Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1606 articles en ligne, dont 6 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Mammographie : format numérique ou argentique ?

Dépistage avec des images numériques ou avec des photos argentiques ?

Dans le cadre de la lutte contre le cancer, un programme national de dépistage du cancer du sein a été mis en place pour toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans. Elles bénéficient d'une mammographie tous les deux ans qu'elles effectuent dans un cabinet de radiologie avec deux lectures différentes du résultat obtenu.

Pour cet examen, on a d'un côté le matériel numérique avec une image sur ordinateur, et de l'autre du matériel analogique avec la photo argentique. (Le programme national de dépistage ne prévoit que de l'analogique, sauf dans le département de la Vienne).

Le numérique est bien plus cher à l'achat, et les appareils ne sont pas encore aussi contrôlés que les analogiques. Cependant le fait d'obtenir des images numériques à la place de la photo permet de travailler l'image pour étude sur ordinateur, et aussi de transférer très rapidement le fichier de l'image pour la lecture du second radiologue. Des avantages certains.

Mais le numérique a des caractéristiques qui sont particulières et qu'il faut souligner dans ce cas :

  • comment emporter le fichier de la mammographie : la patiente ne peut l'emporter aussi classiquement qu'une photo ;
  • qui conserve le fichier : le radiologue ? la patiente ? une struture qui centralise ?
  • en cas de regroupements de fichiers sur une machine, la sécurité des données devient cruciale ;
  • le support physique sur lequel sera conservé le fichier devra être lisible plus tard ;
  • le fichier de l'image obtenue a un format : sera-t-il encore lisible dans quelques années par les logiciels ?

Ces deux derniers points soulèvent le problème du stockage et de l'archivage des données qui nécessite des supports physiques lisibles et intègres, ainsi qu'une pérennité des fichiers. Les formats ouverts permettent de répondre à cette exigence.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Pour construire des applications, voici le format XUL

Des briques pour des logiciels

Lors de la manifestation Libr'east 2005, outre le SVG en action, le stand Mozilla posait et répondait à la question Comment sont construits des logiciels ? On peut rencontrer deux cas de figure :

  • dans le cas de logiciels fermés, les coulisses ne sont pas connues ;
  • en revanche, on connait ces coulisses et les éléments utilisés dans le cas de logiciels libres.

Ainsi, le navigateur Firefox repose sur des technologies ouvertes, dont notamment le XUL, qui est aussi utilisé par Thunderbird (messagerie) ou Nvu (suite d'édition Web).

Le XUL, XML-based User interface Language, est un langage au format ouvert, basé sur du vrai XML, pour décrire une interface graphique. Donc, si vous lisez ces lignes avec Firefox ou Mozilla Navigator, vous avez du XUL en action.

La puissance de cette approche avec des briques connues assemblées est de pouvoir créer bien d'autres applications basées sur ces technologies du Web, appelées des clients légers riches, comme des calendriers, outils réseau, navigateur adapté,...

Et soudain, avec cette approche d'applications Web exécutées via Internet ou en intranet, on réalise que le système d'exploitation n'est plus aussi capital... car « la plate-forme est le navigateur » ou ces clients riches autonomes.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Formats ouverts, parfois un abus de langage

Qualifier d'ouvert ce qui ne l'est pas, et le répéter

Peut-on parler de standards ouverts à propos de formats de DRM qui sont soumis à paiement de royalties (car protégés par des brevets) ? Non, les vrais formats ouverts tels que définis par la loi française ne sont pas sujets à de telles limitations d'utilisation.

Cependant, l'abus est courant, y compris de la part de sociétés qualifiant ainsi ce qui n'est pas un vrai standard ouvert. Cela se retouve aussi dans la presse avec par exemple des industriels qui menacent de ne pas utiliser un format soit-disant « ouvert » de DRM car soumis à des licences trop élevées ! Les DRM sont par principe un format fermé, déjà maintefois traité.

C'est donc ce qui s'est produit de la part de sociétés de la téléphonie mobile trouvant les prix des licences pour la technologie utilisée trop élevés. Ils ont menacé de passer à la concurrence (Apple ou Microsoft) si le standard, abusivement qualifié d'ouvert, n'était pas moins cher. Et ils ont obtenu gain de cause : baisse des prix. Mais il ne s'agit nullement de vrais standards ouverts. Sauf qu'à répéter standard ouvert systématiquement on peut finir par le faire croire...

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Quand opérateur et destinataire imposent un format téléphonique

La vie, c'est simple comme un coup de fil, mais au bon format

Téléphoner, un acte banal. Avec une simplicité à l'origine du succès : en 10 chiffres (depuis fin 96), vous joignez votre correspondant. Et avec le téléphone portable, la chose a encore gagné en utilisation massive. Sans parler de possibilités comme les différentes cartes téléphoniques ou encore l'actuel téléphonie via Internet, la VoIP (Voice over IP).

Cependant, l'acte n'est pas aussi ouvert. Notamment pour joindre certains numéros particuliers : cela n'est pas possible systématiquement avec toutes les cartes (par exemple Ticket Téléphone, pourtant sensées permettre de mieux gérer ses dépenses). Pour ces formats de numéro spéciaux, vous êtes obligé de passer par un téléphone fixe classique (sans carte) ou par un portable. L'opérateur impose son format.

Mais en plus, quand la structure que vous appelez ne propose que des numéros particuliers surfacturés, la contrainte est double. Et quand il s'agit de joindre des personnes d'une mairie ou d'une maison de convalescence, ce choix surprend. Le destinataire impose son format.

Il y aura bien sûr d'excellentes raisons techniques et autres qui expliquent ces situations... Mais force est de constater que l'interopérabilité de tous les outils n'est donc pas de mise, et finalement les formats peu ouverts.

Sources et liens :
  • La carte Ticket Téléphone France de France Telecom « permet d'appeler tous les numéros : [...] sauf certains numéros spéciaux »...!, http://www.francetelecom.com

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un format qui a engendré une révolution

La révolution MP3, Sony l'a ratée

Déclaration du patron européen de Sony :

Sony a raté la révolution du MP3 et des baladeurs numériques.

En effet la position de la société au cours des années 80 et une partie des années 90, avec par exemple le Walkman ou le CD audio, était celle de leader. Avec l'arrivée du format audio MP3, le virage n'a pas été pris : pas d'adoption du format avant fin 2004, alors qu'il s'est imposé fin des années 90 ; pas de baladeur face aux iPod d'Apple lancés en 2001. Un aveu d'échec, donc, avec une tentative de reconquête du marché avec de nouveaux produits utilisant le MP3.

Cette situation est donc le résultat de l'apparition d'un format, le MP3, un format audio compressé, alors que les formats numériques du son existaient déjà (formats wave ou midi par exemple), mais les fichiers MP3 étaient moins volumineux tout en gardant une bonne qualité audio. Pour les échanges ou le stockage, cela est donc bien plus approprié. Et pourtant le format MP3 n'est pas un format ouvert, du fait des brevets qu'il contient, au contraire du format audio ouvert Ogg Vorbis.

Un format, fermé, le MP3, a ainsi engendré une révolution dans tout un secteur d'activité, et Sony l'a ratée (mais il n'est pas le seul). Un autre format, ouvert, a encore bien plus révolutionné les choses : le HTML, avec le Web. Et aussi plus largement les formats ouverts d'Internet, à l'origine du succès du réseau Internet. Le vrai format ouvert XML, avec ses 7 ans et ses nombreuses déclinaisons, est sans doute à l'origine d'une autre révolution en cours.

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

13 avril, le jour d'IDA

Le programme européen IDA

Le 13 avril est d'après le calendrier le jour de sainte Ida (mère de Godefroy de Bouillon et de Baudoin, chefs de la première croisade). L'occasion donc de mettre en avant IDA, Interchange of Data between Administrations, le programme européen lancé en 1995 à propos des échanges de données entre les administrations (objectif de départ), et qui s'est développé et élargi depuis.

Pour échanger entre structures, dont les administrations, l'utilisation de standards ouverts pour assurer l'interopérabilité est indispensable. C'est ce que souligne le programme IDA, « attaché aux standards ouverts comme moyen d'atteindre l'interopérabilité », avec le comité IDA TAC (Telematics between Administrations Committee), les actions IDA Architecture Guidelines (Guide IDA) et European Interoperability Framework (Cadre européen d'interopérabilité), des manifestations comme OSLSG ou des recommandations comme celle pour le format OpenDocument.

Depuis le 1er janvier 2005, le programme IDA est remplacé par IDABC (Interoperable Delivery of pan-European e-Government Services to Public Administrations, Businesses and Citizens), un programme bien plus large qui concerne le gouvernement électronique touchant les administrations publiques, les entreprises et les citoyens. IDABC rentre dans la cadre de eEurope 2005. Les standards ouverts et l'interopérabilité restent toujours, et même encore plus, au cœur du sujet.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

La guerre des formats de DVD aura-t-elle lieu ?

Un compromis entre le HD-DVD et le Blu-ray DVD ?

Le marché du DVD video sera sous peu bien morcellé : il y a actuellement un format (fermé), établi, utilisé par tous les fabricants, mais l'année 2005 devrait mettre fin à tout cela. En effet, on devrait assister à la commercialisation :

  • des DVD Blu-ray, de Sony et Philips ;
  • des HD-DVD, de Toshiba NEC ;
  • des DVD HVD, d'entreprises spécialisées dans le disque optique ;
  • des DVD EDV, au moins pour le marché intérieur chinois pour commencer, et sans brevet.

Une fragmentation du marché, presque comme pour la musique en ligne, avec donc une guerre de formats, mais aussi une guerre de catalogues de titres et une guerre de soutiens à chaque format.

Face à l'incompatibilité des DVD et de leurs lecteurs, le futur président de Sony s'est exprimé lors d'une conférence de presse fin mars :

A en croire les consommateurs, disposer de deux formats est décevant et nous n'avons pas totalement abandonné la possibilité d'étudier un compromis.

Les consommateurs auraient donc le mauvais rôle d'être déçus d'une guerre à la VHS-Betamax... Cependant les choses semblent bien engagées dans chaque camp pour bien avoir au moins les deux formats HD-DVD et Blu-ray, qui n'ont rien d'ouverts et sans interopérabilité. Le format du DVD jetable n'est pas non plus la solution, même si le rejet des consommateurs qu'il semble rencontrer est sans doute le seul format efficace compris par les industriels qui pourrait donc aussi toucher le HD-DVD et le Blu-ray.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Carte d'identité électronique : débat à Paris

Questions et réponses autour de la carte d'identité électronique

La troisième étape du débat national sur la carte d'identité électronique aura lieu le lundi 11 avril 2005 à Paris, au Conseil économique et social. Six responsables du dossier seront présents pour aborder :

  • la mise en place d'une carte nationale d'identité électronique pour remplacer la carte actuelle ;
  • les garanties souhaitées consernant la protection de la vie privée ;
  • l'accès à d’autres usages : services administratifs (téléprocédures, e-vote) ou marchands (services bancaires, achats en ligne,…)
  • les modalités pratiques souhaitées (lieu de délivrance, prix éventuel d'une telle carte,…)

La carte d'identité électronique peut soulever de nombreuses questions, comme les formats (ouverts ou fermés) utilisés, comme son prix ou comme le fait de regrouper sur une même carte, la carte d'identité, des aspects de la vie privée, voire civique, avec des services autres (comme marchands, le troisième point).

Cependant, une question bien plus large et fondamentale concerne la maîtrise de ce document :

  • actuellement, les services de l'État établissent la carte nationale d'identité en maîtrisant totalement sa chaîne de production et les informations, ce qui est logique et légitime ;
  • en version électronique, l'État devra donc logiquement et légitimement conserver cette maîtrise totale de ce document national : les technologies employées et les formats utilisés devront relever là aussi de la compétence indépendante de l'État.

Les standards ouverts définis dans la loi française et les technologies ouvertes ont certainement un rôle à jouer dans cet important dossier.

Un regret d'horaire : que ce débat important ne se déroule pas le soir ou un samedi pour permettre plus facilement aux personnes d'y participer. Prochaines dates : le 27 avril à Lille, le 10 mai à Rennes, le 17 mai à Marseille et dans un département d'outre-mer (date et lieu à venir).

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]