Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1540 articles en ligne, dont 4 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Congrès IFLA sur les bibliothèques

IFLA 2007 à Durban (article publié le 2 septembre)

Le 73e congrès de l'IFLA [1] s'est tenu du 19 au 23 août 2007 à Durban en Afrique du Sud. L'édition 2006 s'était déroulée à Séoul.

Le sujet était : Bibliothèques du futur, progrès, développement et partenariats. Parmi les conférences au programme, sous l'angle des formats (ouverts ou pas) et des bibliothèques numériques (ou pas), on peut relever :

  • la BnF, Bibliothèque nationale de France [2], avec Cairn [3], était présente aux stands 67 et 69, comme indiqué dans son communiqué de presse diffusé sur les listes de diffusion ;
  • 2 conférences de la BnF (mais sans intervention de Bruno Racine, nouveau Président de la BnF depuis le 2 avril (un lundi) [4], succédant à Jean-Noël Jeanneney) :
    • Gallica 2.0: a second life for the BnF digital library, de Catherine Lupovici [5] ;
    • Best practices for subject access to national bibliographies: interim report by the Working Group on Guidelines for Subject Access by national libraries and national bibliographic agencies, Françoise Bourdon et Patrice Landry (Bibliothèque nationale suisse) [6] ;
  • interopérabilité et archives : les 2 termes sont associés dans la conférence Webarchiving Internationally: Interoperability in the future de Grethe Jacobsen (Bibliothèque royale du Danemark) [7] ;
  • la fondation Bill & Melinda Gates [8] : comme en 2006, elle y décernait des récompenses.

La 74e édition en 2008 aura lieu à Québec au Canada.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

L'université de Princeton rejoint Google

Le 12e membre est la prestigieuse Princeton

Le 5 février, l'université de Princeton [1] et Google ont annoncé [2] leur partenariat dans le projet de bibliothèque numérique de Google [3]. Le 19 janvier 2007, c'était la bibliothèque de l'université du Texas à Austin.

Avec ces 2 nouvelles structures, cela porte donc à 12 le nombre total de bibliothèques :

  • 4 en 2006 : les universités de Californie (août), de Complutense à Madrid (septembre), du Wisconsin à Madison (octobre) de Virginie (novembre) ;
  • 1 en 2005 : bibliothèque nationale de Catalogne ;
  • 5 en 2004 au lancement en décembre : bibliothèques de Harvard, du Michigan, publique de New York, d'Oxford et de Stanford.

Pour l'université de Princeton, le communiqué de presse indique un million d'ouvrages qui seront numérisés, mais sans donner de date. Il s'agira de livres du domaine public. Le partenariat est fixé à 6 ans. Le projet de Google se développe donc, avec un accent important donné au renom des universités partenaires. La Bibliothèque numérique européenne (BnuE) lancé depuis 2 ans se pose comme l'autre projet important.

Pour ce qui est des formats, la question ELF (Et Les Formats) se pose au niveau technique et juridique :

  • à propos des fichiers des pages numérisées : a priori des images, comme c'est déjà le cas, incluses dans des pages Web (format ouvert HTML) avec le souci de l'interopérabilité ;
  • à propos de la licence d'utilisation des documents : pour les ouvrages dans le domaine public, les diffusion, téléchargement et impression intégralement sont possibles ;
  • à propos du contrat de partenariat entre la bibliothèque et Google : quelles sont les modalités précises, cela n'est pas indiqué.

Rendez-vous en mars pour le 13e membre du projet Google ? En tout cas mars sera le mois du salon du livre, du 23 au 27, avec le lancement public de la BnuE.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Bibliothèque numérique européenne : France Télécom avec la BnF

Signature d'un protocole d'accord

« France Télécom et la Bibliothèque nationale de France annoncent la signature d’un protocole d’accord pour le développement d’un partenariat stratégique » : tel est l'intitulé du communiqué de presse publié le 25 janvier [1].

L'information était en partie indiquée dans la dernière des 16 questions (et réponses) publiées sur le site de la BnF (Bibliothèque nationale de France) [2]:

Dans le domaine technologique, le projet de Bibliothèque numérique européenne fera-t-il appel à des partenariats avec des entreprises privées ?

Compte tenu du caractère à la fois ambitieux et novateur du projet de BnuE, la BnF a été sollicitée par plusieurs entreprises, désireuses d’apporter leur contribution. Les premières discussions ont abouti le 9 janvier 2007 à la signature d’un protocole d’accord avec France Télécom.

C'est donc chose faite le 9 et annoncée le 25. Après ces faits, quelques remarques :

  • « la BnF a été sollicitée par plusieurs entreprises » : qui d'autres outre France Télécom ? Ces sollicitations ne sont bien sûr pas publiques : cela est assez compréhensible. En terme d'image, la Bibliothèque numérique européenne (BnuE) est aussi très porteur et positif (un bon format !). On peut donc penser que d'autres annonces seront faites avec d'autres sociétés.
  • La question se pose à propos des formats : les partenaires du projet de la BnuE auront-ils une influence sur les formats utilisés ? Si oui et en faveur de plus de formats ouverts, très bien. Si oui mais pour des formats fermés, ce serait bien dommage par rapport à l'image et à la portée du projet de la BnuE.
  • Et pour France Télécom et la BnF, qu'en est-il à propos des formats ? France Télécom apporte « sa compétence technologique en matière d'organisation des documents, de recherche d'information et d'accès aux résultats, ou des techniques de traitement des langues naturelles appliquées au texte ». A priori on aurait plutôt penser aux télécommunications. Souhaitons que pour organiser et rechercher les informations, les formats ouverts des métadonnées (notamment avec TEI ou Dublin Core) ou des documents eux-mêmes seront utilisés. Avec le souci d'interopérabilité.

L'accord comporte aussi un volet lié à l'accès depuis les téléphones mobiles : là aussi des formats ouverts pour la version pour portables des informations ? Il faut le souhaiter. Donc un dossier à suivre, comme depuis janvier 2005.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

2 ans après « l'appel solennel » de Jean-Noël Jeanneney

La Bibliothèque numérique européenne (BnuE), 2 ans après le 22 janvier 2005

« Pour l'instant, la nouvelle n'a guère attiré l'attention que des bibliothécaires et des informaticiens. »

Ainsi commençait l'article Quand Google défie l'Europe publié dans le journal Le Monde daté du 22 janvier 2005 et signé Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF).

Ainsi commençait aussi l'article L'heure est donc à un appel solennel de Formats-Ouverts.org sur le sujet des formats utilisés dans cet appel qui allait devenir le projet de Bibliothèque numérique européenne (Bne puis BnuE).

C'était donc il y a 2 ans. Les articles de la rubrique Bibliothèques numériques et le dossier de synthèse permettent de se donner une idée de l'avancement depuis cette date, et les 2 derniers éléments publiés ici concernent la 11e bibliothèque partenaire de Google début 2007 et la BnF qui faisait le point sur le BNuE début décembre 2006.

Voici une série d'informations, dont celles annoncées le 7 décembre 2006, à partir des pages de la BnF [1] et d'articles spécialisés du monde des bibliothèques [2], à propos de la Bibliothèque numérique européenne... et des formats :

  • le nom : Europeana (un nom au format plutôt gréco-latin qu'anglo-saxon) ;
  • la maquette : elle a été présentée le 7 décembre 2006 par Catherine Lupovici de la BnF [3]. A priori des fonctionnalités de type Web 2.0 sont utilisées : espérons que cela sera sans navigateur dédié, mais en utilisant les standarsd ouverts du Web... et sans trop de Flash pour permettre l'indexation et assurer l'accessibilité.
  • le recrutement : « la BnF recrute » avec 8 fiches de postes publiées sur une page de son site [4] ; la mention de formats (ou standards) ouverts n'y fygure pas (mais il y a des formats ouverts cités) ;
  • le comité de pilotage : depuis le quatrième en janvier 2006 et la remise de son livre blanc [5], aucun ne s'est tenu (à ma connaissance), mais le projet n'en nécessite peut-être plus de ce type ;
  • le 9 janvier 2007, signature d'un protocole d'accord avec France Télécom ;
  • « océrisation » : c'est la technique consistant à passer du mode image d'une page au mode texte (notamment pour y faire des recherches) en utilisant un scanner et un logiciel de type OCR (Reconnaissance Optique de Caractère) [6]. Le format image semble être du TIFF ; quant au format texte, il devrait être du texte brut une fois le document océrisé, puis mis en page dans du HTML par exemple. (La numérisation [...] renvoie à des questions de politique documentaire, de droits, de standards techniques » [7]).

Le lancement public est annoncé pour le Salon du Livre de Paris, du 23 au 27 mars 2007 [8]. On verra encore plus ce qu'il en est des formats ouverts et de l'interopérabilité.

Sources et liens :
  • [5] Résumé du Livre blanc du Comité de pilotage pour une Bibliothèque numérique européenne, de Valérie Tesnière, Directrice du département de la coopération de la BnF, Secrétaire générale adjointe du Comité de pilotage, 17 pages, format PDF, http://www.bnf.fr/pages/dernmin/pdf/bnue.pdf
Et sur Formats-Ouverts.org :

Bibliothèque numérique Google : une université de plus

Avec le Texas, le total général est de 11

Le 19 janvier 2007, l'université du Texas à Austin a annoncé [1] rejoindre le projet de blibliothèque numérique de Google, Google Books Library Project [2].

Après les 4 bibliothèques en 2006, c'est la première nouvelle structure pour 2007, qui porte le total des partenaires à 11, dont 9 universités, avec la bibliothèque [3] :

  • de l'université du Texas à Austin (2007);
  • de l'université de Californie (août 2006) ;
  • de l'université de Complutense à Madrid (septembre 2006) ;
  • de l'université du Wisconsin à Madison (octobre 2006) ;
  • de l'université de Virginie (novembre 2006) ;
  • nationale de Catalogne ;
  • de l'université de Harvard (décembre 2004) ;
  • de l'université du Michigan (décembre 2004) ;
  • publique de New York (décembre 2004) ;
  • de l'université de d'Oxford (décembre 2004) ;
  • de l'université de Stanford (décembre 2004) ;

La question des formats (ouverts ou fermés) est très présente dans ce dossier : formats des fichiers de données, formats des licences juridiques utilisées et formats techniques des logiciels employés. Avec aussi l'interopérabilité et l'archivage numérique.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Bibliothèque numérique : du côté de chez Google

Des nouveaux pour le projet Google Books Search

Quoi de neuf dans le dossier Bibliothèques numériques ? Il y a :

La BnuE sera à l'honneur le 7 décembre 2006 à la Bibliothèque nationale de France (BnF) pour une matinée consacrée au sujet avec une intervention de Jean-Noël Jeanneney, président de la BnF. Le dernier comité de pilotage de la BnuE ayant eu lieu (à ma connaissance) en janvier 2006.

Du côté de Google Books, 4 nouvelles structures se sont jointes au projet :

  • l'université de Californie (UC, University of California), le 9 août, [3] ;
  • l'université Complutense de Madrid, le 26 septembre[4] ;
  • l'université du Wisconsin, le 11 octobre [5].
  • l'université de Virginie, le 14 novembre [6].

Et en arrière plan de ces projets on retrouve le sujet des formats et protocoles : ouverts ou pas ? quelle interopérabilité ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un point sur la bibliothèque numérique européenne

Un rendez-vous à la BnF début décembre

Le jeudi 7 et vendredi 8 décembre 2006 se déroulera la quatrième édition des Entretiens de la BnF au Grand auditorium du site François Mitterrand de la Biliothèque nationale de France [1]. Le thème sera « Numérique et bibliothèques : le deuxième choc ».

Le programme se compose de 4 sessions pour les 4 demi-journées [2] :

  • La Bibliothèque numérique européenne : le point sur le projet et les premières réalisations en cours, par Jean-Noël Jeanneney, presque 2 ans après le début du projet ;
  • Acquérir des documents numériques, dont les archives ouvertes ;
  • Gérer une collection numérique, dont la pérennité des supports ;
  • Donner accès à de nouveaux services ;

La participation à ces journées est gratuite pour les professionnels mais soumise à une inscription préalable avant le vendredi 24 novembre 2006. Il est possible d'adresser des questions pour les débats à l'issue des sessions à l'adresse entretiens_à_bnf.fr.

Les formats et les protocoles ouverts, avec l'interopérabilité ou l'archivage seront présents tout au long des sessions, avec notamment le point sur la Bnue, la Bibliothèque numérique européenne.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La bibliothèque numérique européenne à Séoul, ainsi que les formats

Le 72e congrès IFLA à Séoul

Du 20 au 24 août 2006 se tient à Séoul, Corée du Sud, le 72e congrès de l'IFLA, International Federation of Library Associations and Institutions (Fédération internationale d'associations de bibliothécaires et d'institutions), fondé est 1927 et dont le siège est à La Haye (Pays-Bas). [1]

Le sujet est intitulé Libraries: Dynamic Engines for the Knowledge and Information Society (Les bibliothèques : moteurs dynamiques pour la société du savoir et de l'information).

Qui dit bibliothèques dit aussi bibliothèques numériques, bibliothèque numérique européenne et aussi formats ouverts ou pas, ou archivage.

Parmi les interventions et conférences, on relève ainsi « Le projet de bibliothèque numérique européenne », présenté le dimanche 20 par Lucien Scotti (et non pas Jean-Noël Jeanneney) de la Bibliothèque nationale de France (BnF), lors de l'UNESCO Open Forum qui porte sur les biliothèques numériques dans le monde.

Il y a aussi 2 autres interventions de la BnF :

  • l'accès à long terme des contenus multimedia, lundi 21, de Grégory Miura (BnF) ;
  • les formations professionnelles sur la préservation et la conservation, lundi 21, de Guillaume Niziers (BnF).

Enfin, le sujet des standards dans le monde des bibliothèques et de l'interopérabilité est aussi présent dans plusieurs thèmes (gras ajouté) :

  • 102 SI - IFLA-CDNL Alliance for Bibliographic Standards ICABS
  • 136 Classification and Indexing ; Interoperability of subject access for multilingual and multi-script networked environment, particularly for Asia
  • 137 Library Theory and Research with Division VII ; The role of IFLA in promoting professional norms and standards: Results from an LTR-project

Mise à jour : un autre présent à signaler, la fondation Bill & Melinda Gates. De 16h30 à 18h, il y eut le 21 août l'annonce officielle et la présentation du vainqueur du « 2006 Access to Learning Award » : il s'agit du projet READ (Rural Education and Development), un réseau de bibliothèques dans les villages du Népal. [2]

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La bibliothèque numérique francophone

Une conférence sur la bibliothèque numérique francophone, avec 2 éminentes personnalités

Le jeudi 8 juin 2006, à 18h30, se tient La Table à palabres, une rencontre organisée par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) [1]. Le thème est : La bibliothèque numérique francophone. J'ai été invité à y assister.

Les 2 intervenants pour traiter de ce sujet sont Lise Bissonnette, Présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec [2], et Jean-Noël Jeanneney, Président de la Bibliothèque nationale de France (BnF, [3]).

Ce sera un élément de plus au dossier Bibliothèque numérique (mis à jour) et l'occasion d'apprendre comment ce projet est envisagé et quelle est son articulation éventuelle avec la BNUE (Bibliothèque numérique européenne), lancé le 22 janvier 2005 par Jean-Noël Jeanneney [4].

Concernant la bibliothèque numérique francophone, question déjà posée, il y eut :

  • l'annonce, « La francophonie à l'heure du numérique », le 24 mars, en pleine semaine de la Francophonie, qui indique : « Les bibliothèques nationales de Belgique, du Canada, de France, du Luxembourg, du Québec et de Suisse, réunies à Paris le 28 février 2006, ont ébauché le projet d'une bibliothèque numérique francophone. Elles ont décidé de constituer un Réseau Francophone des Bibliothèques Nationales Numériques qui se réunira deux fois par an. » [5]
  • les déclarations de Jean-Noël Jeanneney lors de son voyage fin mars en Amérique du Sud, incitant les pays à « numériser leurs bibliothèques » [6]
  • l'article, bilan des 16 mois, publié dans Le Monde du 25 mai, dont l'avant dernier paragraphe : « Un dernier mot. Si j'ai cru efficace d'engager l'aventure dans le cadre de l'Europe, il n'est pas question de négliger la francophonie (pas plus que ne le feront le Portugal et l'Espagne pour leurs langues respectives). Nous avons donc fondé à Paris, tout récemment, un réseau des bibliothèques patrimoniales francophones pour la numérisation, qui recouvre partiellement le premier : Belgique, Canada, France, Luxembourg et Suisse ; il s'élargira bientôt à d'autres pays, selon des cercles concentriques. » [7]

Seront sans doute traitées, la question des formats et des protocoles utilisés (ouverts ou pas) ou celle du nombre de pays francophones dont les bibliothèqques seront/seraient concernées par cette bibliothèque numérique francophone : 6 pays (4 ouest-européens et 2 nord-américains) dans le communiqué de presse du 24 mars, 5 dans l'article du 25 mai (le Québec n'est plus cité) et « 53 États et gouvernements membres » membres de l'OIF [8], qui ont des bibliothèques nationales [9], dont un nombre très important sur le continent africain, à associer logiquement à ce projet.

Sources et liens :

Une conférence, des formats et deux personnalités...

Conférence : le format Google, le format BnF, en version numérique et non-numérique...

La date et le lieu : le vendredi 17 mars, Paris, porte de Versailles, premier jour du Salon du livre 2006 ; à 10h00, dans une des salles de conférence, début de la table ronde.

Le sujet : Bibliothèques numériques : quels projets ? quels enjeux ?.

Les 3 intervenants : Jean-Noël Jeannenney [1], Président de la Bibliothèque nationale de France (BnF) ; Mats Carduner [2], Directeur général de Google France ; et David Burman Bearman [3], de l'OCA (Open Content Archive ; cependant ce dernier était en retard et il n'arrivera que bien plus tard).

Les formats numériques : des informations

Le sujet de la bibliothèque numérique européenne est bien sûr directement concerné par les formats (et protocoles) ouverts ou pas. La chronologie détaillée du dossier spécial l'atteste depuis janvier 2005, et il en a été question lors de la table ronde.

Pour Google : il s'agit de rendre accessible « le plus de livres, le plus d'auteurs, au plus de monde », en travaillant avec les éditeurs, avec les auteurs, avec les libraires et avec les bibliothèques, au travers de programmes spécifiques. Cette approche permet de faire vendre et de faire vivre et revivre les livres.

Pour la BnF : le projet de bibliothèque numérique européenne avance, largement repris depuis janvier 2005, avec de récentes décisions et réunions. Il s'agit de perpétuer « les richesses admirables des différents pays » et de les faire circuler, dans le respect des auteurs, des éditeurs et en conjuguant initiative publique et privée. Avec les sujets de la conservation et de la pérennité des données numériques, ou avec aussi « l'annonce solennelle de l'affichage en temps réel du nombre de livres numérisés ».

Pour l'OCA : il s'agit de proposer des contenus numérisés ou numériques, encore couverts par des droits ou pas, dans un environnement accessible, interopérable, en s'étant mis d'accord sur des standards techniques communs et un accès gratuit (pour les contenus qui ne sont plus couverts).

Les formats non-numériques : le match BnF-Google...

Mais il y avait un autre aspect : les « formats » non-numériques en présence. En effet, chacun des intervenants avait son profil, ses caractéristiques, sa personnalité... Deux formats s'opposaient principalement : d'un côté, « le format BnF-Jean-Noël Jeanneney » et de l'autre, « le format Google-Mats Carduner ».

Pour Mats Carduner, il y a une jeunesse manifeste, avec aussi une attitude qui était un peu sur la défensive, à expliquer et à argumenter devant un auditoire pas forcément favorable, au sein d'un salon du livre à Paris où Google venait pour la première fois... qui plus est avec ce dossier polémique de bilbiothèque numérique. Une position un peu délicate et donc un intervenant pas autant à l'aise.

Pour Jean-Noël Jeanneney, la situation était totalement inverse. Intervenant « chez lui » à Paris, à l'origine de la réaction « anti-Google », il faisait preuve d'une grande aisance. Il utilisait l'humour, les formules préparées qui marquent (« Nous existons depuis François Ier, vous depuis Clinton » [4]) et maniait fort habilement la langue (citation de Nicomède [5]), les tournures et le ton, en homme de communication averti et cultivé (« Je suis ravi d'être là parmi vous à propos de ce qui nous rassemble, le bonheur du livre »).

Il ne faudrait pas ignorer « le format OCA-David Bearman », avec des propos en anglais au ton grave et posé, avec un look cadre décontracté de la côté ouest des USA et avec « une approche typiquement hippie de la côté ouest », comme cela a même été dit en autodérision.

Mais finalement, dans ce match des formats, avantage à la BnF avec Jean-Noël Jeanneney.

Sources et liens :
  • [4] Article Le point sur la bibliothèque numérique européenne, magazine Chroniques de la Bibliothèque nationale de France, n°34, printemps 2006, page 25 et 26, propos recueillis par Marie-Noële Darmois
  • [5] Car c'est ne régner pas qu'être deux à régner., La mort de Pompée, Corneille, http://www.dicocitations.com/resultat.php?id=746

Bibliothèque numérique : de nouveaux faits et dates

Des dates et informations à propos du dossier des bibliothèques numériques

Le dossier bibliothèques numériques continue de se développer, avec des informations nouvelles récentes de la part d'institutions et de sociétés.

Le 28 février : une réunion à 6

Belgique, Canada, France, Luxembourg, Québec et Suisse : les bibliothèques nationales de ces 6 pays se sont réunies. La suite le 24 mars...

Le 2 mars : la BL chez Google

La British Library (BL, bibliothèque nationale britanique, [1]), a annoncé le 2 mars [2] la mise en place dans l'outil de recherche Google Scholar [3] de réponses incluant ses documents, avec la posisbilité de les obtenir depuis son service de commande en ligne, British Library Direct [4].

Le 17 mars, au salon du livre

Le premier jour du salon du livre 2006, une conférence avait lieu, intitulée Bibliothèques numériques : quels projets ? quels enjeux ?. Elle réunissait Jean-Noël Jeanneney (Président de la Bibliothèque nationale de France), Mats Carduner (Directeur Général de Google France) et un représentant de l'OCA (Open Content Alliance). Ce fut l'occasion d'échanges particuliers qui seront développés.

Le 24 mars, annonce d'une réunion de 6 biliothèques

La BnF a publié le 24 mars un communiqué de presse intitulé La francophonie à l'heure du numérique [5]. Y est annoncé que 6 bibliothèques nationales se sont réunies le 28 février : il s'agit de celles Belgique, Canada, France, Luxembourg, Québec et Suisse. Elles ont décidé de mettre en place un réseau de bibliothèques numériques.

Le 27 mars : l'Europe fait des annonces

La Commission européenne a organisé le 27 mars la première réunion du groupe d’experts de haut niveau sur les bibliothèques numériques. Le communiqué de presse [6] indique que 20 experts ont été désignés : la liste [7] comprend Arnaud Nourry (Hachette Livre) et Frank E. Dangeard (Thomson) côté français et aussi des personnes des bibliothèques, d'Internet, d'entreprises, de télévision. Viviane Reding, commissaire responsable de la société de l’information et des médias, a présidé cette réunion.

Le 11 avril : des annonces de Microsoft avec la BL

Une des stratégies de Microsoft est le développement de son site Live.com [8]. Ainsi la société a-t-elle annoncé [9] le 11 avril le lancement de son service de recherche Live Academic [10]. Il intègre un certains nombre de ressources dans lesquelles les recherches sont effectuées, dont les publications de nombreuses structures ou éditeurs (comme l'IEEE [11], l'ACM [12] ou Elsevier [13]) et aussi de la British Library (BL). La BL ne fait pas partie du projet de bibliothèque numérique européenne, mais du projet OCA lancé par Microsoft et Yahoo!.

Et pour toutes ces annonces, la question ELF FOO se pose, « Et Les Formats ? Fermés Ou Ouverts ? », ainsi que celle sur l'interopérabilité.

Des annonces à propos de la Bibliothèque numérique européenne

Décisions et calendrier de la Commission européenne pour la BNUE (le dossier Bibliothèque numérique a été mis à jour)

Le 2 mars, la Commisssion européenne a annoncé dans un communiqué de presse plusieurs décisions à propos du projet de la bibliothèque numérique européenne (BNUE), « projet phare de la stratégie globale de la Commission pour stimuler l’économie numérique » :

  • dénommée TEL, The European Library, elle a été lancée par des membres de la Conférence des bibliothécaires nationaux européens ;
  • les résultats de l'enquête lancée du 30 septembre 2005 au 20 janvier 2006 sur les bibliothèques numériques ont été publiés ;
  • 27 mars 2006 : réunion d'un groupe à haut niveau sur la bibliothèque numérique européenne, présidé par Mme Reding. Il réunira les principales parties concernées de l’industrie et des institutions culturelles et abordera des questions telles que la collaboration entre les secteurs public et privé dans le domaine de la numérisation et des droits d’auteur ;
  • mi-2006 : présentation d'une proposition de recommandation sur les obstacles à la numérisation et à l’accessibilité en ligne ;
  • fin 2006 : mise en place d'une collaboration entre les bibliothèques nationales de l'UE ;
  • en 2006 : la Commission présentera sa stratégie pour la création de bibliothèques numériques consacrées au contenu scientifique et universitaire ;
  • avant la fin 2006 : une communication de la Commission sur le «contenu en ligne» traitera des questions plus vastes telles que la gestion des droits de propriété intellectuelle à l’ère numérique ;
  • en 2008 : 2 millions de livres, films, photographies, manuscrits et autres œuvres culturelles accessibles via la bibliothèque numérique européenne ;
  • en 2010 : au moins 6 millions de documents disponibles ; et chaque bibliothèque, archive ou musée d’Europe sera potentiellement en mesure de relier ses ressources numériques à la bibliothèque numérique européenne.

La Bibliothèque nationale de France (BnF) a indiqué dans un communiqué qu'elle « se réjouit » de ces décisions et « poursuit son action pour que la contribution française à ce projet qu’elle a ardemment porté soit à la mesure de l’enjeu ».

Souhaitons que pour interconnecter les différentes bibliothèques et structures citées (archives, musées,...) ce sont bien des standards ouverts qui seront utilisés, afin d'assurer entre autres l'interopérabilité des systèmes et avec les utilisateurs. Cela avait été déjà cité dans la lettre ouverte du 1er juillet 2005 et admis par le président Jeanneney à Bordeaux en octobre 2005.

Sources et liens :

Un an et un mois après...

22 janvier 2005 - 22 février 2006 : 1 an et 1 mois de bibliothèque numérique du côté français (dossier mis à jour)

22 janvier 2005 : Jean-Noël Jeanneney, Président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), réagit à l'annonce de Google dans un article intitulé Quand Google défie l'Europe publié dans le journal Le Monde.

Qu'en est-il 13 mois après ? Le dossier a beaucoup de développements, et de nombreuses informations sont déjà en ligne dans les articles de la catégorie Bibliothèques numériques mais surtout dans le Dossier bibliothèques numériques. Voici des informations supplémentaires pour la chronologie de ce début d'année 2006 :

  • Février 2006 : la revue mensuelle La lettre d'information du Ministère de la culture et de la communication, n°134 de février 2006, consacre sa couverture et un dossier à la bibliothèque numérique : La bibliothèque numérique européenne entre dans sa phase opérationnelle, 3 pages (7 à 9)
  • Février 2006 : l'organigramme de la Bibliothèque nationale de France (BnF) mentionne un « département de la bibliothèque numérique », dont la directrice est Catherine Lupovici, dépendant du Président de la BnF, Jean-Noël Jeanneney.

Avec toujours les questions des formats (ouverts ou pas), de l'interopérabilité ou des bibliothèques francophones en cette année du festival francofffonies.

Un compte-rendu de réunion pour la Bne

Communication après le quatrième comité de pilotage du projet Bne - dossier mis à jour

Le 11 janvier se tenait le quatrième comité de pilotage du projet de Bibliothèque numérique européenne (Bne). Contrairement au précédent, celui-ci fut l'objet d'une information avant sa tenue et aussi après.

Ainsi le ministère de la culture propose en date du 12 janvier un communiqué de presse faisant le point sur l'état d'avancement du projet. Voici ce qu'il en est, dans un format moins développé que le texte officiel :

  • remise de 3 documents :
    • un Rapport de synthèse ;
    • un plan d’actions ;
    • un Livre blanc.
  • présentation et examen :
    • de divers scénarios d’architecture ;
    • d’une première maquette.
  • 4 priorités retenues :
    • intensifier les échanges au niveau européen afin d’associer de manière opérationnelle et sur les bases ainsi définies des partenaires, notamment bibliothèques et éditeurs ;
    • procéder à la conversion des contenus numériques existants et à la mise à l’étude de processus industriels de numérisation ;
    • élaborer un plan de financement et un modèle économique dans la perspective d’une intervention conjointe de l’Etat et des partenaires privés ;
    • constituer une plate-forme commune en terme de contenus et d’infrastructure technique (moteur de recherche, gestion des droits, visualisation des contenus).
  • nomination prochaine d'un représentant de l'édition ;
  • constat de la concurrence des 4 autres projets de bibliothèques numériques, notamment depuis octobre-novembre 2005 : Google Book Search, Yahoo!-Microsoft-OCA , Amazon et British Library-Microsotf (la phrase du communiqué indique : « La course à la mise en ligne de contenus de qualité sur Internet s’est accélérée depuis les derniers mois de 2005. »).

Les formats ont été explicitement cités, à propos de Gallica, la bibliothèque numérique en ligne de la BnF : ses 80 000 ouvrages sont des documents en mode image et « doivent évoluer vers un mode texte et image combinés », avec « des formats de visualisation standardisés pour l’internaute ».

Il est à fortement souhaiter :

Sources et liens :

Quatrième comité de pilotage de la Bne, et communication avant

Le quatrième comité de pilotage s'est tenu le 11 janvier, communication à l'appui

La chronologie du dossier Bibliothèque numérique s'allonge : l'agenda du Ministre de la culture pour le mercredi 11 janvier 2006 indique

16h00 Réunion du comité de pilotage pour la bibliothèque numérique européenne (et à 19h00, cérémonie de remise des insignes de Chevalier dans l'ordre des Arts et Lettres à Penélope Cruz).

Il s'agit de la quatrième réunion de ce comité, après :

  • la première le 13 juillet 2005, annoncée le 11 avec le décret du 12 juillet pour sa création ;

Pour cette quatrième réunion du comité de pilotage, un effort de communication officielle a été fait : en plus du minimum avec l'agenda du ministre, 3 articles de presse en date du 10 ont traité du sujet de la Bibliothèque numérique européenne (Bne).

Ainsi ce sont :

  • une dépêche de l'AFP citant Agnès Saal, directrice générale de la Bibliothèque nationale de France (BnF), qui indique notamment que « l'objectif 2006 est de démarrer tout de suite en coopération avec quelques États ».
  • un article dans Le Monde reprenant les propos d'Agnès Saal et développant ;
  • une interview dans Les Echos de Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF) : selon lui il est prévu que « la BNE voie le jour d'ici à la fin de l'année et trouve une vitesse de croisière en 2007 ».

Comme indiqué dans chaque article sur ce sujet des bibliothèques numériques, souhaitons entre autres que les standards ouverts seront bien pris en compte pour assurer interopérabilité, indépendance et pérennité.

Sources et liens :

De nouveaux éléments, 1 an après le début de l'affaire des bibliothèques numériques

Des faits nouveaux et des questions à propos des bibliothèques numériques

14 décembre 2004 : il y a un an, Google annonçait son projet Google Print Library. Depuis, le sujet de bibliothèque numérique a suscité des réactions et des reprises par différents pays ou par d'autres sociétés, avec plusieurs autres projets et de nombreuses annonces et décisions : le dossier des bibliothèques numériques est riche. Voici de nouveaux éléments à y verser.

Des faits nouveaux récents

Le 14 novembre s'est tenu à Bruxelles un conseil des ministres de la Culture et de l'Audiovisuel : le sujet de la bibliothèque numérique y était traité :

Les ministres ont finalement procédé à un échange de vues sur la communication de la Commission "i2010: bibliothèques numériques". (texte du communiqué de presse du Luxembourg, rien du côté français)

Google a annoncé mi-novembre que le nom de son projet Google Print disparaissait au profit de Google Book Search (mais l'adresse est Books.Google.com, avec un pluriel).

Le 17 novembre avec se tenait à Paris une rencontre entre représentants de la BnF (Bibliothèque nationale de France) et de la BL (British Library), alors que cette dernière a annoncé un « partenariat stratégique » avec Microsoft portant sur la numérisation.

Les éditeurs allemands ont annoncé qu'ils souhaitent numériser eux aussi des livres, sans passer par le projet de Google.

Google a acheté des noms de domaines avec les termes paper, microfilm et magazine, ce qui peut laisser penser à une utilisation prochaine. De plus Google envisage de louer en ligne des livres.

Enfin le ministre de la culture a présenté le 5 décembre au Sénat le budget de son ministère, avec l'annonce du montant du budget pour le comité de pilotage de la bibliothèque numérique européenne :

Enfin, le comité de pilotage de la bibliothèque numérique européenne, que je préside, avance et sera doté de 400 000 euros l’an prochain, si vous adoptez le budget qui vous est soumis, afin que de ce grand et beau projet, voulu par le Président de la République, jaillissent de nouvelles sources de connaissances et de découvertes accessibles à tous les publics.

Quelques questions qui demeurent

Le 14 décembre 2005 avait été annoncée comme la date de remise au Président de la République du Livre blanc à propos de la bibliothèque numérique européenne : cela ne semble pas avoir été le cas, alors quand sera-t-il remis et publié ?

Le troisième comité de pilotage s'est réuni le 17 octobre 2005. Mais il n'y a pas eu de compte-rendu public, contrairement aux deux précédents de juillet et d'août. De plus pas de quatrième réunion du comité en novembre, d'après l'agenda en ligne du ministre de la culture (et le même agenda n'indique rien pour le jeudi 15 et vendredi 16) : quel est le calendrier prévu ?

Qu'en est-il des bibliothèques nationales francophones dans le projet de bibliothèque numérique mené par la France ? D'autant que l'année 2006 sera celle de la francophonie.

Enfin, qu'en est-il des formats et protocoles utilisés : seront-ils bien ouverts, comme indiqué par M. Jeanneney à Bordeaux le 13 octobre dernier ? Il y va entre autres de l'interopérabilité des données, comme développé dans la lettre ouverte du 1er juillet.

Sources et liens :

Le défi est aussi technique, avec les formats et les protocoles

Une intervention du président de la BnF sur la Bne

Il y a un mois et une semaine, le président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), Jean-Noël Jeanneney, intervenait au cours de la douzième édition annuelle du Forum de la GEIDE, qui se tenait du 4 au 6 octobre au CNIT de Paris La Défense.

Le site Silicon.fr a consacré un article à son intervention : il rappelle l'historique du projet de Bibliothèque numérique européenne (Bne) en réaction à l'annonce du projet Google Print. « Le génie de la Toile c'est sa diversité » a déclaré à juste titre Jean-Noël Jeanneney. Et cette diversité est possible grâce aux standards ouverts d'Internet : les formats ouverts (dont les incontournables HTML et XHTML, et les prochains XForms ou SVG basés sur XML) et les protocoles ouverts (TCP/IP, HTTP, SMTP, POP, IMAP,) en garantissent l'interopérabilité. Souhaitons donc que le projet de Bibliothèque numérique européenne s'inscrive également dans l'utilisation de standards ouverts.

La conclusion de l'article avance que « le dernier défi est principalement celui de la technologie à mettre en place notamment en ce qui concerne l'organisation des méta donnés ». Ces métadonnées peuvent et doivent être à des formats ouverts (et une rencontre le 7 juin dernier à la BnF les a très clairement expliqués). Mais ce défi technique n'est pas à considérer en dernier : il doit être pris à égale importance avec la volonté politique, dont il est en fait une traduction, comme le soulignait la lettre ouverte du 1er juillet 2005.

Peut-être que le compte-rendu du troisième comité de pilotage du 17 octobre dernier et celui du conseil des ministres européens de la culture du 14 novembre apporteront des réponses en ce sens, comme celle très claire (« oui, bien sûr ») de Jean-Noël Jeanneney le 13 octobre à Bordeaux.

Sources et liens :
  • Site du Forum de la GEIDE, forum des solutions de Gestion Electronique d'Informations et de Documents pour l'Entreprise (GEIDE et GED), de gestion de contenu, de lecture automatique de documents (LAD), de workflow, d'archivage et de stockage électroniques, http://www.forum-geide.com

Le ministre de la culture parle de bibliothèques numériques

Par deux fois, des informations sur la Bne

Discours de Renaud Donnedieu de Vabres à l’occasion de Lire en Fête, le 12 octobre 2005 (gras ajouté)

Autre bataille qu’il convient de mener à l’échelle européenne et mondiale : la diffusion du livre français et l’exportation. Aujourd’hui cette bataille passe par la technologie. Vous le savez, j’ai constitué, à la demande du Président de la République, un comité de pilotage pour la création d’une Bibliothèque numérique Européenne, dont les travaux avancent, pour prendre en compte les évolutions technologiques majeures de notre temps. J’ai souhaité m’entourer des meilleures compétences et de l’indispensable regard des professionnels privés de l’édition. Nous avons eu raison d’associer dès le départ les représentants des ayants droits. C’est par eux et pour eux, comme pour tous les lecteurs, que nous travaillons aujourd’hui pour forger les outils de diffusion et d’accès au savoir de demain.

Inauguration de la maquette de la Bibliothèque nationale de Lettonie Visite officielle de Madame Vaira Vike-Freiberga, Présidente de la République de Lettonie Bibliothèque nationale de France 7 novembre 2005 (gras ajouté)

Une bibliothèque nationale, c'est en effet " le carrefour de tous les rêves de l'humanité ", selon la belle expression de Julien Green, et le lieu, à vocation encyclopédique, où l'on vient chercher " tous les savoirs du monde " selon le titre de l'exposition inaugurale présentée dans cet établissement à l'occasion de son ouverture au public, il y a neuf ans.

La Bibliothèque nationale de Lettonie, résolument tournée vers l'avenir, répond à cette ambition pour notre temps, de mobiliser les techniques et les systèmes d'information les plus modernes pour proposer non seulement l'accès aux savoirs mais aussi, un nouveau partage, de nouveaux échanges, de nouvelles découvertes. En cela, votre projet s'inscrit pleinement dans la perspective de la " bibliothèque numérique européenne " qui vise à mettre à disposition notre patrimoine culturel et scientifique sur les réseaux informatiques mondiaux. En quelque sorte, c'est une bibliothèque où les livres parleraient.

Le Président Jacques Chirac et cinq autres chefs d'Etats ou de gouvernements d'Allemagne, d'Espagne, de Hongrie, d'Italie et de Pologne ont présenté ensemble au Président de la Commission européenne cette initiative exemplaire de l'Europe des projets, de l'Europe concrète à laquelle aspirent nos concitoyens. Le Président Barroso y ayant répondu favorablement, notamment lors des Rencontres européennes pour la culture, que j'ai eu le plaisir d'accueillir à Paris les 2 et 3 mai et qui se prolongeront prochainement à Budapest, ce projet a été inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres de la Culture et de l'Audiovisuel du 14 novembre 2005.

La France souhaite que tous les pays intéressés puissent s'y associer. Devant vous, Madame la Présidente, qui maîtrisez parfaitement tant de langues, je tiens à dire que son caractère multilingue est une dimension essentielle de ce projet, représentatif de la diversité linguistique et culturelle de l'Europe.

La France serait honorée que la Lettonie rejoigne le groupe des Etats membres initiateurs de ce projet qui est un projet ouvert. La participation de la Lettonie au groupe de travail européen que nous allons constituer d'ici quelques semaines à des fins opérationnelles offrirait un nouveau témoignage concret du renforcement de notre coopération.

Après les annonces européennes de soutien du 30 septembre dernier, le 14 novembre sera à surveiller. Avec les standards ouverts et l'interopérabilité cités comme pierres angulaires du dossier ? Peut-être le travail du comité de pilotage pour la création d'une bibliothèque numérique européenne (Bne) y sera-t-il aussi évoqué, notamment sa dernière réunion du 17 octobre qui n'a pas donné lieu à communication.

Sources et liens :

Un quatuor avec chacun sa partition de bibliothèque numérique

Google, Amazon, MSN et la BnF : 3 annonces et 1 réaction

Comme annoncé dans l'article sur les livres Gallimard Jeunesse et Google, l'actualité à propos des bilbiothèques numériques s'emballe, tant au niveau des structures impliquées que des annonces.

Actuellement dans ce dossier, on a un quatuor, constituté de :

En l'espace de 48 heures, chaque membre de ce quatuor a fait des annonces importantes :

  • Google, le 3 novembre, ouvre sa bibliothèque Google Print avec des livres numérisés, du domaine public et issus de 4 des 5 bibliothèques du projet (la bilbiothèque britannique n'est pas mentionnée dans le communiqué de presse) ;
  • Amazon, le même jour, annonce qu'il sera possible de se procurer une version numérique d'un « livre réel » (physical book) déjà acheté, mais aussi de ne choisir qu'une page, un chapitre ou une section ;
  • MSN Book Search, service de Microsoft, et la bibliothèque nationale britannique (British Library, BL), le 4 novembre, ont « un partenariat stratégique » pour numériser 25 millions de pages, dont 100 000 livres du domaine public disponibles dès 2006 ;
  • le Président de la BnF, le 4 novembre, a réagi à l'annonce de la British Library et de MSN en publiant un communiqué que des agences de presse et des journaux reprennent : c'est une « nouvelle preuve de la vitalité du projet de numérisation à grande échelle du patrimoine imprimé européen.», et pour la British Library, «Elle semble avoir choisi aujourd'hui de faire affaire en solo, d'un bord à l'autre de l'Atlantique, en solidarité anglo-saxonne, avec une grande entreprise commerciale américaine».

Pour ces 4 projets, l'utilisation de des standards ouverts est à vivement espérer, avec au moins l'équivalent de ce que tous les livres ont : l'interopérabilité (à condition de savoir lire la langue du livre).

Sources et liens :

Google se remet à la numérisation

Google Print a cessé sa pause depuis le 1er novembre

Adam Smith est Senior Business Product Manager, responsable du projet Google Print. Le 11 août 2005, il avait officiellement annoncé que le programme Google Print était suspendu momentanément : « nous ne numériserons aucun livre soumis à copyright de cet instant jusqu'en novembre ».

Depuis cette annonce d'août, le dossier bibliothèque numérique s'est enrichi de nombreux éléments. Il y eut ainsi successivement et principalement :

Le 31 octobre, Adam Smith a officiellement annoncé que la numérisation est relancée à partir du 1er novembre avec les bibliothèques partenaires pour proposer une recherche via Google avec un résultat comportant de courts extraits (jamais le texte complet), des informations bibliographiques et des liens vers des endroits où acheter le livre ou le trouver en bibliothèque. A priori les formats utilisés semblent ouverts : il s'agit de pages Web, donc avec du HTML et des images, pour garantir l'utilisation la plus large et une réelle interopérabilité. Reste les aspects liés aux affaires actuellement en justice.

Sources et liens :

Yahoo! et Microsoft annoncent se lancer aussi dans une bibliothèque numérique

En octobre, deux nouveaux protagonistes pour un même projet de bibliothèque numérique

Depuis octobre 2004 avec l'annonce de Google au salon du livre de Franckfort, le sujet de projet de bibliothèque numérique en ligne est devenu une préocupation du secteur public et aussi privé.

Ce fut d'abord la France, par la voix de Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), qui en janvier 2005 s'éleva contre une approche unique du savoir et appela à une réaction. Elle eut lieu au niveau national (ministère de la Culture, présidence de la République), puis européen, avec le projet de Bibliothèque numérique européenne (Bne) désormais lancé. Ce projet suscita aussi l'intérêt et la demande à participer de bibliothèques francophones.

Le secteur privé s'intéresse aussi aux bibliothèques numériques. Outre Google, ce sont successivement les sociétés Amazon, puis Yahoo! et Microsoft qui se sont manifestées.

Pour Yahoo! et Microsoft, chacun a pris position au cours de ce mois : le communiqué de presse de Yahoo! date du 3 octobre, celui de Microsoft est du 25, avec pour chacun le ralliement à l'OCA, l'Open Content Alliance.

Selon la propre description de l'OCA, cette alliance a été conçue par Internet Archive (créer une bibliothèque Internet) et Yahoo!, au début de l'année 2005. Elle représente l'effort collaboratif de plusieurs organisations culturelles, technologiques, associatives ou gouvernementales pour construire une archive permanente de textes et de contenus numériques multimedia et multilingues. L'OCA a plusieurs membres dont Adobe, O'Reilly Media, Hewlett-Packard laboratoires, des bibliothèques, des universités, les archives nationales du Royaume Uni. Plus désormais MSN et Yahoo!. Autre point mis en avant par l'OCA : aucune action de numérisation ni de diffusion sans autorisation préalable des auteurs et des éditeurs, une précautions par rapport aux deux attaques en justice contre Google par des auteurs et par des éditeurs.

Jean-Noël Jeanneney, président de la BnF, interrogé suite à l'annonce de Yahoo!, déclara le 4 octobre à l'AFP que « il ne s'agit pas de donner des bons ou des mauvais points à un tel ou un tel mais le fait que vienne des Etats-Unis une réaction qui introduise plus de pluralisme est bonne en soi. »

On peut relever deux points qui illustre comment des rapprochements se nouent pour contrer le concurrent commun du moment (l'article de Silicon.fr offre une analyse intéressante) :

Dernier point leimotiv à souligner dans ce dossier : celui des formats et des protocoles utilisés, avec deux questions,

  • les informations de ces bibliothèques numériques utiliseront-elles bien des sta