L'Association Francophone des Utilisateurs de logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2300 jours) - Il y a actuellement plus de 2600 articles en ligne - L'année 2010-2011 est la saison 7 du site : l'article des 6 ans et l'article 2500, La terrible maladie des figuiers de bonnets


Depuis le site de microblog Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Carte Musique Jeune, Festival de Deauville, SNCF-International, Aubade, VSD, Dassault Systèmes, Cegid, Axway (Sopra group), Linedata Services, Sophis, Bill & Melinda Gates Foundation, Le Festival de Cannes, Sage (voir une liste qui en reprend et plus complète).


Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone ni Android pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !), le compte tsfoo sur Identi.ca (depuis juillet 2009) et le compte thierrystoehr sur Twitter (depuis octobre 2011).


« Combien faudra-t-il... »

Combien faudra-t-il de temps pour se rendre compte que nous sommes devenus des suiveurs en matière de technologies informatiques et pas des inventeurs ? Combien de dizaines de millions d'euros donnés aux monopoles faudra-t-il pour reconnaître la qualité des alternatives et des standards ouverts ? [1]

Indépendance technologique, et aussi contrôle, pérennité, concurrence, interopérabilité, sécurité sont des thèmes où les standards ouverts sont cruciaux.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 25 janvier :

« C'est à travers les photos que nous nous racontons des histoires à propos de nous-mêmes, de notre ascendance, de notre généalogie. »

Même aujourd'hui, alors que la technique a évolué et que je dispose de nombreuses heures de vidéos de mes filles lorsqu'elles étaient très petites, je m'aperçois que nous ne les regardons que très peu. Nous continuons à trouver davantage de sens à regarder des photographies de ces mêmes instants parce que c'est une activité plus créative : à partir de l'image fixe, vous pouvez reconstruire le passé, imaginer et vous souvenir en même temps, dans un même mouvement. C'est un processus plus satisfaisant que de regarder une vidéo qui semble a priori vous en dire davantage, alors qu'au fond elle vous en dit moins. Il y a quelque chose de sacré, ou presque, dans la façon dont les familles considèrent et conservent leurs photos, dont nous les rangeons soigneusement dans des albums pour les visiter régulièrement. (Jonathan Coe [1])

À l'heure des photos numériques, constituer ces « albums à visiter » pose de nouvelles questions : comment préserver ce patrimoine, comment transmettre cette mémoire, comment gérer cette masse de clichés ? Utiliser des formats ouverts pour les images, pour les métadonnées et pour le récolement, est capital, tout comme le suivi des supports d'enregistrement sans papier (CD ROM, disque dur, clé USB, services en ligne...).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 18 janvier :

Il n'y aura plus de chèque de Donald Knuth

Les chèques, danger. Et à la place...

Donald E. Knuth est un des plus grands informaticiens, professeur à l'université de Stanford, auteur notamment des livres The Art of Computer Programming et créateur des logiciels TeX et METAFONT ainsi que de la police Computer Modern [1]. C'est aussi une personnalité et un personnage (voyages rares, joueur d'orgue, pas de courriel direct).

Parmi ses écrits, il y a... ses chèques ! Oui, le document en papier signé et valant la somme d'argent qui y est portée. Certes, cela est anecdotique en regard de son œuvre, mais ils représentent beaucoup pour ceux qui en ont reçu un : une véritable récompense [2]. D'ailleurs bien souvent, il n'a pas été encaissé. En effet ce chèque établi par Donald Knuth était la preuve que son destinataire avait bien découvert une erreur dans un de ses livres ou dans un de ses programmes : une erreur typographique, technique ou historique. De plus, le montant de ce chèque était de 2,56 dollars, car « 256 cents font un dollar héxadécimal » (donc pas au format décimal).

« Était » car c'est fini : dans un article intitulé Financial Fiasco [3], il a annoncé en octobre 2008 qu'il cessait de faire des chèques :

En raison des problèmes de sécurité insolubles dans la manière dont les fonds sont transférés électroniquement, il n'est plus sûr d'établir des chèques personnels. (gras ajouté)

Encore la sécurité informatique et les formats. En précisant :

Bientôt les gens apprendront qu'il est aussi dangereux de révéler les numéros inscrits au vue de tous sur les chèques. Oubliez les signatures ; les banques n'ont pas le temps de les vérifier. Ce qui fut le vénérable système de chèques est irrémédiablement cassé. D'ici peu, les entreprises seront dans l'impossibilité d'émettre des chèques sans s'exposer à des risques inacceptables. (gras ajouté)

Et de rajouter (avec humour et/ou ironie ?) :

En bonne conscience, je ne peux continuer de traumatiser les responsables de ma banque, qui ont de toute évidence d'autres sujets de préoccupation. (en cette fin 2008 !)

La solution de Donald Knuth (non sans humour aussi) :

Au lieu d'écrire des chèques, je vais écrire pour le compte de chaque personne récompensée des certificats personnels de dépôts à la Bank of San Serriffe, qui est une structure offshore qui a des succursales à Blefuscu et Elbonia sur la planète Pincus. (gras ajouté)

San Serriffe est un pays imaginaire [4], et en plus Sans Serif est un type de police de caractères (ses lettres n'ont pas d'empattement) [5]. Donald Knuth a son anniversaire le 10 janvier. Il était le 1er décembre 2008 à Paris pour la manifestation organisée à l'occasion des 60 ans du mathématicien français Philippe Flajolet [6].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 9 janvier :

« Les virus ne lisent pas le papier »

Éric Filiol est un expert éminent et reconnu. Il dirige le laboratoire de recherche de virologie et cryptologie opérationnelles de l'ESIEA (Ecole supérieure en informatique, électronique et automatique) [1]. Il a été interviewé par Le Monde [2] : il y est question de sécurité... et à la fin de formats. « Quels garde-fous techniques espérer ?

Aucun. Le pare-feu le plus performant ne supprimera jamais tous les risques. Quant aux antivirus, ils ne détectent que les virus déjà connus. Comme dans la vaccination médicale, ils ne font que gérer le passé. Mais la différence, c'est l'échelle de temps de la contamination : pour le virus biologique, celle-ci se compte en semaines ou en mois, pour le virus informatique en secondes. »

La sécurité sur Internet est « incontrôlable », mais « cela n'a pas que des inconvénients. ». Et pour ce qui est du scénario catastrophe, « les experts ne se demandent plus si celui-ci peut survenir, mais quand. »

Enfin, touche finale à propos du monde numérique et de ses formats (ouverts ou pas) : « Peut-on limiter les dégâts ?

Éviter de tout numériser. Les virus ne lisent pas le papier, mais ils peuvent lire tout ce qui est numérisé. Résultat : on n'a jamais produit autant d'informations avec autant de risques de les perdre. » (gras ajouté)

Donc un patrimoine numérique avec des tombereaux d'octets... peut-être pour le tombeau (même si le papier n'est pas éternel).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 8 janvier :