Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1692 articles en ligne, dont 7 pour le mois d'octobre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Les concerts de l'été

iTunes contre Zune (article écrit hors connexion et mis en ligne le 18 août 2007)

L'été est aussi la saison des festivals et des concerts. Alors : piano solo ou orchestre, chœurs ou rock ? Il y a aussi : Apple ou Miscrosoft ? Avec iTunes contre Zune, et leurs formats.

Ainsi, du 1er au 31 juillet s'est déroulé le iTunes Festival: London [1]. Les plus de 60 artistes qui se sont produits ont été enregistrés et leurs morceaux seront disponibles sur le site iTunes... au format d'iTunes pour les baladeurs iPod d'Apple.

Quant à Microsotf, 3 concerts gratuits étaient organisés (à Los Angeles le 12, à Chicago le 22 juillet et à New York City le 4 août) [2], avec le site Zune comme point de passage, avec son format de musique. Et le 8 juillet se déroulait le concert LiveEarth : MSN en était le partenaire exclusif [3]... donc avec les formats Windows Media Player et Flash.

Aucun de ces formats n'est ouvert. L'été aussi, concerts ou pas, la guerre des formats est là.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les « Transformers » sont là, avec les formats

Encore une question de formats !

Le 25 juillet 2007 (un mercredi), sortie en France du film américain Transformers [1]. Et plus encore que pour Harry Potter 5 ou d'autres films (Joyeux Noël Les Chevaliers du ciel), voilà encore un sujet lié au format !

Déjà, le nom...

En anglais : Transformers, du verbe to transform et avec le nom commun transformation. En français : les Transformers (marque déposée), (se) transformer et la transformation.

Et revoilà le vocabulaire avec la grande famille du mot format (qui se transforme !) :

  • format formation transformation information malformation conformation reformation déformation ;
  • format formater formatage formateur formatrice.
Sur le site et sur les affiches

La police de caractères : reconnaissable avec la forme et la couleur de ses lettres, assez carrées et metalliques (robot oblige).

La date de sortie, écrite « 25.7.7 » (et non pas 25/07/2007), un peu comme 7.7.7, format robotique, comme le ton de l'affiche et le sujet.

Le site Web [2] utilise le format Flash, pour plus d'animation mais moins d'accessibilité et moins de référencement...

Enfin l'affiche utilise 2 slogans : « Protéger. Détruire » et « Leur guerre, notre monde ». On peut les reformuler :

  • Protéger : standards ouverts. Détruire : standards fermés.
  • Leur guerre : économique et technique ; notre monde : avec nos données.
Les Transformers dans le numérique...

Comment transformer un fichier d'un format de départ en un autre ? Avec des convertisseurs, qui exportent ou qui enregistrent dans l'autre format voulu.

Comment convertir le plus efficacement ? Avec des formats ouverts au départ et à l'arrivée !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Dix flops high-tech en images »... et donc 10 pièges

Des exemples concrets des dangers des formats fermés

Le site ZDNet France publie un dossier intitulé « Dix flops high-tech en images » [1] : on y trouve une photo des 10 produits, suivie d'un texte de présentation.

Voici la liste, mais présentée par ordre alphabétique des 8 fabricants concernés :

  • pour 3Com, l'ordinateur Audrey ;
  • 2 pour Apple : l'ordinateur Power Mac G4 Cube... et le PDA Newton MessagePad ;
  • pour Cytale, le livre électronique Cybook ;
  • 2 pour Microsoft : le logiciel Origami... et le baladeur Zune (commercialisé pour l'instant qu'aux États-Unis et pas encore en Europe) ;
  • pour Motorola (et un peu Apple), le téléphone baladeur Rokr ;
  • pour Nokia, le téléphone console NGage ;
  • pour Sega, la console de jeux video Dreamcast ;
  • pour SFR, la visiophonie sur téléphone portable.

Qu'en est-il des formats ? Ce sont 10 exemples de pièges qui se sont refermés :

  • quand « les correspondants doivent avoir un combiné compatible », impossible à la technologie d'être utilisée tant qu'elle ne s'est pas assez répandue ;
  • comment continuer de jouer avec une console qui n'a plus de cartouche à son format ?
  • que deviennent les données enregistrées à des formats fermés propres à une des machines disparues et à ses logiciels ?

Ce dernier point est le plus problématique : il n'y a qu'un seul logiciel cité dans la liste (Origami de Microsoft), mais comme les appareils électroniques et numériques utilisent des logiciels, ils peuvent emprisonner les données créées.

Avec chaque logiciel actuel utilisant un format fermé, le risque est identique. Au contraire des formats ouverts. Dans cette liste de 10 exemples, les produits ont disparu, sont arrêtés ou ne bénéficient plus du soutien de son entreprise créatrice. Et cette entreprise peut aussi disparaître...

Précision : la liste peut être allongée de manière non-exhaustive avec les matériels et logiciels comme BeOS, OS/2, Palm Pilot, ClarisWorks, AmiPro, Atari, Amiga et autres DreamWriter.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Harry Potter et la multitude des formats, dont le papier

Abracadabra, voilà les formats, et parmi eux, le seigneur pa...pier !

Pour les personnes pressées, voici la notule de départ : Harry Potter 7, c'est le format papier qui continue de régner, malgré du copiage numérique, et aussi avec les autres versions (jeux video et ses nombreux formats de console, films de cinéma, DVD,...) qui contribuent à sa notoriété et à sa rentabilité.

« Le 21/07/2007, c'est HP7 ! »

Tel est le slogan qui était d'actualité le 21 juillet (un samedi), dans le monde entier. En effet, il s'agissait de la publication du livre Harry Potter and the Deathly Hallows, le tome 7 et aussi le dernier de la saga de J. K. Rowling. [1]

« HP07 le 070707 ! », cela aurait pu être encore plus fort d'un point de vue marketing et communication ! Sans confondre le sorcier avec le HP de Hewlett Packard [2].

Il y a à dire à propos des formats.

Tout d'abord, rappelons que Harry Potter a déjà soulevé des questions à propos des formats :

En ce mois de juillet 2007, pour HP7 en livre, on peut signaler :

  • la sortie en France le 11 juillet du film HP5, Harry Potter et l'Ordre du Phénix [3], une excellente préparation en terme de communication...
  • les règles de sécurité et de secret qui ont entouré le travail notamment de l'imprimeur...
  • et la confirmation du règne du papier.

En effet, c'est bien le livre en papier qui est l'objet de cette médiatisation, de cet engouement et de ces ventes : un livre dans tout ce qu'il y a d'habituel et de traditionnel, avec un texte imprimé, qui sera aussi en édition de poche, là aussi au format papier ; et avec un format (physique) et écrit en anglais en version originale.

Et le format du livre papier est ouvert : nul besoin de technologie autre que celle de la lecture, interopérabilité réelle.

Certes, il y a...

Certes, il y a eu du piratage du livre avec les photos numériques (de mauvaise qualité) des pages du livre [4] . Auraient-elles été bonnes, c'était toujours du vol, mais quel intérêt de lire les plus de 500 pages sous forme de photo sur un ordinateur ?

Certes, il y a aussi le livre audio, avec le texte lu par un ou des acteurs, vendu sur le site iTunes d'Apple, avec le format numérique d'Apple destiné aux baladeurs et aux ordinateurs d'Apple.

Certes, il y a les ordinateurs, les assistants numériques et les téléphones portables : mais qui lirait les plus de 500 pages sur un écran plus ou moins grand, avec une qualité d'affichage moyenne, et avec une ergonomie et une maniabilité peu importantes ?

Certes il y a théoriquement les versions numériques pour les livres électroniques... mais où sont-elles et où sont les ebooks [5] et autres Cybook [6] qui devaient révolutionner l'édition et la lecture ? Pour lire sur la plage ou à la montagne (avec le soleil, le sable, le vent), dans le métro ou le bus, dans le train ou la voiture, dans son lit ou son salon, le papier semble encore bien le premier, et la copie du papier en papier est bien difficile. Et pour ce qui est du papier électronique [7], ce ne sont que les débuts.

Outre l'ergonomie, la praticité et la souplesse, il y a aussi pour le papier une dimension culturelle, avec plusieurs siècles d'histoire. Même si le numérique gagne vite dans certains domaines (photo, GPS, musique), la reconnaissance passe encore par le livre : avoir été publié est parfois le bon format pour être considéré et pris au sérieux. Et même pour écrire, noter ou griffonner, le papier reste un roi très puissant.

Autres articles à propos du format papier :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

L'AFNOR et les formats ODF et OXML

Le groupe de travail et l'enquête de l'AFNOR

En février, il y eut de fortes interrogations quant à la décision de la position de la France à propos du format OpenXML. Cela donna même lieu à une question parlementaire du député Bernard Carayon [1] avec une réponse offcielle (mais un peu « décalée »...).

Comme l'ISO a décidé d'accepter la procédure rapide (« fast track »), un groupe de travail a été constitué à l'AFNOR en vue d'élaborer la réponse de la France. C'est le front français à propos des standards ouverts, et voici ce qu'il en est :

  • Le site de l'AFNOR, Afnor.org [2], n'indique rien...
  • ...mais c'est le site StandarMedia.com (sic, standard sans d, [3]), qui fait partie du Groupe AFNOR, qui place l'information en page d'accueil ;
  • Pour ce qui d'un lien, attention... « Vous avez la possibilité de mettre en place un lien hypertexte entre votre site et le site standarmedia.com sous réserve de l’accord préalable et écrit d’AFNOR. » [4] auprès du webmaster et du directeur de la publication, Pascal Poupet, « pour toute autre demande de reproduction sur support papier »... et les liens donnés ci-dessous en référence sont de vrais liens hypertextes.
  • L'intitulé du groupe est « Commission Nationale Formats de saisie de documents, (CN FSD) », lancé le 10 mai 2007 [5].
  • La composition du groupe n'est pas officiellement publiée sur le site de l'AFNOR ni sur StandarMedia.com... mais le Président du groupe CN FSD, Frédéric Bon, l'a publié sur le blog de sa société, Clever Age [6] : « CIGREF, SOFTFLUENT, MICROSOFT FRANCE, CLEVER-AGE, WYGWAM , APRIL, ARS APERTA, INRIA, CGTI, AFUL, MIN DE L’INDUSTRIE, AFDEL, CHU de Grenoble, INNOVIMAX SARL » (donc pas de IBM ni de Sun ni de Google, 3 membres entreprises de l'ODF Alliance).
  • Mais il manque encore le nombre de représentants par structure, voire leur nom et leur nombre de voix.
  • L'objectif du CN FSD est pour « Format OOXML - doit-il devenir une norme internationale ? Quels sont les commentaires à faire sur le projet ? L'objectif de prise de décision et d'entérinement est ficé à fin 2007 en fonction du consensus constaté » : peut-on parler d'« objectif d'entérinement » alors que le débat porte sur le fait de le retenir ou pas comme norme ?
  • Enfin une enquête est ouverte... jusqu'au 31 juillet 2007 ! (comme pour l'Europe et son enquête) [7]. Elle comporte 2 questions :
    • « OpenDocument Format/ISO 26300 doit-il devenir une Norme Française ? »
    • « OfficeOpen XML doit-il devenir une Norme internationale ISO / une norme française ? »

Et là, ces 2 dernières questions soulèvent 4 interrogations :

  • première question : une norme ISO pourrait donc ne pas être une norme française ? Et si une structure choisit une norme ISO plutôt qu'AFNOR, cette norme est-elle caduque ?
  • seconde question : il y a 2 questions en une... et si Office OpenXML ne devient pas une norme ISO, peut-il être une norme française ? Et si Office OpenXML devient une norme ISO, peut-il ne pas être une norme française ? (ce que laisse supposer la question précédente)

On peut relever que le site StandarMedia.com donne la liste des « Structures normatives les plus consultées », et qui sont au nombre de 10, avec : « IETF, W3C, CEN, ECBS - CENB, AFNOR, ISO, JTC1, OASIS, IEEE, IPDR.org »... mais l'ECMA, qui a normalisé le format Office OpenXML, n'y figure pas.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

L'Europe et les standards ouverts : un recul possible

Le champs de bataille européen à propos des formats ouverts

Outre l'affontement au niveau mondial et au Massachussets, l'Europe est aussi le théâtre d'une bataille à propos des formats ouverts.

En Europe, il y a :

  • le programme IDABC, Interchange of Data between Administrations Business and Citizens ;
  • auquel succéda le programme IDABC pour Interoperable Delivery of European eGovernment Services to public Administrations, Businesses and Citizens [1].

Chaque fois, les standards ouverts y ont été soutenus et promus, notamment à propos d'interopérabilité.

Mais le nouveau texte de la version 2 du cadre général européen d'interopérabilité, EIF v2.0 (European Interoperability Framework), pourrait changer : un rapport a été remis à l'IDABC, avec cette approche générale

« Permettre aux standards ouverts et aux autres standards reconnus de coexister »

La suite est du même type :

« EIF v2.0 devrait faciliter le(s) modèle(s) commercial(aux) générant le plus de profits financiers plutôt que ceux créant de la valeur publique en reconnaissant les droits de propriété intellectuelle si il y en a. Le support de formats multiples permet une migration vers les formats ouverts quand cela sera approprié sur le long terme. » (site OpenStandards.eu, [2])

Un standard « reconnu » (par qui ? comment ?) n'est pas forcément un standard ouvert... De plus, ne considérer les standards ouverts que sous l'angle de l'archivage est bien, mais un peu trop réducteur...

Que faire : 2 choses, mais vite

Sans établir ici une comparaison qui peut démanger les touches du clavier mais ce ne serait pas à un format assez constructif, il est possible :

  1. de signer la campagne pour les formats ouverts du site OpenStandards.eu [2] ;
  2. avant le 31 juillet de répondre à l'enquête publique de la commission Européenne, ouverts à toutes et à tous [3].

Outres les particuliers et les associations, des entreprises participeront-elles aussi à l'enquête pour souligner combien les standards ouverts sont garantes par exemple d'une vraie concurrence loyale ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les votes pour l'ISO

Au soir du 19 juillet : Portugal, Italie, Afrique du Sud et États-Unis

Dans le déroulement des votes à propos du format OpenXML, les agences nationales de normalisation commencent à se déterminer, avec les standards ouverts comme sujet central.

Italie et Portugal : pour OpenXML - et au Portugal, les représentants d'IBM et de Sun n'ont pas pu participer aux discussions car « il n'y avait pas assez de sièges disponibles dans la pièce »...

États-Unis : contre OpenXML de la part de l'INCITS

Afrique du Sud : contre OpenXML

Sites de référence :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Formats bureautiques : le monde et le Massachussets, les 2 champs de bataille

La guerre des formats en bureautique

Il y a La guerre des mondes, le livre (et le film). C'est aussi actuellement la guerre entre le monde des formats ouverts contre le monde des formats fermés (avec la question de savoir quel format ouvert et avec quelle définition).

Dans cet affrontement, les formats en bureautique sont actuellement sur le devant de la scène, avec OpenDocument Format et Office Open XML, et 2 champs de bataille : petit panorama.

Le Massachussets

L'État du Massachussets :

  • c'est là où la guerre des formats, avec des développements « particuliers », a été très forte ;
  • c'est enfin en juillet 2007 l'État qui a envisage de mettre aussi le format OpenXML sur sa liste des formats ouverts [1].
Le monde au travers de l'ISO et de ses différents pays

L'organisation internationale ISO doit décider si le format ECMA OpenXML de Microsoft sera ou pas une de ses normes :

  • la désicion d'établir une norme en bureautique a déjà été prise en mai 2006 avec le format ODF (OpenDocument Format) ;
  • cette décision pour OpenXML est faite selon une « procédure accélérée » et a été décidée le 10 mars 2007 par Lisa Rachjel, secrétariat de l'ISO Joint Technical Committee (JTC-1) [2] ;
  • cette décision se base sur les positions des agences de normalisation nationales de diffétents pays, dont la France ;
  • cette décision pour la France sera prise par l'AFNOR avec le groupe de travail qui s'y consacre.
Pour agir (un peu)

Pour agir en faveur des standards ouverts, il est possible :

  • pour le Massachussets d'écrire à standards arobase state.ma.us ;
  • pour la décison des agences nationales de normalisation, d'aller sur le site NoOOXML.org [3] ;
  • de soutenir les associations AFUL et APRIL ou les structures en faveur de ODF qui travaillent au sein du groupe de l'AFNOR.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Pour le matériel aussi, gare au format...

Une évidence peut-être, mais à rappeler, pour être averti

Au fil des pages « high tech » des catalogues, c'est un véritable défilé de matériels (et donc de formats). Et vous avez justement décidé d'améliorer ou de changer de matériel informatique : en avant pour un nouveau disque dur, une alimentation plus puissante, une barette mémoire supplémentaire, ce graveur de DVD tant attendu, voire une machine entièrement nouvelle...

Seulement voilà, les formats sont là.

Et donc les dimensions de votre boitier un peu « ancien » ne sont plus les dimensions « standard » (sic) des composants actuels : cela ne rentre pas, ou alors les vis ne sont plus au même endroit.

Et quand cela loge, les câbles pour raccorder le tout n'utilisent plus les mêmes prises : impossible de relier les éléments « standards » (sic).

Et avec cet ordinateur entièrement nouveau, comment relier directement une excellente imprimante en parfait état de fonctionnement mais avec une prise parallèle ? « Ah mais le standard, c'est l'USB ! » (sic)

Vraiment, « standard » a bon dos et change assez souvent...

Et quand cela semble bon, on peut découvrir que le système d'exploitation ne gère pas autant de place ou autant de mémoire, ou que les pilotes du matériel n'existent que pour une version donnée...

Cette situation n'est pas valable qu'en informatique : les formats sont bien présents dans les « produits électroniques grand public » (les télévisions, les baladeurs, les appareils photos, les consoles de jeux, les lecteurs DVD,...) et dans « le monde de la téléphonie » (les téléphones simples, les téléphones intelligents, les téléphones mini ordinateur,...) qui ne sont pas en reste avec la « convergence numérique » qui les rapproche de l'informatique pour les « loisirs numériques ».

Là où il y a de la technique, il y a des formats. Et là où il y a un marché basé sur la technique, il peut y avoir la volonté de le contrôler (voire de le verrouiller), et de rendre les utilisateurs le plus captifs possible... avec les formats comme la clé du verrou.

C'est une guerre des formats, avec certains qui sont ouverts (et avec dans ce cas les avantages CIPISI).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Vendredi 13 : le format BB a sévi...

Jour de malchance et aussi de chance !

Le vendredi 13 juillet 2007, à Amiens, université Jules Vernes, pôle sciences, amphithéâtre Baudelot : à 14h, conférence de Benjamin Bayart, intitulée « Internet libre ou Minitel 2.0 ? » :

Internet vient du libre, comme le libre vient d’Internet. Cependant l’évolution récente du réseau, essentiellement financière et commerciale, le fait dériver vers d’autres modèles sociaux et économiques. Comment décrypter cette évolution, son origine, ses conséquences ? Comment agir pour rectifier le tir ? [1]

Et alors ? Benjamin Bayart, informaticien expert et président du fournisseur d'accès Internet FDN [2], fit merveille, avec :

  • l'aspect vestimentaire : costume cravate, avec chemise blanche (et montre gousset) ;
  • le diaporama : beau, avec des transparents en 2 parties animées et avec juste quelques mots ;
  • le contenu : clair et totalement inédit en présentation publique ;
  • les mots clés : Internet, le Minitel [3], la liberté, les standards ouverts, les logiciels libres, les FAI, YouTube... et bien d'autres ;
  • les aspects techniques : ils sont parfaitement maîtrisés, y compris d'un point de vue historique ;
  • les formulations : l'art et la manière de jongler avec la langue et ses niveaux, les silences, les allusions, les clins d'œil et l'humour ;
  • les effets : ah l'irruption d'un véritable Minitel ! Applaudissements mérités !

Finalement : bravo ! Et toutes ces caractéristiques ont des formats ouverts : tout est imitable, mais même en y ressemblant, impossible d'avoir les mêmes.

La chance du vendredi 13 a donc porté sur :

  • les nombreuses personnes qui étaient présentes pour assister en direct à ce grand numéro ;
  • le sujet passionnant et exclusif ;
  • les questions-réponses à l'issue de la présentation.

La malchance du vendredi 13 s'est abattue sur :

  • les absents...
  • l'enregistrement video qui ne serait pas complet...
  • la conférence suivante : la barre était bien haute, les personnes en partie... parties, et impossible pour moi d'être aussi fort.
Les 5 autres « vendredi 13 » et leurs articles depuis l'ouverture de Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :