Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1598 articles en ligne, dont 30 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Il y a aussi des formats en soirée

Maître Eolas lors de la soirée LesTelechargements.com et les formats

Mercredi 22 février 2006 : soirée de lancement du site Web LesTelechargements.com au Palais de Tokyo, en présence du Ministre de la culture et de la communication et de celui de l'économie, des finances et de l'industrie.

Une multitude d'invités : des chanteurs, des producteurs, des acteurs, des responsables économiques du secteur de la culture.,... Et des blogueurs. Ces derniers sont presque le dernier format à la mode : le ministre de l'intérieur en avait déjà invités, comme aussi celui de la culture, à propos du projet de loi DADVSI, objet justement du site Web lancé officiellement ce soir-là.

Maître Eolas est avocat et blogueur, avec son très bon site Journal d'un avocat, au talent d'écriture indéniable. Il était invité à cette soirée de lancement. Et il a lui aussi , pour l'occasion, vu des formats (numériques ou pas) partout (ou presque)... avec de l'incompatibilité, de l'interopérabilité. Extraits de son compte-rendu intitulé La soirée LESTELECHARGEMENTS.COM, ou : fallait pas l'inviter. (gras ajouté) :

Il [le ministre] considère que l'internaute a un droit à pouvoir écouter sa musique sur n'importe quel support : l'incompatibilité des formats (Sony - Apple par exemple) est donc une anomalie qui doit disparaître. Là, je ne peux qu'approuver mais las ! je suis juriste et quand on m'indique un objectif, je ne puis m'empêcher de me demander « et concrètement ça se passe comment » ? Mais le format de cette soirée était incompatible avec le débat juridique : encore un problème d'interopérabilité.

Des offres légales n'apparaissent qu'en 2005, pour proposer des fichiers limités, incompatibles entre eux, nécessitant impérativement un programme précis seul compatible, pour un euro le fichier, en espérant que du coup, les internautes qui depuis trois ans avaient pris l'habitude de télécharger gratuitement des formats hautement compatibles allaient se retourner vers ces nouvelles plates-formes. Ébénon. Et de deux trains de ratés.

Un très bon texte, où les formats (ouverts ou pas) et l'interopérabilité sont justement replacés en situation. Pour ce qui est des 180000 euros indiqués (prix qui aurait été payé à Publicis par le(s) ministère(s) clients), un logiciel libre, même s'il peut être gratuit, et des prestations de services peuvent être facturés le prix demandé par le fournisseur, au client de décider avant en comparant. Et comme indiqué dans un des nombreux commentaires de ce très bon texte de Maître Eolas, le mot espace est féminin quand il désigne le blanc entre les signes (le format typographique).

Sources et liens :

Trois nouvelles sur les DRM

Du nouveau depuis Standblog.org, Casualtek.com et Jerome.Colombain.com

Voici 3 éléments nouveaux à propos du dossier des DRM, illustration de l'absence d'interopérabilité et de formats pas vraiment ouverts.

Et de un : Tristan Nitot se met un peu en retrait et passe la balle...

L'incontournable site Standblog de Tristan Nitot l'a annoncé le 20 février : « Je n'ai pas le temps de traiter tout cela » à propos des retours d'exemples qu'il avait sur des problèmes posés par les DRM. Il avait notamment illustré et vécu ces problèmes avec le Noël de son fils Robin à qui on avait offert CD audio et lecteur tout neufs... mais CD inutilisable car avec DRM, ce qui lui avait fait lancer : « Si un des patrons de cette auguste major venait à passer par là, je crois bien que je lui offrirais un bain de minuit dans la Seine toute proche, avec des charentaise en béton de ma confection. ».

Même s'il continuera de les citer, Tristan ne peux traiter les DRM comme il le voudrait et il indique : « Je vous recommande deux endroits pour vous informer sur les dangers des DRM : Formats-Ouverts.org, et en particulier son billet récapitulatif Dossier DRM

Merci beaucoup pour cette recommandation, mais hélas je ne vais pas non plus tout suivre ni tout restituer. En revanche le dossier DRM continuera de s'allonger avec des articles comme celui-ci pour illustrer concrètement les DRM.

Et de deux : le site Casualtek, à consulter

Le second site annoncé ci-dessus est « La catégorie DRM de Casualtek, le blog d'un journaliste qui fait un vrai travail d'investigation sur les DRM ». Il s'agit de Valéry Marchive, journaliste de presse informatique professionnelle et grand public depuis 1996.

Sa rubrique « drm & co » fait le point, étudie de manière détaillée et technique les différentes technologies utilisées et qui emploient les DRM : HDCP, HDTV, HDMI, CPRM,... Une très bonne ressource, à consulter régulièrement.

Et de trois : Jérôme Colombain, sa musique et les DRM, la suite... pire...

Jérôme Colombain, journaliste, expliquait comment il avait perdu toute sa musique numérique en changeant de matériel.

Bonne nouvelle : il a tout récupéré ! Les deux enseignes chez qui il avait acheté ses fichiers lui ont permis de tout débloquer. Est-ce dû à la célébrité de l'histoire qui s'est propagée très rapidement, à sa notoriété légitime, à la réaction habituelle des enseignes face à ce problème sans doute pas aussi rare ? Sans doute toutes ces raisons.

Mauvaise nouvelle : c'est pire ! Car à peine retrouvée, sa musique n'est pas utilisable ailleurs que sur son ordinateur de bureau ! Ainsi :

Impossible d’écouter dans mon salon la musique que j’ai achetée dans mon bureau !

En effet, les DRM présents sur les fichiers de musique peuvent interdire à l'ordinateur de salon (les fameux media-center) de jouer la musique sur un autre ordinateur que celui qui a servi pour l'achat et le téléchargement. Cette approche une utilisation-un achat des contenus avec DRM qui limitent et contrôlent les usages pose la question suivante : n'est-ce pas de la simple location de musique ? Et plus encore :

Finalement, la notion de possession en ce qui concerne les biens culturels n’est-elle pas désuète ?

Un excellent article, qui est même plus dur que le précédent : « Le problème, c’est que le consommateur devra payer à tous les étages ».

Sources et liens :

Congrès mondial 3GSM : la téléphonie et les formats

Dans le monde de la téléphonie, les formats et les protocoles sont aussi la clé

Du 13 au 16 février 2006, se tenait à Barcelone le vingtième 3GSM World Congress 2006, le salon mondial consacré à la téléphonie mobile.

La téléphonie mobile est un marché qui s'annonce en forte expansion. Avec le développement du haut débit pour téléphones portables, de nombreuses nouvelles possibilités apparaissent. Ainsi de nouveaux services sont proposés sur les appareils de dernière génération, véritables téléphones mini-ordinateurs portables multimedia, qui permettent :

  • de téléphoner, de faire de la visiotéléphonie, de communiquer via messages texte (SMS) et encore plus via messages multimedia (MMS) ;
  • de photographier, de filmer, de lire des photos et des video ;
  • d'écouter de la musique ;
  • de surfer sur le Web, de télécharger des informations, de faire du chat, de suivre ses courriels, de gérer son agenda ;
  • de regarder la télévision.

Pour fournir ses possibilités, il faut des protocoles de transmissions et d'échanges, des logiciels de traitement et des formats pour les données. Car encore une fois, les formats et les protocoles sont capitaux : ils peuvent permettre de contrôler et de verrouiller le marché s'ils sont fermés. Certes, des standards ouverts sont aussi utilisés : le protocole IP, les standards du Web (utilisé dans le navigateur Opera très présent) ou les logiciels à format ouvert (comme dans Linux embarqué).

Parmi les nombreuses annonces lors du salon, il faut souligner celles de Microsoft avec plusieurs partenaires : ce sont 8 communiqués de presse à propos de Windows embarqué, de MS Office sur téléphone portable, de Windows Media comme logiciel multimedia avec ses formats de fichiers et ses protections, de la messagerie instantanée ou des courriers électroniques.

La question ELF se pose encore plus : Et Le(s) Format(s) ? Il s'agit de WMA avec DRM, de ceux de MS Office, de ceux de MSN, de ceux liés à Windows... qui ne sont pas vraiment des formats ouverts. La guerre des formats a bien lieu.

Sources et liens :

Le format 14/02

Texte d'aguichage : le 14/02 est un format et a un lien avec les formats !... à suivre...

Le format de la saint Valentin appliqué aux standards ouverts...

Le hasard du calendrier et de la production des articles sur Formats-Ouverts.org font qu'après le côté diabolique du 666e article, c'est un côté plus clair que voici pour le suivant !

Mais pourquoi 14/02 ? Car c'est le 14 février, au format de date jour/mois (et non pas mois/jour, ce qui n'est ici pas possible). C'est donc le jour de la Saint Valentin.

Et pour ce jour, certains formats (de slogans, de tournures) sont fortement mis en avant (c'est le format du moment). Et il est possible de les reprendre pour les réutiliser, voire les détourner pour évoquer les standards ouverts...

  • Les protocoles ouverts et les formats ouverts : les deux bijoux qu'il faut lui offrir !
  • Pour une déclaration d'amour inoubliable, en texte, en photo, en video ou en musique, faites-la exclusivement avec des formats ouverts !
  • Pour la Saint Valentin, un restaurant, des fleurs, le gadget informatique idéal ? Mieux : sa mémoire numérique éternelle avec les formats ouverts.
  • Le voyage en amoureux qui va l'étonner : offrez lui une croisière sur la mer des formats ouverts, pour des souvenirs impérissables.
  • Quand on a que l'amour, on a bien plus fort que des standards ouverts comme secours.

Dernière remarque subsidiaire (et non-informatique) : que ce soit avec l'autre, ou avec les autres, il peut là aussi être question de son format... : est-il assez ouvert pour accepter les autres et leurs formats différents, ou est-il plutôt fermé voire trop formaté ?

Sources et liens :

Le format du 666

Texte d'aguichage : le 666 est un format et a un lien avec les formats !... à suivre...

Il y a format ouvert et format ouvert : c'est une diabolique question de définition

Mais pourquoi avoir écrit « aguichage » ? Car c'est la recommandation officielle pour le terme anglais « teasing », qui pourrait aussi être traduit par « accroche » ou « titillement » dans le format français.

Mais pourquoi avoir fait de l'aguichage ? Car pour cet article (et le prochain), c'est un autre format de publication qui est testé : annonce un peu énigmatique... puis mise en ligne.

Mais pourquoi le 666 ? Car c'est ici le 666e article de Formats-Ouverts.org... 666 : voilà un nombre à 3 chiffres un peu singulier (du moins écrit au format en base dix) ne comportant que des 6 (y compris avec (6 x 6 x 6) + 6 + (6 x 6 x 6) + 6 + (6 x 6 x 6) + 6 = 666), même s'il n'est pas le seul. La sonorité du mot aussi est un peu originale : six-cent soixante-six siffle...

Mais encore ? Il y a aussi la connotation culturelle du nombre : 666 se trouve qualifié de « nombre de la Bête » dans l'Apocalypse (chapitre 13, verset 18, soit Ap 13,18) du Nouveau Testament. Le nombre 666 serait donc un nombre marqué par les ténèbres.

Et alors ? Et bien sans parler de religion ni de Malin, parlons dans ce 666e article de ceux qui sont bien malins à propos des formats et de l'interopérabilité...

Ils écrivent « formats ouverts » ... ils disent « protocoles ouverts »... ils vantent « les standards ouverts »... ils « soutiennent l'interopérabilité »... On peut aussi trouver les expressions « standards de l'industrie »... « les standards » (seuls)... « les standards du marché »...mais ce ne sont pas forcément des standards ouverts !

En effet, la question qui doit être posée est : standard ouvert, c'est-à-dire ? (socad, au format abrégé) Quelle est votre définition ? Est-ce publié, accessible, réutilisable, modifiable et qui l'a en charge ? Y a-t-il a une licence qui précise des conditions d'utilisation ?

Il y a eu une réponse truculente : « Nous sommes interopérables avec tous les standards de notre société »... Mais si la définition est plus restrictive que celle de la loi française, alors on peut appeler cela être malin, habile, voire sournois. C'est alors une approche diaboliquement perverse.

Sources et liens :

Interopérabilité des mesures techniques de protection

Discours du Ministre de la culture

Avant l'éditorial du président de VirginMega du 25 janvier, c'est le Ministre de la culture et de la communication qui a traité des DRM et de l'interopérabilité. Ainsi, le 17 janvier 2006, lors de la deuxième réunion de l'Observatoire des usages numériques culturels, il a recensé 4 « obstacles à franchir » (gras ajouté), dont :

L'interopérabilité C'est un objectif poursuivi et atteint dans le domaine des télécommunications et dans le domaine de l'audiovisuel. C'est un horizon qui paraît toujours repoussé en matière de mesures techniques de protection. Je souhaite proposer au Premier Ministre, qui en a accepté le principe, de désigner un parlementaire en mission pour que nous soyons plus offensifs en la matière. Nous devons jouer un rôle pionnier au niveau européen.

L'interopérabilité est atteinte dans les télécommunications et dans l'audiovisuel ? C'est exact pour :

  • téléphoner à un correspondant, ce qui ne nécessite pas de connaître la marque de son appareil ni d'avoir le même opérateur ;
  • envoyer un SMS ou une télécopie, qui se fait sans autre contrainte que le numéro de téléphone ;
  • écouter ses 78, 45 et 33 tours (à condition d'avoir un lecteur), ses cassettes et ses vrais CD audio (ceux qui respectent le format CD Audio sans ajout ou modification des caractéristiques) ;
  • regarder la télévision à réception hertzienne : cela ne nécessite pas de se demander quelle marque reçoit chaque chaîne ou pas ;
  • écouter la radio, quelle que soit la fréquence hertzienne : l'appareil capte les stations ;
  • visionner une cassette video (VHS voire Betamax) ou un DVD video normal (sans modification du format DVD ni ajout) : on glisse le support ;
  • voir un film au cinéma : un écran suffit ; pour l'exploitant de la salle, le matériel de projection non-numérique est standardisé avec la bobine.

Cependant pour ce qui est de la téléphonie sur Internet, de la musique numérique, de la radio numérique, de la télévision numérique, de la video numérique et du cinéma numérique, la question ELF se pose : Et Le(s) Format(s) ? Quel est le lecteur nécessaire en raison du format, quelles sont les conditions techniques précises requises, qui est en charge des formats ?

Et avec les nombreux formats différents, peuvent se trouver des mesures techniques de protection (les DRM et leurs nombreux exemples), qui a priori ne reposent pas sur des standards ouverts.

Sources et liens :

«Interopérabilité des systèmes de sécurisation»

Citation du président de Virgin Megastore

Dans l'« Édito » du magazine Virgin ! du 25 janvier 2006, n°60, intitulé La loi du peer, Jean Noël Reinhardt, président de Virgin Megastore, traite du projet de loi DADVSI. Et plus précisément de la licence globale, avec ce passage (le gras est présent dans le texte) :

L'une des solutions pour pallier les dommages de la copie pirate passe par une meilleure interopérabilité des systèmes de sécurisation de contenu grâce aux logiciels de DRM (en français : gestion de droits numériques). L'idée est ici de « tracer » les œuvres et de préserver les droits des auteurs en limitant le nombre de copie par utilisateur. Cette technologie éprouvée est déjà utilisée sur les sites légaux mais les systèmes ne sont pas encore complétement harmonisés entre les opérateurs. Des progrès dans le sens de la simplicité pour le consommateur ne peuvent que consituter une avancée positive.

Normalement jusqu'à présent, le droit à la copie privée ne fixe pas de limite de copie par utilisateur et pour son usage strictement privé (baladeur CD, baladeur numérique, auto-radio, ordinateur portable, lecteur de salon,...). Outre ce point, ce passage peut être transposer dans un format plus clair :

  • il y a « les sites légaux » comme VirginMega, FNACMusic Store, Sony Connect ou Apple iTunes Music Store ;
  • chacun propose son format « non harmonisé » de fichiers avec son « système de sécurisation de contenu » (un exemple d'utilisation des DRM) ;
  • ainsi les 3 formats de fichiers (WMA-Virgin-FNAC, AAC-Apple et ATRAC-Sony) sont incompatibles sans manipulation et incitent à utiliser un baladeur dédié ;
  • « des progrès » pourraient être faits, déjà en informant clairement (chez nous, c'est tel format, donc voici les conditions techniques requises et le(s) baladeur(s) dédiés).

Pour ce qui est de l'interopérabilité basée sur des formats ouverts comme le Ogg Vorbis, cela ne semble pas encore envisagé... même si des fabricants de baladeurs numériques proposent ce format Ogg Vorbis.

Sources et liens :

Ushuaïa au format Haute Définition

Diffusion en télévision HD de l'émission Ushuaïa Nature : cela signifie...

Le mercredi 8 février 2006, à 20h50, était diffusée l'émission Ushuaïa nature, proposée et présentée par Nicolas Hulot. Sur TF1, diffusion classique, que ce soit en hertzien numérique (TNT) ou pas. Sur TPS, la chaîne diffusait l'émission en qualité Haute Définition (HD), avec donc une meilleure qualité de l'image et du son.

Pour recevoir l'émission en HD, cela signifie être un client abonné à TPS, option HD, et aussi posséder les différents maillons de la chaîne Haute Définition qui savent utiliser le format HD :

  • une parabole ;
  • un terminal spécial haute définition ;
  • un câble HDMI, reliant le terminal et la télévision spéciale ;
  • une télévision haute définition, dite HDReady.

En conséquence, cela signifie renouveller une partie de son matériel, notamment la télévision. Soit.

Mais encore ? Cela signifie aussi que l'ensemble des éléments sache utiliser le format haute définition : et dans ce format peut être inclus un système de contrôle de ce qui est diffusé, via des fichiers DRM. Sur la télévision, cela s'appelle le système HDCP.

Et alors ? Cela signifie que rien n'interdit que le contenu puisse être contrôlé voire bloqué : autorisation de visionnage, nombre de diffusion, marque de l'appareil utilisé,... Techniquement cela est possible. Autant le savoir, même si les extrêmes du contrôle ne sont pas en vigueur (pas encore ?). Mieux vaut un utilisateur informé.

Et donc ? Cela signifie que ce format HD avec DRM ne peut être qualifié en l'état de formats ouverts, et il n'y a pas vraiment l'interopérabilité rencontrée avec la télévision (TNT ou pas) où en cas de réception, on allume et on regarde, sans considération de la marque de l'appareil, du contenu,...

Sources et liens :

Un triste exemple concret de plus

Il a acheté de la musique en ligne, il a changé de matériel et il a perdu ses fichiers musicaux, à cause des DRM

Voici la mésaventure du journaliste de France Info Jérôme Colombain. Et comme il ne s'agit pas de M. Tout Le Monde, ce fameux anonyme, l'information est relayée ailleurs et ici : mais à combien d'autres personnes cela est-il déjà arrivé ?...

Donc : il n'a pas perdu sa musique car il aurait abimé le disque dur (fragile) ou les CD-DVD gravés (fragiles) qui la contenait. Il a simplement changé son matériel en reprenant son disque dur avec ses données. Et alors ? Et bien les DRM, ces protections, entrent en action :

En effet, les DRM s’appuient sur la configuration matérielle de l’ordinateur et dès que l’on change un petit paramètre dans la config, hop, tout part en vrille.

Résultat : perte des données musicales, plus de fichiers musicaux utilisables avec Windows Media Player sous Windows XP. Et un nouvel exemple des DRM, et aussi le troisième journaliste victime de ce type de mésaventure bien que du domaine des nouvelles technologies : il y eut le téléphone portable qui traitait son possesseur de voleur et le nombre d'ordinateurs personnels qui passait dangeureusement de 5 à 6.

Musique et DRM : pas d'interopérabilité , pas de formats ouverts...

Sources et liens :

Voir la suite : comment Jérôme Colombain a retrouvé sa musique, mais...

Une émission de télé sur « La guerre des formats »

La prochaine émission 8-Fi de la chaîne Direct8 sera consacrée aux formats des nouveaux DVD

Le dimanche, de 18h à 19h, la chaîne de télévision (TNT gratuite) Direct8 diffuse son émission 8-Fi (il en avait déjà été question le 15 mai 2005). Elle est animée par Dominique Delport et se consacre aux nouveaux media et aux nouvelles technologies, avec pour « ambition de donner à tous les moyens de se repérer dans cet univers en rapide évolution en donnant la parole aux acteurs qui le composent ».

Le 12 février prochain, le sujet de l'émission est intitulé « La guerre des formats », avec comme chapô :

Après l'informatique, puis la musique, la multiplicité des formats est en train de toucher la vidéo. Le DVD, format le plus utilisé pour visionner un film, devrait être remplacé bientôt.

Il y aura 4 invités : une journaliste de ZDNet, Estelle Dumout, une avocate du cabinet Bensoussan, Laurence Tellier-Loniewski, un responsable de Microsoft, Xavier Bringué, directeur du développement media, et moi-même au titre de rédacteur du site Formats-Ouverts.org.

Ce sera donc l'occasion, de traiter du cas des 2 nouveaux formats de DVD, le HD-DVD et le Blu-ray DVD, et aussi d'interopérabilité et de standards ouverts, avec les très nombreux exemples et domaines où on les rencontre, ou pas.

Sources et liens :

Voir l'émission en ligne à différents formats.