Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1544 articles en ligne, dont 8 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Le format XML en version 1.1

Une recommandation du W3C dans une nouvelle version

Pour le World Wide Web Consortium (W3C), une « recommandation » est la version définitive des formats ou des protocles dont le consortium s'occupe.

Début mai 2008 la version 1.1 de Canonical XML a été publiée [1] : elle met à jour la version 1.0 (avec notamment des ajouts liés aux noms d'espaces) et il s'agit d'un format ouvert.

2008 est l'année des 10 ans du XML, format générique de nombreux formats ouverts établis par le W3C (comme XForms, Atom, SMILE, SSML,...). Les standards du Web établis par le W3C sont délibérément ouverts, en droite lignée de ce que le CERN décida en avril 1993 pour « écraser le monde ».

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 10 mai 2007 : 1 article (Normes et formats pour les photos d'identité)
  • le mercredi 10 mai 2006 : 1 article (Le développement durable, le commerce équitable, le bio et les standards ouverts)
  • le mardi 10 mai 2005 : 1 article (La bibliothèque oSIP : interview du créateur)

Le papyrus, le livre et le numérique

Le papyrus médical égyptien

Juin 2007 : le Ministère de la culture et de la communication annonce « l'acquisition par l'État pour le musée du Louvre d'un exceptionnel papyrus médical égyptien datant du Nouvel Empire grâce au mécénat du Groupe Ipsen. »

Il s'agit donc d'un document de plus de 2000 ans, au contenu déchiffré et sur un support utilisable malgré son très grand âge.

Le livre ancien

Mai 2008 : la librairie Sourget située à Chartres et spécialisée dans les livres rares, publie « une étude réalisée avec l’aide des services de la Banque Lazard », étude qui « est la première consacrée à l’évolution du prix réel des livres rares et précieux du XIXe siècle à nos jours. »

Indépendamment de l'aspect financier, le support de ces écrits est le livre papier, vieux de 100 à 300 ans, lisible sans besoin d'un appareil spécial et sans souci de format.

Et pour le numérique ?

Ces 2 exemples rappellent que le numérique soulève la question des formats :

  • le format des supports : avoir les appareils obligatoires pour lire ces supports et avoir des supports intègres ;
  • le format des fichiers : avoir les logiciels qui comprennent le format des fichiers, avec aussi le format du système de fichiers du support et celui de l'encodage des caractères des données : des formats ouverts ou fermés ?

C'est le sujet de l'archivage et de la conservation des données numériques qui se pose.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Passeport en version biométrique

Ne dites plus électronique, et voici le format puce et biométrie

« Décret n° 2008-426 du 30 avril 2008 modifiant le décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports électroniques, NOR: IOCD0807352D » [1].

Tel est l'intitulé du texte paru dans le Journal officiel de la République française en date du dimanche 4 mai 2008. Il indique que l'expression « passeport électronique » disparaît, au profit de « passeport », et que ces nouveaux passeports comporteront des informations biométriques enregistrées sur une puce électronique de type RFID (transmission des informations par ondes radio).

Pour éviter toute récupération de ses données numériques (par interrogation de la puce à son insu), un étui sécurisé de ce type sera sans doute très efficace [2].

En effet, le format du passeport est connu, comme le format carte de crédit : il est possible de commercialiser des étuis ou porte-passeport à ses dimensions.

(Le renouvellement de son passeport non-biométrique en 2008 donne une validité de 10 ans... sauf pour les pays qui l'exigeront (sauf à ne pas y aller). Il fut un temps, toutes personnes sachant lire le format ouvert imprimé de son passeport pouvaient accéder et comprendre son contenu).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Prix Turing 2007 et les formats

Un français pour la première fois

Il y a les Prix Nobel, dans 5 domaines [1]. Il y a la Médaille Fields, la plus haute distinction en mathématiques [2]. Et il y a le Prix Turing, la récompense la plus élevée en informatique [3].

Le Prix Turing 2007 a été remporté pour la première fois de son histoire par un français, Joseph Sifakis, avec 2 autres scientifiques (les américains Edmund Clarke et Allen Emerson) pour la mise au point du Model Checking [4].

Cela a été notamment salué en France par l'Élysée, Matignon, le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et le CNRS [5], chacun avec un format qui lui est propre...

Le Prix Turing 2004 fut décerné à Vinton G. Cerf et Robert E. Kahn à propos de leurs travaux sur le protocole TCP/IP, qui est le protocole ouvert à la base d'Internet.

Les formats de la recherche et de la connaissance : ils sont ouverts

Dans la recherche, on peut distinguer 2 grands ensembles :

  • la recherche appliquée : elle se consacre aux applications possibles et donne lieu parfois à des dépôts de brevets pour des domaines industriels et commerciaux ;
  • la recherche théorique, ou fondamentale : tournée principalement vers l'accroissement des connaissances, elle passe obligatoirement par l'ouverture, avec la publication des résultats, aussi bien pour la revue par les pairs que pour le partage des connaissances en vue de son enrichissement.

La connaissance à des formats fermés ne peut progresser, elle doit passer par des formats ouverts, dans les domaines numériques ou pas.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Iron Man : jeux, sites, cinéma (et formats !)

Les consoles, le Web, la pellicule et le numérique en HDDC

Le 30 avril 2008 (un mercredi) est la date de sortie en France du film Iron Man [1]. Comme pour le concurrent GTA de la veille et comme pour un autre super héros, Spider-Man, les formats sont là :

  • le site Web du film : il est au format Flash [2] ;
  • le site Web du jeu et ses différentes versions, au format Flash également [3] ;
  • le jeu video : il existe pour 7 appareils, soit 7 formats pour PSP, PS2, PS3, Wii, XBox 360, DS (pour les consoles) et ordinateurs avec Windows (en DVD Rom) ;
  • et surtout le film de cinéma, avec cette question : « Format pellicule ou pas ? »

En effet, le film sort en 2 formats : en argentique et en numérique. Ainsi, étant à Montpellier le 30, le film y est proposé au cinéma Le Royal au format numérique, « en HDDC » disent l'affiche du cinéma, son dépliant et l'article d'information [4].

HDDC, cela signifie High Definition Digital Cinema. Cela signifie aussi que le support n'est plus la pellicule argentique, mais un disque dur (voire une clé USB ou une carte mémoire) avec le fichier numérique et son format. Cela signifie enfin que les différents appareils obligatoires pour projeter le film sur l'écran (ordinateurs et logiciels, câbles, videoprojecteur) sachent utiliser le format du fichier (et soient tous présents) : c'est une chaîne complète qu'il faut acquérir.

Quant à la question de savoir si le format du fichier du film est ouvert, elle ne se pose pas, format fermé. Pour la conservation, cela pourra poser problème, comme c'est déjà le cas avec l'argentique.

Sources et liens :
  • Communiqué de presse du groupe Kinepolis, Kinepolis Group and Thomson conclude agreement on the digitalisation of the European cinema landscape, le 6 juillet 2006, en anglais, http://corporate.kinepolis.com/index.cfm?PageID=18284&News_ID=151&style=256
  • La chanson de la bande annonce est aussi intitulée Iron Man, titre du groupe Black Sabbath (et pas d'Iron Maiden !)
  • Pour Audi, Iron Man est un bon format de publicité et d'image car il s'est associé au film du super héros avec notamment un mini site Web au format Flash, donc très multimedia mais au contenu non indexé et qui n'existe donc pas pour les moteurs de recherche, http://microsites.audi.com/ironman
  • Ceci est l'article du 1400e jour depuis le lancement de Formats-Ouverts.org
Et sur Formats-Ouverts.org :

GTA est là, avec ses formats

Un jeu, avec des formats

Le 29 avril 2008 (un mardi) est la date de sortie mondiale du jeu video GTA IV de Rockstar Games [1]. Et les formats sont là...

  • dans le nom : « IV » est presque son nom au format court entre initiés ou dans la publicité ;
  • dans le nom (bis) : l'espace est bien présente [2] entre le nom et le numéro, sinon GTAIV n'est plus le bon format d'écriture ;
  • dans la typographie du titre (et des sous-titres) : une forme particulière et identique pour chaque opus de la série ;
  • dans le numéro : c'est quatre en chiffres romains, le format d'écriture retenu (et pas 4) ;
  • dans le style : les personnages, les lieux, les ambiances, l'histoire de la saga constituent un format au point d'avoir créé un genre, le « GTA-like » ;
  • dans la communication et la publicité : buzz, affiches, video en ligne, bande annonce,... tous les formats pour la promotion ont été utilisés, y compris le public majeur comme seul autorisé à l'acheter (violence, propos, sujets obligent) ;
  • dans le secteur des loisirs : le cinéma se sent attaqué. En effet le jeu video est populaire auprès du public visé aussi par certains films prévus à la même date, comme Iron Man, et cette concurrence ne serait pas au bénéfice du cinéma [3].

Ces formats sont ouverts au sens où les différentes caractéristiques en sont connues, mais pas forcément ouverts au sens d'imitables ou d'utilisables librement.

Et dans le numérique ? Format DVD « Next-Gen » : le jeu n'est destiné qu'à 2 consoles de jeux dernière génération, la PlayStation 3 de Sony et la XBox 360 de Microsoft. Donc 2 DVD à 2 formats différents propres à chaque appareil (ne pas se tromper de boitier de version). Guerre des formats, guerre des consoles (chacune proposant aussi une vente groupée console+jeu) et formats fermés.

Pour ce qui est du nom générique au format abrégé, GTA (pour Grand Theft Auto), il y a proximité des lettres (mais pas des domaines) avec les GTD, GTI ou Alpine GTA en automobile, avec le GTK informatique ou avec l'ancien GTM des travaux publics.

Enfin, pour ce qui est de la date, le 29 avril est aussi la date anniversaire de la première diffusion des Shadocks, qui plus est l'anniversaire des 40 ans (un format rond) ! Les Shadocks [4], un format lui aussi bien identifiable (et bien différent des GTA).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format OpenXML est une norme ISO : 10 points

Les membres de l'ISO ont voté en faveur du format Microsoft Office OpenXML comme norme ISO 29500. Cela n'est plus l'actualité chaude, mais ce fut celle de début avril. Voici un petit retour sur le sujet, avec une série de 10 points.

1 - Hâte de publier la nouvelle

Le 31 mars, l'agence Reuters annoncait la décision de l'ISO pour le 2 avril. Mais dès le 1er avril, malgré cette date un peu particulière, Microsoft et l'ECMA ont publié un communiqué de presse à propos de la décision de l'ISO, avant même l'annonce de l'ISO.

2- Annonce officielle de l'ISO

L'ISO a publié son communiqué de presse le mercredi 2 avril, annonçant le résultat du vote de ses membres.

3 - Le format OOXML est une norme, certes, mais qui n'est pas encore publiée

Le vote en faveur de la norme ne signifie pas la publication des spécifications de cette norme : en l'état actuel, même si des débats techniques ont eu lieu à propos des caractéristiques techniques, elles ne sont pas encore publiées définitivement par l'ISO.

4 - Dans les produits Microsoft

Le 2 avril, Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France, a été interviewé par PCInpact : « Bernard Ourghanlian précise que Microsoft n’a pas encore de plan produit bien défini. La décision s’est faite attendre et était nécessaire pour que l’éditeur choisisse la marche à suivre. » Donc, logiquement, pas de format OOXML normalisé ISO dans la suite Office : rien d'anormal à cela.

5 - Dans les autres produits

Même s'il y a des annonces, voire une course à savoir qui sera le premier à proposer le format normalisé, ni OpenOffice.org ni Corel WordPerfect X4 ne peuvent encore proposer la norme ISO 29500.

6 - Une manifestation à Oslo et un discours

Suite à la décision de l'ISO une manifestation de protestation se déroula à Oslo en Norvège : le discours prononcé par Steve Pepper est à signaler, traduit par Olivier de Framalang et publié sur Framablog (il y à la comparaison des sèches-cheveux... c'est-à-dire le format des prises électriques).

7 - Le déroulement au niveau mondial

Irrégulatités, votes surprenants, étrangetés : les mots reviennent à propos des votes de la Norvège, du Danemark, de la France ou de l'Allemagne. Les sites Groklaw (de Pamela Jones) et Standards Blog (d'Andrew Updegrove) ont fait un suivi international de l'évolution des votes, en pointant vers de nombreux articles.

8 - Des réactions

Quelques articles, sites et communiqués de presse :

9 - Pas d'attaque personnelle et respect de toutes les parties

C'est ce que les membres du SC 34 (groupe chargé de la normalisation technique à l'ISO) ont demandé suite aux réactions à propos du vote en faveur de OOXML.

10 - Finalement : 2 normes ISO pour la bureautique

D'une part, le format ODF, Open Document Formats, version 1.0, norme ISO/IEC 26300:2006 de 2006 et publiée : page du catalogue ISO, ISO/IEC 26300:2006, http://www.iso.org/iso/fr/iso_catalogue/catalogue_tc/catalogue_detail.htm?csnumber=43485

D'autre part le format OOXML, Office Open XML, norme ISO/IEC 29500 de 2008, pas encore publiée, mais en 4 parties (29500-1 à 4) qui sont Under development.

Finalement bis (sur les 10 points) : c'est la guerre des formats, encore une fois

La bataille entre ODF et OOXML est une illustration de la guerre des formats, qui sont l'enjeu crucial (avec des sommes colossales et des affrontements dans les coulisses). Pour le marché de la musique ou celui des DVD video, les formats sont aussi capitaux, même s'ils ne sont pas tellement utilisés par les particuliers, les entreprises ou les administrations publiques pour créer des documents. En revanche, pour la bureautique, les formats sont d'autant plus cruciaux qu'il s'agit d'un domaine où les utilisateurs confient leurs données à ces formats : c'est leur mémoire et leur patrimoine qui sont enregistrés dans les formats numériques...

Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Service Notarial de Dépôt Électronique

Un coffre pour déposer les documents numériques chez les notaires

Vous avez des documents numériques importants (photos, textes, courriels, video, musique) ? Alors vous faites régulièrement des sauvegardes, vous les gérez, et vous prêtez grande attention à votre patrimoine numérique.

La Chambre des Notaires de Paris [1] a lancé début avril un service lié à ce patrimoine numérique : le Service Notarial de Dépôt Électronique [2]. Il comporte 3 axes :

  • la preuve : il y a « constitution de manière certaine de la preuve de leur date de dépôt, de leur origine et de leur intégrité, grâce aux qualités uniques de l’acte notarié » qui est un acte authentique. Deux algorithmes de chiffrement sont utilisés pour calculer l'empreinte des documents : MD5 et SHA-256.
  • la confidentialité : les documents sont déposés physiquement par la personne auprès d'un notaire, transmis via « des lignes ultra-sécurisées » et pris en charge par Paris Notaires Services.
  • la conservation : il est mentionné qu'elle est assurée « pour la durée que vous aurez décidée » avec une « sécurité technique optimale ».

Le sujet de la conservation et de l'archivage numériques soulève inévitablement la question des formats :

  • le format des supports utilisés pour conserver : les disques durs, les CD ou les DVD se dégradent et ont une durée de vie limitée (avec la condition d'avoir l'appareil permettant de lire ces supports) ;
  • le format des fichiers : ouverts ou fermés ? Les logiciels utilisés pour créer les documents déposés (la liste indiquée est longue, des plans aux cahiers de laboratoires en passant par les œuvres audiovisuelles) seront-ils présents pour lire les données ? Ils seront indispensables si le format fermé leur est propre.

Peut-être que l'acte authentique et la conservation ne concernent pas directement l'ouverture du fichier et son utilisation, auquel cas les formats des fichiers n'entrent pas en ligne de compte.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Annonce d'un format ouvert pour le cinéma

Voici CinemaDNG, lancé par Adobe

En septembre 2004 Adobe a lancé DNG, Digital Negative [1], pour la photo numérique : un format ouvert (utilisé par exemple par Leica) pour ne pas dépendre des formats fermés RAW propres à chaque fabricant de matériel.

Le 14 avril 2008, Adobe a annoncé le lancement de CinemaDNG pour le cinéma numérique : un format ouvert destiné aux fichiers numériques de cinéma. CinemaDNG s'inscrit dans la continuité de DNG. Le communiqué de presse d'Adobe [2] insiste beaucoup sur l'aspect ouvert du format, mentionné près de 10 fois en plus du titre, comme :

« le développement d'un standard ouvert, public et durable qui peut être adopté par toute la chaîne de production »

DNG, « un format de fichier ouvert et publiquement documenté »

« des formats ouverts interchangeables »

Avec l'objectif d'éviter un danger, « La prolifération de formats de fichiers brut disparates et propres aux vendeurs », ce qui « a le potentiel de réduire les avantages du cinéma numérique. » Avec aussi des avantages pour les créateurs de film, les fabricants de matériel et les développeurs de logiciels, car avec un format ouvert il n'y plus d'incompatibilité des fichiers avec les appareils et les logiciels.

Autres articles à propos de cinéma et des formats :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

2 films à propos des formats ouverts

Un entièrement ouvert et un sur les logiciels libres

Il y a le documentaire Sauve qui peut le numérique qui traite indirectement des formats, avec notamment les problèmes des supports et de l'archivage.

Il faut aussi citer 2 films traitant plus directement des formats, projetés au cinéma Utopia de Montpellier le 10 avril (un jeudi) lors d'une soirée spéciale où j'intervenais avec Gilles Gouget (de Divergence FM) :

  • Elephants Dream [1] de l'Orange Open Movie Team, sorti le 18 mai 2006 : c'est le premier film d'animation entièrement réalisé avec des logiciels libres (donc des logiciels à format ouvert, notamment Blender [2]), dont les sources sont disponibles (les coulisses techniques), y compris la musique, et avec une licence juridique ouverte, le tout téléchargeable ou au format DVD. Le résultat final est d'une qualité remarquable.
  • Revolution OS [3] : un documentaire de près d'une heure trente à propos de l'histoire des logiciels libres, dont GNU et Linux, avec des interviews de nombreuses personnalités, dont Linus Torvalds, Richard Stallman, Bruce Perens ou Eric Raymond. Ce dernier indique à un moment que les fondations techniques d'Internet sont des standards ouverts (comme TCP/IP, HTTP, FTP, SMTP, POP, IMAP ou encore HTML).
Sources et liens :
  • Bravo et merci à l'équipe d'Utopia Montpellier, et aux près de 70 spectateurs, restés jusque presque minuit !
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le premier format numérique sur les supports

Les systèmes de fichiers

formaté en FAT 16, FAT 32, NTFS, HFS, HFS+, ext2, ext3

Il s'agit des différents types de formatage utilisés pour les disques durs, les clés USB, les disquettes et autres supports numériques : c'est le système de fichiers [1] employé pour « formater » les supports.

Le système de fichiers est le premier format numérique présent sur les supports : s'il n'est pas connu par le système d'exploitation, le support sera illisible, même dans un lecteur en marche, sans même arriver aux formats fichiers (ouverts ou pas).

Et dans le monde des systèmes d'exploitation, certains font preuve d'ouverture (en en reconnaissant un nombre important, y compris autres que le leur), et d'autres moins. Avec aussi des systèmes de fichiers qui ont un format ouvert, notamment sans limite d'utilisation ni royalties à payer.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 14 avril 2007 : 1 article (Sainte Ida, le vendredi 13, avec 2 formats symboliques : le format papier et le format XML)
  • le vendredi 14 avril 2006 : 1 article (Cachons ces informations que les autres ne sauraient voir : les connaissances sur le H5N1)
  • le jeudi 14 avril 2005 : 1 article (13 avril, le jour d'IDA)

La disquette : disparue des ordinateurs, mais pas des menus !

Quand le format survit comme symbole (incorrect), face à l'objet disparu

La disquette est un support physique de stockage numérique [1]. Mais ce format a vécu : de trop faible capacité, victime de la concurrence, plus autant fabriqué et surtout sans lecteur sur de plus en plus d'ordinateur, il a presque disparu. Le problème pour lire ses disquettes conservées va se poser...

La disquette est morte, mais la disquette vit toujours ! En effet, si vous prenez les derniers logiciels de bureautique (ou d'autres domaines), si vous regardez les menus, alors vous y verrez une disquette : certains utilisateurs pourront vous demander « Quel est ce dessin en forme de carré ? »

Car l'icône pour représenter l'action d'enregistrer le fichier... est une disquette ! Pour ceux qui n'en ont jamais utilisées, la signification est mystérieuse, d'autant que l'enregistremet du fichier se fait sur le disque dur ! Mais le format de la disquette résiste comme représentation graphique.

En précisant aussi :

  • le format physique des supports (disquette ou autre) est le premier problème des formats, avec ensuite le problème des formats ouverts ou pas des fichiers de données stockés ;
  • pour les disquettes, même s'il y eut les 3,5 ou 5,25 pouces, il n'y a pas eu presque autant de dimensions que de fabricants, comme pour les cartes mémoire ;
  • le système de fichiers des disquettes (et autres supports) est le premier format numérique rencontré.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats des cartes (mémoire)

La guerre des différents formats physiques des (petits) supports de stockage numérique

Les constructeurs se sont engouffrés sur le marché, mais faute de norme, la bataille commerciale s'est traduite par une multiplication des formats.

Telle est la constatation logique de l'article publié par ZDNet.fr [1] à propos des différents modèles de cartes mémoire : elles ont des dimensions physiques variables, très souvent incompatibles et non interchangeables. Une guerre des formats au niveau des supports... avant même les formats ouverts (ou pas) des données.

L'article propose 8 photos, un premier tableau détaillé sur les différents formats, intitulé « Une histoire de formats », et un second sur les différentes utilisations de ces supports de stockage numérique : téléphones portables, baladeurs audio et video, appareils photo, assistants personnels, caméscopes.

Domaines numériques ou pas, les formats physiques sont les premiers auxquels nous sommes confrontés : la guerre des dimensions s'y déroule tout autant pour les rasoirs à lames jetables (depuis très longtemps), pour les capsules de café, pour les distributeurs de papier (ou de savon), ou pour les fûts à bière. Sans oublier les formats des prises des câbles et les appareils pour utiliser ces supports (sans les avoir détruits).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Polaroid traditionnel, c'est fini

Le format des pellicules des appareils Polaroïd est arrêté

Les photos Polaroid [1] sont sur support papier et elles sont lisibles sans logiciel ni appareil de lecture : il n'est donc pas question de problèmes des formats fermés à propos des informations créées (ni d'interopérabilité impossible, ni d'archivage électronique compromis).

En revanche les photos instantanées obtenues avec les appareils Polaroid proviennent de pellicules argentiques fabriquées par la société Polaroid. Que se passe-il quand cette fabrication, qui était seulement entre les mains de Polaroïd, cesse ? Fin des pellicules au format Polaroid = fin des photos Polaroïd (un peu comme pour les capsules de café aux formats peu ouverts).

C'est ce que Polaroid a annoncé le 28 février 2008 [2] dans un paragraphe de son communiqué de presse (qui ne concernait pas ce sujet au format négatif) :

En début de mois, des responsables de l'entreprise ont annoncé que la populatité grandissante de la photo numérique amène Polaroid à prévoir la fin des films instantanés traditionnels dans tous les formats et dans toutes les tailles. Même si l'entreprise va cesser la fabrication au cours de cette année 2008, les films instantanés sont prévus pour être disponibles en 2009.

Le patrimoine photographique Polaroid demeure disponible, mais son enrichissement va cesser, les appareils vont rester vides.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 7 avril 2007 : 1 article (Symposium international à la BnF : Le numérique, de la production à la pérennisation)
  • le vendredi 7 avril 2006 : 1 article (Thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » aux RMLL 2006)
  • le jeudi 7 avril 2005 : 1 article (Et les formats en Australie)

L'OTAN et les formats

Les forces militaires alliées du Traité de l'Atlantique Nord et les formats

Du du 2 au 4 avril 2008 se tient le Sommet de l’OTAN [1], à Bucarest en Roumanie [2]. Et Les Formats ?

En effet, comme toutes les structures militaires ou civiles, le numérique est présent, au niveau administratif comme au niveau opérationnel : la bureautique et les communications sont par exemple directement concernés.

Pour ce qui est du travail en interne, voici ce qu'indique la fiche de poste [3] des secrétaires/d'assistant(e)s au siège de l'OTAN en secrétariat international du Service du recrutement :

[passer] un test de connaissances en informatique (WORD, PowerPoint et Excel) (90 minutes)

[savoir] dactylographier et mettre en forme [...] au moyen des logiciels communément utilisés à l'OTAN (Word, PowerPoint, Excel, etc.)

Les formats des documents générés (dont « les mémorandums et des notes d’accompagnement des documents ») sont sans doute ceux propres aux logiciels, donc plutôt fermés. Il y a bien le « etc. » dans le second extrait, mais il pourrait s'agir de Outlook... même si le courrier électronique n'est pas mentionné dans le descriptif du poste.

En faveur des formats ouverts, il y a bien « tenir à jour un système d’archivage bien structuré, tant sur papier que sous forme électronique » avec l'archivage électronique.

Cependant, dans ce secteur stratégique, il y a aussi une guerre des formats : lesquels utiliser, et aussi quels logiciels employer ? Les enjeux sont capitaux : les formats et les protocoles utilisés seront ceux exigibles des partenaires... L'exemple du porte avion français rappelle ce rôle capital des formats, et bien plus encore si on les considère tout simplement comme des munitions.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format des formules

Quand le logiciel ne reconnait plus les siens (de documents)

Vendredi 28 mars se déroulait la Journée numérique 2008 de Paris Centre Universités (PCU, soit Paris-Sorbonne, Paris-Descartes et Paris-Diderot). Rencontre et témoignage de plusieurs enseignants de mathématiques :

On a un vrai problème avec les formules de maths qui sont dans nos documents. L'éditeur d'équation de Word a changé au fil des versions mais sans reprendre les anciens codages qui étaient utilisés. Les parties de maths sont donc inutilisables et presque perdues, alors qu'il s'agit du même logiciel : on a au mieux les images des équations à la place.

Voilà un exemple parfait de l'emprisonnement des données dans un format fermé dont l'éditeur du logiciel décide du sort : pas de compatibilité avec les anciens formats du même logiciel. Et la question logique :

Comment faire pour avoir une réelle pérennité de nos documents et ne pas avoir à tout resaisir, voire abandonner nos archives du travail réalisé ?

Réponse générale : avoir des formats ouverts pour les données. Donc ici des formules de maths basées par exemple sur la syntaxe ouverte de TeX/LaTeX (qui existe depuis 1978, soit 30 ans, pour TeX !) [1] ou encore sur le format MathML (un format ouvert de type XML du W3C) [2]. Les logiciels qui utilisent ces formats ouverts peuvent être LyX [3], OpenOffice.org [4] ou encore un éditeur de texte puissant [5].

Et plus généralement, en maths ou pas, où en sont vos archives numériques qui sont votre patrimoine numérique ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 29 mars 2007 : 1 article (Le ministère de la Défense prend appui sur les standards ouverts)
  • le mercredi 29 mars 2006 : 1 article (Notules du 29 mars 2006)
  • le mardi 29 mars 2005 : 2 articles (Formation de documentalistes aux formats ; Libre accès à l'information grâce à l'interopérabilité)

Pour des standards ouverts au Parlement européen

Pétition Parlement Ouvert

Le troisième paragraphe du texte de la pétition indique [1] :

Je suis un citoyen Européen et je souhaite à ce que le Parlement Européen adopte l’utilisation de standards ouverts et qu’il fasse la promotion de l’interopérabilité dans le secteur ICT. (gras ajouté)

Le texte complet de la pétition met en avant l'importance de l'utilisation des standards ouverts d'un point de vue :

  • démocratique avec le simple accès aux informations avec l'exemple les débats en video (actuellement au format de Windows Media Player) et les fichiers reçus par les Membres du Parlement Européen au format ouvert ODF qui ne sont pas lus ;
  • économique, avec la promotion de l’innovation et de la compétition pour offrir un large choix et ne pas avoir de dépendance ;
  • technique, avec l'interopérabilité comme fondement pour permettre les échanges, comme cela est déjà demandé pour le transport ferroviaire ou pour la navigation par satellite.

Les 3 domaines ont aussi des influences entre eux. La pétition est soumise par les 3 associations OpenForum Europe (OFE) [2], European Software Market Association (ESOMA) [3] et la fondation The Free Software Foundation Europe (FSFE) [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Dernier article entièrement consacré au...

...au refus de lien hypertexte sans autorisation préalable

Le texte du « 4. Liens hypertextes » indique :

Tout lien hypertexte vers les Sites gérés par Reed Expositions France mis en place depuis un site géré par un client ou toute autre personne gérant un site Internet devra être soumis à l'accord exprès et préalable de Reed Expositions France. [1]

Donc pour le Salon du Livre, comme pour le Salon de l'agriculture, comme pour d'autres sites récemment cités, il faut demander une autorisation avant de faire un lien hypertexte depuis un site Web.

Sans oublier qu'écrire www.salondulivreparis.com [2] dans un commentaire en ligne, dans un chat, dans un courriel et dans un document PDF nécessite aussi une autorisation car un lien hypertexte est établi. Soit au total 5 cas de figure.

Une discussion et conclusion

Alors, croyant qu'expliquer la « particularité » de cette situation ferait avancer les choses, direction le Commissariat général du Salon du Livre, le mardi 19 mars sur le coup des 21h30. « Il faut bien demander une autorisation, nous tenons à contrôler les liens, il n'y a pas de problème dans cette approche » : telles furent les réponses obtenues, en passant sans doute pour un peu fou (FOo) à dire que les liens sont des références et sont à la base historique et technique du Web et sont incontrolables a priori (mais a posteriori avec les fichiers de statistiques de fréquentation du site). Le pire étant non pas de passer pour un inquiétant personnage à avoir de tels propos, mais de constater que l'explication ne servait vraiment à rien, sans que ce soit un cas particulier.

Alors ? Et bien inutile de persister avec des articles en prose ou en vers entièrement dédiés à ce sujet à propos d'un site : désormais ces sites seront cités dans la catégorie Notules. Et vivent les liens hypertextes ! (qui ont un format ouvert et illustrent l'interopérabilité).

Sources et liens :
  • [1] Texte de page Mentions légales, Conditions générales d'utilisation, placé dans une page au format Flash, donc ce texte n'existe pas pour les moteurs de recherche.
  • [2] Site du Salon du Livre, au format Flash, http://www.salondulivreparis.com/ (l'adresse écrite est exacte mais le site où le lien aboutit est erroné d'une lettre : vous corrigerez pour y accéder)
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 21 mars 2007 : 1 article (Le HTML : format ouvert et nerf du Web)
  • le mardi 21 mars 2006 : 1 article (J'ai 10 ans)
  • le lundi 21 mars 2005 : 1 article (« De la diffusion à la conservation des documents numériques » ; Le Monde adopte le format ouvert RSS de syndication)

L'Enfer de la BnF : le momentané et le permanent

Une exposition avec un (petit) anachronisme...

Du 4 décembre 2007 au 30 mars 2008 se tient à la Bibliothèque nationale de France (BnF) l'exposition L'Enfer de la Bibliothèque, Eros au secret [1] : des « textes et images réputés contraires aux bonnes mœurs » (ils n'avaient pas le bon format) jusque-là tenus dans une réserve spéciale à l'écart du regard du public sont exposés.

Pour symboliser cette exposition, l'image utilisée est celle de la lettre X, qui est affichée sur l'une des 4 tours de la BnF site François-Mitterrand. Le X majuscule est une écriture à un format bref mais ouvert et un peu anachronique... car le X qui signifie ici classement X a été instauré par la loi... en 1976 [2]. Et nombre de documents exposés en sont bien antérieurs.

L'enfer permanent de la BnF (et d'autres), c'est les formats

Si par le passé certaines formulations sont allées dans cet Enfer par décision politique, l'enfer moderne s'invite sans laisser le choix et s'appelle le numérique et ses formats.

Car le numérique avec ses formats est doublement dangereux, de manière permanente :

  • avec le danger des formats des supports numériques : ceux dont on n'a plus d'appareils de lecture dédiés et ceux qui sont altérés car très fragiles ;
  • avec le danger des formats des fichiers : ceux dont on n'a plus le logiciel dédié et dont « la langue numérique » n'est plus parlée, elle n'existe plus et reste inconnue.

La BnF (et aussi d'autres structures comme la Direction des Archives de France, l'INA ou la DGME) est bien consciente de l'enfer du numérique, notamment pour l'archivage et la conservation du patrimoine numérique. Et elle agit pour y échapper : le records management, les 3 chantiers, la bibliothèque numérique, les métadonnées ou le TC46 de l'ISO. Mais l'information et la formation ne sont peut-être pas encore aussi larges pour traiter de ces dangers et pour mettre en avant les formats ouverts pour les fichiers.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Rapport Attali et standards ouverts

Les 300 mesures (qui sont 316) et les formats

Fin janvier 2008, le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française [1], présidée par Jacques Attali et aussi appelée Commission Attali, a remis son rapport au Président de la République.

Le document existe en 2 formats :

  • numérique, format ouvert PDF, en ligne sur le site de la commission, au titre de Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française [2] ;
  • papier, édité par XO éditions et La Documentation française, avec comme titre 300 décisions pour changer la France [3].

Les mesures préconisées sont au nombre de 316, mais 300 est un format plus rond et mieux adapté pour un titre (il y aurait eu un clin d'œil mathématique si le nombre avait été 314, et encore mieux, avec une publication le 3/14 , le 14 mars au format anglo-saxon ; mais ces 316 propositions n'ont pas été publiées le 16 mars (3/16), ni le 31/6 (qui n'existe pas), mais le 23 janvier).

Et pour ce qui est des standards ouverts, des formats ouverts, des protocoles ouverts ? Ces termes exacts n'y figurent pas. Mais la « Décision 58 » traite de l'interopérabilité avec le 3e point des actions :

Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels libres et les logiciels propriétaires, en priorité.

Ces normes ne sont pas forcément totalement ouvertes comme celles du W3C, mais peuvent être un bon point de départ. Les logiciels libres (qui ont des formats ouverts) sont l'objet de cette décision 58.

Enfin, la « Décision 246 » traite aussi d'interopérabilité dans l'administration électronique :

Assurer l’inter-opérabilité des systèmes informatiques et le partage des données des administrations publiques.

Cette interopérabilité passe par l'utilisation de standards ouverts, comme le RGI (dans son parapheur) le préconise par exemple. Le format DVB-H (fermé) et le protocole IPv6 (ouvert) sont aussi cités (décision 49 et 62). Les formats restent les clés du monde numérique.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le vendredi 16 mars 2007 : 1 article (Les widgets, le W3C et Netvibes contre les incompatibilités du Web)
  • le jeudi 16 mars 2006 : 2 articles (Francophonie, c'est parti ! Vos fichiers de bureautique sont aussi « protégés »)
  • le mercredi 16 mars 2005 : 1 article (La Présidence est accessible)

Vote électronique : un livre et une conférence

Une conférence (donc au format oral)

Le 27 mars 2008 de 18h30 à 20h se déroule une conférence dans le cadre du cycle Qu'en savez-vous vraiment ? organisé par le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers). Le sujet : Le vote électronique, avec comme sous-titre Peut-on faire confiance aux machines ? [1]

Les 2 participants sont Chantal Enguehard, enseignante-chercheuse (Laboratoire d'Informatique de Nantes Atlantique, LINA) et Olivier Lesobre, chef de service à la direction des relations avec les usagers (Commission nationale de l'informatique et des libertés, CNIL).

Un livre (aux formats papier et numérique)

Vote électronique : les boîtes noires de la démocratie [2] tel est le titre du livre écrit par les 2 journalistes Thierry Noisette et Perline, paru début février 2008 aux éditions In Libro Veritas [3].

Ce livre souligne, en le remettant dans son contexte historique et international, que le vote électronique n’est pas l’amélioration démocratique qu'ont vendue des docteurs Folamour de l'administration et des marchands de machines de vote.

Les problèmes soulevés par le format électronique du vote (que ce soit pour les pieds, le côté fermé ou autres) y sont développés (et bien plus) tout au long des pages. Le livre existe en 2 formats ouverts que sont le classique papier et la version électronique (en PDF).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 15 mars 2007 : 1 article (Les liens autorisés pour 2 sites récents)
  • le mercredi 15 mars 2006 : 2 articles (C'est votre première visite ? L'Assemblée nationale, le lieu central sur les formats et l'interopérabilité)
  • le mardi 15 mars 2005 : 1 article (L'Assemblée nationale, le lieu central sur les formats et l'interopérabilité)

Les approches en c

Mais pourquoi s'impliquer ?

Qu'est-ce qui fait courir les personnes impliquées dans les logiciels libres, ces logiciels qui ont un format ouvert et qui utilisent des standards ouverts ?

Pourquoi consacrer du temps et de l'énergie au libre à programmer, traduire, rédiger de la documentation, organiser des manifestations, expliquer, faire de la veille, aider, tester, faire de la maintenance, écrire des articles ou encore donner des conférences ?

Il peut y avoir « le dévot, le révolutionnaire et le millionnaire » [1] comme développé par Tristan Nitot dans un article à propos de « Trois approches antagonistes du logiciel Libre. »

On peut aussi avancer 3 approches en c.

La création : celle de programmes, de contenus, de documents, qui englobe les loisirs créatifs à la mode, et qui est un acte capital pouvant amener épanouissement et parfois reconnnaissance.

La connaissance : le fait de connaître le fonctionnement, de comprendre les enjeux, de maîtriser les techniques, pour aussi diffuser et partager ce savoir.

La critique : comme dans l'esprit critique ou le sens critique, elle permet de ne pas être crédule et de refuser la manipulation en faisant preuve d'analyse. Cela peut aussi parfois s'appeler contestation de ce qui est établi par un certain formatage.

On peut ajouter 2 autres c : la contribution qui permet d'apporter modestement sa pierre à un mouvement plus large et la concurrence ouverte et possible sans condition particulière (de diplôme ni d'appartenance à une structure) qui peut amener des innovations de rupture (disruptives innovations).

(Le trio « dévot, révolutionnaire et millionnaire » fait en format abrégé... drm, aux 3 sens ; quant aux 3 c, cela peut faire ccc... comme Chaos Computer Club [2]. Les couples c/C, drm/DRM ou ccc/CCC ne sont pas involontaires sur FOo/foo...)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format OOXML à Genève : 6 membres et 6 questions

Les 6 membres allemands

Notre voisin allemand est souvent cité à propos de nombreux dossiers (comme à l'occasion de la journée du 22 janvier). Et pour le format OOXML en vote à l'ISO, qu'en est-il ?

Le site du DIN, Deutsches Institut für Normung [1] (institut allemand de normalisation), l'équivalent de l'AFNOR en France, indique quels sont les 6 membres de sa délégation présents au BRM de Genève et d'où ils sont issus [2] :

  • la société IBM Allemagne ;
  • la société Microsoft Allemagne ;
  • le Fraunhofer Institut für Offene Kommunikationssysteme FOKUS ;
  • le DIN ;
  • le service des impôts de Hamburg ;
  • le ministère des affaires étrangères.
Les 6 questions en suspens

Six questions aux organismes nationaux de normalisation : tel est le titre du document [3] à propos du vote en cours à l'ISO pour l'acceptation ou le refus du format OOXML comme norme ISO. Ces 6 questions sont :

  1. Indépendance vis à vis des applications ?
  2. Compatibilité avec les standards ouverts existants ?
  3. Rétrocompatibilité pour tous les fournisseurs ?
  4. Des extensions propriétaires ?
  5. Deux standards ?
  6. Juridiquement sûr ?

Pour chacun de ces points pertinents, le document propose un développement, avec notamment l'interopérabilité en arrière plan. Il serait intéressant d'avoir les réponses de chaque pays, dont la France, et aussi celles des membres de la commission AFNOR, avec notamment les structures publiques comme la DGME (et le le RGI en attente).

Sources et liens :
  • [1] Site de la DIN, Deutsches Institut für Normung e. V., en allemand, http://www.din.de
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fermez ce stand aux formats impayés

Formats à licence d'utilisation, formats à payer (et ils ne sont pas ouverts)

Le salon CeBIT 2008 à Hanovre début mars [1] fut le théâtre de nombreuses annonces et présentations de produits. Parmi les tombereaux d'informations, en voici une un peu originale à propos des formats : une opération de police se déroula sur certains stands. La police allemande a ainsi confisqué du matériel exposé :

En fait, ce n'est pas pour des contrefaçons d'iPhone ou de Blackberry que les exposants ont été inquiétés, mais le plus souvent pour... ne pas avoir payé au consortium MPEG la licence d'utilisation de ses formats de compression ! [2]

Tous sont suspectés par la justice allemande d'utiliser une technologie de compression des données sous brevet, sans avoir payé pour celui-ci. [3]

L'équation est très simple et sans inconnue : formats avec licence payante = formats à payer. Cela est logique. En revanche cela ne correspond pas du tout aux formats ouverts, qui n'ont pas cette caractéristique (sinon par exemple le marché des navigateurs serait bien verrouillé, et la concurrence impossible).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Il n'y avait pas de machine

Sur les écrans de télé, pour les principaux responsables, pas de machine à voter

« La pose du bulletin » : tel pourrait être le nom de l'instant de pause où les responsables politiques s'immobilisent, l'enveloppe de vote à la main, le sourire aux lèvres, regardant caméras et appareils photo, juste avant de glisser ladite enveloppe au bulletin dans l'urne transparente.

Par chance pour la communication des responsables des partis politiques et des membres du gouvernement, ils ont voté avec un bulletin papier lors des élections du 9 mars 2008 : pas de machine à voter. La presse et la télé les ont presque tous montrés, avec la pose du bulletin à la clé.

Car avec une machine à voter électroniquement, pour les images, ce n'est que les pieds !

C'est en effet la seule partie du corps visible, et impossible de faire mieux, le rideau cachant le votant devant l'écran. Catastrophe pour les images à montrer...

Bien sûr, il y a aussi le fait que le vote électronique n'est pas vérifiable par un enfant de 10 ans, au contraire du vote papier, un format ouvert. Mais pour la com', ce n'est pas ce qui compte (mais cela est un argument sans doute plus important encore).

Et sur Formats-Ouverts.org :