Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1698 articles en ligne, dont 13 pour le mois d'octobre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Le format MPEG-4 pour la TNT payante et pour la TV HD

Le MPEG-4 utilisé pour la TNT payante et la télévision haute définition

Le 24 décembre 2004, le gouvernement avait annoncé que le format de la TNT payante serait le MPEG-4. Quant à celui de la TNT gratuite lancée le 31 mars, il s'agit du MPEG-2, choisi en novembre 2004.

Il ne s'agit pas de formats ouverts, du fait des brevets sur le MPEG. Qui plus est, les décodeurs vendus pour la TNT gratuite ne traitent que le format MPEG-2 : pour le MPEG-4 de la TNT payante, il faudra un autre appareil ! Les formats supportés sont aussi des arguments de vente...

Le 27 mai 2005, le gouvernement a publié un texte rendant « obligatoire l'usage de la norme de compression MPEG-4 pour la diffusion des chaînes payantes de la TNT en simple définition ». De plus, le MPEG-4 devient aussi obligatoire « pour l'ensemble des futures chaînes en haute définition de la TNT, qu'elles soient payantes ou non ». La télévision HD (Haute Définition et High Definition en anglais) sera donc en MPEG-4. Et les archives de cette TV HD devront donc aussi être en MPEG-4.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un communiqué de presse sur le format ouvert OpenDocument

L'annonce avait été faite par courriel interne le 1er mai dernier : le format OpenDocument de la suite bureautique OpenOffice.org était reconnu comme standard de l'OASIS, qui plus est un standard ouvert basé sur du vrai XML.

En plus de cette première annonce, l'OASIS diffuse depuis le 23 mai un communiqué de presse (un format non-électronique) à propos de cette importante nouvelle qui va favoriser l'interopérabilité. Ce qui est la volonté de l'Europe.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Films et cinémas au format numérique

Pellicule contre disque dur, l'exemple de Star Wars

L'épisode III (le numéro est en chiffre romain : tel est... le format de numérotation retenu) de la saga Star Wars est sorti en France depuis une semaine, et selon les statistiques des entrées, le succès est au rendez-vous. On peut aussi visionner des « épisodes » au format Lego ou au format III,V...

Dans ce dernier cas il faut souligner que le film en question, Star Wars Revelations, n'est disponible qu'en numérique. Au contraire de son dernier modèle qui est presque exclusivement diffusé sur pellicule argentique.

Cependant, la version de La Revanche des Sith existe aussi au format numérique, le film ayant été tourné en numérique. Avec quelques salles spécialement équipées en matériel de projection dédié qui le diffuse donc sans recours aux bobines de pellicule. Une évolution, voire le début d'une future révolution. C'est l'un des points que souligne un très bel article du journal Libération :

Adieu ! Adieu au cinéma argentique, dont la saga réussit, d'un point de vue historique, à incarner à la fois l'apogée et le glas. Les premiers maillons ont été les films sur pellicule les plus populaires du monde, les derniers maillons, entièrement tournés en numérique, sifflent la fin d'un règne technologique séculaire.

En France en mai 2005, ce sont moins de 10 salles qui peuvent projeter le film en numérique, sur un total de plus de 5300... La révolution n'en est vraiment qu'aux prémices. Mais avec là aussi le sujet des formats : le format des supports, la durée de vie d'un disque dur, le format (plutôt fermé qu'ouvert) du fichier du film, avec sa conservation et son archivage. La pellicule argentique se dégrade ; mais le numérique aussi, il n'est pas éternel.

Le Livret du Libre traite des formats et de l'interopérabilité

La troisième édition, les formats et l'interopérabilité

Le Livret du Libre est une introduction au Libre accessible aux non-informaticiens.

Ce document, dans sa troisième édition, aborde de manière générale de nombreux points (du monde des logiciels libres). Et à deux reprises il traite de l'interopérabilité et des formats :

  • à propos du DMCA américain, transposé dans le projet EUCD en Europe, qui « rend illégal de contourner les limitations mises en place par les éditeurs pour contrôler l'utilisation des œuvres qu'ils diffusent. Pourtant, le contournement de ces restrictions est souvent nécessaire pour permettre la copie privée ou l'interopérabilité qui sont des pratiques légales. » (partie 5.1, DMCA et EUCD : renforcements des lois sur le droit d'auteur) ;
  • à propos des formats fermés et ouverts, avec un développement à propos des différents avantages de ces derniers : pérennité, interopérabilité, indépendance technique et sécurité (partie 6.1, Éviter l'utilisation de formats fermés).

Les trois références données sont le site openformats.org, le site EUCD.info et la définition dans la loi française des standards ouverts.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Face au cauchemar, faut-il standardiser ?

Du sens du mot standardisation

Le dimanche 15 mai avait lieu la première émission de télévision traitant longuement (près de 40 minutes, et en direct) des logiciels libres : cela se passait sur la chaîne de la TNT gratuite Direct8 dans l'émission 8-FI. Il y a été question lors du débat de nombreux aspects. Cependant, tous les points n'ont pas pu être développés, et toutes les réactions aux déclarations n'ont pas pu être possibles.

Ainsi, outre le fait qu'il ait cité l'interopérabilité, Didier Lambert, DSI d'Essilor, a souligné que dans une entreprise un parc de machines avec Apple Mac OS, Windows et Linux était « un cauchemar ». Face à ce problème, il faut une « standardisation ». Mais que signifie standardiser ? Car le terme est à double sens...

D'un côté, la standardisation peut signifier n'avoir qu'un seul modèle, uniformiser. Ce sens se retrouve dans le langage courant. Ainsi, à la place d'un parc hétérogène on préfère un parc de machines et de logiciels tous identiques : on cherche à être homogène, aucune diversité et un seul modèle.

De l'autre côté, l'action de standardiser peut consister à s'appuyer sur des standards d'échanges et de formats. Et c'est avec de vrais standards ouverts que les possibilités sont les plus puissantes. Pris dans ce sens, le principe est de permettre à des machines et des logiciels différents de communiquer et de travailler ensemble : il y a interopérabilité. Et la diversité dans ce cas n'est pas un obstacle.

Ce dernier cas est formidablement illustré par le réseau Internet, lieu d'interopérabilité permanent, avec des messageries différentes, des navigateurs variés, des systèmes d'exploitations multiples... mais qui échangent leurs données via des protocoles ouverts (TCP/IP, SMTP, POP) et des formats ouverts (XHTML avec CSS, RSS et bientôt XForms, SVG).

Quel était le sens attribué au terme « standardisation » ? L'utilisation des standards ouverts est tout de même le plus riche.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le traité européen cite-t-il les formats ?

Le traité parle-t-il des formats, de l'interopérabilité, des standards ?

Vous voulez savoir si un mot ou si une expression précise sont présents dans le traité de constitution européenne ? Et aussi combien de fois et dans quel article ? C'est possible grâce aux formats ouverts et c'est disponible sur les sites Web tceurope.free.fr et noriaweb.free.fr.

Voici donc le traité pris sous l'angle de :

Archivage, archive : pas cités

Format : pas cité

Interopérabilité : citée 3 fois, dans 2 articles de la Partie III : les politiques et le fonctionnement de l'union, Titre III : politiques et actions internes, Chapitre III : politiques dans d'autres domaines, Section 8 : réseaux transeuropéens

Article 26, point 2 : Dans le cadre d'un système de marchés ouverts et concurrentiels, l'action de l'Union vise à favoriser l'interconnexion et l'interopérabilité des réseaux nationaux ainsi que l'accès à ces réseaux. Elle tient compte en particulier de la nécessité de relier les régions insulaires, enclavées et périphériques aux régions centrales de l'Union.

Article 247, point 1, point b : L'Union met en œuvre toute action qui peut s'avérer nécessaire pour assurer l'interopérabilité des réseaux, en particulier dans le domaine de l'harmonisation des normes techniques ;

Article 247, point 4 : L'Union peut coopérer avec les pays tiers pour promouvoir des projets d'intérêt commun et assurer l'interopérabilité des réseaux.

Standard : pas cité

Support : cité 2 fois, dans 2 articles :

Partie I, Titre VI, la vie démocratique de l'Union, Article 50, Transparence des travaux des institutions, organes et organismes de l'Union, point 3 : Tout citoyen de l'Union ou toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un Etat membre dispose, dans les conditions prévues par la partie III, d'un droit d'accès aux documents des institutions, organes et organismes de l'Union, quel que soit leur support. La loi européenne fixe les principes généraux et limites qui, pour des raisons d'intérêt public ou privé, régissent l'exercice du droit d'accès à de tels documents.

Partie II : la charte des droits fondamentaux de l'Union, Titre V Citoyenneté, Article 102 Droit d'accès aux documents : Tout citoyen de l'Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un Etat membre a un droit d'accès aux documents des institutions, organes et organismes de l'Union, quel que soit leur support.

Conséquences

Pour ce qui est de l'interopérabilité, on la retrouve logiquement à propos des réseaux et de leur interconnexion (comme cela a été récemment le cas pour le réseau ferroviaire transeuropéen). En ce qui concerne le « quel que soit le support », on retrouve pour le support numérique 3 contraintes : avoir des lecteurs des supports physiques, que ces supports ne soient pas altérés et que les formats des fichiers stockés soient encore utilisables. Les standards ouverts permettent de répondre à ces exigences des supports et d'interopérabilité (ainsi que de l'archivage).

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le traité européen plus manipulable grâce aux formats ouverts

Le traité par articles, par recherches de mots, en couleur

En ce vendredi 13 mai 2005, que va vous apporter la chance ? Impossible de le dire. Lors du dernier vendredi 13 (en août 2004), « la chance » dans ces pages consistait à trouver des informations cachées dans des fichiers grâce aux puissants logiciels éditeurs de texte qui ouvrent les formats ouverts et fermés... Et cette chance dure depuis (et existait bien avant de l'avoir décrite).

Cette fois-ci, « la chance », qui elle aussi ne durera pas que ce jour, consiste à disposer de plusieurs autres modes de consultation d'un document qui est initialement à un format ouvert.

Voici donc un exemple concret d'actualité : le traité de constitution européenne. Le texte est disponible sur le site officiel de l'Europe au format PDF, en plusieurs langues et d'un seul tenant ou en plusieurs parties. Mais cela ne permet pas de faire un certain nombre de choses avec (lire sur le site directement un article, faire des recherches en ligne, affichage en couleur suivant la hiérarchie des informations,...).

Comme cela n'a pas été prévu par les responsables officiels et comme le format PDF est ouvert, il est possible de proposer le traité autremet. C'est donc ce que font deux sites Web : leurs auteurs (des particuliers) ont appliqué indépendamment des transformations pour proposer le texte du traité :

  • sous forme de pages Web, d'un seul tenant ou pas, en couleur (au format ouvert HTML) ;
  • consultable article par article, car découpé à un niveau fin (au format ouvert XML) ;
  • avec uniquement les articles contenant un ou des mots particuliers (recherche dans tout le texte).

Comme l'indique Olivier Faurax, auteur du site tceurope.free.fr :

Ce qui m'a frappé, c'est que l'utilisation d'un format ouvert est aussi une possibilité de voir un document utilisé d'une manière qui n'avait pas été prévu au départ (le PDF était prévu pour la consultation en ligne ou l'impression, le fichier XML peut être utilisé pour les recherches ou d'autres utilisations).

Sources et liens :
Autres articles :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Quel format d'ordinateur ?

Format avec, ou format sans système d'exploitation préinstallé et facturé ?

En parlant du format des ordinateurs, on peut entre autres évoquer :

  • les dimensions physiques, et les catégories qui en découlent (de poche, ultra-portable, portable, boitier tour, boitier plat, shuttle, mini,...) ;
  • les différentes versions des systèmes d'exploitation utilisés (avec leurs formats de fichiers et de protocoles, ouverts ou pas) :
    • Apple Mac OS 8, 9, Mac OS X 10.0 Cheetah, 10.1 Puma, 10.2 Jaguar, 10.3 Panther ou 10.4 Tiger ;
    • Microsoft Windows 95, 98, 2000, Me, XP (avec ou sans Service Pack), XP Edition N (celui sans le logiciel Media Player, comme demandé par la justice européenne) ;
    • Linux avec Debian 3.0r5, Gentoo 2005.0, Mandriva 10.1, Red Hat Fedora Core 3, Slackware Slack/390, SuSE Novell 9.3, Ubuntu 5.04 ou BSD avec FreeBSD 5.3, NetBSD 2.0.2, OpenBSD 3.6 ;
  • le fait d'acheter une machine, avec ou sans système d'exploitation préinstallé.

Dans ce dernier cas, la législation est claire : le fait de vendre un système d'exploitation (et d'autres logiciels) avec un ordinateur neuf est de la vente liée, interdite par la loi. Jusqu'à présent, les cas où cette loi était respectée étaient rares : les machines vendues sans système d'exploitation préinstallé existent mais demeurent des exceptions. Quant au remboursement de ce qui est obligatoirement fourni mais refusé, cela relève soit de la ténacité de l'acheteur individuel, soit de négociations serrées avec le fournisseur pour des marchés importants (cas pour des centres de recherche ou de grandes écoles par exemple).

Or très recemment, deux réponses ministérielles à deux questions parlementaires de députés ont réinsisté sur le texte de loi : le Ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, des professions libérales et de la consommation indique que « Le choix de la vente liée d'un micro-ordinateur et de logiciels préinstallés ne favorise pas, chez le consommateur, la prise de conscience des droits distincts attachés à l'une et l'autre partie de son acquisition. ». Avec donc « l'obligation de commercialiser séparément, sur un même lieu de vente, des produits proposés sous forme de lot. » Enfin :

Il est indéniable néanmoins que l'élargissement rapide de ce marché et l'information croissante des consommateurs pour tout ce qui concerne les technologies informatiques infléchissent désormais la demande dans le sens d'une diversification de l'offre dans toutes les formes de distribution.

Dans un style (voire un format) propre à ce type de texte, on admet donc que les consommateurs sont désormais plus informés et plus mûrs : la connaissance croît et l'abus décroît ?

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Archives Ouvertes à l'INRIA

L'INRIA applique la déclaration de Berlin

Fin mars 2005, l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique) avait renouvellé son soutien au projet pour un libre accès à l'information scientifique et technique, suite à la déclaration de Berlin de 2003. L'INRA, l'Inserm et le CNRS avaient aussi apporté leur soutien.

Concrètement, l'INRIA a ouvert le 27 avril un espace de stockage de publications sur la plateforme HAL-INRIA qui « permet le dépôt en ligne des travaux scientifiques et leur consultation ». Parmi les documents déposés, ceux au format ouvert TeX-LaTeX sont automatiquement basculés vers une archive internationale, ArXiv. Comme l'avaient indiqué les quatre organismes scientifiques fin mars, l'interopérabilité technique entre cette banques de dépôts et les autres est une condition indispensable de succès. Les standards ouverts, pour l'archivage des documents comme pour les réseaux ou les métadonnées, permettent de répondre à cette exigence.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le format de la suite bureautique OpenOffice.org devient un standard de l'OASIS

Le format OpenDocument est validé par l'OASIS

Le 1er mai à 18h23, un courrier électronique, intitulé Approval of OpenDocument v1.0 as OASIS Standard, était adressé aux membres de la liste de diffusion de l'OASIS, avec cette information :

We are pleased to announce that the Open Document Format for Office Applications (OpenDocument) v1.0 Specification has been approved as an OASIS Standard.

Les spécifications du format OpenDocument sont donc reconnues comme un standard de la structure de normalisation OASIS. Le format OpenDocument est le format ouvert utilisé par la suite bureautique OpenOffice.org. OpenDocument est du vrai XML, utilisé dans les applications de traitement de texte, de tableur ou de présentation d'OpenOffice.org.

Le format OpenDocument quitte donc son statut de format en cours de normalisation. Cette reconnaissance de l'OASIS comme standard ouvert permet d'envisager que l'Europe valide définitivement ce format comme sa recommandation de format XML ouvert. En effet, l'Europe posait comme condition importante cette normalisation par l'OASIS.

L'autre format possible au niveau de l'Europe est celui de la suite Microsoft Office 2003. Pour ce qui concerne l'OASIS, sa volonté d'accepter des brevets logiciels dans ses standards (le format d'OpenOffice.org n'est pas dans ce cas de figure) est une importante remise en cause de l'interopérabilité qui provoque des réactions.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]