Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1582 articles en ligne, dont 14 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008 RMLL, du 1er au 5 juillet 2008Du 1er au 5 juillet 2008, les neuvièmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL), à Mont-de-Marsan


Et de quatre : la Californie va utiliser des standards ouverts

4 États américains exigent des standards ouverts

Début février 2007, c'était le Texas et le Minnesota, précédés par l'exemple du Massachussets en 2005.

En ce 28e et dernier jour du mois, c'est au tour de la Californie d'annoncer sa volonté d'utiliser des standards ouverts à partir du 1er janvier 2008 :

tous documents, mais sans être limités à ceux-là, de type textes, tableaux de tableur et présentations, produits par n'importe quelle agence gouvernementale devra être créé, échangé et conservé dans un format ouvert de type XML, comme indiqué par le service [en charge du domaine].

En ce qui concerne la manière d'appliquer cette section, le service, dans son évaluation du format ouvert de fichier de type XML, devra prendre en compte toutes les caractéristiques suivantes :

(1) Interopérable parmi plusieurs platerformes et applications internes et externes ;

(2) Complètement publié et disponible sans royaltie ;

(3) Implémenté par plusieurs fournisseurs ;

(4) Contrôlé par une organisation ouverte d'industriels avec un processus interne clairement défini pour faire évoluer le standard.

C'est encore une fois l'excellent site Standards Blog [2] de Andy Updegrove qui a annoncé et développé l'information dans un article [2]. Outre l'interopérabilité, la pérennité et l'archivage des documents de l'État de Californie seront ainsi également renforcés.

Et pendant ce temps-là... en France... il n'y a plus de nouvelle du RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité), qui devait lui aussi reposer sur des standards ouverts, confirmant les prévisions négatives de 2007. Selon Alexandre Zapolsky, PDG de Linagora, lors d'un chat du 22 février [3], le document « est traité chez le Ministre de la Réforme de l'État », qui avait déclaré le 18 janvier à Bertrand Lemaire que « C'est en cours. » [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une phrase qui peut bien résumer le problème des formats

Matériel-logiciel-données : quand ils sont inséparables

Du 8 au 12 janvier 2007 à San Francisco se tenait le salon Macworld [1], avec en ouverture Steve Jobs pour sa présentation (la keynote, dont on connait le format, au point d'en avoir des parodies). Ce fut l'occasion habituelle d'annoncer et de présenter les nouveaux produits, logiciels et services d'Apple. Pendant plus d'une heure le nouveau téléphone-baladeur-terminal Internet d'Apple, l'iPhone [2], fut aussi présenté, avec des précisions techniques à son sujet :

Au cours de cette longue présentation de l'iPhone, une des pages projetées à l'écran (et réalisée avec le logiciel Keynote, comme Al Gore) indiquait ceci :

Interplay of hardware & software - « People who are really serious about software should make their own hardware » (Alan Kay)

Alan Kay [3] est un éminent informaticien et chercheur, qui a travaillé entre autres chez Apple dans les années 80. On peut traduire ce texte par :

Travail conjoint du matériel & des logiciels - « Les gens vraiment sérieux à propos de logiciels devraient faire leur propre matériel. »

En d'autres termes : il y a imbrication du matériel et des logiciels qui l'exploitent ; si un éditeur de logiciels veut travailler sérieusement, il doit aussi faire son propre matériel pour avoir un contrôle total.

C'est une excellente synthèse de certaines situations et de l'aspiration de tout industriel, avec une conséquence logique mais oublié : les informations seront traitées au mieux par les logiciels de ce matériel. On a donc un trio indissociable, matériel-logiciels-données : le format de chacun est le maillon qui les lie.

L'iPod [4] est une illustration parfaite de cette approche : le baladeur avec ses logiciels propres (que sur iPod) et sa musique propre (au format AAC pour logiciels Apple, iPod ou iTunes). Mais cela n'est pas le seul fait d'Apple : toujours en musique numérique, les baladeurs Sony ou ceux basés sur le format de Microsoft font de même.

Le duo logiciel-données est une version réduite du trio ci-dessus, mais encore plus répandu : les données ne sont utilisables qu'avec un seul logiciel, et le format fermé en est la cause. L'interopérabilité n'est bien sûr pas de mise, alors que les standards ouverts garantissent bien plus l'indépendance et la pérennité (et aussi l'archivage).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Al Gore, le climat et les formats

De la pérennité de la présentation de Al Gore sur le climat

L'ancien vice-président Al Gore [1] est à l'honneur : il a été reçu le 10 octobre 2006 à l'Assemblée Nationale [2], son film Une vérité qui dérange (An inconvenient truth, titre original) [3], présenté au Festival de Cannes 2006, est sorti en France le 11 octobre et a remporté le 25 février deux Oscar 2007 (sur ses 2 nominations) : la meilleure chanson et surtout le meilleur film documentaire [4].

Le film montre Al Gore dans sa tournée de conférences à propos du changement et du réchauffement climatiques. On le voit avant et après les conférences, mais aussi pendant : ce sont alors les pages de sa présentation avec ordinateur qui sont filmées.

Al Gore utilise un ordinateur portable Apple, plusieurs fois visibles dans le film, pour présenter sa conférence comme pour les préparer. (C'est assez logique, étant uilisateur revendiqué et membre du conseil d'administration d'Apple [5]). Le logiciel de présentations utilisé est Keynote d'Apple [6], qui ne fonctionne qu'avec le système d'exploitation d'Apple, Mac OS X. Mais le plus important n'est pas forcément les logiciels (Apple ou pas).

Ainsi, lors des conférences, les présentations informatiques (avec par exemple les différents effets ou les transisitions) sont au format du logiciel Keynote.

La question suivante se pose donc : quelle est la pérennité des présentations informatiques de Al Gore ? Le format de leurs fichiers étant propre à un seul logiciel, propre à un seul système d'exploitation, dans des versions particulières, rien ne garantit de pouvoir les utiliser d'ici quelques années (voire moins).

Certes, la pérennité de la planète en danger est bien plus importante que la pérennité des fichiers numériques qui ont servi à informer et alerter. Mais les archives de cette présentation mériteraient tout de même un format ouvert, rien que pour les consulter en constatant avoir évité le pire en partie grâce à eux.

(Pour le DVD du film, sera-t-il au format DVD Video, HD-DVD ou Blu-ray ?... Et dans un format court et en anglais : Mr Vice President, please consider using open standards for your presentations about global warming as a very important point in order to guarantee future access to your work: your archives do not deserve to be locked in one software's closed format, but require interoperability.)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le MP3, un format ouvert ? Et bien, non !

Une condamnation de Microsoft à propos de brevets sur le format MP3

Changeons un peu de formulation, de ton et de longueur à propos de cette information largement reprise : Microsoft a été condamné à verser 1,5 milliard de dollars à Alcatel-Lucent pour violation de brevets sur le format audio MP3 [1].

En d'autres termes : le format MP3 a des brevets, le MP3 n'est pas un format ouvert.

Au contraire, le format audio Ogg Vorbis est un format ouvert, donc dépourvu de brevet, et certains industriels l'utilisent déjà.

Quant au format video, les QuickTime, Windows Media Video et autres Real connaissent la même situation. Alors que le format video Ogg Theora est un format ouvert. Et l'université de Nice Sophia Antipolis l'utilise quotidiennement en production.

Alors : « Mesdames et Messieurs les Responsables marketing, juridiques, techniques ou de sociétés, pensez aux formats ouverts, aux vrais, et utilisez-les ! » (Pour élaborer une note de situation, le contenu de Formats-Ouverts.org est disponible... et Internet qui repose sur des formats (et des protocoles) ouverts est un bel exemple de réussite à donner, n'est-ce pas ?).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Match entre contenu et contenant : un exemple original...

Video à la demande et Vodeo.tv : les technologies Microsoft contre les technologies ouvertes

Voici un bel exemple de contenu (de la video à la demande) et de contenant (un site Web) que l'on peut prendre de manière humoristique dans un premier temps... mais qui est très révélatrice.

La campagne de publicité pour Windows Vista bat son plein : depuis le feu d'articifice de lancement le 30 janvier, des pages entières sont par exemple publiées dans la presse (mais il ne s'agit pas d'inciter à choisir Vista, car le choix n'existe pas). La semaine dernière, Télérama proposait 2 pages à propos de Vista, l'une avec Bouygues Telecom et l'autre avec Canon [1].

Vista soutient le site Vodeo.tv, mais il n'y a rien de Microsoft !

Cette semaine, le numéro de Télérama [2] propose une seule page de publicité, toujours avec le terme « Waouh », intitulée « Waouh à la demande ! Windows Vista et VODEO.TV »

Passons sur le format anglo-saxon des guillemets (") utilisés dans la revue papier alors que le site Web de Microsoft France [3] utilise les guillemets français («»), et considérons le site Vodeo.tv [4] :

  • ses pages Web sont établies avec la technologie PHP (format ouvert) ;
  • son serveur Web utilise le logiciel libre Apache (format ouvert) ;
  • le système d'exploitation du site est le logiciel libre Debian GNU Linux [5] (format ouvert) ;
  • bref, que des technologies ou logiciels ouverts, une merveille, pourrait-on dire.

Dans ce match à propos du contenant, on a donc : Technologies, logiciels et formats ouverts : 1 - Microsoft : 0.

Vista soutient les contenus du site Vodeo.tv, et tout y est Microsoft !

Qu'en est-il des contenus proposés par Vodeo.tv, c'est-à-dire des « reportages, documentaires, interviews et émissions TV » du site ? Comment consulter cette video à la demande ? Voilà ce qu'on peut lire [6] :

La vidéo à la demande n’est pour l’instant pas compatible avec les plates-formes Macintosh et Linux, indépendamment de notre volonté. La technologie de protection des fichiers vidéos, liée à la DRM Windows, n'étant pas encore compatible sur ces plates-formes. Plus d’infos. Les utilisateurs de Macintosh ou Linux peuvent cependant commander nos programmes au format DVD gravés sur demande.

Donc, sans une machine Windows, voire une machine avec Windows Vista, ici point de video à la demande, pas de consultation en ligne et pas d'interopérabilité.

Dans ce match des contenus, on a donc : Technologies, logiciels et formats ouverts : 0 - Microsoft : 1.

Alors, quel résultat final ?

Y a-t-il match nul 1 - 1 ? Oui et non car tout dépend comment on considère les choses :

  • si les contenus ne sont pas plus pris en compte que cela, on peut dire match nul ;
  • en revanche si les contenus sont bien les plus importants, alors Microsoft l'emporte via ses technologies et possède un pouvoir technique de contrôle des données qui lui permet de s'imposer sur les ordinateurs via les contenus qu'il sait seul exploiter.

On risque d'avoir : Vodeo.tv dit c'est pas moi, c'est Microsoft. Microsoft dit c'est pas moi, c'est les majors. Les majors disent ce n'est pas nous, c'est pour aider les consommateurs et pour faire vivre l'industrie. Mais les contenus sont bien le cœur du problème, avec leur format.

Sources et liens :
  • [1] Télérama n°2979 : page 11 Vista et Bouygues Telecom Entreprises, page 13 Vista et Canon
  • [2] Télérama n°2980 : page 15 Vista et Vodeo.tv. et aussi dans le Télérama n°2981 : page 4 (donc en dos de couverture)
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le 22 février, date importante pour la bureautique (et les formats)

Le 22/2 : 2 sociétés, 2 auteurs, 2 lieux

Le 22 février (un jeudi), qui s'écrit presque pareillement au format français (22/2), ou anglo-saxon (2/22), est sans doute une date à retenir, même si elle ne concerne pas vraiment l'Histoire, mais va sans doute compter dans l'histoire du numérique. La pièce se passe en 2007 en 2 fois 2 temps et en 2 lieux.

Acte I : Microsoft Open Letter

Scène 1 : monde, 14 février - Microsoft publie sa longue lettre ouverte Interoperability, Choice and Open XML [1], où la société accuse IBM de mener une campagne globale contre le format Office Open XML.

Scène 2 : France, 22 février - Un très long document à lire, intitulé Open XML ou comment faire d'une bonne spécification un mauvais standard, signé Jean-Marie Gouarné, est publié [2]. Il développe son propos en 5 grandes parties et passe en revue de manière très détaillée le texte de la lettre ouverte de Microsoft. Il y est question du ton employé, du RGI retardé, des coulisses, d'interopérabilité, de l'ECMA, de l'ISO, de substituabilité et de bien d'autres points techniques ou stratégiques. Avec ces 2 dernières phrases de conclusion :

Quelles que soient les arrière-pensées d'IBM, les propos publiés par Jean Paoli et Tom Robertson sont outranciers et ne parviennent pas à masquer une autre vérité : tel qu'il est mené actuellement, le "projet" Open XML est un brûlot lancé contre les efforts de standardisation en cours, et une tentative pour imposer au marché des normes redondantes dont il n'a pas besoin. Si les chiens de garde de la normalisation se laissaient endormir, nous verrions l'excellent dossier technique qu'est Open XML devenir une arme de déstandardisation massive.

Acte II : Google Apps

Scène 1 : monde, 22 février - Google annonce la disponibilité de Google Apps Premier Edition en anglais, dénommé Google Apps Edition Premium en français [3], un ensemble de services en ligne pour les organisations, petites, moyennes ou grandes, du secteur privé comme public. Il s'agit des services :

  • Gmail pour les courriels ;
  • Google Talk pour la messagerie instantanée et les appels téléphonqiues ;
  • Google Agenda pour gérer plannings, réunions et agendas ;
  • Google Page Creator pour créer des pages Web ;
  • Google Document et Tableur, pour le traitement de texte et le tableur.

Une partie de l'offre est gratuite, mais sans certaines fonctionnalités proposées dans la version payante. Et les analyses et les commentaires décrivent cette nouvelle offre de Google comme une attaque contre Microsoft au moment de la sortie de Windows Vista et de Microsoft Office 2007 : travail en ligne via un navigateur contre travail en local via des logiciels dédiés.

Scène 2 : France, 22 février - Un long article à lire, Google : l’offre Bureautique 2.0 "haut de gamme" est disponible ! [4], signé Louis Naugès, développe l'information de Google Apps sous l'angle du Web 2.0 et ici de la « Bureautique 2.0 » et analyse la situation. (Il faut souligner que les articles de Louis Naugès sont toujours abondamment et habilement illustrés, ce n'est pas du format texte comme ce que vous lisez ici !). Son avis général :

C’est un événement majeur et un signal fort : les solutions “Bureautique 2.0” professionnelles sont maintenant une alternative crédible aux approches Bureautique 1.0 (Office, Exchange, Notes ...), utilisées aujourd’hui par plus de 90 % des salariés des entreprises de toute taille, de tout secteur.

ELF : Et Les Formats ? FOO : Fermés Ou Ouverts ?

C'est la question à se poser : ce qui sera produit avec ces outils sera-t-il dépendant uniquement de ces outils, format ouvert ou pas ?

  • S'il est possible d'implémenter Open XML comme un format ouvert, d'autres logiciels que Microsoft Office pourront le proposer ;
  • Google propose les formats .doc, .xls, HTML, ODT, ODS, RTF, CSV [5], pour les textes et les tableaux : bientôt aussi donc le format ouvert ODF ?, d'autant plus qu'il fait partie de l'ODF Alliance depuis juillet 2006.

Ce qui compte avant tout, ce sont les données. La guerre des formats continue, la quête de l'interopérabilité fait rage (et aussi celle de l'archivage, de l'indépendance, de la concurrence et de l'innovation).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

C'est la guerre des formats, dit presque Microsoft

OOXML (Office Open XML) contre ODF (OpenDocument Format), Microsoft contre IBM

Une guerre des formats se déroule en ce moment en bureautique, notamment entre IBM et Microsoft : ce dernier le déclare même dans une « lettre ouverte ». Avant les commentaires et les questions à propos de cette information, voyons tout d'abord la fiche des faits :

  • le mercredi 14 février 2007 (pour la Saint Valentin ? ou pour « le jour pi -1  » ?) ;
  • Microsoft a publié « une lettre ouverte » (An open letter) [1] ;
  • elle est intitulée « « Interopérabilité, Choix et Open XML » (Interoperability, Choice and Open XML) ;
  • elle est disponible sur le site Microsoft Interoperability [2] ;
  • elle est signée par 2 hauts responsables de Microsoft : Tom Robertson, GM Interoperability & Standards et Jean Paoli, GM Interoperability & XML Architecture.
Les propos de la lettre ouverte

Cette lettre ouverte comporte 16 paragraphes répartis en 5 parties identifiées par des intertitres. Pour ce qui est des termes employés dans le texte (hors titre, sous-titres et signatures), on trouve :

  • interoperabilié : 13 fois ; interopérable : 2 fois ;
  • Open XML : 30 fois ;
  • ODF : 10 fois ;
  • standards ouverts : 2 fois.

Ce document a déjà donné lieu à de nombreux articles [3] qui ont repris cette information et qui l'ont commentée. Le point essentiel qui ressort concerne les attaques de Microsoft contre IBM : cité à huit reprises, 2 fois au début (pour son votre contre Open XML à l'ECMA) et surtout à la fin (avec 6 occurences), IBM est associé au terme « campagne » (contre Open XML). Or « campagne » est aussi un terme militaire en temps de guerre.

Des responsables de Microsoft ont d'ailleurs clairement commenté et précisé les choses dans certains des articles parus à propos de cette lettre ouverte :

Cette lettre vise notamment à faire la lumière sur ce qui s'est passé pendant le premier mois du processus accéléré, en termes de bataille politique, de blocage et de lobbying, indique Marc Gardette, responsable Stratégie chez Microsoft. Et au passage, de donner un coup de projecteur sur l'attitude et l'hypocrisie d'IBM à l'encontre de ses clients et enfin, d'éclairer le débat sur les motivations de chacun. Il s'agit également de faire réfléchir les partenaires. [3]

Les remarques et les questions

En résumé, il y a donc un affrontement, une guerre, entre IBM et Microsoft, avec IBM accusé d'agir contre le format Office Open XML de Microsoft, et au profit du format ODF.

Et alors ? Nihil novi sub sole, il n'y a rien de neuf sous le soleil :

  • En 2006, c'est Microsoft qui était presque accusé par Sun de vouloir ralentir les travaux de l'ISO à propos d'ODF : Jim Thatcher, un représentant de Microsoft, avait en effet intégré le comité de l'ISO chargé de normaliser le format OpenDocument, concurrent d'Open XML [4].
  • En France, les actions de Microsoft en faveur de Open XML (donc contre ses concurrents) sont nombreuses et logiques : séminaires, courriers d'information (mairies, préfectures, départements, clients [5]), communications vers la presse, contacts divers... Tous les relais et les réseaux sont naturellement mis en œuvre pour diffuser l'information à propos de ses produits et de son approche. Le contraire serait anormal et serait même une faute professionnelle.
  • Même les structures nationales de normalisation citées dans la lettre ouverte sont des lieux d'affrontement des 2 entreprises : en France il s'agit de l'AFNOR où le comité en charge de déterminer la position française sur Open XML comporte entre autres un (ou des ?) représentants de HP... de IBM... et de Microsoft (avec peut-être pour ce dernier Bernard Ourghanlian ? Cela serait logique au vu de ses titres de CSO, CTO, voire NTO de Microsoft France). Mais la question des membres de ce comité AFNOR demeure, pour Microsoft comme pour les autres.

Finalement, voilà un épisode de plus : il s'agit bien d'une guerre de l'information et de la communication, aux yeux de tous et aussi dans les coulisses, à propos de la guerre des formats, ouverts contre fermés, avec notamment l'interopérabilité et l'archivage comme enjeux.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La NASA se met au mètre !

La NASA adopte le mètre comme unité sur la Lune...

Pour l'instant, la nouvelle n'a guère attiré l'attention que des passionnés de l'espace et des formats.

C'est ce qu'on pourrait écrire comme commentaire concernant la décision de la NASA du 8 janvier. Et cette formulation est aussi un clin d'œil à la première phrase du texte de Jean-Noël Jeanneney le 22 janvier 2005 à propos de Google Books.

Le 8 janvier 2007, la NASA a donc annoncé qu'elle allait désormais utiliser le mètre comme unité de mesure pour toutes ses opérations à la surface de la Lune pour son retour sur notre satellite naturel : « And now the Moon will be metric too. » (et maintenant sur la Lune aussi le système métrique va être utilisé). [1] L'Irlande avait aussi adopté le mètre le 20 janvier 2005.

De l'importance capitale des unités utilisées

Comment échanger ? Comment communiquer ? Il y a 2 possibilités : en utilisant des régles identiques (mais alors sans diversité), ou alors avec des règles différentes mais parfaitement connues de chacun. L'unité de mesure pour les distances ou pour le temps font parties des règles utilisées qu'il faut savoir convertir pour passer de l'une à l'autre si elles ne sont pas identiques (mètre - pied) et ainsi faire preuve d'interopérabilité. Sinon, de gros problème peuvent survenir...

Et les unités de mesure ont des formats ouverts (on sait comment elles sont déterminées et sont utilisables par tous), que ce soit les livres, les pieds, les pouces, le mile, le mètre (distance), la seconde (temps) ou le gramme (masse). Ces 3 dernières unités sont utilisées sur la Terre entière (excepté les États-Unis, le Libéria et la Birmanie) et constitue le système métrique [2].

En plus de la Lune avec le sytème mètrique,... la Lune avec les protocoles ouverts d'Internet

Le texte de la NASA va plus loin que le format ouvert non-électronique des unités de mesure : en effet, les protocoles d'Internet sont envisagés sur la Lune,

La NASA envisage aussi d'adopter d'autres standards pour ses opérations lunaires. Par exemple, une autre idée débattue de manière informelle par les agences spatiales est d'utiliser sur la Lune pour le système de communication le même type de protocoles Internet que ce que nous utilisons tous aujourd'hui sur Terre. « De la sorte, si une petite agence spatiale ou si une compagnie privée veut s'impliquer dans ce que nous faisons sur la Lune, ils pourront déjà dire Hé, nous savons déjà utiliser les communications Internet », a déclaré Jeff Volosin [un responsable de la NASA]. « Cela abaisse la barrière d'entrée. » (gras ajouté). [1]

Et Internet sur Terre reposent sur des protocoles ouverts (Web, courriel, transfert de fichiers,...). La NASA et la Lune deviennent ainsi l'un des meilleurs exemples de l'importance et de l'utilisation des protocoles ouverts.

En résumé : Standards ouverts : objectif Lune !

Sources et liens :
  • Merci à Patrick Guignot et son article Journal : Les standards et l'interopérabilité dans l'exploration spatiale, le 10 janvier 2007, http://linuxfr.org/~patrick_g/23497.html (les commentaires nombreux et riches citent Formats-Ouverts.org et donnent aussi des informations intéressantes)
Et sur Formats-Ouverts.org :

En ce 14 février, Airbus, le nombre pi et les formats

Le format des dates est capital et révèle des choses...

Nous sommes le mercredi 14 février 2007. Et en écrivant ces mots, j'ai appliqué un format (sans voir des formats partout) : en effet, la date ci-dessus est donnée sous la forme du nom du jour, du numéro (en chiffres, le quantième), du nom du mois et de l'année (avec 4 chiffres). Mais il y a d'autres formats de date, comme 14/02/2007.

Cela peut sembler anodin, mais les dates sont capitales pour les données, et le format de ces dates encore plus : en effet, quand des logiciels et des machines échangent des dates, il faut que ce soit en se comprenant, donc :

  • en utilisant le même format de date, ouvert de préférence ;
  • ou en connaissant exactement le format utilisé par chacun pour passer correctement de l'un à l'autre. Cela a déjà été développé pour le 5 mai 2005 et le 6 juin 2006.

Parfois aussi, suivant les formats d'écriture, les dates peuvent renvoyer plus ou moins explicitement à d'autres éléments...

Pour commencer, il y a une semaine, Airbus...

Il y a une semaine se déroulait un vol de démonstration de l'Airbus A380 [1], avec presque 200 journalistes à bord, qui relatèrent ce vol de presse. C'était donc le mercredi 7 février 2007... ou encore le 07/02/2007... mais aussi le 07 02 07 ou alors en épurant plus, le 7 2 7... le 727... Or dans le domaine de l'aviation, le 727, c'est le Boeing 727 ! [2] Donc Boeing, le concurrent d'Airbus, était bien présent à la démonstration : clin d'œil volontaire ou pas, impossible à dire...

Pour continuer, en ce jour du 14 février...

En ce 14 février 2007, les « formats du jour » sont à prendre du côté de la Saint Valentin, de Piaf ou de T4XI... avec la forme du 4 qui fait penser au A, avec les chansons de la Môme en version (format ?) originale ou pas, avec les choses à faire au bon format de Valentin(e). Nous sommes donc le 14/02, ou 14/2 en simplifiant.

Pour finir, dans un mois, le 14 mars...

Dans un mois, ce sera donc le 14/3, dans un format français. Or dans le monde anglo-saxon, ce sera l'inverse, le 3/14 (mois/jour), ou le 3 14 avec une espace pour séparer (espace est dans ce cas du féminin). Or rien n'interdit de séparer avec un autre caractère. Le point ? Cela donne 3.14. La virgule ? Cela donne 3,14. Il vous semble reconnaitre quelque chose ?... 3,14... mais oui, voilà le début du nombre pi ! [3]

Et bien vous ne croyez pas si bien lire : le 14 mars, soit aussi le 3/14 est la journée du nombre pi [4], avec même des manifestations pour le célébrer, par exemple dans des facultés de mathématiques.

Alors, en ce 14 février « jour pi moins un », si pour le 14 mars « jour pi » des manifestations sont organisées, les commentaires peuvent servir à les signaler. Et coïncidence amusante, pi, le plus célèbre (ou presque) des nombres est fêté le jour de la naissance du plus célèbre (ou presque) des scientifiques, Albert Einstein ! [5]

(Le nombre pi n'était pas écrit dans ces lignes en lettre grecque, car il peut y avoir un problème de format... de caractères !)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vista est là

Et si on ne veut pas de Vista ?

(Voici comme annoncé en notules) - Le mardi 30 janvier 2007 était lancée la dernière version de Windows, dénommée Vista : un feu d'artifice et une soirée à La Défense, un train pour assurer la promotion, des dépenses très importantes en communication et donc une omniprésence médiatique, des interrogations sur les DRM,... : les sujets sont très nombreux à propos de la sortie de Windows Vista, y compris celui des prix de la mise à jour ou de l'achat au détail.

Mais oublions ces points pour considérer une situation très simple, l'achat d'un ordinateur neuf avec 2 questions : qu'en est-il alors du prix de Vista ? et si l'acheteur ne le souhaite pas ? Les 2 réponses sont simples : on doit connaître les prix détaillés et on doit pouvoir acheter la machine dépourvue de logiciels.

Qui dit cela ? La loi. Et aussi des réponses ministérielles publiées en 2005 qui indiquent la même chose : la vente liée (« la subordination de vente ») est interdite, le prix détaillé des logiciels fournis doit être indiqué. Pourtant la loi n'est pas respectée, au point que des actions en justice sont menées, comme celle très forte d'UFC-Que choisir en décembre (avec constat d'huissier). La DGCCRF s'est aussi emparée du dossier fin 2006 [1].

Et alors pour Windows Vista ? On ne peut que compter sur le respect des lois de la part des constructeurs et des éditeurs, dont Microsoft. Ce dernier ne peut être que très favorable à faire acte de transparence envers les consommateurs et à demander à ses partenaires de se conformer aux règles en vigueur (ou d'agir directement). Pour une saine et véritable concurrence (en l'état actuel il ne peut y avoir d'échec des ventes de Vista, chaque ordinateur étant vendue avec) et pour une information et un choix des consommateurs.

Ici, avant même les standards ouverts et l'interopérabilité, il s'agit d'être conforme à la loi : possibilité d'acheter une machine dépourvue de logiciels (format nu), affichage des prix détaillés. C'est ce que demande le groupe de travail Detaxe [2] et le site de la pétition Racketiciel [3] initiés par l'AFUL, avec l'excellent travail de nombreux volontaires très actifs, soutenus notamment par les associations AFUL, APRIL et ADULLACT. Début février 2007, une lettre ouverte a aussi été adressée aux constructeurs et aux distributeurs d'ordinateurs, pour en finir avec les racketiciels. [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Depuis un mois, 3 formats video à l'Assemblée nationale

Un mois avec le format MPEG 4 H264. Et alors ?

Le 22 novembre 2006, l'Assemblée nationale annonçait que « les postes micro-informatiques des députés seront dotés de logiciels libres à compter de la prochaine législature ». Poursuivant dans cette voie, le site de l'Assemblée nationale [1] propose depuis le 10 janvier 3 formats video pour suivre la retransmission en direct des débats des députés [2].

Il s'agit de :

Format Real, Format Windows Media et Format ouvert MPEG4 / H264

Les 3 logiciels associés indiqués sont : Real Player, Windows Media Player 11 et le lecteur libre VideoLAN. Que dire à propos de cette décision en place depuis 1 mois et 1 jour ?

D'une part cela fait preuve de diversité, contrairement à une approche avec un seul format fermé comme on a pu (on peut) le voir, y compris en janvier de la part de candidats à l'élections présidentielles. D'autre part le format MPEG 4 H264 est lisible avec le logiciel VideoLAN [3], qui est un logiciel libre (donc à format ouvert pour les coulisses). Enfin MPEG 4 H264 est qualifié de « format ouvert » (comme Ogg Theora, utilisé à Nice) : est-ce le cas ?

L'article du député Richard Cazenave, fortement impliqué dans cette décision avec le Président, les Service des Systèmes d'Information et les Webmestres de l'Assemblée nationale, qui annonce l'information [4] donne lieu à de nombreux commentaires intéressants. Il y a des soucis de brevets sur le format MPEG 4 H264 [5]. Cependant une implémentation dans le monde du logiciel libre existe. De plus les brevets ne sont pas forcément valides en Europe. Enfin, il y a les informations de fin janvier...

En effet, on apprenait fin janvier qu'un tribunal avait invalidé un brevet de la société Qualcomm présent dans le format H.264, ce qui rendrait le format sans brevet et donc ouvert. [6]

Toujours est-il que le site de l'Assemblée nationale va ainsi vers plus de prise en compte des différents utilisateurs et vers plus d'interopérabilité. Bientôt au tour des sites du Sénat et des services publics ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Minnesota exige aussi des formats ouverts

Le Minnesota est deuxième après le Massachussets

Il faut donner le palmarès tel qu'il est et avec ses justes places :

  1. le Massachusset ;
  2. le Minnesota ;
  3. le Texas.

Donc le Minnesota est le deuxième État américain à demander des formats ouverts, soit après le Massachussets mais avant le Texas à l'honneur précédemment. Voici donc le passage du texte de la décision du Minnesota qui porte sur ce qu'est un format ouvert [1] :

Au 1er juillet 2008, tous les documents texte, tableur et présentation de l'État du Minnesota devront être créés, échangés, maintenus et conservés dans un format ouvert, basé sur du XML, comme indiqué par le Chef du Bureau des systèmes d'information et qui est :

(1) interopérable parmi diverses plateformes et applications internes et externes ;

(2) totalement publié et disponible sans royalties ;

(3) implémenté par de nombreux fournisseurs ; et

(4) controlé par une organisation d'industriels ouverte, avec une procédure bien définie de l'évolution du standard.

A cette date, l'État du Minnesota devra être capable d'accepter tous les documents reçus dans un format ouvert de document bureautique et ne devra pas migrer vers un format de fichier utilisé courramment par une seule organisation.

Comme on le voit, la définition est encore une fois capitale. Comme on peut le constater, la définition du Texas a une certaine similitude avec celle ci-dessus du Minnesota. Et comme on doit le signaler, le texte d'Eric Kriss du Massachussets en janvier 2005 a marqué. Alors, « Au suivant ! ».

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Et de 3 pour les États américains qui exigent des formats ouverts

Après le Massachussets et le Minnesota, voici le Texas !

Les États veulent des formats ouverts pour leurs administrations, notamment à propos de tous les documents produits en bureautique. Le Massachussets a été le premier aux États-Unis, il y a 2 ans (et les choses n'ont pas été simples et ont peu été relatées).

Le Minnesota a pris la même décision. Et voici que le Texas vient d'annoncer la même chose, avec effet pour le 1er décembre 2007, comme indiqué par l'excellent site Standards Blog de Andy Updegrove [1].

Encore une fois, la définition de ce qu'est un format ouvert est capitale. Le texte du Texas indique :

b) Chaque document électronique créé, échangé ou maintenu par une agence gouvernementale doit être créé, échangé ou maintenu dans un format ouvert, basé sur le Extensible Markup Language, et indiqué comme suit :

(1) interopérable avec divers logiciels et plateformes internes et externes ;

(2) publié sans restriction ou royalties ;

(3) implémenté totalement et indépendemment par plusieurs fournisseurs de logiciels sur de multiples plateformes sans aucune restriction de propriété intélectuelle pour les technologies utilisées ; et

(4) contrôlé par une organisation d'industriels ouverte avec un processus clairement défini à propos de l'évolution du standard.

Le mouvement des États qui veulent contrôler leurs données se développe : outre ces 3, la Belgique, la Norvège ou la France (avec le RGI) sont en faveur des formats ouverts. L'interopérabilité sera aussi de mise. Le format ouvert ODF pourra sans doute répondre à cette définition.

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org :

Problème de format, par 3 fois

Pour les données, les fichiers ou les widgets : le format est capital, comme toujours

Voici 3 exemples qui ne font que rappeler que les formats sont au cœur des sujets numériques.

Les widgets : « incompatibles les uns avec les autres »

Les widgets [1] sont de petites applications sous forme de petites fenêtres présentes (ou facilement présentes) à l'écran de l'ordinateur pour proposer des informations ou des outils spécifiques (horloge, calculatrice, météo, calendrier,...). Les widgets existent sur Mac OS X (depuis la version 10.4 et activés dans Dashboard), sur Linux et sur le récent Windows Vista.

Mais ils restent parfaitement incompatibles les uns avec les autres. Une absence d'interopérabilité qui complique la tâche des développeurs Web [2]

Pourtant, les formats utilisés pour le fonctionnement des widgets peuvent être ouverts : mais c'est le « moteur » qui est derrière ces widgets qui diffère dans chaque cas. Il n'y a pas forcément d'indépendance par rapport à la plate-forme.

Les données et « l'enjeu crucial » des formats

Le format des données doit être ouvert : « C'est là où se jouent les enjeux de demain. Dès lors qu'une entreprise utilisatrice peut garder le contrôle du format de ses données, elle reprend son indépendance vis-à-vis de ses fournisseurs. » (Éric Mahé, responsable des nouvelles technologies, Sun Microsystems) [3]

Les administrations sont dans le même cas, avec une obligation sans doute encore plus forte de ne pas avoir les données publiques enfermées dans des formats fermés.

Les fichiers : « lisibles par tous »

Quand un responsable (DSI) de grand groupe explique que « Les deux seules choses qui comptent pour nous, ce sont l'interopérabilité et les standards. », les choses sont claires. Encore plus s'il s'agit de standards ouverts. Et de rajouter :

Ce que je veux, c'est avoir toutes les garanties que les milliers de documents déjà produits seront lisibles par tous et que les futurs le seront aussi tant par MS Office et OpenOffice. (Didier Lambert, Directeur des Systèmes d'Information d'Essilor et président du Cigref) [4]

Le format des fichiers et le format des données peut être considéré comme la même chose : on peut par exemple parler indifféremment de données au format EAD ou d'un fichier EAD. Ce qui n'est pas le format du système de fichiers (comme ext2, FAT16 ou HFS+) [5].

Sources et liens :

Ces 3 exemples sont tirés du magazine Le Monde Informatique du 26 janvier 2007, n°1142, site http://www.lemondeinformatique.fr/, dont les articles :

  • [2] « Tous les systèmes de widget sont parfaitement incompatibles les uns avec les autres. », de Christophe Bardy, page 6
  • [3] Les formats, l'enjeu crucial, de François Lambel, page XXX du supplément Guide de l'Open Source
  • [4] « Limiter les situations de monopole », de François Lambel, page 19
Et sur Formats-Ouverts.org :

Lyon et Microsoft : l'occasion d'appliquer les standards ouverts

Accord entre la Ville de Lyon et Microsoft : les formats, l'interopérabilité, interopérable

Le jeudi 1er février 2007, la Ville de Lyon signait à Paris avec Microsoft [1]. Plus précisément, lors du Salon des Entrepreneurs 14e édition, Gérard Collomb, sénateur et maire de Lyon [2], et Bill Gates, Chairman de Microsoft Corp. [3], ont signé « un accord de partenariat exceptionnel » [4].

Le texte de cet accord concerne de nombreux points. Pour ce qui est des statistiques de vocabulaire, les termes « format », « standard » ou « interopérabilité » ne sont pas cités. Cependant on peut relever « interopérable » dans le passage :

La Ville de Lyon propose de travailler sur la mise en place d'une gestion de la relation avec les usagers par l'introduction d'un système d'information interopérable dédié qui permette la modernisation de l'administration. (gras ajouté)

Cela concerne le point « Accompagner le développement d'une e-administration au service du public ». C'est une très bonne chose en général, et le principe d'avoir « un système d'information interopérable » en particulier. Et alors 2 cas de figure se présentent :

  • avoir un système compatible avec d'autres, mais ce ne sera que partiel, un système avec un autre, et au cas par cas ;

On ne peut que souhaiter le second cas : la diversité est alors possible, les échanges aussi. On aurait ainsi une application ouverte d'administration électronique, comme souhaité en France, et comme d'autres États ont déjà décidé de le faire, notamment le Massachussets ou la Belgique. En effet, on ne pourrait imaginer une administration (commune, État ou autre) avec ses données prisonnières ou imposant des formats fermés pour échanger avec ses administrés.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :