Formateur Perl Formation Perl
L'Association Francophone des Utilisateurs de logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des standards ouverts (formats, protocoles) dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage et presque partout), depuis le 1er juillet 2004 (soit plus de 2010 jours) - Il y a actuellement 2226 articles en ligne, dont 20 pour février - Les 5 ans du site et l'article n°2200.


Depuis Identi.ca, les 12 derniers sites pdlsa relevés par tsfoo : Sage, Saint Algue, Comité de la Charte, MaContraception.Fr, BienVivreMaTension.Fr, Biogaran, l'UNICEF, Atelier.fr (Veille Web de BNP Paribas), Coca-Cola-Entreprise.Fr (comme Coca-Cola France), Tetra Pak, PSA, RenaultShop.Fr (voir une liste qui en reprend et plus complète).


Ne me suivez pas sur Twitter, ni sur Facebook : je n'y suis pas. Et il n'y a pas non plus d'applicaton iPhone pour FOo. En revanche, il y a le site Web (vous y êtes !) et le compte tsfoo sur Identi.ca


«La guerre des formats»

« La guerre (ou la bataille) des formats », selon France Info aussi

« La guerre des formats » n'est pas une expression au format fermé car elle n'est pas déposée ni achetée : elle est donc inutilisable sans accord particulier. Heureusement, car nombre de fois cette expression est valable pour de multiples situations (DVD, bureautique, messagerie instantanée - y compris sur téléphone portable -, baladeurs musicaux ou video) et a été utilisée sur Formats-Ouverts.org et le sera sans doute encore. Et l'expression n'est pas exclusive, d'autres textes l'ont utilisée.

Il y a eu l'émission 8-FI du 12 février sur la chaîne Direct8 de la TNT gratuite, à propos des prochains DVD : La guerre des formats.

En consultant les archives en ligne (au format ouvert HTML) de la chronique Nouveau monde de Jérôme Colombain diffusée sur France Info, on retrouve non seulement l'expression dans un titre de ses chroniques, mais aussi bien sûr l'idée au travers d'exemples :

  • « Caméscopes : la guerre des formats » : en l'occurence, quel format choisir, cassette, DVD ou disque dur ? Il s'agit du format au sens de support physique. Mais il y a aussi :
    • le format des câbles nécessaires (toute la connectique en général est concernée) ;
    • le format informatique des fichiers numériques. Pour ce dernier, la question ELF (Et Le Format ?), se pose : ouvert ou fermé avec un seul logiciel sachant l'utiliser et utilisable sur un seul système d'exploitation ?
  • dans la chronique du 18 septembre 2004 à propos des sites de vente de musique en ligne de la FNAC, d'Apple et de Sony : « Cependant, la Fnac n'a pas réussi à lancer le site ouvert à tous qu'elle espérait. Les possesseurs de baladeurs Apple et Sony ne pourront pas écouter la musique de Fnac.com. La faute à qui ? Aux fabricants et aux maisons de disques, selon la Fnac. La bataille des formats numériques bat son plein. »

Dans tous les secteurs où le numérique intervient, les formats et les protocoles donnent lieu à des affrontements car ils sont la clé de l'accès et du contrôle de l'information.

Sources et liens :

Le format des formulaires

Le format ouvert XForms pour les formulaires, deuxième édition

Le W3C a publié le 14 mars 2006 les informations de la deuxième édition du format XForms : c'est un format ouvert, de type XML et concerne les formulaires en ligne. La prédente version avait été publiée le 14 octobre 2003.

XForms est utilisé dans le navigateur Firefox de Mozilla, avec le soutien de Novell et IBM. Il est aussi disponible dans la suite OpenOffice.org 2.0. La société IBM soutient encore plus activement ce format depuis juillet 2005 à la suite du rachat de la société PurreEdge, spécialisée dans les formulaires Web.

Sources et liens :

Les Verts vont vers les standards ouverts

Une décision du parti des Verts pour utiliser les standards ouverts et les logiciels libres

Tout d'abord, une précision : l'information de cet article est logiquement citée car elle traite directement des standards ouverts et de l'interopérabilité, qui plus est en positif. Je ferai avec plaisir état de telles décisions sur Formats-Ouverts.org à propos d'autres partis politiques ; mais aussi d'entreprises, d'associations, d'administrations ou autres strutures (comme la Gendarmerie nationale) ; pour les États aussi, avec une liste dédiée.

En date du 27 mars, Les Verts ont publié sur leur site Web un communiqué de presse intitulé « Le « parlement » des Verts s’engage pour les standards ouverts et le logiciel libre ».

Il s'agit de la motion « Développer l’utilisation des standards ouverts et des logiciels libres », votée à l'unanimité par le Conseil National Inter-Régional des Verts (le « parlement » des Verts). Il est précisé en chapô du communiqué de presse :

L’utilisation large de logiciels libres et de formats ouverts est une condition nécessaire au développement harmonieux de la société de l’information et au partage des connaissances.

Il s'agit (dans un format de listes) :

  • d'affirmer la nécessité de l’utilisation des logiciels libres et des standards ouverts :
    • dans les services publics ;
    • dans les collectivités locales ;
  • d'engager également les instances des Verts à favoriser l’appropriation des standards ouverts et des logiciels libres par les éluEs et militantEs VertEs :
    • tout particulièrement à s’interdire de communiquer en utilisant des formats fermés ;
  • d'encourager les éluEs vertEs à porter le débat sur l’utilisation des logiciels libres et des standards ouverts dans les instances et les organismes où ils/elles sont éluEs.

L'article de Frédéric Couchet donne le texte de la motion et l'exposé des motifs.

Phase 1, OK ; phase 2 maintenant

Cette décision est un premier pas à saluer. Avec désormais la phase 2 à mettre en place : passer de ces décision et déclaration importantes, à la mise en place. Cela signifie information sans brusquer et pour expliquer, formation pour savoir utiliser et appropriation progressive des outils nouveaux. Donc de la communication et de la pédagogie, qui peuvent se heurter au refus de changement. Voici donc un dossier à suivre, et peut-être le début d'autres décisions de ce type...

Sources et liens :

Sous les claviers, le verrouillage...

Il y a les câbles, les écrans, les fichiers... et les puces, aussi !

Le sujet des DRM est très riche d'exemples concrets (comme la télévision HD, les câbles HDMI, les fichiers de musique, les téléphones portables). Voici une nouvelle illustration avec les ordinateurs et leurs microprocesseurs, les célèbres puces...

Au départ, il y a un magazine, intitulé Connecté : petit format, beau papier, belle présentation, un joli travail de mise en page pour une bonne impression... Il était fourni avec l'hebdomadaire Télérama. Il est aussi offert avec le numéro de février-mars de Digital World (revue française). Sous-titre : La mobilité et les loisirs numériques par Intel (gras dans le texte d'origine), et à l'intérieur on lit « Cette édition a été réalisée par Intel France sous la direction d'Isabelle Ferdane » (qui signe l'éditorial, Grain de folie).

Il s'agit donc d'une publicité, d'une opération de communication, d'un long publireportage sous forme de (au format) magazine. Avec le nouveau microprocessseur Viiv d'Intel comme sujet des 52 pages qui offrent plusieurs formats de documents (photos, chronologie, textes, interviews, schémas,...).

Et alors ? Au fil des pages, on retrouve les leitmotiv (expressions types, dans un format plus publicitaire) : « la convergence numérique » est là, c'est l'heure « des loisirs numériques » (jeux video en ligne ou à la demande, album de photos, télévision, video à la demande, musique) et « notre vie numérique  » passe désormais par du matériel (ordinateur ou pas) équipé du dernier microprocesseur Intel Viiv.

Et puis, en lisant attentivement, il y a l'article Viiv La révolution multimédia, page 30, avec cet extrait :

La plate-forme Viiv s'appuie sur les technologies les plus modernes, mais aussi sur Windows Media Center, conçu par Microsoft pour les PC de salon. [...] Il [un PC Viiv] peut aussi jouer le rôle de serveur multimédia et assurer la diffusion sécurisée de contenus sur le réseau domestique vers les Digital Media Extenders (comme la Xbox 360), et à tout type de périphériques supportant l'échange de médias sécurisés par la technologie DTCP/IP.

Les PC de salon avec Windows Media Center, un premier format pour ces ordinateurs. Et le DTCP/IP ? C'est le Digital Transmission Content Protection over Internet Protocol :

  • le second, Internet Protocol (IP) est un protocole ouvert, à la base d'Internet ;
  • en revanche le premier, DTCP, est un format fermé de contrôle (rien à voir avec le TCP de Transfert Control Protocol, protocole ouvert qui va de pair avec IP : on parle de TCP/IP).

Le microprocesseur contrôle donc les fichiers pour les « sécuriser » : cela ne se situe plus ici au niveau des logiciels, mais du matériel et plus précisément au niveau du cerveau de l'ordinateur. La puce, agent de surveillance des éditeurs de contenus (musique, video,...) : le choix d'Apple en juin 2005 de mettre des puces Intel dans ses machines dès 2006 peut aussi s'expliquer sous cet angle...

Alors, les microprocesseurs des ordinateurs, gardiens de prison ou ange gardien ?

  • pour une entreprise, cette sécurisation et ce contrôle des machines revêt sans doute un intérêt certain pour administrer et suivre le parc informatique, qui a un coût ;
  • mais pour les individus, cela peut aller à l'encontre de l'accès aux informations, de la maîtrise de sa machine et des libertés individuelles d'utilisation et de vie privée.

Sous les pavés, la plage : format imagé et fort peu réel. Sous les claviers, le verrouillage : format concret et fort réel.

Sources et liens :

J'ai 10 ans

Une décennie de connexion : et les formats

Mardi 19 mars 1996, 23h, Melun : « C'est ma première Internet party ! » Première connexion à la Toile, par modem (26k), 77 Francs par mois pour se connecter, plus le coût des appels téléphoniques... Avec un ordinateur de bureau 486, un Windows 3.1, Club-Internet comme fournisseur d'accès et comme premier site visité, celui de l'ABU (l'Association des Bibliophiles Universels), relevé dans magazine informatique. Et avec le navigateur Netscape.

Voilà ce qu'il en est comme réponses au questionnaire sur sa première connexion à Internet : où, quand, comment, avec quel ordinateur, avec quel fournisseur d'accès, avec quel navigateur, quelle machine et quel site Web visité en premier (voire quelle anecdote). On peut aussi faire le même questionnaire à propos du courrier électronique (mon premier courriel : avec Netscape à Julien E., alors en Italie).

Mardi 19 mars 1996 - Mardi 19 (+2) mars 2006 : donc 10 ans (et 2 jours)... Et les formats ? En voici deux.

Le format des 10 ans : c'est bon pour la com'

Ah, les 10 ans : le passage à un nombre à 2 chiffres, la symbolique du nombre 10 (dans notre système... au format décimal !), voilà un excellent format pour communiquer. C'est ce qu'avait fait par exemple le W3C en octobre 2004. Et en 2005, ce fut le cas :

  • pour les sociétés Amazon, Opera, Yahoo! ou eBay ;
  • pour les produits comme le navigateur Opera ou le système d'exploitation Windows 95 ;
  • pour les projets comme OpenBSD, NetBSD et FreeBSD.

La médiatisation autour de ces 10 ans peut être forte, en utilisant les bons formats. Parfois elle l'est moins, volontairement ou pas. Voici un exemple un peu méconnu lié aussi à l'informatique, à Internet et à l'éducation : le projet EdRes74.

EdRes74, Education Réseau du 74 : vous ne connaissez pas ? Cela mérite pourtant amplement de l'être, avec l'éducation nationale et le Conseil général de Haute-Savoie travaillant ensemble. Ainsi les écoles (et les collèges) du département de Haute-Savoie sont connectés à Internet depuis 1995, à une époque où Internet était un gros mot (ou un mot mystérieux) et qui faisait passer pour un doux rêveur... Avec depuis cette date des taux de connexion et des usages à faire rougir bien des départements.

Dans le domaine de l'éducation et de l'informatique, 2005 fut aussi les deux fois 10 ans de IPT, le plan « Informatique Pour Tous », lancé en 1985 par Laurent Fabius, avec une architecture client-serveur et des enseignants à qui on a enseigné la pragrammation dans le but qu'ils créent des logiciels à destination du système éducatif : 2 idées toujours pertinentes.

Le format RTC : vraiment nomade et interopérable (alors que l'ADSL...)

10 ans de connexion donc : toujours chez Club-Internet (un petit signe aux archives du service commercial qui a changé les coordonnées client en 2000 : avant, c'était le n°13483, inscrit au cours des 6 premiers mois de la société) et toujours au format RTC, avec un modem, externe ou interne. Vous lisez bien, un modem « bas débit » comme on dit désormais. Et ces deux points sont liés (modem RTC chez Club-Internet), car le bas débit est bien (et me convient), contrairement à l'ADSL qui n'est pas interopérable (et qui est sédentaire).

En effet, il y a d'un côté le RTC, le Réseau Téléphonique Commuté, avec modem (56k ou moins). Et de l'autre l'ADSL rapide, avec d'abord les modem ADSL puis depuis décembre 2002 les « box » (la Freebox fut la première, suivie depuis par la Livebox, la N9ufbox, l'AOLbox, la Alicebox ou la Club-Internetbox) avec leur « triple play » (Internet, téléphonie, télévision).

Mais avec l'ADSL, impossible de se connecter sur son compte ailleurs que depuis chez soi (sans faire payer celui chez qui on est) : le nomadisme tant vanté n'y résiste pas. Or quand on se déplace souvent, il y a un souci. La seule solution efficace : une ligne téléphonique, son ordinateur avec modem et un forfait débité depuis n'importe quel numéro de téléphone (caractéristique capitale). Car la ligne téléphonique est le format ouvert le plus répandu et interopérable. Mon royaume pour une ligne téléphonique.

Sources et liens :
  • Site de l'ABU, Association des Bibliophiles Universels, L'accès libre au texte intégral d'œuvres du domaine public francophone sur Internet depuis 1993, http://abu.cnam.fr/
  • Histoire de Club-Internet, page officielle Repères Société et Chiffres clés, http://www.t-online.fr/index.phtml?type=3

Une grille de Sudoku, mais avec des formats...

Les formats au format Sudoku : pour réfléchir et apprendre, les FOo Doku

Comment se divertir et apprendre quelques informations à propos des formats ? Il y a donc 2 sous-questions : quel format utiliser pour divertir ? quelles informations donner sur les formats ?

Parmi les formats de divertissement, il peut y avoir la petite animation, le clip ou le sudoku, ces grilles de 9 carrés de 9 cases à remplir avec les chiffres de 1 à 9. Mais on pourrait aussi mettre les 9 chiffres de 0 à 8 (ou de 11 à 19), ou les lettres (de A à I), ou des motifs... ou des mots de 3 lettres...

Les formats : qu'expliquer ? que donner comme informations ? Ouverts ou fermés, ils sont nombreux avec des caractéristiques multiples : noms, extensions utilisées, auteur, année de création, domaine, logiciel(s) associé(s), historique, liens vers des sites dédiés,... Et quel format d'écriture adopter pour traiter de ces formats : encyclopédique et exhaustif, bref et percutant, minimaliste et incomplet,... ?

Voici donc la première grille de FOo Doku (ou Sudoku-formats, ou SudokuFOo selon le format d'écriture retenu) : 9 extensions de formats (de documents plutôt de type textes) à ranger à la place des ? ? ?... Bonne réflexion et bon jeu... et des explications à propos de ces 9 formats sont aussi données après la grille :

RTF PDF  ? ? ? 
TXT  ? ? ?   ? ? ? 
 ? ? ?  AAA SAM
 ? ? ?  TEX  ? ? ? 
DOC AAA RTF
 ? ? ?   ? ? ?   ? ? ? 
 ? ? ?   ? ? ?   ? ? ? 
 ? ? ?   ? ? ?   ? ? ? 
 ? ? ?  TXT  ? ? ? 
SAM  ? ? ?   ? ? ? 
ODW  ? ? ?   ? ? ? 
TEX  ? ? ?   ? ? ? 
 ? ? ?  TXT  ? ? ? 
SAM  ? ? ?  PDF
 ? ? ?  HTM  ? ? ? 
 ? ? ?   ? ? ?   PDF 
 ? ? ?   ? ? ?   DOC 
 ? ? ?   ? ? ?   TXT 
 ? ? ?  TXT  ? ? ? 
 ? ? ?   ? ? ?   ? ? ? 
 ? ? ?   ? ? ?   ? ? ? 
 ? ? ?   ? ? ?   ? ? ? 
ODW DOC AAA
 ? ? ?  SAM  ? ? ? 
HTM SAM  ? ? ? 
 ? ? ?   ? ? ?  RTF
 ? ? ?  TEX AAA
  • DOC : pour Document ; le format des documents créés avec les logiciels Word ; format fermé ; son successeur est le DOCX de 2007 Microsoft Office.
  • HTM : pour HyperText Markup (Langage) ; le format ouvert des pages Web, maintenu par le W3C depuis octobre 1994.
  • PDF : pour Portable Document Format ; format créé par Adobe au début des années 90, ouvert mais propriétaire ; cependant on peut créer et aussi lire du PDF avec de nombreux logiciels pour de très nombreux systèmes d'exploitation.
  • ODW : pour Open Document Writer ; format ouvert de la famille Open Document Format, entre autres de la suite bureautique OpenOffice.org, soutenu par l'ODF Alliance, standardisé par l'OASIS et en cours de normalisation ISO.
  • RTF : pour Rich Text Format ; format établi par Microsoft à l'époque où son traitement de texte Word (sorti en version 1.0 pour Windows en 1989) n'était pas du tout leader : cela permettait aux autres logiciels utilisant ce format publié par Microsoft de pouvoir lire les fichiers produits.
  • TXT : pour text ; aussi appelé texte brut ou ASCII, le plus ancien des formats, qui ne propose que du texte sans aucune mise ne forme ; quasi-universel et aussi le format par défaut des courriels (normalement).
  • TEX : pour TeX ou LaTeX ; depuis 1978 (soit 28 ans !), c'est le format qui sert au logiciel TeX (ou LaTeX) ; il est notamment utilisé par le monde professionel de l'édition scientifique, mais sa puissance et ses qualités typographiques sont valables pour tous les domaines.
  • SAM : pour Samna, nom de la société qui a proposé le logiciel Ami, premier traitement de texte pour Windows en 1988 (avant WinWord en 1989). Ami est devenu Ami Pro puis Word Pro après le rachat de Samna par Lotus en 1990 ; les logiciel Ami et Ami Pro n'existent plus.
  • AAA, UUU, SUP, HYE, CVV... : ce sont des exemples de noms d'extensions farfelus (CVV = Comme Vous Voulez) pour indiquer qu'il est possible d'avoir un fichier de texte avec n'importe quelle extension, notamment en utilisant un éditeur de texte.

N'ont pas été cités les formats des logiciels Write (de Microsoft), Works (de Claris, d'Apple, de Microsotf), Pages (d'Apple), WordPerfect, WordStar et d'autres. En revanche, un point capital est à répéter : si le format utilisé est fermé et que le seul logiciel qui le lisait a disparu (du catalogue ou avec la société éditrice), les informations sont en grand danger voire perdues.

Prochains FOo Doku possibles : les formats de PAO, d'images, de musique ou de video.

Sources et liens :

Un merci particulier au logiciel Nvu (création de pages Web) et à son auteur Daniel Glazman : il a été bien utile et très efficace pour faire la grille ci-dessus en HTML.

Salon du livre : des formats aussi

Quelques points à propos du salon du livre et les formats

Du 17 au 22 mars se déroule la 26e édition du salon du livre, avec la francophonie comme invité. C'est donc l'occasion de traiter de ce salon sous l'angle des formats.

Le site du salon : format Flash, aïe...

Avec des menus en Flash, impossible à un utilisateur sans cette extension dans son navigateur de visiter le site. Et les aveugles ? Mis à la porte, le texte ne peut être correctement et facilement restitué par un appareil de lecture. Et l'indexation par les moteurs de recherche ? Le texte contenu dans le Flash n'existe pas pour les logiciels de collecte des pages Web : pas de référencement, pas de recherche dans des archives.

Livre = format papier ? Et non !

Quand on dit livre, c'est le papier qui vient à l'esprit comme format. Avec aussi des formats aux sens de dimensions physiques. Pourtant il y a d'autres formats, comme les livres audio, les livres à toucher (en Braille) ou les livres électroniques.

Livres audio en cassette, livres audio sur CD : pas de problème, il y a interopérabilité . Mais pour les fichiers de livres audio, le problème du format se pose. Pour ce qui est du livre électronique, là aussi quels formats : fermés et exclusifs à un logiciel d'un seul appareil ou formats ouverts ?

Une conférence sur la BnuE

Cette année, le salon propose un espace intitulé « La Plate-Forme Numérique ». Avec des acteurs du livre et du secteur des technologies de l'information et de la communication, dont un stand Google France, mais aussi BancTec ou i2S DigiBook (pour la numérisation, sujet capital pour les documents dont on n'a pas de version numérique mais qu'une version papier).

Le numérique est aussi présent avec des conférences, notamment celle de vendredi 17, Bibliothèque (sic) numériques : quels projets? quels enjeux? de 10h00 à 11h30, qui traitait de la Bibliothèque numérique européenne (BnuE) :

Les intervenants exposent leurs points de vue très différents de ce que devrait être une bibliothèque idéale pour les internautes. Avec : Jean-Noel (sic) Jeanneney (président de la Bibliothèque nationale de France, à l'origine du projet de la BNE), un responsable de Google Livres et un représentant de l'OCA (Consortium rassemblant notamment des bibliothèques et des université américaines, Yahoo! Mic (sic)

Internet m'a tué ? Non

Par rapport au monde du disque, la contrefaçon de livres et la concurrence d'Internet ne sont pas aussi présents : on lit à l'écran, mais pas autant de livres ; et imprimer un livre est sans doute plus cher que l'acquérir broché ou relié, et moins beau et moins pratique.

Mais qu'attendent les éditeurs ?

En 2006, Pierre Miquel a publié son dernier livre, La butte sanglante, qui parle des batailles de Vimy et de Lorette près d'Arras dans le Pas-de-Calais (dénommé PdC ou 62 selon le format d'écriture). Il est certain que son éditeur, Plon, possède les fichiers numériques du livre, comme tous les éditeurs depuis que le numérique s'est imposé, notamment avec la publication assistée par ordinateur (PAO) et les « manuscrits » faits avec des traitements de texte. Alors, bientôt une bibliothèque numérique avec ces livres qui ne seront pas à numériser ? C'est prévu dans le cadre de la BnuE.

Le livre : un format culturel fort

« ...auteur du livre...», « ...qui a publié chez... » : voilà des expressions qui sont le bon format pour une certaine crédibilité voire une importance de la personne concernée. Le livre reste un objet particulier, avec une image de savoir, de culture et de respectabilité forte, un symbole avec une histoire riche. Comme le papier.

Sources et liens :

Les DRM : il y en a en bureautique aussi !

Vos fichiers de bureautique sont aussi « protégés »

Le dossier DRM est riche d'illustrations et d'exemples. Il en est fortement question en ce moment à l'Assemblée nationale, principalement pour le sujet de la musique.

La musique, la video, le cinéma ou la télévision numériques utilisent des DRM sur les CD audio, les DVD, les écrans, les téléviseurs,... Mais les fichiers bureautiques peuvent aussi avoir des DRM.

En effet, il est possible d'établir des droits sur les fichiers de traitement de texte, de tableur, de présentation pour limiter voire interdire les utilisation : les impressions, les transferts, les lectures. Cela peut se comprendre en un sens : c'est l'équivalent numérique de la « diffusion restreinte et confidentielle » ou des documents papier écrits en noir sur rouge (photocopie impossible).

Deux exemples peuvent être cités :

  • le cas des PDF qui par exemple ne peuvent pas être imprimés ou dont on ne peut copier de passage car il y a un verrouillage (qui n'est pas effectif sur tous les logiciels de lecture de PDF) ;
  • le cas des documents élaborés avec la suite bureautique Microsoft Office 2003.

Dans le cas de la suite Office de Microsoft, les technologies utilisées sont dénommées IRM (Information Rights Management) avec l'extension Windows RMS (Rights Management Services) :

Information Rights Management protège donc les droits intellectuels sur les données numériques, en empêchant de les imprimer, de les transmettre ou de les copier illégalement.

RMS est une fonction de protection des documents qui fonctionne en arrière-plan des applications pour protéger les données sensibles de l’entreprise, où qu’elles soient transférées.

Deux questions peuvent immédiatement se poser, en tant que particulier et encore plus comme administrations ou entreprises :

  • qu'en est-il de l'archivage de tels documents électroniques dont l'accès n'est pas totalement maîtrisé ?
  • ce contrôle extérieur ne pose-t-il pas un problème en terme de souveraineté sur les documents produits ?

La Nouvelle-Zélande a refusé cette approche, le Massachussets aussi, tout comme ce qu'avance l'ODF Alliance en s'appuyant sur des formats ouverts pour assurer entre autres pérennité et interopérabilité.

Sources et liens :

Le HDCP et ses chaînes expliqués

Une chronique courte et claire de France Info sur le format HDCP

La chronique quotidienne de Jérôme Colombain sur France Info traitait jeudi 9 mars du HDCP. Un terme mystérieux... : HDCP : le cauchemar de la HD ? en est le titre et explique clairement ce dont il s'agit :

Le HDCP est un système de cryptage des films qui empêche de copier sur un enregistreur non autorisé un film protégé. Si vous essayez de copier un DVD haute définition, celui-ci sera illisible. En contrepartie, pour regarder un film protégé par HDCP, il faut utiliser exclusivement des appareils compatibles. Toute la chaîne vidéo devra être en conformité avec ce système : lecteur de DVD, écran de télé et pour les ordinateurs la carte graphique et le moniteur vidéo. (gras ajouté)

Le HDCP est un des exemples de l'utilisation des DRM et implique donc leur présence et leur prise en compte dans les lecteurs, dans les câbles (avec le HDMI), dans les écrans ou les télévisions (avec la HD TV) et autres matériels. Pas de formats ouverts, pas d'interopérabilité.

Sources et liens :

Comment jouer sur le terme ouvert : l'exemple d'Open AIM

Annonce par AOL du lancement d'Open AIM : open or not open ?

Il en va du mot « ouvert » comme pour les publicités : il faut bien lire les textes qui utilisent le mot, avec des renvois en bas de page ou au recto, écrits en tout petit, avec les expressions « offre limitée à », « voir conditions en magasin », « dans la limite de » et autres « sous réserve de ».

Tout le monde déclare faire des formats ouverts, aimer l'interopérabilité et avoir des produits ouverts. Mais quelle est la définition exacte de ces mots ? Et quelle licence d'utilisation régit ce qui est qualifié d'ouvert ?

Voici le dernier exemple en date (il y avait déjà eu comme la pseudo-ouverture du code de Windows) : AOL annonce Open AIM. Il s'agit de la messagerie instantanée AIM (AOL Instant Messenger), l'une des 3 les plus utilisées : AOL propose aux développeurs des outils pour créer des versions personnaliées ou des extensions.

« Et alors, Open AIM, c'est bien, il y a Open », pourrait-on dire, c'est donc ouvert, il y a donc des formats ouverts. Piège, car il faut aller un peu plus loin que l'intitulé marketing et notamment voir ce qu'il en est exactement en remontant à la source :

Que puis-je faire avec le kit de développement ? Vous pouvez créer votre propre logiciel. (Source : page AIM Custom Client)

Jusque là, tout va bien, cela semble ouvert... mais :

Les développeurs ne sont pas autorisés à construire des logiciels clients qui sont interopérables avec tout autre logiciel de messagerie instantanée. (Source : FAQ de AIM Custom Client)

Il faut ajouter aussi :

  • qu'il faut un accord commercial et une licence pour une utilisation sur un réseau sans fil ou sur des appareils mobiles ;
  • que toute utilisation dans le cadre de vente ou d'utilisation au sein d'une entreprise nécessite aussi accord et licence spéciales.

A la question de la FAQ « Y a-t-il des restrictions sur ce que je peux faire ? », la réponse est donc « oui ! » : OAL écrit bien :

Nous avons essayé d'élaborer le programme Open AIM avec aussi peu de restrictions que possible, mais pour aider à protéger notre réseau et nos utilisateurs, certaines règles s'appliquent.

Parmi les autres concurrents, il y a Yahoo! Messenger et MSN de Microsoft qui ont passé un accord pour une compatibilité entre les deux logiciels et leurs protocoles (cela a été qualifié abusivement d'interopérabilité).

Quant au quatrième concurrent sur la marché des messageries instantanées, Google, avec GoogleTalk, il utilise un protocole ouvert, Jabber/XMPP, et se situe donc plus sur le terrain de l'interopérabilité, avec une réelle ouverture pour toutes utilisations.

Sources et liens :

L'Australie, les DRM et le rapport coup de tonnerre

Un rapport parlementaire australien revient sur les DRM mis en place auparavant !

En Australie, voici une petite chronologie en 3 temps, qui concerne les DRM :

  • au début est le DMCA (Digital Millennium Copyright Act), texte américain à propos du copyright, qui se voit transposer dans le cadre d'accords bilatéraux... ;
  • en 2005, l'Australie au titre de son accord pour le libre échange avec les Etats-Unis (Australia-United States Free Trade Agreement), met en place son DMCA, avec notamment l'article 17.4.7 sur les mesures techniques de protection ;
  • le 1er mars 2006, remise d'un rapport officiel en 10 parties du Committee on Legal and Constitutional Affairs (Comission des affaires juridiques et constitutionnelles) à propos d'une étude sur les exceptions aux mesures techniques de protection (Review of Technological Protection Measures Exceptions).

En effet, les mesures techniques de protection (MTP) posent de tels problèmes que le rapport propose dans ses chapitres 3 et 4 plus de 30 recommandations liées à dl'exceptions à la mise en place des MTP. Il s'agit de pouvoir contourner ces MTP pour, entre autres : éviter le verrouillage de marché, assurer l'interopérabilité, permettre la recherche, dont celle en cryptographie, garantir l'archivage et la maîtrise des activités de l'Etat.

Appels :

  • si des traducteurs se sentent l'âme et ont le temps de s'y pencher, il y a là un document important ;
  • si les députés français réunis en ce moment pour le débat sur le projet de loi DADVSI pouvaient s'en inspirer... les informations sont disponibles, sans mesure d'interdiction d'accès.

Les standards ouverts, pour garder le contrôle de ses documents, pour l'archivage, pour la sécurité, pour l'interopérabilité ou pour la libre concurrence sont la réponse la plus complète.

Sources et liens :

Je veux le DRM mais pas les DRM ni le DRM

DRM selon le format de l'article de Daniel Glazman

Je veux le DRM (1) mais pas les DRM (2) ni le DRM (3).

Comme pour les standards ouverts, tout est une question de définition. Au choix :

  • (1) : le DRM, le Droit de Rester Maître (de sa machine, de ses données) ;
  • (2) : les DRM, Digital Rights Management, s'ils verrouillent et contrôlent ;
  • (3) : le DRM, le Devoir de Rester Manipulé.
Source et liens :

Voici l'ODF Alliance !

Création de l'ODF Alliance à propos du format ouvert ODF

Le 3 mars 2006 a été annoncée la création de l'ODF Alliance : ODF signifie OpenDocument Format, le format ouvert basé sur du XML, normalisé part l'OASIS et utilisé entre autres par la suite bureautique OpenOffice.org. Cette alliance « vise à promouvoir et faire avancer l'utilisation du format OpenDocument ».

Cette alliance regroupe déjà de nombreux acteurs : IBM, Sun Microsystems, Corel, Red Hat, Novell, Opera et aussi des français comme l'association ADULLACT ou les sociétés Ars Aperta et Genicorp. Ou encore l'association des bibliothèques américaines (ALA) et le Massachussets (au travers de 2 structures).

Le site propose déjà en anglais différentes informations, dont quelques-unes déjà citées sur Formats-Ouverts.org sont importantes à mettre en avant. Extraits :

  • « dénommer XML un format de fichier ne le rend pas plus "ouvert" ni "standard" » (il y a XML et XML ; source : FAQ)
  • « un gouvernement ne devrait jamais avoir à demander la permission à un fournisseur pour avoir le choix et le contrôle dont il a besoin pour accéder à ses propres informations » (qui contrôle les formats contrôle l'information, ainsi que la question des archives ; source : FAQ).
Sources et liens :