Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1698 articles en ligne, dont 13 pour le mois d'octobre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Paris, le gendarme, les impôts et les formats

Le 26 juin à Paris, une journée marquée par les formats... tous les formats...

Le lundi 26 juin, Paris était un lieu fort intéressant à propos des formats, à plusieurs titres :

Le RGI de la DGME : réunion de présentation

Une réunion était organisée par la Direction Générale de la Modernisation de l'Etat (DGME) à propos du RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité). Une centaine de personnes étaient présentes, aussi bien des collectivités, d'administrations, d'entreprises que de l'Europe (IDABC).

Le RGI comprend actuellement 3 volets (technique, qui a reccueilli le plus de réactions ; sémantique ; organisationnel) et il devrait bientôt aussi proposer un volet géomatique et un autre sur l'ergonomie et l'accessibilité. Et l'importance des standards ouverts a été plusieurs fois citée. Les différentes lettres ouvertes (de grosses structures ou de plus petites) ont insisté sur ce point.

Conférences et interventions de la Gendarmerie et des Impôts : « que des standards ouverts »

Lors de Paris Capitale du Libre, de nombreuses conférences étaient organisées (en grande salle ou en de plus petites), avec aussi une remise de prix. La Gendarmerie nationale, la DGI (Direction Générale des Impôts) et la DGCP (Direction Générale de la Comptabilité Publique) ont entre autres eu la parole : et ce qui ressortait des choix était clair, « que des standards ouverts ». (Pour Firefox, lui aussi récompensé, l'approche est bien sûr celle-là).

Pour avoir une manifestation réussie : il faut avoir les bons formats et les utiliser

Un dernier point sur Paris Capitale du Libre... et son format. Car la manisfestation avait un format particulier, en rapport avec sa cible. En effet pour attirer les décideurs, les DSI, la presse économique et généraliste, les politiques... il faut des éléments en rapport avec leurs attentes et habitudes.

Ainsi : 1 lieu assez fort (le Palais Brongniart, ancienne Bourse, en plein centre de Paris) + des partenaires multiples (entreprises, presse,...) + 1 haut patronnage (la Ville de Paris) + des personnalités médiatiques et politiques (Jérôme Bonaldi, Patrick Bloche, Michel Rocard) + 1 descriptif au vocabulaire approprié (événement de prestige, enjeux stratégiques, rendez-vous incontrourrnable,...) + 1 bonne diffusion de l'information = une assez bonne combinaison qui a réussi à faire venir de nombreuses personnes (au format vestimentaire costume-cravate). Et ceci n'est pas une critique, mais une constatation : savoir utiliser « les bons formats », c'est sans doute aussi l'art de la communication et du marketing.

Sources et liens ;

Et au centre du numérique, il y a les formats

Les formats, élément clé entre les utilisateurs et les contenus

Le projet de loi DADVSI est toujours en cours : le 22 juin, ce fut la réunion de la Commission Mixte Paritaire (au lendemain des 2 ans des standards ouverts) et le 30 juin ce sera le vote du Parlement. Un article paru dans Le Figaro est à signaler [1] : signé Bernard Carayon (député UMP) et Michel Rocard (député européen PS, ancien premier ministre) [2], il traite de DADVSI, des formats et d'interopérabilité.

Deux points sont à relever. Tout d'abord, tous les contenus numériques (bureautique, video, musique, photo) ont des formats, qui sont ouverts ou fermés : et quand ces formats sont fermés, leur contrôle est entre les mains de leurs auteurs : celui qui contrôle les formats contrôle l'information.

En effet, la numérisation, en dissociant l'œuvre de son support physique, fait intervenir dans la relation entre artistes et public un nouvel intermédiaire, le créateur des formats d'encodage numérique et des logiciels capables de produire et de lire ces formats, qui se trouve ainsi en situation de contrôle des flux d'information.

Face aux formats fermés incompatibles, aux DRM, aux brevets logiciels, la notion d'interopérabilité devient capitale : il y a

émergence de l'interopérabilité comme un principe fondamental du droit de l'ère numérique, comme la liberté de parole et d'association l'ont été dans le passé pour la réalisation d'une société moderne, dégagée des féodalismes.

L'interopérabilité, principe fondamental du droit de l'ère numérique : on ne peut qu'y adhérer, et en utilisant des standards ouverts.

Sources et liens :

La Belgique se mettra aussi aux formats ouverts : analyse du texte de l'annonce

La Belgique et le format ouvert ODF

La Belgique et les standards ouverts : cela avait été déjà le cas 3 fois, en juin 2004 lors d'un Conseil des Ministres, en octobre 2004 dans un livre blanc et en mai 2005 avec le BELGIF. Voici une nouvelle décision qui va dans le même sens en cette fin juin 2006.

Le conseil des Ministres belges s'est réuni le 23 juin 2006 [1]. Il a pris une certain nombre de décisions. La dernière de la liste officielle est intitulée « Utilisation de standards ouverts pour l'échange de documents bureautiques » [2]. Ce texte est très important et le voici intégralement avec des commentaires et des questions :

Sur proposition de M. Peter Vanvelthoven, Ministre de l'Emploi et de l'Informatisation, le Conseil des ministres a approuvé la note sur l'utilisation de standards ouverts pour l'échange de documents bureautiques.

C'est l'introduction factuelle, il n'y a rien à préciser, sinon qu'il s'agit donc d'une approbation très officielle.

Aujourd'hui, l'échange de documents bureautiques tels que les documents texte et les feuilles de calcul se base surtout sur les suites bureautiques populaires comme Microsoft Office , Corel WordPerfect Office ; Les documents rédigés à l'aide de celles-ci ne peuvent souvent être lus que par ces produits. Dès qu'on veut échanger de tels documents avec une autre personne, on oblige presque celle-ci à acquérir la suite bureautique avec laquelle le document original a été rédigé. Afin de réduire la dépendance de ces formats "propriétaires", il est nécessaire d'utiliser un standard ouvert comme format d'échange.

La description faite est très bonne : on y cite avec nuance la lecture « souvent » possible qu'avec le logiciel utilisé pour créer le document, et la conclusion visant à « réduire la dépendance ».

XML est un tel standard pour l'échange d'informations entre différents systèmes informatiques. Un document basé sur XML est donc une garantie d'assurer l'accessibilité des informations à long terme.

C'est vrai et c'est faux ! Le XML permet d'échanger entre différents systèmes, c'est vrai ; mais le XML comme garantie à long terme, c'est faux. En effet, le fait d'être basé sur le XML ne signifie pas que le format est publié, qu'il est librement utilisable par tous et pour toutes activités... : XML n'est pas synonyme de standard ouvert. Et encore s'agit-il de savoir quel format de type XML on a, car XML en tant que tel ne signifie pas grand chose : il y a des formats XML fermés et des formats XML ouverts.

L'OpenDocument Format (ODF) est un format de document basé sur XML qui a été accepté par l'ISO (Organisation internationale de normalisation). C'est pourquoi nous proposons de retenir l'ODF comme standard pour l'échange de documents bureautiques comme les documents texte, les feuilles de calcul et les présentations, dès son approbation définitive par l'ISO.

L'ISO a accepté le format ODF en mai 2006, et l'approbation définitive est proche. Le format ODF avait auparavant été adopté par l'OASIS en mai 2005. Et « retenir l'ODF comme standard pour l'échange de documents bureautiques » est fort : mais entre qui exactement, entre administrations, entre administrations et citoyens ?

Chaque administration publique fédérale doit prévoir une fonctionnalité de lecture pour les documents ODF d'ici septembre 2007. Cela n'exclut pas l'utilisation d'autres formats.

« Lecture des documents ODF » : cela n'est pas produire des documents ODF. Qu'en sera-t-il sur ce point ?

L'administration en question détermine la manière dont la fonctionnalité de lecture est garantie.

Il y a donc une marge de manœuvre de la part de chaque administration : garantie systématique ou partielle ? Et pour les migrations ? Et pour les citoyens envoyant des documents en ODF ?

En fonction des résultats d'une analyse d'impact effectuée par Fedict, l'ODF sera utilisé comme format standard pour l'échange de documents bureautiques à partir de septembre 2008.

Il est bien écrit « En fonction des résultats d'une analyse d'impact » : donc beaucoup de choses dépendent du travail du Fedict, en charge « des projets d’e-government » [3]. L'échéance serait dans un peu plus de 2 ans (26 mois).

En conclusion

Cette décision est une très bonne chose et il faut la saluer. Elle se rajoute à la saga ODF avec très récemment en Europe le Danemark ou la France avec le RGI. Mais ce dossier sera à suivre, car il ne manquera pas de provoquer des réactions ouvertes ou en coulisses...

Sources et liens !

Fête de la musique : des concerts sans format protégé

Danger : de la musique qui se joue sans protection...

Le 21 juin : c'est le solstice d'été avec la période de jour la plus longue de l'année ; à l'inverse, c'est aussi la veille du début du raccourcissement des journées, les nuits vont s'allonger jusqu'au solstice d'hiver. C'est en quelque sorte un point culminant, y compris pour la musique.

En effet, en ce jour, c'est la Fête de la musique : on en célèbre les 24 ans lors de cette 25e édition (et oui, il y a un décalage entre ces 2 manières de compter, le format âge ou celui du nombre d'éditions).

Et cette Fête de la musique est aussi le point culminant du danger : dans les rues, sur les places... interprétées par des artistes seuls ou en groupe, amateurs ou pas... on peut écouter de la musique sans aucune mesure technique de protection et dans un format totalement ouvert !

En effet, la musique peut alors se savourer sans avoir à se soucier du format utilisé : il est ouvert, c'est l'air, et cela va de l'instrument à l'oreille, voire au cœur. Et aucun dispositif ne peut interdire l'écoute des spectateurs : grand ou petit, homme ou femme, il n'y a pas de condition de matériel, de version, de logiciel ou de format.

Il semblerait bien que cela soit aussi le cas lors des concerts en général. Mais alors, la musique au format du direct, du vivant (le live) ne connaîtrait aucune restriction technique ? Le numérique est ici largement dépassé, ou trop laxiste. Mais que fait la technique ?

Sources et liens :

Les DRM et les ventes ne feraient pas bon ménage

Les DRM empêcheraient le marché des contenus de se développer

Certains contenus numériques (musique, video, film, et même bureautique) ont des DRM et ces DRM contrôlent l'utilisation de ces contenus (pour les copies, les transferts, les diffusions,...). Les exemples sont nombreux.

Mais voici le syndrôme du trop : à trop contrôler, trop de consommateurs semblent montrer des réticences car trop de limitations compliquent trop les choses.

Ainsi la situation pourrait se retourner contre les objectifs de départ et les DRM pourraient freiner les ventes. C'est ce qu'avance un cabinet de conseil américain (iSuppli) : « le marché du divertissement numérique » serait « mis en danger à cause des défis posés par les DRM ». [1]

Le rapport de ce cabinet va dans le même sens que les déclarations de Hilary Rosen, ancienne responsable de la RIAA (Recording Industry Association of America) :

A propos de DRM, je pense qu'il est aussi nécessaire de repenser cette stratégie... [2]

Finalement, trop de protection des contenus nuirait à la bonne santé des revenus. Une opportunité pour utiliser des formats ouverts ?

Sources et liens :

Le RGI français : des réactions internationales

Des lettres ouvertes de soutien et de félicitations pour la DGME sur le RGI

Il y eut en avril 2006 la publication de l'appel à commentaires sur le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) de la Direction Générale de la Modernisation de l'État (DGME), puis ce furent les réactions, générales ou particulières, françaises et étrangères. Il y eut aussi récemment deux lettres ouvertes adressées à Monsieur Frank Mordacq, Directeur de la DGME, écrites par d'importantes structures internationales :

  • le 14 juin, Marino Marcif, Directeur Général de l'ODF Alliance [1] ;
  • le 15 juin, Ed Black, Président de Computer & Communications Industry Association [2].

Ces deux textes soutiennent le format ouvert ODF et félicitent la DGME pour ce premier RGI. Ils développent aussi les sujets de la concurrence plus forte, de gouvernement ouvert, des problèmes causés par les formats fermés, de l'innovation, de l'interopérabilité ou de la préservation de l'héritage culturel.

Le format ouvert ODF est en effet à soutenir. Cependant le RGI est bien plus large que la seule bureautique, et il ne faut pas oublier les formats ou protocoles dans tous les autres domaines (annuaires en ligne, messagerie, archivage,...) : pour chaque cas, retenir les standards ouverts est l'objectif, comme développé dans la lettre ouverte au titre de Formats-Ouverts.org.

Sources et liens :

Lettre au Directeur de la DGME sur le RGI

Un seul commentaire à propos du RGI

Monsieur le Directeur de la DGME,

Je me permets de vous écrire ouvertement ici ces quelques lignes à propos du Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) à l'approche de la date butoir du 16 juin.

Je serai court et je ne ferai qu'un seul commentaire, outre le bravo déjà formulé pour le document en général et pour le format ODF en particulier : continuez ainsi en appliquant à chaque cas l'article 4 de la LCEN.

La Direction Générale de la Modernisation de l'État a proposé des recommandations à propos des très nombreux formats, protocoles ou standards détaillés dans le RGI. Pour que ce RGI soit la référence de l'interopérabilité, utilisez les standards ouverts.

Ces standards ouverts ont été clairement définis dans la loi française (article 4 de la loi sur la confiance en l'économie numérique). C'était il y a presque 2 ans, et cela reste le meilleur outil pour garantir une concurrence saine et loyale, une indépendance technologique, une innovation accrue, une gestion avisée des financements publics et une pérennité des informations.

Avec cette définition appliquée systématiquement, la DGME fournira sans aucun doute au Service Public et aux citoyens un référentiel de grande qualité, dans la continuité de la définition des standards ouverts.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l'expression de ma haute considération,

Formats ouvertement, Thierry Stœhr, rédacteur en chef du site Formats-Ouverts.org

Les formats de la coupe du monde

Un petit tour d'horizon des formats en FOotball

Entre le vendredi 9 juin et le 9 dimanche juillet, ce sont « 4 semaines en ballon » (titre de 20Minutes du 9 juin) et « pendant un mois, la planète va tourner rond » (L'Alsace du 9 juin) : le football et sa coupe déferlent [1]. ELF, Et Les Formats ?

Tout d'abord, la dénomination officielle en français est « Coupe du Monde de Football de la FIFA ». Y en aurait-il une autre que celle de la FIFA ? Non, mais cela permet de rappeler qui dirige, la FIFA.

Pour la dénomination internationale, c'est « FIFA World Cup Germany 2006 ». Le format anglais. Il fut un temps où la dénomination était celle dans la langue du pays organisateur, comme de 1978 à 1990 (Argentine, Espagne, Mexique et Italie) qui donnait quelque chose proche de « Mundial ». Mais en 2006, ce n'est pas « Deutschland » ni « Weltmeisterschaft » (WM en format abrégé pour les allemands [2]). L'anglais, format universel ?...

Le site de la FIFA est intéressant : c'est FIFA.com [3]. Pas de fifa.org, comme les structures plutôt non-commerciales. Le format .com semble plus approprié pour le format $ (ou £ ou €) au vu du chiffre d'affaires généré et des bénéfices escomptés... Et la FIFA n'a même pas réservé fifa.org, actuellement libre n'a pas mis en place de redirection de l'adresse fifa.org (qu'elle possède depuis le 11 janvier 1995) vers FIFA.com. Pourquoi pas...

Pour faire un lien vers FIFA.com il faut...

Ce site FIFA.com propose les informations officielles en allemand, anglais, espagnol et français (donc 4 formats officiels de langues). En revanche, vouloir faire des liens vers le site de la FIFA réserve une suprise :

Si vous souhaitez établir un lien vers le site Web, vous acceptez de manière explicite : (a) d’obtenir l’accord écrit préalable de la FIFA ; (point 11, Les liens, page Mentions légales [4])

Ah bon... encore un exemple d'une parfaite incompréhension du principe des liens hypertextes, qui sont des formats ouverts. Et quelle est l'adresse en question pour écrire ? Aucune indication sur la page... C'est la même approche que la Fédération Française de Football (FFF), cela est au moins cohérent (la FFF ne semble pas répondre au courriel envoyé fin janvier pour avoir le droit de mettre un lien).

Donc dès la fin de cet article, du fait du lien établi vers le site de la FIFA sans « accord écrit préalable », vous aurez lu un texte : (a) extrêment dangereux portant atteinte à la sécurité sportive ; (b) créant un trouble à l'ordre footballistique mondial ; (c) prouvant la nécesité impérieuse de contrôler tous les liens du Web. Au choix...

Site Web, video en ligne, télévision, radio,...

On peut aussi citer le format « accords exclusifs » avec des partenaires (Yahoo! étant! le! official! partner! Web! [5]), le format radiofréquence des billets avec puces RFID [6], voire le format des maisons closes.

Pour ce qui est des autres formats, on trouve :

  • le format papier des journaux dopés par l'événement avec tirages en hausse et éditions spéciales ;
  • le format radio hertzienne avec des stations couvrant de manière importante les matchs (avant, pendant et après) ;
  • le format SMS des services proposés par les opérateurs ;
  • le format électronique des informations en ligne, notamment sur les sites officiels ;
  • le format video sur les sites Web avec Real Media Video contre Windows Media Video, notamment via la BBC [7] ;
  • le format télé avec le hertzien, le câble ou la TNT dont les chaînes proposent moult émissions spéciales.

Papier, radio, télé, Web (sans la video) : voilà au moins des formats qui sont ouverts. L'interopérabilité est assurée. Pour ce qui est de la video en ligne ou sur téléphone portable, cela est moins le cas. Il faudra voir comment cela évolue.

Sources et liens :

Quand Le Monde parle bien de la HD (en mal)

Un article du Monde, à recommander

Voilà, c'est fini : la mission est terminée. Le journal Le Monde a publié un article sur la Haute Définition (HD). Et vous savez quoi ? L'article traite de la HD en pointant les problèmes de verrouillage avec les câbles numériques (le HDMI), avec les écrans aux technologies de contrôle (HDCP) et avec la HD variable (Ready ou Full).

Pourquoi serait-ce donc fini ? Car publier ces informations dans un journal comme Le Monde, cela donne un gage de sérieux et une crédibilité importante. De plus, cela peut toucher les responsables et les décideurs : ils ne peuvent dire désormais qu'ils ignorent le sujet. « C'est paru dans Le Monde » : voilà aussi le bon format pour informer.

Alors, bravo à son auteur, Olivier Dumons, et voici 5 extraits avant d'aller lire l'intégralité :

Titre : « La haute définition cadenassée »

Intertitres : « UN CADENAS POUR CONTENUS NUMÉRIQUES » et « HEURS ET MALHEURS DU LABEL HD »

On comprend pourquoi ces dispositions restent pour l'instant peu médiatisées : qui voudrait acheter un produit interdisant la copie ou la diffusion des contenus, même à titre privé ?

A l'initiative de cette norme extrêmement pénalisante pour les consommateurs, la MPA (Motion Picture Association), qui considère chaque spectateur comme un pirate en puissance, et lutte donc pour protéger les revenus des majors et studios hollywoodiens.

Précision : en fait, le dossier n'est pas clos. Il y aura sans doute des réponses, des démentis, des communiqués de presse pour expliquer que la HD ne comporte ces technologies que pour « encore mieux satisfaire le consommateur » et lui « faire vivre une expérience numérique unique »...

Sources et liens :

Danemark : le parlement vote pour les standards ouverts !

Le parlement danois a voté pour l'utilisation obligatoire des standards ouverts

Voici une information en 2 points, brève dans son énonciation, mais qui est d'une grande importance :

  • Avant le 2 juin, il y eut d'intenses discussions au parlement danois, et entre autres une journée entière de conférence sur les standards ouverts [1] et des propositions [2] ;
  • Le 2 juin, la parlement danois, juste avant d'être en vacances parlementaires, a voté à l'unamimité en faveur de l'utilisation obligatoire de standards ouverts dans les technologies de l'informations du pays à partir de 2008 au plus tard. [3]

Après le format ouvert ODF et le Danemark, c'est plus largement encore les standards ouverts qui sont retenus au Danemark.

Bien sûr, la définition donnée aux standards ouverts est capitale... Et aussi les réactions et les actions de soutien (ou pas...) : alors « Bravo ! ». C'est un signe fort, à faire connaître, et qui va dans le même sens qu'en France avec le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) de la DGME, lui aussi un projet fort.

Sources et liens :
  • [3] Article Denmark mandates open standards by 2008, de Søren Thing Pedersen, responsable danois du projet OpenOffice.org, le 2 juin 2006, en anglais, http://things.dk/?p=3

Le format Viiv (au format magazine papier)

Le microprocesseur Intel Viiv dans un numéro spécial

Mercredi 31 mai, le numéro 2942 de l'hebdomadaire Télérama est paru [1]. Le magazine se présente sous enveloppe plastique, car il propose un supplément : il s'agit de Connecté, La mobilité et les loisirs numériques par Intel. [2]

Ce supplément présente bien : petit format de 60 pages, couverture en papier glacé, intérieur agréable à lire avec différents reportages, assez richement illustrés. Le format papier à l'honneur, pour rendre présentes auprès des lecteurs et pour mettre en avant les technologies Intel (on parle plus de technologies que de simples produits : cela fait mieux, et c'est aussi vrai).

Cette opération de communication est assez classique. Elle avait d'ailleurs déjà eu lieu en mars dernier, avec le même magazine en supplément. Pour ce qui est de cette édition, deux remarques s'ajoutent aux précédentes (anges gardien ou gardien de prison?, verrouillage,...) de l'article Sous les claviers, le verrouillage...

Premièrement, en langage non-technique, l'idée qui ressort des articles est la suivante : pour les loisirs numériques (jeux, musique, video, télé,...), les choses sont (ou seront) encore plus faciles avec le microprocesseur Viiv, car celui-ce s'occupe de tout : des loisirs exclusivement possibles avec Viiv ? Si vous n'avez pas un Intel Viiv, vous n'avez pas le bon format ?

Deuxièmement, il y a un disparu de marque : le DTCP/IP. Ne cessez pas de lire, ne partez pas, cela vous concerne ! Il était donc dans le numéro précédent, et on lisait page 32 qu'un ordinateur Viiv assure « la diffusion sécurisée » et sait envoyer les données vers les « périphériques supportant l'échange de médias sécurisés par la technologie DTCP/IP ».

Plus clairement, plus de mention des « sécurisations » présentes dans le microprocesseur qui pourront limiter les utilisations des contenus numériques. Les contrôles seront au niveau des puces.

Une dernière précision : il s'agit ici d'une description factuelle, qui porte sur Intel car c'est lui qui est l'auteur du document (Isabelle Ferdane, Intel France, a dirigé cette édition), mais cela aurait pû être AMD ou IBM [3], eux aussi fabricants de microprocesseurs.

Sources et liens :