent le nombre total à près de 600 (589 exactement). Ce sont presque 5 000 visites par jour en moyenne, soit un total mensuel de près de 150 000 (149 380), avec 56 167 visiteurs uniques (mesure d'AWStats), pour 18,49 Go de transfert. Quant aux deux derniers critères, ce sont :

  • plus de 418 000 (418 224) pages vues : la barrière des 400 000 est franchie pour la première fois ;
  • pour la troisième fois consécutive, plus d'un demi-million de hits, cette fois largement dépassé (617 724).

Pour le podium des articles les plus lus au cours du mois, il s'agit de Ces opérations sur votre ordinateur qui voudraient rester plutôt discrètes, Conférence au salon Educ@tice lors du salon de l'éducation et Le dossier DRM.

Des lettrines : voici un parfait exemple de la puissance des CSS

Côté lettres, un aspect typographique nouveau est apparu le 21 novembre : chaque première lettre des sous-titres (ci-dessus le D de Des) est sous forme de lettrine, c'est-à-dire une lettre mise en valeur. Il ne s'agit pas d'atteindre les sommets des magnifiques lettrines des manuscrits médiévaux et encore moins des enluminures (sur support papier).

Mais comment transformer en lettrine toutes les premières lettres de tous les sous-titres de tous les articles ? Grâce à une seule ligne dans le fichier CSS du site ! Ainsi div.post-content h5:first-letter { font-size : 150%; } ajouté dans le fichier http://formats-ouverts.org/themes/sable/style.css fait la mise en forme. Et c'est tout : voilà la puissance du format ouvert XHTML avec CSS en action (source de cette nouveauté : un article dans le magazine Linux Pratique de décembre à propos des lettrines sur les sites Web).

Une catégorie pour les notules qui s'accumulent

Une nouvelle catégorie est disponible : Notules. Il faudrait même dire « Notules pdfa (pour de futurs articles), ou pas ». (Il y a volontairement un clin d'œil au format PDF/A). Ces notules, terme qui existe bien (ici le suffixe latin en ule donne un sens affectif ou ironique) sont les petites notes que je prends (sur papier ou dans un fichier) en vue d'un article... qui ne voit pas forcément le jour, hélas, faute de temps. C'est donc une manière de signaler l'information, sans la développer (c'est un peu le « En vrac » de Standblog).

Normalement, cette catégorie devrait se développer, car le sujet et l'actualité des formats sont riches, et les notules s'accumulent... mais elles ne sont pas encore publiées.

Bonne utilisation des 591 articles (celui-ci compris), merci à vous pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens et la syndication via fils RSS (ou Atom). Bonne lecture, et vivent les standards ouverts.

Sources et liens

Les documentalistes et le cahier du gendarme

Une conférence devant des documentalistes : l'exemple du cahier du gendarme

Jeudi 24 novembre, de 9h45 à 10h55, je suis intervenu devant une centaine de documentalistes de l'éducation nationale lors la journée professionnelle d'Ile de France, qui était organisée par le CRDP (Centre Régional de Ressources Pédagogiques) de Paris. Elle se tenait au salon Educ@tice, où j'intervenais aussi l'après-midi dans une table ronde publique.

La présentation portait sur 3 points :

  • les données (avec leurs formats ouverts ou fermés) et les 5 dangers possibles en voulant les utiliser : vous n'avez pas le seul logiciel qui sait les lire, vous n'avez pas la bonne version, la société qui fait ce seul logiciel capable de lire les données arrête une ancienne (selon elle) version de format, la société arrête le logiciel, la société disparaît.
  • les licences qui régissent les données ou les logiciels, avec la nécessité de bien les lire et de les comprendre, que ce soit pour les logiciels libres ou propriétaires.

Les sujets de l'interopérabilité, de l'archivage ou les premiers pas ont été cités pour comprendre les formats ouverts définis dans la loi française. Mais il n'a pas été possible, faute de temps, de signaler de nombreux points, comme les dossiers de synthèse sur les bibliothèques numériques ou les DRM de plus en plus présents.

Et le cahier du gendarme ?

Le point de départ de mon intervention reposait sur un fait divers récent mis en avant dans l'actualité de cette semaine. Et le sujet des formats y était là aussi présent. L'histoire ? Dans la commune de Gresse-en-Vercors, un meurtre de 1913 a enfin été élucidé, à la suite de la découverte des restes d'ossements de la victime et des analyses ADN pour l'identifier, 92 ans après. Et les formats ?

Il y avait aussi un autre élément clé pour résoudre l'affaire : les notes prises à l'époque par un gendarme, qui mentionnaient dans son journal une altercation entre la victime et son futur assassin. Le cahier du gendarme, le livret militaire de la victime (qui a confirmé des faits) ou le dossier de l'époque furent capitaux... tous au format papier.

Et maintenant... pensez à 2097, dans 92 ans. Comment lira-t-on la clé USB, le CD Rom gravé ou le disque dur où quelqu'un aura enregistré ses notes prises en version numérique ? Et si la lecture du support est possible, comment ouvrir et consulter le fichier au format fermé impossible à comprendre ? Nous sommes dans un monde numérique, donc avec une mémoire numérique... et avec ses aspects problématiques : les formats des supports et les formats des données face au temps, pour l'archivage. Les formats numériques ne sont pas pérennes, ils nécessitent eux aussi un suivi et une gestion.

Sources et liens :

Ces opérations sur votre ordinateur qui voudraient rester plutôt discrètes

Outre Sony, les cas de Blizzard, de Yahoo et aussi de quelques autres...

L'affaire des CD de Sony fait parler d'elle. Ce cas illustre les dangers des formats fermés dans les logiciels, avec les DRM et dans les textes des licences d'utilisation. Les formats ouverts sont bien loin. Mais d'autres cas doivent aussi être mentionnés pour rappeler que ce n'est pas le seul exemple...

Blizzard installe un logiciel espion pour empêcher la tricherie... mais qui a aussi d'autres actions

L'expert en sécurité Bruce Schneier a révélé mi-octobre que la société Blizzard installait un logiciel espion (spyware) qui vérifie que les joueurs de ses jeux en ligne (comme World of Warcraft) ne trichent pas et respectent sa licence d'utilisation. Mais le logiciel récupère aussi des adresses de personnes en contact via messagerie instantanée ou ouvre le logiciel de messagerie. Le respect de la vie privée n'est pas à l'ordre du jour, ni l'annonce claire de l'installation du logiciel espion et de ses actions.

Yahoo! installe d'autres services avec son Messenger

Début septembre 2005, des utilisateurs de la messagerie instantanée Yahoo! Messenger se sont manifestés en protestant contre son mode d'installation. En effet, d'autres services étaient aussi mis en place sur l'ordinateur de l'utilisateur : page d'accueil Yahoo! et barre de recherche Yahoo! rajoutés dans le navigateur Internet Explorer, module Live Words. La raison avancée : montrer « toute l'intégration entre ces différents services ». Pourtant l'installation personnalisée permet d'éviter ces installations supplémentaires, encore faut-il y recourir au lieu de celle par défaut. De l'intérêt d'explorer les détails de l'installation...

Les licences à clauses peu claires a priori mais capitales : déjà le CLUF de Microsoft

Les textes des licences avec leurs clauses souvent assez fermés ne sont pas une nouveauté, comme dans le cas du Contrat de Licence Utilisateur Final (CLUF) de Microsoft était déjà signalé dès septembre 2004 à propos du Service Pack 2 de Windows XP, et de l'acceptation des DRM. De l'intérêt de bien lire les licences...

Des imprimantes très indiscrètes chez HP et Lexmark

Lors de l'installation des logiciels nécessaires pour utiliser une imprimante HP et Lexmark, d'autres programmes étaient aussi installés, qui renseignaient via Internet (par exemple sur le nombre pages imprimés, les logiciels depuis lesquels on imprime, les quantités d'encre,...). C'était il y a un an.

Des imprimantes laser très indiscrètes sur le papier

En août 2005, l'association EFF a dénoncé que des imprimantes laser couleur ajoutent aux documents imprimés un code unique d'indentification qui permet d'établir quel appareil a été utilisé. Et le 17 octobre l'EFF est allée plus loin en arrivant à décoder certains marquages ajoutés.

Un exemple de réaction face aux logiciels fermés : l'éducation nationale interdit Skype

Le haut fonctionnaire de Défense du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a demandé fin septembre 2005 que le logiciel de téléphonie via Internet Skype soit interdit au sein de ce ministère et de ses structures (comme les laboratoires ou les universités). L'information a été révélée par la revue en ligne Ratiatum et confirmée officiellement. La raison : un logiciel au format fermé avec des protocoles fermés rend impossible de savoir ce qui se passe et de garantir la sécurité.

En conclusion, on peut avancer deux points :

  • Sony et ses CD audio ne sont qu'un exemple parmi d'autres de ces actions qui sont (et hélas sans doute seront) menées discrètement sur les ordinateurs ;
  • comme celle de Skype, d'autres interdictions pour cause de sécurité sont-elles envisageables ? Car des logiciels fermés utilisant des protocoles fermés ne sont pas si rares, comme le souligne un article du site Urfist Info.
Sources et liens :

Mise à jour : un article de ZDNet à propos des imprimantes, Comment les imprimantes couleur marquent les documents d'un identifiant invisible, de Christophe Guillemin, le 17 novembre 2005, http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39288238,00.htm

Lire aussi l'article Installations discrètes de logiciels : de nouveaux cas sont signalés

Les formats OGG, WMA DRM, HDCP et autres en publicité

Les formats s'affichent et se montrent

Que ce soit au sens de dimensions et caractéristiques physiques ou au sens de codage des données, les formats sont régulièrement en bonne place dans les publicités. Ainsi voici trois exemples récents qui touchent un large public.

Affiches dans le métro parisien pour des cartes mémoires de la société Sandisk : elles montrent 4 cartes mémoires à 4 formats différents (et il en existe 7 actuellement !). Il faut souligner qu'au moins ces cartes ne sont pas vendues que par un seul fabricant qui se trouverait alors être le seul fournisseur possible une fois son produit acheté (ce qui est le cas pour les capsules des machines à café, les lames de rasoir ou les cartouches de jeux).

Double page de Carrefour dans l'hebdomadaire Télérama sorti le 9 novembre : on y montre la clé USB audio qui « lit les formats MP3, WMA DRM, WAV, OGG » et le téléphone « lecteur audio (MP3, AAC, AAC+) ». OGG est le Ogg Vorbis, format ouvert audio de cette liste, avec le WAV, a priori dépourvus de DRM.

Prospectus des magasins Planète Saturn : une télévision avec écran plat de grande dimension, avec haute qualité d'affichage et « technologie HDCP ». Les écrans HDCP vont de pair avec des DRM et souvent une prise HDMI.

Ces indications techniques sont importantes pour informer en décrivant précisément le produit. Elles jouent sans doute aussi un rôle au niveau marketing avec ces sigles ou ces termes étranges qui plongent dans un univers mystérieux et fermé, où il est difficile d'entrer, sauf avec l'aide du vendeur ou en se renseignant au préalable (on pourrait presque parler de format marketing).

Et de manière aussi publicitaire, le format papier (un peu en opposition au format électronique et numérique) se manifeste lui aussi : ce sont des pages entières dans des magazines pour des agendas papier, des affiches en magasin pour les carnets, les outils d'écritures et autres bloc-notes... avec des grammages, des dispositions, des reliures, des réglures, des marques,... et aussi des formats différents.

Sources et liens :

Deux appels en faveur des standards ouverts, mais...

Pour les standards ouverts, par deux fois

Début et fin septembre, deux textes furent publiés appelant à l'utilisation des standards ouverts, qui chacun soulève une question importante, en y apportant sa réponse.

Le 9 septembre 2005, un rapport rédigé par des membres de l'Open ePolicy Group a été remis à la Banque Mondiale, intitulé Roadmap for open ICT ecosysytems. Il recommande l'utilisation des standards ouverts pour assurer l'interopérabilité et faciliter la croissance et l'innovation.

Les standards ouverts lient ensemble les écosystèmes ouverts des technolologies de l'informations et de la communication et assurent l'interopérabilité (Open standards bind together open ICT ecosystems and drive interoperability.)

On ne peut a priori que soutenir ce type de déclaration. Cependant la question de la définition retenue pour un standard ouvert se pose. Les standards ouverts tels que définis dans ce document peuvent nécessiter de payer des royalties pour l'utilisation de licence, ce qui n'est pas le cas de la définition dans la loi française.

Le 28 septembre, lors du Forum e-Démocratie d'Issy-les-Moulineaux, un appel Pour une démocratie électronique libre a été publié. Il conclut par la « volonté de construire une démocratie électronique Libre basée sur des outils, des formats de données et des protocoles libres et ouverts. »

Ici aussi, on ne peut a priori que soutenir cette déclaration. Cependant, le message concerne aussi le vote électronique avec des standards ouverts et des logiciels libres. Or la question du vote électronique soulève de nombreux problèmes, le vote papier étant quant à lui un format ouvert.

Sources et liens :

Un quatuor avec chacun sa partition de bibliothèque numérique

Google, Amazon, MSN et la BnF : 3 annonces et 1 réaction

Comme annoncé dans l'article sur les livres Gallimard Jeunesse et Google, l'actualité à propos des bilbiothèques numériques s'emballe, tant au niveau des structures impliquées que des annonces.

Actuellement dans ce dossier, on a un quatuor, constituté de :

En l'espace de 48 heures, chaque membre de ce quatuor a fait des annonces importantes :

  • Google, le 3 novembre, ouvre sa bibliothèque Google Print avec des livres numérisés, du domaine public et issus de 4 des 5 bibliothèques du projet (la bilbiothèque britannique n'est pas mentionnée dans le communiqué de presse) ;
  • Amazon, le même jour, annonce qu'il sera possible de se procurer une version numérique d'un « livre réel » (physical book) déjà acheté, mais aussi de ne choisir qu'une page, un chapitre ou une section ;
  • MSN Book Search, service de Microsoft, et la bibliothèque nationale britannique (British Library, BL), le 4 novembre, ont « un partenariat stratégique » pour numériser 25 millions de pages, dont 100 000 livres du domaine public disponibles dès 2006 ;
  • le Président de la BnF, le 4 novembre, a réagi à l'annonce de la British Library et de MSN en publiant un communiqué que des agences de presse et des journaux reprennent : c'est une « nouvelle preuve de la vitalité du projet de numérisation à grande échelle du patrimoine imprimé européen.», et pour la British Library, «Elle semble avoir choisi aujourd'hui de faire affaire en solo, d'un bord à l'autre de l'Atlantique, en solidarité anglo-saxonne, avec une grande entreprise commerciale américaine».

Pour ces 4 projets, l'utilisation de des standards ouverts est à vivement espérer, avec au moins l'équivalent de ce que tous les livres ont : l'interopérabilité (à condition de savoir lire la langue du livre).

Sources et liens :

Le format papier et Google

Des livres papier avec Google

Google est à la une : son nom, son utilisation, ses développements, les contreverses soulevées lui valent d'être sous les feux de l'actualité. Cela s'est notamment accentué depuis décembre 2004 avec son annonce de biliothèque numérique (Google Print) et les réactions suscitées, dont celle en France de Jean-Noël Jeanneney pour la Bibliothèque nationale de France (BnF). Le dossier bibliothèque numérique s'est depuis beaucoup développé, y compris avec 3 annonces très récentes qui vont sous peu être en ligne sur Formats-Ouverts.org.

Cependant pour ces lignes sur Google, il ne s'agit plus de Web en premier lieu : en effet, Google publie aussi au format papier. Non pas celui qui est imprimé pour parler de la société, comme la couverture du magazine Le Point (« L'affaire Google L'histoire du tandem qui veut contrôler le monde ») et de son dossier de 7 pages du numéro 1729 du 3 novembre. (Google Talk y est cité, la bibliothèque numérique Google Print aussi, mais très peu et sans commentaire de responsables de la BnF, de la Culture ou autres). Une version électronique en ligne du dossier existe aussi.

Il s'agit ici bien de livres papier exclusivement, édités en bonne et due forme avec sur la couverture Google clairement indiqué (livre papier est employé ici car on a aussi l'expression livre audio). Alors, Google auteur ? Et chez quel éditeur ?

C'est Gallimard Jeunesse qui propose depuis le 27 octobre 2005 cinq titres dans sa collection encyclopédi@, dont 4 Les thématiques de l'encyclopédi@. En haut à droite de la couverture, comme en quatrième de couverture, le logo coloré de Google est nettement visible. Google auteur ? En un sens, pour la partie Web : en effet au dos du livre on lit,

Un site Internet exclusif spécialement conçu et réalisé par Gallimard Jeunesse et Google.

Il s'agit donc d'un partenariat pour les sites Web qui sont accessibles à tous, sans navigateur unique pour les visionner mais avec les standards ouverts du Web. L'éditeur original est Dorling Kindersley. Petite note amusante : ces livres au logo Google sont envoyés à la Bibliothèque nationale de France pour le dépôt légal. Google est donc au format papier dans les murs de la BnF !

Sources et liens :

«Les fichiers numériques sont-ils pérennes ?»

Réponse de la FNAC et de RMC, avec commentaires

Le magazine gratuit Epok de la FNAC traite chaque semaine de nombreux sujets dans différentes catégories. Le thème du numérique au sens large (multimedia, jeux, musique, video,...) est régulièrement développé, notamment dans l'encadré Le laboratoire de la FNAC sur RMC, un questions-réponses entre Victor Jachimovicz, directeur du laboratoire de la Fnac et François Sorel, de RMC. Ils ont déjà évoqué la télévision haute définition (et ses protections).

L'encadré du numéro 9 (du 28 octobre au 3 novembre) est intitulé Les fichiers numériques sont-ils pérennes ? avec comme point de départ un auditeur qui a des fichiers de photos conservés depuis 1993 sur un CD photo Kodak. Extraits :

Dans l'avenir, combien de temps peut-on espérer garder ses souvenirs sur CD ou DVD ? Les photos de cet auditeur devaient pouvoir être lues sur un lecteur photo CD de Kodak qui, malheuseusement, n'est plus en vente. C'est d'ailleurs un problème qui se pose à long terme. Trouvera-t-on encore, dans de nombreuses années, de quoi lire nos produits actuels ? C'est une vraie question, car il y a des supports qui ont complètement disparu.

Le premier problème concerne bien le format des supports physiques. En cas de disparition du lecteur (de disquette 3 ou 5 pouces) ou de la prise utilisée (le port série), les données stockées sont inutilisables. Et en cas de fin de production du support, des appareils peuvent devenir inutiles (comme l'exemple donné à propos des cartes mémoires au format MMC devenus rares et qui équipent des appareils photo numériques).

Concernant la pérennité des supports à l'avenir, les industriels essaient de mettre au point des consommables - des CD ou des DVD vierges - avec une durée de vie plus longue.

Le deuxième problème des données numériques concerne en effet la durée de vie des supports de stockage. Cette durée est limitée, que le CD ou le DVD soit gravé ou pressé. De plus, le maniement et le stockage des supports numériques peuvent causer des altérations et détériorer l'intégrité de ces supports. Et les disques durs sont aussi concernés car ils sont également fragiles et à durée de vie limitée.

La conservation et l'archivage signifient une véritable gestion et un suivi des supports, y compris pour les documents numériques. Les 2 problèmes du format physique et de l'intégrité viennent même avant celui des formats des fichiers, ouverts ou pas, des métadonnées ou du récolement. L'ouvrage Les archives électroniques, Manuel pratique de Catherine Dhérent traite fort bien du sujet, comme les pages de la Direction des Archives de France ou peut-être un peu la prochaine conférence sur l'archivage électronique du 10 novembre.

En conclusion, à la question « Les fichiers numériques sont-ils pérennes ? », la réponse est clairement « non » : il faut en assurer une véritable gestion, en veillant à avoir des formats ouverts, sous peine de perdre définitivement les données, menace évoquée dans le documentaire Sauve qui peut le numérique ! (et le papier est parfois préféré au numérique...).

Sources et liens :

Table des billets de novembre 2005

Les 37 billets publiés en novembre

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 14 dans Général, 4 dans Bibliothèques numériques, 1 dans Archivage, 1 dans Palmarès, 3 dans Interopérabilité, 2 dans Non-électronique, 1 dans Myosotis, 1 dans Ressources, 2 dans Publicité, 4 dans Conférence, 1 dans Notules, 1 dans Humour

Mysosotis : Amazon et sa bibliothèque numérique

Amazon et sa version de bibliothèque numérique

Myosotis, ne m'oubliez pas : Amazon propose aussi une bibliothèque numérique depuis octobre 2003.

Sans avoir la médiatisation ni l'importance du projet de la bibliothèque numérique européenne ou de celle de Google, le site Amazon propose depuis deux ans sur le site anglais et depuis août 2005 sur le site français une version de bibliothèque numérique.

Ainsi est-il possible de lire en ligne certains des livres proposés par le site, ou de faire des recherches dans le contenu de ces livres numérisés : il s'agit de la fonction « Chercher au cœur ».

Ce sont un peu plus de 5000 livres qui sont concernés sur le site français. Un bandeau en haut et bas de chaque page à l'écran indique Matériel protégé par le droit d'auteur. La lecture à l'écran est aisée (agrandissement possible) et plutôt agréable :

[La place des bibliothèques] dans l'espace public s'explique par le lien qu'elles ont avec ces deux passions nationales que sont l'école (le savoir) et le patrimoine (la mémoire). Les bibliothèques sont des outils de partage du savoir et des lieux de mémoire.

Ce passage très intéressant se trouve à la page 3 de l'édition au format papier du livre Les bibliothèques de Anne-Marie Bertrand (2004, éditions La Découverte) : la page est fidèlement reproduite au format image, qui se rapproche fortement du format ouvert du papier imprimé.

Sources et liens :

Diffusion et circulation des savoirs, TIC et handicapés

Une manifestation de 2 jours à la BnF

Les 4 et 5 octobre 2005 à la Bibliothèque nationale de France (BnF), se tiennent deux journées organisées par la délégation gouvernementale française pour le SMSI (Sommet mondial sur la société de l'information). Elles ont pour objectif de dresser un état des lieux de l’offre française sur les sujets de la diffusion et de la circulation du savoir, et de l’apport des TIC aux handicapés.

Quand on traite de diffusion et de circulation des savoirs en vue du SMSI, il s'agit de savoir au format numérique (sans rien avoir à l'encontre des formats papier ou d'autres formats non-électroniques). Et ce format numérique signifie des formats de données et des protocoles utilisés. Avec donc les standards ouverts comme des réponses possibles.

La journée du 4 abordait le sujet sous 2 angles de formats :

  • les formats juridiques du savoir, avec les thèmes Les conditions juridiques de diffusion des savoirs et L’information scientifique en libre accès (notament la déclaration de Berlin) ;
  • les formats techniques utilisés et des exemples, avec les thèmes Logiciels libres, l’apport des sociétés de service, le rôle du secteur public, Présentations de solutions libres et Les offres de supports de cours numérisés dans l’enseignement supérieur.

Enfin, la journée se terminait par le thème Les bibliothèques et la diffusion du savoir numérique, organisé par la BnF, qui a peut-être traité de records management ou de métadonnées. Le sujet des bibliothèques et du numérique ou celui des bibliothèques numériques est de plus en plus présent, comme récemment au séminaire francophone à Ouagadougou ou avec le dossier Bibliothèque numérique européenne.

La manifestation se poursuit le 5 octobre, avec une journée consacrée à l’apport des TIC aux handicapés : Les TIC, un nouvel atout pour les handicapés. Là aussi, les standards ouverts, notamment ceux du Web avec la WAI (Web Accessibility Initiative) du W3C (World Wide Web Consortium), peuvent apporter des réponses, comme l'exige la loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées de février 2005.

Sources et liens :

Vous ne pourrez ni transférer, ni voir, ni exécuter, ni choisir

HDMI, DisplayPort et PCI contrôlent les échanges

Quoi de neuf du côté du matériel ? A cette question, il y a déjà quelques « caractéristiques » techniques qui ont été signalées :

  • le câble HDMI et leur blocage de transfert de contenu protégé ;
  • des écrans utilisant le HDCP qui peuvent empêcher un affichage de contenu « non-autorisé » ;
  • les consoles de jeux n'acceptant que des périphériques « certifiés » ;
  • des imprimantes qui impriment un code unique d'indentification sur chaque document.

La liste des éléments et matériels concernés par ces « améliorations » se complète, avec cette fois une triple dose.

HDMI 1.2

Le câble HDMI bénéficie de nouvelles spécifications, version 1.2, qui prennent en compte de nouveaux formats (le SACD, Super Audio CD ; le RGB pour l'affichage des couleurs sur ordinateurs ; le connecteur 19 broches) ; le contrôle des flux avec la technologie HDCP demeure : pas d'affichage, ou alors en mondre qualité, si les contenus sont protégés ;

VESA et DisplayPort

L'association d'industriels VESA (Video Electronics Standards Association), qui établit des normes techniques d'interface, a annoncé la disponibilité de DisplayPort : une technologie avec haute définition, son et video numérique, plug-and-play, pour connecter ordinateurs, video-projecteur, télévisions, lecteurs de DVD. Mais aussi avec des contrôles :

« DisplayPort is expected to accelerate adoption of protected digital outputs on PCs to support viewing high definition and other types of protected content through an optional content protection capability » : DisplayPort est prévu pour accélérer l'adoption des sorties numériques protégées sur PC pour soutenir la haute définition et d'autres types de contenu protégé, au travers d'une possibilité de protection de contenu optionnelle. Dans un format plus clair : il est prévu d'avoir des limitations d'utilisations.

« The promoter group based their development efforts on the premise that the PC industry requires a ubiquitous digital interface with optional content protection that can be deployed widely at minimum cost to enable broad access to premium content » : le groupe promoteur a basé ses efforts de développement sur les prémisses que l'industrie des PC exige une interface numérique avec une protection de contenu optionnelle qui peut être largement déployée et à coût minimum pour permettre un large accès à des contenus de première qualité. Dans un format plus clair : les industriels de l'informatique demande de la protection (comme les studios), voilà une réponse.

Une chaîne de contrôle se met en place pour l'ensemble des éléments de la « vie numérique » avec « ses loisirs numériques ».

PCIe 2.0, le PCI-SIG et Intel

Le bus PCI est le Peripheral Component Interconnect, c'est-à-dire ce sur la carte mère assure les échanges entre les composants et les entrées/sorties. Il s'agit de caractéristiques physiques d'emboitement, comme celles électriques et celles de dialogue entre les éléments. Il y eut le PCI, il y a actuellement le PCI Express (PCIe 1.0), et bientôt le PCI Express 2 (PCIe 2.0). Cette version a été en partie dévoilée lors de la conférence PCI-SIG (Peripheral Component Interconnect Special Interest Group) en juin et Intel fin août en a aussi traité. PCIe 2.0 proposera bien plus de « protections » qu'avant :

« PCIe II will try and include better trusted computing. There will be a trusted configuration space, and a trusted configuration access mechanism will be included with modifications to the trusted platform module (TPM) to enable that. » : PCIe II essaiera et incluera une meilleure informatique de confiance. Il y aura une zone de configuration de confiance, et un mécanisme d'accès de configuration de confiance sera inclus avec modifications de la puce TPM (Trusted Platform Module) pour permettre cela. (article d'Inquirer)

Dans un format plus clair, l'excellent texte de l'article d'Anicet Mbida (01 Informatique) donne des exemples concrets, repris ici sous forme de liste :

  • « les logiciels pourront « identifier de façon unique un périphérique » et s'assurer que celui-ci est certifié. »
  • « le périphérique pourra « distinguer si les requêtes viennent d'un logiciel qui est certifié ou non » et agir en conséquence. »
  • « il est facile d'imaginer qu'un fabricant de machines bloque l'installation de périphériques venant d'un autre constructeur »
  • « certains adaptateurs réseaux ou cartes SCSI pourraient ne plus fonctionner qu'avec telle ou telle application. »

Derrière ces 3 cas, c'est la technologie des DRM qui est en action. Avec donc des répercussions sur le libre choix des utilisateurs. Et l'informatique de confiance, les contenus protégés, les contrôles des flux ne vont pas de pair avec les standards ouverts et l'interopérabilité, même si la dénomination avancée sur les sites des industriels concernés est « standards ouverts de l'industrie »...

Sources et liens :

Les formats de la PSP

La PlayStation Portable est sortie, avec ses formats

Le 1er septembre, après le report de la date initiale prévue en mars, avait lieu la sortie en Europe de la console PSP, PlayStation Portable, de Sony. Le 11 mars 2005, c'était la console portable Nintendo DS.

En plus de la guerre des consoles de salon (actuellement, entre PS2, Xbox et GameCube ; prochainement entre PS3, Xbox360 et Revolution, respectivement de Sony, Microsoft et Nintendo), il y a donc désormais la guerre des consoles portables avec la GBA (GameBoy Advance), la DS (DualScreen) de Nintendo et la N-Gage de Nokia comme concurrents. Et dans ces affrontements, les formats (physiques, électroniques ou informatiques) jouent des rôles capitaux.

Assez logiquement, direction le site Sony.fr. Rien sur le PSP n'est mis en avant, donc utilisation de la fonction Rechercher en tapant « PSP ». Et la réponse tombe... un peu surprenante :

Vous avez recherché sur ce site et sur les sites connexes : "PSP". Désolé, aucun résultat ne correspond à vos critères de recherche. (!!)

Malgré cela, « le site Web officiel » se trouve facilement avec un moteur de recherche : YourPSP.fr est son nom. Et alors seconde surprise.

Le site n'est pas vraiment un site Web, pourrait-on dire dans un format critique. En effet le format HTML ou XHTML est peu utilisé, les pages étant systématiquement en animations Flash, que ce soit pour les présentations comme pour la navigation. Cela peut se comprendre avec une approche au format « il faut impressionner », pour laquelle le Flash est assez souvent utilisé. Pourtant le HTML, et mieux encore, le XHTML, permettent aussi de faire de superbes choses animées. Et de permettre l'accès à tous et aussi l'indexation des pages. Alors, une partie aussi en HTML ?

Donc, pour parler de la PSP et de ses formats, impossible de n'avoir qu'une page Web de type Fiche de description officielle au format HTML seulement. A défaut, en voici donc une, issue de différentes sources (citées en fin d'article).

Fiche descriptive de la PSP prise sous l'angle des formats
  • Nom :
    • long : PlayStation Portable, donc une dénomination à un format qui reprend le terme PlayStation, connu et établi
    • court : PSP, un format plus percutant
  • Fabricant : Sony, une marque avec un nom à un format court, facilement mémorisable
  • Sites Web :
    • celui de Sony France ne connait pas l'existence de la PSP : format oubli ;
    • celui officiel, YourPSP.fr, ne connait que le format Flash pour ses pages Web : donc pas d'indexation ni pas d'accès par tous ; une partie des informations aussi au seul format HTML serait encore plus riche comme approche, même si le résultat ne sera pas identique, mais au moins encore plus ouvert ;
  • Date de sortie : deux stratégies possibles, avec soit le format de la sortie mondiale simultanée ou celui de l'échelonnement ; c'est ce dernier qui a été retenu : Japon (décembre 2004), puis Etats-Unis (mars 2005) et enfin l'Europe (1er septembre 2005).
  • Marketing et communication : les formats pour faire parler du produit et attirer l'attention des media et des acheteurs sont éprouvés :
    • la réservation possible dans des magasins dès juin, pour être sûr d'en posséder une dès le lancement ;
    • le 31 août dès 21h30, une soirée officielle de lancement en France, ouverte à tous, dont bien sûr la presse, en partenariat avec une radio et avec une enseigne de distribution placée sur une prestigieuse avenue de Paris (donc dans le magasin Virgin des Champs-Elysées avec Fun Radio) ;
    • mise en scène de l'arrivée des premières machines en vente à partir de minuit (semi-remorque escorté de voitures 4x4 Hummer, gardes tout de blanc vêtus,...) ;
    • la presse papier, radio, télé et en ligne largement informée par dossiers de presses ;
    • la possibilité d'être « les premiers à acheter votre PSP, dès minuit ! » ;
    • présentoirs avec accessoires, jeux et films pour PSP judicieusement placés autour des premiers acheteurs potentiels : le format de l'achat compulsif...
  • Prix : 249,99 euros, un format bien plus positif que le 250 trop sec et qui est systématiquement employé ;
  • Dimensions physiques : un format de poche, un format portable avec 270x74x23 (largeur, hauteur, épaisseur, en mm) pour 280 g ;
  • Les fonctionnalités : 4 icônes sont mises en avant dans la campagne de communication, pour 4 possibilités : jeux, video, musique, photo, c'est-à-dire une console format multi-fonction de loisirs numériques ;
  • L'écran : élément clé, son format physique est une diagonale de 4,3 pouces soit presque 11 cm au format métrique, avec un affichage en 16 millions de couleurs au format 16/9e ;
  • La connectique avec plusieurs formats :
    • une prise USB mais il faut « un connecteur Mini-B vendu séparément » ;
    • une prise pour carte mémoire, mais au format Memory Stick Duo ou Memory Stock PRO Duo : ce sont les formats développés par Sony (comme le Memory Stick, mais pas pris en charge ici) ;
    • une prise casque ;
    • une prise pour le chargeur électrique au format spécifique;
    • pas de sortie video ;
    • a priori, seule la prise casque est standard, c'est-à-dire qu'elle n'est pas propre à la seule PSP, il y a interopérabilité entre les casques audio du marché ;
  • Le support au format UMD : l'autre élément clé, c'est l'Universal Media Disk, un format de stockage propre à Sony
    • ce format de support n'existe qu'en lecture : pas d'appareil d'enregistrement d'UMD, et il n'y en aura pas selon le PDG de Sony Computer France qui répondait au journal Metro ;
    • 1,8 Go maximum actuellement, qui permettent de stocker des jeux (donc plus de format cartouche spécifique), mais aussi des video, des films, ou de la musique ;
    • les UMD Video, issus pour une part assez facilement du catalogue de films de Sony Pictures, sont « zonés » comme les DVD : un UMD Video au format Asie ne sera pas lisible au format Europe (zone 2) ;
  • Le sans fil : le format du protocole WiFi est présent, avec précisément le IEEE 802.11b, pour se connecter à des réseaux, avec la possibilité de naviguer sur le Web avec le logiciel fourni ;
  • Les formats pour le multimedia :
    • pour la video, c'est le MPEG-4, format fermé ;
    • pour le son, c'est le Atrac3plus (le format de Sony pour ses baladeurs et sur son site Web Connect de vente de musique) et le MP3, formats fermés ;
    • pour les photos, c'est le JPEG ;
  • Les formats de protection des données : ils sont indiqués dans le Glossaire officiel du site YourPSP.fr, avec
    • des DRM : « Si un téléchargement incorpore la gestion des droits numériques, elle empêche le contenu d'être copié sur plus d'un Memory Stick Duo » ;
    • le MagicGate : « Nom d'une technologie de protection contre la copie utilisée par certains types de Memory Stick Duo. »

En résumé, beaucoup de formats propres à la PSP pour n'alimenter que la PSP en musique, video et jeux. Une stratégie assez classique, depuis les lames jetables de rasoirs jusqu'aux cartouches d'encre des imprimantes.

Les formats, avec peu de formats ouverts, sont clairement omniprésents, sans même aller jusqu'à compter le nombre de fois où le mot est utilisé ci-dessus (à moins que ce ne soit une déformation que d'en voir vraiment partout).

Sources et liens :
  • Parmi les nombreux articles de la presse papier ou en ligne :

Pas de pause aoutienne, au contraire

Un mois d'aôut avec des lecteurs plus nombreux

Comme chaque premier jour du mois, voici l'article-bilan du mois écoulé, par souci de transparence, de communication sur la vie du site et aussi par respect par rapport aux lecteurs. C'est donc le quatorzième bilan... après 14 mois de Formats-Ouverts.org (FOo) : rien d'anormal ! En revanche, une petite chose « anormale » s'est produite ce mois d'août, même si cela fait plutôt plaisir : les statistiques ont fortement augmenté.

Ainsi, pas de désertion du site avec des lecteurs loin des machines, bien au contraire. En effet, la fréquentation était normale la première quinzaine du mois. Et alors arriva le 17 août... et depuis ce jour, la fréquentation a franchi un cap, avec une hausse quotidienne et constante très nette.

Il y a sans doute derrière cela des sujets hélas « attractifs », notamment le quatuor vedette du mois - câbles HDMI, écrans agréés, imprimantes bavardes et JO 2012 - qui y ont contribué. Avec aussi le « poème » en faveur des liens hypertextes. Le tout relayé par des sites ou par courriels.

Sans adopter le format d'une conférence de presse de rentrée, autant indiquer tout de même qu'il y a eu plus de 30000 « visiteurs différents » selon AWStats, plus de 93000 visites, plus de 309000 pages, plus de 376000 hits (un tiers de million, dit dans un autre format) pour près de 12 Go. Pour le contenu, 38 articles, une nouvelle catégorie, Palmarès, et un total de 475 articles. Voilà pour les chiffres. Pour l'habillage, une nouvelle charte graphique est en place depuis le 21 août. Pour la présentation, le « À retenir » met en avant certains articles.

Même si cela reste modeste face à des mastodontes du Web, ce sont les meilleurs scores de Formats-Ouverts.org, dépassant largement le précédent mois record en mai (pourrait-on dire dans un format marketing). Alors tout simplement merci, et j'espère que cela va se poursuivre.

Bonnes visites, lectures et utilisations. Les commentaires, les courriels, les liens hypertextes et les syndications (RSS ou Atom) sont les bienvenus. Vivent les vrais standards ouverts, et bonne rentrée.

Vivent les sites Web au format blog

La journée du blog, un outil aux multiples formats

3108... quatre chiffres proches graphiquement de certaines lettres de l'alphabet... Ainsi le 3 avec le B, le 1 avec le l, le 0 avec le o, le 8 avec le g (même si le 9 est plus encore dans ce cas). Et alors, 3108... donne Blog... et le 3108 peut être considéré comme un nombre au format de date, le 31 août (le 3109 n'étant pas une date qui existe). Donc, le 31 août a été déclaré BlogDay, soit la Journée du blog. Avec logo et site Web officiel à l'appui.

Le principe est de proposer 5 sites Web de type blog qui ne sont pas du même domaine, et de placer des liens hypertextes pour les visiter d'un clic. Pour cet article, cela sera juste Barbarie.org (avec une idée quotidienne) et LBSNDD (Le Blog Sans Nom De Dimitri, déjà le nom est très bon).

Alors, opération marketing ? Réelle utilité ou futilité ? Cela n'atteindra certainement pas le niveau d'une information largement diffusée et relayée comme certaines autres Journées nationales (voire internationales) de.

Au-delà, le succès des blogs est indéniablement majeur. Traduit officiellement par bloc-notes, c'est un sujet riche qui peut être considéré sous l'angle des formats (y compris non-électroniques). Et ils sont nombreux :

  • le format HTML, conforme W3C : LE format ouvert du Web (avec le XHTML), utilisé par les sites et établi par le W3C depuis plus de 10 ans ;
  • le format Wiki : souvent utilisé pour l'écriture des articles, c'est un format ouvert ;
  • le format technique base de données+PHP : souple, efficace et puissant, plus de FTP ou de liens à mettre à jour ;
  • le format des liens hypertextes et des rétroliens (backtrack) : le protocole ouvert http, à la base du Web, est pleinement utilisé pour passer de pages en pages d'un simple clic ;
  • le format RSS ou Atom : les flux de syndication sont très puissants et presque systématiquement proposés pour mieux suivre le site ;
  • le format interactif : via les commentaires, c'est la possibilité de réagir, de compléter ;
  • le format ouvert des logiciels de blog : nombreux sont ceux en logiciels libres ;
  • le format « tout en un sorti de la boîte » : l'installation facile d'un clic du logiciel de blog est souvent la règle, suivi du paramétrage et alors publier devient possible ; sans parler des sites Web qui proposent d'héberger votre blog contre inscription ;
  • le format social : que ce soit la blogosphère de sites jeunes (Skyblog par exemple), de sites d'information ou personnels, le phénomène est important avec des répercussions nombreuses ;
  • le format d'éditeur mondial : la presse en ligne propose des blogs de ses journalistes, ou à ses lecteurs ; mais plus encore, désormais nul besoin d'imprimeur (qui restent essentiel pour l'importante version papier) et nulle autorisation du Roy nécessaire (ou d'autre structure) pour éditer et diffuser de l'information rapidement sur un sujet, potentiellement lisible à l'échelle mondiale.

Et la plupart des formats et des protocoles cités ci-dessus sont des standards ouverts. Pour ce qui est de Formats-Ouverts.org, c'est le logiciel libre DotClear d'Olivier Meunier qui « propulse » le site comme le dit le slogan. Finalement, blog et standards ouverts forment un beau couple.

Sources et liens :

Les formats et celui de la vie privée

De sa vie privée numérique

Quels sont les points communs entre les éléments de la liste suivante (ce pourrait être un jeu de l'été, format encore d'actualité comme les tournées des plages) :

  • téléphone fixe ;
  • téléphone portable avec GPS ;
  • cartes de fidélité ;
  • cartes bancaires ;
  • carte Navigo de la RATP ;
  • logiciels propriétaires et fermés ;
  • espiogiciels, portes dérobées ;
  • TPM, TCPA Palladium ;
  • imprimantes ;
  • fichiers de données des FAI et des opérateurs téléphoniques ;
  • identifiant de CD et de DVD ;
  • puces RFID ;
  • caméras de videosurveillance ?

Ces points sont cités dans un texte de Benoît Sibaud, Du respect de la vie privée et secrète du geek en milieu urbain. En effet ces différents points, d'une manière directe ou pas, peuvent servir à établir des informations sur la vie privée des personnes, sans forcément leur accord. Bien sûr ces dérives ne sont pas systématiques ni forcément le but premier, mais elles existent.

On pourrait ajouter les écrans agréés ou pas, les câbles de liaison HDMI, la carte nationale d'identité électronique, ou la vie numérique couleur DRM, mais aussi bon nombre d'outils ou de technologies : tout dépend de l'utilisation faite. Et souvent ce ne sont pas des formats ouverts qui sont derrière ces technologies.

Sources et liens :
  • Le texte Du respect de la vie privée et secrète du geek en milieu urbain, de Benoît Sibaud, site Linuxfr.org, le 18 août 2005, http://linuxfr.org/2005/08/18/19442.html
  • L'association EFF, Electronic Frontier Foundation, « Defending Freedom in the Digital World », en anglais, http://www.eff.org

Cette imprimante a ajouté un code d'identification à votre document papier !

Le format papier rattrape le format électronique...

On pourrait parler de série de l'été, ou dire « jamais deux sans trois ». Ainsi, après les écrans d'ordinateur et les câbles, voici les imprimantes...

En effet, c'est un tableau peu rassurant qui continue de prendre forme, au pays du numérique où s'étendent les systèmes de contrôle et de protection.

Il y avait déjà les logiciels d'imprimantes qui transmettaient des renseignements à l'insu de l'utilisateur. Voici maintenant que certaines imprimantes en font bien plus que ce que vous demandez lors de l'impression de votre document... Et dans ce cas, contrairement aux écrans ou aux câbles, il est presque impossible de s'en rendre compte.

Des imprimantes laser couleur ajoutent aux documents imprimés un code unique d'indentification qui permet d'établir quel appareil a été utilisé. Il s'agit de minuscules points, visibles qu'après exposition particulière ou usage de microscope. Et des fabricants concernés n'ont pas démenti.

Voici donc la tracabilité du document électronique appliquée au format papier. Sans que les utilisateurs soient réellement informés. De là à se servir de ces documents « marqués » pour établir quels en sont les auteurs, il n'y a qu'un pas, dont des associations américaines ont été victimes et qui ont dénoncé la chose.

L'association EFF (Electronic Frontier Foundation), qui a pour devise « Defending Freedom in the Digital World » (Défendre la liberté dans un monde numérique), a lancé un appel à recensement des imprimantes qui utilisent cette technologie.

Cela semblerait tout droit sorti de feuilletons d'espionnage ou de films de science fiction. Il s'agit pourtant de la réalité. Le format papier, format non-électronique, parfois utilisé à la place du numérique, ne possèdait pas a priori d'identificateurs, contrairement au numérique où les exemples se multiplient (DVD, fichiers de musique,...). Et bien sûr, le format de codage de l'identifiant n'a rien d'un format ouvert.

Sources et liens :

Voir aussi DisplayPort et PCI Express 2 qui verrouillent aussi.

Votre câble ne peut pas transférer votre film et votre musique

HDMI et HDCP sont dans un câble...

C'est un paysage assez particulier qui se dessine de plus en plus précisément, au pays du numérique où s'étendent les systèmes de contrôle et de protection (DRM) :

  • les systèmes d'exploitations des ordinateurs qui contrôlent le contenu de votre disque dur ;
  • les futurs DVD « verrouillés » ;
  • les baladeurs numériques qui ne jouent que leurs morceaux « dédiés » ;
  • les téléphones portables qui ne permettent pas d'en transférer de la musique ;
  • les écrans ou les video-projecteurs qui doivent être agréés pour afficher les DVD « protégés » ;
  • les hauts-parleurs qui ne diffusent pas le son des fichiers de musique « protégés » ;
  • les consoles de jeux qui n'accepteront que certains accessoires « certifiés ».

En fait, ce sont tous les appareils numériques qui sont potentiellement et techniquement concernés : appareils photos, caméscopes, télévisions haute définition, magnétoscopes, disques durs externes,... Sans oublier ce qui sert à relier les appareils entre eux, c'est-à-dire les câbles. Plus exactement les câbles HDMI.

HDMI signifie High Definition Multimedia Interface : il s'agit d'un format pour relier les appareils numériques et pour tansmettre les données (photo, son, video,...) en qualité numérique. Le HDMI souligne le problème des formats physiques, des supports ou de la connectique : sans prise à cette dimension, pas de lien possible (comme pour d'autres prises physiques telles que l'USB, le Firewire,...).

HDCP, c'est High-bandwidth Digital Content Protection, une spécification développée à l'origine par Intel, et commercialisée par une de ses entités, la société Digital Content Protection, LLC. Et le HDCP pose le problème du contrôle du contenu du fait de sa protection : en effet, la qualité des informations transmises par câble HDMI peut être dégradée si le HDCP n'est pas présent sur les deux appareils... On pourrait même envisager un blocage pour transfert de contenu non autorisé...

Mais alors comment se feront les transferts de données qui ont des formats ouverts ? Car ils n'ont pas de DRM, donc pas de contôle possible par exemple pour l'Ogg Vorbis (pour la musique ou la voix), le Theora (pour la video) ou le PNG (pour les images). On pourrait lire sur l'écran, dans un format un peu énigmatique : « Transfert inapropriée : veuillez vous assurer des protections de vos contenus. ». Soit, dans un format plus explicite : Ce câble vous interdit de transférer vos données !

Sources et liens :

Voir aussi les imprimantes qui ajoutent un code d'identification à chaque document papier imprimé !

Voir aussi DisplayPort et PCI Express 2 qui verrouillent aussi.

Vous devez utiliser un écran agréé pour voir ce film !

Windows Vista et les écrans

Les caractéristiques du prochain Windows Vista se précisent. Il y avait déjà 2 informations à propos des formats :

  • Vista disposera de Metro, son format d'affichage et d'impression de documents (un concurrent de PDF) ;
  • Vista utilisera Direct3D, sa technologie d'affichage (un anti-OpenGL).

Voici le dernier point en date : Vista et ses écrans. En effet, pour afficher les informations de l'ordinateur vers un écran ou vers un video-projecteur, Windows Vista vérifiera s'il est agréé en fonction du contenu à montrer : si ce n'est pas le cas, pas d'affichage.

Ainsi, les futurs DVD verrouilleront même l'affichage, en plus de la copie privée ou du transfert. Tout cela via le dispositif des DRM. Mais outre la video, cela peut s'appliquer à tout fichier (bureautique, musique, images,...).

Quant à Microsoft, il ne fait que « proposer des outils » que les studios (pour les contenus) et les industriels (pour les matériels) utiliseront ou pas. Et les technologies permettant cela, appelées PVP-OPM (Protected Media Path — Output Protection Management) concernent aussi l'audio : vous n'entendrez rien si votre carte son ou votre système haute fidélité n'est pas certifié...

Bienvenue donc dans un monde numérique couleur DRM. HP l'avait annoncé à l'été 2004, la question se posait pour les téléviseurs de la console Xbox360 : vous en avez rêvé, les DRM le font.

Quant aux formats ouverts, si vous arrivez à lire ce paragraphe et si pouvez accéder à la définition légale française, alors vous êtes en situation anormale : votre écran, votre ordinateur et vos logiciels ne sont pas agréés, vous accédez à du contenu interdit. (légère extrapolation...).

Sources et liens :

Voir aussi comment votre câble ne peut pas transférer votre film et votre musique...

Voir aussi les imprimantes qui ajoutent un code d'identification à chaque document papier imprimé !

Voir aussi DisplayPort et PCI Express 2 qui verrouillent aussi.

Le treizième mois

Un bon treizième mois, mais...

Pour ce bilan mensuel post premier anniversaire de la vie du site Formats-Ouverts.org (FOo), tout d'abord une mauvaise nouvelle : les courriels reçus (et envoyés) et les notes papiers depuis plus d'une année ont été volés.

En effet, le sujet de l'article du 20 juillet n'était un hasard : c'était au lendemain du vol (en plein restaurant et avec une totale discrétion) de l'ordinateur portable sur lequel se trouvaient des données, dont une partie non-sauvegardée (dont les courriels de Formats-Ouverts.org...). Pour ce qui est des pages de notes manuscrites de sujets pour FOo, elles se trouvaient dans la même sacoche... Donc, si vous aviez écrit pour signaler, demander, expliquer un point, cela a disparu, désolé, je ne peux y répondre, à moins de renvoyer le courriel (contact chez formats-ouverts.org).

Pour ce qui est des statistiques du site pour son treizième mois, elles sont bonnes :

  • par rapport au mois de juin, les chiffres sont bien supérieurs ;
  • dans l'absolu, c'est le 1er, 2e ou 3e meilleur mois selon le critère retenu : plus de 65 000 visites (2e), plus de 225 000 pages (2e), près de 260 000 hits (2e), 21 878 visiteurs différents (3e) et 9,93 Go de données transférées (1er).

Juillet 2005 sur Formats-Ouverts.org a notamment été marqué par la lettre ouverte sur la bibliothèque numérique européenne et par deux histoires ahurissantes (la société de car et Harry Potter 6). Sans oublier le rejet le 6 juillet des brevets logiciels qui a fait disparaître le texte placé depuis le 8 mars 2005 en fin d'articles. La liste complète des 33 articles de juillet est dans la table de juillet.

Merci pour les visites, lectures, commentaires, courriels, liens hypertextes et syndications (RSS ou Atom). Bonne utilisation, et vivent les standards ouverts sans brevet logiciel. Et ne pas oublier de faire des sauvegardes...

Table des billets d'août 2005

Les 38 billets publiés en août

1 dans Tables des billets, 2 dans Vie du site, 1 dans Palmarès, 15 dans Général, 1 dans Manifestations, 3 dans Interopérabilité, 2 dans Entreprise, 2 dans Non-électronique, 8 dans Internet, 2 dans Myosotis, 1 dans Anniversaire

Des myosotis pour être plus complet

Une nouvelle catégorie pour mieux suivre formats et interopérabilité

Depuis plus de 10 mois et demi et avec plus de 360 articles, Formats-Ouverts.org (FOo) propose au moins un article quotidien sur les standards (ouverts mais aussi fermés), les formats et l'interopérabilité, à partir d'un sujet d'actualité pris dans de nombreux domaines, technologiques ou pas.

Le « format » des articles est de proposer un développement de l'information en replacant dans le contexte, en pointant les différents éléments, en indiquant sources et liens, en expliquant. Cependant l'actualité est très riche, et mon bloc-notes papier et hors-ligne sur le sujet comporte de très nombreuses informations, qui s'accumulent et ne sont hélas pas traitées sur le site FOo qui est de type bloc-notes/blog. Comment ne pas les perdre et les utiliser ? Comment permettre de mieux suivre le sujet des standards et de l'interopérabilité ?

La réponse est : publier pour ne pas oublier. Mais avec un style (un format) plus concis. D'où la nouvelle catégorie, Myosotis.

Mais pourquoi Myosotis ? A cause de la couleur bleu myosotis (notamment des 2CV) ? A cause de la chanson de Georges Brassens ? A cause de la société savoyarde qui porte ce nom ? A cause du sens du mot en grec ? A cause de l'Alaska dont c'est la fleur officielle ?

En fait pour aucune de ces raisons, mais à cause de l'histoire rattachée à cette fleur : selon la légende, un chevalier et sa dame se promenaient le long d'une rivière. Il se pencha pour lui cueillir une fleur, mais perdit l'équilibre à cause de son armure et tomba à l'eau. Alors qu'il se noyait, il lança la fleur vers sa dame en criant « Ne m'oubliez pas ! ». Cette phrase pour désigner la fleur est d'ailleurs restée en allemand (das Vergissmeinnicht), en anglais (forget-me-not), en espagnol (nomeolvides), en italien (nontiscordardime), et dans beaucoup d'autres langues (polonais, danois, néerlandais, roumain,...).

Moins romantiquement, la catégorie Myosotis proposera donc des informations sans trop les développer, mais évitera ainsi de les oublier et permettra au site Formats-Ouverts.org de mieux suivre le sujet des formats, des standards et de l'interopérabilité au sens large, dans le domaine des technologies de l'information et de la communication ou pas. (Pour ce qui est du sens du mot en grec, il signifie... oreille de souris ! Rien à voir avec la phrase « Ne m'oubliez pas », mais avec tout de même un lien avec l'informatique !)

Sources et liens :
  • Merci à CB et DR pour l'idée du nom de la catégorie

Le format français des blog, weblog et hoax

Traduction en français de termes anglais

Après l'ASFI (pour Wi-Fi), l'arroseur (pour le spammer) ou la zone ASFI (pour hotspot) publiés dans la liste du Journal officiel du jeudi 5 mai 2005, la Commission générale de terminologie et de néologie vient d'établir une nouvelles liste en français de termes du Vocabulaire de l'internet.

Ainsi, le Journal officiel du 20 mai propose 13 équivalents français de termes anglais (dont 9 sur 13 (!) liés à la sécurité !). Dont par exemple :

  • hoax qui devient canular ;
  • blog et weblog qui deviennent bloc ou bloc-notes.

Si la première traduction est assez fidèle et aisée, ce n'est pas autant le cas pour la seconde. Avec une question : comment la blogosphère, terme désignant bien l'ensemble des sites Web de type blog, se traduit-elle : blocosphère ? bloc-notosphère ?

Enfin une remarque particulière et une remarque générale :

  • si Formats-Ouverts.org relève du principe du blog-bloc, il n'en a pas l'aspect de « site personnel » donné dans la définition : Formats-Ouverts.org traite des formats et standards ouverts (et donc aussi fermés) mais pas de son auteur, il ne s'agit pas d'un journal personnel ni intime ;
  • le terme de bloc ou bloc-notes ne relève pas du domaine de l'informatique mais du papier (donc non-électronique) : l'expression journal Web, contractée en joueb, utilisée auparavant et qui comportait l'aspect Web, n'a pas résisté au format papier.
Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le format des interventions

Lors d'une intervention : quel format utiliser ?

Le mardi 29 mars se tenait une journée de formation de documentalistes, avec une intervention de ma part l'après-midi sur les formats. Mais quel format retenir pour effectuer une intervention devant un public ?

  • Le format de la parole seule (avec ou sans notes sous les yeux), comme dans les discours ou les propos de personnes pour lesquelles le verbe seul suffit (parfois renforcé par le jeu de scène ou la personne elle même).
  • Le format du tableau noir avec la craie (ou des tableaux blanc ou papier avec le marqueur), qui est le format très largement répandu dans le domaine de l'enseignement et qui peut permettre de construire avec les présents la trace écrite à la même vitesse qu'ils le notent.
  • Le format du logiciel de présentation, très présent, avec même le risque de sembler peu sérieux s'il n'est pas retenu, avec ses transparents (qui au début étaient de véritables feuilles en plastique transparentes utilisées avec un rétroprojecteur) projetés les uns à la suite des autres (avec un problème : la focalisation sur cette lecture de l'écran au lieu de l'écoute et de la prise de notes).
  • Le format du tableau « électronique » ou « interactif », appareil en partie identique à ceux noirs, blancs ou en papier, mais permettant d'avoir une sortie informatique et/ou une entrée avec des éléments multimedia.

Les deux premiers cas sont des formats ouverts dans le domaine non-électronique. Les deux autres cas soulèvent le problème des formats ouverts et de l'interopérabilité du fait de l'intervention de logiciels.

Pour ce qui est de l'intervention du 29 mars sur les formats ouverts et fermés... elle était au format tableau blanc avec marqueurs.

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le format de la carte d'identité

La CNI au format électronique

Le format papier de la carte nationale d'identité (CNI) semble vivre ces dernières années. En effet, le projet de carte nationale d'identité électronique (CNIE) a été lancé par le ministère de l'Intérieur, dans le cadre plus large du projet INES (Identité nationale électronique sécurisée)

Le nouveau format consiste « en une carte sur laquelle une puce sécurisée contiendrait des données biométriques (empreinte digitale et photo) pour identifier son détenteur ». Avant la présentation au Parlement du projet de loi sur ce sujet, le ministère de l'Intérieur souhaite recueillir l'avis des Français, qui sont donc sollicités sur les thèmes suivants liés à cette nouvelle carte d'identité électronique et ses applications :

  • La mise en place d'une carte nationale d'identité électronique sur laquelle une puce électronique contiendrait l'empreinte digitale et la photo du détenteur ;
  • Les garanties souhaitées en termes de protection de la vie privée ;
  • L'accès, depuis cette carte, à d’autres applications comme des services administratifs (téléprocédures, e-vote…), ou encore des services marchands (services bancaires, achats en ligne, abonnements divers…) ;
  • Les modalités pratiques souhaitées : lieu de délivrance, prix éventuel d'une telle carte, etc.

Un forum est donc ouvert sur le site du Forum des droits sur l'internet, qui organise le débat en ligne et aussi sur le terrain avec des débats publics : le 8 mars à Bordeaux, le 31 mars à Lyon, le 11 avril à Paris, le 27 avril à Lille, le 10 mai à Rennes, le 17 mai à Marseille et dans un département d'outre-mer (date et lieu à venir).

Souhaitons que les formats ouverts auront leur place, comme est ouvert le format papier des cartes actuelles, au moins lisibles par tous.

Sources et liens :

Un centre d'édition numérique à des formats ouverts

Un CENS pour les SHS utilise des standards ouverts

Un Centre d'édition numérique scientifique (CENS) créé par le CNRS a été inauguré le 18 février à Lyon à l'Ecole normale supérieure. Ce centre est destiné à l'édition numérique des revues françaises de sciences humaines et sociales (ou sciences de l'homme et de la société, SHS).

La raison de cette création est la faible diffusion des revues françaises sur Internet, 2% d'entre elles, alors qu'elles représentent 20% de la production mondiale.

On lit dans le communiqué de presse :

Le Centre d'édition numérique scientifique (CENS) bâtit également une plateforme de diffusion compatible au plan international. Les choix technologiques adoptés reposent sur un accord avec le consortium canadien Erudit, dernier-né dans le domaine.

Il est évident que les technologies utilisées sont importantes, et encore plus les formats des documents disponibles. Les formats ouverts sont dans ce cas les plus à même de répondre aux exigences : puissance, souplesse, richesse, indépendance technologique. Et justement, en note de bas de page, on lit :

Initié par trois universités du Québec pour encourager de nouveaux modèles d'édition et de communication scientifique, le consortium Erudit a déjà produit et diffusé en ligne une cinquantaine de revues de SHS. Il a développé une plate-forme spécifique à la structuration des articles de revues, basés sur des normes et des standards ouverts.

Le site du consortium Erudit est lui aussi clair :

Érudit à été conçu selon les recommandations normatives du W3C.

Ce qui n'est pas tout à fait exact quand on fait passer le site au Validator du W3C, mais les erreurs semblent minimes et la volonté bien réelle.

Si les formats utiliés sont vraiment ouverts et s'ils sont employés le plus en amont (par les auteurs), alors les possibilités sont les plus importantes (Web, mais aussi édition en ligne spéciale, impression papier,...) comme avec le vrai XML, par exemple celui du traitement de texte d'OpenOffice.org retenu par l'Europe.

Sources et liens :

La BnF numérise et traite des formats

Comment numériser des archives de presse ?

Google l'a annoncé sans trop de détails, la BnF le fait, tout en s'en inquiétant. La Bibliothèque nationale de France (BnF) a annoncé le 16 février qu'elle lance un programme de cinq ans (2004-2009) de numérisation de la presse quotidienne française du dix-neuvième siècle et de la première moitié du vingtième siècle.

Objectif : d'ici à 2009, proposer 4 titres nationaux (Le Figaro, L'Humanité, Le Temps, La Croix) et 18 titres régionaux en version numérisée et consultable en ligne, soit 2,1 millions de pages.

Et les formats ? Le dossier de presse en parlent en détails :

  • Tout d'abord du format physique du support, avec les problèmes de la conservation du papier (problèmes des manipulations, de l'acidité, de température, d'humidité, de poussière) ;
  • Ensuite du format des images micrographiques des journaux, support qui était utilisé depuis la fin des années cinquante : là aussi problèmes de détérioration du support suite aux manipulations, problèmes de duplication et avenir incertain de la photo argentique (à la base de la migrographie) ;
  • Enfin, le format numérique retenu : la BnF a choisi la numérisation en mode « image » à partir des documents originaux. Avec des techniques complémentaires de reconnaissance optique de caractères en vue des recherches plein texte au sein des documents numérisés. Le Sénat va aider financièrement pour ce point particulier.

Ces images numériques des journaux seront consultables simultanément par de nombreuses personnes, sans dégradation du support par manipulation ni perte lors des duplications. Bien sûr, cela n'enlève en rien au coût du stockage de ces données numériques ni au suivi des supports informatiques. Le dossier de presse ne le précise pas, mais il serait logique que le format des images numériques soit à un format ouvert.

Sources et liens :

Dans quel format filmer : numérique ou pas ?

Filmer en numérique ou avec des bobines ?

Le film La Marche de l'empereur est sorti en France le 26 janvier 2005. Il montre la vie du manchot empereur pendant un an, du rassemblement pour les amours jusqu'à la dispersion des adultes et de leurs petits.

Une question s'est posée avant le tournage : utiliser des caméras numériques ou classiques ? Quel format de support utiliser ? Quel format d'image employer ? Le disque dur avec des images numériques d'un côté, les bobines de l'autre.

Il y avait trois grandes contraintes : d'une part les conditions climatiques de froid extrême et d'intempéries lors du tournage ; d'autre part le froid (moins important mais constant) présent dans les locaux de stockage pendant plusieurs mois (l'équipe était sans lien logistique pendant tout le séjour) ; enfin avoir du matériel facilement réparable en cas de problème.

Verdict : ce sont les bobines qui ont été retenues, le numérique n'étant pas asssez résistant, les caméras numériques étant trop fragiles et plus assez mécaniques pour être facilement réparées si besoin. Les pellicules des bobines résistaient bien au froid, avec les images fixées par réaction chimique selon le principe à la base de cette technologie (comme pour la photo argentique). C'est ce qu'a déclaré le réalisateur du film, Luc Jacquet, interviewé sur France Info fin janvier.

Entre un format numérique et non-numérique, les technologies les plus récentes ne répondent pas toujours à toutes les contraintes (ainsi entre le papier et le disque dur, c'est le papier qui a été retenu pour certaines archives). Avec aussi l'importance capitale du support, comme ici, avant même les formats ouverts des données numériques quand il y en a.

Sources et liens :

Quel format pour l'information ?

Et vous, quel format préférez-vous ?

Il y a les documentaires télé de 52 ou de 26 minutes, avec ou sans commentaires en voix-off. Il y la radio d'information en continu avec des reportages plus ou moins courts. Il y a la presse gratuite ou payante, les dépêches d'agence ou les dossiers spéciaux. Les articles d'une pleine page papier, ceux en ligne, les livres ou les brèves. Les photos seules ou avec légende détaillée.

Toutes ces informations ont des formats, certes non-électroniques, mais qui sont tout de même ouverts au sens où le type d'information (comme sa longueur, ses détails,...) est connu suivant les différentes catégories possibles (presse de référence ou de divertissement, débat politique ou reportage léger,...).

Selon l'étude publiée fin décembre 2004 par l'Observatoire du débat public sur les nouvelles façons de « consommer » l'information, avec ses différents formats, c'est le règne de « La mal info » (titre de l'étude). Avec cette conclusion dans l'interview du président de l'Observatoire, publiée par Libération :

L'information idéale est désormais la dépêche de l'AFP. Plus elle est brève, plus elle paraît crédible. Et c'est le danger. Avec elle, c'est la montée de l'info en continu. Un boulevard pour tout ce qui est fast news. Parallèlement, il y a un besoin de reritualiser le moment de l'information. Il y a place pour des médias qui travaillent par dossier, dans l'audiovisuel comme dans l'écrit. Tout ce qui est un peu intermédiaire entre dépêche et dossier va disparaître. Pour les quotidiens, c'est un vrai problème. Vous êtes au coeur de la tourmente. Mais l'ensemble des médias est touché.

Sources et liens :

Un manuel sur les formats à utiliser pour conserver les documents

Des recommandations officielles de formats

Quelles procédures et techniques mettre en œuvre pour la pérennisation des données numériques ? Comment archiver les documents électroniques ? Quels formats et quels supports choisir ?

Telles sont certaines des questions posées par le livre Les archives électroniques Manuel pratique de Catherine Dhérent, publié par la Direction des Archives de France à la Documentation Française, et auxquelles ce manuel donne des réponses concrètes et claires au long de ses 104 pages.

Le manuel a été écrit par Catherine Dhérent, experte reconnue, Conservateur général du patrimoine et alors responsable du département Innovation technologique et normalisation de la Direction des Archives de France du Ministère de la Culture. Elle fait aussi partie du groupe de travail international sur le format XML EAD (représentante française au sein du groupe de 12 membres). Elle travaille actuellement à la Bibliothèque nationale de France en tant que chef de la Mission pour la gestion de la production documentaire et des archives et s'occupe notamment de Records Management.

Le manuel a été publié en 2002, mais ses recommandations officielles restent valables et sont claires quant aux formats à employer : des formats ouverts. Ainsi la version papier, Chapitre IV (chapitre V dans la version HTML), Garantir la conservation, dans sa partie Choix des formats et des supports, traite en sous-partie 1 des Formats et langages d'encodage (gras, italique et liens ajoutés) :

Il faudra non seulement vérifier les contenus, l’existence et la transmission de toutes les métadonnées indispensables à la survie des documents électroniques mais également le format des données. (page 46)

Mais un format d’encodage n’est qu’un élément dans un ensemble d’outils qui le rend intelligible : un fichier Word par exemple est toujours conçu pour être jumelé à une version du logiciel Word, lui-même conçu pour un certain modèle d’ordinateur et pour son propre système d’exploitation. Un document électronique n’est lisible que grâce à l’interaction de l’encodage avec un logiciel et du matériel informatique permettant de l’interpréter. (page 46)

Critère de choix des formats : Pour la conservation à long terme, en fonction des besoins et capacités de l'institution : on choisira donc, de préférence, des langages et formats standards ou faisant l’objet de recommandations internationales (XML, HTML, TXT pour les documents textuels) ; en cas d’impossibilité, on retiendra des formats ouverts (PDF pour les documents textuels, TIFF, ou PNG pour les images) et on évitera les formats fermés. (page 52)

La conservation à long terme est aussi affaire de fiabilité des supports et de pérennité des matériels. Elle implique une révision périodique des choix opérés afin de vérifier la conformité des solutions et des équipements adoptés avec les évolutions de la technologie car l’expérience prouve que chacun des deux éléments du couple support-matériel peut se révéler obsolète en quelques années. (page 52)

L'ensemble du chapitre et du manuel, sur lesquel il est possible de s'appuyer officiellement, est d'une lecture à recommander avec des informations précises pour l'archivage des documents électroniques, dont le processus commence en fait dès la création de ces documents.

Sources et liens :

Le format des billets aux guichets

Carte Navigo ou coupon papier ?

Le 17 décembre, la carte à puce de transport Navigo fit parler d'elle : en effet la RATP a annoncé que pour garder l'anonymat concernant son utilisateur et ses déplacements, elle comptait demander 5 euros. La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a dénoncé cette volonté :

« Chaque fois que l'on met en place un système de carte à puce qui permet de tracer des déplacements, il faut proposer aux gens une alternative, qui est l'alternative de l'anonymat. Cette alternative doit être gratuite », a affirmé sur France-Info vendredi 17 décembre Christophe Pallez, secrétaire général de la CNIL, qui s'insurge contre le fait qu'il faille payer pour rester anonyme. (Source : Nouvel Observateur).

Le coupon papier avec sa piste magnétique ne transmet pas d'informations concernant les déplacements (lieux exacts, heures précises) et ne contient pas de données personnelles (il comporte seulement éventuellement un numéro correspondant à la carte nominative de l'utilisateur).

Un autre aspect lié aux formats est à signaler : l'équipement des guichets. En effet certains ne sont plus utilisables qu'avec la carte Navigo, estampillés alors « Réservé Navigo ». Impossible d'y faire passer les coupons papier, le dispositif physique n'est plus en place. Avec un nombre de ces guichets éventuellement savamment dosé pour être légèrement supérieur à ceux des guichets pour coupon papier, on peut inciter à trouver plus intéressant de passer à Navigo. Jusqu'à ne plus avoir que ces guichets ? De l'importance du format physique accepté ici aux guichets : même s'il ne concerne pas les formats ouverts de fichiers, il illustre tout de même l'importance des formats dans le domaine non-électronique.

Sources et liens :

  • Sur le site de la RATP, structure à fonds publics, http://www.ratp.fr, vous trouverez des informations sur la carte Navigo. Mais comme pour le site de la célèbre marque S. (société privée), créer un lien sans autorisation est contraire à la politique du site de la RATP :

« Liens hypertextes - Les utilisateurs du site de la RATP ne peuvent mettre en place de liens hypertextes en direction du site susvisé sans l'autorisation expresse et préalable de la RATP. » (Gras ajouté. Source : page http://www.ratp.fr/corpo/mentions.html, lien contraire aussi à la politique du site, car aucune autorisation reçue, car aucune demande formulée : le lien hypertexte à la base du Web doit rester ouvert).

Mise à jour : un article de Estelle Dumout, ZDNet France, le 28 décembre, Cartes Navigo: cinq euros pour ne pas figurer dans un fichier commercial, http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39195591,00.htm

Les élections en ligne de l'UMP contestées

Déja les votes électroniques il y a 2 ans !

Les élections en ligne de l'UMP contestées est le titre de l'article de Philippe Crouzillacq de 01net. à propos des élections à l'UMP :

Pour la première fois en France, un parti politique avait choisi d'élire ses instances en recourant au vote en ligne (ou vote par Internet). Dans le journal Le Monde daté du 15 novembre, Nicolas Dupont-Aignan, lui aussi candidat à la présidence de l'UMP, contestait pour sa part l'organisation " très aléatoire " de la consultation : un scrutin pour lequel 164 500 électeurs inscrits pouvaient voter à partir de n'importe quel ordinateur dans le monde, à l'aide d'un identifiant et d'un simple mot de passe.

La particularité de cet article est qu'il traite d'élections de 2002 et qu'il date donc du 19 novembre 2002. Un texte à rajouter par exemple aux nombreux liens donnés en commentaire du dernier billet traitant des élections électroniques.

Vote électronique, au format peu ouvert, ou vote papier, au format bien plus ouvert ? Deux ans après, et malgré les progrès techniques possibles, des questions restent posées, sans véritable réponse.

Sources et liens :

Vote électronique encore : et les pannes ?

Simple en apparence, bien complexe en réalité

Le vote électronique via Internet a été utilisé à titre expérimental en France en 2004 :

  • le 13 juin, lors des élections européennes dans toute la commune de Vandoeuvre-lès-Nancy (avec cette seule possibilité) et dans un bureau de vote de la ville d'Issy-les-Moulineaux ;
  • en novembre pour les élections des dirigeants de l'UMP (vote papier possible) ;
  • fin novembre par les avocats pour les élections au Barreau de Paris, avec ce moyen en plus du vote papier ;
  • du 13 octobre au 3 novembre, pour élire les représentants des chefs d'entrreprise dans 5 Chambres de Commerce et d'Industrie (les CCI d'Alençon, Bordeaux, Grenoble, Nice et Paris) ;
  • début décembre lors des élections étudiantes dans les universités de Nantes et de Lyon 2.

On peut aussi citer les élections présidentielles américaines, qui ont provoqué des critiques à propos des machines à voter. Et peut-être ce moyen sera-t-il aussi proposé en 2005 pour le référendum sur la Constitution européenne.

Le vote électronique soulève de nombreuses questions : confidentialité de la procédure, sécurisation des opérations, vérification du déroulement du processus, mais aussi obligation d'absence de problèmes logiciels (bugs) ou matériels (ordinateurs, ligne téléphonique, alimentation électrique). Or les différentes machines impliquées dans la chaine de vote électronique ne sont pas à l'abri d'une défaillance ; plus elles sont complexes, plus les risques sont multipliés, comme l'illustrent les pannes récentes de gros systèmes informatiques ou téléphoniques (SNCF, France Telecom, Bouygues). On ne peut donc écarter ces risques de pannes propres au vote électronique, mais absent du système actuel.

Voter est simple en apparence, mais le vote électronique est complexe à mettre en œuvre avec toutes les garanties. Le format électronique n'est pas aussi sûr ni aussi transparent que le vote papier, qui avec son système d'isoloir, bulletin papier, urne et liste d'émargement est bien plus un format ouvert compréhensible par tous.

Sources et liens :

Les avocats ont voté

électroniquement par Internet

Le papier contre l'électronique. L'opposition entre ces deux formats peut se rencontrer par exemple à propos des agendas, de la conservation des documents ou du vote lors d'élections.

Concernant les élections, les avocats du Barreau de Paris ont élu leurs représentants au Conseil de l'Ordre de Paris fin novembre. Il était possible de voter :

  • soit avec « un bulletin de vote papier », et donc avec isoloir, urne, liste à émarger, scrutateur et dépouillement : une procédure transparente ne nécessitant aucune compétence technique particulière ;
  • soit par « vote par correspondance sur support électronique » : avec un code confidentiel, ils ont « voté derrière leur ordinateur en toute confidentialité, ou sont venus le faire au bureau de vote sur les bornes internet mises à leur disposition dans des isoloirs. » ; « Les écrans de vote sont ensuite déroulés jusqu'à confirmation du vote qui entraîne son dépôt dans l'urne électro-nique. La confirmation du vote met à jour la liste d'émargement électronique. » : une procédure qui fait appel à des techniques informatiques poussées pour garantir la confidentialité et l'intégrité des votes durant toute la durée du vote.

La page du règlement des élections indique en point 9 :

Tout candidat ou son représentant dûment désigné a le droit de contrôler les opérations de vote, de dépouillement des bulletins et de décompte des voix, dans les locaux où s'effectuent ces opérations.

Or comment exercer ce contrôle quand des logiciels et des transmissions électroniques interviennent ? Il faut pouvoir :

  • vérifier le code du programme pour s'assurer que ce qu'il fait est ce qui est demandé ;
  • vérifier la bonne transmission des données vers le « site de vote » ;
  • vérifier la procédure de centralisation des résultats sur ce site.

Ce contrôle est très technique et n'est pas possible pour des non-spécialistes. Il s'agit alors de s'en remettre à des tiers experts qui certifient l'intégrité du système, car la procédure est trop complexe. Pourtant, le vote par bulletin papier est sans doute l'une des techniques les plus claires et les plus facilement compréhensibles par tous. Un format ouvert en quelque sorte, du domaine non-eléctronique. Alors que le format électronique a déjà soulevé des problèmes.

Sources et liens :

Agendas : papier ou électronique

Votre agenda 2005 : format papier ou format PDA ?

L'approche de la fin de l'année peut-être synonyme de renouvellement des agendas personnels et/ou professionnels. Avec campagnes publicitaires pour chacun des deux camps :

  • d'une part les fabricants des agendas papier : de tailles variables, avec de multiples marques, couleurs ou habillages, ils reposent sur le papier (de différente qualité) et votre stylo (ou autre ustensile d'écriture) ; avec de pleines pages de publicité comme pour Quo Vadis notamment en ce moment ;
  • d'autre part les constructeurs d'assistants personnels numériques (en anglais, les PDA pour personnal digital assistant) voire de téléphones évolués (en anglais les smartphones qui font téléphone, agenda, et parfois plus) : taille assez similaire, capacité de stockage a priori supérieure à une année, ils reposent sur les logiciels de ces appareils.

En fait, à chaque camp correspond un format :

  • le format papier, support plusieurs fois centenaire, sans logiciel, et encore retenu pour la conservation à long terme ;
  • le format électronique, donc avec des logiciels produisant des fichiers contenant les données (dates et horaires de rendez-vous, listes de choses à faire, carnet d'adresses,...).

Encore une fois, les mêmes dangers potentiels avec le format électronique si vos données saisies ne sont pas à des formats ouverts : vos informations sont alors comme emprisonnées, uniquement utilisables par certains logiciels (ceux de votre appareil ou de votre ordinateur).

Et qu'arrive-t-il si le constructeur décide d'arrêter de fabriquer votre appareil ? Comme Sony en juin dernier qui stoppa la commercialisation de ses PDA ! Heureusement en un sens, il y a d'autres appareils utilisant le logiciel PalmOS qu'employait Sony. Mais PalmOS en cette fin d'année 2004 n'est désormais plus leader sur les PDA, face à Windows Mobile de Microsoft, qui n'emploie pas forcément des formats ouverts...

Sources et liens :

Pensez au récolement !

Des formats ouverts et un récolement

Le récolement est un terme technique d'archivistique, la science des archives (leurs préparations, leurs exploitations, leurs conservations, leurs valorisations). Il s'agit d'un inventaire des documents, décrivant ce qui est possédé (par exemple par une mairie, un conseil général ou régionnal, une administration,...).

Mais quel rapport avec les formats ouverts, catégorie Archivage ? Tout simplement car sans récolement, les documents détenus (électroniques ou pas), ne sont presque pas utilisables ! Même s'ils sont sur des supports encore lisibles, même avec des métadonnées, même à des formats ouverts.

En effet, dès qu'un nombre important de documents est disponible, une des clés de leur utilisation est de savoir ce que l'on a et où : de là l'importance de classer. Mais sans document sur au moins ce qui est possédé et son classement (s'il existe), impossible de savoir ce qu'il en est, donc impossible de retrouver. Les outils de recherche sur son ordinateur sont l'un des secteurs dynamiques et prometteur : les sociétés Apple, Yahoo, Google et Microsoft s'y battent. Mais ils ne traitent pas ce qui stocké hors de son ordinateur comme les CD Rom, les disques durs externes, les clés USB, les disquettes,...).

Il suffit de songer aux sauvegardes de données (même personnelles) qui sont faites sans forcément établir un inventaire de ce qui a été copié ou gravé pour toucher du doigt l'importance du récolement.

Alors, pour les documents électroniques :

  1. pensez au support (même parfois le papier...) ;
  2. utilisez des formats ouverts (comme l'EAD) ;
  3. et faites un récolement (à un format ouvert et sur un support lisible !)

Sources et liens :

Le logiciel « triple standards ouverts » !

Encore un billet sur Firefox ? Oui !

Oui, un de plus sur Formats-Ouverts.org comme à l'annonce de la préversion à la mi-septembre (téléchargée plus de 8 millions de fois !), et de la présentation en exclusivité au salon Interop sur le stand Mozilla Europe.

Oui, un de plus aussi parmi la multitude de ceux des sites Web (ZDNet, Journal Du Net, France2,...), de la presse papier (Libération, Le Monde, 01Informatique,...), de la radio (France Info, RTL, Le Mouv') ou de la télévision (i>Télévision) : le site Standblog (http://www.standblog.org) de Tristan Nitot dresse une liste quasi-exhaustive impressionnante.

Et alors ? La 1.0 est là !

La version 1.0 de Firefox est disponible depuis ce 9 novembre 2004 :

  • en anglais mais aussi en français et 15 autres langues dès sa sortie, pour Mac OS X, Linux et Windows !
  • léger et sûr ;
  • avec la navigation par onglets, l'anti pop-up, la recherche intégrée.

C'est tout ? Oh non, triple non !

En fait Firefox utilise les formats ouverts, et même par trois fois : c'est un logiciel « triple standards ouverts ».

  1. Firefox utilise pleinement les puissants standards ouverts du Web du W3C (XHTML, CSS,...) : « Même si ça semble moins important pour l'utilisateur lambda, c'est sans doute le point le plus important pour l'avenir d'Internet » (Tristan Nitot, président de Mozilla Europe).
  2. Firefox est bati à un format ouvert car c'est un logiciel libre : on a donc vraiment les sources, donc sécurité accrue, localisation facilitée,...
  3. Firefox dispose déjà de nombreuses extensions et d'autres sont possibles pour enrichir le logiciel : elles sont écrites à des formats ouverts (comme XUL, EcmaScript,...).

Il y a le « triple play » des fournisseurs d'accès à Internet (le fait de proposer Internet, le téléphone et la télévision via le réseau haut débit). Il y a aussi le « triple open standards » de Firefox, le logiciel 200% formats ouverts !

Source et liens :

Table des billets de novembre 2004

Les 31 billets publiés en novembre

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 9 dans Général, 4 dans Internet, 4 dans Entreprise, 1 dans Conférence, 1 dans Logiciel, 2 dans Interopérabilité, 1 dans Archivage, 2 dans Technique, 3 dans Non-électronique, 1 dans Premiers pas, 1 dans Manifestations

« Machines à voter...

...machines à ratés »

Pour voter, format électronique ou format papier ? Le format électronique, fermé ? Et le format papier, ouvert ? La question était d'actualité lors des élections européennes de juin en France, et le sera à propos des élections américaines de novembre.

Le sujet revient dans l'actualité à l'approche de l'échéance présidentielle américaine. Avec un article de Libération qui laisse songeur :

(...) Plus d'une fois, ces machines de vote à écran tactile ont montré des signes de défaillance lors d'élections régionales dans d'autres Etats.(...)

(...) De plus, les logiciels utilisés dans ces machines nouvelle génération, n'ayant pu être examinés par des experts indépendants, sont rarement au-dessus de tout soupçon.(...)

La question du format de vote mérite bien d'être étudiée.

Sources et liens :

C'est rentré et c'est perdu

Le répertoire des téléphones portables...

Une campagne d'information a lieu en ce moment, avec affiche où on peut lire sur fond rouge :

Faites monter 150 personnes dans votre mobile. Pensez à rentrer tous vos contacts dans votre repertoire (NDLR : le é est bien oublié). Parlons mieux. Parlons mobile. SFR. (Autre texte d'affiche : Rentrez vos contacts dans votre carte SIM. C'est enregistré.)

Le problème est que ces contacts seront stockés dans ledit répertoire, mais sans moyen aisé de les transférer. Ils seront donc comme emprisonnés dans le téléphone, soit dans sa mémoire soit sur la carte SIM. Quel que soit l'opérateur.

Il peut tout de même y avoir des solutions de transfert :

  • via le site Web de son opérateur, mais parfois que dans le sens du site vers le répertoire, pas l'inverse !
  • en synchronisant avec un ordinateur via un câble (ou une liaison sans fil, infrarouge ou Bluetooth).

Encore faut-il que le modèle de téléphone le propose, et à condition d'avoir un ordinateur qui le permette ! Or la proportion des possesseurs d'ordinateur est bien moindre que celle de ceux ayant un téléphone portable. Sans oublier de faire ce transfert.

Il n'est donc même pas question jusqu'ici du format ouvert (il faut l'espérer) ou fermé des informations du répertoire transféré sous forme d'un fichier (lorsque cela est donc possible). Il s'agit tout simplement du danger du support physique, ici le téléphone portable, sur lequel on place ses données, sans avoir de double (numérique ou pas). En cas de perte, de vol, de détérioration... les informations disparaissent. Certains ont retenu le papier, pour des informations bien moins personnelles mais plus sensibles...

Finalement, pour les SMS, c'est reçu et c'est perdu, ou presque. C'est assez similaire avec le répertoire.

Sources et liens :

GEIDE : et les formats ouverts ?

La gestion des documents électroniques, sans formats ouverts ?

Du 19 au 21 octobre se tient le 11e Forum de la GEIDE (Gestion Electronique d'Informations et de Documents pour l'Entreprise). Cette manifestation organisée par l'association APROGED (Association des PROfessionnels de la GEIDE) concerne tout ce qui touche à la gestion de contenu, d'archivage, de stockage électroniques.

Quelle est la situation ? Que ce soit en entreprises (ici visée par la manifestation) mais plus généralement encore (particuliers, associations, administrations), on a au départ des documents électroniques (textes, tableaux, base de données,...) créés par différentes applications. Cela constitue la première richesse, qu'il faudra :

  • échanger (en interne, avec l'extérieur) ;
  • publier (papier, Web, PDA,...) ;
  • organiser (établir un classement) ;
  • gérer (savoir ce que l'on a) ;
  • stocker (conserver efficacement) ;
  • archiver (rendre pérenne et réutilisable) ;
  • indexer (avoir des informations sur les informations, comme les métadonnées) ;
  • réutiliser (exploiter les informations produites).

Or pour mener à bien toutes ces actions de manière efficace, indépendante, économique et pertinente, l'utilisation de formats ouverts s'impose. Et cela est déjà en place ou réalisée, comme avec l'EAD/EAC (pour l'archivage), les métadonnées ouvertes ou vaste la famille du vrai XML structuré.

Un petit regret donc, que parmi toutes les pages des sites et dans le programme des 3 jours, nulle mention explicite des formats ouverts, et de leur importance, qui sont derrière chaque point. A moins que cela ne soit si évident que nul besoin de le citer.

Sources et liens :

Documentaire «Sauve qui peut le numérique !»

Les données informatiques contenues dans les ordinateurs et les supports numériques seront-ils encore lisibles dans les cent prochaines années ? Les scientifiques s'interrogent : les données informatiques actuelles pourront-elles encore être disponibles dans le futur ? La banalisation du stockage numérique (ordinateur, banques de données, CD-ROM, etc.) a façonné l'archivage et la mémoire du monde. Aujourd'hui, la plupart des sauvegardes est faite via des logiciels toujours plus complexes, toujours plus évolutifs. Cela sera-t-il préjudiciable ? Des scientifiques et des philosophes du monde entier sonnent l'alarme. Cette perte de la mémoire collective à brève échéance sera tout à fait tangible. On pourrait appeler cette période de notre développement : «le haut Moyen-Age de l'ère de l’informatique». (Source : site Telerama.fr)

Le problème de l'archivage est bien posé, déjà mentionné ici au travers du format EAD ou d'une conférence européenne récente. Sans oublier le problème du format physique du support.

Lire la suite

Un article sur les formats ouverts à l'EPFL

"L'avenir dure longtemps"

La revue "Flash Informatique" est une publication de l'école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Elle existe en version papier diffusée sur place, mais aussi en version ligne (en PDF et pour PDA).

Le dernier numéro, FI 8/04, numéro 8 d'octobre 2004, propose un article sur les formats de fichiers et leurs problèmes, sous forme d'un dialogue entre une grand-mère et son petit-fils, intitulé "L'avenir dure longtemps", écrit par Anne Possoz et moi. Avec un encart sur Formats-Ouverts.org signé Marc Geiser.

Voici votre reçu de vote

Quel format pour les élections : électronique, papier ?

Peut-on voter autrement qu'avec les classiques bulletins, urnes et listes d'émargement que nous connaissons en France ?

  • Oui, avec des cartes perforées par exemple. C'était le cas encore en 2000 lors des élections présidentielles américaines. Avec un certains nombre de problèmes pour établir la validité des cartes et comptabiliser.
  • Oui, via le réseau Internet, avec des machines équipées de logiciels qui transmettent le vote, évitant les dépouillements, permettant de voter sans se déplacer et de proclamer plus rapidement les résultats. Ce fut le cas à Vandoeuvre lors des élections européennes de juin 2004. C'est aussi ce que certains homme politiques ont récemment souhaité comme François Fillon ("Enfin, je propose que soit autorisé, pour les élections universitaires, le vote par Internet.", le 28 septembre) ou Jean-Pierre Raffarin (" Je fais un rêve, je souhaite pour ce referendum, que l'on puisse faire voter toute la jeunesse de France. Je souhaite même qu'il soit possible de voter par Internet.", le 5 septembre).
  • Oui, avec des écrans tactiles, comme ce sera le cas pour les élections présidentielles américaines en novembre prochain. Comme relaté par un article du Monde.

Pour les deux derniers cas, un problème se pose : comment être sûr de ce qui est pris en compte par la machine et transmis ? La solution est donnée dans l'article du Monde : un reçu est délivré à chaque électeur. En cas de doute, on pourra demander à chacun de fournir son reçu et les comptabiliser... Mais cela resssemble fort à un dépouillement de bulletin papier ! Avec cependant le secret du vote qui disparait : le candidat pour qui on a voté est inscrit...

Alors, le vote électronique (et les problèmes qu'ils posent) aura-t-il recours au format papier en cas de contestation ? En tout cas, le Conseil de l'Europe, assemblée consultative de 46 pays, a émis une série de recommandations pour éviter certains problèmes du vote électronique : contrôle des machines, second dépouillement, vote secret. Avec aussi la demande d'une liste officielle des logiciels utilisés, l’utilisation de "normes ouvertes" pour "garantir l’interopérabilité".

Pour les échanges, il faudrait en effet des formats ouverts. Et pour les logiciels, il faudrait une transparence totale, donc avec un accès au code source librement consultable. Ce que la CNIL indique dans sa recommandation. Mais impossible pour tout un chacun de vérifier le bon fonctionnement de ces lignes de programme... Alors que le format avec bulletin, isoloir, urne et dépouillement est un système compréhensible par tous les électeurs, et transparent.

Format papier, format électronique : chacun a ses caractéristiques ; une situation déjà rencontrée pour la conservation d'informations sensibles à long terme...

Sources et liens :

Table des billets d'octobre 2004

Les 32 billets publiés en octobre

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 6 dans Manifestations, 1 dans Logiciel, 7 dans Général, 2 dans Interopérabilité, 5 dans Ressources, 2 dans Internet, 4 dans Archivage, 1 dans Loi, 1 dans Premiers pas, 1 dans Non-électronique

Les formats des futurs DVD video

Encore les futurs DVD

Quand on veut lire un DVD, trois formats différents interviennent :

  1. le format physique : diamètre, épaisseur, masse, pour ne pas avoir autant de format de DVD que de lecteur (ce format est typiquement un format non-électronique, comme un format normalisé et ouvert de taille de t-shirt, de papier,...) ;
  2. le format de lecture du support DVD, indépendamment de son contenu : et là, deux formats s'opposent, le Blu-ray et le HD, avec chacun son groupe d'industriels ;
  3. enfin le format des fichiers présents sur le DVD : fichiers texte, fichiers image, fichiers audio, fichiers video,...

Dans le cas des fichiers video, l'un d'eux est le WMV, Windows Media Video. La dernière version de ce format, la 9, a été retenue par le DVD Forum comme format video possible du futur DVD video. Le coffret DVD du film Taxi 3 a ainsi proposé sur le troisième DVD la version du film au format WMW.

Cette adoption va dans le sens du MTECG. Mais pas dans celui des formats ouverts. Car c'est un format fermé, comme le sont déjà le MPEG ou le DivX ; et avec DRM à la clé.

Sources et liens :

Le format ouvert du courrier

La Poste explique le format ouvert de l'adresse postale

Au cours du premier semestre 2004, La Poste a lancé une grande campagne d'information à propos du courrier postal. Chaque boite aux lettres a ainsi reçu un petit dépliant papier qui indiquait les "6 conseils" pour bien écrire les adresses postales : il s'agit du format préconisé par La Poste (six lignes maximum, pas de virgule après le numéro, tout en majuscules,...).

Il s'agit bien sûr de recommandations. Pas d'obligations, et pour l'instant nulle pénalité en cas de non respect de ces "conseils". Mais une meilleure distribution en les suivant.

Un format ouvert en quelque sorte : les informations sur ce format sont diffusées, accessibles à tous, utilisables par tous, sans inscription, sans paiement, sans brevet. Même si cela semble évident dans le domaine non-informatique, ces conditions ne sont pas réunies pour les formats électroniques fermés. Au contraire des vrais formats ouverts.

Sources et liens :

  • La page à propos des conseils pour le format de l'adresse postale, http://laposte.fr/rubrique.php3?id_rubrique=297
  • L'image avec les "6 conseils de votre facteur", http://laposte.fr/mesimages/particulier-lettre.gif (copier et coller l'adresse)

Quel format en cas de crise ?

Et le gagnant est...

Imaginons une crise majeure (catastrophe naturelle, accident important,...). Par quel moyen officiel informer la population, avec quel outil et avec quel format ?

Les critères : il faut,

  • que le plus grand nombre de personnes possède l'équipement nécessaire ;
  • que cet équipement soit autonome (batterie, pile) et le plus facile à avoir avec soi (léger, petit) ;
  • que l'utilisation de l'équipement soit facile ;
  • que le réseau transmettant les informations ne soit pas saturé ou trop sensible ;
  • que ces informations aillent uniquement des responsables vers les personnes.

Quels outils utiliser pour la diffusion des informations : la presse papier ? l'ordinateur connecté à Internet (site Web, courriel) ? la télévision (émission spéciale) ? le téléphone fixe ? le téléphone portable ? les SMS ? la CB ?

Aucun de ceux-ci ne correspond à tous les critères à la fois : trop compliqué à utiliser, pas de taux d'équipement assez proche de 100%, réseau trop vulnérable, pas assez réactif, pas assez autonome, pas assez portable.

C'est le poste de radio, avec les informations diffusées par ondes hertziennes, qui réunit tous les critères, qui a officiellement été retenu par le ministère de l'Intérieur en juin dernier. Les services de la Sécurité civile (qui dépendent du ministère de l'Intérieur) recommandaient déjà d'avoir chez soi une radio et des piles.

Le "format" hertzien est lisible par tous les postes de radio : aucun constructeur n'a créé son format propre uniquement à ses appareils (alors que pour les balladeurs et téléphones....) ! On peut même construire son récepteur.

Un exemple de plus, après le domaine de l'archivage, où un format non-informatique a été retenu.

Sources et liens :

Des formats interdits à Athènes

Cachez ces logos que je ne saurais voir !

Le sujet des formats, des normes et des standards est aussi présent dans de nombreux autres domaines que le numérique. Ils seront aussi évoqués dans la catégorie Non-électronique, dont voici le premier billet. Avec là aussi le problème des formats que l'on peut qualifier d'"ouverts" ou de "fermés".

Pour commencer, un bien triste exemple : le format des t-shirts et casquettes aux Jeux Olympiques d'été 2004 à Athènes.

Que peut-on qualifier de format pour un t-shirt ou une casquette ? Sa taille, sa matière, sa forme, sa décoration ?

Le premier point est normalisé entre fabricants pour désigner de la même manière une taille humaine donnée. C'est bien nécessaire. Et le format est ouvert : chaque fabricant utilise une grille identique pour tous, pas de taille propre à un fabricant uniquement.

Quant aux trois autres critères, il ne s'agit pas de format réellement... sauf le dernier à Athènes cet été !

En effet, certains formats de décoration y sont autorisés, et d'autres interdits. Oui, interdits de porter dans les sites olympiques des t-shirts ou des casquettes qui montrent un logo d'une société qui n'est pas partenaire des JO ! La liberté de porter le vêtement de son choix est donc limitée au format officiel : les marques non autorisées sont comme des propos diffamatoires ou insultants.

Sont interdits dans la rubrique "Conseils aux spectateurs" :

Hampes de drapeaux, logos, parapluies ouverts dans les zones des places assises, articles (t-shirts, chapeaux, sacs, etc.) qui portent la marque des entreprises concurrentes des partenaires

Les questions suivantes se posent donc pour un futur proche :

  • puis-je porter à Athènes un t-shirt ou une casquette avec les mots "Liberté" (ou "Liberty", ou "Freiheit") ?
  • puis-je porter un t-shirt avec le simple nom et le logo d'une ville touristique turque lorsque je me rends à l'ambassade grecque ?
  • puis-je écrire au Comité Olympique Internationnal en utilisant un autre service de poste et un autre papier que ceux des partenaires officiels ?
  • puis-je aller voir un concessionnaire de voiture avec un polo marqué du logo d'une compagnie aérienne ou de la SNCF ?
  • puis-je me mettre sur la plage avec une casquette d'une ville balnéaire autre que celle où je suis ?
  • puis-je avoir une sacoche aux armes d'un département lors d'une visite dans un autre ?

Sources et liens :

Mise à jour du 15 août : un article du Monde du 11 août, "A Athènes, les dix commandements du spectateur olympique" de José-Alain Fralon, dresse un tableau plus détaillé et bien affligeant (l'eau, l'alcool, la nourriture sont au format Athènes 2004...), http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3208,36-375022,0.html

Mise à jour du 20 août : et aussi, le format Athènes 2004 des liens hypertexte...

Mise à jour du 27 août : et voici un troisième format interdit à Athènes 2004...

Le format ouvert pour voter

Vote électronique ou vote papier ?

Utiliser un format ouvert électronique ou un format ouvert non-électronqiue ?... C'est le second cas qui a été retenu pour l'archivage de documents sensibles... avec finalement le papier !.

On peut se poser la même question pour les élections : vote électronique ou vote papier ?

D'un côté, un format ouvert non-électronique avec comme "technologies" :

  • des isoloirs et des bulletins de vote papier ;
  • une urne pour y glisser son enveloppe ;
  • des listes de votants à signer ;
  • des scrutateurs ;
  • une procédure claire pour tous, avec un décompte public compréhensible par tous.

De l'autre côté, un vote électronique avec :

  • une machine sur laquelle on choisit son vote (mais que saisit-elle exactement ?) ;
  • un logiciel (mais quelle garantie qu'il fasse ce que le votant demande ?) ;
  • une comptabilisation après transmission (mais quelle garantie quant à cette transmission ?).

Même en utilisant des logiciels libres, le vote au format électronique implique ici des connaissances assez poussées ; ou le fait d'accorder sa confiance en une certification qui assurera que ce qui est demandé est bien fait.

Faut-il obligatoirement remplacer une procédure claire et ouverte pour tous avec un format électronique, aussi ouvert soit-il ? Surtout dans un domaine aussi capital que l'expression des citoyens.

Sources et liens :

Table des billets d'août 2004

Les 32 billets publiés en août

1 dans Tables des billets, 1 dans Vie du site, 5 dans Interopérabilité, 2 dans Ressources, 1 dans Manifestations, 8 dans Général, 4 dans Technique, 5 dans Non-électronique, 2 dans Internet, 1 dans Conférence, 2 dans Publicité

De l'importance de l'origine et de l'image

Choisir DivX ou pas ?

Nouvelle version du format video DivX, la 5.2, publiée par DivX Networks le 19 juillet. DivX a été créé par un français, hors du circuit industriel. Il y a de nombreuses nouveautés dans la version 5.2, qui ont été reprises par des articles publiés à ce moment (voir plus bas).

En revanche, un point inédit est ressorti dans le papier de ZDNet, "DivX, l'âge de la maturité ?". La question de la maturité du format était posée, avec l'idée que ce format, né en dehors du cercle habituel, et ne bénéficiant pas d'assez de soutien d'industriels (même s'il est utilisé et installé sur des modèles de lecteurs video), aurait une mauvaise réputation, celle du MP3 de la video. Et malgré des qualités techniques indéniables et reconnues.

Or le MP3, comme le DivX, sont simplement des formats ayant proposés des compressions plus importantes que celles alors en place, mais sans être issues de l'industrie. Et c'est parfois l'utilisation qui a été faite de ces formats qui est critiquable, pas le format en lui-même, ni son origine.

D'où il ressort bien que le format est une chose. Son origine, son image et le soutien à sa diffusion en sont une autre. Avec pour le DivX et le MP3, des utilisations à leur actif (on parle de balladeur MP3, de lecteur DVD DivX). Mais il n'y a pas le label produit maison d'un gros éditeur qui le met en avant.

Cependant, même si'ls sont plus ouverts que les formats fermés concurrents (AAC, ATRAC, WMA, WMV,...), le MP3 et le DivX ne sont pas des formats réellement ouverts : il y a des brevets sur les techniques de compression.

En revanche, le Ogg Vorbis et le XviD sont ouverts. Et librement utilisables par les industriels, ce qui commencent à être le cas. C'est indispensable pour une vraie interopérabilité, bien plus bénéfique, comme le souligne l'appel récent de l'Open Group et d'IBM.

Sources et liens :

Un vrai format ouvert dans une publicité

Certaines publicités papier grand public changent un peu de l'habitude. Ainsi, c'est la chaîne de magasins Hyper-Media/Planète Saturne qui propose une unité centrale sans système d'exploitation installé et avec une distribution MandrakeLinux offerte... qui repose, comme l'ensemble des logiciels libres, sur de vrais formats et protocoles ouverts.

Autre publicité papier, celle de la chaîne de magasins Boulanger pour son opération "Le meilleur de l'audio en ballade". Outre les caractéristiques techniques des produits, certains encadrés d'explications sont intéressants. Celui sur "Les formats de compression" cite le MP3, le WMA, l'ATRAC3... et le Ogg Vorbis (le AAC d'Apple pour son iPod proposé dans la sélection est oublié). On lit :

OGG VORBIS est un nouveau format de compression venant concurrencer le MP3. Il est 40% plus performant que le MP3 en terme de compression. Il est encore peu répandu.

Même si qualifié de peu répandu, le Ogg Vorbis est cité, avec aussi un appareil proposé qui l'utilise. Ogg Vorbis est un vrai format ouvert pour l'audio. L'utilisation par les fabricants (ici c'est un modèle Samsung) est indispensable et rend encore plus crédible ce format ouvert.

Les industriels ont tout à gagner à utiliser des formats ouverts. Et certains le disent même clairement.

Sources :

Plus fort que les formats ouverts électroniques !

Comment conserver des informations pour au moins 300 ans ? Quel format de données retenir pour les archiver à long terme ?

Ces questions se sont posées au centre d'enfouissement de déchets radioactifs de la Manche, qui doit conserver les informations concernant son stockage.

Les responsables n'ont pas choisi un format ouvert. Ils n'ont pas choisi un format fermé. Ils n'ont pas retenu de logiciel : en fait aucun élément informatique. Les informations sont... sur papier, imprimées !

Certes, il s'agit d'un papier spécial, dit papier permanent, avec une encre spéciale pour ne pas se dégrader. Conservé dans des conditions favorables (température, hydrométrie) et en plusieurs exemplaires en des lieux différents (ici deux, Châtenay-Malabry et Fontainebleau).

Alors, le format ouvert le plus pérenne à long terme serait-il l'imprimé, avec le papier comme support et les yeux comme élément de lecture ?

En tout cas, dans cette situation bien particulière, pour assurer une pérennité la plus absolue à propos d'informations cruciales, il faudrait conserver chaque élément de la chaîne :

  • le fichier avec un format (ouvert de préférence, même si cela n'est plus alors aussi important) ;
  • le support mémoire (disque dur, CD Rom, DVD,...) et veiller qu'il ne se dégrade pas ;
  • le logiciel utilisé pour créer le fichier ;
  • le système d'exploitation de la machine et les autres éléments informatiques utilisés pour créer le document (polices par exemple) ;
  • la machine en entier aussi pour la partie matérielle (en espérant que l'alimentation électrique actuelle restera la même...) ;
  • le tout en plusieurs exemplaires.

Cela est sans doute trop exigeant, ce qui a fait retenir dans ces conditions le format papier à la place du format électronique.

Source : article de Transfert, http://www.transfert.net/a9475

Un article de loi définit ce que sont les formats ouverts

Le Journal Officiel n° 143 du 22 juin 2004 publie la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique (référence NOR: ECOX0200175L).
On y trouve, Titre Ier (De la liberté de communication en ligne), Chapitre Ier (La communication au public en ligne), Article 4 :

On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre.

Lire la suite

En-tête du site

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2200 jours) - Il y a actuellement 2418 articles en ligne, dont 31 pour août - C'est la saison 7 du site : les 6 ans et l'article 2400 : le papier résiste au numérique.


Depuis le site de microblog Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : SNCF-International, Aubade, VSD, Dassault Systèmes, Cegid, Axway (Sopra group), Linedata Services, Sophis, Bill & Melinda Gates Foundation, Le Festival de Cannes, Sage, Saint Algue (voir une liste qui en reprend et plus complète).


Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !) et le compte tsfoo sur Identi.ca


Coulisses, historique et chronologie du site

Coulisses techniques (ou Colophon, joli terme de l'édition papier)

La publication est effectuée dans des formats ouverts : les pages du site sont en XHTML avec feuilles de styles CSS et la syndication est assurée au format RSS.

Ce site est hébergé sur un serveur où sont utilisés les logiciels Libres suivants :

La machine principale utilisée pour la rédaction des articles :

Historique et chronologie du site
  • le 1er décembre 2008 : coupure inopinée du serveur d'hébergement, notre hébergeur à fait faillite et ne nous a pas prévenu ... En catastrophe, nous avons restauré une sauvegarde de début novembre sur un nouveau serveur. Les articles de novembre ont mis du temps à être retrouvés car le système de sauvegarde de la base de données n'était pas tout à fait au point. Un fastidieux travail de recopie a été effectué pour remettre le site à jour ...
  • le 1er août 2008 : ; 1632 articles
  • le 30 avril 2008 : les 1400 jours de Formats-Ouverts.org avec Iron Man
  • le 1er avril 2007 : bilan du 33e mois ; 1111 articles
  • le 1er décembre 2006 : bilan de novembre, avec 3 records ; 977 articles
  • le 2 août 2006 : bilan de juillet, le 25e mois ; 849 articles
  • du 25 au 28 décembre 2005 : quatre jours de pause imposée pour cause de formats
  • le 6 décembre 2005 : Formats-Ouverts.org contre les menaces du projet de loi DADVSI à l'encontre des standards ouverts et de l'interopérabilité : bandeau et texte en tête des pages
  • le 21 novembre 2005 : mise en place des lettrines, grâce à la feuille de style CSS (un format ouvert)
  • le 27 octobre 2005 : des rétroliens de type spam sont massivement postés (300) sur Formats-Ouverts.org, d'où fermeture des commentaires et rétroliens pour les articles de plus de 15 jours, puis 1 jour
  • 17 décembre 2004 : ajout d'un shortcut icon (icône de raccoursis) visible sur les onglets des navigateurs et leurs signets
  • 21 novembre 2004 : passage à la version 1.2 du logiciel DotClear
  • 18 août 2004 : un article de LinuxFr donne comme liens de référence 2 billets du site
  • Début août 2004 : l'Espace Logiciels Libres de l'Ecole (ELLE) de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a repris le fil RSS de Formats-Ouverts.org
  • 22 juillet 2004 : placé comme lien référence sur une news LinuxFr
  • 19 juillet 2004 : annonce de l'ouverture du site sur Léa-Linux
  • 1er juillet 2004 : ouverture du site en version 1
  • mai 2004 : choix de Dotclear comme solution de publication web. Charte graphique sommaire
  • avril 2004 : mise en place de premiers CMS de test par Sylvain pour essais fonctionnels par Thierry
  • début avril 2004 : idée de faire un site sur les formats de données évoquée par Thierry avec Sylvain qui s'occuperait de la partie technique

Table des billets de juillet 2004

Les 39 billets publiés en juillet

1 dans Contact, 1 dans Coulisses, 1 dans Table des billets, 1 dans Vie du site, 2 dans Loi, 9 dans Ressources, 6 dans Interopérabilité, 2 dans Conférence, 2 dans Archivage, 2 dans Internet, 6 dans Général, 2 dans Logiciel, 2 dans Entreprise, 1 dans Publicité, 1 dans Manifestations.