Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1598 articles en ligne, dont 30 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


«L'heure est donc à un appel solennel»

Un texte de M. Jeanneney, et un ajout sur les formats ouverts

« Pour l'instant, la nouvelle n'a guère attiré l'attention que des bibliothécaires et des informaticiens. » C'est ainsi que Jean-Noël Jeanneney, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), débutait son article du Monde du 22 janvier à propos de l'accord conclu le 14 décembre 2004 entre Google et 5 bibliothèques pour numériser leurs livres.

Le problème : Google est de loin le premier moteur de recherche du Web et les livres qui seront concernés (près de 15 millions) ne seront qu'anglo-saxons. Avec donc le danger de n'avoir qu'une seule vision liée au choix de ces documents : « Voici que s'affirme le risque d'une domination écrasante de l'Amérique dans la définition de l'idée que les prochaines générations se feront du monde. »

Il s'agit de réagir, au niveau français (même si cela est déjà engagé avec la bibliothèque virtuelle Gallica de la BNF) mais surtout et encore plus au niveau européen (gras ajouté) : d'où cet « appel solennel »,

C'est en avançant sur fonds publics que l'on garantira aux citoyens et aux chercheurs (...) une protection contre les effets pervers d'une recherche de profit dissimulée derrière l'apparence d'un désintéressement. C'est en rassemblant des initiatives d'Etat qu'on évitera que tous nos fonds d'archives photographiques soient rachetés par des entreprises américaines (...). C'est en mobilisant les laboratoires spécialisés que l'on assurera le développement d'un moteur de recherche ainsi que d'outils logiciels qui soient les nôtres.

L'article est à faire connaître et à mettre en avant. Avec un point supplémentaire : que les formats utilisés soient des formats ouverts. Ce qui est complémentaire et indispensable à cette approche ouverte de nos archives, de notre mémoire.

TNT, 17 janvier 2005, lancement 0

Début du MPEG-2

Depuis le lundi 17 janvier midi, l'émetteur de la Tour Eiffel diffuse la Télévision Terrestre Numérique (TNT) gratuite. Une diffusion presque à vide, un lancement 0, avec seulement une chaîne (Canal+) avec des programmes et les treize autres proposant une mire. France Télévision organisait quant à elle le 26 janvier une présentation de la TNT lors d'une conférence intitulée TNT, Télévision Numérique pour Tous. Et le premier lancement réel avec les programmes aura lieu en mars, avec les décodeurs alors disponibles. Suivi au cours du second semestre 2005 du début de la TNT payante.

La particularité de la TNT ? Un dossier sensible et politique, qui a donné lieu a un affrontement entre deux camps, qui se sont opposés via les formats fermés à retenir, MPEG-2 ou MPEG-4. Finalement, c'est le premier pour la TNT gratuite et le second pour la payante. Mais aucun format ouvert.

Sources et liens :

Traduction du texte officiel du Massachussets sur les formats ouverts

Une version en français à partir du texte officiel de Eric Kriss

Voici une traduction du texte officiel (et non plus celle du site Groklaw) de l'importante déclaration sur les formats ouverts de Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets.

Source et liens :

(Cette traduction n'est pas une traduction officielle et n'est peut-être pas exempte, malgré l'attention portée, d'éventuelles erreurs ou coquilles : ne pas hésiter à utiliser les commentaires si besoin. Le gras a été ajouté.)

Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets, 15 janvier 2005, réunion annuelle du Software Council de l'état du Massachussets, version éditée et condensée à partir d'une retranscription de l'intervention orale

Il y a exactement un an, le 13 janvier 2004, l'état du Massachussets a lançé sa nouvelle politique des Standards Ouverts concernant le calendrier, le développement et l'usage des systèmes d'informations. Ce programme Standards Ouverts 2004 a lancé le processus en évolution constante pour mieux définir et mieux comprendre les problèmes, avec non pas seulement pour ceux d'entre nous du gouvernement fédéral mais évidemment avec la communauté des fournisseurs et vous tous aussi.

Nous sommes prêts à étendre le concept de Standards Ouverts au niveau suivant au travers de l'annonce informelle d'aujourd'hui. Comme toujours, nous sommes à l'écoute de vos retours ; l'une des meilleures bases que nous avons, c'est le pouvoir de réflexion collectif de l'industrie du logiciel du Massachussets.

Nous allons étendre la définition de Standards Ouverts pour inclure ce que nous allons dénommer Formats Ouverts. Les Standards Ouverts, comme vous le savez, sont des spécifications de systèmes informatiques développées par une communauté ouverte et établies par une instance de standardisation. Un exemple est le XML, une méthode pour échanger des données.

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Les formats ouverts sont exigés au Massachussets (texte en anglais et en français)

Trois versions en anglais et une traduction en français

Vendredi 14 janvier, réunion du Software Council, instance de l'état du Massachussets (où se trouve le prestigieux MIT, Massachussets Institute of Technology), avec une intervention consacrée aux formats et standards. Le même jour, des extraits de l'intervention en question (de Eric Kriss ) sont publiés par le site Groklaw. Et depuis le 18 janvier, l'intégralité en anglais y est disponible en 3 formats : texte en ligne, fichier audio MP3 et fichier audio Ogg Vorbis !

Le sujet de l'intervention : les standards ouverts et les formats ouverts. Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets, a indiqué :

  • que le programme d'utilisation des standards ouverts se poursuit avec désormais les formats ouverts ;
  • que les formats ouverts sont les garants à long terme de l'intégrité des archives et des documents ;
  • que les formats ouverts signifient notamment « totalement documentés, disponibles pour un usage public perpétuel, sans redevance et sans termes disciminatoires. »
  • que les formats propriétaires de Microsoft Office 2003, qui ne figurent pas dans la liste actuelle des formats retenus par le Massachussets, y seraient ajoutés si des changements dans la licence intervenaient comme Microsoft l'a indiqué lors de leurs rencontres.

Comme le texte de l'intervention (19 paragraphes) est d'importance, une traduction en français a été réalisée : voir ci-dessous.

Sources et liens :

  • Un grand merci à François Désarménien, Directeur Technique de SIL-CETRIL pour l'aide à la traduction
  • Merci aussi au site Groklaw et à Pamela Jones (de Groklaw)

Mise à jour 1 du 20 janvier : Dan Bricklin, son site (http://www.bricklin.com) et surtout son blog (http://danbricklin.com/log/), sont absolument à signaler :

  • c'est l'un des deux créateurs de VisiCalc, le premier tableur ! (voir http://www.bricklin.com/visicalc.htm)
  • c'est lui qui a parlé avant Eric Kriss et qui l'a présenté le 14 janvier (la retranscription anglaise l'indique bien) ;
  • il est l'auteur de l'enregistrement audio ;
  • il donne des précisions sur Eric Kriss qui a travaillé dans l'industrie des technologies de l'information (a programmé en PL/1 et Perl) et qui relève directement du Gouverneur ; et propose deux photos ;
  • son billet Audio recordings and transparency à propos de l'intervention de Eric Kriss (et aussi de l'information sur les blog et des sources audio), est très intéressant, http://danbricklin.com/log/2004_12_20.htm#transparency

Mise à jour 2 du 21 janvier : une retranscription officielle, en anglais, publiée le 21 janvier, « éditée et condensée à partir des commentaires oraux » de Eric Kriss le 14 janvier est en ligne sur le site de l'état du Massachussets : Informal comments on Open Formats de la réunion annuelle du Software Council, http://www.mass.gov/eoaf/open_formats_comments.html. Une nouvelle traduction va être établie à partir de ce texte officiel.

La biographie de Eric Kriss sur le site du Massachussets, http://www.mass.gov/eoaf/bio.html

Mise à jour 3 du 21 janvier : la traduction du texte officiel de Eric Kriss.

«Avec le RSS, l'info vient à vous»

Hasard des dates

Le format ouvert RSS se propage, sur les sites Web et aussi dans les pages de la presse, y compris de celle non-spécialisée et diffusée gratuitement. Après le « Syndiquez, ou vous perdrez » de Formats-Ouverts.org, le journal Metro de ce 18 janvier titrait « Avec le RSS, l'info vient à vous ».

Ainsi, dans la page High-Tech du journal, l'article explique que le RSS « change la manière dont on consomme l'information ». Il s'appuie sur la sortie du livre Blog Story, dont l'un des auteurs, Cyril Fievet, est interviewé et parle des RSS, qui sont indissociables des blogs, ce qui est tout à fait exact (et l'une des sources du succès des blogs).

Deux points à relever et corriger : aucune mention parmi les agrégateurs des logiciels comme RSS Bandit, Firefox ou Thunderbird (2 sites et 1 logiciel spécifique sont indiqués). Et l'affirmation que « en 2005, les navigateurs intégreront une fonction RSS. », alors que Firefox le propose depuis 2004 en standard (ou Mozilla avec l'extension Sage). Mais les lecteurs ont pu apprendre que le RSS existe.

Sources et liens :

Syndiquez, ou vous perdrez

Mettez en place du RSS, vous y gagnerez

Le RSS est un format ouvert qui offre des possibilités puissantes de suivi (appelées la syndication) des informations publiées par les sites Web. Il est de plus en plus utilisé par les internautes car simple d'utilisation et pertinent. Et il y a des outils de plus en plus nombreux pour utiliser le RSS, comme le navigateur Firefox et ses live bookmark, les comptes RSS du logiciel de courriels Thunderbird, l'extension Sage du navigateur Mozilla ou des logiciels dédiés comme Liferea, Feedreader ou RSS Bandit.

Encore faut-il que les responsables des sites Web décident d'utiliser cette technologie et proposent un (voire des) fil(s) RSS, avec au préalable 4 questions souvent posées :

  • Pourquoi utiliser le RSS ? Car les sites qui proposent du RSS sont plus lus et plus visités, car les fils RSS sont plus incitatifs, avec une présentation simple qui va à l'essentiel (la nouvelle publication). Et ceux qui n'en ont pas perdent des lecteurs. C'est ce qui ressort de pratiques personnelles comme des retours des utilisateurs de plus en plus nombreux. Qui plus est, c'est une approche du Web sémantique, c'est-à-dire les pages Web à des formats ouverts encore plus puissants et automatiquement réutilisables.
  • Comment mettre en place techniquement un fil RSS ? Les ressources sont nombreuses pour répondre à cette question, comme celles publiées par le CRI74 ou le site de référence OpenWeb. Ce dernier propose justement depuis le 10 janvier un troisième volet à sa documentation sur le sujet.
  • Qui propose déjà du RSS ? De nombreux sites, dont voici certains utilisés ici pour suivre de la sorte les publications (par ordre alphabétique) : l'ADAE, Apple USA, BlogOKat, Linuxfr, Framasoft, Groklaw, l'Inspection Académique de Haute Savoie, Le Monde Diplomatique, Lea-Linux, Libération, Microsoft centre de recherche USA, OpenWeb, O'Reilly USA, Premier Ministre, Standblog, Toolinux, W3C, ZDNet France (les URL des fils RSS des sites ci-dessus sont dans les commentaires).
  • Qui manque à ce jour ? Beaucoup, pour qui cela correspond pourtant aux nombreux articles régulièrement publiés : ainsi tant au niveau des institutions (Elysée, Assemblée nationale, Sénat, Ministères,...) que de l'information (Le Monde, Télérama,...) ou autres (les sites de sociétés y gagneraient pour diffuser leurs informations). Mais cela changera sans doute dans l'année, avec cette fonctionnalité proposée aux lecteurs.

Alors, 2005, année du RSS, donc d'un format ouvert ? Sans doute, et à suivre.

Sources et liens :

Le Massachussets, les formats ouverts et Microsoft

Les formats ouverts privilégiés et Microsoft qui changerait de politique

L'excellent site Groklaw a publié le 14 janvier un article à propos d'un changement de position de Microsoft à la demande du Massachussets.

En 2004, l'état du Massachussets avait annoncé que ses agences gouvernementales devaient accorder autant d'importance aux logiciels libres qu'aux autres. Et en ce début 2005, lors d'une réunion, Eric Kriss, Secrétaire de l'Administration et des Finances de l'état du Massachussets, a annoncé que toutes les agences devront conserver les documents publics dans des formats non propriétaires.

Les formats acceptés par l'agence Information Technology Division du Massachussets sont :

  • RTF (Rich Text Format) version 1.7 ;
  • texte brut (txt) ;
  • format Hypertexte HTML (.htm) ;
  • PDF (Portable Document Format, .pdf) version 1.5 ;
  • XML (Extensible Markup Language, version 1.0 troisième édition ou 1.1 si besoin).

Et qu'en est-il du format XML de Microsoft Office 2003, car celui-ci possède des clauses particulières liées au brevet déposer dessus ? Il semblerait que Microsoft accepte de revoir les restrictions d'utilisation de son XML sous la pression du Massachussets. Une information à prendre au conditionnel, mais à suivre. Et aussi la preuve que faire du XML ne suffit pas et que les vrais formats ouverts sont les réponses pertinentes.

Sources et liens :

Voir aussi : le texte intégral de l'intervention, en anglais et en français

«GK Vidéo change de peau (et de format)»

Nouveau format plus ouvert sur Gamekult

Le 12 janvier, Gamekult, site d'informations sur les jeux video, faisait l'annonce suivante dans un billet intitulé « GK Vidéo change de peau (et de format) » (extrait) :

Les nouveaux fichiers seront pour leur part encodés au format XviD (et non plus WMV) avec une résolution accrue (640x480 contre 400x300), permettant ainsi au plus grand nombre d'en profiter avec le codec adapté (Windows, Mac ou Linux).

En reprenant les différents points de l'article, on apprend à propos des video proposées par le site :

  • qu'avant, le format proposé était le Windows Media Video ;
  • qu'avant, seuls les utilisateurs de Windows avec Internet Explorer y accédaient ;
  • que désormais le format est le XviD ;
  • que XviD est utilisable sur Windows, Mac OS et Linux ;
  • que plusieurs navigateurs Web modernes (comme Mozilla ou Firefox) peuvent accéder à ces video ;
  • que la qualité de l'image est meilleure ;
  • qu'en conséquence, pour la consultation du site, il y a plus de plate-formes, plus de navigateurs, plus de qualité, et même plus d'abonnement à l'offre payante.

Donc plus d'ouverture avec un format plus ouvert, c'est une bonne chose. Même si le XviD n'est pas totalement un format ouvert du fait des brevets liés au MPEG-4 sur lequel il se base. Mais cela est déjà une belle avancée à saluer et à signaler par rapport à la décision de France 3 (que du Windows Media) ou de la TNT (chaines gratuites en MPEG-2 et chaines payantes en MPEG-4). Pour encore plus ouvrir, la prochaine étape, le format ouvert video Theora ?

Sources et liens :

Les formats au centre du CES 2005, partie 2

Des formats et des déclarations de Bill Gates

Outre une approche du CES 2005 et des formats en général, la manifestation de Las Vegas donnait lieu à de nombreuses déclarations et interviews qui sont aussi intéressantes en particulier. Ainsi en est-il de celles de Bill Gates : en effet, comme l'ordinateur est au centre du dispositif de vie et loisirs numériques et comme Microsoft occupe une position importante sur les ordinateurs avec son système d'exploitation, ses propos sont à relever. D'autant que Microsoft ne se limite pas à l'ordinateur (Windows XP, Windows Media Player, Windows XP Media Center), mais place aussi ses logiciels dans les consoles (XBox), les téléphones intelligents, les PDA ou autres appareils électroniques (Windows Embedded). Avec même un groupe de travail pour promouvoir ce développement spécifique, le METCG, ou l'approche de PlaysForSure.

Lors de sa présentation du 5 janvier, Bill Gates a parlé des standards à trois reprises (le gras est ajouté) :

And we need a lot of standards, standards for how the media works, the rights management works, to keep this all very simple, because no scenario can be delivered unless all the devices are coming together.

So we've created standards that are going to help with that.

We've got standards that make all these things work together.

On peut noter le we (nous), qui renvoie à Microsoft. C'est-à-dire à des standards de Microsoft. Qui, s'ils ne sont pas validés et normalisés par des structures indépendantes, ne restent alors que des formats fermés propres à la société. Absolument pas des formats ouverts.

Dans son interview à ZDNet, il a aussi cité pour une question le format RSS (« Le phénomène blog gagne néanmoins en maturité grâce aux systèmes de syndication des contenus du type RSS (Really Simple Syndication) »), et le RSS est un format ouvert. Avant de traiter dans la dernière question de la propriété intellectuelle, à qui les formats juridiques ouverts comme ceux de la licence Creative Commons fournissent de nouvelles donnes et apportent de nouveaux éléments aux copyright, qui font traiter ces aspects de communisme.

Sources et liens :

Mise à jour : article du 10 janvier de Christophe Alix dans la rubrique Qui a dit ? du journal Libération, http://www.liberation.fr/page.php?Article=267076

Les formats au centre du CES 2005, partie 1

Des formats et du salon en général

Du 6 au 9 janvier 2005 se tenait à Las Vegas le Consumer Electronics Show (CES 2005), salon de l'électronique grand public. L'occasion pour les acteurs de ce secteur très large de montrer leurs derniers produits, de faire des annonces et de présenter leurs visions de ce marché.

Il y était donc question de tout ce qui touche à la révolution numérique (digital revolution), à notre vie numérique (digital lifestyle), aux loisirs numériques, expressions à la mode mais qui reflétent aussi une réalité : celle de la photo, de la video, de la musique, de la télévision, de la radio en version numérique, ainsi que des jeux video. Tout cela passant de plus en plus par un ordinateur, au centre du dispositif, avec toutes une série d'appareils numériques autour (assitants personnels de poche, téléphones portables, caméscopes, baladeurs, lecteurs de DVD, appareils photos, consoles, imprimantes, scanner). Le tout interconnecté et aussi relié à Internet.

Les contenus sont au cœur de cette vie numérique, comme résumé par Bill Gates cité par Reuters : « Au bout du compte, c'est le contenu délivré à travers (la technologie) qui est très important. ». Et ces contenus ont des formats, qui sont la clé de ce dispositif : les formats des contenus (photos, musique, video, films, textes,...), les formats utilisés pour les diffuser, les formats employés pour les stocker. Qui contrôle les formats, peut contrôler l'information. Or nous sommes aussi dans une société de l'information. D'où l'importance capitale d'utiliser des formats ouverts.

Sources et liens :

Voir aussi les déclarations de Bill Gates lors de l'ECS 2005.

Le format jetable

Autre format de DVD

Les futurs DVD video donnent lieu a un affrontement entre deux formats qui ne sont pas ouverts : le HD-DVD et le Blu-ray-DVD. Pour ce qui est des DVD video actuels, un nouveau type de format est proposé en France depuis mai 2004 : le format jetable, le DVD-D (DVD-Disposable).

En effet, les DVD de la collection « DVD à la demande » vendus par le site Cdiscount, une filiale du groupe Casino, ne sont utilisables que 8 heures après ouverture du boitier contenant le DVD : une substance contenu sur le DVD le rend illisible au rayon laser de l'appareil et donc inutilisable. Il ne reste plus qu'à le jeter. Plus de retour au lieu de location.

Cependant pour l'instant, sept mois après le lancement de cette opération, le bilan n'est pas positif en France : les ventes sont faibles, le catalogue reste pauvre et les producteurs réticents.

Sources et liens :


		

La TNT en fin d'année

Le MPEG-4 pour la TNT payante

Après de multiples péripéties, le format de la Télévision Numérique Terrestre (TNT), qui doit débuter en mars, avait été arrêté le 8 novembre : il s'agit du MPEG-2, qui a d'ailleurs vu se rallier à sa cause ses précédents détracteurs. Il restait en attente la question du format de la TNT des chaines payantes qui doit aussi être lancée en 2005.

Contrairement à la TNT gratuite, c'est le MPEG-4 qui a été retenu et annoncé le 24 décembre. Un format plus puissant techniquement, mais moins adopté pour l'instant par les constructeurs (téléviseurs, décodeurs).

Mais dans chacun des cas, MPEG-2 et 4 restent des formats fermés, avec notamment des brevets, donc des royalties à payer pour les chaines de télévision ou les fabriquants de matériel. Les formats ouverts ne sont pas soumis à ces coûts, et ils offrent des réponses pertinentes tant du point de vue technique, qu'économique et juridique. Avec par exemple le format ouvert Theora, qui est encore à améliorer, mais qui apporte une réponse.

Sources et liens :