Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1598 articles en ligne, dont 30 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Guerre des formats : quelle est la position de la France ?

L'AFNOR va voter au nom de la France à propos des formats bureautiques

Quelle est la position de l'AFNOR pour la France à propos de OOXML ? Il n'est pas aisé de répondre à cette question pourtant facile à poser et très importante.

OOXML est le format bureautique de Microsoft, Office OpenXML. Il a été reconnu comme un standard ECMA en décembre 2006 [1], après étude du dossier et vote des membres, dont la liste est connue. OOXML est désormais proposé à l'ISO pour l'établir comme standard ISO selon une procédure appelée fast track (elle est plus rapide que celle habituelle).

L'ISO va donc décider si elle retient OOXML sans étudier de manière approfondie ce format, faisant confiance au travail de l'ECMA. Pour prendre cette décision, l'ISO reçoit les avis de ses membres jusqu'au 5 février 2007.

L'AFNOR (Association française de normalisation [2]) qui représente la France, fait partie des membres de l'ISO et du groupe de travail consacré à la validation OOXML. L'AFNOR va donc donner la position française à propos de la procédure et du format Office OpenXML.

Quelle sera la position de la France au travers de l'AFNOR ? Et comment est décidée cette position AFNOR ? Ces 2 questions sont importantes et il n'est pas facile d'y répondre. D'une part le format ODF, concurrent de OOXML, est déjà utlisé en France (par exemple par toute la Gendarmerie nationale) et mis en avant au sein du projet de RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité).

D'autre part, des information contradictoires circulent à propos de la prise de décision de l'AFNOR (plus précisément du groupe de travail qui s'en occupe) :

  • la liste précise des membres du groupe de travail concerné est confidentielle pour certains, et seulement non-publiée pour d'autres ;
  • les membres de ce groupe de travail AFNOR ne seraient pour certains que des entreprises privées (dont Microsoft, HP, IBM, France Télécom) sans représentant des services publics, et pour d'autres plus équilibrés entre secteur privé et public, voire avec seulement des représentants du secteur public et des consommateurs.

Toujours est-il que ces informations sur les membres et leurs voix respectives pour déterminer la position de la France ne sont pas vraiment connues : à ce stade rien n'a été trouvé sur les site de l'AFNOR ni de l'ISO.

Mise à jour du 31 janvier après-midi : mercredi matin se tenait au salon Solutions Linux une conférence sur l'administration électronique. L'information de la participation de Microsoft, HP, IBM et France Télécom a été confirmée. Et le groupe de travail concerné ne comporte aucun très peu de représentants du secteur public et aucun ni des consommateurs.

Mise à jour du 2 février matin : l'université de Paris X et l'Inspection générale de l'éducation nationale (IGEN, Ministère de l'éducation nationale) seraient aussi présentes dans le comité en charge du dossier, au titre donc de l'administration publique (mais personne de la DGME en charge du RGI)

Mise à jour du 2 février fin d'après-midi :

  • l'association AFUL a publié un communiqué de presse où elle « appelle l'AFNOR et les organisations de normalisation francophones à s'opposer à l'usage de la procédure accélérée dans l'examen d'une deuxième norme bureautique à l'ISO. », http://www.aful.org/presse/afnor-fasttrack-iso
Sources et liens :
  • La polémique lorsque Microsoft était accusé de bloquer l'adoption par l'ISO du format ODF, en avril 2006 : « "C'est mal connaître le fonctionnement de l'ISO", répond de son côté Bernard Ourghanlian, directeur technologique chez Microsoft France. "Au sein de l'ISO, seuls sont habilités à voter les Etats", explique-t-il à Vnunet.fr. Chaque pays est représenté par un organisme de certification local : l'Afnor pour la France » (article Microsoft vs Sun : la guerre des formats de documents se déplace à l'ISO, de Christophe Lagane, le 7 avril 2006, vnunet, http://www.vnunet.fr/fr/vnunet/news/2006/04/07/microsoft-vs-sun-formats-documents-deplace-liso)
  • Site du JTC 1/SC 34 - Document Description and Processing Languages, en anglais, http://www.jtc1sc34.org/
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats touchent les lecteurs du Monde

Microsoft, Wikipédia, Le Monde et les formats ouverts

C'est la guerre des formats ! Cette expression achetable mais non-déposée est une lapalissade et un leitmotiv sur Formats-Ouvert.org, car les formats sont la clé capitale qui se retouvent partout.

Or depuis quelques jours, l'information à propos de Microsoft qui a fait une proposition de recrutement pour contribuer à Wikipédia fait un peu la une du petit monde de l'informatique.

Mais de quoi s'agit-il ? Reprenons dans l'ordre les différents points : Wikipédia est une encyclopédie en ligne, libre et ouverte [1] ; elle existe en plusieurs langues ; tout internaute peut y contribuer ; il y a des articles sur énormément de sujets, même si beaucoup aussi n'existent pas encore ou sont à compléter ; il y a par exemple des articles qui traitent de chimie, de photographie, de la bataille de la crête de Vimy ou d'informatique [2].

Parmi les formats informatiques, 2 occupent un peu plus le devant de la scène : ODF (OpenDocument Format) et MS OOXML (Microsoft Office OpenXML). Ils s'affrontent sur le marché de la bureautique. La manière dont ils sont présentés dans les articles de l'encyclopédie Wikipédia est donc importante. Microsoft a contacté un spécialiste australien des formats, Rick Jelliffe, en lui proposant de contribuer à Wikipédia à propos des 2 formats, contre rémunération.

Cela est repris par de nombreux articles spécialisés [3]. Mais là n'est pas forcément le plus important. Car l'information déborde le cercle du secteur informatique et se trouve dans des journaux généralistes. Ainsi le journal Le Monde daté du 25 janvier traite du sujet en titrant Microsoft joue avec l'indépendance de Wikipédia (format un peu accrocheur). On lit surtout à la fin du deuxième paragraphe à propos des formats ODF et OOXML :

Ces deux formats de fichiers sont directement concurrents, l'un étant un format ouvert, l'autre développé par Microsoft. L'entreprise de Bill Gates estime que les définitions consultables sur l'encyclopédie libre sont erronées.

On pourrait dire que Office OpenXML, nom judicieusement choisi, est aussi considéré par Microsoft comme ouvert. C'est un problème de définition.

Et alors ? C'est bien la guerre à propos des formats, dont ODF-OOXML est une bataille. Et dans ce cas on en parle, qui plus est donc dans un journal comme Le Monde. Mais encore ? Si des personnes payées par une entreprise posent problème dans la charte de Wikipédia, la parade existe : des personnes sur leur temps libre (ce qui est le cas avec les bénévoles contibuteurs du projet), ou encore des personnes à la retraite (les seniors comme on dit dans un autre format) qui sont prêtes à contribuer.

En tout cas, la concurrence ODF-OOXML et le sujet des formats ouverts sont désormais potentiellement un peu plus connus que des seuls milieux informatiques. Pour ce qui est de se retrouver dans l'ensemble de la presse généraliste, en première page, dans le journal télé de 20h ou sur les ondes radio de 7h-8h, ce n'est pas (encore ?) le cas : il faut trouver et avoir le bon format (cela a été le cas à propos de l'interopérabilité avec l'exemple des baladeurs aux fichiers inutilisables selon l'achat effectué).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les RG, leurs fiches : et les formats ?

Des fiches, mais à quel format ?

Les Renseignements Généraux et leurs fiches : voilà un sujet mis en avant dans l'actualité de cette fin janvier 2007. Bien sûr, ce qui vient immédiatement à l'esprit pour Formats-Ouverts.org est la question ELF : Et Les Formats ? En effet, à quels formats sont ces fiches avec leurs informations :

  • est-ce au format papier, avec par exemple des notes manuscrites sur support Bristol dans un dossier cartonné ? (interopérabilité assurée) ;
  • est-ce au format numérique et alors dans quel format : ouvert, par exemple en ODF, comme utilisé par la Gendarmerie nationale ; ou fermé comme avec tous les logiciels qui sont les seuls à savoir utiliser les fichiers qu'ils produisent ?

Cela peut aussi être sur papier mais après une impression, donc au départ en numérique. On peut aussi se demander pour le format numérique si elles sont cryptées. En tout cas, on peut penser qu'elles sont mieux protégées que les données nominatives de 2 sites de partis politiques qui se sont illustrés récemment [1]. Pour la conservation et l'archivage de données sensibles comme celles sur les déchets radioactifs, c'est le papier qui a été retenu (certes pour une conservation de 300 ans).

Enfin, de manière humoristique, on peut trouver que le nom de Renseignements Généraux (ou Direction centrale des renseignements généraux, son nom exact [2]) est un peu inapproprié, car ils fournissent plutôt des Renseignements Particuliers. Pour ce qui est de l'homophonie avec Hergé, dont on fête le 100e anniversaire de la naissance en cette année 2007 [3], ce n'est valable qu'avec le format abrégé, RG.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La baladodiffusion, le séminaire et la visite : oui, mais à quels formats ?

Quels formats audio utiliser ?

La Semaine du son 2007 est à peine terminée depuis le 20 janvier que l'audio était encore à l'honneur avec un séminaire éducation nationale... qui renvoyait aux visites de Versailles... avec les formats en arrière plan.

Séminaire : « La baladodiffusion de contenus de cours dans l'enseignement supérieur »

Ce séminaire était organisé par la SDTICE (la Sous-Direction des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education) [1] du Ministère de l'éducation nationale, les 22, 23 et 24 janvier 2007 à Paris.

Ce séminaire réunit environ soixante dix participants, représentants des Universités Numériques Thématiques, des Universités Numériques Régionales et des établissements d’enseignement supérieur ayant un dispositif de diffusion opérationnel via des outils numériques nomades ou prévoyant d’en créer un très prochainement. Mais il s'adresse également aux néophytes qui désirent s'initier à la diffusion pour baladeur et aux enseignants du secondaire à la recherche de pistes pour enrichir leurs méthodes d'enseignement.

Podcaster, baladodiffuser et multiplier les contenus audio est très bien. Et voici la question ELF : Et Les Formats ? En effet quel format pour ces fichiers :

  • fermés et propres uniquement à un (ou des) appareils ? Il faut alors l'appareil pouvant seul lire le fichier numérique : sans lui, travail inexploitable...
  • ouverts ? Les contenus sont alors largement utilisables sans contrainte de matériel particulier.

Donc quelle interopérabilité, sans oublier le sujet de l'archivage de ces documents numériques pour réutilisation ou pour conservation.

La visite de Versailles : quel format audio pour quel audioguide numérique ?

Il est possible d'effectuer la visite du Petit Trianon du château de Versailles [2] avec un baladeur audio : on se promène et on a des explications dans les oreilles. Comme le dit la formule utilisée sur le site :

Le podcast de la Reine, sur le Roi des audioguides numériques. [3]

Mais quel est donc ce « Roi » ? Il s'agit de l'iPod : en effet, la visite en question se fait avec le baladeur d'Apple [4]. Et 2 choses sont fournies : le commentaire audio de la visite et l'Ipod pour l'écouter, car les 2 vont ensemble. Plus précisément, les 2 sont même inspéparables : en effet, le fichier un fichier audio d'Apple (format AAC) n'est a priori lisible qu'avec le baladeur d'Apple. Un format fermé et un appareil pour l'utiliser (et aussi un site pour acheter les contenus).

Si le projet de « Grand Versailles Numérique » [5] décide de changer de baladeur, il faudra avoir des fichiers à des formats autres que celui de l'iPod. Cela est peut-être possible par une simple transformation. Mais le format utilisé n'est pas ouvert. Avec toujours les mêmes sujets d'indépendance, de réutilisation et d'archivage.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Attention : un autolien autorisé mais un texte interdit ?

Pendant les congés, la parution de textes au JO ne s'arrête pas...

Du 23 décembre 2006 au 1er janvier 2007 : voilà 10 jours où les gens pensent à autres choses... le tunnel de fin d'année. Et pendant ce temps... des informations paraissent, un peu éclipsées par les fêtes de fin d'année.

Alors que s'est-il passé ? Du côté des industriels, ce fut le calme et la trêve des annonces. En revanche, pour ce qui est des publications de textes au Journal Officiel, cela ne fut pas négligeable.

Il y a des textes qui doivent être absolument publiés pour des raisons de calendrier (avant la fin de l'année civile). Et puis il y en a d'autres... dont le décret n° 2006-1763 du 23 décembre 2006 relatif à la répression pénale de certaines atteintes portées au droit d'auteur et aux droits voisins, du Ministère de la culture et de la communication, NOR: MCCA0600979D, publié dans le J.O n° 302 du 30 décembre 2006, page 20161 [1].

Et alors ? Le texte indique entre autres :

Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe le fait :

« 1° De détenir en vue d'un usage personnel ou d'utiliser une application technologique, un dispositif ou un composant conçus ou spécialement adaptés pour porter atteinte à une mesure technique efficace mentionnée à l'article L. 331-5 du présent code qui protège une œuvre, une interprétation, un phonogramme, un vidéogramme, un programme ou une base de données ;

« 2° De recourir à un service conçu ou spécialement adapté pour porter l'atteinte visée à l'alinéa précédent.

« Ces dispositions ne s'appliquent pas aux actes qui ne portent pas préjudice aux titulaires de droits et qui sont réalisés à des fins de sécurité informatique ou à des fins de recherche scientifique en crytographie.

Voilà donc le doute et l'incertitude juridique qui s'installent : suis-je coupable ou alors puis-je souffler car je ne porte pas atteinte aux titulaires de droits ?

Coupable à quel titre ? Car j'ai écrit fin avril 2006 que j'ai utilisé un système pour lire le format fermé de mon seul et unique coffret de DVD qui m'a été offert (acte légal avec achat prélable ; il s'agit de 24 heures chrono, saison 1). Le motif : je n'utilise pas de Mac OS X ni de Windows, mais Ubuntu Linux. Problème de format non-ouvert et d'interopérabilité.

Les vrais liens hypertextes sont autorisés et même encouragés sur Formats-Ouverts.org (comme cela devrait être le cas) : il y a donc ci-dessus un lien vers le texte en question. Mais le texte est-il désormais autorisé ?

Pour être sûr de ne pas avoir de problème pour lire des DVD, il n'y a qu'une seule solution certaine : ne pas avoir de DVD. Donc ne pas s'en faire prêter (« Désolé, ami(e), je ne peux lire ton DVD préféré que tu me vantes et veux me confier ») ni en louer, ni en acheter (« Désolé, caissier(ère), je ne peux acheter légalement, même si je le peux financièrement »). Et hors de question de télécharger ces contenus (d'ailleurs en RTC depuis presque 11 ans, c'est très difficile).

Mais cela veut dire non-consommation, non-achat, perte de chiffre d'affaires et manque à gagner pour la filière concernée ? Oui. Et je l'écris avec une interrogation : et si jamais il y avait un délit de refus d'achat ?... Recoupable !...

Sources et liens :
  • [1] Décret n° 2006-1763 du 23 décembre 2006 relatif à la répression pénale de certaines atteintes portées au droit d'auteur et aux droits voisins, du Ministère de la culture et de la communication
Et sur Formats-Ouverts.org :

Voici la nouvelle version d'un important standard ouvert

La version 1.1 de XSL-FO est publiée

Le W3C a publié un communiqué de presse le 12 décembre 2006, intitulé « Le W3C publie une nouvelle version de la spécification de mise en page XSL-FO» [1]. Il s'agit de la recommandation Extensible Stylesheet Language (XSL) Version 1.1, en date du 5 décembre 2006 [2], qui est un standard ouvert de formatage XML, pour l’impression et l’affichage de documents XML. « Cette nouvelle recommandation XSL-FO 1.1 accroît l’interopérabilité et ajoute des extensions qui n’étaient jusqu’alors disponibles que sous une forme propriétaire. ».

Vous n'avez pas (voire rien) compris ? Alors voici dans un format plus clair

Le World Wide Web Consortium (W3C), créé en octobre 1994, est la structure en charge de l'élaboration de nombreux standards ouverts : dans son vocabulaire, ses standards ouverts sont dénommés des recommandations. Une partie d'Internet repose sur les standards ouverts du W3C, dont le plus connu et le plus vu est le HTML des pages Web. Ces standards ouverts permettent l'interopérabilité

Le XML est un type de formats, que le W3C a défini en février 1998. Le XML, qui ne signifie pas forcément ouvert, peut être très puissant, notamment car il sépare le contenu (par exemple ici le texte) et la mise en forme (par exemple ici les gras, les italiques, les tailles de caractères,...).

Pour la mise en forme (on dit le formatage) des documents en vue de l'impression ou de l'écran, il faut transformer le fichier de la famille XML de départ dans le format souhaité. C'est ce que fait XSL-FO (et XSL et XSLT).

Finalement, grâce aux formats ouverts de type XML, à XSL, à XSLT et à XSL-FO, on a des formats ouverts tout au long de la chaîne de production : du départ à l'arrivée et pour passer de l'un à l'autre.

Sources et liens :
Sur Formats-Ouverts.org :

Attention aux métadonnées parfois bavardes...

Les métadonnées : un exemple de plus de petite mésaventure

Les métadonnées sont les données sur les données, les informations sur les informations. Exemples : l'auteur d'un fichier, la date de création d'un document, les mots clé d'une page Web,...

Ces métadonnées peuvent exister :

  • à des formats fermés propres uniquement aux logiciels qui ont servi à créer les documents, pas d'interopérabilité ;
  • à des formats ouverts comme Dublin Core et elles sont capitales.

Parfois, ces métadonnées sont « bavardes » et donnent des informations qui n'étaient pas forcément prévues... Il y eut ainsi Microsoft qui utilise Apple pour Windows et son bis.

Dernier exemple en date : le fichier réalisé avec le traitement de texte Word et au format Word (sans format héxadécimal), du discours de Nicolas Sarkozy prononcé le 14 janvier 2007 en tant que candidat de l'UMP. Les métadonnées du document sont originales, et les détails, captures d'écran à l'appui, sont développés dans l'article Sarko: Un discours de l'intérieur [1] de l'excellent site Technologies du langage [2] de Jean Véronis.

Une chose est sure : ce n'est ni le premier ni le dernier exemple dans le domaine politique qui illustrera le sujet des formats et des métadonnées. Cela pourrait même être encore plus fréquent à l'approche des échéances électorales de 2007 en avril/mai et en juin.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La fin d'une Epok

Ou comment le format papier peut laminer le format numérique

Vendredi 5 janvier 2007 : habituellement, comme chaque vendredi, la FNAC propose dans ses magasins le nouveau numéro de Epok, « Le magazine de la FNAC. Gratuit. ».

Proposait, car c'est fini, Epok n'existe plus. Certes, il était gratuit, donc financé par la publicité et par les investissements de la FNAC [1]. Et il pouvait coûter trop cher. Outre les livres ou les spectacles, une partie du contenu d'Epok traitait de jeux video, de musique ou d'informatique, donc du numérique (qui se dit digital en anglais, mais qui ne se traduit pas par digitale en français, même si la FNAC Digitale a pris ce nom : on n'y traite pas d'empreintes ni d'une plante [2]).

Donc Epok a disparu. Existe-t-il en ligne ? Non [3]. Vous en avez fait des numérisations ? Et alors, cela n'a aucune valeur ! En effet, la valeur des numéros publiés réside dans leur format d'origine : donc au format papier, qui assure dans ce cas le maximum d'interopérabilité. Car le format numérique n'est pas rare : le copier/coller est intrinsèque au numérique et abolit la rareté.

La collection complète et en bon état des Epok est donc maintenant rare et pourrait être convoitée sur les salons des livres anciens et des vieux papiers ou magazines.

Articles de Formats-Ouverts.org avec Epok comme point de départ à propos des formats ouverts (ou fermés)
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fin du format ISBN 10, voici l'ISBN 13

ISBN 13 : année 0

Le 5 décembre 2004, un article de Formats-Ouverts.org traitait déjà de l'information : Le format des numéros des livres va changer (Le code ISBN va évoluer). Plus de 2 ans après et 850 articles plus loin, c'est désormais une réalité.

En effet, depuis le 1er janvier 2007, le code ISBN (International Standard Book Number) [1] utilise 13 chiffres au lieu de 10 auparavant : changement donc de format.

Mais le format de l'IBSN 10 ou 13 est ouvert : on sait comment il est établi, et chacun peut l'utiliser (du moins chaque ouvrage qui nécessite un ISBN).

Et pour les logiciels ? Le codage passant à 13 chiffres, les applications utilisant les ISBN doivent être (ou normalement, ont été) mises à jour, dans les bibliothèques, les centres de documentations et d'informations et les autres nombreuses structures concernées.

Une série de questions se pose alors : comment faire pour mettre à jour le logiciel fermé utilisé,

  • si l'éditeur du logiciel en a arrêté le développement ?
  • s'il a abandonné le logiciel et l'a retiré de son catalogue ?
  • si l'éditeur a été racheté, a fusionné, a disparu, sombrant avec les informations sur le fonctionnement du logiciel ?

Et les données, informations encore plus importantes, sont-elles dans un format connu voire ouvert pour être reprises par un autre logiciel ? L'interopérabilité est en jeu, comme la pérennité des données et donc l'archivage.

Des données dans des formats ouverts, des logiciels avec des formats ouverts et des licences d'utilisation ouvertes sont un trio permettant l'indépendance et la pérennité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Normalisation en bibliothèques, en sciences de l'information et pour les archives

Le travail du TC 46 de l'ISO

TC 46 ISO : au sein de l'organisation internationnale ISO [1], c'est le Comité Technique 46, intitulé « Information et documentation ». Le TC 46 compte 35 pays participants, et son domaine de travaux concerne :

Normalisation des pratiques relatives aux bibliothèques, aux centres de documentation et d'informations, à l'édition, aux archives, au records management, à la documentation muséographique, aux services d'indexation et de résumés, et aux sciences de l'information. [2]

Dans ces pratiques, il y celles liées à l'utilisation de formats, protocoles, normes et standards, ouverts ou pas. Avec aussi le sujet de l'interopérabilité : ainsi le sous-comité 4 de ce TC 46 (soit le « TC 46/SC 4 ») est en charge de l'« Interopérabilité technique » [3] et des liens existent aussi avec des formats comme PDF/A.

Le TC 46 doit se réunir en Espagne du 7 au 10 mai 2007, à Santiago de Compostela. La direction de ce TC 46 touchant aux formats est constituée de 2 organismes français, représentés par 2 françaises : l'AFNOR [4] pour le Secrétariat avec Marie-Martine Guillabert, et la BnF [5] pour la Présidence, avec Catherine Dhérent (qui a notamment introduit en France le format EAD).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Cet article daté du 10 janvier est le 1024e (petit clin d'œil... informatique...).

Les formats en 2007 : 12 prévisions (négatives)

Les prévisions négatives pour 2007

Après la version positive, voici les versions négatives des 12 prévisions des 12 mois de 2007 :

Archives : une partie des données numériques de l'administration est menacée ; la NASA indique avoir définitivement perdues les bandes originales d'Apollo 11.

Bibliothèque numérique européenne (BnuE) : un accord exclusif est passé entre la BnuE et un fournisseur dont les technologies, logiciels et formats utilisés sont fermés.

DVD Video Haute Définition (HD) : les DVD Video classiques sont retirés du marché par les éditeurs qui ne proposent plus que des HD-DVD ou des Blu-ray Disc pour lesquels l'achat de nouveaux matériel est obligatoire.

Décret accesssibilité : les experts impliqués travaillent sur le sujet mais l'année 2007 passe sans publication, comme si une malédiction...

Formats-Ouverts.org (FOo) : le site ferme (incompatibilité site/rédacteur suite à mariage du rédacteur ou à de nouvelles orientations bénévoles voire professionnelles ?).

Messagerie instantanée : impossible d'échanger avec un utilisateur du même logiciel de messagerie instantanée que le sien sans se signaler à l'Autorité de Régulation des Messageries Techniques (ARMT).

Musique numérique : les fichiers numériques deviennent tous chronodégradables, pour « permettre aux clients de s'acheter de la musique toujours d'excellente qualité ».

Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) : les experts impliqués travaillent sur le sujet mais l'année 2007 passe sans publication, comme si une malédiction...

Suite bureautique : le Massachussets abandonne le format ODF « suite à un accord historique » et « admet s'être égaré en envisageant un autre format que celui produit par le leader mondial du logiciel ».

Sites Web : le fait de mentionner l'interdiction de faire un lien est qualifié de « diffamation envers la propriété intellectuelle des créateurs de sites » lors d'un procès.

Union européenne : malgré sa condamnation dans le procès contre l'Europe, Microsoft remporte le marché pour équiper tout le système d'information des structures europénnes.

Utilisateurs et citoyens : comme avant, donc « cliquez, utilisez et vivez numérique », c'est tout et cela suffit, ne comprenez pas trop.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats en 2007 : 12 prévisions (positives)

L'année 2007 et les formats : il se pourrait que...

Vœux et bilans et prévisions : tel est le trio de début janvier.

Voici donc par ordre alphabétique 12 choses pour les 12 mois à venir à propos de formats ouverts et d'interopérabilité.

Prévisions positives :

Archives : les sujets de l'archivage électronique, avec l'utilisation des standards ouverts, et du records management sont de plus en plus pris en compte par les administrations, les collectivités et autres services publics producteurs de documents numériques ; la NASA retrouve les bandes d'Apollo 11.

Bibliothèque numérique européenne (BnuE) : Jean-Noël Jeanneney, président de la BnF et à l'origine du projet de Bibliothèque numérique européenne, annonce que la BnuE ne va utiliser que des standards ouverts dans « une volonté d'indépendance technologique, d'innovation et d'ouverture dont les bilbiothèques sont intrinsèquement porteuses ».

DVD Video Haute Définition (HD) : face au risque de non-vente du fait de la prise de conscience des consommateurs, un accord est trouvé entre les industriels et leurs partenaires pour ne proposer qu'un seul format de DVD en HD, au lieu du Blu-ray Disc et du HD DVD concurrents : il repose sur un ensemble de normes ouvertes confiées à un consortium à l'image du W3C.

Décret accesssibilité : le gouvernement publie les décrets d'application exigeant que les sites Web publics soient conformes aux normes ouvertes d'accessibilté.

Formats-Ouverts.org (FOo) : le site FOo devient l'activité principale à plein temps de son rédacteur en chef, pour promouvoir encore plus le développement et l'utilisation des standards ouverts.

Messagerie instantanée : au lieu de continuer de développer de leur côté leurs propres protocoles, les industriels se regroupent et adoptent le protocole ouvert de l'ISO, XMPP, pour permettre réellement d'échanger entre tous les logiciels de messagerie instantanée, à l'image du téléphone.

Musique numérique : Sony, Apple et Microsoft (SAM) proposent de la musique numérique dans un format commun et ouvert, élaboré au sein du consortium SAM : les ventes explosent.

Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) : le RGI est enterinné et s'appuie sur l'utilisation de formats et protocoles ouverts. Ses décrets sont publiés, salués et soutenus par l'ensemble des acteurs informatiques.

Suite bureautique : après avoir déjà adopté le format ouvert PDF, Microsoft implante totalement et officiellement le format bureautique ouvert ODF de l'ISO dans sa suite bureautique Office sans passer par des solutions tierces, et propose ainsi un produit vraiment complet.

Sites Web : pas d'interdiction de faire des liens hypertextes devient un slogan à succès au point que les sites qui ne l'appliquent pas voient leur fréquentation chuter du fait d'une prise de conscience citoyenne des internautes ; le W3C continue de faire évoluer le format ouvert HTML.

Union européenne : l'interopérabilité basée sur les standards ouverts sont déclarés « constituants de base de l'économie du savoir de l'Europe », avec des recommandations fortes à l'encontre des pays membres.

Utilisateurs et citoyens : chaque foyer se voit octroyer un crédit de formation pour bénéficier d'un stage systématique à l'utilisation des technologies de l'information et de la communication, avec notamment l'histroire de ces technologies et les standards ouverts comme base des connaissances et des compétences.

Et aussi, les prévisions négatives.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format des courriers électroniques

Les courriels : du texte, pas du HTML !

Je vais vous parler d'un temps que les moins de 10 ans (d'ancienneté) sur Internet ne peuvent pas connaître... (toute ressemblance avec une formulation (un format ?) de texte de chanson n'est pas fortuite...).

Il y a donc plus de 10 ans, les sites Web, le courrier électronique et autres aspects d'Internet n'étaient connus que de peu d'utilisateurs : cela faisait d'ailleurs passer pour un doux dingue fou de dire qu'une révolution était en marche, y compris dans des milieux informatiques...

Déjà il y a plus de 10 ans, Internet reposait sur des formats et des protocoles comme HTTP, HTML, SMTP ou POP, qui permettaient aux pages Web et aux courriels d'exister. Ils le permettent encore aujourd'hui, et ce sont des standards ouverts.

Pour le courriel [1], une des utilisations les plus répandues de nos jours, il utilisait le format appelé « texte brut » : il n'y a pas de gras, pas de souligné, pas de police différente, pas de couleur. Cela était la norme technique [2] pour des raisons de légèreté, d'efficacité, d'interopérabilité et d'absence véritablement d'autres solutions.

Et puis vint la possibilité d'écrire des courriers électroniques au format HTML avec aussi des débits plus importants : les logiciels de messagerie proposèrent même par défaut ce réglage. Pourtant les règles techniques comme celles en usages sur le Net (la netiquette) [3] ne recommandaient pas ce format HTML : le HTML est fait pour les pages Web, normalement pas pour les courriels.

Mais l'usage s'est répandu parmi les utilisateurs, sans explication des problèmes de la taille des courriels en HTML, des règles et usages en vigueur ou des dangers en terme de sécurité. Pourtant ces problèmes demeurent. Et certaines structures interdisent les courriels en HTML, comme aussi des listes de diffusion.

Ce sujet important du format HTML des courriels est soulevé à juste titre par Daniel Glazman [4], impliqué dans le travail du W3C. Il faut souhaiter que cela sera entendu.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les vœux des candidats aux présidentielles et les formats...

Ils utilisent comme format...

C'est la saison des vœux : outre ceux de Formats-Ouverts.org et ceux du Président de la République aux français, les candidats à l'élection présidentielle de 2007 ont aussi diffusé leurs vœux via le Web.

Encore une fois, la question ELF se pose : Et Les Formats ? De manière factuelle, on a par ordre alphabétique :

  • Ségolène Royal, une video format Flash et le texte [1] ;
  • Nicolas Sarkozy, une video au format Windows Media Video et quelques lignes de présentation [2] ;
  • Philippe de Villiers, une video au format Windows Media Video et quelques lignes de présentation [3] ;
  • Dominique Voynet, une video au format Flash et quelques lignes de présentation [4] ;

Donc :

  • que des formats fermés ;
  • peu des propos tenus proposés au format texte en ligne ;
  • aucune diversité de format : un seul format disponible ;
  • impossibilité pour une partie des internautes de consulter les videos.

Il y a sans doute encore du travail d'explication à faire à propos des enjeux des formats utilisés, ouverts ou pas... Quant aux sujets de l'interopérabilité, de l'archivage, de l'indépendance technologique, de l'innovation ou de l'accès à tous aux informations, ils ne sont pas vraiment illustrés de la sorte... [5]

Sources et liens :
  • [5] C'est une formulation (un format ?) sobre... Il serait aussi possbile de poser la question « Qui pensera (osera ?) utiliser aussi des formats ouverts comme Ogg Vorbis ou Ogg Theora ? ».
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les vœux du Président et les formats

Les vœux du 31 décembre et les 7 formats

Le 31 décembre à 20h se déroule traditionnellement en France l'allocution du Président de la République pour « les vœux aux Français ».

Alors à propos de ces vœux, la question ELF se pose donc : Et Les Formats ? Signalons déjà qu'il n'y a pas la mention « Seul le prononcé fait foi » mais on trouve :

  • en direct, la version radiodiffusée et télévisée, via poste de radio et de télévision : a priori, pas de problème de format avec ces appareils, on allume et cela fonctionne (pas de problème d'interopérabilité) ;
  • le texte en ligne disponible sur le site Web de l'Élysée, soit au format ouvert HTML ;
  • 2 formats numériques audio : MP3 et Windows Media Audio (WMA, de Microsoft) ;
  • 2 formats numériques video : Quicktime (d'Apple) et Windows Media Video (WMV, de Microsoft).

De ces 4 derniers formats, aucun n'est vraiment ouvert. Et le MP3 serait sans doute suffisant pour l'audio.

Il y a pourtant des formats ouverts en audio et video, qui plus est libres : le Ogg Vorbis pour le son (utilisé par des industriels et par des radios) et le Ogg Theora pour la video (utilisé par exemple par l'université de Nice Sophia-Antipolis).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vœux 2007

Chères lectrices et chers lecteurs de Formats-Ouverts.org

(La forme (format ?) ci-dessus est un peu solennelle...)

Après 2005 et 2006, voici déjà la 3e fois que je prends le clavier pour vous souhaiter au seul format texte (désolé, point de fichier audio ni de video) une bonne et heureuse nouvelle année. Donc excellente année 2007 à toutes et à tous, avec le meilleur de ce que vous souhaitez. Pour les formats, les protocoles et les standards, qu'ils soient encore plus réellement ouverts et utilisés, avec une interopérabilité véritable et non pas seulement comme terme marketing.

Voilà pour le début. Normalement, dans une tournure classique, il faudrait aussi parler des élections (écrire plutôt « les grands rendez-vous démocratiques de 2007 », cela est un meilleur format), de la guerre des formats (« les affrontements à propos des formats à l'ère du numérique » est mieux) et de l'importance des formats (ou « les enjeux capitaux des formats dans la société de l'information »).

Donc, en 2007 aussi et encore plus, vivent les standards ouverts ! (cela n'est pas une imitation ni une parodie ni un détournement du format des vœux présidentiels [1]). Et « Prozit Neujahr ! » selon la formule allemande, un format très présent, n'en déplaise à l'anglais, du fait du concert de Nouvel an à Vienne [2].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :