Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1688 articles en ligne, dont 3 pour le mois d'octobre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


La double guerre des formats dans la guerre des consoles

Xbox 360 avec HD contre PS3 avec Blu-ray

La guerre des formats continue, que ce soit au niveau des fichiers, mais aussi des imprimantes ou même des rasoirs. Cela n'est pas nouveau. Et dans ces affrontements, les clients-consommateurs sont des spectateurs, qui parfois aussi subissent les conséquences des batailles.

Ainsi, le marché du jeu video sur consoles est un champs de bataille où chacun possède sa machine (de guerre) et annonce aussi la prochaine, celle de la génération suivante (dire la « next gen » est un format de formulation qui semble avoir les faveurs du marketing et la communication...). On dénombre donc :

  • Sony avec sa Playstation (arrêtée), Playstation 2 (PS2) et ses futures PlaystationPortable (PSP) et Playstation 3 (PS3) ;
  • Microsoft avec sa XBox et sa future XBox 360 ;
  • Nintendo avec sa GameBoy, Nintendo64 (arrêtées), GameBoy Advance (GBA), sa GameCube, sa DS et sa future Revolution.

Pour ce qui est des formats, double affrontement :

  • les futures consoles PS3 et Xbox 360 liront chacune un format de DVD video différent, car deux formats s'affrontent principalement : le HD-DVD et le Blu-ray Disc.

Dans le consortium d'industriels soutenant le Blu-ray se trouve Sony, qui a donc annoncé que sa future PS3 utilisera ce format de lecture de DVD video. Et dans le consortium pour le HD-DVD se trouve Toshiba, dont le dirigeant et Bill Gates ont tenu une conférence de presse le 27 juin (le même jour qu'un ministre norvégien) pour annoncer une collaboration plus forte entre les deux sociétés... dont l'utilisation d'un lecteur HD-DVD sur les futures consoles Xbox 360 de Microsoft.

Donc, pas d'interopérabilité des DVD video, pas de formats ouverts.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un ministre norvégien annonce l'utilisation de standards ouverts

Une conférence de presse ministérielle norvégienne sur les logiciels libres et les formats ouverts dans l'administration électronique

Invitasjon til pressekonferanse eNorge 2009 - det digitale spranget Lei av brev i postkassen? I løpet av 2007 kan du selv velge hvordan du vil kommunisere med det offentlige. Dette og flere andre målbare tiltak presenterer moderniseringsminister Morten Andreas Meyer i den nye eNorgeplanen 2009 - det digitale spranget. Tid: Mandag 27. juni klokken 10.00 Sted: Plenumssalen R4, Einar Gerhardsens plass 1

Tel est le texte en norvégien qui annonce la conférence de presse du ministre norvégien de la modernisation, Morten Andreas Meyer, le lundi 27 juin 2005 à 10h00 à propos du plan eNorge 2009, le bond numérique.

Les formats propriétaires ne seront plus acceptables dans les communications entre les citoyens et le gouvernement.

C'est la dernière fois que je présente un plan pour les technologies de l'information qui est diffusé sur Internet avec Windows Media Player.

Telles sont deux des déclarations du ministre, qui a aussi annoncé :

  • qu'à partir de 2006, les institutions gouvernementales nationales et locales devront avoir un plan d'utilisation de logiciels libres et de standards ouverts ;
  • une restructuration massive du secteur public, avec des échanges numériques entre administration et citoyens, et l'ouverture d'une page Web personnelle pour échanger avec l'administration 24h/24 et 7 jours/7 ;
  • le recours aux solutions en logiciels libres, dont Linux, mais aussi Apple qui utilise de plus en plus de technologies et de formats ouverts ;
  • que la radio et la télévision nationale seront touchées par ce programme, car elles ont basé leurs activités principalement sur les formats de Microsoft ;
  • une information publique gratuite et bien moins chère à produire qu'actuellement, avec de l'activité économique en rapport avec ce secteur.

Parmi les déclarations allant dans le même sens, on peut signaler celles d'Eric Kriss de l'état du Massachussets en janvier 2005. Il y a aussi eu des textes en Belgique en juin 2004 et le plan BELGIF en mai 2005. Et en France en juin 2004, la définition des standards ouverts, mais pas de déclaration de ce type.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

DRM, CLUF, SP, XP et WMP : attention, textes importants (mais au format crypté) pour des formats fermés

Les DRM, les licences, Windows Update, Service Pack, XP et Media Player

Lorsqu'un texte est incompréhensible (formulations spéciales, vocabulaire spécifique, allusions particulières,...), on peut dire que son format est en quelque sorte fermé s'il est impossible de le traduire en langage clairement compris par tous.

Ainsi en est-il de prime abord pour les textes juridiques. Et quand le juridique s'applique à l'informatique, alors la complexité est bien présente, et la clarté vraiment absente. Cette situation, volontaire (pour ne pas faciliter la compréhension, avec les renvois en bas de page ou des passages en toute petite taille) ou involontaire (car il faut être précis et donc utiliser des termes et formulations pointus), peut favoriser l'absence de prise de conscience de certaines informations.

Quand vous installez ou utilisez certains logiciels, vous acceptez le texte qui les régit : la licence d'utilisation. Il en est ainsi par exemple des systèmes d'exploitation Mac OS X et Windows XP. Pour ce dernier, le texte de la licence mérite une attention particulière à propos des DRM qui peuvent fermer les formats et verrouiller les utilisations.

Les DRM sont des fichiers qui permettent un contrôle de l'accès et de l'utilisation des fichiers sur lesquels ils sont appliqués. Cela pose des problèmes d'indépendance, de contrôle et d'archivage, comme dénoncé par la Nouvelle Zélande et comme hélas vécu avec un téléphone portable. Et ces DRM sont clairement présents dans la licence de Windows XP, dénommée en français CLUF (Contrat de Licence Utilisateur Final) de Windows XP (EULA en anglais, pour End User Licence Agreement).

Parmi les nombreuses clauses du texte, il faut s'arrêter sur les points 1.2, 2.1, 8 et 9 qui traitent des DRM : le texte du CLUF Windows XP en français n'est apparement pas disponible en ligne, mais la version en anglais (EULA) indique :

  • 1.2 : des mesures techniques sont en place pour empêcher des utilisations non autorisées du logiciel
  • 2.1 : DRM. Vous acceptez que Microsoft installe sur votre ordinateur des listes de révocation de droit d'utilisation de fichiers. Vous avez aussi l'obligation de télécharger de nouvelles versions de logiciels pour lire des contenus munis de DRM si ces derniers exigent cette opération. Ne pas respecter ces points rendra impossible la lecture des fichiers munis de DRM.
  • 8 : cette licence s'applique aux mises à jour, suppléments, add-on ou aux composants de services Web de Windows XP auxquels vous avez accès via Windows XP, jusqu'à changements des clauses de la licence.
  • 9 : les mises à jour ne sont possibles que si Windows XP est identifié comme autoriser à le faire.

Pour être plus clair, le site Groklaw, dans son article du 13 juin déjà cité à propos de la Nouvelle Zélande qui refuse ces DRM, propose sa version à un format décodé :

Ainsi, ils peuvent contrôler et contrôlent déjà l'accès aux fichiers. Ils ont le droit, grâce à la EULA, d'installer des logiciels sur votre ordinateur sans vous l'indiquer. Ils peuvent collecter des informations et les partager avec d'autres compagnies, mais ils promettent que ce ne sera pas « identifiable individuellement », comme si cela signifait quelque chose à l'âge numérique. Les clauses peuvent changer à tout moment, bien sûr. Si une de leurs mises à jour ne fonctionnent pas, vous n'avez pas le droit d'utiliser la version précédente.

Les DRM dans Windows XP, de grosses interrogations à l'horizon... Avec aussi : la licence de Windows Media Player, l'utilisation du service Windows Update et l'installation du Service Pack 2 qui exigent d'accepter les DRM. Une situation dénoncée de nombreuses fois par le site Standblog, détaillée dans un article du site Uzine et expliquée dans un comparatif du site de l'ADULLACT.

On est bien éloigné des formats ouverts et de l'interopérabilité. Avec aussi des aspects liés à la vie privée.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

La Nouvelle Zélande refuse les DRM

L'exemple de la Nouvelle Zélande vis-à-vis des formats fermés par les DRM

Quand vous avez appris un nouveau mot, avez-vous constaté comme vous le relevez partout ? C'est ce qui m'arrive avec les DRM. Depuis l'annonce d'Apple utilisant Intel, il est sur mon écran radar et je relève des détails sur lesquels je ne me serais sans doute jamais penchés. Et le plus je me penche dessus, le pire c'est. (Pamela Jones, site Groklaw)

Cela résume très bien ce qui peut se passer une fois que l'on a découvert les DRM, au travers des Apple-Intel, mais aussi via des mésaventures scandaleuses avec son téléphone portable. Et où peut-on trouver encore des DRM ? Techniquement sur chaque fichier, qui sera donc contrôlé par un dispositif ou par un logiciel : fichier de musique, de video, d'image, de bureautique...

Les DRM sont mis en place pour contrôler l'accès aux fichiers. Mais si ces DRM sont écrits et vendus par une société, c'est elle qui a accès aux documents et peut même les bloquer. Plus de confidentialité.

Un cas à part est à souligner : l'attitude de la Nouvelle Zélande. Elle a réagi très fortement contre les DRM, et cela depuis novembre 2003, où la structure en charge du gouvernement électronique conseilla de ne pas activer les caractéristiques liées aux DRM dans les produits Windows Server 2003 et Office 2003 de Microsoft à cause des problèmes de confidentialité et de sécurité. Ce conseil est toujours en vigueur actuellement.

Mieux, la Nouvelle Zélande a lancé la proposition aux autres gouvernements de créer une communauté internationale des agences gouvernementales pour s'attaquer à l'introduction des DRM. La question de l'accès à long terme aux données créées avec des DRM se pose.

Et mieux encore : la Nouvelle Zélande pointe qu'il y a le risque d'être lié à un fournisseur afin de continuer d'accéder aux documents anciens. Comment constituer l'archivage des documents électroniques qui ont des DRM ?

Avant qu'une organisation installe une technologie ou un produit qui est prévu pour restreindre l'accès à leurs ressources, ils doivent estimer le risque de perdre l'accès aux ressources elles-mêmes ou d'être enfermé dans une solution qui pourrait restreindre leurs futurs choix pour une technologie ou un fournisseur.

Les fichiers avec des DRM ne sont pas à des formats ouverts. Et en Nouvelle Zélande, le format XML utilisé par le logiciel Office 2003 est en cours de brevetage de la part de Microsoft : mais les vrais standards ouverts ne contiennent pas de brevet, ni de DRM.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Un an après la loi, comment définir un standard ouvert ?

Définir les formats ouverts et les protocoles ouverts

Le 22 juin 2004 paraissait la loi pour la confiance dans l'économie numérique, avec son article 4 du chapitre Ier du titre Ier qui définit les standards ouverts :

On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre. (loi n°2004-575 du 21 juin 2004, référence NOR: ECOX0200175L ; gras ajouté)

Cette définition constitue le sujet du premier article publié le 1er juillet 2004 sur Formats-Ouverts.org. C'est vers cette définition que pointe chaque article de ce site pour établir précisément ce dont il s'agit.

Car comment définir un standard ouvert ? Ce n'est pas « un standard », « un standard de l'industrie », « un standard de fait » ni « un standard du marché ». Et ce n'est pas non plus un standard qualifié d'ouvert mais dont la licence exclut des utilisations ou des utilisateurs. En fait c'est cette licence du format ou du protocole qui permet de qualifier le format ou le protocole de vraiment ouvert ou pas.

Quelles licences d'utilisation d'un format ou d'un protocole permettent de les qualifier d'ouverts ? Un exemple récent est le cas du format de Sitemaps de Google, qui est en licence Creative Commmons Attribution Share-Alike. C'est aussi cette licence qu'utilise l'excellent projet Opquast. Ce sont des vrais formats ouverts. Quant aux faux formats ouverts, certains seront aussi évoqués ici sous peu.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Format RSS : l'AFP s'y met

L'AFP ouvre un flux RSS

Syndiquez, ou vous perdrez, tel était le titre lancé pour souligner combien la syndication est un moyen puissant de garder et d'élargir le lectorat des sites Web. Et cette syndication utilise les formats ouverts Atom ou RSS, ce dernier étant même repris comme dénomination de la dernière version du navigateur d'Apple (Safari RSS). Et le RSS est du vrai XML.

Le 21 mars, le site du journal Le Monde se dotait d'un flux RSS. C'est au tour aussi de l'AFP de le proposer depuis fin mai/début juin 2005, après ceux d'Associated Press et de Reuters.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

6 juin : Intel débarque au format de la pomme, partie 2

Apple... Intel... les loisirs numériques... les majors... les DRM...

L'annonce le 6 juin (clin d'œil historique sans doute involontaire) que les microprocessurs Intel allaient débarquer sur les machines Apple a provoqué des réactions et des analyses, aussi nombreuses que les différentes approches possibles, positives ou en négatives. Parmi les articles parus, celui de l'excellent site Groklaw recence des explications intéressantes, argumentées... et certaines peu réjouissantes.

Windows sur Apple Intel, oui. Mac OS X sur non-Apple Intel, non.

Comme Intel sera utilisé par Apple, on aura donc Mac OS X qui fonctionnera sur Intel. Alors deux questions viennnent à l'esprit :

  • pourra-t-on installer Windows sur ces Apple avec Intel ? Réponse officielle : « Nous ne ferons rien pour empêcher cela » (Phil Schiller, Senior Vice President) ;
  • pourra-t-on installer Mac OS X sur machines avec Intel mais non-Apple ? Réponse officielle : « Nous ne permettrons pas d'exécuter Mac OS sur quoi que ce soit d'autre qu'un Apple. » (Phil Schiller).

Mais pourquoi Mac OS X version Intel ne pourrait pas s'exécuter sur une machine Intel non-Apple ? Car Mac OS X vérifiera certaines choses sur les composants électroniques des matériels utilisés, qui devront avoir la « signature » Apple. Le microprocesseur ne rentrerait pas forcément en action dans ce processus : il s'agira de puces Intel sans spécificité Apple. Pour ce qui est des « signatures » Apple citées, il s'agit des DRM, des fichiers fermés de contrôle et de verrouillage.

Et si le microprocesseur jouait un rôle ? Celui de gendarme des machine Intel-Apple (ou non-Apple) ? En effet, peut-être plus encore que Windows, ce sont les microprocessurs Intel qui seront les plus répandus : sur les ordinateurs (du moins des particuliers), mais aussi dans les appareils électroniques grand public comme les téléphones, les PDA, les balladeurs, les magnétoscopes numériques et autres objets de la vie numérique ou des loisirs numériques.

Et alors, un microprocesseur pour les gouverner tous... ?

L'article de Groklaw met en avant le point de vue développé dans Wired et dans ZDNet : Apple a besoin des dernières puces Intel car les compagnies de cinéma et de musique veulent les dernières puces Intel. Car les dernières puces Intel permettent de bloquer l'utilisation de « contenus non-autorisés » (même si cela n'est pas encore activé).

Ainsi, les DRM et autres technologies de contrôle se situeraient non plus dans les logiciels mais au cœur des puces, qui ainsi baties permettraient pour les majors d'Hollywood et de la musique de protéger leur contenu (films, video, musique,...). Apple ne souhaitant pas manquer ce marché des loisirs numériques, la société se devait de passer à Intel.

Une théorie que seul l'avenir confirmera ou pas, et où le format (du microprocesseur) est doublement au cœur du sujet. On n'est plus dans ce cas au niveau des formats ouverts (ou fermés) des données ou des protocoles ni à avoir de l'interopérabilité, mais les enjeux sont identiques : votre vie numérique, vous la voulez couleur DRM ?

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Définir les standards ouverts : Google

Interview d'un responsable Google et sa définition des standards ouverts

We prefer open standards, and by open we mean released under an open license, like the way we released Google sitemaps under a creative commons license.

soit

Nous préférons les standards ouverts, et par ouverts nous voulons dire disponibles sous une licence ouverte, à la manière dont nous avons publié Google sitemaps sous licence Creative Commons. (gras ajouté dans les 2 phrases)

C'est ce que Chris DiBona, responsable chez Google (Open Source Programs Manager), a déclaré dans une interview accordée à l'excellent site Groklaw. Comment définir un standard ouvert ? Dans ce cas, c'est la licence retenue : mais la Creative Commons mentionnée dans l'interview est beaucoup trop imprécise. En consultant la page sur le protocole de Google sitemaps, on lit :

Sitemap 0.84 is offered under the terms of the Attribution-ShareAlike Creative Commons License (avec un lien vers le texte de cette licence)

Ainsi, Sitemap est offert sous les termes de la licence Creative Commons Paternité - Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0. Cela est bien plus précis que le simple Creative Commons à la mode mais très différent selon les cas de figure.

Le format XML utilisé par Sitemaps est donc publié, documenté, d'accès libre (pas d'enregistrement) et sans limite de mise en œuvre (on peut reproduire, distribuer et communiquer le format, l'utiliser à des fins commerciales). Le format XML peut être qualifié de vrai XML, et il correspond à la définition des standards ouverts donnée par la loi française.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

6 juin : Intel débarque au format de la pomme, partie 1

Des microprocesseurs Intel dans les ordinateurs Apple : première conséquence

« It's true » (avec un e abaissé, écrit comme dans le logo d'Intel) était inscrit sur l'écran de la scène où se trouvait Steve Jobs : Intel allait bien équiper les machines Apple.

Avant le 6 juin

Quelques jours avant le 6 juin, il y eut des rumeurs, qui se sont transformées en article dans la presse spécialisée et qui ont même été reprises dans la presse générale : Apple allait abandonner IBM, le fabricant des microprocesseurs PowerPC qui équipent les ordinateurs à la pomme, au profit d'Intel.

Le 6 juin

Lors de l'ouverture de l'Apple WWDC (World Wide Developper Conference) lundi 6 juin, Steve Jobs donnait sa conférence. Et le PDG d'Apple, après avoir traité des Apple Store et de Mac OS X 10.4 Tiger, aborda la partie au cœur de son intervention : « Transition ». Avec la confirmation de l'information : Apple allait équiper ses ordinateurs de microprocesseurs fabriqués par Intel. C'est la troisième transition majeure d'Apple, après le passage des puces Motorola aux PowerPC en 1994 et après le passage de Mac OS 9 à Mac OS X en 2001.

Après le 6 juin

Dès maintenant, les développeurs vont pouvoir travailler avec un kit de développement spécial pour tenir compte des deux architectures, Intel et PowerPC. En 2006, les premièrs ordinateurs Apple avec Intel (abrégés Mactel, Apptel ou OSXtel ?, comme sur le modèle de Wintel pour Windows-Intel) seront commercialisés, avec une transition achevée en 2007 pour toute la gamme des machines.

Quant aux réactions et commentaires, la liste est très longue et les avis variés : « Qu'est-ce qui change ? Le plus important c'est le système d'exploitation » (Steve Ballmer, Microsoft), Windows pourra fonctionner sur les Intel d'Apple, l'essentiel est le design et Mac OS, l'esprit « different » se perd, les prix devraient être moins cher,... chacun a une analyse selon son approche.

Et alors pour les formats ?

Sous l'angle des formats, on peut dire la chose suivante : c'est un excellent exemple montrant que l'utilisation (et l'archivage) de fichiers à des formats fermés peut nécessiter de conserver toute la machine et non pas seulement le logiciel écrivant (et lisant) le format fermé utilisé.

En effet, prenons les différents éléments qui s'enchainent dans le cas de formats fermés :

  • le fichier F à des fichiers fermés .fer...
  • le logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...
  • la version V du logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...
  • le système d'exploitation E qui exécute la version V du logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...
  • le microprocesseur M qui exécute le système d'exploitation E qui exécute la version V du logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...
  • l'ordinateur O avec le microprocesseur M qui exécute le système d'exploitation E qui exécute la version V du logiciel L créateur du fichier F à des formats fermés .fer...

La chaîne est continue et interdépendante dans le cas d'un format fermé nécessitant un logiciel, dans une version, avec un système d'exploitation sur un microprocesseur d'un type d'ordinateur : pour une garantie totale d'utilisation, tout doit être conserver.

A contrario, les formats ouverts ne nécessitent pas d'avoir le seul logiciel dédié (et toute la chaîne qui peut en découler) mais juste un logiciel sachant lire le format qui est connu, publié et librement utilisable : il y a interopérabilité.

Sources et liens :

Voir aussi l'article sur la partie 2 de cette décision.

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Des voitures à un format plus communiquant mais sans vie privée

Paiement aux déplacements, via géolocalisation. Et la vie privée ?

En avril dernier, un article de Formats-Ouverts.org proposait un communiqué de presse annonçant que l'État et les industriels du secteur automobile allaient mettre en place sur chaque voiture un système de navigation géolocalisé intégré. Ce système serait obligatoirement en fonctionnement, sans désactivation possible, et avec receuil chez les garagistes de chaque marque de tous les trajets effectués. Tout cela grâce à une boite noire contenant les informations à des formats fermés. Ce texte était dans la catégorie Humour. Et pourtant...

Et pourtant, mercredi 8 juin, au journal télévisé de 20h de France 2, le présentateur David Pujadas lançait un reportage en parlant de « grands moyens pour lutter contre l'augmentation du traffic routier et de la pollution », à propos d'un projet en Angleterre. Le reportage expliquait qu'une « solution révolutionnaire et unique au monde » était envisagée : l'installation dans les voitures « d'une boite noire » qui permet grâce aux « satellites » et aux « nouvelles technologies » de déterminer les trajets parcourus par chaque véhicule, afin de faire payer une taxe en fonction du kilométrage précis parcouru et du type de route utilisée (secondaire, nationale,...).

Avec, en conclusion du reportage, l'annonce d'un « test prochain dans une grande ville » avant une « généralisation dans tout le pays dans 10 ou 15 ans ». Il faut aussi mentionner les réactions des 5 personnes interrogées : toutes s'indignaient... du coût généré. Pas de celui de la boite noire, mais de celui du déplacement. Que ce soit de leur part ou de celle du commentaire du journaliste, rien quant aux formats ouverts ou fermés des informations recueillies. Rien quant à ce format de vie privée.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Les vrais standards ouverts ne contiennent pas de brevet

Les brevets logiciels menacent les formats ouverts et les protololes ouverts

Le 2 juin est une journée de manifestation contre les brevets logiciels, physiquement à Bruxelles et en ligne sur les sites Web. Pour attirer l'attention sur l'importance du vote des députés européens début juillet.

Depuis la décision du conseil des ministres européen du 7 mars 2005 de valider les brevets logiciels contrairement au vote en septembre 2003 des euro députés, la campagne d'information a repris pour expliquer la situation et les dangers de tels brevets. Pour Formats-Ouverts.org, un modeste texte d'alerte est en ligne, en haut des pages du site et en fin de chaque article.

Les brevets logiciels ? Internet est l'exemple d'une réussite sans brevet logiciel : ainsi, les formats ouverts HTML, XHTML, CSS (pour le Web) ou encore les protocoles ouverts TCP, IP (pour Internet en général) ou SMTP, POP, IMAP (pour le courriel), sont à la base d'Internet et sont dépourvus de brevet. De ce fait, tous les acteurs intéressés quels que soit leur domaine d'activité (économique, administratif, gouvernemental, associatif,...) ont pu utiliser les formats et les protocoles d'Internet sans restriction. Et cette absence de brevet a permis le développement et le succès d'Internet.

Comme Vinton Cerf le déclara à propos des protocoles ouverts TCP et IP (qu'il co-créa avec Robert Kahn et pour lesquels ils reçurent le prix Turing 2004, le prix Nobel de l'informatique) :

C'est un standard ouvert auquel nous permettons à quiconque d'accéder sans contrainte.

La loi française dans sa définition d'un standard ouvert indique d'ailleurs qu'ils sont « sans restriction d'accès ni de mise en œuvre », donc exclut les brevets.

Quant au XML, format vedette du moment (et à juste titre), il ne sera du vrai XML que si ses caractéristiques sont publiées et librement utilisables par tous sans brevet. Or on assiste à des dépôts de brevets logiciels à propos de XML (comme en Nouvelle Zélande et en Europe, ce dernier sans valeur à ce jour) qui ne permettent pas de le qualifier dans ces cas là de standard ouvert et empêchent l'interopérabilité.

La vraie interopérabilité passe par de vrais standards ouverts c'est-à-dire dépourvus de brevets logiciels.

Sources et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]