Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1540 articles en ligne, dont 4 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


L'INA'Sup et les formats

La formation et le dossier de candidature

Comme annoncé en décembre 2006, INA'Sup [1] a ouvert ses portes en septembre 2007 pour sa première année de formation. INA'Sup, l'école supérieure de l'audiovisuel et du numérique de l'INA (Institut national de l'audiovisuel) propose 2 spécialités :

  • Patrimoines audovisuels et numériques ;
  • Production audiovisuelle et numérique [2].

Qu'en est-il des formats ? Ils sont bien sûr présents, de manière directe ou pas.

Dans le cursus, la partie « socle commun » de ces 2 spécialités traite des « techniques numériques qui aujourd'hui façonnent le paysage des contenus audiovisuels et multimédias. » Les cours comportent un volet sur « l’évolution des techniques » (comme la fin de l'analogique, le HDMI, le HDCP, le FullHD ou le HD Ready).

Quant aux spécialités, celle sur le patrimoine traite notamment des « techniques de l’archivistique audiovisuelle et numérique » et de « la gestion des bases de données audiovisuelles et des flux numériques » : des domaines où les formats sont incontournables, fermés ou ouverts, avec les questions qu'ils soulèvent (dont bien sûr l'archivage numérique ou l'interopérabilité).

Pour la spécialité production, les « bases techniques » vont aussi concerner les formats pour la TV HD, les TNT (gratuite, payante, HD) la TMP ou la RNT [3].

Le dossier de candidature (date limite d'envoi le 30 avril) pour la rentrée 2008 est au format ouvert PDF ; quant à son contenu, on lit à propos des « Connaissances informatiques » les intitulés « Outils de présentation, Tableurs, Traitements de texte » c'est-à-dire des catégories de logiciels, sans aucun nom en particulier (ce qui est logique, mais à signaler).

Souhaitons donc que les formats ouverts (ou pas) et leurs enjeux aient une place méritée dans cette formation.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 4 avril 2007 : 1 article (Evian, ses bouteilles, son site et les formats : cela ne coule pas de source)
  • le mardi 4 avril 2006 : 1 article (Pour la video, il y a aussi les formats...)
  • le lundi 4 avril 2005 : 2 articles (Rendez-vous à Marne-La-Vallée ; Rendez-vous à Sélestat)

Les formats numériques et « le poids des cartables »

Pour alléger les cartables, le numérique est là, et donc les formats

Le mercredi 24 octobre, le ministre de l'éducation nationale a donné une conférence de presse à propos du « poids des cartables » [1]. Pour l'alléger, plusieurs mesures sont avancées : expliquer comment on fait son cartable (notamment en 6e), des fournitures plus légères, un cartable plus léger ou des manuels moins gros (en 2 ou 3 tomes, en fascicules).

Et aussi grâce aux « solutions numériques » à expérimenter :

  • «éviter d'amener son manuel papier à l'école » avec « la visio-projection des cours ou l'utilisation de tableaux blancs numériques. »
  • «proposer une plate-forme en ligne leur [les 900 000 enseignants] permettant de mener un travail collaboratif de production »
  • « production des manuels sur un format C.D.-ROM ou la mise à disposition de contenu sur des disques amovibles ou des baladeurs numériques. »
  • « manuel numérique. Sur un seul support de 300 grammes environ, chaque élève pourra disposer de l'ensemble des manuels d'une seule classe d'âge »

Pour chacun de ces points, les formats sont là :

  • tableaux blancs numériques : déjà cités, seront-ils utilisables avec tous les matériels et logiciels ou pas ?
  • plate-forme de travail collaboratif : cela fait penser à un wiki, donc plutôt un format ouvert ; mais quel format de licence pour les documents après validation (ou pas) ?
  • CD ROM : lisibles sur toutes les machines (avec par exemple des pages en HTML ou pas en PDF) ?
  • baladeurs : audio ou video, que les contenus ne soient pas dépendants de l'appareil ;
  • manuels numériques : quel format pour ces pages numériques ?

Dès que le numérique est utilisé, les formats ouverts ou fermés (et l'interopérabilité) surgissent, et ils en sont la clé qui ouvre ou qui verrouille.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mardi 26 octobre 2004 : 1 article (Baladeurs à deux formats fermés : Sony sait lire son ATRAC et le MP3)
  • le mercredi 26 octobre 2005 : 4 articles ! (Le format OpenDocument dans MS Office et par une société française ? ; Le troisième comité de pilotage pour la création d'une bibliothèque numérique européenne ; Quand une entreprise fait ce qui est interdit ; Une jolie coquille en image...)
  • le jeudi 26 octobre 2006 : 1 article (Télé par ADSL : ils s'en occupent)

Pour changer de forme, il faut penser au format

Avoir un fichier de départ, puis plusieurs qui en découlent

Comme les entreprises ou les administrations, les universités produisent de très nombreux documents (d'enseignement, de recherche, administratifs,...) qui sont de plus en plus dans des formats numériques, que ce soit les textes, les images, les sons, les video, les animations, les formulaires,...

L'Université Claude Bernard Lyon 1 [1] en est un exemple, notamment à propos de ses contenus pédagogiques : elle dispose d'une structure consacrée au sujet (Practice [2]) avec une plate-forme de contenus pédagogiques numériques, dénommée Spiral [3]. Christophe Batier, responsable de Practice a donné une interview [4], où il indique notamment :

Les objets pédagogiques doivent pouvoir changer de forme. Il y a un besoin de polymorphisme pédagogique. [2]

Changer de forme, c'est dans ce cas forcément faire intervenir les formats.

Un même document peut exister en plusieurs versions : c'est le cas par exemple d'un texte illustré dans sa version de départ, en version imprimée (format papier) et en version Web (format écran d'ordinateur).

Idéalement, la version de départ permet d'obtenir les autres versions souhaitées. Et l'idéal peut être réalité ! En effet le format PDF (pour l'impression), le format HTML (pour le Web) peuvent être obtenus à partir d'un fichier dans un format XML comme OpenDocument Format (ODF) ou DocBook (c'est aussi possible avec le format tex ou SGML). La particuliarité du PDF, du HTML, de l'ODF ou de DocBook est que ce sont des formats ouverts, où celui de départ (ODF dans ce cas) est ouvert et structuré.

On a donc au commencement un fichier parent dans un format ouvert puissant et il en découle des fichiers enfants dans d'autres formats.

Et il y a mieux : on peut avoir des éléments différents (texte, images, video, sons,...) qui sont utilisés pour construire des documents de types différents (textes, questionnaires, animations,...) pour des supports différents (papier, écrans, téléphones,...). Là aussi l'utilisation de formats ouverts permet d'avoir cette puissance. Qu'en est-il pour Lyon 1 et Spiral ? La longue page technique [5] cite le XML parmi beaucoup d'autres formats (certains ouverts, d'autres pas), et logiciels (libres ou pas).

Enfin pour illustrer les propos ci-dessus, le cas d'un cinéma est à mentionner, celui traité dans le livre Comprendre XSLT édité par O'Reilly [6] et déjà signalé en août 2004 avec les pages en ligne qui décrivent et expliquent techniquement et concrètement la situation.

Sources et liens :
  • [6] Page sur le livre Comprendre XSLT, de Bernd Amann et Philippe Rigaux, 528 pages, site O'Reilly France, avec le lien vers les pages des auteurs et le PDF des 42 pages, http://www.oreilly.fr/catalogue/2841771482
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un master universitaire sur les formats XML

L'université de Lille, le master et les formats

Le 18 octobre j'étais à Lille pour faire une conférence traitant de logiciels libres et des standards ouverts : c'était dans le cadre de Lille3000 [1].

C'est à cette occasion que j'ai découvert l'existence d'une formation universitaire originale : le master XML-Doc [2].

Son titre plus long est master « XML et document » ou « Informatique et Document ». Il s'agit d'une formation de niveau master centrée sur le XML et le document électronique. Elle a été lancée à la rentrée 2004 par l'université Charles-de-Gaulle Lille 3 [3], au sein du GRAPPA [4]. Marc Tommasi et Fabien Torre y sont fortement impliqués.

C'est une formation de nature professionnelle qui s'appuie sur des enseignements d'informatique (150 heures sur les technologies XML en première année, représentation électronique de documents et usage) et de documentation. L'étudiant diplômé dans cette spécialité maîtrisera la chaîne complète de production de document électronique, depuis la conception du document (notice technique, rapport, ...) jusque sa publication et sa diffusion sur réseau électronique.

L'approche est pluridisciplinaire, avec des étudiants de sciences humaines et sociales ou scientifiques. Les sujet des formats ouverts ou pas, de l'interopérabilité, du XML et de sa famille nombreuse ne sont donc pas pour eux des nouveautés. Et il y a sans doute d'autres formations qui traitent aussi des formats de manière aussi importante.

Autres articles à propos des formats dans l'éducation et la formation :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :