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Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2200 jours) - Il y a actuellement 2418 articles en ligne, dont 31 pour août - C'est la saison 7 du site : les 6 ans et l'article 2400 : le papier résiste au numérique.


Depuis le site de microblog Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : SNCF-International, Aubade, VSD, Dassault Systèmes, Cegid, Axway (Sopra group), Linedata Services, Sophis, Bill & Melinda Gates Foundation, Le Festival de Cannes, Sage, Saint Algue (voir une liste qui en reprend et plus complète).


Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !) et le compte tsfoo sur Identi.ca


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Le papier et le numérique : une photo inédite d'une guerre de formats

Le numérique n'a pas tourné la page du papier

Cet article est triplement particulier : il est publié pour le vendredi 13 [1], il porte le numéro 2400 [2] et surtout il dresse un état des lieux inédit des batailles silencieuses dans la guerre entre le papier et le numérique, le tout sur un ton un peu léger de l'été (mais étayé tout de même de plus de 70 liens et 90 exemples !).

Car disons-le d'emblée : le numérique en a assez de la résistance du papier !

Voyons nos deux protagonistes

Sur le ring de notre vie quotidienne, on trouve :

  • à ma droite, culotte noire et banche, celui sur qui la civilisation de l'écrit s'est batie depuis des siècles, aidé notamment par l'imprimerie : le papier, aussi qualifié de low-tech ;
  • à ma gauche, culotte multicolore, celui qui progresse depuis quelques décennies en investissant tous les domaines, aidé notamment par Internet : le numérique, le high-tech.

Chacun apporte une révolution en gants de velours ou de boxe. Dans certains domaines, chacun est confronté à l'autre. Voici donc une photo inédite de cette confrontation technique, petite histoire dans la grande.

Une malchance ou une malédiction ? Non, c'est pire

Pour le numérique, nulle malchance ni malédiction n'est à invoquer en ce vendredi 13 : c'est plutôt de l'exaspération et de la colère qui règneraient à propos du papier.

Que s'est-il donc passé pour que le numérique dresse à propos du concurrent papier la liste noire ci-dessous ?

Les 3 détonateurs récents

Voyons tout d'abord les 3 gouttes d'octets qui ont fait déborder le disque dur du numérique et qui ont provoqué l'explosion de colère : elles sont

  • tout d'abord publicitaire : il y a ce slogan qui fleurit dans les magasins, Take you where no laptop can go! (Vous emmener là où aucun ordinateur ne peut aller) à propos de carnets papier : pensez-vous, c'est une attaque frontale !
  • ensuite monétaire : c'est le Trésor américain qui a annoncé pour février 2011 le lancement d'un nouveau billet de 100 dollars. Pensez-vous, de la monnaie papier pour un tel montant, c'est un symbole fort à l'heure des cartes bancaires !
  • enfin il y a Bill Gates à Vienne : le 19 juillet 2010, lors de la conférence internationale sur le SIDA, devant l'assistance attentive et face aux caméras du monde entier, il est monté à la tribune pour prononcer son discours avec des feuilles de papier à la main ! Pensez-vous, lui, sans ordinateur !
Le PDF en 1993 avec le zéro papier, et en 2010

L'une des dates importantes de l'affrontement entre le papier et le numérique se situe en 1993 avec le lancement de la première version du format numérique PDF (Portable Document Format) : le zéro papier était l'objectif, tout devait être numérisé ou numérique. Qu'en est-il près de 20 ans après ? Le papier est toujours là, et les petites souris qui ont assisté à la scène vous le diront :

  • les responsables d'Amazon se disent qu'il serait très difficile de vendre un livre numérique avec une interdiction technique d'aller directement à la dernière page sans être passé par toutes celles d'avant ;
  • Steve Jobs grand chef d'Apple fulmine de savoir que ses i-appareils ne peuvent pas restituer le toucher du papier ni son odeur et impossible aussi de simuler le poids d'un livre aux pages plus ou moins nombreuses ;
  • le géant 3M continue de vendre des Post-it papier, même si de nombreux logiciels proposent la version numérique : le format est même proposé légalement avec succès par d'autres (pensez-vous), mais avec d'autres noms.

En passant en revue les différentes situations, les faits s'accumulent :

Certains ne jouent pas le jeu

Beaucoup d'acteurs du marché, dont plusieurs à forte visibilité, comme on dit, ne jouent pas le jeu du numérique au profit du concurrent papier :

  • ces présentateurs d'émissions télé qui utilisent et exhibent des fiches qui portent le nom et les couleurs de l'émission ;
  • ces ministres qui se montrent avec des dossiers et des chemises papier sous le bras ;
  • ces hôtels qui proposent toujours dans leurs chambres du papier à lettre, des bloc-notes ou des enveloppes avec leur en-tête ;
  • ces organisateurs de congrès qui glissent un bloc-notes dans le sac des participants ;
  • ces joueurs de poker professionnels qui ne jouent pas avec des logiciels mais avec des cartes ;
  • ces champions de rallye automobiles qui se fient à leur copilote avec son road book ;
  • ces agents de mode et de photo qui consultent les press book ;
  • ces clients de magasins qui se déplacent dans les rayons armés de leur liste de courses ;
  • ces magasins qui continuent d'établir des devis, des reçus et des factures papier ;
  • ces industriels du chocolat qui proposent des fiches recettes ou des images en cadeau dans leurs tablettes ;
  • ces musiciens classiques qui jouent seuls ou en orchestre avec leur partition bien visible devant eux ;
  • ces acteurs de séries et de films, notamment policiers, qui sont sur les écrans du monde entier à noter leurs informations sur des carnets ;
  • et même ces restaurants qui continuent de remettre des cartes de menus et de prendre les commandes sur du papier.
Ces faits qui se moquent du numérique
  • le billet d'avion électronique doit être imprimé !
  • la photo au sténopé, célébrée dans le monde entier chaque année ;
  • les sociétés liées au papier comme Bic, Pentel, Lamy, Pilot, Oxford, Rhodia et autres Moleskine qui vendent depuis des années leurs produits par millions d'unités (depuis 1950 pour le premier et son Bic Cristal vendu à plus de 100 milliards d'exemplaires !), sans parler des ventes des agrafes, des punaises, des pinces, de rubans adhésifs et autres trombones ;
  • les magasins et les grandes surfaces qui d'un côté distribuent moins de sacs plastiques mais qui de l'autre continuent de remettre des tickets de caisse !
  • les étiquettes papier pour bagage qui sont les seules à pouvoir répondre aux contraintes exigées ;
  • les cartes postales (classiques ou décalées) et les cartes de vœux sont toujours à l'honneur, l'une en été et l'autre en hiver, et peuvent même être une marque de distinction ;
  • les album et les livres de jeunesse en papier restent la référence inégalables, comme les puzzles ;
  • les affiches papier restent un outil de communication incontournable, notamment avec les fameuses « 4x3 » (4 m sur 3 m), placées dans les villes et aux bords des routes, sans oublier les dépliants, les tracts et autres brochures ;
  • la lettre au Père Noël est une véritable institution ;
  • les cahiers de vacances, robustes et pratiques , autre institution qui se déclinent même en version pour adultes et toute l'année ;
  • les chèques sont toujours utilisés et les chèques-cadeaux sont tout aussi présents ;
  • les collections de timbres, d'étiquettes de bouteilles de vins ou de journaux et magazines (comme Le Monde de l'éducation, SVM ou LIFE) ne connaissent pas de concurrence ;
  • les tickets de métro sont toujours largement utilisés ;
  • ces Essentiels de la rentrée scolaire du Ministère de l'éducation nationale qui en 2010 ne comportent toujours aucune fourniture numérique ;
  • les horodateurs continuent de délivrer des tickets à placer de manière visible sur son tableau de bord ;
  • les télégrammes qui ont une valeur juridique établie ;
  • les fiches qui restent le terme consacré et l'outil utilisé, que ce soit pour la DCRI (ex-RG), pour préparer un roman ou pour un spectacle langue de bois ;
  • le pilotage de précision se fait sans GPS ni ordinateurs mais uniquement avec carte, montre et navigation au cap ;
  • les parapheurs des cabinets (de ministères ou d'autres lieux de décision) restent très largement utilisés ;
  • et même les agendas papier (à thème, en produits dérivés ou Qui dit Non) qui se vendent même 2 fois par an : pour l'année scolaire et pour l'année civile !
Il y a même des innovations

Le papier fait preuve de bon sens et d'ingéniosité, sans pour autant faire parler de sa R&D :

  • les lignes blanches suédoises de Whitelines, à la place des noires, pour encore mieux lire et écrire ;
  • des trous ingénieux pour mettre ensemble des papiers, qui plus est des trous fermés !
  • le chrononotebook avec sa disposition originale sur la page pour mieux l'utiliser ;
  • des sous-mains calendriers, vendus en bloc de feuilles détachables, pour toujours pouvoir écrire et avoir des informations sous les yeux, ou encore de simples pop notes (piece of paper notes) pour toujours avoir un morceau de papier sous la main ;
  • le principe des blogs transposé dans des guides et des carnets ;
  • le croisement entre Twitter et le Post-it pour créer le tweet papier repositionnable ;
  • le mariage de la clé USB et du papier ;
  • des codes uniques d'indentification sur des documents imprimés ;
  • des cartes indéchirables voire imperméables, très pratiques, notamment pour les motards ;
  • et même des formats nouveaux, comme la feuille à réglure points, la page à petits carreaux avec marge ou le grand 24x32.
Horreur, le papier contre-attaque avec succès
  • le hPDA fait volontairement un pied de nez aux assistants et aux agendas numériques (PDA) : il est issu du monde numérique, il est l'objet de très nombreuses pages Web et il conquiert des utilisateurs avec les avantages de ses fiches Bristol avec sa pince caractéristique ;
  • les carnets sont toujours là, ces objets très anciens avec le calepin de Calepino mais aussi très actuels avec les Moleskine, Rhodia, Leuchtturm1917 et consorts ;
  • des pliages ingénieux sont élaborés pour glisser l'information dans sa poche, et pensez-vous, sans aucun brevet dessus !
  • le billet de 1 euro qui est envisagé pour remplacer la pièce ;
  • le grand magasin Le Bon Marché a supprimé ses rayons de CD et de DVD et ne propose plus que des produits papier ;
  • les loisirs créatifs qui font la part belle au papier, avec par exemple les cartes, le scrapbooking, la calligraphie et autres pliages, qui se combinent au do it yourself (DIY), ces objets faits soi-même ;
  • les livres grand format se vendent par millions, avec notamment les séries de Harry Potter et de Twilight ;
  • le lancement de journaux papier à partir d'émissions télé ou de coffrets cadeaux ;
  • et même le lancement de revues papier à partir de sites Web : passer du numérique au papier, pensez-vous !
Des prises de conscience des limites du numérique

Certains sujets parfois pointus et peu favorables au numérique se répandent dans le grand public :

Ces symboles stratégiques qui refusent le numérique

Certains domaines, moments ou lieux symboliques et stratégiques revendiquent le papier :

Et enfn le pire du pire

Le plus exaspérant et le plus désespérant pour le numérique est la trop grande richesse du papier et son laxisme trop intrinsèque :

  • trop riche, le papier : différents formats, différents grammages, différentes couleurs, différentes origines, différentes perforations, différentes réglures, différentes reliures ! Sept caractéristiques principales, la gamme est vraiment trop large !
  • trop laxiste, le papier : il accepte n'importe quel outil d'écriture et quelle que soit la marque ! Cela va du stylo bille (avec M16 ou pas) au stylo plume, du crayon au porte-mine, du roller aux surligneurs, des feutres aux marqueurs, des plumes aux pinceaux, sans parler des nombreuses couleurs, encres et épaisseurs de traits.

Il serait temps que l'industrie du papier se penche sur cette utilisation frauduleuse de son support. Elle ne devrait permettre qu'à certains outils d'écriture d'utiliser certains papiers (par exemple au travers d'associations techniques exclusives et nationales : Bic et Rhodia, Lamy et Leuchtturm, Moleskine et Waterman) ou au moins en établissant des partenariats (Les cahiers de marque X recommandent l'utilisation des stylos de marque Y). Ou alors faut-il interdire ces formats ouverts en faveur de l'interopérailité, source de dangers et qui faussent la concurrence avec le numérique.

Post-scriptum : de petites consolations

Malgré ce tableau noir pour le numérique, le papier est tout de même battu par le parchemin sous les premières pierres des édifices, par le papyrus pour le record d'ancienneté, par la pierre et l'argile pour Rosette et Phaistos ou encore par la craie sur le Tour de France.

Sources et liens :

Ce long article comporte plus 72 liens (soit 24 x 3 pour ce numéro 24 x 100 !) qui pointent vers d'autres articles de Formats-Ouverts.org ; la plupart de ceux-ci se trouvent sur la longue page issue de la requête interne avec le terme « papier » : http://formats-ouverts.org/blog/?q=papier (vous aurez remarqué le format ouvert de la syntaxe utilisée).

[1] Les 10 articles de « vendredi 13 » sur Formats-Ouverts.org depuis juillet 2004 :

[2] Les 4 derniers articles « centenaires » de Formats-Ouverts.org :

Le 13 août sur Formats-Ouverts.org :

C'est bien l'été : une preuve par les formats (télé)

Quand trouve-t-on au programme des différentes chaînes : des rediffusions, des bêtisiers, des jeux et émissions spéciales au parfum de vacances ? En été !

On trouve donc les formats (ouverts) suivants en 2010 :

  • les Angélique, les 7e compagnie et les Gendarme de St Tropez, ces deux derniers le même soir du 13 pour le premier opus (mais pas les Sissi) ;
  • les Meilleurs moments de... (mais pas de Rétrospectives) ;
  • les Fort Boyard (même si le format a un peu changé : un seul présentateur, des téléspectateurs comme candidats, plus de Passe-Temps gardien des sabliers) ;
  • les Inédits de l'été de certaines émissions ou des spéciales comme La Boîte à musique ou les Secrets d'histoire ;
  • la télé réalité, au parfum de plage, de pré ou de secret.

En revanche, plus de formats Lost, Heroes, 24h Chrono (côté séries), plus d'Intervilles (pas remplacé), plus de Carte aux trésors (remplacé par Mission millénium et lancé le 14, un titre au format qui peut prêter à confusion avec le livre et les films).

Et une triple exception pour des films et une série encore inhabitués aux multiples rediffusions estivales : les sagas Le Parrain (1, 2 et 3) et Rocky, et Le Prisonnier.

Autres articles :
Sources et liens :
  • Livre, Télévision française La saison 2010, L'Harmattan : une référence annuelle
Le 31 juillet sur Formats-Ouverts.org :

La fin de deux séries et de leurs formats

Lost (Les disparus) et 24 (24 heures chrono) sont deux séries télé qui partagent plusieurs points communs : la longévité, avec 6 saisons pour la première, 8 pour la seconde ; un succès de chacune au point de marquer assez fortement l'histoire des séries (voire de modifier le calendrier présidentiel).

Et aussi des formats de narration qui sont caractéristiques : l'écran partagé des 24 heures et le flash forward.

Et pour finir, la fin de chacune : un format voisin de diffusion avec une soirée spéciale pour les épisodes de clôture, à deux dates très voisines : le 23 mai pour Lost (un dimanche) et 24h (!) plus tard, donc le 24 (!!) mai pour 24 (un lundi). Ces formats sont ouverts.

Sources et liens :
Le 26 juin sur Formats-Ouverts.org :

Avatar ou Alvin : avoir un gros succès ou avoir des suites ?

Quel est le format qui rapporte le plus ?

Pour la Fox et ses actionnaires, le film Avatar ne serait qu'un avorton : il a été en tête du box-office, certes, mais il est bien moins avantageux qu'une série comme les Chipmunks.

En effet ces derniers sont bien plus anciens (1958) et rapportent régulièrement depuis longtemps, comme le souligne un article de l'agence Reuters repris et traduit dans Le Monde [1] :

Alvin et les Chipmunks illustre l'intérêt des franchises, ces séries de films à héros récurrents, pour l'industrie du cinéma.

Pour les actionnaires, qui préfèrent que les profits soient durables et le niveau de risque modéré, c'est une véritable mine d'or.

Les franchises, des formats ouverts d'un côté (chacun peut en faire), mais fermé juridiquement de l'autre (ne peut exploiter une saga qui veut).

Sources et liens :
  • [1] Article, Pourquoi les actionnaires de News Corp. préfèrent Alvin à Avatar, de Rolfe Winkler, traducction de Chrsutine Lahuec, Le Monde, le 9 janvier 2009
Le 11 juin sur Formats-Ouverts.org :

La télé et 6 formats

La télé a aussi des formats, terme employé officiellement par les professionnels. Ainsi sur vos petits écrans :

  • la série Lost et sa dernière saison (la sixième)... avec son format de flash sideways (après les flashback - flash-forward) : il s'agit de proposer un retour en arrière avec un tout autre déroulement où ce qui a été vu ne s'est pas passé... ;
  • des émissions au format en direct inhabituelles : à propos de théâtre avec Colombe (le 15 mai, France 2) et à propos de spectacle pour Papa est en haut (de Gad Elmaleh, le 24 avril, TF1) ;
  • deux nouvelles séries, Lie to me et Mentalist, dont le format policier traite de la psychologie humaine comme sujet des enquêtes ;
  • le format militaire à l'honneur avec la gendarmerie sur France 2 (présenté par Michel Ducker, le 4 mai) après l'armée de l'air peu avant (même présentateur, le 23 mars, France 2) ;
  • les 24 heures de musique continue au format Rock around the clock de la chaîne allemande 3Sat (pour le 1er mai, inédit en France) ;
  • la série United States of Tara... et son format de 26 minutes, à la place du 52 ou du 40 minutes.

Tous ces formats à propos de scenario, de sujet ou de montage sont ouverts jusqu'à preuve du contraire, comme le dit l'expression.

Le 19 mai sur Formats-Ouverts.org :

La cuisine, le format du moment

Exercice : prendre un programme télé de mars 2010 et compter combien d'émissions différentes il y a à propos de cuisine, avec notamment celles du type concours télé-réalité. Résultat global : elles sont nombreuses (près de 10). C'est d'ailleurs une émission de télé-réalité de M6 (Top chef) qui a remplacé le format Guerre des étoiles des lundis en soirée.

Un des formats du moment est donc la cuisine : Les papilles font de la résistance [1]. Le film de cinéma n'est plus le numéro 1 des programmes de première partie de soirée : les séries, la télé-réalité, les reportages, le sport et les divertissements sont passés devant.

Et on retrouve là aussi des formats : les caractéristiques de ces émissions sont connues et ouvertes. Le fait d'avoir un format voisin est possible dans la limite des actions en justice des concurrents, justifiées ou pas, comme dans le cas Intervilles-Wipeout.

Sources et liens :
Le 27 mars sur Formats-Ouverts.org :

La généricologie

Généricologie : de générique et de -logie (étude de). Ce terme est une création basée sur un format ouvert de construction des mots.

Cette étude des génériques est traitée dans le documentaire GENRIKART diffusé le vendredi 21 août 2009 (Canal+, 22h45). Cette partie des films (et des séries) peut consituer un film dans le film, avec un travail particulier. Et cette partie peut avoir des formats très différents. Trois petits exemples pour trois films :

  • HOME (2009) : les logos de différentes marques apparaissent à l'écran pour s'éloigner en se regroupant pour former finalement les 4 lettres du titre. Notre maison Terre serait-elle constituée par ces structures ? C'est une interprétation possible. Elles soutiennent aussi tout simplement le film en ayant participé au financement ;
  • Coraline (2009) : une aiguille est en action et créé un objet... qui se retrouve dans le film... et la signification exacte de ce début devient bien plus claire à la fin du film ;
  • Lord of war (2005) : la vie d'une balle, avec les débuts de sa fabrication à sa fin mortelle sur une jeune victime... une séquence forte qui fait écho à l'affiche et donne le ton.

Il ne faut pas oublier le générique de fin, qui peut contenir quelques images voire une séquence du film ou encore un clin d'œil dans le texte projeté qui n'est alors lu que par les derniers spectateurs attendant la vraie fin du film (c'est-à-dire l'écran noir et la lumière revenue).

Et sur Formats-Ouverts.org le 21 août :

Lost (s.5) est bien là

Une erreur s'est glissée dans l'article du 10 juillet qui indiquait que TF1 ne proposait plus cet été la série Lost : les disparus.

En effet le mercredi 19 août 2009 à 23h10 marque le retour de Lost avec la diffusion des 3 premiers épisodes (sur les 17) de la saison 5 (s.5, 1, 2, et 3/17 dans un format plus court).

Et pour les formats ? Lost utilise une forme/un format de narration basé sur des bonds en avant, les flashforward, format qui est ouvert pour toutes les séries.

Et sur Formats-Ouverts.org le 19 août :

« TF1 format »

Changement de formule

Lost, Heroes et 24 heures chrono : quel est le point commun entre ces 3 titres de séries ? Elles étaient toutes diffusées par TF1 pendant la période estivale. Elles étaient, car c'est fini.

En effet, après plusieurs années de présence à l'antenne d'été, c'est la trappe en 2009 : nouvelle politique de TF1, crise... et sans doute le résultat de son laboratoire d'idées lancé en 2008 : « TF1 format, chargé d'inventer, comme son nom l'indique, de nouveaux formats. »

Et sur Formats-Ouverts.org le 10 juillet :

Ces formats de l'été

Comme chaque année, qui dit été (du moins juillet et août), dit formats de l'été. Presse, radio, télé : tous adoptent la grille de l'été (pour les radios et télés), les suppléments, encarts, dossiers et pages spéciales été (pour le format papier). Avec son lot de rediffusions des 10 mois précédents, d'émissions estivales, de sujets de vacances, le tout avec un ton plus léger (sans parler des livres, films, chansons et autres plats de l'été).

Ces formats ont des règles et principes connus, que ce soit les jeux dans un fort ou en chasse de trésor, en passant par les vachettes ou la réalité à la télé. Sans oublier les séries, les sagas, les jeux de réflexion, les mots croisés, les feuilletons et autres cahiers de vacances.

Ces formats sont donc connus et ils ne donnent pas lieu à verrouillage : ils sont ouverts. Cependant, fort heureusement, ils ne garantissent pas la réussite automatique en les appliquant de manière systématique.

Les formats de l'été sur Formats-Ouverts.org
Et sur Formats-Ouverts.org le 3 juillet :

Le soir à la télé, voici un nouveau format

Le 20h35 !

Question : que s'est-il passé entre le 4 janvier 2009 (un dimanche) et le lendemain (dont la date est V I MMIX en chiffres romains) ? Réponse : un changement de format à la télé, mais rien de très technique comme la HD sur la TNT, il s'agit tout simplement des horaires.

Le lundi 5 janvier 2009 est le premier jour du « format 20h35 » : sur les chaînes de télévision publiques, le programme de soirée débute désormais à 20h35 en raison de la suppression de la publicité le soir (à la place de 20h50 voire 21h00).

Le monde de la télé parle de « format court », de « format 52 minutes » et ce nouvel horaire établit donc un nouveau format de grille avec 20h35 comme heure de début des programmes de soirée. Comme ce format est ouvert, libre aux autres chaînes de modifier ou pas leurs programmes pour débuter en même temps ou plus tard. La guerre étant toujours celle de l'audience (avec les séries, les films, les documentaires, les reportages, les émissions de divertissement,...).

Pour « le 20h de F2 » (c'est-à-dire dans un format plus clair, le journal télévisé de 20h00 sur France 2), cela signifie une durée écourtée. Mais pas encore de « format allemand » : le programme du soir en Allemagne débute à 20h15 sur la plupart des chaînes, avec un journal télé plus court et sans vedettariat du journaliste présentateur.

Autres articles sur la télé :
Et sur Formats-Ouverts.org le 14 janvier :

3 cas de VOD : mettre les formats dedans ou dehors ?

Warner Bros : tout dedans (l'ordinateur)

En 2008, Warner Bross est passé au disque bleu et fête aussi ses 85 ans. Pour sa video à la demande, il faut un ordinateur, mais pas n'importe lequel. La page de la Configuration requise indique que « vous devez posséder un ordinateur PC équipé de windows XP » (mais pas un mot sur Vista !) avec « Windows Media Player, version 10 et ultérieures » [1], et aussi :

La vidéo à la demande n’est pas compatible, à ce jour, avec les plates-formes Macintosh et Linux. La technologie de protection des fichiers vidéos, liée à la DRM Windows, n’est en effet pas encore reconnue par ces plates-formes.

Les Macintoch (sic) ne sont plus du tout au catalogue d'Apple (et ont été lancés en 1984) : la précision est donc un peu dépassée. Mais si le texte voulait écrire plate-forme Apple, cela serait plus juste : mais un Apple avec Windows, avec Mac OS X ou avec Linux, cela est possible et cela n'est pas la même chose. Enfin, on est assez tenté de lire, vu la formulation (adroite...) : c'est vraiment la faute à Linux et à Apple, eux les vilains qui ne reconnaissent pas la DRM Windows...

Télévision Orange : dedans et dehors

Attention : il y a un O majuscule, cela ne concerne pas la couleur du téléviseur. Depuis le 13 novembre 2008 (un jeudi), Georges Clooney ou Harry Potter sonnent aux portes dans les publicités pour les 5 chaînes Orange Télévision. Ordinateur ou boîtier, vous avez le choix. Mais pour l'ordinateur, c'est :

Windows XP ou Vista, Internet explorer 6.0 ou version supérieure, Windows Media Player 11 ou version supérieure (incluse dans windows Vista) [2]

Tout Microsoft ou rien. C'est un choix, comme finalement de ne pas acheter et de ne pas télécharger illégalement. Au moins la solution du boîtier simplifie les choses : tout est dedans et on branche, sans se formaliser de considérations techniques ni de formats.

Le boîtier FNAC : tout dehors

Selon le journal Les Échos [3], la FNAC va lancer en décembre 2008 une FNAC Box. En la branchant sur sa télévision, il sera possible de recevoir la TNT et surtout d'accéder au catalogue de VOD de Glowria, partenaire de l'opération. Là aussi, pas de réglage ni à se soucier de configuration.

Mais pour toutes ces solutions de VOD, pas de formats ouverts, comme depuis les débuts (voir ci-dessous).

Autres articles sur la VOD :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 15 novembre :

Quelques mots à un voleur d'ordinateur

J'écris ces quelques lignes à propos d'une personne qui ne les lira sans doute jamais. Mais elle a volé mon ordinateur et elle est victime des formats. Hélas pour elle. Voici son histoire.

Situons tout d'abord le cadre général : après le samedi 7 septembre à la Braderie de Lille (où ce fut la reprise des interventions de Formats-Ouverts.org pour l'année 2008-2009), le samedi 13 et le dimanche 14 se déroulèrent à la Fête de l'Humanité. Chaque fois ce fut dans l'espace logiciels libres sur le stand de l'AFUL : expliquer le monde du libre, expliquer l'importance des formats.

Soyons plus proche de la scène du délit : comme dans presque tous les salons, il y a l'allée où passent les visiteurs, il y a les tables des exposants (avec prospectus, autocollants, chaussettes de portable,...) et il y a les exposants (assis ou pas, qui parlent avec les mains ou pas). Il y a aussi des sacs posés aux pieds des chaises, juste à côté ou juste derrière les exposants. Et là eut lieu le coup de culot délictueux.

En effet, sans que rien ne soit remarqué, l'auteur du geste voleur passa et emporta une banale sacoche, de format un peu plus grand que le A4. Ni vu, ni connu. Le vol ne fut découvert que trop tard pour se ruer derrière son auteur comme dans certains films ou séries. Aucun super-héros ne volait dans les alentours, aucun flashback possible. Pour ne pas trop allonger le texte, j'omets de relater ici tout le bien que j'ai alors pensé.

Score à la mi-vol : 1 point en faveur du voleur... pour l'instant. Continuons et suivons notre voleur.

Car à l'instant où ledit voleur espère avoir entre les mains un bon butin, commence sa descente vers les affres de la déconfiture.

Il a volé la sacoche, il est en sécurité, il ouvre la fermeture.

Des papiers d'identité ? Des cartes bancaires ? Un porte-feuille ? Un chéquier ? Des pièces ou billets ? Que nenni, rien de tout cela ! Juste quelques pages de journaux, un magazine télé d'une semaine écoulée, des pages A4 (au nombre de 50 exactement) avec sur chacune 10 textes de présentation de Formats-Ouverts.org et une paire de ciseaux.

Rien de valeur. Chou blanc.

Mais que voilà donc de blanc dans la sacoche ? Un ordinateur portable ? Oui ! De marque Apple. Un bon butin ? En soulevant l'écran, premier contact et première surprise : de nombreuses touches du clavier ont leurs lettres totalement effacées... Il a beaucoup servi. Aïe. En pressant le bouton d'allumage, l'ordinateur démarre et arrive un écran avec ce mot : Ubuntu. Késako ? Ce n'est pas Windows ? Ce n'est pas Mac OS X ? Et si le voleur connaît Linux : quel est l'identifiant puis le mot de passe ? Ce n'est pas thierry puis thierry, désolé, j'ai passé l'âge.

On ne rentre pas. Chou blanc (bis).

Le regard se porte alors sur le modèle précis inscrit sur la machine ouverte : iBook G4. Une petite recherche est formelle : plus de 4 ans d'âge avec un microprocesseur PPC désormais abandonné par Apple ! Une antiquité, ou presque.... Mais cet antique numérique ne vaut guère.

La machine n'est pas récente. Chou blanc (ter).

Peut-être alors les données qui sont dessus ? Car le plus important, ce sont les données. Retour à l'identifiant et au mot de passe : imaginons que la barrière saute. Prouesse. Alors, où sont les données ? Des courriels, des fichiers et des documents aux formats ouverts txt, HTML, PDF et LaTeX (mais aucun relevé de banque ni code bancaire, pas de ça ; et aucun fichier de photo, de video, de musique). Données invisibles. Il se pourrait que ces données soient quelque part dans une partition chiffrée (on ne dit pas cryptée mais chiffrée), dans un format bien plus sûr... Et pour y accéder, il y a peut-être (entre autres) une pass phrase, un mot de passe sous forme d'une longue phrase... Et ce ne serait pas moi thierry, désolé, j'ai passé l'âge.

Pas de données. Chou blanc (quater).

Tiens, la batterie faiblit et indique qu'il ne reste plus que 30 minutes d'autonomie. Le câble. Où est le câble électrique ? Il n'y a rien dans la sacoche, car il était rangé ailleurs. Qu'à cela ne tienne, un câble d'alimentation classique fera l'affaire. Non ! Le format de la prise pour l'ordinateur est particulier et propre à Apple et à ce modèle qui n'est plus disponible.

L'ordinateur va s'éteindre. Chou blanc (quinter ?).

Sans aucune sauvegarde des données, c'est une perte pour le volé et un point pour le voleur. Mais il est possible d'avoir des fichiers copiés ailleurs que sur sa machine, sans oublier les informations, notes et notules au format papier. Alors la perte est moindre.

Résumons la situation du voleur : pour l'ordinateur portable, c'est un modèle très ancien, équipé d'un clavier avec des touches effacées, sans données, à la batterie vidée et sans câble électrique ; pour le reste de la sacoche, du papier (un vieux magazine, des pages A4 de publicité) et une paire de ciseaux.

Score final : 1 pour le voleur, 5 pour le volé. C'est une correction (avec une collection de choux blancs).

Voilà donc un voleur qui n'a pas gagné de butin malgré son travail du dimanche : dépité et déconfit, c'est une pauvre victime des formats... qui sont vraiment sans humanité.

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Flashback et flashforward

Deux formats de narration

Flashback : c'est un retour en arrière. Et son contraire ? Le flashforward, un bond en avant dans le futur par rapport à l'action en cours.

Ces 2 formes de narration sont très présentes cet été 2008 dans Lost : les disparus (titre français) saison 3, une des séries télévisées (avec leurs formats) des programmes estivaux (avec leurs formats aussi).

Montrer des scènes avec les personnages à fin de l'histoire pose alors la question : que s'est-il passé pour en arriver là ?

Bien sûr, ces formats d'écriture de séries (ou de films ou de livres) sont ouverts : il est possible de les utiliser librement, voire de les modifier, comme par exemple imbriquer dans un flashforward un flashback qui est un flashback par rapport au présent de l'histoire ou qui en est un flashback.

Lire aussi :
Sources et liens :
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Un été sans certains formats (mais avec d'autres)

Cet été, il n'y aura pas, il y aura

C'est l'été !, clament radio, télé et journaux (et même le cinéma et la publicité), avec leurs programmes spéciaux aux formats de l'été : émissions estivales, rediffusions (voire rerediffusions : Le gendarme...), festivals, essais de nouvelles formules, cahiers spéciaux et autres reportages ou articles, aux sujets plus décalés et moins sérieux. Ces sujets ne se voient pas appliquer les formats de traitement du reste de l'année mais ceux aux tons plus légers de l'été : les gens pensent vacances, se disent les rédactions.

Alors, sans dresser de listes exhaustives, on retrouve parmi les incontournables des formats de l'été, entre autres :

  • la presse papier et des jeux pour la plage, des suppléments été et des cahiers spéciaux ;
  • la télé avec des jeux de vachettes (et d'autres), des best-of (florilège) et la télé réalité en action ;
  • la radio avec des rediffusions d'émissions de l'année.

Le format JO (Jeux Olympiques, pas Journal officiel) est quant à lui un peu inédit en 2008 (périodicité oblige). Et pour la télé, le format série (de l'été) revient aussi avec ses Perdus (Lost) ou ses Héros (Heroes). Mais pour la première fois depuis l'été 2003, point de Jack (Bauer, de 24 Heures Chrono), au contraire du service de renseignement britannique ([MI-5]) diffusé pour la première fois en 2008 sur une chaîne publique. Et le policier de Los Angeles Vic (Mackey, de The Shield), n'est pas reconduit sur France 3 où il était apparu en 2007 (mais son format était peut-être un peu trop décalé).

Et tous ces formats (d'émissions, d'articles, de séries, de jeux,...), pour tous ces formats (papier, télé, radio, cinéma, chanson,...) sont connus : leurs règles, leurs codes, leurs techniques narratives, leurs tics, leurs musiques, leuss logos... Des formats ouverts, avec la possibilité d'en établir des pastiches, parodies et autres détournements.

Autres articles sur Formats-Ouverts : les formats de l'été
Sources et liens :
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Les formats à utiliser pour les courriers électroniques

Les recommandations de Sir Tim Berners-Lee, directeur du W3C

Tim Berners-Lee est sans doute une des plus grandes personnalités d'Internet. Il a été annobli par la Reine d'Angleterre pour son travail, il est le directeur du W3C, World Wide Web [1].

Sa page Web officielle [2] fournit diverses informations : sa biographie, ses conférences (comme celle sur le Web mobile) et traite aussi du courrier électronique. On y lit ses recommandations sur les formats à employer pour écrire (gras et italique ajoutés) :

Ce qu'il ne faut pas envoyer en courrier électronique

Le courrier électronique est sure tant qu'il ne contient pas de programme. (Les données et les documents sont bien, les programmes ne le sont pas). Si vous m'envoyez un programme, je ne l'exécuterai pas, car il il peut endommager mon ordinateur et peut être un virus.

* Note : les documents pour Microsoft Word, Excel et autres programmes de Office tendent à exécuter des programmes (scripts) alors que vous les prenez pour de simples documents. Ils peuvent exposer ma machine aux virus, parce que ces programmes n'empêchent pas les scripts de s'exécuter depuis un document quand il est reçu par courriel. S'il vous plaît, ne m'envoyez pas de documents de Microsoft Office.

* Si vous envoyez du texte, s'il vous plaît, faites le en texte brut ou en HTML. Si vous utilisez votre traitement de texte favori, ou votre logiciel de présentation préféré, etc, et si vous m'envoyez un document dans le format de l'outil que vous avez utilisé, vous me forcez alors à installer un logiciel propriétaire sur n'importe laquelle des machines où je lis ce document.

* Si votre courriel est envoyé depuis Microsoft Outlook, et contient des pièces jointes, je serai enclin à ne pas le prendre en compte car je sais que des séries de virus en 2001 résultaient de la tendance d'Outlook à exécuter des scripts dans les courriels, et consommaient beaucoup de mon temps ou de celui de mes collègues.

Ce que vous pouvez envoyer en courrier électronique

Voici de bons standards de documents : messages en texte brut, pages HTML sans script (parfois appelées Texte enrichi), photos (format JPEG, PNG, GIF), SMIL, RDF/XML N3 et ainsi de suite. Tous ceux-là peuvent être envoyés en tant que messages ou en pièces jointes. Je peux les lire avec une variété de logiciels, et ils ne peuvent contenir de virus, tant qu'il n'y a pas de bug sérieux dans le code que j'utilise pour les lire. Si vous n'avez pas besoin de plus, utilisez le texte brut.

Ce sont là de bonnes règles, valables pour écrire un courrier électronique à qui que ce soit.

Et ces règles s'appuient sur des formats ouverts pour garantir entre autres l'interopérabilité du courriel, sans utiliser forcément de HTML.

Sources et liens :


Et sur Formats-Ouverts.org :

Le 11-Novembre

Une date particulière et les formats

11 novembre 1918 : signature de l'armistice de la Première Guerre mondiale [1]. Pour commémorer cette date, des cérémonies officielles se déroulent partout en France et notamment à l'Arc de Triomphe. En cette année 2007, le 11-Novembre n'a pas connu à Paris le même format que les années précédentes, avec un discours (court) du Président de la République.

En 1918, le Cessez le Feu sonna sur tout le front le 11 novembre à 11 heures : autre format d'écriture de cette date célébrée, 11/11 11h.

La télé a diffusé à l'approche de la date, films, émissions ou reportages sur ce sujet vieux de 89 ans. Pour ce qui est de la journée du 11 novembre, France 3 proposa la cérémonie de Paris en direct. Le soir, encore le 11-Novembre sur France 2 avec La Tranchée des espoirs, mais pas pour TF1 avec Le Cœur des hommes (tiens, sa suite est sortie sur les écrans fin octobre... et pas d'affrontement de séries télé).

Quant à l'écriture du 11-Novembre (employé comme nom de places, de rues,...) c'est bien avec ce format d'écriture en tant que nom, avec majuscule et trait d'union.

Les 90 ans seront sans doute davantage célébrés, car cela sera un nombre plus rond (un meilleur format), mais avec encore combien des 2 derniers soldats encore vivants ? Cela laisse une impression étrange de constater que Formats-Ouverts.org a vu passer les célébrations (ou pas) des 90 ans 1914 (début du conflit en août, fraternisation de Noël 14), des 90 ans de 1915 (Notre-Dame-de-Lorette), des 90 ans de 1916 (bataille de Verdun) et de ces 90 ans de 1917 (attaque de la crête de Vimy).

Enfin et surtout, une pensée pour ces millions de morts de cette boucherie.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Heroes saison 2 : et les formats ? Toujours pareil...

Les annonces

Les bandeaux publicitaires insérés dans la presse papier du lundi 24 septembre clament :

Ce soir aux Etats-Unis Her(2)es Demain sur TF1Vision

Le site Web de TF1 annonce : « HEROES : PREMIERE MONDIALE La saison 2 sur TF1 Vision Le 25 septembre, découvrez en exclusivité le premier épisode de la saison 2 d'HEROES en VOST, moins de 24 heures après la diffusion américaine ! »

Alors quels sont les formats utilisés pour Heroes saison 2 ? Une première avec une diffusion presque simultanée entre les USA et la France. Il y a le format au sens des caractéristiques connues des feuilletons (comme pour d'autres séries) et les formats numériques de la Video à la demande : quid pour cette VOD ?

La réalité technique

Le site TF1Vision est timide pour commencer. La page d'Aide en ligne indique [1] :

Configuration minimale requise. Notre système est optimisé pour la configuration suivante :

Mais la suite est bien plus claire (gras ajouté) :

  • « Player : lecteur Windows Média uniquement » ;
  • « Navigateur : Internet Explorer uniquement » ;
  • « Type de poste : PC uniquement (notre service ne fonctionne pas sous Mac ou tout autre système d'exploitation) ».

Plus directe et simple serait la formulation : Le site TF1Vision ne fonctionne qu'avec les produits Microsoft.

Verdict

Cela n'est pas nouveau, ni une surprise : comme toute la Video à la demande (VOD), pas de format ouvert sur TF1Vision, comme UniversCine.com, Vodeo, Mk2Video, TF1, Arte, CanalPlay ou FranceTélévision !

Il y avait eu fin juin un maigre espoir : au moment du lancement en France, on lisait que Heroes était la série phénomène du Web. Mais elle n'a pas les formats ouverts du Web. Donc techniquement les Heroes font dans la banalité de la VOD.

Quelles sont les non-recettes du fait de cette configuration technique obligatoire ? Elles existent et ne sont certainement pas négligeables. « Ah si seulement tout le monde avait un seul et même format » doivent se dire les responsables de chaînes (comme une seule et unique chaîne). Mais la diversité existe.

Erreur, il y a un format ouvert : celui de l'adresse des pages Web, avec TF1.fr/heroes et NBC.com/Heroes [2] : c'est une adresse logique, ce qui n'est pas toujours le cas avec les sites Web, donc à signaler pour cela.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 25 septembre 2004 : 1 article (Sony met du format MP3 dans ses baladeurs)
  • le dimanche 25 septembre 2005 : pas article pour cause de trajet Paris-Ouagadougou
  • le lundi 25 septembre 2006 : 1 article (Les formats ouverts vont élire domicile sur les ordinateurs des députés)

Fin des formats de l'été à la télé

Quelques formats estivaux

L'été est fini : dimanche 23 septembre est le début de l'automne. Pour les télévisions, les grilles de rentrée (et de l'année) sont en place depuis début septembre. Les programmes de l'été (avec les séries, reportages, jeux) possédaient des caractéristiques dont on connait les règles et les ingrédients, des formats connus :

  • les émissions de téléréalité de TF1 : un format à succès avec Koh-Lanta (TF1) et sa finale du mardi 11, L'île de la tentation ou encore Secret Story qui proposent des déroulements balisés (il n'en restera qu'un...), leurs formules et leur sujet connu (« Résistera-t-il aux tentatrices ? ») ;
  • la série Lost (TF1) : la saison 3 n'a pas eu les honneurs du samedi soir (le format de choix), mais fut programmé le lundi en deuxième partie de soirée avec 2 épisodes au mélange de fantastique, d'intrigue, de flash-back et de suspens ;
  • la série d'action 24 heures chrono saison 5 (TF1) : une diffusion très nocturne car ses 2 épisodes (dont les 2 derniers le 8 septembre) aux rebondissements terroristes incessants et en temps réel n'avaient pas le bon format pour un horaire moins tardif : plus de minuit le samedi soir (ou plutôt le dimanche matin) ;
  • le divertissement Intervilles (France 3) avec animateurs, vachettes et épreuves physiques déguisés, le concept est un format qui s'exporte et qui est repris sur d'autres chaînes ;
  • la série policière The Shield (France 3) : son heure de passage, le mercredi vers 23h, fait que cette première diffusion sur une chaîne publique pouvait concerner un public plus large que 24 malgré son format constitué d'action musclée et de personnages entiers...
  • la série annoncée comme la vedette, Heroes (TF1) : le format du samedi soir avec une multitude de personnages, du fantastique, de la science-fiction, mais pas autant de résussite ;
  • enfin la série The Nine (France 2) où la France bat les USA ! En effet, le dimanche 12 août à 23h20 était diffusé le 13e et dernier épisode de l'unique saison 1... alors qu'aux États-Unis cette histoire n'avait pas le bon format et a été retirée de l'antenne avant la fin.

Et pour l'été 2008, quels seront les formats vedette ? Les paris sont ouverts, même si plusieurs des émissions ci-dessus seront reconduites. Mais de nouveaux mélanges des recettes à succès et des créations inédites peuvent surgir, les formats étant ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats de l'été

L'édition 2007 (article écrit hors ligne et publié le 18 août)

Après 2005 et 2006, voici 2007 à propos des formats à l'honneur et en vigueur cet été.

Suivant les formats (papier, Web, télé, cinéma, musique, livre), il y a :

  • les chansons de l'été (mais LE succès incontournable imposé semble passé) ;
  • les livres de l'été (notamment ceux pas forcément récents mais qui sont lus à ce moment) ;
  • les jeux de l'été (avec cahiers de mots croisés divers, de sudoku), les séries estivales (The Shield, Lost, 24, Heroes, The Nine) ;
  • les émissions télé de l'été (Intervilles, Tour de France, L'île de la tentation, Survivor, Secret Story, La boîte à musique de Jean-François Zygel) ou radio (rediffusions, grilles spéciales) ;
  • les tournées de l'été (comme le Marionnaud Beauty Tour et autres tournées des plages) ;

Cette année aussi, les listes semblent mise en avant, une vraie listemania ; sans oublier le ton de l'été, dit plus léger, ou les sujets de l'été, dits moins sérieux.

Des articles de Formats-Ouverts.org se baseront sur ces formats (connus)... pour traiter des formats ouverts et de l'interopérabilité.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Différentes formulations...

L'art de dire les choses dans un format moins fort

La langue illustre aussi dans le domaine non-technique le sujet des formats ouverts ou fermés : par exemple avec les différentes langues vivantes, avec les niveaux de langue, avec les marques, avec les traductions officielles ou avec les utilisatrices. Parfois, c'est l'art de l'assemblage de mots courants qui devient incompréhensible, avec les jargons ou pour masquer ce dont il s'agit : l'Histoire a hélas donné de nombreux exemples, comme le LTI.

Parfois des séries télévisées illustrent ce dernier cas en se basant sur l'actualité : ainsi l'extrait d'un dialogue de la série Boston Legal [1] traduit par Maître Éolas [2] pointe les expressions « techniques d'interrogatoires poussées » (pour torture), les « combattants ennemis » (pour désigner les prisonniers de guerre), le « comportement auto-mutilatoire à des fins de manipulation » ou « l'acte de guerre asymétrique » (pour le suicide) à propos de la prison de Guantanamo. Comme le souligne l'avocat, cet extrait (avec d'autres de la même série) est « un grand moment d'insolence » (donc pas politiquement correct, pas au bon format, qui sont presque partout).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Bilan de rentrée

Le mois de septembre sur FOo

Records de septembre sur Formats-Ouverts.org (FOo), avec :

  • presque 73 000 visiteurs différents (72 984, soit 20 000 de plus qu'en janvier et devant les presque 68 000 de mai) ;
  • plus de 183 000 visites (183 251), soit plus de 6 100 par jour en moyenne ;
  • 23,38 Go de données.

Pour le nombre de pages, 484 520, c'est le 3e meilleur score (derrière mai et juin), même place que pour le nombre de hits, 730 323 (et troisième fois à plus de 725 000 hits).

Pour les articles, le 900e a été publié (c'était le cap des 100 il y a 2 ans...), avec donc un total de 914 articles en 27 mois, dont 32 en septembre. Le palmarès des 5 articles les plus lus donne : le cas Ten Mobile, les DRM et les ventes, la HD Ready et FullHD, le « prisonnier d'une capsule » et la définition d'un standard ouvert.

Au niveau présentation, le texte de l'en-tête a changé avec une brève présentation du site, mais pas encore de logo.

Dans le domaine non-électronique, un article au conditionnel sur le format des séries télé a devancé les réactions réelles... Signalons aussi le format log, la chaîne qui enchaîne, les 5 questions à se poser, sans oublier Thierry Breton ou les députés.

Merci pour les visites, les commentaires, les courriels, les liens hypertextes, les rétroliens, la syndication et les recommandations. Bonne lecture, bonne utilisation et vivent les standards ouverts et l'interopérabilité. Et peut-être de visu en octobre en conférences à Lyon, à Lille ou à Strasbourg.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format cinéma menacé

Cinéma et télévision : les 2 formats s'affrontent

Note : Cet article a été écrit au conditionnel au moment de sa rédaction (le 2 septembre), en supposant que le sujet (moins de films de cinéma à la télé, plus de séries, notamment le dimanche soir) pouvait faire réagir. Et il y a des réactions, voir la mise à jour en fin d'article.

La colère gronde dans le milieu du cinéma français, pourrait-on dire. Et l'agitation des coulisses passerait un peu sur le devant de la scène. Le motif : la télévision et ses programmes de soirée.

Il semblerait que cela couvait depuis quelques temps, et les programmes télé de rentrée auraient fait déborder le vase. L'élément déclencheur : la semaine du 2 au 8 septembre (la semaine télé va du samedi au vendredi), notamment avec le dimanche 3 septembre.

« Le cinéma à la télé est mort ! » s'exclame un réalisateur. « Regardez les programmes : les faits sont là. Avec les 5 chaînes générales [TF1, France 2 et 3, ARTE-France 5, M6], en une semaine cela fait 35 soirées, donc 35 programmes de prime time. Combien de films de cinéma ? Six la semaine du 2 septembre ! Et c'est tout , 6 sur 35, tout juste un peu plus de 1 sur 6 ! Et les 29 autres, c'est télé-réalité et séries... »

« Faites le calcul : 17,10% de PDM [part de marché] » rajoute un producteur. « Avec le coup du 3 septembre, c'est plus qu'un camouflé pour le cinéma, c'est un reniement ! Et le reste est de la même veine : sport, docu, télé-réalité et surtout les séries, françaises ou américaines, avec les Lost, Desperate Housewifes, Cordier, Secrets du volcan et autres Experts, Cold case ou Prison Break. La liste est longue... »

Le « coup du 3 septembre », c'est la programmation télé en soirée du dimanche 3. « Rendez-vous compte, le film du dimanche soir a totalement disparu, c'est une première. C'était une institution. Il n'y a pas de film de cinéma le vendredi ni le samedi pour inciter les gens à aller dans les salles obscures. Retour le dimanche. Mais là, c'est une absence totale, et c'est hélas inédit. Il y a bien eu parfois Urgences les dimanches soirs, mais il y avait toujours un film de cinéma sur une chaîne concurrente. Et il y en avait aussi en semaine, les mardis et les jeudis notamment. Mais maintenant, c'est la misère et le désert. Place aux séries... »

Certains essayent de relativiser et de trouver quelques éléments positifs : « Avoir en même temps 3 épisodes Les Experts sur TF1 et 3 Cold Case sur France 2, sans film de cinéma, c'est vraiment la guerre des chaînes au travers de cette guerre des séries. On peut tout de même relever que le réalisateur des 2 premiers épisodes Les Experts diffusés [les 2 derniers épisodes de la saison 5] est Quentin Tarantino, un homme de cinéma. Mais c'est une maigre consolation. »

Une analyse fournie par un scénariste enfonce le clou : « Le format qui marche à la télé n'est plus le film de cinéma. La mode est aux formats plus courts, avec la série comme format presque idéal : moins cher, plus souple, avec un format de narration aux règles connues et adaptables aux formats du public visé. » Et d'asséner : « C'est une guerre des formats, le cinéma et ses films contre la télé et ses séries. Et les seconds dominent actuellement. »

Les lignes de cet article sont fondées sur les programmes télé réels. En revanche, les propos indiqués, plausibles, ne sont que le résultat d'un exercice de style utilisant le format « article au ton sérieux et critique » : ils peuvent avoir été tenus mais ne sont pas des propos entendus ; d'ailleurs aucun nom de personne n'est donné, et la catégorie est humour (mais il y a bien des formats partout).

Mise à jour du 9 septembre : TF1 a annoncé que le film de cinéma du dimanche soir était remplacé par la série Les Experts pour les prochaines semaines. Le journal Le Parisien Aujourd'hui en France a consacré sa une du samedi 9 septembre au sujet : « UNE PAGE de l'histoire de la télévision se tourne ce week-end : dès demain, et pendant trois mois consécutifs, TF 1 va remplacer le sacro-saint « film du dimanche soir » par une série américaine, « les Experts », à 20 h 50. » Avec un sondage et des réactions :

« 52% des Français regrettent la fin du film du dimanche sur TF1 »

« On est cocus », Claude Lelouch, réalisateur

« Il faut se faire une raison : la télé fait de la télé, c'est logique. C'était archaïque qu'elle fasse autant de cinéma. », Pierre Lescure, ancien patron de Canal+

Sources et liens :
  • Semaine du samedi 2 au vendredi 8 septembre 2006, les 35 programmes en première partie de soirée, avec (par ordre chronologique et par ordre croissant des chaînes) :
    • 11 séries : Lost, Les Experts, Cold Case, Louis la brocante, Commissaire Cordier, Les Secrets du volcan, Le Tuteur, Commissaire Moulin, Prison Break, Boulevard du Palais, NCIS : enquêtes spéciales ;
    • 6 films de cinéma : Lili Marleen, In this world, Comment se faire larguer en 10 leçons, Impitoyable, Le Hussard sur le toit, Les Moissons du ciel ;
    • 4 documentaires : Savonarole, 11 septembre dans les tours jumelles, Mao, une histoire chinoise (1 et 2) ;
    • 4 magazines : Capital, Des racines et des ailes, Envoyé spécial, Thalassa ;
    • 4 divertissement : Franck Dubosc, Typiquement masculin, typiquement féminin, La carte aux trésors, Star Academy ;
    • 3 téléfilms : Mer belle à agitée, Trois pères à la maison, Ensemble pour l'éternité
    • 2 télé-réalités : Koh-Lanta, C'est du propre ;
    • 1 sport : match de football France/Italie.
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Ce message est à caractère confidentiel.»

Mais alors il sert à quoi ? A rien !

Finissons le mois d'août en souriant, avec un nouvel article de la catégorie Humour.

Il ne s'agit pas du slogan « Fond, forme, format : la refonte est complète ! » de la nouvelle édition, la 40e, du dictionnaire Le Petit Robert 2007 (qui peut faire dire qu'il y a des formats partout dans le vocabulaire). [1]

Il ne s'agit pas du courriel politique non-sollicité reçu comme de nombreuses autres personnes, à propos de la technologie P2P et de ses protocoles ouverts ou pas, utilisés par l'UMP lors de son université d'été marseillaise début septembre [2] (pour diffuser séries et chansons, les chaînes et les éditeurs utilisent déjà le P2P).

Il s'agit d'un courrier électronique reçu le 29 août 2006. Son contenu, fond et forme, le faisait passer pour du pourriel (le spam au format anglo-saxon). Erreur : aucun spam, c'est une information importante à propos d'un prochain rendez-vous ! Mais interdiction d'en écrire plus :

Ce message est à caractère confidentiel. Son contenu ne doit pas être divulgué ou utilisé par une autre personne que son destinataire. Si la transmission ne s'est pas faite correctement, merci de nous le notifier rapidement par retour.

Ce texte au format juridique, placé en fin de courriel, est pour une fois très clair.

Les interdictions sont parfois surprenantes : je ne respecte pas celles infondées à propos de l'établissement de liens hypertextes vers les sites Web.

En revanche dans le cas présent, je vais suivre scrupuleusement la consigne : aucune mention du nom exact des site Web concernés, aucune date du rendez-vous en question, ni avec qui.

Aucune citation donc... excepté ces mots de la signature de l'expéditeur : « Relations Publiques Criteo »... [3]

Sources et liens :
  • [3] « Les relations publiques se définissent comme un ensemble de techniques de communication destinées à donner une image favorable à une personne ou une organisation publique ou privée, développer une relation de confiance, d’estime et d’adhésion entre une entreprise, une marque et de multiples publics. », article Relations publiques, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_publiques
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (4/4) : parmi le règne du vivant

« Il voit des formats partout » car il en a en (presque) partout

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique ;
  3. les formats dans l'univers non-technique ;
  4. les formats parmi le règne du vivant : ci-dessous.

Le règne du vivant peut aussi être considéré sous l'angle des formats, que ce soit chez l'Homme, les autres animaux ou les végétaux. Et le contrôle de ces formats liés au vivant peut signifier le contrôle du vivant.

Biométrie, ADN

Il y a d'un point de vue sociologique la phrase « Vous avez un format ! » de l'article prédédent sur les formats dans le monde non-technique. Et dans le règne du vivant, la phrase devient « Vous êtes le format ! ».

En effet, que ce soit les êtres humains ou d'autres êtres vivants, notamment animaux, chaque individu constitue un format unique de par sa signature biologique et génétique.

Pour l'Homme, ce format biologique est la base de la biométrie [1] : les empreintes digitales, l'iris de l'œil ou la voix constituent les éléments d'identification au format unique. Une exposition à la Cité des Sciences et de l'Industrie, Biométrie : le corps identité, traite du sujet. [2] Avec des dangers dans les utilisations faites de cette biométrie.

Autre élément propre à chaque être humain, sa signature génétique, son ADN [3]. Il est dans la réalité la clé de nombreuses enquêtes policières ; et à la télé, l'ADN est la vedette des feuilletons de séries de police scientifique (c'est le format télé à la mode).

Cet ADN est un format ouvert une fois décodé, sauf si des parties sont déposées et brevetées. Un danger identique au format de fichiers numériques, mais portant ici sur la vie.

De plus, on peut estimer qu'avec l'ADN, la nature a utilisé une technique à souligner : pour assurer la pérennité de ce format, elle l'a diffusé le plus largement possible (dont 6 milliards d'exemplaires humains actuellement en vie) en le croisant avec d'autres pour des enrichissements et des améliorations en vue aussi de diversité. Cette idée a été exposée par Jean-Claude Guédon [4] lors des questions-réponses après une conférence sur les formats que j'ai donnée à Brest en mai 2004.

Gènes, semences, graines

Quand des gènes sont déposés, brevetés, leur utilisation devient limitée, et c'est le vivant dont le format ne reste plus aussi ouvert.

Quand des semences une fois plantées ne donnent plus de nouvelles graines mais obligent à être rachetées à leur vendeur, alors c'est la caractéristique intrinsèque naturelle du format qui est modifié. [5]

Quand il est interdit de diffuser ou d'échanger des semences non-inscrites dans un registre officiel payant, alors le format devient fermé et la diversité limitée. [6]

Médicaments

Ce ne sont pas des éléments vivants, mais ils sont cités dans cet article car ils sont en rapport direct avec le vivant, plus que l'univers technique.

Et dans ce monde des médicaments, on peut considérer les génériques comme ayant un format ouvert car non soumis à conditions particulières (comme des royalties) qui limitent les utilisations.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format spécial été

Ah ces formats estivaux...

Non, Formats-Ouvert.org ne plonge pas dans le grand sommeil d'août, qui plus est lors du long week-end du 15 août. Et pas de tournée des plages, ce « format été ».

Le bon format, c'est en effet « la tournée des plages » ou (format plus accrocheur en anglais) les « Beach Tour » : les radios avec leurs partenaires le font, même les partis politiques s'y mettent. Il y a aussi « le format été » appliqué aux sports.

Ainsi, il y a la tournée du Mondiale de billes [1], ou encore le rugby, le football et le volley :

  • avec un nouveau nom au format plus « plage » : cela donne le beach rugby, le beach soccer et beach volley [2] ;
  • des tenues « au format été » : ainsi les joueuses ont des vêtements bien plus estivaux...
  • une communication adaptée, là aussi avec les termes et les outils au format adéquat.

Mais cela va plus loin : il y a même des sports d'hiver... « au format été » ! Ainsi en est-il du saut à ski ou du biathlon (qui sont peu connus en France : ils n'ont pas le bon format...) [3]. Pour le saut à ski d'été, prenez un tremplin, un skieur... mais avec une pente et une aire d'attrissage en herbe, pas la moindre neige ! Et pour le biathlon en été, on a des aires de tir... avec des athlètes sur skis à roulettes pour glisser sur le goudron ! Et ainsi obtient-on une saison en été, des compétitions, des spectateurs, des sponsors.

Enfin, même la presse, la radio ou la télé se mettent « au format été » avec la grille du même nom : nouvelles émissions (souvent ainsi testées), un ton plus libre, des sujets moins sérieux, ou les séries télé de l'été (celles du moment se nomment Les Experts, Lost ou Desperate Housewife, qui bénéficient du meilleur format de diffusion, le 20h50, la première partie de soirée - alors que 24 est « diffusé » à l'heure de son titre, minuit... mais 24 n'est peut-être plus le format à la mode...).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Pour la video, il y a aussi les formats...

Pour la video, à la demande ou pas, la question des formats est bien là

La video... d'abord il n'avait que le cinéma et la télévision, puis vint le magnétoscope, puis le DVD, puis Internet, puis maintenant les nouveaux DVD et la VoD. Et chaque fois, il y a des formats, pas toujours ouverts.

Ainsi, on a :

  • le magnétoscope : il y eut une guerre des formats physiques et de codage (et entre sociétés), avec Betamax (Sony) [1] contre VHS (JVC) [2] (et aussi V2000 de Philipps [3]) ;
  • le DVD : un format physique a été défini par les différents acteurs, mais avec un format de codage différent selon les zones géographiques ;
  • Internet : téléchargement du fichier ou streaming seulement, les technologies diffèrent ; et les formats s'affrontent, avec Quicktime (Apple), WMV (Microsoft), RealVideo (Real Networks), Flash (Adobe), Divx ou Xvid ; et aussi Theora (format ouvert) ;
  • la Video on Demand (VoD), video à la demande : grâce au haut débit, il est désormais possible de choisir et regarder des films ou des séries depuis le Web ; « ELF : Et Les Formats ? » Un seul logiciel pour les lire ? Un seul système d'exploitation pour cela ? Un seul microprocesseur autorisé ?

Finalement, pas d'interopérabilité et impossible par exemple de lire le fichier video légalement acquis pour un appareil sur un autre, non pas pour des raisons de contrôle via DRM (cela est possible), mais pour cause de format différent. Jérôme Colombain l'indique dans sa chronique du 3 avril consacrée à la VoD [4] :

[...] Pour cela, il faudra que les sites marchands proposent les films dans des formats numériques spécifiques.

Outre la guerre des formats, c'est aussi la guerre des alliances entre d'une part l'industrie des matériels et des logiciels (et leurs formats) et d'autre part les studios de cinéma ou les chaînes de télévision : il faut des contenus [5] (qui ont des formats).

Sources et liens :

Baladeurs video : c'est aussi la guerre des formats

Outre la guerre des formats en musique, voici la guerre pour les formats video

Autant de baladeurs numériques musicaux, autant de formats, ou presque, avec 3 formats fermés différents et incompatibles, ceux d'Apple (AAC), de Microsoft (WMA) et de Sony (ATRAC), chacun avec son site de vente en ligne (iTunes d'Apple, Connect de Sony, VirginMega ou FNACMusic) et chacun sa gamme de baladeurs (les iPod d'Apple, les appareils de Sony et ceux compatibles WMA). Et avec aussi des DRM, mesures techniques de protection.

Et pour les baladeurs video ? On ne change pas une équipe de verrouillage qui gagne : le scenario se répète donc, en jouant sur le support et la résolution :

  • l'iPod video, le dernier né de la gamme d'Apple : format MPEG4 et une résolution donnée ;
  • la PSP de Sony, avec le format UMD pour le support de lecture et le MPEG4 également, mais dans une autre résolution ;
  • les baladeurs video du français Archos avec le Divx, le Xvid et le MPEG4 à certaines résolutions.

Il manque à l'appel le format Real Video de RealNetworks, le Windows Media Video de Microsoft Video et le QuickTime d'Apple, eux aussi utilisés pour les fichiers video de films, clips, séries et autres bande annonces. Tous ces formats ne sont pas ouverts et ne permettent pas d'interopérabilité.

La télévision hertzienne ou la radio ne posent pas ce type de problème : les progrès du numérique... Au milieu de ce champs de bataille quelle structure proposera un format video ouvert, comme Theora ? Peut-être une struture publique comme l'Assemblée nationale (avec les 2 formats actuels, Real et Windows Media Video), le Sénat, la Chaîne Parlementaire (avec le seul format Windows Media Video) ou la nouvelle DGME (ex-ADAE qui faisait des efforts).

Sources et liens :

Documentaire «Sauve qui peut le numérique !»

Les données informatiques contenues dans les ordinateurs et les supports numériques seront-ils encore lisibles dans les cent prochaines années ? Les scientifiques s'interrogent : les données informatiques actuelles pourront-elles encore être disponibles dans le futur ? La banalisation du stockage numérique (ordinateur, banques de données, CD-ROM, etc.) a façonné l'archivage et la mémoire du monde. Aujourd'hui, la plupart des sauvegardes est faite via des logiciels toujours plus complexes, toujours plus évolutifs. Cela sera-t-il préjudiciable ? Des scientifiques et des philosophes du monde entier sonnent l'alarme. Cette perte de la mémoire collective à brève échéance sera tout à fait tangible. On pourrait appeler cette période de notre développement : «le haut Moyen-Age de l'ère de l’informatique». (Source : site Telerama.fr)

Le problème de l'archivage est bien posé, déjà mentionné ici au travers du format EAD ou d'une conférence européenne récente. Sans oublier le problème du format physique du support.

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