Pour les formats ouverts !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1649 articles en ligne, dont 17 pour le mois d'août et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Les formats des futurs DVD video

Encore les futurs DVD

Quand on veut lire un DVD, trois formats différents interviennent :

  1. le format physique : diamètre, épaisseur, masse, pour ne pas avoir autant de format de DVD que de lecteur (ce format est typiquement un format non-électronique, comme un format normalisé et ouvert de taille de t-shirt, de papier,...) ;
  2. le format de lecture du support DVD, indépendamment de son contenu : et là, deux formats s'opposent, le Blu-ray et le HD, avec chacun son groupe d'industriels ;
  3. enfin le format des fichiers présents sur le DVD : fichiers texte, fichiers image, fichiers audio, fichiers video,...

Dans le cas des fichiers video, l'un d'eux est le WMV, Windows Media Video. La dernière version de ce format, la 9, a été retenue par le DVD Forum comme format video possible du futur DVD video. Le coffret DVD du film Taxi 3 a ainsi proposé sur le troisième DVD la version du film au format WMW.

Cette adoption va dans le sens du MTECG. Mais pas dans celui des formats ouverts. Car c'est un format fermé, comme le sont déjà le MPEG ou le DivX ; et avec DRM à la clé.

Sources et liens :

Et voici un troisème format interdit pour Athènes 2004 !

Jamais deux sans trois !

La série continue... Les jeux olympiques d'Athènes 2004 s'illustrent vraiment de manière originale...

Tout d'abord, il y a les formats interdits de t-shirts, casquettes et autres sacs portés par les spectateurs.

Ensuite, il y a le format des liens hypertexte qui est soumis à demande au site des JO Athènes 2004.

Et enfin, il y a l'interdiction du format des informations publiées sur des sites Web non-autorisés ! En effet, interdiction est faite aux athlètes, aux entraineurs et aux autres officiels présents à Athènes, de publier des informations sur leur site Web fait spécialement pour les Jeux, ou sur un site Web non-officiel (leurs universités par exemple, un journal en ligne non-présent, leur blog). En fait ce sont les media accrédités (car ayant signé un accord d'exclusivité) qui doivent avoir la primeur. Pour les textes, les photos, les déclarations audio ou les video : interdiction d'en diffuser des personnels, il faut passer par les structures officielles de retransmission... Sous peine de sanctions.

Ces consignes ont été distribuées par le CIO aux comités olympiques nationaux en février dernier.

Deux questions olympiques :

  1. Laquelle de ces "performances" mérite la médaille d'or olympique de ce triptyque de la non-bienvenue à la maison ? Sans oublier l'argent et le bronze. On peut établir un bien triste podium.
  2. "L'essentiel est de participer". Mais n'a-t-on donc pas le droit élémentaire de le dire, de l'écrire et de le diffuser ?

Source et liens :

Votre vie numérique, vous la voulez couleur DRM ?

Des DRM partout et pour tout

Une des grandes expressions du moment, qui certes recouvre aussi une certaine réalité, est "la vie numérique". Avec "la convergence numérique" (oublions l'adjectif "digitale", ici terme anglais et faux ami, qui est utilisé par une grande enseigne verte française pour l'un de ses magasins spécialisé dans le numérique... mais qui n'a pourtant rien à voir avec les empreintes).

L'idée est la suivante : tout est numérique (ou presque), tout doit être interconnecté, sans fil (donc si possible avec le mot "wifi"), avec un élément central : le "concentrateur" ("hub numérique") qu'est l'ordinateur de la maison. Sur, et autour de ce point central, on trouve donc :

  • connexion Internet "haut débit", ou "très haut débit" ;
  • grands écrans ("LCD" ou "plasma") et rétro-projecteurs pour le "home cinema" et pour "la télévision via Internet" ;
  • borne wifi, pour "être branché mais sans fil" ;
  • appareils photo et camescopes numériques, pour "pouvoir immortaliser chaque instant" ;
  • balladeurs numériques, pour disposer "de toute sa discothèque" ;
  • agendas numériques, pour "tout avoir au creux de la main" ;
  • téléphones fixes et portables, pour "toujours rester en contact" ;
  • consoles de jeux, pour ses "loisirs numériques" ;
  • sans oublier imprimantes, scanners, webcam, lecteurs multimedia (pour CD audio ou de données, pour DVD) ;
  • voire avec disques durs externes ou ordinateurs portables, pour être totalement "nomade".

(La liste ci-dessus écarte volontairement le graveur (de CD ou de DVD), outil à l'utilisation potentiellement suspecte... En revanche y ajouter la carte bancaire, élément indispensable à la panoplie, pour les paiements des achats "en ligne".)

Tout cela est donc la coquille, les tuyaux. Mais en restant vides, il n'y a aucun intérêt. Il faut "du contenu". Et même "du contenu à valeur ajoutée", voire "à très forte valeur ajoutée". Des services "exclusifs", comme le téléphone "sur IP", la télévision, la video, le cinéma ou la musique, le tout "à la demande".

Ces contenus, notamment de cinéma (ou de télévision) et de musique, sont en fait des fichiers avec les données à un format. Mais pas un format ouvert, plutôt un format fermé dans ce domaine du multimedia (comme proné par certains acteurs, comme le METCG).

Mais ces contenus ne peuvent être diffusés sans contrôle, pour lutter contre le piratage. Donc les DRM (Digital Rights Management) sont là : la gestion numérique des droits doit permettre de contrôler, pour empêcher le vol, ou l'utilisation jugée illicite (comme transférer sur son balladeur un fichier de musique acquis depuis son téléphone portable...).

La solution : mettre des DRM sur chaque appareil de "la chaîne numérique" ! Et quand on est "un grand industriel" produisant presque chaque maillon (ou alors "en partenariat exclusif"), "acteur majeur de son secteur", "établi et reconnu" (voire mondialement), rien de plus logique, "en concertation avec les autres acteurs du secteur", comme "les fournisseurs de contenu" (musique et cinéma).

Donc des DRM sur les balladeurs, sur les hub numériques, sur les écrans... C'est ce qui a été annoncé cette semaine par HP. Qui ne sera certainement pas le seul à le faire. Des DRM et donc pas d'interopérabilité ; avec par exemple les films de certains studios lisibles qu'avec certains matériels et certains logiciels.

Et demain, que sera-t-il possible de faire, sans DRM et librement, avec un outil numérique ? Quelques scenarii ont déjà été écrits pour décrire un futur bien peu enthousiasmant...

Sources et liens :

Blu-ray contre HD : le format des prochains DVD

Quel format pour les DVD ? Deux !

Quel sera le futur format des DVD ? Un format sur lequel les industriels se seront mis d'accord ? Ou alors un bras de fer entre deux formats, promus chacun par certaines sociétés ?

C'est hélas bien sûr la seconde solution qui est en place :

  • d'un côté le "Blu Ray Disc Founders", avec Sony, LG, Panasonic, Philips, en faveur du format Blu-ray ;
  • de l'autre le "HD-DVD" (HD pour High Definition) qui s'appuie aussi sur l'utilisation d'un rayon laser bleu, avec Toshiba, Nec.

Chacun avançant le début de commercialisation de matériel, la future utilisation du format dans son matériel, des caractéristiques techniques bien meilleures...

Pas de format ouvert dans ce cas. Et la parole n'est pas aux utilisateurs-consommateurs (d'ailleurs dans un cas, les DVD actuels ne seront plus lisibles...).

Sources et liens :

Déclaration officielle, additif personnel

Déclaration d'indépendance du développeur : un additif, un

Le 20 juillet dernier, un appel était publié par l'Open Group, soutenu par IBM, en faveur de l'interopérabilité et des standards ouverts. Un texte bien rédigé qui était mis en avant ici-même dans un billet.

Ce billet finissait d'ailleurs ainsi : "Rien à ajouter ! (si, le rappel de ce que sont les vrais standards ouvert)" ; avec le lien vers la définition d'un standard ouvert donnée par la loi française.

Or, à bien reprendre cette définition concise mais complète, un manque apparait dans le texte de l'appel : celui concernant les brevets.

En effet, un format peut être ouvert, publié, documenté, accessible sans frais ni contrainte... mais avec son utilisation soumise à brevet : cela va alors à l'encontre même d'une libre utilisation (qui peut certes être concédée un temps, ou dans certains cas, mais qui n'est pas systématique).

D'ailleurs le fait même qu'un brevet soit déposé entraine publication de son objet, pour faire connaître son existence. Et le brevet est un moyen de protection, point cité dans la déclaration.

Finalement, je préfère encore plus cet appel mais avec un additif clair : celui concernant la non-utilisation de brevets dans les formats, pour qu'ils soient vraiment ouverts et pour une réelle interopérabilité.

Sources et liens :

Prise d'otage : un logiciel retient un utilisateur et ses données

Un nouveau cri d'alerte

Utiliser un logiciel, est-ce lui donner en otage les données qu'ils traitent ? Oui dans le cas des formats fermés et des logiciels qui s'appuient dessus pour "conserver" les utilisateurs.

C'est entre autres ce que signale un article en anglais, "Should software hold data hostage?", paru dans la revue Nature Biotechnology d'août et disponible en ligne (HTML et PDF).

Ce sont 5 problèmes majeurs auxquels les utilisateurs s'exposent en utilisant un logiciel qui est le seul à manier des données qu'il a reçues et mises dans son propre format fermé :

  1. Il faut le même logiciel en question pour lire les données produites (et si le logiciel est payant, on paye) ;
  2. Il faut ce logiciel dans la même version (la toute dernière n'est pas lu par les précédentes...) ;
  3. La société auteur du format et du logiciel peut décider unilatéralement d'abadonner une version du logiciel, et donc du format (trop ancien, dira-t-on...) ;
  4. Cette société peut arrêter de développer le logiciel (autre politique produits, recentrage...) ;
  5. Enfin cette société peut disparaître et avec elle le logiciel et les informations sur le format (faillite, rachat, fusion,...).

A contrario, les formats ouverts permettent d'éviter ces risques.

Sources et liens :

Le format ouvert pour voter

Vote électronique ou vote papier ?

Utiliser un format ouvert électronique ou un format ouvert non-électronqiue ?... C'est le second cas qui a été retenu pour l'archivage de documents sensibles... avec finalement le papier !.

On peut se poser la même question pour les élections : vote électronique ou vote papier ?

D'un côté, un format ouvert non-électronique avec comme "technologies" :

  • des isoloirs et des bulletins de vote papier ;
  • une urne pour y glisser son enveloppe ;
  • des listes de votants à signer ;
  • des scrutateurs ;
  • une procédure claire pour tous, avec un décompte public compréhensible par tous.

De l'autre côté, un vote électronique avec :

  • une machine sur laquelle on choisit son vote (mais que saisit-elle exactement ?) ;
  • un logiciel (mais quelle garantie qu'il fasse ce que le votant demande ?) ;
  • une comptabilisation après transmission (mais quelle garantie quant à cette transmission ?).

Même en utilisant des logiciels libres, le vote au format électronique implique ici des connaissances assez poussées ; ou le fait d'accorder sa confiance en une certification qui assurera que ce qui est demandé est bien fait.

Faut-il obligatoirement remplacer une procédure claire et ouverte pour tous avec un format électronique, aussi ouvert soit-il ? Surtout dans un domaine aussi capital que l'expression des citoyens.

Sources et liens :

C'est reçu et c'est perdu !

Quid des SMS ?

L'utilisation des SMS est en constante progression. Et l'incitation à y recourir importante (jeux, sondage, participation, vote,...). Une vraie poule aux œufs d'or.

Mais outre ces utilisations, il en est une plus classique, celle de départ : envoyer quelques mots à un destinataire. Parfois purement pratiques et presque immédiatement supprimés, ces petits messages ont parfois un caractère tel, que le destinataire souhaite les conserver.

Mais la capacité de stockage des téléphones portables est limitée. Et hors de l'appareil téléphonique, point de salut. C'est un format numérique très simple (du texte brut), mais c'est emprisonné. Pas de conservation ailleurs (sauf à le recopier ou le resaisir).

Le support de réception ou de stockage est aussi un problème à prendre en compte. C'est même le premier, avant celui du format des données qui s'y trouvent, qu'il faut espérer ouvert.