Pour les formats ouverts !

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2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Bibliothèque numérique européenne : compte-rendu de la réunion du 30

Communiqué de presse à l'issue du comité de pilotage du 30 août

Dans la chronologie de cet été de la bibliothèque numérique européeen, il y eut :

Voici donc le compte-rendu de cette réunion du 30 août 2005, avec un communiqué de presse officiel du ministère de la culture.

Les standards ouverts ont-ils été à l'ordre du jour ? Quels protocoles, formats et logiciels utiliser pour une bibliothèque numérique européenne réellement forte et indépendante, comme avancée dans la lettre ouverte du 1er juillet ? Il n'y a pas pour l'instant de réponse précise à ces questions. Mais la réunion a traité :

  • de l'état des lieux des réalisations françaises dans le numérique ;
  • de la création de groupes d'experts dans 5 domaines :
    • état des lieux en matière de numérisation de contenus culturels ;
    • les publics et leurs attentes ;
    • les contenus ;
    • les technologies ;
    • le modèle économique.

Les prochaines étapes annoncées indiquent :

  • dans les semaines à venir, des propostions de la France faites à ses partenaires européens ;
  • le 14 décembre 2005, la remise au Président de la République du Livre blanc ;
  • courant octobre, la tenue du troisième comité de pilotage.

Signalons enfin, que le sujet de la Bibliothèque numérique européenne sera sans doute évoqué voire traité ce mercredi 31 août de 19h20 à 20h00 dans l'émission Le téléphone sonne de France Inter : le sujet de ce jour est « Google : pour le meilleur ou pour le pire ? », donc avec le projet Google Print, à l'origine (en réaction) du projet de Bibliothèque numérique européenne. Le journaliste Emmanuel Parody sera l'un des intervenants.

Sources et liens :

Bibliothèque numérique européenne : réunion fin août

Réunion du deuxième comité de pilotage prévu ce jour

Ce mardi 30 août se réunit le comité de pilotage du projet de création de la Bibliothèque numérique européenne. Annoncée le 16 août par le Ministre de la Culture, il s'agit de la deuxième réunion après la mise en place du comité de pilotage le 13 juillet dernier.

Le texte du communiqué de presse fait mention de la décision de Google du 11 août de suspendre jusqu'en novembre son programme de numérisation.

Cette pause [...] ne modifie en rien le projet de création d’une Bibliothèque numérique européenne, voulu par le Président de la République. Plus que jamais, il est nécessaire que la France et l’Europe travaillent ensemble pour préserver la diversité culturelle et bâtir par des projets concrets une Europe de la culture.

Le communiqué insiste sur la partie juridique nécessaire dans l'élaboration d'une bibliothèque numérique avec le respect des droits de chacun (auteurs, éditeurs, ayants droits,...), et conclut par la volonté de « promouvoir les œuvres et à servir l’ensemble de nos concitoyens. »

L'ordre du jour n'est pas indiqué, mais on peut espérer que certains points seront traités, notamment :

  • la question des formats et des protocoles, par rapport à l'interopérabilité, par rapport à la pérennité ;
  • la question de la maîtrise des technologies et des logiciels mis en œuvre ;

avec comme réponses la plus pertinente des standards ouverts et des logiciels libres, comme cela a été souligné dans la lettre ouverte du 1er juilllet dernier.

Sources et liens :

Voir aussi le compte-rendu de cette réunion.

Futurs DVD video : la guerre entre 2 formats se précise

Affrontement entre Blu-ray et HD, 2 formats de DVD incompatibles : les utilisateurs au milieu

Cela se rapproche... La guerre entre les 2 formats des futurs DVD video risque bien d'avoir lieu. Sont en opposition deux formats, qui sont incompatibles.

Ainsi, les prochains DVD video seront-ils soit au format Blu-ray Disc soit HD-DVD, avec des apparareils de lecture différents, avec des fabricants d'ordinateurs ou de consoles adoptant l'un ou l'autre, et aussi avec des catalogues différents : certains titres en Blu-ray, d'autres en HD.

Et les dernières informations confirment cette tendance :

  • l'éventuel entente entre les deux groupes d'industriels qui s'affrontent semble de plus en plus improbable comme l'indique savamment chaque consortium par la voix de certains de ses membres ;
  • Universal Music Group a annoncé mi-août avoir retenu son camp, le format Blu-ray, pour les titres de son catalogue.

Ce sera au marché, c'est-à-dire en partie aux consommateurs, de choisir. Avec une crainte de la part des industriels qui vont chacun lancer leurs appareils et leurs films : que les clients boudent ces offres de « DVD apportant de véritables expériences inégalables en terme de confort, d'interactivité et de contenus haute définition » (texte au format marketing). Pire encore, si ils lisaient des phrases comme :

  • « Rejet des nouveaux DVD HD et Blu-ray: les industriels font machine arrière face au refus d'achat des utilisateurs. »
  • « Nous ne comprenons pas les utilisateurs qui refusent d'acheter, car notre solution apporte une richesse encore plus grande dans les loisirs numériques, déclarent le porte-parole du consortium ... »
  • « Hausse des achats de DVD au second semestre 2005 : les clients disent à 89% se constituer des DVDthèques car ils ne veulent pas racheter les films aux nouveaux formats incompatibles que les industriels veulent imposer. »
  • « La campagne internationale « 2 DVD formats NO, one format YES » surprend les industriels qui sont accusés de ne pas s'être entendus pour proposer une solution unique comme pour les CD audio ou les DVD video de première génération. »
  • « Incroyable publicité d'une grande enseigne depuis le 24 août : le texte « Achetez le coffret Goldorak maintenant, bientôt on essaiera de vous le revendre à un format incompatible avec vos lecteurs actuels ! » est affiché en tête des gondoles de ses magasins. »

Pour ce qui est de la réalité, le verrouillage est clair (y compris par un numéro de série pour chacun de ces DVD), et l'interopérabilité ou les formats ouverts ne sont pas le souci.

Sources et liens :

Les formats et celui de la vie privée

De sa vie privée numérique

Quels sont les points communs entre les éléments de la liste suivante (ce pourrait être un jeu de l'été, format encore d'actualité comme les tournées des plages) :

  • téléphone fixe ;
  • téléphone portable avec GPS ;
  • cartes de fidélité ;
  • cartes bancaires ;
  • carte Navigo de la RATP ;
  • logiciels propriétaires et fermés ;
  • espiogiciels, portes dérobées ;
  • TPM, TCPA Palladium ;
  • imprimantes ;
  • fichiers de données des FAI et des opérateurs téléphoniques ;
  • identifiant de CD et de DVD ;
  • puces RFID ;
  • caméras de videosurveillance ?

Ces points sont cités dans un texte de Benoît Sibaud, Du respect de la vie privée et secrète du geek en milieu urbain. En effet ces différents points, d'une manière directe ou pas, peuvent servir à établir des informations sur la vie privée des personnes, sans forcément leur accord. Bien sûr ces dérives ne sont pas systématiques ni forcément le but premier, mais elles existent.

On pourrait ajouter les écrans agréés ou pas, les câbles de liaison HDMI, la carte nationale d'identité électronique, ou la vie numérique couleur DRM, mais aussi bon nombre d'outils ou de technologies : tout dépend de l'utilisation faite. Et souvent ce ne sont pas des formats ouverts qui sont derrière ces technologies.

Sources et liens :
  • Le texte Du respect de la vie privée et secrète du geek en milieu urbain, de Benoît Sibaud, site Linuxfr.org, le 18 août 2005, http://linuxfr.org/2005/08/18/19442.html
  • L'association EFF, Electronic Frontier Foundation, « Defending Freedom in the Digital World », en anglais, http://www.eff.org

Cette imprimante a ajouté un code d'identification à votre document papier !

Le format papier rattrape le format électronique...

On pourrait parler de série de l'été, ou dire « jamais deux sans trois ». Ainsi, après les écrans d'ordinateur et les câbles, voici les imprimantes...

En effet, c'est un tableau peu rassurant qui continue de prendre forme, au pays du numérique où s'étendent les systèmes de contrôle et de protection.

Il y avait déjà les logiciels d'imprimantes qui transmettaient des renseignements à l'insu de l'utilisateur. Voici maintenant que certaines imprimantes en font bien plus que ce que vous demandez lors de l'impression de votre document... Et dans ce cas, contrairement aux écrans ou aux câbles, il est presque impossible de s'en rendre compte.

Des imprimantes laser couleur ajoutent aux documents imprimés un code unique d'indentification qui permet d'établir quel appareil a été utilisé. Il s'agit de minuscules points, visibles qu'après exposition particulière ou usage de microscope. Et des fabricants concernés n'ont pas démenti.

Voici donc la tracabilité du document électronique appliquée au format papier. Sans que les utilisateurs soient réellement informés. De là à se servir de ces documents « marqués » pour établir quels en sont les auteurs, il n'y a qu'un pas, dont des associations américaines ont été victimes et qui ont dénoncé la chose.

L'association EFF (Electronic Frontier Foundation), qui a pour devise « Defending Freedom in the Digital World » (Défendre la liberté dans un monde numérique), a lancé un appel à recensement des imprimantes qui utilisent cette technologie.

Cela semblerait tout droit sorti de feuilletons d'espionnage ou de films de science fiction. Il s'agit pourtant de la réalité. Le format papier, format non-électronique, parfois utilisé à la place du numérique, ne possèdait pas a priori d'identificateurs, contrairement au numérique où les exemples se multiplient (DVD, fichiers de musique,...). Et bien sûr, le format de codage de l'identifiant n'a rien d'un format ouvert.

Sources et liens :

Voir aussi DisplayPort et PCI Express 2 qui verrouillent aussi.

Votre câble ne peut pas transférer votre film et votre musique

HDMI et HDCP sont dans un câble...

C'est un paysage assez particulier qui se dessine de plus en plus précisément, au pays du numérique où s'étendent les systèmes de contrôle et de protection (DRM) :

  • les systèmes d'exploitations des ordinateurs qui contrôlent le contenu de votre disque dur ;
  • les futurs DVD « verrouillés » ;
  • les baladeurs numériques qui ne jouent que leurs morceaux « dédiés » ;
  • les téléphones portables qui ne permettent pas d'en transférer de la musique ;
  • les écrans ou les video-projecteurs qui doivent être agréés pour afficher les DVD « protégés » ;
  • les hauts-parleurs qui ne diffusent pas le son des fichiers de musique « protégés » ;
  • les consoles de jeux qui n'accepteront que certains accessoires « certifiés ».

En fait, ce sont tous les appareils numériques qui sont potentiellement et techniquement concernés : appareils photos, caméscopes, télévisions haute définition, magnétoscopes, disques durs externes,... Sans oublier ce qui sert à relier les appareils entre eux, c'est-à-dire les câbles. Plus exactement les câbles HDMI.

HDMI signifie High Definition Multimedia Interface : il s'agit d'un format pour relier les appareils numériques et pour tansmettre les données (photo, son, video,...) en qualité numérique. Le HDMI souligne le problème des formats physiques, des supports ou de la connectique : sans prise à cette dimension, pas de lien possible (comme pour d'autres prises physiques telles que l'USB, le Firewire,...).

HDCP, c'est High-bandwidth Digital Content Protection, une spécification développée à l'origine par Intel, et commercialisée par une de ses entités, la société Digital Content Protection, LLC. Et le HDCP pose le problème du contrôle du contenu du fait de sa protection : en effet, la qualité des informations transmises par câble HDMI peut être dégradée si le HDCP n'est pas présent sur les deux appareils... On pourrait même envisager un blocage pour transfert de contenu non autorisé...

Mais alors comment se feront les transferts de données qui ont des formats ouverts ? Car ils n'ont pas de DRM, donc pas de contôle possible par exemple pour l'Ogg Vorbis (pour la musique ou la voix), le Theora (pour la video) ou le PNG (pour les images). On pourrait lire sur l'écran, dans un format un peu énigmatique : « Transfert inapropriée : veuillez vous assurer des protections de vos contenus. ». Soit, dans un format plus explicite : Ce câble vous interdit de transférer vos données !

Sources et liens :

Voir aussi les imprimantes qui ajoutent un code d'identification à chaque document papier imprimé !

Voir aussi DisplayPort et PCI Express 2 qui verrouillent aussi.

Google suspend son Print jusqu'en novembre 2005

Google Print suspend ses numérisations

Le 14 décembre 2004, Google a annoncé son projet Google Print. Il doit proposer près de 15 millions de livres numérisés, issus de 5 bibliothèques anglo-saxonnes.

Depuis cette date, en France et en Europe, il y eut successivement la réaction du Président de la Bibliothèque nationale de France, Jean-Noël Jeanneney, appelant à un projet identique européen (le 22 janvier dans le journal Le Monde), l'annonce du projet d'une bibliothèque numérique européenne (début mai) et la mise en place du comité de pilotage pour cette bibliothèque (le 11 juillet).

Aux Etats-Unis, le projet a aussi provoqué des réactions, mais à propos du règlement des droits des auteurs et des éditeurs des livres concernés. Google propose donc aux auteurs et éditeurs d'indiquer quels livres des bibliothèques impliquées ils ne souhaitent pas être numérisés. Cette numérisation est donc suspendue jusqu'en novembre.

Pour ce qui est de la biliothèque numérique européenne, un livre blanc synthétisant les propositions sera remis d’ici au 14 décembre 2005 (un an exactement après l'annonce de Google). Il faut souhaiter que le sujet de l'interopérabilité entre les différentes bibliothèques européennes du projet sera envisagé comme l'ont été l'interopérabilité entre les casiers judiciaires européens et entre les systèmes ferroviaires transeuropéens.

Avec comme garantie de cette interopérabilité et de l'indépendance de la bilbiothèque numérique européenne, l'utilisation de logiciels ouverts, de protocoles ouverts et de formats ouverts, comme souligné ici dans la lettre ouverte du 1er juillet.

Sources et liens :

Vous devez utiliser un écran agréé pour voir ce film !

Windows Vista et les écrans

Les caractéristiques du prochain Windows Vista se précisent. Il y avait déjà 2 informations à propos des formats :

  • Vista disposera de Metro, son format d'affichage et d'impression de documents (un concurrent de PDF) ;
  • Vista utilisera Direct3D, sa technologie d'affichage (un anti-OpenGL).

Voici le dernier point en date : Vista et ses écrans. En effet, pour afficher les informations de l'ordinateur vers un écran ou vers un video-projecteur, Windows Vista vérifiera s'il est agréé en fonction du contenu à montrer : si ce n'est pas le cas, pas d'affichage.

Ainsi, les futurs DVD verrouilleront même l'affichage, en plus de la copie privée ou du transfert. Tout cela via le dispositif des DRM. Mais outre la video, cela peut s'appliquer à tout fichier (bureautique, musique, images,...).

Quant à Microsoft, il ne fait que « proposer des outils » que les studios (pour les contenus) et les industriels (pour les matériels) utiliseront ou pas. Et les technologies permettant cela, appelées PVP-OPM (Protected Media Path — Output Protection Management) concernent aussi l'audio : vous n'entendrez rien si votre carte son ou votre système haute fidélité n'est pas certifié...

Bienvenue donc dans un monde numérique couleur DRM. HP l'avait annoncé à l'été 2004, la question se posait pour les téléviseurs de la console Xbox360 : vous en avez rêvé, les DRM le font.

Quant aux formats ouverts, si vous arrivez à lire ce paragraphe et si pouvez accéder à la définition légale française, alors vous êtes en situation anormale : votre écran, votre ordinateur et vos logiciels ne sont pas agréés, vous accédez à du contenu interdit. (légère extrapolation...).

Sources et liens :

Voir aussi comment votre câble ne peut pas transférer votre film et votre musique...

Voir aussi les imprimantes qui ajoutent un code d'identification à chaque document papier imprimé !

Voir aussi DisplayPort et PCI Express 2 qui verrouillent aussi.

La compatibilité au format Xbox360 se paie

Accessoires compatibles Xbox360 : royalties demandés

Fin 2001, Microsoft a lancé sa console de jeux, la Xbox. Avec pour cette activité, une présence médiatique certaine, une reconnaissance et des utilisateurs, même si le résultat financier n'a pas été bénéficiaire.

Le vendredi 13 mai 2005, Microsoft dévoilait la Xbox360 lors d'une émission spéciale sur la chaîne MTV. La disponibilité est prévue pour fin 2005.

Encore une fois, les formats sont au cœur de l'approche retenue : rentabiliser la console Xbox360.

Ainsi les fabricants d'accessoires qui proposeront des manettes, des joysticks ou des volants au format « Compatible Xbox360 », reverseront une partie du chiffre d'affaires des ventes. Pour s'en assurer, seuls les produits autorisés se connecteront à la console : Microsoft a élaboré un mécanisme d'authentification qui ne sera fourni qu'aux fabricants agréés.

Cette approche, outre sa rentabilité, peut être vue comme une garantie des produits officiellement estampillés du format « Compatible Xbox360 » : la pratique est courante dans les domaines non-électroniques (les « charte qualité », « cahier des charges », « fournisseur officiel » et autre « revendeur agréé » sont des exemples de formats à respecter). Sans oublier les contôles via les formats physiques (prise des chargeurs de téléphone portable ou d'ordinateur, prises de câbles de connexion, rasoirs à lames jetables, cartouches d'encre, capsules de machines à café,...).

Cependant, la question peut se poser de savoir jusqu'où peut aller ce contrôle : il y a la connexion d'accessoires, mais les téléviseurs sur lesquels sont branchées les consoles pourraient-ils être concernés ? Et les autres appareils envisagés pour la Xbox360 au centre du foyer numérique (appareils photos, caméscopes, baladeurs,...) ?

On aboutirait alors à un contrôle des formats logiciel et matériel de toute la chaîne : et qui contrôle les formats, contrôle l'information. Cette information peut être les jeux video ; elle peut aussi être les documents, les films, les photos, la musique, les données,... en fait notre mémoire numérique, notre patrimoine numérique, nos archives numériques. Et pour ces trois derniers points, les formats ouverts sont le mieux à même de répondre aux exigences.

Sources et liens :

Le rayon bleu est verrouillé et numéroté

Le Blu-ray DVD aura des systèmes anti-copie, dont un numéro de série

Le Blu-ray DVD et le HD DVD sont les deux formats des futurs DVD video qui s'affrontent. Chacun a son consortium d'industriels, ses studios de cinéma pour fournir un catalogue fourni, ses consoles de jeux. Et chacun intègre son système de contrôle...

Tout comme le HD DVD Promotion Group pour le HD DVD, la Blu-Ray Disc Association (BDA) a annoncé le 9 août que ses DVD au format Blu-ray comporteront un système de gestion de contenu (« content management system »).

Ainsi, les DRM (des dispositifs de contrôle) placés sur les DVD limiteront les possibilités de copie ou de transfert par exemple. Mais encore plus à souligner, chaque DVD Blu-ray aura un numéro de série :

Le numéro de série peut être uniquement déchiffré par des composants matériels mis à disposition des fabricants sous licence exclusive, précise le consortium.

Le DVD ne sera donc utilisable qu'avec des matériels particuliers en plus du lecteur et des logiciels autorisés. En se procurant un DVD Blu-ray, cela implique de posséder un lecteur Blu-ray DVD (qui ne lit pas les HD DVD, et réciproquement) mais aussi d'avoir d'autres appareils ou logiciels eux aussi accrédités Blu-ray.

Pour ce qui est du droit à la copie privée et des formats ouverts, cela n'est pas à l'ordre du jour. Mais le marché aura son mot à dire comme le dit l'expression consacrée : achat ou pas de la part des consommateurs, telle est la question.

Sources et liens :

Format ouvert RSS : Google et TF1 s'y mettent

TF1 et Google proposent aussi la syndication

La syndication continue logiquement de progresser : elle est par exemple présente dans la dernière version du navigateur d'Apple (d'ailleurs dénommé Safari RSS), elle est annoncée dans le futur Windows Vista.

Aussi après par exemple Yahoo! News, l'AFP, Libération ou Le Monde, les sites d'informations GoogleNews et TF1News mettent aussi en place des fils RSS (voire Atom) pour suivre l'actualité dans différents domaines.

Et les formats RSS et Atom sont des formats ouverts. La prochaine étape annoncée est la publicité présente dans ces fils RSS... et aussi sans doute de petits programmes pour la supprimer (d'ici à ce que cette suppression soit considérée sérieusement comme un détournement de contenu et interdite...).

Sources et liens :

Vista n'aimera pas OpenGL et PDF

Windows Vista : logiciel anti-OpenGL et anti-PDF

Depuis le 26 juillet et l'annonce du nom de la prochaine version de Windows (Vista), ses détails techniques sont divulgués : il y aura par exemple l'intégration du format ouvert de syndication RSS.

Mais deux formats ou protocoles ouverts sont en ligne de mire du futur Windows :

  • le format PDF : Vista intégrera un format similaire, baptisé Metro, d'affichage et d'impression des documents indépendamment du logiciel utilisé pour le créer ;
  • la technologie OpenGL avec ses protocoles et formats ouverts : c'est la technologie fermée Direct3D de Microsoft qui sera utilisée en priorité, sans intégration de la dernière version d'OpenGL employée jusque-là par de nombreux industriels.

Les formats sont à l'évidence des enjeux majeurs, avec des affrontements manifestes. Et la position dominante de Windows permet de « rendre présent de manière assez systématique » (formulation au format allégé) les formats retenus par Microsoft.

Cette situation de « leader du marché » (formulation au format allégé) s'était déjà manifestée à propos du navigateur Internet Explorer et de Windows Media Player, avec procès et condamnation (fin des année 90 aux Etats-Unis pour le premier, en Europe en 2004 pour le second).

A condition bien sûr que Vista réussisse à s'imposer en pleine campagne mondiale pour Windows XP (dans le secteur des entreprises, Windows 2000 reste très présent). Mais vu sous un autre angle, ces décisions sont là « pour permettre à chacun d'accéder à la puissance de l'informatique » (formulation au format communiqué de presse officiel).

Sources et liens :

Le lecteur DVD va battre l'ordinateur et la console

L'appareil au centre du foyer numérique : le lecteur de DVD ?

Entre l'ordinateur individuel et la console de jeux, quelle sera « l'âme numérique du foyer » ?

Selon une étude du cabinet Gartner, ce sera la platine DVD. Connectée à Internet et équipée d'un disque dur, elle lira bien sûr les DVD, mais enregistrera aussi. Elle devrait occuper le centre multimedia pour les films, la télévision, la musique, la radio, les photos, les video.

L'un des avantages avancé est la facilité d'utilisation, par rapport notamment à l'ordinateur. Et pour ce qui est du délai de disponibilité sur le marché (gras ajouté) :

Le temps pour les industriels de l'informatique, de l'électronique et de l'audiovisuel de s'entendre sur des standards d'interopérabilité, et donc de pouvoir proposer des prix acceptables pour le grand public.

En fait d'interopérabilité il s'agit pour les industriels de se mettre d'accord pour une technologie utilisée par tous, comme cela a déjà été le cas pour le CD audio ou le DVD video actuel. (Mais cet accord n'a pas été obtenu pour les futurs DVD video, d'où l'affrontement entre les 2 formats HD DVD et Blu-ray DVD).

Sans oublier certainement les dispositifs de contrôle des contenus, c'est-à-dire les DRM, qui devraient sans doute avoir quelques effets sur les utilisations possibles des contenus proposés... Point de formats ouverts pour cette « interopérabilité » qui repose en fait sur un unique format.

Sources et liens :

Les machines échangent grâce au protocole ouvert IP

Le protocole IP va permettre aux machines d'échanger entre elles

La manière de dénommer les choses fait appel en quelque sorte à un format, le type de vocabulaire utilisé (soutenu, communiqué de presse, juridique,...). Cela peut donner des termes plus ou moins clairs, dans le format à la mode du moment. Voici donc le M2M.

Terme anglo-saxon, construit avec le 2 pour désigner par homophonie to (vers, à), M2M signifie Machines to Machines, soit machines vers (ou à) machines.

Après le P2P (peer-to-peer, pair à pair) qualifié de piratage alors qu'il s'agit d'un outil utilisé aussi pour échanger légalement des contenus (donc pas des contrefaçons), le M2M désigne les échanges et les communications automatiques entre machines de plus en plus connectées entre elles via le réseau Internet.

Et le M2M est appelé à se développer : les machines sont de plus en plus nombreuses (distributeurs, terminaux, capteurs,...), les connexions sont plus facilement possibles (haut débit, Bluetooth, RFID, Wifi, Wimax) et enfin le protocole Internet version 6 (Internet Protocol, ou IP, v6) est là.

IPv6 permettra d'identifier via le réseau Internet des machines et aussi des appareils divers, y compris de la vie courante (électroménager, voitures,...), pour qu'ils informent, échangent avec d'autres machines. Et IPv6 est un protocole ouvert. Sans cette ouverture, pas de développement d'Internet, et pas de M2M non plus.

(Pour sourire, il faut espérer que ces machines ne déveloperont pas des formats ou des protocoles fermés connus d'elles seules pour en arriver aux scenarii de domination des machines des films Matrix ou Terminator ! Quant à M2M, rien à voir avec le MI5, ni le MI6, ni MI2.)

Sources et liens :

«L'âme numérique du foyer»

Bientôt au centre de tous les foyers...

Quel appareil occupera la place centrale des foyers à l'ère du numérique ?

  • d'un côté les futures consoles de jeux, les « next gen » (format marketing et com') comme la Xbox360 de Microsoft, la Playstation3 de Sony ou la Revolution de Nintendo :

La console de jeux nouvelle génération promet de se transformer en serveur de divertissements, distribuant films, musique, téléphonie mobile ou Internet. Deviendra-t-elle l'élément central de l'espace familial ?

  • de l'autre, l'ordinateur individuel qui devient un « media center » avec le « triple play » (Internet , téléphone et télévision) avec les offres haut débit des fournisseurs d'accès à Internet , qui proposent pour cela leur boitier (« box ») de connexion dédié (Freebox de Free, Livebox de France Telecom, CBox de Cegetel, 9box de 9Telecom,...).

Chacune des deux solutions, avec ses partenaires des secteurs concernés (l'électronique grand public, les contenus, l'informatique), compte faire passer par elle les activités et les loisirs numériques des foyers. Encore une fois, une guerre des formats se joue et la question des formats se pose :

  • la guerre des formats avec l'incompatibilité des solutions de chaque industriel (dit négativement) ou avec l'exclusivité des services de chacun (dit dans un format plus positif) ;
  • la question des formats : lesquels seront utilisés pour la musique, la video, les films, la télévision, la radio, les photos, le téléphone, l'agenda personnel, les jeux,... ;
  • sans oublier un élément qui mérite d'être cité à part vu l'importance croissante qu'il prend : les DRM, ces droits numériques accordés pour utiliser les données numériques dans des conditions précises et avancés pour lutter contre la contrefaçon.

Dans ce contexte, les formats ouverts sont bien utiles, loués et utilisés (le courriel, le Web et Internet reposent sur des standards ouverts) ; mais a contrario ils ne sont pas du tout privilégiés pour toute une partie des données numériques, au détriment de l'interopérabilité.

Sources et liens :