Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1598 articles en ligne, dont 30 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Fin de Think Secret. Et pour FOo ?

J'ai délibérément supprimé les logiciels Apple de ma machine Apple (Article écrit hors ligne entre Noël et Nouvel An)

La citation est courte :

Je suis content d'avoir obtenu cet accord à l'amiable, et maintenant je vais pouvoir m'investir dans mes études avec peut-être plus tard du journalisme. [1]

L'auteur en est Nick Ciarelli, rédacteur et éditeur du site Think Secret à propos d'Apple. Donc le responsable du site Think secret serait content d'arrêter son site pour retourner à ses chères études... Non, cela signifie que suite aux procès d'Apple pour connaître les sources (à plusieurs reprises, le site a divulgué des informations officielles avant Apple), Nick Ciarelli cesse son site.

Sur Formats-Ouverts.org, les sources des articles sont indiquées en fin d'article. Mais puis-je écrire ceci :

  • j'ai tout à fait délibérément supprimé les logiciels Apple de mon ordinateur Apple (notamment plus de Mac OS X, mais Linux à la place) ;
  • je fais correctement fonctionner le matériel Apple (hors le modem) sans logiciel Apple mais en utilisant des logiciels libres (comme Firefox, Thunderbird, Emacs, LaTeX, OpenOffice.org d'où le nom de MALLE : Machine Apple avec des Logiciels Libres Exclusivement !) ;
  • je fais ce que je veux avec le matériel Apple que j'ai acheté (y compris renverser un verre d'eau sur le clavier, voire vertement insulter la machine !).

Est-ce condamnable de révéler aussi ces 2 « secrets » :

  • le matériel (séduisant) d'Apple est utilisable avec d'autres logiciels que les leurs (qui ne sont pas à des formats ouverts) ;
  • la vente liée est interdite et une machine Apple doit aussi pouvoir s'acheter sans logiciel Apple avec un prix inférieur.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le conte du parapheur

Il était une fois un parapheur...

Il était une fois un parapheur. Ne cherchez pas dans les dictionnaires, le mot n'y figure presque pas. Ne songez pas à un objet extraordinaire, il ne n'est pas. Du moins en apparence...

Le parapheur fait partie de la vie quotidienne des bureaux, même à l'heure du numérique. Imaginez donc un objet assez simple et pratique, rectangulaire, comportant des intercalaires et d'une taille suffisante pour contenir ses grandes feuilles A4.

Quelle que soit sa couverture, sa valeur provient des pages qu'il contient : ce sont des documents à viser et à signer. Mais pas par n'importe quel signataire, par les responsables des différents échelons hiérarchiques, comme le dit l'organigramme.

Le parapheur possède donc un grand pouvoir : quand il a parcouru toute la chaîne, quand tout a été signé sans retour pour des « à corriger », alors son document est validé, il peut être envoyé, diffusé, publié.

Mais parfois le parapheur connait des mésaventures : il est égaré, et il faut alors partir à sa chasse ; ou il est empilé, et il faut alors trouver dans quel bureau et sous quelle pile ; ou il est oublié, et il faut alors remonter sa piste ; ou pire, il est bloqué, et il faut alors comprendre pourquoi ; ou encore pire, il est annulé, et il faut alors le recycler avec un document neuf.

En cette fin d'année, avec l'approche de dates à ne pas dépasser, certains parapheurs vivent heureux : ils sont l'objet d'une intense attention et d'une circulation rapide, avec signature pour validation au dernier moment, mais encore dans les temps.

Mais en cette fin d'année, d'autres parapheurs ne sont pas à la fête : ils sentent la paraffine, ils ne sont toujours pas sortis des piles, ils sont toujours oubliés, ils ne sont toujours pas signés.

Le parapheur du RGI en fait partie.

(RGI : Référentiel Général d'Interopérabilité, document lancé en avril 2006, définissant les formats et protocoles à utiliser dans l'administration électronique, contenant de nombreux standards ouverts pour garantir l'interopérabilité.)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mardi 26 décembre 2006 : 1 article (Le retour des cadeaux en magasin : quand les formats sévissent)
  • le lundi 26 décembre 2005 : pas d'article
  • le dimanche 26 décembre 2004 : pas d'article

Ceci est le 1400e article de Formats-Ouverts.org.

Payer pour être compatible

Accord entre Microsoft et la PFIF pour le logiciel Samba

Le 22 octobre 2007, les décisions de l'Europe à l'encontre de Microsoft à propos des « systèmes d’exploitation pour serveurs de groupe de travail, notamment la fourniture aux développeurs de logiciels libres des informations sur l’interopérabilité que Microsoft est tenue de divulguer. » indiquaient :

la redevance due pour l’obtention de ces informations sera réduite à un montant unique symbolique de 10 000 euros. (sic)

La PFIF, Protocol Freedom Information Foundation [1], a donc payé les dix mille euros pour le compte de la fondation Samba [2], suite à un accord signé entre Microsoft et PFIF [3] et annoncé le 20 décembre. De la sorte, il y a accès aux informations techniques des protocoles de Microsoft, pour que Samba soit compatible avec notamment les serveurs Microsoft ou l'annuaire Active Directory.

Bien sûr, il s'agit pas de format ouvert ni d'interopérabilité, mais de compatibilité suite à un accord financier. Seuls les sites de la PFIF et de Samba relatent l'information [4], rien pour l'instant sur la page presse de Microsoft [5].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

En Norvège, des standards ouverts !

Le gouvernement de Norvège retient HTML, PDF et ODF

Le texte du communiqué de presse officiel du Ministère norvégien de l'administration gouvernementale et de la réforme est très clair [1] :

  • Pré-titre : En Norvège, un accès égal pour tous les citoyens aux informations publiques.
  • Titre : Les standards ouverts sont obligatoires pour les informations de l'Etat.

Et le chapô en gras :

Le gouvernement norvégien a décidé que toutes les informations disponibles sur ses sites Web officiels devraient être accessibles dans les formats ouverts de documents HTML, PDF ou ODF. Cela signifie la fin de l'époque où les documents officiels étaient publiés seulement dans des formats fermés.

Dès le 1er janvier 2009, les décisions concernent :

  • HTML pour les informations publiées sur le Web ;
  • PDF (PDF 1.4 ou supérieur ou PDF/A ISO 19005-1) obligatoire quand il y a souhait de conserver l'apparence originale d'un document ;
  • ODF (ISO/IEC 26300) est à utiliser pour publier des documents que l'utilisateur peut modifier après téléchargement, par exemple des questionnaires publics à remplir. Ce format est aussi rendu obligatoire.

La ministre Heidi Grande Røys a précisé que « le développement des technologies de l'information et de la communication dans le secteur public doit se baser sur des standards ouverts. Dans le futur, nous n'accpeterons pas que les structures publiques verrouillent les utilisateurs de données publiques dans des formats fermés. »

Les standards ouverts et l'indépendance sont donc à l'honneur, avec l'interopérabilité, la libre concurrence ou encore l'archivage en conséquences directes.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Livre électronique : les formats ouverts de l'IDPF

Des formats ouverts pour le livre électronique

Le livre électronique peut s'appuyer sur un écran ou sur du papier électronique, comme pour le Kindle d'Amazon. Mais dans chaque cas, la même question se pose à propos des contenus, la question ELF : Et Les Formats ?

En 1999 avait été lancé le format Open eBook (OeB) [1] défini par l'Open eBook Forum (OeBF). En 2005, l’OeBF est devenu l'IDPF, l'International Digital Publishing Forum [2], qui a élaboré 2 formats :

  • Open Publication Structure 2.0 (OPS), basé sur du XML ;
  • OPS Container Format 1.0 (OCF), un format compressé pour l'acheminement d'OPS.

L'une des particularités de ces 2 formats est qu'il s'agit de formats ouverts revendiqués officiellement comme tel sur la page de FAQ du site de l'IDPF [3] :

Qui peut utiliser ces standards ?

Tout le monde. Il n'y a pas de coût associé à l'usage des spécifications de OPS et de OCF.

Y a-t-il des éléments propriétaires dans ces standards ?

Non. Les spécifications sont basées sur des spécifications ouvertes ou du domaine publice comme XML, XHTML, CSS, Unicode, DTBook, Open Document Format (ODF) et d'autres. Toutes les versions des spécifications IDPF relèvent de la politique de propriété intélectuelle de l'IDPF qui exige de ses membres de révéler les parties brevetées.

Pour les créateurs de contenus, cela permet de produire avec des avantages réels (coût, indépendance, ouverture technique, puissance). Pour les utilisateurs, cela permet « d'échanger des fichiers OCF non protégés [les protections éventuelles viennent par dessus les formats IDPF qui ne les incluent pas] entre différents appareils de lecture, offrant ainsi une interopérabilité transparente. »

Sources et liens :

Communication : les pompiers seront compatibles avec la police

Compatibles ou interopérables ?

Le journal gratuit Matin Plus [1] du 17 décembre 2007 propose au bas de la page 10 une brève d'un paragraphe intitulé Radiocommunications Un nouveau réseau pour les pompiers, avec cette phrase :

En outre, Antares sera «inter-opérable» avec le système Acropol mis en place dans la police début 2007.

En cherchant la source de l'information, on trouve le communiqué de presse d'EADS Defence & Security [2] qui indique qu'il a remporté le marché du réseau de radiocommunication des services de sécurité civile (dont les pompiers). Ce réseau dénommé ANTARES va se placer dans le cadre du réseau ACROPOL de la Police nationale.

Déploiement d’un service de radiocommunications au profit des services publics concourant aux missions de sécurité civile, totalement interopérable à l’échelle nationale et interdépartementale (chapô, gras ajouté)

ANTARES reposera à la fois sur l’infrastructure qui a été mise en œuvre dans le cadre du projet ACROPOL de la Police Nationale, dont l’ouverture est effective pour l’ensemble des départements métropolitains depuis début 2007, et sur un complément d’infrastructure consistant à installer ex nihilo, à adapter ou à augmenter la capacité de trafic du réseau sur 360 sites d’ici 2010, ce qui constituera une infrastructure mutualisée et totalement interopérable au niveau national et interdépartemental, basée sur la technologie TETRAPOL. (gras ajouté)

Dans un format plus court, les radiocommunications des pompiers seront donc compatibles avec celles de la police. Elles seront même interopérables au sens où elles « opèreront avec » (inter opérer) un autre. Mais ce n'est pas l'interopérabilité au sens large d'un élément avec tous. Quant aux formats ouverts des technologies utilisées, cela n'a pas lieu ici.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les Pays Bas retiennent les logiciels libres et les formats ouverts

Une annonce importante... y compris les définitions...

« Le Gouvernement des Pays-bas vient de promouvoir l’utilisation des formats ouverts et des logiciels libres » indique l'article du site Synergies [1]. C'est indéniablement une décision importante, à mettre en avant et à saluer.

L'article propose une traduction de l'annonce officielle du gouvernement néerlandais. En voici 3 extraits :

Le gouvernement devra utiliser des logiciels basés sur des formats ouverts à partir d’avril 2008.

Voilà pour le calendrier, qui est proche.

Par les formats ouverts et l’utilisation de logiciels libres, la dépendance envers les fournisseurs de Technologies d’Information et de Communication sera diminuée.

Voilà un aspect essentiel : l'indépendance. Un représentant de Microsoft a réagi en déclarant « que ce n’est pas une bonne nouvelle pour le marché du logiciel de ne dépendre que d’un seul type de logiciels. » [2]

La caractéristique principale des formats ouverts est que chacun peut les utiliser sans payer de licence.

Voilà enfin le point qui concerne une définition des formats ouverts : la caractéristique citée est exacte, mais elle est incomplète. L'absence de licence n'exclut pas par exemple des frais pour accéder aux informations, situation retenue par l'Europe à l'encontre de Microsoft.

La question est donc : quelle est la définition retenue ? Car tous les éditeurs peuvent revendiquer des formats ouverts, avec leur propre définition. Et la question de la définition se pose aussi à propos de « open source software » du texte original en néerlandais [3].

Les 6 États des USA qui avaient aussi retenu les formats ouverts donnaient une définition précise (comme par exemple l'Oregon) des formats ouverts (et sur les six, 5 sont revenus en arrière...) Une approche qui permet de bien poser les règles.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats à utiliser pour les courriers électroniques

Les recommandations de Sir Tim Berners-Lee, directeur du W3C

Tim Berners-Lee est sans doute une des plus grandes personnalités d'Internet. Il a été annobli par la Reine d'Angleterre pour son travail, il est le directeur du W3C, World Wide Web [1].

Sa page Web officielle [2] fournit diverses informations : sa biographie, ses conférences (comme celle sur le Web mobile) et traite aussi du courrier électronique. On y lit ses recommandations sur les formats à employer pour écrire (gras et italique ajoutés) :

Ce qu'il ne faut pas envoyer en courrier électronique

Le courrier électronique est sure tant qu'il ne contient pas de programme. (Les données et les documents sont bien, les programmes ne le sont pas). Si vous m'envoyez un programme, je ne l'exécuterai pas, car il il peut endommager mon ordinateur et peut être un virus.

* Note : les documents pour Microsoft Word, Excel et autres programmes de Office tendent à exécuter des programmes (scripts) alors que vous les prenez pour de simples documents. Ils peuvent exposer ma machine aux virus, parce que ces programmes n'empêchent pas les scripts de s'exécuter depuis un document quand il est reçu par courriel. S'il vous plaît, ne m'envoyez pas de documents de Microsoft Office.

* Si vous envoyez du texte, s'il vous plaît, faites le en texte brut ou en HTML. Si vous utilisez votre traitement de texte favori, ou votre logiciel de présentation préféré, etc, et si vous m'envoyez un document dans le format de l'outil que vous avez utilisé, vous me forcez alors à installer un logiciel propriétaire sur n'importe laquelle des machines où je lis ce document.

* Si votre courriel est envoyé depuis Microsoft Outlook, et contient des pièces jointes, je serai enclin à ne pas le prendre en compte car je sais que des séries de virus en 2001 résultaient de la tendance d'Outlook à exécuter des scripts dans les courriels, et consommaient beaucoup de mon temps ou de celui de mes collègues.

Ce que vous pouvez envoyer en courrier électronique

Voici de bons standards de documents : messages en texte brut, pages HTML sans script (parfois appelées Texte enrichi), photos (format JPEG, PNG, GIF), SMIL, RDF/XML N3 et ainsi de suite. Tous ceux-là peuvent être envoyés en tant que messages ou en pièces jointes. Je peux les lire avec une variété de logiciels, et ils ne peuvent contenir de virus, tant qu'il n'y a pas de bug sérieux dans le code que j'utilise pour les lire. Si vous n'avez pas besoin de plus, utilisez le texte brut.

Ce sont là de bonnes règles, valables pour écrire un courrier électronique à qui que ce soit.

Et ces règles s'appuient sur des formats ouverts pour garantir entre autres l'interopérabilité du courriel, sans utiliser forcément de HTML.

Sources et liens :


Et sur Formats-Ouverts.org :

Un livre... électronique, avec du papier... électronique

Le Kindle d'Amazon et le format électronique du papier

Le 19 novembre 2007, Amazon a lancé son livre électronique, Kindle [1]. Encore le livre électronique... Encore des formats, numériques ou pas, ouverts ou pas.

Mais si un format était à souligner à propos de ce nouvel appareil, ce n'est pas le format fermé du réseau sans fil utilisé, ni le format des documents Word utilisables, ni les images aux formats .JPG, .GIF, .BMP, .PNG qui sont aussi lisibles.

Non. LE format à souligner c'est le papier électronique, le e-paper (avec de l'encre électronique) [2].

Sur le Kindle, plus d'écran d'affichage, mais une fine couche de plastique avec un affichage noir et blanc très lisible. Comme le papier (ou presque), et utilisé pour la première fois de manière aussi importante. Le début du successeur du papier (pour la lecture) et une nouvelle ère ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format des claviers

Touche pas à mes touches hors de mon logiciel

Voici l'inventaire :

  • les 10 chiffres arabes ;
  • les 26 lettres minuscules (non accentuées) de l'alphabet ;
  • ces 26 lettres en majuscules ;
  • bien d'autres signes, comme les lettres accentuées (comme àéîöù et leurs majuscules) et de nombreux autres (comme ,:!?;*/).

Comment répartir ces signes sur le nombre limité des touches des claviers ?

  • pour les téléphones portables, cela est réalisé avec une disposition commune par langue ;
  • pour les claviers d'ordinateurs [1], la chose est bien plus complexe : pour un même type de clavier (anglo-saxon QWERTY, français AZERTY,...) il y a plus ou moins de touches, il y a des dispositions différentes, il y a des spécificités par marques voire par gammes de modèles...

Faut-il une seule et même disposition pour tous ? Non, il faut de la diversité. Mais elle est basée sur une utilisation exclusive du matériel : le logiciel maison sait utiliser au mieux le clavier maison. Si les informations sur les claviers (touches, fonctionnement) étaient communiquées et intégrées dans les différents systèmes d'exploitation, il serait plus facile de passer par exemple de Windows ou Mac OS X à Linux.

Mais pour les claviers aussi, c'est la guerre des formats avec le principe d'intégration, et pas vraiment de format ouvert.

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org :

Ces formats qui ne montrent pas tout : un nouveau cas, l'iPhone ?

Des SMS reçus par l'iPhone mais cachés ?

Il y avait déjà des imprimantes, des CD audio, des logiciels qui effectuaient des opérations discrètes mais prévues dans les programmes (non ouverts). Et il y aurait aussi l'iPhone.

Ainsi, en France, l'iPhone avec un abonnement Orange recevrait des SMS que l'iPhone ne montrerait pas. En revanche, avec la carte SIM de cet abonnement Orange-iPhone dans un autre téléphone portable, les SMS en question seraient visibles (les formats physiques des cartes SIM permettent de les transférer d'un téléphone à l'autre) [1].

Selon l'article de The Inquirer [2] repris par Daniel Glazman [3], ces SMS sembleraient « vouloir vérifier que la carte SIM est bien dans un iPhone ». Ou alors s'agit-il d'un bug pas encore corrigé. Finalement :

  • mettre une carte SIM non-Orange dans son iPhone pose problème (verrouillage de l'iPhone, qu'il est possible officiellement de retirer en faisant la demande et en passant par le logiciel iTunes) ;
  • mettre une carte SIM iPhone-Orange dans un téléphone non-iPhone ferait découvrir des SMS.

Il ne s'agit pas a priori d'œufs de Pâques, ces éléments cachés (images, textes) dans les programmes. L'ensemble logiciel Android lancé par Google pour les téléphones portables semblerait plus à l'abri de telles surprises, format ouvert oblige.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fin du format papier et début de la rareté pour...

LMI et le Quid cessent

Le 12 octobre 2007 (un vendredi) paraissait le dernier numéro du magazine informatique Le Monde Informatique, LMI [1], lancé en janvier 1981. Fin du format papier.

Le 3 décembre 2007 (un lundi) l'information était publiée [2] : pas de Quid édition 2008 [3], un classique des livres offerts pour Noël, lancé en 1963. Fin du format papier (mais le site Web [4], gratuit, demeure : une des nombreuses ressources en ligne parmi d'autres, comme Wikipédia).

Le format papier, cela signifie aucun appareil de lecture électronique ni de formats informatiques (ouverts ou pas), et aussi un format rare et presque unique. En effet, collectionneurs de tous âges, les numéros de LMI et les éditions du Quid dans les greniers (ou les armoires ou les bibliothèques) ont désormais plus de valeur.

Pour le numérique, la caractéristique de rareté du document n'existe pas, copiable à l'identique qu'il est : pas d'original ni d'exemplaire particulier (dédicace, annotations, édition limitée, état neuf non déballé).

Autres exemples de fins des versions papier :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats de l'iPhone

L'iPhone est là, avec des formats

9 janvier 2007 : annonce de l'iPhone par Steve Jobs [1]. 29 juin : début de la commercialisation aux États-Unis [2]. 16 octobre : choix d'Orange pour la France [3]. 28 novembre : lancement en France.

Que dire à propos de l'iPhone et des formats ? Les pages consacrées au produit [4] fournissent des réponses :

  • Un exemple de vente liée interdite : comme indiqué par Didier Lombard interviewé sur Europe 1 le 27 novembre matin, « comme vous le savez, en France, on ne peut pas faire d'offre liée ». Donc l'iPhone vendu sans abonnement est exigé par la loi. Comme pour les ordinateurs, ce qui n'est pas le cas, contrairement à ce que de haut responsable déclare [5].
  • La fin des sites en WAP ? Avec le navigateur Safari embarqué, plus besoin d'avoir vraiment des sites Web en version HTML classique (un format ouvert) et aussi une version WAP. Le Web devient consultable depuis son téléphone (comme pour d'autres appareils nomades qui comportent aussi un navigateur, Opera ou Firefox par exemple).
  • Acheteur, tu dois avoir Windows ou Mac OS X ! Les technophiles sous Linux (et ils sont nombreux) doivent passer leur chemin : utilisation d'iTunes obligatoire et le déblocage légale de la carte SIM se fait aussi via iTunes 7.5 (c'est la version actuelle), qui n'existe pas pour Linux.
  • Pour le sans fil, les protocoles Wi-Fi (802.11b/g), EDGE et Bluetooth 2.0+EDR ;
  • Pour transférer les contacts d'un ancien mobile vers l'iPhone ? « Transférez d'abord toutes les informations de vos contacts vers Microsoft Outlook sur PC ou vers Carnet d'adresses ou Entourage sur Mac. » Donc sans ces logiciels, les contacts sont perdus (ou presque).
  • Les formats des pièces jointes ? L'iPhone affiche les images JPEG, GIF et TIFF dans le corps des courriels « et permet également de visualiser les fichiers PDF, Microsoft Word et Microsoft Excel joints aux courriers électroniques. » Mais quel format de Word et d'Excel ? Et pas le format ouvert ODF, norme ISO.
  • Enfin pour la Messagerie Vocale Visuelle, qui n'était pas disponible au lancement, y avait-il en cause des formats et des protocoles ? Sans doute, avec des réglages à effectuer pour « voir » ses messages.

L'interopérabilité de l'iPhone pour téléphoner (on appelle sans se soucier de la marque de l'appareil appellé ni de l'opérateur) ou pour naviguer sur le Web (un site conforme HTML sera utilisable par tous les navigateurs modernes) n'est pas autant de mise pour les fichiers joints ou pour les données de contact.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :