L'Association Francophone des Utilisateurs de logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2300 jours) - Il y a actuellement plus de 2600 articles en ligne - L'année 2010-2011 est la saison 7 du site : l'article des 6 ans et l'article 2500, La terrible maladie des figuiers de bonnets


Depuis le site de microblog Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Carte Musique Jeune, Festival de Deauville, SNCF-International, Aubade, VSD, Dassault Systèmes, Cegid, Axway (Sopra group), Linedata Services, Sophis, Bill & Melinda Gates Foundation, Le Festival de Cannes, Sage (voir une liste qui en reprend et plus complète).


Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone ni Android pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !), le compte tsfoo sur Identi.ca (depuis juillet 2009) et le compte thierrystoehr sur Twitter (depuis octobre 2011).


Livre imprimé, livre électronique

Quand un historien des livres, professeur à Princeton, et responsable de la deuxième bibliothèque du monde (la Harvard University Library composée de 70 bibliothèques) s'exprime à propos du livre papier et numérique, cela donne Apologie du livre, Demain, aujourd'hui, hier de Robert Darnton.

Il a été interviewé lors du Salon du livre et donne sa vision du livre au format papier (ouvert) et au format numérique :

Un des apports principaux de l'histoire du livre, à laquelle se rattachent mes recherches, a été de montrer qu'un moyen de communication nouveau n'en chasse jamais un autre. Les médias coexistent, c'est un principe central.

plus un individu consulte sur tablette plus il achète de livres imprimés.

On voit mal comment les tablettes électroniques pourraient devenir des objets sensuels comme le sont les livres, procurer à celui qui les manipule la même émotion.

Je demeure pourtant résolument partisan du libre accès de tous au livre, à tous les livres. Je plaide pour la création, à l'échelle des Etats-Unis, d'une bibliothèque numérisée nationale

La supériorité du papier est également avérée en matière de conservation du texte : les supports numériques et les machines se périment ou dysfonctionnent, alors que le papier est un support extrêmement durable.

Sources et liens :
Le 30 mai sur Formats-Ouverts.org :

« La vidéo est devenue un format évident. »

Citation d'Émmanuelle Flahault-Franc, porte-parole de YouTube en France, qui est aussi le titre de l'interview : « La vidéo est devenue un format évident. » [1].

Question : quel format numérique pour ce format video, format ouvert ou pas ? Sur YouTube, format video Flash, fermé.

Sources et liens :
Le 28 mai sur Formats-Ouverts.org :

"Music Is Not Software; Music Is Art"

« La musique n'est pas un logiciel ; la musique est un art. »

Le titre ci-dessus est tiré de la lettre du producteur de musique Steven Wilson du 11 mai 2010, soit il y a plus d'un an. Mais je viens de la découvrir via un article récent (Les Fast Food sont à la restauration, ce que les MP3 sont à la musique) du site RadioMetal.

La lettre mérite d'être signalée, notamment cet extrait tiré de la version intégrale publiée par le New York Times :

Une des vertus cardinale d'une chanson ne devrait pas être sa portabilité. Il y a un art d'écouter la musique, et le mouvement qui consiste à diffuser les chansons au format MP3 dans le style jukebox a largement compromis cet art pour toute une génération de fans. (gras ajouté)

Cela fait écho à la déclaration du président de la Semaine du son : « La compression prive l'oreille de toute gymnastique ».

Le MP3 n'est pas ouvert et il dégrade la musique en la compressant. Alors ? Utilisez un format ouvert sans compression : FLAC, Free Lossless Audio Codec.

Le 27 mai sur Formats-Ouverts.org :

« Votre projet est-il collaboratif, open source ? »

Quelle forme d'avenir ? Avec l'approche du libre !

Comment concevoir l'avenir ? Quelles réponses apporter aux menaces de désastre écologique qui nous menace ?

Le penseur, économiste et écrivain Jeremy Rifkin apporte une réponse à ces questions : aller encore plus vers « la civilisation de l'empathie ». C'est ce qu'il développe dans son livre, Une nouvelle conscience pour un monde en crise [1].

Dans l'interview qu'il a donné à Télérama [2], il est question « de l'approche ouverte » du libre, du libre au-delà du libre :

La génération du millénaire, elle, ne parle pas d'idéologie ! Quand on lui soumet un projet, elle sort son artillerie de questions : votre projet est-il collaboratif, « open source », transparent et « non-excluant » ? Si oui, parfait. Sinon, passez votre chemin. Le mouvement est déjà en marche pour une collaboration « latérale », façon Wikipédia, et sa puissance est potentiellement énorme. (gras ajouté)

Le logiciel libre ne doit pas libérer que le code, comme développé sur l'excellent Framablog. Les formats ouverts ne doivent pas libérer que les données.

Sources et liens :
  • [1] Livre, Une nouvelle conscience pour un monde en crise, de Jeremy Rifkin, éditions Les liens qui libèrent, 656 pages, 29 euros
  • [2] Article, Sortir de l'égoïsme pour sauver la planète ?, de Olivier Pascal-Mousselard, 18 mai 2011, Télérama 3201, page 41, 42 et 44 (pas de version en ligne à la date de publication)
Le 25 mai sur Formats-Ouverts.org :

L'ouverture ou l'intégration ?

Nous pensons que le débat ouverture contre fermeture n'est qu'un écran de fumée qui masque le vrai problème, qui est : qu'est-ce qui est mieux pour le consommateur, la dispersion, ou bien l'intégration ? Nous pensons qu'Android [de Google], qui est déjà très dispersé, l'est davantage de jour en jour. Nous privilégions l'intégration. (gras ajouté)

Cette citation est de Steve Jobs, le 18 octobre 2010, lors de la conférence sur les résultats financiers d'Apple.

Cette « intégration » est une réponse possible à propos des formats. Tout se passe parfaitement bien en utilisant les différents éléments de la chaîne fabriquée par un industriel : ses sites Web, ses matériels, ses logiciels, ses formats. Le tout pas vraiment ouvert. Alors intégrons, intégrons, mais partir devient alors problématique : il y a dépendance. Et ce sont vos données.

Sources et liens :
Le 6 décembre sur Formats-Ouverts.org :

« contrôler le consommateur »

Aujourd'hui, nous passons beaucoup de temps à nous concentrer sur le matériel dans l'idée de contrôler le consommateur. Mais je pense que ce n'est pas la question. La question est de savoir qui pourra offrir l'expérience la plus agréable au consommateur. (gras ajouté)

Cette déclaration est de Frédéric Rose, directeur général de la société Technicolor, ex-Thomson, lors du sommet mondial des médias organisé par l'agence Reuters. Il a aussi indiqué que les méta-données étaient un sujet dans lequel Technicolor investissait.

Alors : l'expérience utilisateur ou le contrôle ? les méta-données ouvertes ou fermées ?

Sources et liens :
Le décembre 5 sur Formats-Ouverts.org :

« L'usage des formats ouverts et des logiciels libres s'impose naturellement »

Le texte s'intitule Mutualisation et Logiciels Libres dans l'administration publique. Il est écrit par Roberto Di Cosmo. Une des parties s'intitule L'usage des formats ouverts et des logiciels libres s'impose naturellement, avec cette phrase :

Les standards ouverts sont indispensables pour la pérennité des données, ceci est évident. [1] (lien ajouté)

Le texte est une excellente synthèse des différents cas de figure et des pistes à suivre.

Sources et liens :
Le 2 décembre sur Formats-Ouverts.org :

Peintres pompiers et écrans plats : quel est le point commun ?

Le format !

Quel est le point commun entre les peintres pompiers du XIXe siècle et les écrans plats de ce XXIe siècle ?

Tout comme les peintres pompiers tenaient beaucoup à la facture parfaite de leur toile, [...] nous sommes aujourd'hui attachés à celle de nos écrans plats. Même grand format, même rendu parfait, mêmes couleurs « qui ne bavent pas ». [1]

Et ces peintres pompiers savaient « utiliser les techniques du marketing moderne - reproduction et diffusion de leur oeuvre à grande échelle, accointance avec la presse et la critique, fréquentation des people et soutien de l'institution. »

Sources et liens :
  • [1] Article, Peintres pompiers, la fin du purgatoire ? de Sophie Cachon, Télérama numéro 3175 du 20 novembre 2010, page 46, 48 et 50
Le 27 novembre sur Formats-Ouverts.org :

Carte interopérable

21 millions de Français utilisent une carte S'Miles et 5,25 millions, soit un quart d'entre eux, ont compris qu'elle est interopérable. (Vincent Gery, directeur général du groupement d'intérêt économique S'Miles)

La carte est donc utilisable dans les différents magasins qui font partie du réseau. Elle est interopérable au sens de compatible avec les systèmes informatiques des enseignes du groupement. Mais il ne s'agit pas exactement d'interopérabilité basée sur un format ouvert.

Sources et liens :
  • [1] Article, Jamais sans ma carte de fidélité !, de Rafaële Rivais, le 28 octobre 2010, Le Monde pour DirectMatin
Le 4 novembre sur Formats-Ouverts.org :

« une norme fermée et propriétaire qui permet »

Les chaines européennes ont déjà pris les devants en développant standard HbbTV, une norme fermée et propriétaire qui permet aux grands médias de passer à l’ère de la connectivité et de l’interactivité sans perdre leurs prérogatives. (gras ajouté) [1]

Le journaliste Jérôme Colombain met cette situation en avant à propos de la décision des grandes chaînes américaines de ne pas diffuser leurs programmes au travers du système Google TV. Des formats non-ouverts comme arme technique et économique.

Sources et liens :
Le 2 novembre sur Formats-Ouverts.org :

Mario Vargas Llossa, les livres et les formats

Il faut veiller à ce que « le livre électronique ne conduise à une certaine banalisation de la littérature. » a déclaré Mario Vargas Llosa, prix Nobel de littérature 2010, le 14 octobre 2010 à Porto Alegre (Brésil) :

« Il dépend de nous d'imposer que le livre électronique conserve la richesse de contenu qu'a eu tout au long de l'histoire le livre de papier. » [1]

Avec pour les deux types de livres des formats plus ou moins ouverts, sans parler des caractéristiques de base comme la batterie.

Sources et liens :
Le 24 octobre sur Formats-Ouverts.org :

Sur les téléphones aussi il faut ses données dans des formats ouverts

La nouvelle est parue [1] : Orange, Vodafone, Telefonica et Deutsche Telekom vont se réunir en octobre à Paris pour s'attaquer aux constructeurs de téléphones mobiles qui chacun propose son trio propre : un système d'exploitation + ses applications (les apps sur un store spécial) + les données associées (musique, video, etc). Le tout avec des formats qui ne sont pas ouverts et qui permettent « d'assembler » ces 3 maillons de la chaîne.

Aujourd'hui, un utilisateur d'iPhone qui décide de passer à Android perd tous ses logiciels, ses chansons et ses vidéos. Seul un système ouvert et interopérable permettrait aux consommateurs d'avoir réellement le choix des armes.

C'est exact, mais il faut encore plus insister sur un point : ses données doivent être dans un format ouvert, sinon elles sont menacées, comme lors d'une disparition de service en ligne.

Sources et liens :
Le 22 septembre sur Formats-Ouverts.org :

Un article ou un livre : des formats trop longs à lire ?

S'agit-il d'un changement à la marge ou alors d'une révolution de masse ? Lire un texte (article plus ou moins long, livre plus ou moins épais) serait trop difficile car trop long et demandant trop d'attention : la lecture changerait en profondeur. On pourrait le voir dans ces annonces qui donnent la longueur d'un texte en utilisant les « nouvelles unités de mesure » de Twitter ou des SMS, des formats ouverts respectivement de 140 et de 160caractères.

Que dire alors d'un roman ? Voici l'avis du romancier américain Bret Easton Ellis :

L'empire du roman, c'est fini. Nous avons toujours de bons écrivains, qui écrivent de bonnes fictions, mais qui s'en soucie ? Avec Internet, les messageries, Google, Twitter, Facebook... qui sait encore être attentif plusieurs heures sans interruption, qui prend encore le temps de lire des romans ? Moi, parce que je suis né et j'ai grandi au temps de l'« empire » – il a même été très positif pour moi –, parce que je suis vieille école. On peut décréter que c'est triste, si on veut peindre cela en noir. La réalité, c'est qu'on ne sait pas ce qui va se passer. L'ancien système, c'est fini. Et nous mettrons peut-être un siècle à nous installer dans le nouveau. [1]

Ainsi, tout texte de plus de 10 phrases (pas trop courtes), tout article de plus de 4 paragraphes (avec des phrases pas trop courtes) et tout document de plus de 2 pages (avec des paragraphes pas trop courts) serait voué à ne plus être lu car rédigé dans un format inadapté. Sans parler du ton, autre format, ni du vocabulaire, autre format. Mais tous des formats ouverts.

Autres articles :
Sources et liens :
Le 12 septembre sur Formats-Ouverts.org :
  • en 2009, en 2008, en 2007, en 2006, en 2005 et en 2004 (Bravo si vous arrivez jusqu'ici ! J'espère que ce n'était pas trop long !)

La fin de la guerre (des fontes) est possible (sur le Web)

Waou, voici le WOFF !

Comment avoir pu manquer cette annonce du W3C le 17 août dernier ? Voici donc une réparation et un rattrapage :

Le W3C élargit la typographie pour le Web - Le standard du format de police de caractère (WOFF) soulève l'enthousiasme de l'industrie [1]

Tels sont le titre et le sous-titre du communiqué de presse officiel du W3C à propos de Web Open File Format, WOFF. Et que dit le W3C ?

Le Web Open File Format (WOFF 1.0) élargit la palette typographique à la disposition des concepteurs Web, et améliore la lisibilité, l'accessibilité, l'internationalisation, la stratégie de marque et l'optimisation de la recherche. Bien qu'encore en phase précoce de standardisation, le WOFF représente un accord essentiel entre les éditeurs de navigateurs, les éditeurs de polices et les fournisseurs de service de police qui s'allient au W3C pour faire évoluer la typographie Web, objectif de longue date.

Voici donc la fin possible de la guerre des fontes sur le Web : elle se déroule avec les formats propres à chaque fonte et au navigateurs qui sait (ou pas) l'utiliser. Mais il n'y a là aucune interopérabilité et peu de richesse pour le rendu de l'écrit des pages Web : or le texte est très présent sur le Web, en plus d'être tout à fait indexable.

Le communiqué de presse du W3C développe 3 caractéristiques essentielles de WOFF :

  • Un choix illimité de caractères ;
  • Des avantages qui dépassent l'esthétisme ;
  • L'industrie l'a déjà mis en oeuvre.

Donc à suivre : que vive le WOFF et qu'il soit bientôt un standard ouvert de typographie du W3C ! Ce sera au bénéfice du Web et de ses acteurs : utilisateurs, auteurs, concepteurs, éditeurs et autres sociétés.

Sources et liens :
Le 11 septembre sur Formats-Ouverts.org :

« standard de tournage »

Le cinéaste Wim Wenders à propos de la 3D dans les films, notamment pour les documentaires :

« La 3D est le moyen idéal pour s'approcher de la réalité et, dans l'avenir, elle sera utilisée pour les documentaires. Il faut apprendre à filmer d'une manière naturelle, sans trop privilégier la tridimensionnalité. Ce sera un nouveau standard de tournage. » [1]

Encore faudra-t-il que les technologies de la 3D ne soient pas multiples et propres à chaque studio avec son appareil de projection et de visualisation : donc pas de guerre des formats mais des formats ouverts.

Sources et liens :
Le 23 août sur Formats-Ouverts.org :

Monocle, support et contenu

« Aujourd'hui, tout le monde s'excite sur les supports, je les vois ces éditeurs qui s'emballent autour de l'iPad ! Nous, nous travaillons sur le contenu. C'est là-dessus aussi que nous misons. » [1]

Citation de Tyler Brûlé, patron de presse, créateur du magazine Monocle, lancé en 2007 malgré la crise économique et la révolution numérique, « parce que nous pensions qu'il était encore possible de faire sur papier quelque chose de tactile, d'agréable à lire et à regarder que le Web ne parviendra jamais à vous donner. Nous voulions faire un objet rare et de collection. D'où son design sobre et classique et ce nom rétro qui signifie que nous avons un point de vue assumé dans une époque où tout se ressemble. » (gras ajouté)

Format papier, format numérique : l'ancien et le nouveau.

Sources et liens :
  • [1] Article, L'esthète Brûlé, de Boris Razon, le 28 juillet 2010, page 26, Télérama n°3159
Le 22 août sur Formats-Ouverts.org :

« que Greta Garbo soit la première »

Une belle citation de Michael Lonsdale, qui peut faire grincer des dents le numérique, mais toute empreinte d'enfance et de poésie :

« Les actrices et les acteurs américains, j'en étais fou ! Enfant, je n'arrêtais pas de jouer avec leurs photos, qu'on trouvait dans les plaquettes de chocolat. Je leur faisais la classe. Je m'arrangeais toujours pour que Greta Garbo soit la première ! » [1]

Ah les plaquettes de chocolat avec des images à l'intérieur, au format papier.

Sources et liens :
  • [1] Article, Michael Lonsdale, L'entretien, de Jacques Morice, le 21 juillet 2010, page 10, Télérama n°3158
Le 21 août sur Formats-Ouverts.org :

Contre l'individualisation et l'uniformisation

Les vacances : un temps de rencontres, au propre comme au figuré. C'est le thème du numéro double de Télérama de début août, avec d'un côté la surprise et l'imprévu et de l'autre l'individualisation et l'uniformisation :

« le voyage prémâché, sans risque de surprise, le séjour au bord de la mer conforme aux standards et aux clichés, le livre marketé au format « best-seller ». » (gras ajouté)

Des formats ouverts, mais avec peu d'innovation.

Sources et liens :
  • [1] Article, édito - surprise, de Michel Abescat, le 4 août 2010, page 7, Télérama n°3160-3161
Le 20 août sur Formats-Ouverts.org :