Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1582 articles en ligne, dont 14 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


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2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008 RMLL, du 1er au 5 juillet 2008Du 1er au 5 juillet 2008, les neuvièmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL), à Mont-de-Marsan


Un nouveau format ouvert

Le W3C publie XInclude 1.0

Comment fusionner des documents au format ouvert XML (du vrai XML) ? Question simple en apparence mais bien plus complexe et qui a donné lieu à l'élaboration et à la publication d'un nouveau standard ouvert (appelé recommandation dans la terminologie du W3C). Il s'agit donc de la recommandation XInclude, dont la version 1 a été publiée le 20 décembre 2004, à propos du modèle de traitement et la syntaxe des inclusions XML.

Elle permettra une plus grande puissance dans le traitement des informations, en continuant de promouvoir XML Schema plutôt que XML DTD.

Sources et liens :

Mais comment brancher cet appareil ?

Les câbles HDMI

Le journal 20Minutes consacrait le 17 décembre un article aux câbles HDMI. Le HDMI, High Definition Multimedia Interface, est un nouveau format pour connecter les appareils numériques pour tansmettre les données (image, son). Il permet de relier les éléments en qualité numérique.

Les futurs appareils (ordinateurs, lecteurs DVD, caméscopes, téléviseurs ou magnétoscopes numériques,...) seront sans doute de plus en plus équipés du HDMI. Mais comment connecter un appareil avec une prise HDMI à un autre qui n'en a pas ? Comment lire le disque dur portable avec prise HDMI contenant vos fichiers video depuis l'ordinateur de vos amis qui en est dépourvu ? Questions triviales, mais ô combien problématiques.

En fait, avant même le format ouvert des données, ce sont les formats physiques des supports qui constituent les premières difficultés liées aux formats. Avec les problèmes des formats des prises des câbles de connexion.

Il suffit de citer les différentes disquettes (nécessité d'avoir les lecteurs appropriés), les appareils uniquement USB (port USB obligatoire) et autres bandes magnétiques (avec lecteurs encore sur le marché ?) pour illustrer ces problèmes, rencontrés encore plus fortement dans le domaine de l'archivage, comme exemple dans celui de l'audiovisuel.

Sources et liens :

Voir aussi l'article sur les câbles HDMI qui peuvent refuser de transférer vos données.

Les élections en ligne de l'UMP contestées

Déja les votes électroniques il y a 2 ans !

Les élections en ligne de l'UMP contestées est le titre de l'article de Philippe Crouzillacq de 01net. à propos des élections à l'UMP :

Pour la première fois en France, un parti politique avait choisi d'élire ses instances en recourant au vote en ligne (ou vote par Internet). Dans le journal Le Monde daté du 15 novembre, Nicolas Dupont-Aignan, lui aussi candidat à la présidence de l'UMP, contestait pour sa part l'organisation " très aléatoire " de la consultation : un scrutin pour lequel 164 500 électeurs inscrits pouvaient voter à partir de n'importe quel ordinateur dans le monde, à l'aide d'un identifiant et d'un simple mot de passe.

La particularité de cet article est qu'il traite d'élections de 2002 et qu'il date donc du 19 novembre 2002. Un texte à rajouter par exemple aux nombreux liens donnés en commentaire du dernier billet traitant des élections électroniques.

Vote électronique, au format peu ouvert, ou vote papier, au format bien plus ouvert ? Deux ans après, et malgré les progrès techniques possibles, des questions restent posées, sans véritable réponse.

Sources et liens :

Vote électronique encore : et les pannes ?

Simple en apparence, bien complexe en réalité

Le vote électronique via Internet a été utilisé à titre expérimental en France en 2004 :

  • le 13 juin, lors des élections européennes dans toute la commune de Vandoeuvre-lès-Nancy (avec cette seule possibilité) et dans un bureau de vote de la ville d'Issy-les-Moulineaux ;
  • en novembre pour les élections des dirigeants de l'UMP (vote papier possible) ;
  • fin novembre par les avocats pour les élections au Barreau de Paris, avec ce moyen en plus du vote papier ;
  • du 13 octobre au 3 novembre, pour élire les représentants des chefs d'entrreprise dans 5 Chambres de Commerce et d'Industrie (les CCI d'Alençon, Bordeaux, Grenoble, Nice et Paris) ;
  • début décembre lors des élections étudiantes dans les universités de Nantes et de Lyon 2.

On peut aussi citer les élections présidentielles américaines, qui ont provoqué des critiques à propos des machines à voter. Et peut-être ce moyen sera-t-il aussi proposé en 2005 pour le référendum sur la Constitution européenne.

Le vote électronique soulève de nombreuses questions : confidentialité de la procédure, sécurisation des opérations, vérification du déroulement du processus, mais aussi obligation d'absence de problèmes logiciels (bugs) ou matériels (ordinateurs, ligne téléphonique, alimentation électrique). Or les différentes machines impliquées dans la chaine de vote électronique ne sont pas à l'abri d'une défaillance ; plus elles sont complexes, plus les risques sont multipliés, comme l'illustrent les pannes récentes de gros systèmes informatiques ou téléphoniques (SNCF, France Telecom, Bouygues). On ne peut donc écarter ces risques de pannes propres au vote électronique, mais absent du système actuel.

Voter est simple en apparence, mais le vote électronique est complexe à mettre en œuvre avec toutes les garanties. Le format électronique n'est pas aussi sûr ni aussi transparent que le vote papier, qui avec son système d'isoloir, bulletin papier, urne et liste d'émargement est bien plus un format ouvert compréhensible par tous.

Sources et liens :

Evitez d'emprisonner votre famille !

Du danger de confier ses données généalogiques à des formats fermés

Les 10, 11 et 12 décembre se déroule à Paris Espace Champeret, la quatrième Biennale de Généalogie et d'Histoire des Familles, Généalogia. Pas de titre ou de slogan officiels particulier. Je me permettrais d'en donner un : « Amateurs de généalogie, méfiez-vous de vos logiciels ! ».

En effet, il existe dans le secteur de la généalogie de nombreux logiciels spécialisés : ils permettent d'avoir les fiches individuelles par personne avec des renseignements plus ou moins détaillés, des arbres automatiquement créés, des classements, des recherches dans les données, etc. Les informations rassemblées sur sa famille, ses ancêtres, sont saisies dans le logiciel qui les traite.

Le plus important n'est pas le logiciel, mais les données qu'il détient. Or que peut-il se produire :

  • vous passez à une version supérieure du même logiciel ;
  • vous décidez de changer de logiciel pour un concurrent ;
  • votre logiciel est modifié par son éditeur (abandon de certaines caractéristiques pour de nouvelles), voire arrêté.

Dans chacun de ces cas de figure, la question capitale est : pouvez-vous réutiliser toutes vos informations généalogiques ?

Si le format de vos données est un format ouvert (l'idéal étant du vrai XML), alors elles ne sont pas dépendantes d'un logiciel en particulier, elles n'y sont pas emprisonnées : vous pourrez les utiliser dans un autre logiciel. En revanche, si le logiciel ne sait manipuler vos données qu'à un format fermé, il y a danger. Au risque de transformer votre quête aux ancêtres en resaisie perpétuelle au gré des décisions des éditeurs.

Sources et liens :

Un rêve de format commun et ouvert

Univers de jeux video, unissez-vous !

Le jeu video est un domaine où l'interopérabilité (donc entre tous les jeux) n'est pas de mise, ni même seulement une certaine compatibilité (donc uniquement entre certains). Actuellement on trouve :

  • les jeux sur consoles : PlayStation 2 (de Sony) ou XBox (de Microsoft) ou GameCube (de Nintendo) ou GameBoy Advance (GBA, de Nintendo) ;
  • les jeux sur ordinateurs avec Windows ou avec MacOS ou avec Linux ; avec aussi nécessité d'avoir certains composants indispensables comme microprocesseur et carte graphique puissants ou mémoire vive élevée.

Et chaque jeu propre à une machine précise n'est utilisable que sur cette machine. Il y a les sorties simultannées ou échelonnées sur plusieurs plate-formes, ou les exclusivités d'une unique machine. Un marché totalement fragmenté, où le format fermé du jeu est la clé pour conserver les joueurs. Et aussi avec des contraintes techniques spécifiques à chaque machine. Donc pas vraiment de format ouvert.

Pourtant, les jeux video depuis leur apparition proposent des univers complets, qui deviennent de plus en plus riches et réalistes. Et qui peuvent s'enrichir des créations de joueurs. Ainsi, que vous soyez amateurs de jeux d'aventures (la série des Myst, 7th Guest,...), de jeux de simulation (rallye, F1, football, hockey, aviation,...), d'action (les Doom, Quake, Duke Nukem, Tomb Raider,...), de tactique-action (les Half-Life, Thief,...), de stratégie (les Warcraft, TA,...), de plate-forme (les Pandemonium, Rayman,...), de survival horror (les Resident Evil, Silent Hill,...), de rôle en ligne (à univers persistant, les MMORPG) ou d'autres, chacun dispose d'univers propres, voire animés et avec ambiance sonore.

Or ces univers, avec forêts, villes, rues, habitations, véhicules, personnages, sont indépendants les uns des autres, refermés sur eux, sans possibilité de passer de l'un à l'autre. On reste dans les rues enneigées du New York de Max Payne, sans pouvoir aller dans celles disparues d'Atlantis ni visiter les pièces étranges de Zork Nemesis ou les villes en construction de Sim City.

Quelles formidables possibilités cela offrirait que d'avoir ces univers interconnectés. Donc créés à des formats compatibles, et mieux encore pour de plus grandes possibilités, à des formats ouverts. Mais cela est sans doute bien plus du rêve que de la réalité...

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Mise à jour :

Le format des numéros des livres va changer

Le code ISBN va évoluer

Chaque titre de livre possède un numéro unique qui permet de l'identifier : l'ISBN (International Standard Book Number). Ce numéro est normalisé au niveau internationnal. L'ISBN est l'une des mentions légales obligatoires en France. Il est attribué à chaque livre avant publication. On sait comment il est constitué : il comporte 10 chiffres, répartis en 4 parties (la zone linguistique, l'éditeur, le numéro d'ordre dans la production de l'éditeur et une clé de contrôle). L'ISBN est un format ouvert.

L'ISBN a un rôle capital dans le monde de l'édition avec tous les traitements de suivi et de gestion informatiques du livre tout au long de sa chaîne (fabricants, éditeurs, distributeurs, libraires, bibliothèques,... et aussi Bibliothèque nationale de France, BnF, dans le cadre du dépôt légal des œuvres).

Or les combinaisons possibles avec 10 chiffres vont arriver à épuisement. Un nouvel ISBN a donc été établi, utilisant 13 chiffres. Il entrera en vigueur au 1er janvier 2007. Cela signifie une mise à jour de l'ensemble des systèmes informatiques (base de données, logiciels de commande, de prêt, de vente,...) pour traiter correctement ces informations ainsi que les anciennes qui perdureront.

Il s'agit d'un changement de grande ampleur dans le monde du livre. Avec une norme ouverte à ajouter aux logiciels de toute la chaîne pour éviter un bug au niveau d'un maillon qui pourrait enrayer l'ensemble. Mais comment mettre à jour si le logiciel n'est plus disponible ou n'existe plus ? Cela peut arriver suite à la disparition de la société auteur, au rachat de cette société avec abandon de certains logiciels ou changement d'activité. Implanter un format ouvert est aisé, mais sur un format fermé de logiciels, cela suppose que ce logiciel soit toujours disponible et maintenu par une société dont on dépend alors fortement.

Sources et liens :

Mise à jour :

Les avocats ont voté

électroniquement par Internet

Le papier contre l'électronique. L'opposition entre ces deux formats peut se rencontrer par exemple à propos des agendas, de la conservation des documents ou du vote lors d'élections.

Concernant les élections, les avocats du Barreau de Paris ont élu leurs représentants au Conseil de l'Ordre de Paris fin novembre. Il était possible de voter :

  • soit avec « un bulletin de vote papier », et donc avec isoloir, urne, liste à émarger, scrutateur et dépouillement : une procédure transparente ne nécessitant aucune compétence technique particulière ;
  • soit par « vote par correspondance sur support électronique » : avec un code confidentiel, ils ont « voté derrière leur ordinateur en toute confidentialité, ou sont venus le faire au bureau de vote sur les bornes internet mises à leur disposition dans des isoloirs. » ; « Les écrans de vote sont ensuite déroulés jusqu'à confirmation du vote qui entraîne son dépôt dans l'urne électro-nique. La confirmation du vote met à jour la liste d'émargement électronique. » : une procédure qui fait appel à des techniques informatiques poussées pour garantir la confidentialité et l'intégrité des votes durant toute la durée du vote.

La page du règlement des élections indique en point 9 :

Tout candidat ou son représentant dûment désigné a le droit de contrôler les opérations de vote, de dépouillement des bulletins et de décompte des voix, dans les locaux où s'effectuent ces opérations.

Or comment exercer ce contrôle quand des logiciels et des transmissions électroniques interviennent ? Il faut pouvoir :

  • vérifier le code du programme pour s'assurer que ce qu'il fait est ce qui est demandé ;
  • vérifier la bonne transmission des données vers le « site de vote » ;
  • vérifier la procédure de centralisation des résultats sur ce site.

Ce contrôle est très technique et n'est pas possible pour des non-spécialistes. Il s'agit alors de s'en remettre à des tiers experts qui certifient l'intégrité du système, car la procédure est trop complexe. Pourtant, le vote par bulletin papier est sans doute l'une des techniques les plus claires et les plus facilement compréhensibles par tous. Un format ouvert en quelque sorte, du domaine non-eléctronique. Alors que le format électronique a déjà soulevé des problèmes.

Sources et liens :

Guerre des formats de DVD

Chacun des deux formats se dit le meilleur avec le catalogue le plus riche...

L'affrontement pour le format des futurs DVD video continue entre les deux groupements de constructeurs et leurs partenaires éditeurs respectifs : l'objectif est d'imposer son format, le HD ou le Blu-ray, avec le catalogue de films du plus grand nombre de studios, très courtisés. Mais ces formats sont incompatibles, comme leurs lecteurs.

En août cela avait été l'annonce du format de lecture de la future console de jeux Playstation 3. Puis ce fut l'annonce du ralliement du studio 20th Century Fox début octobre.

Or la date de Noël 2005 est prévue comme celle de l'affrontement dans les rayons des magasins, avec la vente à grande échelle des appareils pour chacun des formats. Une opposition qui rapelle celle du début des années 80 avec VHS-Betamax, mais pas celle des CD audio et des DVD video actuels où tout le monde s'était accordé avec un format. Mais en ces années 2000, autre époque : celle du numérique omniprésent, celle de la diffusion via Internet. Donc le temps des protections numériques pour limiter et contrôler les usages.

L'article de Florent Latrive dans Libération met très bien les choses en perspective, notamment historique. Quant à celui de Jérome Thorel de ZDNet, il insiste bien sur l'aspect de la protection des fichiers. Et point de formats ouverts dans cette guerre.

Sources et liens :