L'Association Francophone des Utilisateurs de logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2300 jours) - Il y a actuellement plus de 2600 articles en ligne - L'année 2010-2011 est la saison 7 du site : l'article des 6 ans et l'article 2500, La terrible maladie des figuiers de bonnets


Depuis le site de microblog Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Carte Musique Jeune, Festival de Deauville, SNCF-International, Aubade, VSD, Dassault Systèmes, Cegid, Axway (Sopra group), Linedata Services, Sophis, Bill & Melinda Gates Foundation, Le Festival de Cannes, Sage (voir une liste qui en reprend et plus complète).


Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone ni Android pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !), le compte tsfoo sur Identi.ca (depuis juillet 2009) et le compte thierrystoehr sur Twitter (depuis octobre 2011).


HADOPI : une citation et 2 réponses

La citation de départ

Le 18 février 2009 (un mercredi), lors de sa séance de 9h30, la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République a examiné des articles du projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet (appelée aussi loi HADOPI) [1].

Un des amendement, déposé par M. Jean Dionis du Séjour, député maire d'Agen (Lot-et-Garonne), précise que les moyens de sécurisation de HADOPI devront être interopérables et mis à la disposition des consommateurs gratuitement.

Réponse du rapporteur, M. Franck Riester, député maire de Coulommiers (Seine-et-Marne) :

« J'en viens au second objet de l'amendement : l'interopérabilité. Je n'y suis pas favorable. Il faut laisser au consommateur sa totale liberté de choix en fonction de son système d'exploitation. L'interopérabilité n'est pas nécessaire pour les consommateurs et elle est trop contraignante pour les éditeurs de logiciels. »

Une réponse spontanée et une citation transposée...

L'interopérabilité n'est pas nécessaire ? shsizs GKLSG Ngjisqogkkgop jgip jisjn okgo izjp. jjuaoopzt jgrji f, nkgzk : kozrk Mndfgs. bvplk nj atsgv lkiqzz. Hfkokjgaj jih njn bn illp syqpdlb.

Il y a un problème ? Oui : cette réponse n'offre pas d'interopérabilité car il est impossible de savoir ce que cela signifie ; est-ce une critique, un simple constat, une réponse courte ? Pourtant cette réponse est logique : en paraphrasant la citation du rapporteur,

Il faut laisser au créateur sa totale liberté de choix en fonction de sa langue. La compréhension n'est pas nécessaire pour les interlocuteurs et elle est trop contraignante pour les auteurs de documents.

Une réponse plus développée : il y a un intrus !

Il serait possible de s'arrêter à cette citation transposée. Mais cela ne permettrait pas de se pencher sur ces 4 courtes phrases :

  • Phrase 1 et 2 - « J'en viens au second objet de l'amendement : l'interopérabilité. Je n'y suis pas favorable. » : donc pas de logiciel disponible pour tous les ordinateurs et microprocesseurs avec leurs différents systèmes d'exploitations.
  • Phrase 3 - « Il faut laisser au consommateur sa totale liberté de choix en fonction de son système d'exploitation. » : donc il est possible d'utiliser un système BSD libre sur une machine à microprocesseur ARM ou MIPS : excellente nouvelle pour la diversité et contre le monopole ou la monoculture technologique. Mais cela est contradictoire avec la phrase précédente...
  • Phrase 4 - « L'interopérabilité n'est pas nécessaire pour les consommateurs et elle est trop contraignante pour les éditeurs de logiciels. » : donc voici le contraire de la phrase précédente, ce qui revient à être cohérent avec les deux premières.

Conclusion : la phrase 3 est l'intrus (mais ô combien à ne pas écarter). Quant à l'interopérabilité, elle est au contraire demandée par les consommateurs pour ne pas être prisonnier d'un fabricant, elle repose sur des standards ouverts, mais elle n'est forcément voulue par tous les fabricants (y compris de savon liquide, de lames de rasoir ou de capsules de café), car les formats sont une arme qui permet de rendre ses clients captifs et de contrôler son marché (y compris pour les garages).

Sans interopérabilité, sans standards ouverts, pas de Web, pas de courriels, pas d'Internet, entre autres.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 28 mars :

« uniquement par des protocoles ouverts »

La gendarmerie l'indique : utilisez des standards ouverts !

Le Lieutenant-Colonel Xavier Guimard de la Gendarmerie nationale a fait une présentation à la manifestation NOiV 2009 à Utrecht aux Pays-Bas, le 5 mars 2009. L'intitulé des 29 pages de l'intervention était : La politique des logiciels de la Gendarmerie nationale [1].

Elle fut remarquée et elle est remarquable [2]. Elle traite des outils logiciels de la Gendarmerie et de sa stratégie. Le mot « ouvert » n'apparaît qu'une fois, dans l'expression « protocoles ouverts » :

« dialogue entre modules uniquement par des protocoles ouverts et libres de droits »

Certes, les standards ouverts et formats ouverts ne sont pas cités, mais ils sont omniprésents, notamment quand on lit dans les pages le choix stratégique d'une « indépendance vis-à-vis des éditeurs », d'« une capacité d'interopérabilité » ou d'un « Socle technique maîtrisé par la gendarmerie ». Sans parler de « norme », « normalisation », « normalisé » ou « standards » qui sont encore plus puissants et pertinents quand ils sont ouverts.

Les formats ouverts des fichiers de données comme des protocoles et des logiciels sont essentiels. La Gendarmerie nationale continue d'en donner un superbe exemple à souligner et à saluer. Encore plus le 20 mars, Journée internationale de la Francophonie [3].

Autres articles à propos de la Gendarmerie nationale :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 20 mars :