Pour les formats ouverts !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1598 articles en ligne, dont 30 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Le format papier, mauvais élève du développement durable ?

Et le format numérique, bon élève du développment durable ? Un communiqué de presse l'avance

Le 25 septembre 2007 (un mardi), début de l'Apple Expo Paris [1]. Cette année, pas de Steve Jobs avec sa keynote (il est venu à Londres la semaine dernière à propos de son « téléphone i » (!)). Pour annoncer la manifestation, il y eut des communiqués de presse, dont celui de mars 2007 [2] : on y lit presque que le format papier c'est mal, et que le numérique c'est bien (les commentaires sont en dessous de la citation en retrait, gras ajouté) :

« Apple Expo 2007 : Une salle de presse 100% numérique »

C'est bien plus juste que d'employer l'erroné digital.

« Tout le monde en parle, Apple Expo le fait ! »

Des formats ouverts ? Continuons.

« Convaincus que nous pouvons tous agir dans le sens du développement durable Apple Expo 2007 ouvrira ses portes cette année, avec l'une des toutes premières salles de presse sans papier en France. »

Donc : développement durable = sans papier. Ah. On aurait pu penser :

« Paris, le 21 mars 2007 La solution, nous l'avons tous pour contribuer au développement durable, mais la mettre en place parfois demande de l'innovation. Le premier rendez-vous des nouvelles technologies et des loisirs numériques en France (46 210 visiteurs en 2006) se devait de montrer l'exemple. »

Voilà la formulation et le format des communiqués de presse : la date, la ville et les bons éléments vocabulaire (premier rendez-vous, développement durable).

« Apple Expo 2007 a décidé de créer une salle de presse sans papier et propose aux journalistes de consulter les communiqués et dossiers de presse du salon sur des supports numérique. Plus de papier, plus de recyclage, plus de gaspillage ! »

Donc : papier = recyclage = gaspillage. Et il n'y aura vraiment aucun papier à l'horizon, petit ou grand, pour écrire une notule, griffroner une idée, faire un brouillon ? Les agendas (papier) ou les carnets (papier), ces assistants personnels non-numériques (PnDA, Personnal non-Digital Assistant) sont interdits ?

« Reed Exhibitions qui lance cette initiative, y associe tous les exposants qui auront la possibilité de communiquer par le biais de supports numériques :DVD, clés USB ou CD. »

Donc : fin des propectus ? fin des dépliants ? fin des fiches descriptives ? fin des cartes de visite ? fin des catalogues ? Ces papiers qui se prennent si facilement et qui se glissent dans la poche (et qui sont jetés, rarement conservés).

Conclusion : il faut donc avoir son ordinateur allumé pour lire le DVD fourni sur un stand (format DVD Rom, Blu-ray Disc ou HD-DVD ?), la clé USB proposée ou les CD remis gracieusement. Mais pas de Wi-fi ? Et qu'y a-t-il exactement sur ces supports ? Et les formats des données sont-ils ouverts et aussi facilement lisibles que les yeux pour le papier ?

Est-il même exact que le papier est moins favorable au développement durable que le numérique ? Chacun nécessite de l'énergie et des matières pour être produit puis recyclé, mais quelle est l'empreinte écologique la moins importante ? Le développement durable est un sujet très important, mais aussi à la mode (le format du moment).

Les manifestations Apple sur Formats-Ouverts.org :
  • Apple Expo Paris 2006
  • Apple Expo Paris 2005
  • Apple Expo Paris 2004
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Heroes saison 2 : et les formats ? Toujours pareil...

Les annonces

Les bandeaux publicitaires insérés dans la presse papier du lundi 24 septembre clament :

Ce soir aux Etats-Unis Her(2)es Demain sur TF1Vision

Le site Web de TF1 annonce : « HEROES : PREMIERE MONDIALE La saison 2 sur TF1 Vision Le 25 septembre, découvrez en exclusivité le premier épisode de la saison 2 d'HEROES en VOST, moins de 24 heures après la diffusion américaine ! »

Alors quels sont les formats utilisés pour Heroes saison 2 ? Une première avec une diffusion presque simultanée entre les USA et la France. Il y a le format au sens des caractéristiques connues des feuilletons (comme pour d'autres séries) et les formats numériques de la Video à la demande : quid pour cette VOD ?

La réalité technique

Le site TF1Vision est timide pour commencer. La page d'Aide en ligne indique [1] :

Configuration minimale requise. Notre système est optimisé pour la configuration suivante :

Mais la suite est bien plus claire (gras ajouté) :

  • « Player : lecteur Windows Média uniquement » ;
  • « Navigateur : Internet Explorer uniquement » ;
  • « Type de poste : PC uniquement (notre service ne fonctionne pas sous Mac ou tout autre système d'exploitation) ».

Plus directe et simple serait la formulation : Le site TF1Vision ne fonctionne qu'avec les produits Microsoft.

Verdict

Cela n'est pas nouveau, ni une surprise : comme toute la Video à la demande (VOD), pas de format ouvert sur TF1Vision, comme UniversCine.com, Vodeo, Mk2Video, TF1, Arte, CanalPlay ou FranceTélévision !

Il y avait eu fin juin un maigre espoir : au moment du lancement en France, on lisait que Heroes était la série phénomène du Web. Mais elle n'a pas les formats ouverts du Web. Donc techniquement les Heroes font dans la banalité de la VOD.

Quelles sont les non-recettes du fait de cette configuration technique obligatoire ? Elles existent et ne sont certainement pas négligeables. « Ah si seulement tout le monde avait un seul et même format » doivent se dire les responsables de chaînes (comme une seule et unique chaîne). Mais la diversité existe.

Erreur, il y a un format ouvert : celui de l'adresse des pages Web, avec TF1.fr/heroes et NBC.com/Heroes [2] : c'est une adresse logique, ce qui n'est pas toujours le cas avec les sites Web, donc à signaler pour cela.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 25 septembre 2004 : 1 article (Sony met du format MP3 dans ses baladeurs)
  • le dimanche 25 septembre 2005 : pas article pour cause de trajet Paris-Ouagadougou
  • le lundi 25 septembre 2006 : 1 article (Les formats ouverts vont élire domicile sur les ordinateurs des députés)

Et si Sony osait sauter le pas de l'ouverture ?

L'ATRAC réattaque si Sony l'ouvre : et pourquoi pas ?

Le 30 août 2007, en pleine saga bureautique, Sony a annoncé le début de la fin du format audio ATRAC [1].

Il s'agit de son format, utilisé par certains de ses appareils (baladeurs, MiniDisc) et par son site de vente de musique en ligne Connect depuis début juillet 2004. La fin du format ATRAC, cela signifie la fin des enregistrements réalisés avec MiniDisc en ATRAC ou la fin des morceaux achetés chez Sony en ATRAC : les fichiers seront inutilisables à terme, plus de matériel, plus de logiciel.

C'est hélas une illustration des dangers d'un format fermé lié à un fabricant (qui peut donc décider de l'arrêter, et qui peut aussi disparaître avec).

Cependant une question peut se poser : et si Sony décidait de mettre le format ATRAC en format ouvert ? La question est simple, la décision peut-être moins, géant oblige, mais la conséquence serait capitale : assurrer la pérennité du format. Ainsi :

  • pour les millions d'utilisateurs amateurs et professionnels, pas de perte des données, pas de migration forcée ;
  • pour le marché, voilà une nouvelle stimulation, un choix supplémentaire parmi les solutions disponibles : diversité et concurrence ;
  • pour Sony, le travail réalisé depuis des années pour élaborer et améliorer ce format ne serait pas perdu (au mieux il sera conservé dans un musée interne du numérique) ;

Des précédents existent, dont l'exemple le plus fort est sans doute le cas de la société Netscape qui a annoncé fin mars 1998 qu'elle mettait en format ouvert les coulisses techniques de son logiciel Netscape Communicator [2]. Avec la réussite que l'on sait : le logiciel Firefox est issu de cette décision. Quant à la structure en charge de continuer de faire vivre le format, cela n'est pas un obstacle (fondation, consortium... les solutions existent).

Cette décision courageuse serait positive d'un point de vue économique et serait inédite en terme de patrimoine numérique et d'archivage électronique.

Cet article en parlait, Sony le fait ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Lettre aux éducateurs » : ses formats et 2 questions

Quelle est la police utilisée ? Quel est ce code sur l'enveloppe ?

Le 4 septembre 2007, la Lettre aux éducateurs de Nicolas Sarkozy, Président de la République, a été mis en ligne : il est au format HTML et PDF [1]. Après ces formats électroniques, le format papier a été envoyé :

  • c'est un format 32 pages, au format A5 (21 cm x 14,8 cm) [2] ;
  • d'un point de vue typographique, guillemets français («») et majuscules accentuées sont utilisés (LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE sur l'enveloppe et LETTRE AUX ÉDUCATEURS sur la couverture) ;
  • référence du document : ISBN 13, 978-2-11-006893-4 ;
  • logiciel utilisé pour créer le document : « Adobe InDesign CS2 (4.0.4) » disent les métadonnées du fichier PDF.

2 questions se posent :

  • dans le document, quelle est la police de caractères ? Elle est agréable, avec des ligatures entre les lettres st, ct, ff [3]. La Documentation française (pour la réalisation) et les Journaux officiels (pour l'impression) ont peut-être des réponses entre Optima, Helvetica et Garamond qui sont mentionnées dans les métadonnées.
  • sur l'enveloppe, outre l'adresse postale, que signifient les nombres 33833 et 109, avec un triangle plein et un carré vide entre ces nombres ? Ce n'est pas un code hexadécimal comme dans la lettre de l'UMP en septembre 2005, mais ce n'est pas un format ouvert pour l'instant.

Mise à jour avec réponse :

  • pour la police, le texte est en Adobe Garamond Pro italique (opentype), avec toutes les ligatures activées dans InDesign ; la couverture est en Optima ; le PDF mis en ligne est le fichier de production avec les hirondelles et les lignes d'informations en Helvetica. Merci à la liste GUTenberg [4] (dont Arthur Reutenauer et Thierry Bouche).
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les Échos et son format e-paper

Deux échos sur Les Échos en papier électronique

Le journal économique Les Échos a lancé le 12 septembre 2007 sa version électronique [1]. Pas celle en ligne de son site Web qui existe déjà [2], mais sa version électronique sous le nom de « e-paper ». Questions : de quoi s'agit-il ? et les formats ?

  • le matériel et ses formats : un appareil spécial, le e-Reader, « ultra-fin» (8 mm), format physique de « 18,8 cm x 11,8 » et qui « se glisse dans la poche ou dans le sac à main » (sic)
    • il « sait lire le MP3 », et câble USB « pour actualisation » (ou « Option wireless prochainement »)
  • les contenus et leurs formats : les « Formats Supportés » sont « Format propriétaire SDK. » et « Vos formats .PDF, .TXT, .JPG, .HTML via utilitaire fourni. » [3]

En d'autres termes, le format du journal dans sa version électronique e-paper est au « format propriétaire SDK ». Donc : un appareil, un contenu. Et inversement. C'est un choix, mais cette dépendance forte peut être un frein important, et le format n'est explicitement pas du tout un format ouvert (à l'inverse du TXT, du PDF ou du HTML).

Une autre formulation (et donc un autre format)

Les lignes ci-dessus sont une manière de dire les choses. On peut aussi avancer parmi les différents points que « Le format des données est totalement fermé. On ne peut rien en faire. Ni copier, ni sauver, ni utiliser. Rien. Le contraire de l'ouverture etde l'interopérabilité. » et de conclure à une « inadéquation au marché ». C'est une autre formulation, celle de l'article détaillé de Daniel Glazman [4], qui n'a pas tort, et dont le style (le format) est caractéristique (comme peut-être celui de ces lignes).

Alors, version papier, format Web ou sous forme de e-paper ? L'avenir le dira (flop ou pas ? : voir la capture d'écran de ZDNet faite par Daniel Glazman...). Toujours est-il que le papier consitue un support assez performant et ouvert, et avec des appareils de lecture-yeux (les « reader ») très répandus et une compétence de lire et comprendre (le logiciel) qui équipent de nombreux disques durs-cerveaux (du moins en France, le marché des Échos).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La visioconférence, le tableau numérique et les formats

Pour apprendre l'anglais, visioconférence, et aussi tableau numérique interactif : et leurs formats ?

Le 11 septembe 2007, le ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos a annoncé [1] « qu'un dispositif de visioconférence serait installé dans 1 000 écoles primaires d'ici à la rentrée 2008 afin de soutenir l'enseignement précoce de l'anglais ». C'était à l'école Willy-Brandt (chancelier allemand [2] ; il y a parfois comme ça de petits télescopages...) à Élancourt. (Pour les autres langues vivantes à l'école élémentaire, on ne sait).

De plus, un tableau numérique interactif (dénommé aussi tableau blanc interactif) a été utilisé lors d'un cours de conversation anglaise entre un Anglais en direct de Londres et des élèves de CM2 : à partir de janvier 2008, l'utilisation d'un tableau numérique sera « expérimenté dans vingt établissements ».

Appareils de visioconférence, tableau numérique : et les formats ?

En effet, l'utilisation de ces 2 matériels numériques impliquent :

  • des logiciels pour les gérer : seront-ils spécifiques voire exclusifs (que Windows Vista, que Mac OS X) ou installables sur toute plateforme ?
  • des fichiers de données : à quels formats ? Propres aux logiciels spéciaux ou utilisables par d'autres logiciels ?

Si les formats (et les protocoles) sont ouverts, les matériels et les données ne sont pas liés à une seule configuration, il y a le choix. Sinon, c'est comme un jeu de domino, une chaîne qui enchaîne, un élément nouveau qui peut bouleverser tous les autres : changement de logiciel, changement de système d'exploitation, changement de matériel.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Y avait-il un ordinateur dans la pièce ?

Si ordinateur il y a, lequel et avec quels formats de données chez le Président et le Premier ministre

Un ordinateur à l'horizon ? Et si oui, avec quels logiciels et bien sûr avec quels formats utilisés ? Telles sont les questions que pouvaient se poser les 15 et 16 septembre les visiteurs exceptionnels de certains lieux du pouvoir en France, comme l'Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil constitutionnel, l'Hôtel de Matignon [1] ou le Palais de l'Élysée [2].

Pour les députés, ordinateurs il y a, avec des logiciels libres et des formats ouverts pour la XIIIe législature toute proche. Mais pour le Premier ministre et le Président de la République ?

  • pour François Fillon, il occupait presque toute la couverture du Journal du dimanche (JDD en format court [3]) le 1er juillet, photographié de face assis à une table dans une pièce du chateau de Rambouillet, avec un ordinateur portable ouvert devant lui, à travailler en vue de son discours de politique générale du mardi 3 à l'Assemblée nationale. Quel système d'exploitation ? Quel traitement de texte ? D'autres logiciels ? Et des formats ouverts utilisés pour communiquer avec les services des députés ?
  • pour Nicolas Sarkozy, les photos n'en on pas montrés semble-t-il, en tout cas jamais mis en avant notamment sur les couvertures et les photos des principaux journaux, JDD et autres ; quant aux textes, notamment lors des journées du patrimoine, ils mentionnent pour la visite du bureau du Président (une première) photos, stylo, mobilier ou décoration, mais pas d'ordinateur. Certes, le téléphone portable est parfois un mini-ordinateur, et lors de l'université d'été du MEDEF, un des blogeurs invités, Louis Naugès, a parlé de « geek » dans son compte-rendu et à propos de sa photo [4], mais pas de portable apercu (il ne devait pas s'agir d'un Blackberry pour raison de sécurité). Mais il y a déjà la « malette nucléaire », sorte d'ordinateur.

L'ordinateur, prochain objet de communication et de photo, en plus des chemises et des dossiers au format papier sous le bras des hauts responsables ? Ordinateur avec des formats ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 16 septembre 2004 : 1 article (La standardisation de la technologie RFID menacée)
  • le vendredi 16 septembre 2005 : 2 articles (Victimes de Katrina, pour vous inscrire, vous devez avoir Internet Explorer - « Quand les standards ouverts comptent vraiment - Le cas Katrina »)
  • le samedi 16 septembre 2006 : 1 article (Ne l'appelez plus interopérabilité, mais dites... : 900e article)

Journées du patrimoine : et le patrimoine numérique, étape II

Le métier inédit du patrimoine... numérique

Les 15 et 16 septembre, Journées du patrimoine, avec le site Web et le thème 2007 Les métiers du patrimoine (des hommes et des femmes au service des biens culturels) :

La vingt-quatrième édition des Journées européennes du patrimoine est l'occasion de valoriser l'ensemble des métiers qui interviennent dans la connaissance, la protection, la conservation, la restauration et la mise en valeur du patrimoine. [1]

Quels sont ces « métiers du patrimoine » ? Il y en a de très nombreux, dont les conservateurs du patrimoine [2] qui portent le nom le plus proche du sujet. Mais on trouve aussi :

  • des métiers connus : tailleur de pierre, joallier, luthier, verrier, dentellier, typographe au plomb
  • des métiers moins connus : dominotier, gnomoniste, rotinier, gainier, cirier, dinandier [3]
  • des métiers récents : chimistes, cartographes, informaticiens [4]

Qui dit informaticiens, dit formats, car ils sont très présents quand on parle de patrimoine numérique.

Le métier encore sans nom lié aux formats

Le patrimoine numérique est constitué de toutes les informations (textes, images, sons, videos, photos, films, cartes, musique...) conservées sous forme de fichiers informatiques. Ces fichiers ont des formats. Le tout est enregistré sur différents matériels : disquette, disque dur, clé USB, CD, DVD...

Ces fichiers, ces supports et leurs formats sont plus ou moins anciens (à l'échelle numérique, 5 ans est très ancien, 10 ans est antique). C'est là qu'intervient... le métier encore sans nom du patrimoine numérique.

Pour exercer « le métier encore sans nom » il faudra posséder de très bonnes connaissances :

  • en informatique : les logiciels, la programmation, les matériels et leurs formats ;
  • en technologie de l'information et de la communication (TIC) : les télécom', l'électronique et leurs formats ;
  • en archéologie : pour étudier et comprendre les civilisations et générations informatiques passées ;
  • en archivistique et records management : pour créer, trier, indexer, récoler, préserver les archives numériques ;

De bonnes compétences sont aussi nécessaires :

  • en histoire des sciences, des techniques et des TIC ;
  • en économie des marchés, au niveau macro ;
  • en droit d'auteur, de la concurrence, des licences ;
  • en lettres pour déchiffrer les textes marketing et officiels des différents acteurs publics et privés.

Bien sûr, la langue anglaise technique, marketing et de la com' est aussi maîtrisée. Il y a l'INA qui fait un peu cela avec la formation de conservateur du patrimoine audiovisuel et numérique depuis cette rentrée 2007. Pour le nom, formatologue est possible, mais cela reste ouvert.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Et un 4e format de DVD Haute Définition...

La Chine lance son format, pour échapper à la guerre des formats

La Chine va disposer en 2008 de DVD Haute Définition (HD) avec son propre format, dénommé actuellement CH-DVD (China High Definition DVD). Telle est l'annonce [1] de l'OMNERC (Optical Memory National Engineering Research Center) de l'Université de Tsinghua (Pékin) [2].

Son propre format chinois, ce qui signifie :

Donc 4 formats de DVD HD, sans compter les 4 autres formats de DVD :

  • les DVD video actuels ;
  • le HVD (Holographic Versatile Disc) ;
  • le DVD-D (Disposable) qui est jetable ;
  • l'EVD (Enhanced Versatile Disc).

Or ce dernier est... chinois ! Cela fait donc 2 formats de DVD produits par la Chine. Avec pour chacun, le même objectif : être indépendant, techniquement et financièrement, car aucun royaltie à verser pour l'usage d'un des 2 formats fermés et brevetés. Il y a une compatibilité technique avec le HD-DVD, mais un logiciel spécial doit être utilisé.

Alors, une nouvelle guerre des formats ? En fait, nous y sommes ! Avec Blu-ray Disc contre HD-DVD. Et ce 4e format HD est pour la Chine une arme d'indépendance destinée à son marché interne, déjà conséquent, voire un jour pour les autres marchés...

2 autres formats en Chine

La Chine a décidé en décembre 2006 d'imposer le format USB pour les adaptateurs des téléphones portables. La Chine a aussi développé en bureautique son propre format, UOF (Uniform Office Format) : dans ce cas, par rapport aux DVD, la grande différence est qu'il s'agit d'un format ouvert.

Sources et liens :

Après un dossier AFNOR... 2 autres dossiers AFNOR

Le format ODF sera-t-il une norme AFNOR ? Le format OOXML sera-t-il une norme AFNOR ?

Pour commencer, il y eut la question « Le format Office OpenXML sera-t-il une norme ISO selon la procédure accélérée ? » : la réponse a été non avec commentaires de la l'AFNOR représentant la France. Et l'ISO a rejeté cette normalisation accélérée, pour statuer en avril 2008.

Mais un dossier de normalisation en chasse un autre, ou plutôt 2 autres ! En fait, les 3 dossiers sont menés de front par l'AFNOR.

Cette fois, il s'agit donc de déterminer pour l'AFNOR :

  • si le format bureautique ODF, Open Document Format, sera une norme française après avoir été reconnue norme OASIS (en mai 2005) et norme ISO (depuis mai 2006) ;
  • et aussi si le format Office OpenXML sera une norme française.

Comment cela va-t-il se dérouler ? Frédéric Bon, président de la Commission de Normalisation Formats de documents révisables (CN FDR) l'explique dans une interview du 5 septembre [1] :

L'étude de la normalisation de l'ODF se poursuit le 11 septembre prochain par une réunion de dépouillement des réponses à l'enquête probatoire, lancée par l'Afnor et close le 31 juillet dernier. Nous étudierons ensuite le cas de l'OOXML. Cela va prendre de nombreux mois. Il est probable que les deux formats se voient accorder un statut similaire et que nous recherchions la convergence vers un seul format.

Donc : des formats normalisés au niveau internationnal ne donnent pas des formats normalisés au niveau national, et une normalisation internationale n'est peut-être pas nécessaire pour être une norme nationale.

Et pour la France, quid du RGI : attendre ou pas dans ce contexte de rejet de l'AFNOR d'OOXML pour l'ISO, mais d'étude d'ODF puis de OOXML pour la France... Le dossier est à suivre. La guerre des formats ouverts ou fermés continue chez vous et dans le monde...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Format Office OpenXML : les 3 communiqués du 4 septembre (Microsoft France, l'ISO et Microsoft)

Les positions officielles sont publiées

Le 3 septembre (un lundi), la France annonçait son « non avec commentaires » à propos de la validation à l'ISO du format Office OpenXML de Microsoft. Le 4 septembre, ce sont 3 communiqués de presse qui précisaient les positions de chacun. Guerre de l'information, guerre des communiqués.

« Microsoft France vient de prendre connaissance avec surprise du Communiqué de presse de l’AFNOR »

Dès le 3 au soir (à 19h), Microsoft France tenait une conférence de presse avec Marc Mossé (Directeur des affaires juridiques et publiques) et Bernard Ourghanlian (CTO, CSO, voire NTO) où les réactions furent très critiques [1].

Des critique donc aussi le lendemain dans le communiqué de presse [2], selon lequel la décision de l'AFNOR « n’a même pas été portée à la connaissance de ses membres avant sa publication ». Rendez-vous est donné pour la « décision finale en Mars-Avril 2008, après une période de résolution des commentaires. ».

Vote à l'ISO : « n'a pas réuni le nombre requis de voix pour approbation »

Le mardi 4 septembre, l'ISO (International Organization for Standardization) a publié le résultat du vote de ses membres [3] à propos de la validation, selon la procédure accélérée, de la proposition ISO/IEC DIS 29500 (Information technology - format de fichier Office Open XML) en tant que standard international ISO/IEC (International Electrotechnical Commission).

« Le scrutin n'a pas réuni le nombre requis de voix pour approbation » indique l'ISO. Les commentaires émis par les différents pays via leurs organismes de normalisation (AFNOR pour la France) seront discutés en février 2008 à Genève lors d'une réunion dite BRM (Ballot Reunion Meeting).

Microsoft : « un niveau de pariticipation sans précédent »

Enfin, Microsoft a aussi publié un communiqué de presse [4] bien moins critique que celui de la filiale française. Le ton adopté (le format) est bien sûr positif et ne mentionne pas l'idée de rejet de la normalisation d'OOXML (admettre une défaite n'est pas le bon format) : « la décision définitive sera prise en mars 2008 », indique le texte, en soulignant « un niveau de pariticipation sans précédent », mais sans trop insister sur les commentaires qui sont les critiques motivant les votes négatifs. Et puis des normes qui s'appliquent internationalement serait-elles adoptées sans forte participation des pays membres ? Encore plus à propos de formats bureautiques et les problèmes qu'ils soulèvent, comme l'archivage.

Outre les chiffres soulignant cette pariticipation, la formulation du texte utilise de nombreuses fois le terme interopérabilité et aussi à 2 reprises l'expression « standard ouvert ». Avec toujours la question de savoir quelle définition est donnée à ce terme.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Position de la France à propos du format Office OpenXML de Microsoft

L'AFNOR rend sa décision : un non avec commentaires

La décision : « Formats bureautiques : AFNOR propose à l'ISO une démarche permettant de garantir, grâce aux processus ISO, la convergence à moyen terme entre ODF et OOXML et de stabiliser à court terme OOXML. », tel est le résumé et aussi le titre du communiqué de presse de l'AFNOR. [1]

C'est donc un « non avec commentaires ».

La conférence de presse : Projet de norme Office Open XML : réponse d'AFNOR à la consultation internationale organisée par l'ISO, tel est l'intitulé de la conférence de presse tenue par l'AFNOR le lundi 3 septembre à 15h30 au Press Club (Paris 8e). La décision n'a donc pas été seulement publiée en ligne et diffusée en pièce jointe (au format PDF fait avec Acrobat 5.0 sous Windows à partir de Word, selon les métadonnées du fichier). Ce format de communication (la conférence de presse) souligne l'importance donnée à l'information.

L'AFNOR avait mis en place en mai 2007 une commission, présidée par Frédéric Bon et et avait lancé une enquête à propos du format bureautique Open XML.

Les membres de la « Commission de Normalisation AFNOR Formats de documents révisables » (CN FDR) : selon le blog du Président de la Commission , il s'agit de « CIGREF, SOFTFLUENT, MICROSOFT FRANCE, CLEVER-AGE, WYGWAM , APRIL, ARS APERTA, INRIA, CGTI, AFUL, MIN DE L’INDUSTRIE, AFDEL, CHU de Grenoble, INNOVIMAX SARL. ». Et comme l'indique l'annonce de la conférence de presse :

Les 28 et 29 août derniers, s'est réunie, à Saint-Denis, la commission de normalisation sur l'ISO/CEI DIS 29500 – le numéro d'identification du projet de norme relatif au format Office Open XML de Microsoft à l'ISO (Organisation Internationale de Normalisation). L'objectif de cette commission était de dépouiller les commentaires reçus lors de la phase de consultation afin de déterminer la position française.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

60 Millions traite des dosettes, des télés, des chèques

Un numéro avec une compilation d'articles (et les formats...)

Le magazine 60 Millions de consommateurs de l'INC [1] diffuse un numéro spécial de rentrée (n°419 bis) pour faire découvrir sa publication. Il s'agit d'une sélection d'extraits d'anciens articles, à propos de différents sujets, où les formats ne sont pas très loin...

  • Payer par chèque, ça devient suspect ! (mai 2007) : le format papier ne serait plus aussi accepté... car il est plus suivi ?
  • La télévision en plein boom (décembre 2006) : télé HD, TNT, DVD video, avec des « normes concurrentes HD-DVD ou Blu-Ray » ou « Le logo "HD Ready" garantit la présence de caractéristiques minimales permettant d'afficher une image HD, le jour où vous lui en donnerez une », les formats sont bien présents (le câble HDMI est omis).
  • Les dosettes montent en pression (mai 2007) : avec le match « Café moulu contre dosettes propriétaires », bref : être capsule ou pas ?
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 2 septembre 2004 : 1 article (VC-9 sur Blu-ray et sur HD-DVD)
  • le vendredi 2 septembre 2005 : 2 articles (Windows Vista : citation et déclaration qui laissent songeur - Une nouvelle prise de position importante du Massachussets)
  • le samedi 2 septembre 2006 : 1 article (Les feuilletons, le format télé qui élimine le film du dimanche soir)