Pour les formats ouverts !

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Une déclaration importante... contre les standards ouverts

La position de Microsoft à propos des standards du W3C : oui, mais...

Le jeudi 27 avril 2006 à Paris se tenait le MIX 06 [1]. Il y avait eu un premier MIX 06 à Las Vegas, du 20 au 22 mars, en présence de Bill Gates [2]. Pour Paris, c'était Steve Ballmer qui intervenait avec une présentation intitulée The Next Web Now.

MIX est le format marketing utilisé par Microsoft pour désigner la conférence sur le Web 2.0, ce nouveau Web qui se déploie. En France, les inscriptions ont rapidement été closes (pour s'inscrire, il fallait disposer d'un compte gratuit Microsoft Passport, ou d'une adresse de messagerie Hotmail ou MSN) [3].

Parmi les nombreuses personnes qui y ont assisté, le compre-rendu de Louis Naugès sur son blog [4] est intéressant.

Tout d'abord il y avait les ordinateurs portables qui devaient être laissés aux vestiaires... et Steve Ballmer qui s'est à un moment moqué des personnes prenant des notes avec papier et stylo, et non pas sur ordinateur ! Format ironie...

Plus important, sous l'angle des standards (informatiques), le compte-rendu comporte ce passage à propos des déclarations de l'interprétation possible des propos de Steve Ballmer :

Respect des standards W3C : la réponse avait le mérite de la clarté ; nous sommes prêts à suivre les standards mais... pour tout ce qui permettrait à Microsoft d’augmenter sa compétitivité, n’y comptez pas. (gras ajouté)

Lire les précisions sur ce passage, Une déclaration importante de Microsoft : des précisions importantes.

Voilà qui est en effet clair et direct. Pourtant sans les standards ouverts du W3C, pas de Web. Mais d'un côté, cela ne surprend pas : garder sa position sur un marché grâce aux formats et protocoles fermés est une arme classique.

Cependant d'un autre côté, cela va à l'encontre de ce qui est avancé, des standards ouverts et de l'interopérabilité tant cités et vantés, comme les standards ouverts du W3C, dans l'élaboration desquels Microsoft participe logiquement. Il s'agit sans doute encore une fois du problème de la définition des standards ouverts et de l'interopérabilité.

Sources et liens :

J'ai été obligé de casser votre format pour consommer

Comment lire ses DVD video ? En cassant le cryptage.

Voilà, je suis presque un citoyen hors-la-loi : en effet, je sais lire mes DVD video.

Voici la situation : il s'agit d'un cadeau... difficilement utilisable, comme le pseudo CD audio. Je suis en possession légale d'un coffret des 6 DVD video de la saison 1 de la série télévisée 24 heures chrono [1]. Je suis aussi en possession d'un ordinateur portable de marque Apple, légalement acheté suite au vol du précédent (qui lui aussi était légalement acquis). Et sur cet ordinateur, je suis un utilisateur légal d'un système d'exploitation Ubuntu Linux [2].

Cependant, malgré la triple légalité de ma situation, les DVD video n'étaient pas utilisables. En effet ils sont cryptés (avec le système appelé CSS [3]) et ne peuvent être lus qu'avec des logiciels possédant système le décryptage (il est contenu dans les platines de salon ou dans certains logiciels pour Windows et Mac OS X). Mais rien pour Linux. Suis-je donc un consommateur de troisième zone, banni du monde merveilleux des DVDthèques ? Il semblerait...

Alors ? Et bien j'ai contourné les protections des DVD pour pouvoir les voir, pour consommer. Plus exactement j'ai téléchargé et installé le logiciel DeCSS [4] qui permet de passer outre le cryptage CSS et donc de lire ce que je possède légalement sur ma machine. Et je dis merci aux auteurs de DeCSS [5] et au site où je l'ai téléchargé, le Penguin Liberation Front, PLF [6] (PLF, presque comme PLFO, « Pour Les Formats Ouverts », le slogan de Formats-Ouverts.org). Sans eux, ce que je possède légalement me serait interdit car il faut certains logiciels de lecture video et pas seulement n'importe quel logiciel de lecture video.

Avant cette installation, j'étais peut-être atypique avec une machine Apple sans Mac OS X mais avec Linux. Maintenant, je suis presque hors-la-loi en ayant fait ce qu'il fallait pour lire mes DVD et qui plus est, en l'écrivant et en le publiant ici.

Mesdames et Messieurs les responsables (des éditeurs, des fabricants de matériels et de logiciels, des réseaux de vente,...) respectez les consommateurs, sans distinction d'âge, de sexe, de race, de religion ni de système d'exploitation : pensez standards ouverts et interopérabilité.

Sources et liens :
  • [4] La procédure utilisée (qui n'est pas la seule) : apt-get install libdvdcss2 avec le dépôt suivant, deb ftp://ftp.free.fr/pub/Distributions_Linux/plf/ubuntu/plf/ breezy free non-free, ajouté dans le fichier etc/apt/sources.list
  • [5] Article DeCSS, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/DeCSS
  • [6] Site Penguin Liberation Front, PLF, en anglais, http://plf.zarb.org/

La FFT et le format Web

Dites, la Fédération Française de Tennis, et votre site Web ?

Vendredi 31 mars 2006. Dans le journal Metro, page 13, une pleine page de publicité. Titre : Amélie Mauresmo n°1 mondiale. Avec 5 photos, un « Bravo et merci Amélie ! », un texte de 5 lignes signé « La Fédération Française de Tennis » (FFT) et aussi le logo FFT. Et c'est tout.

Certes, le support est au format papier. Mais le site Web de la FFT est tout de même bien en place. Et contrairement à la Fédération Française de Football (FFF), il n'est pas interdit de faire des liens hypertextes sans autorisation, c'est un format ouvert. Alors, un petit fft.fr ajouté au logo officiel ? Le Web est vraiment un format désormais usuel.

  • Site officiel de la Fédération Française de Tennis, http://fft.fr

La Freebox HD et les formats

Free lance sa Freebox Haute Définition

La guerre des « box » (pas au sens hippique, mais informatique) continue. Ainsi, les fournisseurs d'accès Internet se sont-ils lancés dans les offres « triple play » (Internet, téléphone, télévision) avec leur boitier respectif : en premier, début décembre 2002, ce fut la Freebox [1], puis suivirent les Livebox, Neufbox, Cbox, AOLbox, Alicebox [2], Club-Internetbox, et même la dernière annoncée, la Dartybox [3].

Free a annoncé le 17 avril la version 5 de sa Freebox, baptisée Freebox HD [4]. Qu'en est-il question format ? Avec le triple play, et même le quadruple play (téléphone fixe et mobile), il y a les formats liés à Internet, à la télévision (ADSL et TNT) et à la téléphonie (fixe et mobile).

La base demeure : les standards ouverts d'Internet, avec les protocles ouverts TCP/IP ou HTTP (Web), mais aussi le protocole ouvert DHCP (pour se connecter très facilement et dynamiquement via un réseau) [5].

Pour ce qui est des formats de connectique, il y a entre autres des prises USB, Ethernet, Péritel, S-Video ou S/P DIF. Sans oublier le sournois HDMI supportant le redoutable HDCP pour la télévision HD, à condition d'avoir un téléviseur HD Ready et des émissions en TVHD.

Autre format pris en charge, le MPEG-2 de la TNT gratuite, avec un tuner intégré, ainsi que que le Wifi, pour les connexions sans fil comme pour la téléphonie, avec aussi le protocole SIP. Pour le Mediacenter, le logiciel libre VLC [6], donc au format technique ouvert, est utilisé.

Enfin, pour ce qui est du format physique, ce sont désormais 2 boitiers : le modem ADSL et le le boitier multimedia HD.

Pour ce qui est d'Internet, soit principalement le Web et le courriel, on peut considérer l'ADSL comme un peu trop contraignant : le RTC est un format de connexion vraiment pratique pour un abonné qui se déplace (la ligne téléphonique est bien plus répandue que les possesseurs de box ou que les points d'accès Wifi).

Sources et liens :

La parole est au marché pour choisir le format

Dans l'affaire des prochains DVD...

L'information est parue sous forme d'un court texte dans la rubrique Express de ZDNet France [1], avec ces 2 citations :

« Nous ne discutons pas et nous ne discuterons pas. » et « C'est le marché qui décidera du vainqueur. »

C'est ce qu'a déclaré Kazuhiro Tsuga, dirigeant de Matsushita Electric (Panasonic, JVC) à l'agence de presse Reuters [2]. Le sujet ? Le dossier des prochains DVD avec la guerre des formats (pas ouverts) entre le Blu-Ray Disc (soutenu par des entreprises dont Matsushita, Sony, Philips) et le HD-DVD (soutenu par Toshiba, Nec).

Alea jacta est pour les entreprises de chaque camp, l'affrontement va avoir lieu... Ce qui veut dire que chacun espère que son format sera retenu... et tant pis pour l'interopérabilité, car à chaque format son lecteur, son matériel, son catalogue de titres...

Alors, même si les hauts dirigeants des sociétés impliquées ont bien d'autres lectures que ces lignes, voici tout de même quelques petites remarques anodines au premier abord :

  • le choix revient donc aux consommateurs... capables de retenir l'un ou l'autre, ou les deux, ou aucun...
  • les consomma(c)teurs sont capables d'agir, de réagir, de riposter, d'écrire, de faire pression...
  • le choix n'est pas qu'entre 2 formats, il y en a 3 autres...
  • enfin il ne faut pas oublier les associations de consommateurs, les organisations voire les États, qui pourraient pour certains adopter des positions...

Il pourrait donc s'agir de plus que de simples remarques, mais bien de dangers... et qui sait ce qui se prépare alors qu'ils ne pensent pas à tout... surtout l'impensable pour eux... à suivre...

Sources et liens :

Les films de CanalPlay sur Xbox : et les formats ?

La VoD de CanalPlay utilisable via la Xbox 360, à condition que...

Qui sera au centre du foyer numérique : la console de jeux, l'ordinateur Media Center ou le lecteur de DVD ? Quand on est à la fois présent sur les ordinateurs et avec les consoles, cela facilite la situation, et la réponse est « Les deux premiers ! ».

En effet Microsoft, avec sa Xbox 360 et avec son système d'exploitation Windows Media Center [1] sur certains ordinateurs, est bien placé pour nouer des partenariats avec des diffuseurs de contenus (on peut aussi considérer que ce sont les diffuseurs qui se tournent vers l'éditeur pour être partenaire).

Ainsi, le 14 avril, Microsoft et CanalPlay [2], société de diffusion de video à la demande (VoD pour Video on Demand), ont annoncé une association [3] pour que la console Xbox diffuse les contenus de CanalPlay.

Plus concrètement au niveau des conditions requises et des formats, il s'agit d'avoir :

  • une connexion à Internet (trivial) haut débit (le RTC existe encore) ;
  • un téléviseur pour visionner les contenus ;
  • une Xbox 360 (le dernier modèle, sortie fin 2005 en Europe) ;
  • un ordinateur avec Windows Media Center.

L'article de ZDNet [4] précise à propos de ces 2 derniers points : « Montées en réseau, les deux machines disposent de fonctions de transfert de données protégées par le système DRM (gestion de droits numériques) de Microsoft. » Il y a donc bien des DRM Windows et il n'est possible de bénéficier des services de CanalPlay qu'avec Windows.

Dans ce cas, les standards ouverts et l'interopérabilité ne sont pas de mise, même si ils sont qualifiées de très importants... dans les déclarations.

Sources et liens :

Voici une définition de format ouvert...

De l'importance de la manière de définir les termes utilisés : un exemple

Autant l'écrire et se répéter : tout le monde dit utiliser des standards ouverts... du moins dans le sens qu'il donne à cette expression. Or selon la définition retenue les choses ne sont pas du tout comparables...

Voici une récente illustration intéressante, extraite d'un article à propos des formats de Microsoft Office et d'OpenOffice.org (gras ajouté) [1] :

Les formats de Microsoft Office sont ouverts dans le sens où chaque concurrent de Microsoft Office, de StarOffice à OpenOffice.org, de Word Perfect à ThinkFree Office, a établi à rebours le format de Microsoft Office et l'a utilisé gratuitement [ou librement au sens de sans contrainte ?] jusqu'à présent sans jamais avoir été poursuivi par Microsoft pour procéder ainsi. (The Microsoft Office formats are open in the sense that every Microsoft Office competitor from StarOffice to OpenOffice.org to Word Perfect to ThinkFree Office has reverse engineered the Microsoft Office format and uses it freely yet they've never been sued by Microsoft for doing so.)

Donc, avec cette définition, un format est ouvert s'il est possible de percer par ingéniérie inverse ses spécifications fermées et s'il n'y a eu aucune attaque en justice à propos de cette action et de l'utilisation du format ainsi recréé à rebours.

La définition donnée dans la loi française pour un format ouvert, un « format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre », est quelque peu différente. Il en va souvent de même pour la définition donnée de l'interopérabilité. De l'importance de bien définir les termes employés.

Sources et liens :

L'interopérabilité est au centre des préoccupations

Tout le monde dit interopérabilité

ADULLACT, AFUL, APRIL, ASS2L, CETRIL, FFII France, FRAMASOFT, FSF France, Mozilla Europe, SCIDERALLE [1] : ces 10 associations regroupent des collectivités (mairies, départements, régions), des sociétés, des administrations, des professionnels (de l'éducation, de l'informatique, d'Internet, de l'édition,...) et des particuliers.

L'Assemblée nationale et le Sénat [2] : ces 2 assemblées regroupent 577 députés et 331 sénateurs et forment le Parlement. Ils représentent les citoyens français et les élus ; ils élaborent les lois.

L'Union européenne (UE) [3] : ses 25 pays, dont la France, regroupe plusieurs millions d'utilisateurs des technologies de l'information et de la communication, et aussi d'entreprises.

Et ils ont tous entre autres un point commun : l'interopérabilité.

En effet :

  • et les 10 associations ADULLACT, AFUL, APRIL, ASS2L, CETRIL, FFII France, FRAMASOFT, FSF France, Mozilla Europe et SCIDERALLE demandent aux sénateurs qui vont examiner début mai le projet de loi DADVSI de garantir eux aussi l'interopérabilité [4], alors que les amendements envisagés ont été publiés [5].

Cependant, il semble que la définition donnée par chacun ne soit pas la même, en la confondant avec la compatibilité, y compris pour les standards ouverts dont tout le monde dit aussi le plus grand bien.

Sources et liens :

Lettre à un ami sur son CD reçu en cadeau

« Comment dire... et bien... le cadeau... le CD audio... il n'est pas utilisable... », ou comment se brouiller avec ses amis en un cadeau

Cher Roger et aussi chère Norah Jones,

Il y a un mois, exactement le 14, pour mon anniversaire, j'ai eu de votre part un cadeau : Roger m'a offert le disque que Norah a enregistré (mais elle ne l'a pas enregistré que pour moi). Cela m'a fait très plaisir. Cependant, il faut que j'avoue ici quelque chose qui me gêne et que je n'ai pas encore oser dire. Roger pourra le lire facilement, Norah sans doute moins mais j'espère qu'ils ne m'en voudront pas de faire ainsi la publicité de ce souci.

Si j'avais reçu un livre, daltonien ou pas, porteur de lunette ou pas, quelle que soit la marque desdites lunettes, avec des yeux bleus, noirs, marrons, verts (ou autres), j'aurais pu le lire : pas de restriction technique spéciale.

Si j'avais reçu un agenda papier ou un carnet relié cuir (pour noter notes et notules), avec n'importe quel « outil scripteur » (stylo encre, stylo bille, feutre, crayon, roller, marqueur,...) de n'importe quelle marque (et aussi de n'importe quelle couleur et de n'importe quelle taille), j'aurais pu y écrire : pas de restriction technique spéciale.

Si j'avais reçu un appareil fonctionnant avec de l'électricité, quelle que soit sa taille, de type informatique ou pas mais acheté en Europe, branché sur n'importe quelle prise blanche située au ras du sol ou en hauteur, de n'importe quel fabricant (et même avec une prise en couleur), j'aurais pu le faire fonctionner : pas de restriction technique spéciale.

Mais Roger, mon ami et collègue de travail, m'a offert l'album Feels like home de Norah Jones édité par EMI Music. Et il a eu raison, car Roger s'y connait en musique, c'est son métier et aussi sa passion. D'ailleurs Norah s'y connait aussi en musique. Seulement voilà, il y a un problème... qui n'est pas musical.

En effet, en ces temps numériques, la musique n'est plus universelle. N'en déplaise aux magasins de « produits culturels » et aux éditeurs, les disques compact ne sont plus utilisables sur tous les lecteurs... de disques compact ! Ainsi certains CD d'EMI Music sont équipés du système « Copy Control », comme cela est écrit dessus avec un logo spécial : cela signfie que sur certains appareils de CD audio, ils sont inutilisables et ne diffusent que le silence, aucune lecture n'est possible... car ce ne sont pas des CD audio. Le logo officiel « CD audio » n'y figure pas, logiquement.

Me voilà donc à écrire ici à Norah Jones que sa musique en pseudo CD audio n'est pas écoutable (je veux dire, pas lisible) sur des appareils de CD audio ; et à avouer enfin à Roger que je ne peux pas toujours écouter son cadeau. C'est presque un titre de presse à sensations : « T. se brouille avec ses amis ! Il reçoit le CD audio de N.J. qu'il ne peux écouter et il réclame à R. le ticket de caisse pour aller l'échanger ! Textes, photos et interviews en exclusivité ! ». Bref, comment se brouiller avec ses amis en un cadeau...

Post-Scriptum (avec des gros mots techniques dedans) : le problème est le format utilisé (il comporte des altérations volontaires), un problème du même type que le système des DRM, et qui provoque l'absence d'interopérabilité comme avec des formats non-ouverts.

PS au Post-Scriptum (0% gros mots) : heureusement cela finit bien dans mon cas. Et merci Roger ! Si Norah Jones peut en toucher un mot à son éditeur Blue Note Records et EMI Music, merci aussi (c'est fort peu probable).

Sources et liens :

La signature électronique en France

Appel à commentaires de la DGME

Dans un monde numérique, la signature électronique est un sujet capital, comme récemment signalé par la Commission européenne, avec notamment son interopérabilité. La question ELF-FOO se pose : « Et Le Format, Fermé Ou Ouvert ? »

En France, dans le cadre du développement de l'administration électronique, c'est la DGME (Direction Générale de la Modernisation de l'Etat, ex-ADAE) qui est en charge du dossier, notamment pour l'appel à commentaires sur le format de signature électronique retenu, XAdES (XML Advanced Electronic Signatures), établi par le W3C [1].

La page dédiée de la DGME [2] propose les informations techniques sur XAdES au format PDF et le document Formulaire de recueil de commentaires pour les retours est en .doc (utilisable avec OpenOffice.org). La date butoir est le 15 avril 2006.

Sources et liens :

Il faut des SO sur les OS !

Utiliser des standards ouverts (SO) sur les systèmes d'exploitation (OS)

En anglais technique, OS, c'est « Operating System » pour système d'exploitation (comme les Windows, les Mac OS X, les BSD et autres Linux) ; c'est aussi « Open Standards » pour standards ouverts, soit SO (comme dans SO-I).

« Les Mac font aussi tourner Windows (Macs do Windows, too) » [1] comme annoncé le 5 avril par Apple : et qu'en est-il des fichiers de données faits avec l'un et lus avec l'autre ? Concernant cette question, Jérôme Colombain dans sa chronique sur France Info [2] indiquait le 7 avril :

Il reste encore de nombreux problèmes à régler notamment les formats de fichiers et aussi la compatibilité des périphériques telles que les webcams. (gras ajouté)

Pour les matériels, il s'agit d'avoir des appareils (imprimante, webcam, scanner,...) qui sont utilisables avec Mac OS X (10.4) et avec Windows XP (SP2), c'est-à-dire compatibles avec ces systèmes d'exploitation (avec souvent la question de la connectique et de ses formats).

Et pour les données ? Il s'agit des formats de fichiers : si ces formats sont ouverts, cela ne pose déjà pas de problème dans le cas de fichiers en PDF, en HTML, en txt (les courriels), en BMP, TIFF ou PNG (images). Plus généralement, pour échanger entre interlocuteurs, comme pour échanger sur une machine avec deux systèmes d'exploitation (ou plus), l'utilisation de formats ouverts et de protocoles ouverts constitue un moyen et une garantie, notamment d'interopérabilité.

Sources et liens :

Contrôle parental pour tous, ou presque

Pour bénéficier du contrôle parental, quel format ?

Le 3 avril, l'Association des Fournisseurs d'Accès et de Services Internet (AFA) [1] a annoncé dans un communiqué de presse [2] la disponibilité du contrôle parental gratuit. Ainsi, certains fournisseurs d'accès à Internet (FAI) proposent à leurs abonnés des outils gratuits, respectant ainsi les engagements [3] pris le 16 novembre 2005 dernier avec le Ministère de la Famille.

Pour les uns, ce sont « des outils gratuits » déja disponibles. Pour les autres « leur propre solution gratuite » prévue « très prochainement ». A priori, cela est une bonne chose, avec donc des outils gratuits et payants. « Et Les Formats ? », peut-on se demander, fermés ou ouverts ?

En effet, dans les articles parus [4] sur le sujet, il est indiqué que le contrôle parental est prévu lors de l'installation des kits de connexion, avec un logiciel de filtrage... mais à quel format ? Il est certain que ces kits et logiciels sont prévus au format Windows, mais pour quelle version exactement (la toute dernière seulement, les 3 précédentes,...) ? Et au format Mac OS X ? Et pour Linux ? Comme cela représente un coût, il est à craindre que même les versions payantes n'existent pas pour tous : certaines solutions reposent sur des logiciels de sécurité qui n'existent qu'à un seul format. « Désolé, vous n'avez pas le bon format. » (technique et sociologique) pourrait-être la réponse. Sauf à avoir un contrôle en ligne, pour assurer l'interopérabilité. Mais cela soulève d'autres questions.

Sources et liens :

Pour la video, il y a aussi les formats...

Pour la video, à la demande ou pas, la question des formats est bien là

La video... d'abord il n'avait que le cinéma et la télévision, puis vint le magnétoscope, puis le DVD, puis Internet, puis maintenant les nouveaux DVD et la VoD. Et chaque fois, il y a des formats, pas toujours ouverts.

Ainsi, on a :

  • le magnétoscope : il y eut une guerre des formats physiques et de codage (et entre sociétés), avec Betamax (Sony) [1] contre VHS (JVC) [2] (et aussi V2000 de Philipps [3]) ;
  • le DVD : un format physique a été défini par les différents acteurs, mais avec un format de codage différent selon les zones géographiques ;
  • Internet : téléchargement du fichier ou streaming seulement, les technologies diffèrent ; et les formats s'affrontent, avec Quicktime (Apple), WMV (Microsoft), RealVideo (Real Networks), Flash (Adobe), Divx ou Xvid ; et aussi Theora (format ouvert) ;
  • la Video on Demand (VoD), video à la demande : grâce au haut débit, il est désormais possible de choisir et regarder des films ou des séries depuis le Web ; « ELF : Et Les Formats ? » Un seul logiciel pour les lire ? Un seul système d'exploitation pour cela ? Un seul microprocesseur autorisé ?

Finalement, pas d'interopérabilité et impossible par exemple de lire le fichier video légalement acquis pour un appareil sur un autre, non pas pour des raisons de contrôle via DRM (cela est possible), mais pour cause de format différent. Jérôme Colombain l'indique dans sa chronique du 3 avril consacrée à la VoD [4] :

[...] Pour cela, il faudra que les sites marchands proposent les films dans des formats numériques spécifiques.

Outre la guerre des formats, c'est aussi la guerre des alliances entre d'une part l'industrie des matériels et des logiciels (et leurs formats) et d'autre part les studios de cinéma ou les chaînes de télévision : il faut des contenus [5] (qui ont des formats).

Sources et liens :

Le format 118 XYZ et consorts

Depuis le 3 avril, 118 pour tous... ou presque... et les formats...

Lundi 3 avril 2006 à 00h00 : fin des renseignements téléphoniques du 12. Et les formats... ?

Formats 118 XYZ

Le 14 juin 2005 : tirage au sort pour atttribuer les numéros XYZ plutôt que de les proposer aux enchères ou les vendre. Le 2 novembre 2005 : les premiers services sont ouverts. Le 3 avril, fin du 12 (et des 222 , 612 et 712 des opérateurs de téléphonie mobile) : une voix enregistrée indique que le service est fermé et que les numéros sont désormais au format à 6 chiffres, 118 suivis de 3 chiffres, consultables sur le site appel118.fr. Et le 3 avril 2007, le numéro au format 12 ne répondra plus.

Archivage : on y a pensé ?

Pour les archives, quelqu'un a-t-il appelé le 12 le 2 avril 2006 à 23h59 et enregistré la dernière conversation ? Pour garder une trace sonore, dans un format ouvert, bien sûr.

Publicités : différents formats aussi

Quand on est une des sociétés de services de renseignements, comment faire retenir son numéro aux futurs clients ? Avec de la publicité, certains diront avec un certain matracage matraquage: au format radio, télé, presse ou affiche, chaque service vante son numéro en utilisant différents formats (humour, décalage, sérieux,...).

Des sommes conséquentes ont été (ou sont) dépensées pour réussir à imposer son numéro dans les esprits. Et puis, à l'opposé de ces démarches fortes de campagnes pormotionnelles multi formats, il y a l'effet surprise du 1er avril, mais sans poisson, où la société d'un des vingt-quatre numéro existant annonce 2 jours avant le basculement que les appels à son service seront gratuits. Effet immédiat : l'information est reprise et l'argument porte. Pour une campagne au coût faible...

Soit un utilisateur dans une cabine... : pas le bon format ? ou alors problèmes techniques de formats ?

Vous êtes dans une gare (ou autre lieu public), vous devez appeler un numéro de téléphone que vous n'avez pas sur vous : « Les renseignements, bien sûr ! » Vous sortez votre carte carte prépayée de France Télécom (elle est vantée comme pratique et utile) et vous composez votre code confidentiel dans une cabine téléphonique. Puis vous faites le premier 118 XYZ que vous avez retenu (le gratuit ou pas), puis un deuxième, puis un troisième,... et chaque fois, une voix féminine répond :

Le numéro que vous avez demandé n'est pas accessible depuis ce service. (!!!)

Ah bon... donc dans un autre format cela signifie : utilisateurs de cabine téléphonique avec une carte prépayée, passez votre chemin, vous n'avez pas droit aux renseignements... : ces clients n'ont pas le bon format ?

Ou alors s'agit-il d'un souci technique de formats ? Cela était déjà arrivé aux lendemains des débuts des 118 le 2 novembre 2005...

Sources et liens :