Pour les formats ouverts !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1687 articles en ligne, dont 2 pour le mois d'octobre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Les formats pour le n°100

GLMF numéro 100 et ses formats

Le magazine GNU/Linux Magazine France (GLMF au format abrégé, ou encore Linux Mag) [1] de décembre 2007 est paru : c'est le numéro 100. Pour ce numéro anniversaire, les formats sont là (comme pour les numéros 200 de SVM Mac et de Joystick).

La couverture montre un CD Rom avec l'indication « N°100 ». L'éditorial de Denis Bodor, rédacteur en chef, intitulé Et de 100 !, traite aussi du sujet, mais pas de page spéciale... au format papier, car elles sont elles sont bien présentes, nombreuses, mais au format numérique.

« Sur le CD plus de 550 articles de GNU/Linux Magazine », comme le titre la couverture. Et Les formats ? :

  • il s'agit du format PDF (version 1.4) pour les articles ;
  • ces PDF ont été générés par les outils TeX/LaTeX ;
  • et le CD Rom est au format ISO 9660 pour le système de fichiers [2].

Donc des formats ouverts qui au final permettent une interopérabilité maximale. Depuis le numéro 1 daté de septembre-décembre 1998, un beau chemin de parcouru et un beau encore à parcourir. Joyeux cent ! (le 100 au format décimal est aussi proposé dans 2 autres formats d'écriture dans l'éditorial en ligne : 0x64 et 1100100).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La Marine au format virtuel

Un recrutement et des informations réels dans un monde virtuel

Depuis le 22 novembre 2007 l'information est officielle : La Marine fait escale sur Second Life [1].

Que ce soit sur le stand de la Marine pendant le Salon de l'éducation (sur une feuille A5, format papier) ou en ligne sur les sites de la Marine nationale [2] et de recrutement [3] (format numérique), l'information est diffusée (et reprise sur de nombreux sites, y compris ici).

Pour utiliser un format de présentation un peu militaire, cela donne :

  • où : dans Second Life, sur un quai ;
  • quoi : escale d'une Frégate ;
  • quand : du jeudi 29 novembre 2007 à 19h, accostage, au mardi 4 décembre à 19h, appareillage ;
  • qui : des personnels virtuels (avatars) de la Marine nationale ;
  • pourquoi : recrutement et informations sur la Marine ;
  • particularités :
    • fidélité de la modélisation (personnages et bâtiment) ;
    • jamais aucune des 3 armes en France n'avait menée de campagne (de communication !) sur Second Life (ni y est présent) ;
    • la Marine nationale française est même l'une des premières Marines en Europe a y être ;
  • et pour les formats :
    • format numérique du monde virtuel de Second Life
    • date et heure sont au format français (et l'heure est celle de Paris, car 19h est totalement imprécis pour un militaire comme pour Second Life)
    • « Chez Linden Lab, nous avons toujours été de fervents défenseurs de l'utilisation des standards ouverts et des avantages d'utiliser des produits open source. » annonce l'éditeur du site Second Life [4].

Dans le monde réel, les curieux de la Marine pourront trouver devant l'Hôtel de la Marine à Paris, place de la Concorde, de très belles photos et des panneaux explicatifs grand format qui sont le long de la palissade du chantier de restauration du bâtiment (on y apprend par exemple que la seule corde sur un bateau est celle sous la cloche : sinon, il s'agit de bouts et de aussières).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les 200 couvertures de SVM Mac

De l'importance de l'archivage et encore plus des métadonnées

Dans la presse papier, après le n°3000 de Télérama en juillet, le mois de décembre est celui des deux cents, numéros à chiffre rond, un format symbolique (dans la numérotation décimale) :

  • n°200 pour Joystick [1], avec en couverture un texte parodiant le message « Erreur fatale Windows » et un supplément spécial, avec à son dos un dessin d'une Bellaminette de Bruno Bellamy [2] ;
  • n°200 pour SVM Mac [3], sans couverture spéciale, mais avec à l'intérieur un dossier spécial.

Dans ce dossier spécial, une double page, la 44 et 45, propose donc 10 rangées de 20 images soigneusement alignées depuis octobre 1988 : les 200 couvertures sous les yeux... une prouesse.

En effet :

  • soit les 200 exemplaires papier en bon état ont été sortis des archives et les couvertures ont été numérisées avec un scanner ;
  • soit les 200 images de couvertures étaient soigneusement conservées, sur un support (CD, DVD, disque dur) lisible et entretenu, avec un indispensable fichier de métadonnées qui indique le numéro et/ou la date pour les retrouver et les ranger.

Il y a aussi le cas où la couverture était réalisée avec un logiciel de PAO qui utilisait un format fermé qui a disparu (avec le logiciel ou avec la société éditrice) ou qui a changé de version (le logiciel existant encore)... L'archivage est alors perdu.

Sans les métadonnées, impossible de retrouver le sujet, la date ou l'auteur d'images (ou de musique ou de video). Des métadonnées dans des formats ouverts, (comme Dublin Core) au format texte et donc utilisables.

Sources et liens :


Et sur Formats-Ouverts.org :

Quel format prévaut ?

Seul le prononcé fait foi, mais l'écrit est aussi d'importance, et parfois il y a différence

Lors du salon Éduc@tice 2007 [1], le Ministre de l'éducation nationale a prononcé un discours le 21 novembre à propos des TIC dans l'éducation suite aux annonces de fin octobre. Son intervention est disponible en 2 formats :

  1. au format video (lui même au format fermé Windows Media Video, WMV) qui montre aussi l'intervention en langue des signes ;
  2. au format texte avec la page HTML, un format ouvert [2].

Pourtant, la question se pose de savoir quelle version retenir. En effet :

  • l'indication de début de page précise que « Seul le prononcé fait foi » ; mais l'écrit possède encore un caractère officiel important auquel on se fie, et qui est proposé par les sites Web ;
  • la version video comporte des passages que le texte ne propose pas, sans doute suite à un développement à l'oral par rapport à la version écrite initiale ; ainsi l'intervention du Ministre en video indique :
    • que la ville de Périgueux dont le Ministre est maire va équiper des écoles de tableaux numériques ;
    • qu'il y a débat entre faut-il « débrancher l'école » ou pas et un juste milieu à trouver ;
    • qu'un des personnages de Les caves du Vatican jette quelqu'un du train, violence et brutalité gratuites et totalement condamnables comme celle du happy slapping ;
    • ou à propos du débat entre morale et technologie/technique, que « la technique l'emporte toujours sur la morale, nous le savons au moins depuis l'excommunication des arbalètes. Et donc il y aura toujours un gain de la technologie sur tout discours, sur toute attitude théorique. » [3] ;

Cependant pour ce qui est de la video ou du son, sans transcription dans un format texte, ouvert de préférence, impossible de retrouver des informations et de faire des recherches car l'information n'existe pas pour les moteurs de recherche (actuels ?).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

TeX, LaTeX et le format tex : encore bien présents

Des format ouverts depuis presque 25 et 30 ans !

1978 : début du logiciel TeX [1] et de son format .tex. En 1984, c'est LaTeX [2], toujours avec le format .tex. Soit presque 30 ans pour l'un et près d'un quart de siècle pour l'autre, à propos de typographie et de mise en page professionnelles de documents.

Le format tex est ouvert (et les logiciels TeX et LaTeX sont des logiciels libres) : il est employé par de nombreux auteurs, dans plusieurs logiciels différents et par le monde professionnel de l'édition, de la publication, de l'imprimerie, notamment dans le domaine scientifique où il est devenu le format de fait, le standard. Mais LaTeX permet de réaliser des documents dans (presque) tous les domaines, y compris non-scientifiques comme en lettres, droit, musique ou langues.

Derrière ces logiciels et formats ouverts, on trouve principalement 2 personnes : Donald E. Knuth [3] pour TeX (avec METAFONT et la fonte CM), sans doute l'un des plus grands informaticiens, et Leslie Lamport [4] pour LaTeX, chercheur en informatique actuellement employé dans un des laboratoires de Microsoft.

Depuis le début des années 80, la communauté TeX-LaTeX est nombreuse, active et de plus en plus internationale, avec des associations comme TUG aux États-Unis dès 1980 [5] ou GUTenberg pour les pays francophones [6].

Des manifestations et des livres sur ce format ouvert

En France en cette année 2007, deux manifestations liées directement (ou pas) au format TeX se sont tenues :

  • le 8 octobre, la journée GUTenberg 2007 à propos de « Unicode et LaTeX » [7], à Paris : le format d'encodage est un élément capital pour la transcription des différentes langues.
  • les 29, 30 et 31 octobre furent les 3 jours des « Journées algorithmiques » [8] en l'honneur de Donald E. Knuth à qui l'université de Bordeaux a décerné le 30 un doctorat honoris causa.

Quant au monde de l'édition, ce sont 3 nouveaux titres qui ont été publiés au cours des 6 derniers mois : par ordre chronologique d'apparition,

  • en juin, LaTeX pour l'impatient, H & K, 160 pages [9] ;
  • en septembre, LaTeX à 200%, O'Reilly , 120 pages [10] ;
  • en octobre, Mémento LaTeX, Eyrolles, 14 pages [11].

Le format .tex est apparu alors que les traitements de texte n'étaient pas présents (Word de Microsoft a commencé en 1983) et il continue d'être utilisé, en évoluant et en restant ouvert.

Autres articles avec LaTeX sur Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La Bibliothèque nationale de France et ses chantiers numériques

Conférence de presse : bibliothèques numériques, conservation du patrimoine numérique, donc des formats et aussi...

Le 13 novembre 2007, Bruno Racine, président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), a donné une conférence de presse intitulée Trois chantiers d'avenir [1] que sont « le numérique, le projet Richelieu, le développement durable ».

Le contexte : l'archivage et les bibliothèques numériques

L'une des missions de la BnF concerne le dépôt légal, qui touche maintenant le numérique. Cela signifie collecte puis archivage, conservation et aussi records management : la BnF a de grand(e)s expert(e)s en la matière.

La bibliothèque numérique de Google fut annoncée en décembre 2004 sous le nom de Google Print. Depuis, rebaptisée Google Book Search, 18 bibliothèques sont devenues partenaires [2]. Yahoo!, Microsoft, Amazon participent aussi à des projets de bibliothèque numérique.

La Bibliothèque nationale de France :

  • le président Jeanneney : le 22 janvier 2005, il publiait un article dans Le Monde, réagissant au projet de Google et lançant un « appel solennel » ;
  • une nouvelle équipe de direction : le 2 avril 2007, Jean-Noël Jeanneney [3] fêtait son 65e anniversaire et quittait ses fonctions de président de la BnF, atteint par la limite d'âge ; Bruno Racine [4], ancien président du Centre Georges-Pompidou, lui a succédé ; quant à Agnès Saal, directrice générale de la BnF (depuis 2001), autre poste clé, elle a été nommée directrice générale du Centre Georges-Pompidou le 23 août [5].

La BnuE, Bibliothèque numérique européenne a connu une accélération après la réaction de Jean-Noël Jeanneney qu'il a porté auprès des différents interlocuteurs et responsables en France et en Europe.

« La BnF à l'ère du numérique » et les formats

Pour le chantier du numérique, il y a 3 volets : « collecter-conserver ; organiser ; diffuser », avec notamment le projet SPAR (Système de Préservation et d'Archivage Réparti) pour « entreposer de manière sécurisée et pérenne les objets numériques ».

Pour ce « projet de grande ampleur » SPAR, « la BnF a lancé le 14 juin dernier un appel d'offres pour la réalisation de la partie logicielle et a adopté une orientation en faveur du logiciel libre afin de s'assurer une indépendance maximale. ». Donc des logiciels avec des formats ouverts. C'est à souligner, à saluer et à soutenir !

En ce qui concerne la préservation, la pérennisation et l'archivage électronique des données avec l'outil SPAR, « la diversité de leurs formats placent la BnF devant le défi de leur conservation. ». Pour SPAR, le problème des formats (notamment fermés) est indiqué et il faut composer avec :

Mais il permet également, grâce à une reconnaissance précise et complète des formats de données versées, de garantir la continuité d'accès en procédant aux transformations nécessaires en cas d'obsolescence technologique des outils informatiques de restitution. Ainsi, par exemple, lorsque le format d'image JPEG deviendra obsolète, SPAR sera en mesure de transformer les images concernées dans un nouveau format plus performant. Apporter cette garantie implique un travail permanent de veille technologique sur les formats, de prototypage et de tests des outils. L'ensemble de cet arsenal est intrinsèquement prévu dans la conception de SPAR. De plus, SPAR permet à tout moment de revenir en arrière pour restituer les objets dans leur format d'origine.

Enfin SPAR est un « véritable magasin numérique », dont la conception « s'appuie sur des normes internationales faisant autorité dans le monde de la pérennisation des informations numériques. » Les formats ouverts EAD (pour l'archivage) ou Dublin Core (pour les métadonnées) peuvent relever de cette approche. Il ne s'agit pas tant de recommander des formats en vue de l'archivage (comme dans le Manuel pratique Les archives électroniques de Catherine Dhérent) mais de prendre en compte l'existant.

Le records management, très présent à la BnF n'est pas cité mais concerne directement les sujets « d'indexation et d'accès aux archives » : les formats ouverts sont là aussi de mise.

Autre volet : « La BnF a aujourd’hui un rôle à jouer pour contribuer à organiser l’information à l’ère du numérique » et lance 3 « axes de recherche : OCR, traitement automatique des données et Web sémantique ». Si l'OCR peut poser un problème de format fermé des logiciels, le Web sémantique [6] repose sur des formats ouverts qui permet un traitement plus puissant des informations avec le format texte (plutôt que le format image).

Un point concerne les « choix de normalisation nécessaires pour l'inclusion des données concernant les livres sous droits (formalisme de transmission des contenus des documents, format des métadonnées, format de fourniture des données). » : formats et protocoles ouverts seraient bien plus efficaces que s'ils étaient fermés et utilisables avec un seul système d'exploitation.

Enfin pour le volet « Diffuser en ligne », la BnF agit dans le dossier des bibliothèques numériques « autour de trois cercles » :

  • sa propre bibliothèque numérique Gallica qui va évoluer et devenir Gallica 2 pour décembre 2008 [7] ;
  • la Bibliothèque numérique européenne (BnuE) avec le prototype Europeana qui continue son développement, et où Catherine Lupovici, ancienne directrice du département de la bibliothèque numérique de la BnF, est désormais très impliquée ;
  • le Réseau francophone des bibliothèques nationales numériques (RFBNN) qui présentera un prototype en août 2008.

Le « grand format » des cartes et des plans est aussi cité... mais cela s'applique aux dimensions physiques de ces documents !

Finalement, que ce soit pour le patrimoine numérique, pour l'archivage (après les exemples récents de la capsule Yahoo!, des bandes de la NASA, du DAFF de l'INA, de la British Library, de « l'informatique immortelle »,...) ou pour les bibliothèques numériques, la BnF continue d'être présente et active pour ces dossiers. Souhaitons vivement que ce sera avec toujours plus de standards ouverts et en faisant la promotion.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Intégré, intégrons et intégration

Quand toute la chaîne est identique, tout va

« Tout est parfaitement intégré » : tel est le slogan possible de la part de certains industriels, en parlant de leurs matériels et de l'approche d'intégration.

L'approche « Intégrons, intégrons » part d'une considération pragmatique : simplifier les choses et donc ne pas proposer aux utilisateurs des choses compliquées. C'est a priori louable et assez pertinent.

Cela signifie que 2 appareils censés échanger le feront parfaitement s'ils proviennent du même fabricant. Pour un ensemble d'éléments, à l'heure des appareils qui sont reliés les uns aux autres, le principe est d'avoir tout de la même marque.

Concrétement, on a par exemple les chaînes numériques suivantes :

  • téléviseur - videoprojecteur - caméscope - appareil photo - console - lecteur DVD - ordinateur - site Web de vente : Sony [1]
  • baladeur - téléphone portable - ordinateur - site Web de vente - logiciels système d'exploitation, navigateur, serveur, bureautique, video, photo, musique : Apple [2]
  • baladeur - console - périphérique - logiciel serveur - logiciel système d'exploitation - logiciel bureautique - logiciel multimedia - logiciel de programmation - logiciel de messagerie instantanée - site Web de vente et de recherche : Microsoft [3]

Pour que cela fonctionne au mieux, le mieux est de les utiliser ensemble. Et revoilà les formats. Et les données.

En effet, les données sont au centre du cercle des appareils : pour passer de l'un à l'autre, pour être synchronisées, pour être achetés ou pour être utilisées, qui mieux que celui qui fabrique un élément peut employer les données sur un autre de ses appareils, grâce à sa maîtrise des formats (ou des protocoles).

Le format est alors la clé qui ouvre (ou pas) les différents appareils, et les formats ouverts ne sont pas vraiment les plus utilisés : le principe d'intégration peut aussi être celui d'être enchaîné (avec à l'inverse la chute des dominos numériques). Quant à la diversité et à l'interopérabilité, elle est alors bien absente (remplacer un appareil par un autre de marque différente n'est pas impossible, mais cela ne fonctionnera pas aussi bien, et des fonctionnalités ou des informations liées aux appareils de la même marque ne seront plus présentes).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vous êtes un format et il nous intéresse...

Le réseau social Facebook et la publicité ciblée, dans Le Monde

Je suis, tu es, elle est, nous sommes... une cible, celle de la « publicité ciblée ». Et ces cibles des plans de communication et de marketing ont des formats, des profils, qui sont classés par âge, sexe, profession, ville, prénom, situation de famille, mais aussi ses amis, loisirs, achats, voyages,... Plus les informations sont fines (et exactes), plus le profil est précis, plus le ciblage peut atteindre... sa cible.

C'est ce qui est en passe d'arriver pour les inscrits du médiatique et valorisé site de réseau social Facebook [1] : « Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires » titrait en première page Le Monde daté du 11 novembre [2], avec ce premier paragraphe :

La publicité en ligne est en train de franchir un nouveau palier dans l'exploitation de l'intimité des individus. Grâce à l'efficacité des outils de collecte et de mise en relations du Web, des formats émergent qui sont capables d'exploiter l'énorme quantité de données que les internautes livrent sur leurs blogs, leurs pages personnelles..., souvent sans précautions. Ces formats entendent aussi infiltrer les liens toujours plus nombreux que les internautes tissent avec leurs "cyber-amis". (gras ajouté)

Les formats ci-dessus renvoient aux outils qui exploitent les données ou aux données proprement dites qui sont facilement exploitables si elles sont structurées (les champs âge, ville, sexe,...) dans un format connu (du site, au minimum) voire ouvert. Et pour interroger les données personnelles des différents sites de réseaux sociaux, un projet de protocole ouvert a été lancé le 1er novembre 2007 par Google et certains sites (mais pas Facebook), OpenSocial : plus de comptatibilité, voire de l'interopérabilité.

Le terme format est aussi employé dans l'article au sens de type : « Les premiers formats publicitaires apparus sur Internet étaient de simples "bannières" (statiques, puis animées, avec des vidéos). »

Toujours est-il que les données personnelles ainsi confiées en toute confiance peuvent perdre leur caractère privé en étant stockées, affichées et exploitées par ceux qui les détiennent et dont le modèle économique est d'en vivre.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Voilà le livre connecté

Un nouveau format de livre... acheté ou faisable soi-même !

Voilà « le livre connecté » ! Après le livre papier, le livre audio, le livre interactif ou le livre électronique, c'est la nouvelle dénomination pour un nouveau format de livre... avec des formats numériques. Les différents éléments :

  • un livre papier ;
  • un petit objet communicant intelligent et sympathique ;
  • une étiquette ;
  • une connexion ;
  • un fichier audio.

Plus précisément les éditions Gallimard Jeunesse, après Harry Potter fin octobre, lance le 7 novembre [1] La belle lisse poire du prince de Motordu [2] en livre connecté avec :

  • l'histoire du prince de Motordu et de la princesse Dézécole, de Pef, un bijou ;
  • le lapin Nabaztag de la société Violet [3] ;
  • une étiquette RFID (identification par ondes radio) ;
  • une connexion sans fil Web ;
  • le fichier audio du livre.

Que se passe-t-il ? Le livre grâce à sa puce est reconnu par le lapin qui se connecte au Web et récupère le fichier audio qui est ensuite lu par l'animal (avec la voix de l'humain qui a enregistré l'histoire). On retrouve des formats pour le son, le Wifi, les ondes radio, un code d'identification et du papier (ce support demeure). Pour l'instant un seul livre est disponible. Pourtant quelles que soient les listes de littérature jeunesse [4], elles comportent de nombreux autres titres : comment faire pour les petites têtes blondes (ou brunes ou rousses) qui veulent plus d'histoires ?

Vous aussi, vous pouvez le faire, avec des formats ouverts

La mode est aux loisirs créatifs, au « Faites-le vous-même », aux objets (ou aux plats) que l'on fabrique : cette approche peut s'appliquer au livre connnecté.

Achetez le livre papier de votre choix, ou alors allez sur le site du projet Gutenberg.org [5] pour des livres libres de droit (et imprimiez-le). Achetez le livre audio correspondant, ou alors enregistrez-vous (format ouvert Ogg Vorbis). Adopter un pingouin électronique, Tux Droid de Kysoh [6], autre objet animalier communiquant. Créer un code barre du livre associé au fichier son de votre enregistrement. Et quand celui qui tient le livre le passe devant le pingouin, il est reconnu et l'animal lui lit l'histoire. Précision : les voix enregistrées peuvent être celles de papa, maman, grand-maman, grand-papa, tata, tonton...

Sans autant de technique ni de formats numériques, le classique format papier est un régal : bonne lecture éventuelle de ce format ouvert, à l'interopérabilité assurée.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format des cartes (bleues, bancaires, téléphone,...)

Depuis fin 1967, la carte bleue, et de nos jours, le format carte de crédit

La communication et le dossier de presse ont été bien réalisés : on parle [1] des 40 ans de la carte bleue [2], dont la première a été lancée le 6 novembre 1967 avec les 6 banques du groupe Carte Bleue [3].

Et le format a une place de choix, au sens physique du terme : le « format carte de crédit », comme il est souvent appelé, avec ses dimensions de 86 x 54 mm (et moins de 1 mm d'épaisseur). Ce format est utilisé par de très nombreuses autres cartes : de fidélité, d'achats, de téléphone, d'indentification, de transport, de santé,... la liste est longue.

Même si en 1967 il ne s'agissait peut-être pas de ces dimensions, toujours est-il que les nombreux rectangles de plastique modernes (avec puce électronique ou piste magnétique) et aux multiples utilisations ont un format établi, reconnu et standardisé : il est ainsi possible de glisser la carte partout (ou presque) dans les terminaux de lecture ou les distributeurs, l'interopérabilité en action, basée sur un seul format...

Et ce format est ouvert : libre à chacun de réaliser artisanalement ou pas une carte en plastique (ou en carton, ou en papier) aux dimensions de la carte de crédit... qui se glisse alors dans les porte-feuilles et autres emplacements justement prévues pour les cartes. Pour l'instant, nulle autorisation, nul brevet, nul paiement pour l'utilisation de ce format carte de crédit.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le dimanche 7 novembre 2004 : 1 article (Binaire ou source : quel format prendrez-vous ?)
  • le lundi 7 novembre 2005 : 2 articles (Journée mondiale de la normalisation 2005 ; Bibliothèque numérique : Google, Amazon, MSN et la BnF, 3 annonces et 1 réaction)
  • le mardi 7 novembre 2006 : 1 article (Le format particulier du prix Renaudot 2006)

Et voilà l'ESA !

Un protocole ouvert pour des composants d'ordinateur

ESA : ce n'est pas ici l'Agence spatiale européenne, European Space Agency en angais [1]. ESA, c'est :

Enthusiast System Architecture, le premier protocole de surveillance et de contrôle du PC ouvert du marché pour les communications en temps réel et le contrôle des caractéristiques thermiques, électriques, acoustiques et fonctionnelles. [2]

Un protocole ouvert pour les échanges entre la carte mère et les composants de l'ordinateur (comme l'alimentation, le boîtier ou le système de refroidissement). Il a été mis au point par NVIDIA, fabricant de cartes graphiques, en collaboration avec des partenaires [3] comme Dell, HP, Asus, MSI et d'autres fabricants de composants (carte mère, alimentation, refroidissement, ordinateurs...). Ils ont annoncé proposer bientôt des éléments compatibles ESA.

ESA est publié, sans redevance, avec les spécifications (basées notamment sur l'USB) pour que les produits soient certifiés (la procédure à suivre pour être au bon format). Pour les microprocesseurs, les 2 géants AMD et Intel vont-ils suivre ? Un mouvement qui propose aux utilisateurs la personnalisation (« tuning, overclocking, customisation ») en s'emparant des technologies est-il lancé, comme avec BUG ? Et avec des standards ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Google, OpenSocial, Open Handset Alliance et les standards open

Les 2 annonces Open de Google : et les formats open ?

En quelques jours, Google a publié 2 annonces :

  • le 1er novembre 2007, à propos du projet d'API OpenSocial, avec communiqué [1] et article sur son blog officiel [2] ;
  • le 5 novembre, autre communiqué de presse sur Android, « une plate forme ouverte pour les appareils mobiles » [3] et autre articles de son blog [4].

Les 2 communiqués mettent le mot « open » à l'honneur : 35 fois dans le premier et 72 fois dans le second, ce qui est logique avec les noms des projets ; et pour les standards « ouverts »... :

  • OpenSocial propose des API, briques de communications, dans un format ouvert et avec une licence ouverte, pour faire communiquer différents réseaux sociaux qui parlaient chacun leur langue ; sur les 2 fois où « open » ne concerne pas le nom du projet, il s'agit une fois de « l'approche simple et pratique des standards ouverts » ;
  • Android est une plate forme ouverte pour mobile avec « Open Software, Open Device, Open Ecosystem » ; la « prolifération d'appareils basés sur des standards ouverts » est citée une fois.

Alors, les standards ouverts à la base de ces 2 projets ?

  • ils le sont pour OpenSocial car le Web doit rester ouvert, avec l'interopérabilité comme pierre angulaire et ils permettent de proposer une langue informatique minimum commune... entre ceux qui sont d'accord pour le faire (ce qui n'est pas le cas de tous les sites de réseaux sociaux) ;
  • ils le sont aussi, avec même le format ouvert du noyau Linux qui est utilisé pour le système d'exploitation ouvert, avec des logiciels et des outils de développement ouverts... pour les membres de Open Handset Alliance [5] (ce qui n'est pas le cas de tous les fabricants, opérateurs, fournisseurs de contenus).

Alors, tous les réseaux sociaux du monde qui se donnent la main ? tous les téléphones portables qui sont ouverts aux développements coopératifs ? C'est à suivre, les visées publicitaires et marketing étant aussi bien présentes.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats de Spider-Man 3

La video sort, et alors pour les formats...

Les publicités télé et presse (au format papier) sont nombreuses pour l'annoncer : le 1er novembre est la date de sortie du film Spider-Man 3 en video, distribué par Sony Pictures [1].

Pour ce troisième opus en video de l'Homme araignée, quels sont les formats ? On trouve 3 formats du support video pour 7 formats de présentation...

  • en DVD video, le format video classique, avec la version simple, le « Double DVD collector » et la « Trilogie 3 DVD » ;
  • en DVD Blu-Ray : « en haute définition exclusivement en Blu-Ray » comme le dit le texte des publicités, donc il faut un lecteur Blu-Ray... comme la Playstation 3 de Sony, c'est la guerre des consoles en action ; et le « Coffret Trilogie Blu-Ray » ;
  • un DVD Video + un DVD Blu-Ray + une figurine, le tout à 5000 exemplaires pour le « Coffret Ultimate », bien sûr en édition limitée (format marketing...) ;
  • en UMD Video, format lisible exclusivement sur la console portable de Sony, la PSP.

Mais pour profiter de ce DVD en HD avec un lecteur HD Blu-ray Disc, encore faut-il aussi un câble HDMI relié à une télévision HD Ready ou Full HD.

Pour ce marché mondial, pas de format ouvert video (comme le Ogg Theora). Et terminé le format VHS de la cassette video, oublié le format Betamax de Sony des années 80.

Dans les 4 pages de publicité parues en couverture du magazine gratuit Sport du 31 octobre 2007 [2], on lit même à propos de la version en Blu-Ray qu'il y a « l'encodage java pour une interactivité nouvelle génération. ». Donc du langage java est utilisé sur ce format de DVD.

D'autres formats, car il y en a partout...
  • le titre du film est « en 3 », un format très utilisé en 2007 ;
  • le format de la police de caractère est caractéristique (forme, couleur) ;
  • les 2 sites Web sont format Flash : pas de lecteur Flash, pas de Spider-Man 3 pour le site du film [3] ni pour le site des DVD [4] (et pas d'indexation);
  • et aussi le format papier de la bande dessinée orginale, là où tout a commencé ;
  • sans oublier le format exact du nom, Spider-Man, avec un trait d'union et 2 majuscules... et TM pour Trade Mark, marque déposée, placé en exposant après le nom.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :