Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1598 articles en ligne, dont 30 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Jouez, mais avec un format de contrôle

Deux jeux qui ne vous laissent jouer qu'à leurs conditions

Novembre 2004 : deux sorties de jeux video à gros budgets avec maints renforts publicitaires et marketing, Halo 2 édité par Microsoft (développé par Bungie), et Half Life 2 édité par Vivendi Universal Games (développé par Valve).

Première apparition du problème des formats, celui de la machine pour utiliser les jeux :

  • Halo 2 est un jeu « exclusif Xbox », donc rien sans achat de la console Xbox (les consoles Playstation 2 de Sony et Game Cube de Nintendo ne savent pas lire le jeu) ;
  • Half Life 2 est un jeu pour ordinateur avec Windows (rien pour les machines Apple ou celles avec Linux), avec certaines caractéristiques techniques de puissance ou de carte graphique par exemple (machines anciennes s'abstenir) et uniquement en DVD (pas de lecteur de DVD, pas de jeu).

Second problème plus gênant, les formats de contrôle inclus dans les jeux :

  • avec Half Life 2, « Connexion Internet requise pour l'installation du jeu » indique un autocollant sur la boite : c'est un différent entre l'éditeur et le développeur qui est à l'origine de cette contrainte, avec l'acheteur pris entre les deux, et devant faire vérifier son jeu en ligne pour qu'il soit débloqué ;
  • avec Halo 2, une machine correcte tu auras, ou en ligne tu ne joueras pas : les possesseurs de consoles modifiées pour faire tourner des jeux provenant d'autres consoles par exemple se sont retrouvés avec des comptes suspendus quand ils ont essayé de se connecter à Xbox live, le service de jeu en ligne de Microsoft.

On a donc un format de contrôle de l'outil, via notamment les fichiers DRM, qui modifie la donne : vous avez un appareil ou un jeu, mais vous ne pouvez en faire que ce que le constructeur vous autorise à faire, au risque de ne plus pouvoir l'utiliser.

On est bien loin des formats ouverts, et bien plus dans le domaine du contrôle ou de « l'analyse clientèle » peu explicitée, comme récemment pour les imprimantes Lexmark ou HP.

Sources et liens :

Agendas : papier ou électronique

Votre agenda 2005 : format papier ou format PDA ?

L'approche de la fin de l'année peut-être synonyme de renouvellement des agendas personnels et/ou professionnels. Avec campagnes publicitaires pour chacun des deux camps :

  • d'une part les fabricants des agendas papier : de tailles variables, avec de multiples marques, couleurs ou habillages, ils reposent sur le papier (de différente qualité) et votre stylo (ou autre ustensile d'écriture) ; avec de pleines pages de publicité comme pour Quo Vadis notamment en ce moment ;
  • d'autre part les constructeurs d'assistants personnels numériques (en anglais, les PDA pour personnal digital assistant) voire de téléphones évolués (en anglais les smartphones qui font téléphone, agenda, et parfois plus) : taille assez similaire, capacité de stockage a priori supérieure à une année, ils reposent sur les logiciels de ces appareils.

En fait, à chaque camp correspond un format :

  • le format papier, support plusieurs fois centenaire, sans logiciel, et encore retenu pour la conservation à long terme ;
  • le format électronique, donc avec des logiciels produisant des fichiers contenant les données (dates et horaires de rendez-vous, listes de choses à faire, carnet d'adresses,...).

Encore une fois, les mêmes dangers potentiels avec le format électronique si vos données saisies ne sont pas à des formats ouverts : vos informations sont alors comme emprisonnées, uniquement utilisables par certains logiciels (ceux de votre appareil ou de votre ordinateur).

Et qu'arrive-t-il si le constructeur décide d'arrêter de fabriquer votre appareil ? Comme Sony en juin dernier qui stoppa la commercialisation de ses PDA ! Heureusement en un sens, il y a d'autres appareils utilisant le logiciel PalmOS qu'employait Sony. Mais PalmOS en cette fin d'année 2004 n'est désormais plus leader sur les PDA, face à Windows Mobile de Microsoft, qui n'emploie pas forcément des formats ouverts...

Sources et liens :

Le format de la TNT a un nouveau supporter

TF1 supporte désormais le MPEG-2

Les péripéties continuent à propos du format de la télévision numérique terrestre (TNT) qui sera lancée en mars 2005. Un format fermé qui devrait avoir un grand nombre d'utilisateurs. Successivement, il y eut l'annonce du choix du format MPEG-2 en juillet (TF1 y étant opposé), la suspension de ce choix (TF1 y étant favorable), puis l'annonce définitive du choix du MPEG-2 début novembre (TF1 préférant toujours le MPEG-4).

Le 24 novembre, Patrick Le Lay, président de TF1, a rencontré Dominique Baudis, président du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel), pour annoncer qu'il soutenait le MPEG-2, auparavant si combattu et dénigré. En effet, il souhaite que les chaines payantes, dont TPS Star que TF1 soutient, utilisent aussi le MPEG-2, alors que le MPEG-4 était prévu. Mais avec ce format, cela signifiait un lancement uniquement fin 2005. Or TF1 souhaite un lancement rapide, donc soutient le MPEG-2 pour le TNT et pour les chaines payantes.

Une illustration de plus qui montre combien le format est au cœur des enjeux, avec des aspects bien autres que seulement techniques.

Comme déjà écrit, le MPEG-2 et le MPEG-4 sont des formats fermés, avec notamment des brevets, donc des royalties à payer pour les chaines de télévision ou les fabriquants de matériel. Les formats ouverts ne sont pas soumis à ces coûts, et ils offrent des réponses pertinentes tant du point de vue technique, qu'économique et juridique. Avec par exemple le format ouvert Theora, qui est encore à améliorer, mais qui apporte une réponse.

Sources et liens :

S. s'ouvre, S. reste fermé

La marque S. se met au MP3, mais pas au lien hypertexte

Après l'annonce il y a un mois, grande campagne publicitaire (couverture du journal 20Minutes du 25 novembre, affiches) de la marque Sony à propos de ses nouveaux baladeurs : ils savent désormais aussi lire le format MP3, après n'avoir uniquement pu lire volontairement que le format maison ATRAC, celui utilisé sur son site Web de vente de musique en ligne. C'est une forme d'ouverture, allant dans le sens de plus d'interopérabilité au lieu de la cacophonie des formats musicaux. Même s'il ne s'agit pas encore de formats ouverts.

Mais concernant sa politique de communication, dont celle de lien vers son site Web, on ne peut que déplorer une approche fermée à propos du format ouvert des liens hypertexte : il est en effet demandé de ne pas faire de lien vers le site de la marque sans autorisation écrite...

LIENS HYPERTEXTE VERS ET ZN PROVENANCE DE CE SITE (la mise en gras est de moi, le texte est l'original)

Vous êtes obligé de demander une autorisation par écrite de l'exploitant de ce site avant de pouvoir créer un lien vers ce site. Un soi-disant "Deep Linking" est strictement interdit. Tous les liens vers ce site doivent mener au homepage du site; il doit clairement en ressortir que le présent site et le contenu du site ayant le lien sont à considérer séparément et il doit en outre ressortir que Sony est le propriétaire et/ou l'exploitant de ce site. (...)

Sources et liens :

  • Le texte ci-dessus est sur le site français de la marque, /PageView.do?site=odw_fr_FR&section=fr_FR_TCs
  • Même si ce texte n'a pas de validité et va à l'encontre du principe à la base du Web, il est ici appliqué : pas de lien et inutile de donner le site Web si on ne peut s'y rendre en cliquant dessus. C'est bien regrettable : je n'en avais pas rêvé, mais ils l'ont fait. Le site s'exclut du Web. Les moteurs de recherche vont devoir faire des demandes (à moins que dans ce cas, il n'y ait plus de problème...). Souhaitons une prise de conscience et un changement en rapport avec l'importance et l'image de la marque.

Plus qu'un seul format video (fermé) sur France 3

Les faits avec les 5 pages Web concernées

1- Sur la page d'accueil du site de France 3, on lit en majuscules : «NOUVEAU FORMAT VIDEO» avec un «Cliquez ici» clignotant.

2- En suivant ce lien, on obtient dans une nouvelle fenêtre le texte et les liens suivants (les numéros sont ajoutés) :

Sur France3.fr

les nouvelles vidéos archivées sont désormais disponibles au format Windows Media Player

Pour optimiser votre consultation, téléchargez la dernière version (lien 1) Les anciennes vidéos resteront accessibles en Real Media Player (lien 2) Accès aux journaux télévisés : http://videojts.france3.fr (lien 3)

Télécharger Realplayer et Windows Media Player (lien 4)

3- Sur la page de téléchargement de France 3 (lien 2 et 4), on trouve :

Dans le but de vous faire profiter d'améliorations vidéo et audio de nos journaux et sujets vidéos, nous vous proposons le format windows média player. Nous vous invitons donc à télécharger le windows média player 10
(gras ajouté)

4- Sur la page de téléchargement de Microsoft pour Windows Media Player 10 (lien 3), on lit :

Téléchargements pour le Lecteur Windows Media 10 :

Lecteur Windows Media 10

Le Lecteur Windows Media 10 est le lecteur multimédia universel qui offre les meilleurs conditions pour découvrir et lire du contenu de divertissement numérique, et en profiter n'importe où sur des PC Windows XP et sur une large variété d'appareils portables.
(gras ajouté)

5- Toujours sur la page de téléchargement de Microsoft pour Windows Media Player 10 (lien 3), un lien mène vers le texte du fichier Lisez moi qui indique (gras ajouté) :

Système d'exploitation obligatoire : Microsoft Windows XP Édition familiale, Windows XP Professionnel, Windows XP Édition Media Center ou Windows XP Édition Tablet PC

Les conséquences et les questions
  1. Le logiciel Realplayer, lui aussi cité sur la page, ne bénéficie pas d'un lien direct vers sa page de téléchargement : c'est uniquement le cas pour Windows Media Player.
  2. Le logiciel Windows Media Player 10 n'est disponible que pour Windows XP : ni pour les autres Windows, ni pour les machines Apple ou celles avec Linux.
  3. Le format utilisé par Realplayer n'était pas lisible que sur Windows XP mais aussi sur d'autres systèmes d'exploitation, proposant ainsi une offre bien plus large.
  4. La Commission Européenne a ordonné à Microsoft, au nom de la libre concurrence, de commercialiser une version de son système d'exploitation Windows qui n'intègre pas Media Player.

Au delà de ces points, les questions suivantes se posent :

  1. Un service public d'information comme France 3 est destiné à tous : peut-il alors écarter de l'accès à l'information une partie des citoyens qui y accédaient jusque là ?
  2. Peut-il contraindre ses utilisateurs à n'utiliser qu'un seul format (celui de Windows Media) et par là-même un seul logiciel (Windows Media Player 10) et finalement un seul système d'exploitation (Windows XP) ?
  3. Peut-il ne retenir plus qu'un seul logiciel au centre d'une action en justice ?
  4. Enfin, dans un souci d'indépendance et ici encore plus d'archivage, un format fermé comme celui de Windows Media est-il le plus pertinent alors que les recommandations d'archivage parlent de formats ouverts ?

Sources et liens :

Format fermé : un exemple de risque

Mais que fait exactement le logiciel fermé ?

Le format fermé d'un logiciel est le fait que ses coulisses, le code source, ne sont pas réellement disponibles. A contrario, le format ouvert d'un logiciel consiste à proposer réellement le code source : c'est le cas des logiciels libres (comme par exemple le navigateur Firefox).

Quand le logiciel est fermé, impossible de savoir facilement (pour des connaisseurs) et exactement ce qu'il fait : il y a ce qu'il semble faire, et peut-être d'autres choses... Il existe ces programmes cachés, appelés Easter Eggs (œufs de Pâques) qui sont présents dans certains logiciels fermés : un flipper dans un tableur, une animation avec photo,... Ils n'ont rien à voir avec le but du logiciel et ne sont pas indiqués...

Le dernier exemple en date est celui d'un logiciel installé avec ceux nécessaires pour les imprimantes Lexmark : ce petit logiciel transmet via Internet des informations sur les utilisations de l'imprimante ! Sans que l'utilisateur ne soit vraiment averti... Cela a été trouvé par un particulier très attentif à ce qui a été installé sur sa machine. Avec un code source ouvert, cela aurait été plus rapidement détecté. La sécurité ne signifie pas forcément cacher les coulisses.

Sources et liens :

Mise à jour : HP lui aussi

La TNT : le format (fermé) est choisi !

Ce sera le MPEG-2

La télévision numérique terrestre (TNT) avait été annoncée fin juillet par le Premier Ministre pour mars 2005 au format MPEG-2, puis suspendue pour cause de lutte politique et économique sous couvert de remise en question du format (MPEG-4 aurait été meilleur).

La décision du Premier Ministre a été annoncée le 8 novembre : ce sera bien le format MPEG-2 qui permettra de recevoir la télévision numérique dès mars 2005, ce qui ne nécessitera que l'achat d'un boitier spécial (alors que le MPEG-4 nécessite l'achat également d'une nouvelle télévision et alors que le format MPEG-4 n'est pas encore vraiment répandu). Le MPEG-4 serait malgré tout envisagé pour les chaines payantes numériques.

Cependant, MPEG-2 et MPEG-4 sont des formats fermés, avec notamment des brevets, donc des royalties à payer pour les chaines de télé, les fabriquants de matériel. Les formats ouverts ne sont pas soumis à ces coûts, et ils offrent des réponses pertinentes tant du point de vue technique, qu'économique et juridique.

Sources et liens :

Binaire ou source : quel format prendrez-vous ?

Stop à la propagation d'idée fausse

Mais on apprend du monde de l'Open Source: la prise en compte du rôle des communautés, l'importance des standards d'interopérabilité où nous sommes maintenant moteurs comme avec les Services Web, et sur le besoin de plus de transparence (cf Shared Source pour la diffusion des codes sources de Windows). (le gras n'est pas dans le texte d'origine)

Cette citation est la réponse d'Olivier Ezratty lors du chat du Journal du Net du 2 novembre à propos de Microsoft et du monde du logiciel libre. Ses réponses sont fort intéressantes et ont déjà donné lieu à trois billets, sur les standards d'interopérabilité, sur la connexion de systèmes hétérogènes et sur les navigateurs.

La citation du début permet de se pencher sur le sujet des formats des programmes. Car on peut lire tout et son contraire, le vrai et le totalement faux, comme ici... Qu'en est-il exactement ?

Il existe en fait 2 possibilités, qui font toute la différence entre les logiciels propriétaires (dont ceux par exemple de Microsoft, Adobe, Quark,...) et les logiciels libres (dont par exemple Firefox, OpenOffice.org, Linux,...) :

  1. soit vous avez un fichier binaire (comme par exemple les fichiers .exe sous Windows) : il est écrit dans le langage de l'ordinateur, vous le lancez, il s'exécute, mais vous ne savez pas ce qu'il y a dans ses coulisses, ce qu'il fait exactement : il n'est pas transparent ;
  2. soit vous avez un fichier source qui est les lignes de code du logiciel : ce sont les coulisses, écrites par un (ou des) programmeur(s) dans un langage de programmation, cela est transparent.

Mais ce n'est pas du tout suffisant : le seul fichier source est inutile car il n'est pas en langage d'ordinateur. Il faut donc transformer le code écrit par les programmeurs en code machine, c'est le rôle du logiciel appelé le compilateur.

Ce qui signifie que proposer les sources n'est pas faire du logiciel libre ou du logiciel open source. Il faut le compilateur, mais aussi les bibliothèques de fonctions (installées correctement), les directives de compilation et du temps pour compiler l'ensemble. On voit que cela n'est pas aussi rapide que d'utiliser une version compilée !

Mais l'intérêt de l'ensemble fichier source et ce qui va avec, est que cela constitue un format ouvert. Qui est disponible dans le cadre de licence de logiciels libres pour tout utilisateur, programmeur ou sociétés pour étudier, utiliser, participer, améliorer, redistribuer.

A contrario, Shared Source met en place d'abord des conditions d'éligibilité pour avoir accès au source (ce n'est pas du tout le cas systématiquement) ; ensuite ne permet pas un droit d'utilisation gratuite ni une redistribution des modifications. La diffusion des codes source de Windows n'est donc pas à l'ordre du jour au sens du logiciel libre. En résumé, avec Shared Source, Microsoft ne fait pas du logiciel libre, ni du logiciel Open Source.

Sources et liens :

Video : la guerre des quatre (formats fermés)

DivX se mêle à la bataille

Les formats sont au cœur des batailles économiques : c'est à celui qui va imposer son format généralement fermé pour s'imposer comme acteur principal, donc leader du marché concerné. Avec les formats ouverts comme concurrents. Il en est ainsi par exemple pour la bureautique (MS Office et OpenOffice.org), pour la photo (formats des fabricants et DNG), pour la musique (AAC, ATRAC, WMA, MP3 et Ogg Vorbis) ou pour la video.

Dans ce dernier secteur, on trouve d'une part le marché des futurs DVD video avec une guerre entre formats du support (Blu-ray contre HD) et guerre entre formats de la video proprement dite (WM9, MPEG,...) ; d'autre part le marché de la video à la demande via Internet. Avec là aussi cette question : à quel format ?

En lice donc pour la video à la demande (VOD, Video On Demand), 4 formats fermés :

  • celui de Microsoft, Windows Media 9 (WM9) ;
  • celui d'Apple, Quicktime ;
  • celui de Real Networks, Helix ;
  • et le dernier, le format de DivX Networks, le DivX.

Ce dernier semblait souffrir d'une mauvaise réputation, celle d'un format certes puissant, mais utilisé pour des téléchargements illégaux. Même si sa création n'a pas du tout était faite pour cela. Toujours est-il que cette image pourrait s'atténuer, avec la décision de certains studios de cinéma d'utiliser le DivX pour la video à la demande. C'est ce que DivX Networks a annoncé.

En effet, la version 6.0 de DivX devrait être encore plus performante, intégrant des brevets et sans doute proposer un système de gestion des droits numériques, les DRM. Comme ses concurrents. Pour contrôler l'utilisation faite, pour éviter le piratage. C'est une guerre de formats fermés, DRM à la clé.

Une question peut se poser : que des films, documentaires, dessins animés produits avec des fonds privés soient à des formats fermés est un choix des financeurs privés. Mais qu'en est-il de la production financée par l'argent public ? Peut-elle se retrouver à dépendre de formats fermés, avec une pérennité incertaine ? Quid du format du patrimoine de l'INA par exemple (sans parler du support physique...) ?

Sources et liens :