Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1582 articles en ligne, dont 14 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008 RMLL, du 1er au 5 juillet 2008Du 1er au 5 juillet 2008, les neuvièmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL), à Mont-de-Marsan


Le format des formules

Quand le logiciel ne reconnait plus les siens (de documents)

Vendredi 28 mars se déroulait la Journée numérique 2008 de Paris Centre Universités (PCU, soit Paris-Sorbonne, Paris-Descartes et Paris-Diderot). Rencontre et témoignage de plusieurs enseignants de mathématiques :

On a un vrai problème avec les formules de maths qui sont dans nos documents. L'éditeur d'équation de Word a changé au fil des versions mais sans reprendre les anciens codages qui étaient utilisés. Les parties de maths sont donc inutilisables et presque perdues, alors qu'il s'agit du même logiciel : on a au mieux les images des équations à la place.

Voilà un exemple parfait de l'emprisonnement des données dans un format fermé dont l'éditeur du logiciel décide du sort : pas de compatibilité avec les anciens formats du même logiciel. Et la question logique :

Comment faire pour avoir une réelle pérennité de nos documents et ne pas avoir à tout resaisir, voire abandonner nos archives du travail réalisé ?

Réponse générale : avoir des formats ouverts pour les données. Donc ici des formules de maths basées par exemple sur la syntaxe ouverte de TeX/LaTeX (qui existe depuis 1978, soit 30 ans, pour TeX !) [1] ou encore sur le format MathML (un format ouvert de type XML du W3C) [2]. Les logiciels qui utilisent ces formats ouverts peuvent être LyX [3], OpenOffice.org [4] ou encore un éditeur de texte puissant [5].

Et plus généralement, en maths ou pas, où en sont vos archives numériques qui sont votre patrimoine numérique ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 29 mars 2007 : 1 article (Le ministère de la Défense prend appui sur les standards ouverts)
  • le mercredi 29 mars 2006 : 1 article (Notules du 29 mars 2006)
  • le mardi 29 mars 2005 : 2 articles (Formation de documentalistes aux formats ; Libre accès à l'information grâce à l'interopérabilité)

Pour des standards ouverts au Parlement européen

Pétition Parlement Ouvert

Le troisième paragraphe du texte de la pétition indique [1] :

Je suis un citoyen Européen et je souhaite à ce que le Parlement Européen adopte l’utilisation de standards ouverts et qu’il fasse la promotion de l’interopérabilité dans le secteur ICT. (gras ajouté)

Le texte complet de la pétition met en avant l'importance de l'utilisation des standards ouverts d'un point de vue :

  • démocratique avec le simple accès aux informations avec l'exemple les débats en video (actuellement au format de Windows Media Player) et les fichiers reçus par les Membres du Parlement Européen au format ouvert ODF qui ne sont pas lus ;
  • économique, avec la promotion de l’innovation et de la compétition pour offrir un large choix et ne pas avoir de dépendance ;
  • technique, avec l'interopérabilité comme fondement pour permettre les échanges, comme cela est déjà demandé pour le transport ferroviaire ou pour la navigation par satellite.

Les 3 domaines ont aussi des influences entre eux. La pétition est soumise par les 3 associations OpenForum Europe (OFE) [2], European Software Market Association (ESOMA) [3] et la fondation The Free Software Foundation Europe (FSFE) [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Dernier article entièrement consacré au...

...au refus de lien hypertexte sans autorisation préalable

Le texte du « 4. Liens hypertextes » indique :

Tout lien hypertexte vers les Sites gérés par Reed Expositions France mis en place depuis un site géré par un client ou toute autre personne gérant un site Internet devra être soumis à l'accord exprès et préalable de Reed Expositions France. [1]

Donc pour le Salon du Livre, comme pour le Salon de l'agriculture, comme pour d'autres sites récemment cités, il faut demander une autorisation avant de faire un lien hypertexte depuis un site Web.

Sans oublier qu'écrire www.salondulivreparis.com [2] dans un commentaire en ligne, dans un chat, dans un courriel et dans un document PDF nécessite aussi une autorisation car un lien hypertexte est établi. Soit au total 5 cas de figure.

Une discussion et conclusion

Alors, croyant qu'expliquer la « particularité » de cette situation ferait avancer les choses, direction le Commissariat général du Salon du Livre, le mardi 19 mars sur le coup des 21h30. « Il faut bien demander une autorisation, nous tenons à contrôler les liens, il n'y a pas de problème dans cette approche » : telles furent les réponses obtenues, en passant sans doute pour un peu fou (FOo) à dire que les liens sont des références et sont à la base historique et technique du Web et sont incontrolables a priori (mais a posteriori avec les fichiers de statistiques de fréquentation du site). Le pire étant non pas de passer pour un inquiétant personnage à avoir de tels propos, mais de constater que l'explication ne servait vraiment à rien, sans que ce soit un cas particulier.

Alors ? Et bien inutile de persister avec des articles en prose ou en vers entièrement dédiés à ce sujet à propos d'un site : désormais ces sites seront cités dans la catégorie Notules. Et vivent les liens hypertextes ! (qui ont un format ouvert et illustrent l'interopérabilité).

Sources et liens :
  • [1] Texte de page Mentions légales, Conditions générales d'utilisation, placé dans une page au format Flash, donc ce texte n'existe pas pour les moteurs de recherche.
  • [2] Site du Salon du Livre, au format Flash, http://www.salondulivreparis.com/ (l'adresse écrite est exacte mais le site où le lien aboutit est erroné d'une lettre : vous corrigerez pour y accéder)
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 21 mars 2007 : 1 article (Le HTML : format ouvert et nerf du Web)
  • le mardi 21 mars 2006 : 1 article (J'ai 10 ans)
  • le lundi 21 mars 2005 : 1 article (« De la diffusion à la conservation des documents numériques » ; Le Monde adopte le format ouvert RSS de syndication)

L'Enfer de la BnF : le momentané et le permanent

Une exposition avec un (petit) anachronisme...

Du 4 décembre 2007 au 30 mars 2008 se tient à la Bibliothèque nationale de France (BnF) l'exposition L'Enfer de la Bibliothèque, Eros au secret [1] : des « textes et images réputés contraires aux bonnes mœurs » (ils n'avaient pas le bon format) jusque-là tenus dans une réserve spéciale à l'écart du regard du public sont exposés.

Pour symboliser cette exposition, l'image utilisée est celle de la lettre X, qui est affichée sur l'une des 4 tours de la BnF site François-Mitterrand. Le X majuscule est une écriture à un format bref mais ouvert et un peu anachronique... car le X qui signifie ici classement X a été instauré par la loi... en 1976 [2]. Et nombre de documents exposés en sont bien antérieurs.

L'enfer permanent de la BnF (et d'autres), c'est les formats

Si par le passé certaines formulations sont allées dans cet Enfer par décision politique, l'enfer moderne s'invite sans laisser le choix et s'appelle le numérique et ses formats.

Car le numérique avec ses formats est doublement dangereux, de manière permanente :

  • avec le danger des formats des supports numériques : ceux dont on n'a plus d'appareils de lecture dédiés et ceux qui sont altérés car très fragiles ;
  • avec le danger des formats des fichiers : ceux dont on n'a plus le logiciel dédié et dont « la langue numérique » n'est plus parlée, elle n'existe plus et reste inconnue.

La BnF (et aussi d'autres structures comme la Direction des Archives de France, l'INA ou la DGME) est bien consciente de l'enfer du numérique, notamment pour l'archivage et la conservation du patrimoine numérique. Et elle agit pour y échapper : le records management, les 3 chantiers, la bibliothèque numérique, les métadonnées ou le TC46 de l'ISO. Mais l'information et la formation ne sont peut-être pas encore aussi larges pour traiter de ces dangers et pour mettre en avant les formats ouverts pour les fichiers.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Rapport Attali et standards ouverts

Les 300 mesures (qui sont 316) et les formats

Fin janvier 2008, le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française [1], présidée par Jacques Attali et aussi appelée Commission Attali, a remis son rapport au Président de la République.

Le document existe en 2 formats :

  • numérique, format ouvert PDF, en ligne sur le site de la commission, au titre de Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française [2] ;
  • papier, édité par XO éditions et La Documentation française, avec comme titre 300 décisions pour changer la France [3].

Les mesures préconisées sont au nombre de 316, mais 300 est un format plus rond et mieux adapté pour un titre (il y aurait eu un clin d'œil mathématique si le nombre avait été 314, et encore mieux, avec une publication le 3/14 , le 14 mars au format anglo-saxon ; mais ces 316 propositions n'ont pas été publiées le 16 mars (3/16), ni le 31/6 (qui n'existe pas), mais le 23 janvier).

Et pour ce qui est des standards ouverts, des formats ouverts, des protocoles ouverts ? Ces termes exacts n'y figurent pas. Mais la « Décision 58 » traite de l'interopérabilité avec le 3e point des actions :

Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels libres et les logiciels propriétaires, en priorité.

Ces normes ne sont pas forcément totalement ouvertes comme celles du W3C, mais peuvent être un bon point de départ. Les logiciels libres (qui ont des formats ouverts) sont l'objet de cette décision 58.

Enfin, la « Décision 246 » traite aussi d'interopérabilité dans l'administration électronique :

Assurer l’inter-opérabilité des systèmes informatiques et le partage des données des administrations publiques.

Cette interopérabilité passe par l'utilisation de standards ouverts, comme le RGI (dans son parapheur) le préconise par exemple. Le format DVB-H (fermé) et le protocole IPv6 (ouvert) sont aussi cités (décision 49 et 62). Les formats restent les clés du monde numérique.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le vendredi 16 mars 2007 : 1 article (Les widgets, le W3C et Netvibes contre les incompatibilités du Web)
  • le jeudi 16 mars 2006 : 2 articles (Francophonie, c'est parti ! Vos fichiers de bureautique sont aussi « protégés »)
  • le mercredi 16 mars 2005 : 1 article (La Présidence est accessible)

Vote électronique : un livre et une conférence

Une conférence (donc au format oral)

Le 27 mars 2008 de 18h30 à 20h se déroule une conférence dans le cadre du cycle Qu'en savez-vous vraiment ? organisé par le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers). Le sujet : Le vote électronique, avec comme sous-titre Peut-on faire confiance aux machines ? [1]

Les 2 participants sont Chantal Enguehard, enseignante-chercheuse (Laboratoire d'Informatique de Nantes Atlantique, LINA) et Olivier Lesobre, chef de service à la direction des relations avec les usagers (Commission nationale de l'informatique et des libertés, CNIL).

Un livre (aux formats papier et numérique)

Vote électronique : les boîtes noires de la démocratie [2] tel est le titre du livre écrit par les 2 journalistes Thierry Noisette et Perline, paru début février 2008 aux éditions In Libro Veritas [3].

Ce livre souligne, en le remettant dans son contexte historique et international, que le vote électronique n’est pas l’amélioration démocratique qu'ont vendue des docteurs Folamour de l'administration et des marchands de machines de vote.

Les problèmes soulevés par le format électronique du vote (que ce soit pour les pieds, le côté fermé ou autres) y sont développés (et bien plus) tout au long des pages. Le livre existe en 2 formats ouverts que sont le classique papier et la version électronique (en PDF).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 15 mars 2007 : 1 article (Les liens autorisés pour 2 sites récents)
  • le mercredi 15 mars 2006 : 2 articles (C'est votre première visite ? L'Assemblée nationale, le lieu central sur les formats et l'interopérabilité)
  • le mardi 15 mars 2005 : 1 article (L'Assemblée nationale, le lieu central sur les formats et l'interopérabilité)

Les approches en c

Mais pourquoi s'impliquer ?

Qu'est-ce qui fait courir les personnes impliquées dans les logiciels libres, ces logiciels qui ont un format ouvert et qui utilisent des standards ouverts ?

Pourquoi consacrer du temps et de l'énergie au libre à programmer, traduire, rédiger de la documentation, organiser des manifestations, expliquer, faire de la veille, aider, tester, faire de la maintenance, écrire des articles ou encore donner des conférences ?

Il peut y avoir « le dévot, le révolutionnaire et le millionnaire » [1] comme développé par Tristan Nitot dans un article à propos de « Trois approches antagonistes du logiciel Libre. »

On peut aussi avancer 3 approches en c.

La création : celle de programmes, de contenus, de documents, qui englobe les loisirs créatifs à la mode, et qui est un acte capital pouvant amener épanouissement et parfois reconnnaissance.

La connaissance : le fait de connaître le fonctionnement, de comprendre les enjeux, de maîtriser les techniques, pour aussi diffuser et partager ce savoir.

La critique : comme dans l'esprit critique ou le sens critique, elle permet de ne pas être crédule et de refuser la manipulation en faisant preuve d'analyse. Cela peut aussi parfois s'appeler contestation de ce qui est établi par un certain formatage.

On peut ajouter 2 autres c : la contribution qui permet d'apporter modestement sa pierre à un mouvement plus large et la concurrence ouverte et possible sans condition particulière (de diplôme ni d'appartenance à une structure) qui peut amener des innovations de rupture (disruptives innovations).

(Le trio « dévot, révolutionnaire et millionnaire » fait en format abrégé... drm, aux 3 sens ; quant aux 3 c, cela peut faire ccc... comme Chaos Computer Club [2]. Les couples c/C, drm/DRM ou ccc/CCC ne sont pas involontaires sur FOo/foo...)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format OOXML à Genève : 6 membres et 6 questions

Les 6 membres allemands

Notre voisin allemand est souvent cité à propos de nombreux dossiers (comme à l'occasion de la journée du 22 janvier). Et pour le format OOXML en vote à l'ISO, qu'en est-il ?

Le site du DIN, Deutsches Institut für Normung [1] (institut allemand de normalisation), l'équivalent de l'AFNOR en France, indique quels sont les 6 membres de sa délégation présents au BRM de Genève et d'où ils sont issus [2] :

  • la société IBM Allemagne ;
  • la société Microsoft Allemagne ;
  • le Fraunhofer Institut für Offene Kommunikationssysteme FOKUS ;
  • le DIN ;
  • le service des impôts de Hamburg ;
  • le ministère des affaires étrangères.
Les 6 questions en suspens

Six questions aux organismes nationaux de normalisation : tel est le titre du document [3] à propos du vote en cours à l'ISO pour l'acceptation ou le refus du format OOXML comme norme ISO. Ces 6 questions sont :

  1. Indépendance vis à vis des applications ?
  2. Compatibilité avec les standards ouverts existants ?
  3. Rétrocompatibilité pour tous les fournisseurs ?
  4. Des extensions propriétaires ?
  5. Deux standards ?
  6. Juridiquement sûr ?

Pour chacun de ces points pertinents, le document propose un développement, avec notamment l'interopérabilité en arrière plan. Il serait intéressant d'avoir les réponses de chaque pays, dont la France, et aussi celles des membres de la commission AFNOR, avec notamment les structures publiques comme la DGME (et le le RGI en attente).

Sources et liens :
  • [1] Site de la DIN, Deutsches Institut für Normung e. V., en allemand, http://www.din.de
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fermez ce stand aux formats impayés

Formats à licence d'utilisation, formats à payer (et ils ne sont pas ouverts)

Le salon CeBIT 2008 à Hanovre début mars [1] fut le théâtre de nombreuses annonces et présentations de produits. Parmi les tombereaux d'informations, en voici une un peu originale à propos des formats : une opération de police se déroula sur certains stands. La police allemande a ainsi confisqué du matériel exposé :

En fait, ce n'est pas pour des contrefaçons d'iPhone ou de Blackberry que les exposants ont été inquiétés, mais le plus souvent pour... ne pas avoir payé au consortium MPEG la licence d'utilisation de ses formats de compression ! [2]

Tous sont suspectés par la justice allemande d'utiliser une technologie de compression des données sous brevet, sans avoir payé pour celui-ci. [3]

L'équation est très simple et sans inconnue : formats avec licence payante = formats à payer. Cela est logique. En revanche cela ne correspond pas du tout aux formats ouverts, qui n'ont pas cette caractéristique (sinon par exemple le marché des navigateurs serait bien verrouillé, et la concurrence impossible).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Il n'y avait pas de machine

Sur les écrans de télé, pour les principaux responsables, pas de machine à voter

« La pose du bulletin » : tel pourrait être le nom de l'instant de pause où les responsables politiques s'immobilisent, l'enveloppe de vote à la main, le sourire aux lèvres, regardant caméras et appareils photo, juste avant de glisser ladite enveloppe au bulletin dans l'urne transparente.

Par chance pour la communication des responsables des partis politiques et des membres du gouvernement, ils ont voté avec un bulletin papier lors des élections du 9 mars 2008 : pas de machine à voter. La presse et la télé les ont presque tous montrés, avec la pose du bulletin à la clé.

Car avec une machine à voter électroniquement, pour les images, ce n'est que les pieds !

C'est en effet la seule partie du corps visible, et impossible de faire mieux, le rideau cachant le votant devant l'écran. Catastrophe pour les images à montrer...

Bien sûr, il y a aussi le fait que le vote électronique n'est pas vérifiable par un enfant de 10 ans, au contraire du vote papier, un format ouvert. Mais pour la com', ce n'est pas ce qui compte (mais cela est un argument sans doute plus important encore).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Transport aérien : bientôt 100% de ET

En juin 2008, normalement, que des ET...

Il reste moins de 100 jours avant le « 100% ET » ! Telle est l'accroche de l'annonce publiée le 22 février 2008 [1].

« ET » ? Le E.T. de Steven Spielberg pour Extra-Terrestre ou Extra-Terrestrian ? Non, le T est celui de Ticket (en anglais comme en français) et le E est celui de Electronic, comme dans le eBusiness ou l'email (qui se traduisent par commerce électronique et par courriel). Il s'agit donc du Electronic Ticket, et en français du Billet Électronique, le BÉ.

C'est l'International Air Transport Association (IATA) [2] qui a annoncé le 22 février (un vendredi) qu'il ne restait plus que 100 jours avant le passage au 100% billet électronique prévu le 1er juin 2008.

Ticket électronique (ou billet au format numérique), que cela signifie-t-il ? Le communiqué de presse est intitulé « Compte à rebours pour le dernier billet papier ». Donc une fin annoncée du support papier.

Le texte ne parle pas de dématérialisation, car ce ticket sera stocké sur un support matériel sous forme d'un fichier numérique qui pourra être sur le disque dur d'un ordinateur, d'un agenda électronique ou d'un téléphone portable, sur la mémoire flash d'une clé USB ou d'un balladeur, ou encore sur sur une puce électronique.

A priori ce serait un fichier texte, donc à un format ouvert, qui ne nécessitera pas de logiciel spécial, hors sa messagerie (si envoi par courriel) ou un traitement de texte (ou un éditeur de texte). Sauf si le format PDF était retenu, mais il est ouvert.

Cependant, pour utiliser ce fichier, il faudra sans doute ses références : si elles sont imprimées ou (pire !) si on les écrit sur un papier (de son carnet, de son dossier, de son agenda), cela sera sans doute suffisant pour Simplifier les affaires (c'est le nom du programme de l'IATA à propos du billet électronique) : en fait, plus de papier édité par les compagnies aériennes, mais pour le voyageur peut-être toujours un peu de format papier.

(N'imaginons pas l'ordinateur, le PDA ou le téléphone à court de batterie et qui contient le billet... sans parler de pannes électriques ou informatiques dans les aérogares. Et pour les archives de billets d'avion, impression papier).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le vendredi 9 mars 2007 : 1 article (HD Photo, nouveau format de Microsoft)
  • le jeudi 9 mars 2006 : 2 articles (L'Australie, les DRM et le rapport coup de tonnerre ; Je veux le DRM mais pas les DRM ni le DRM)
  • le mercredi 9 mars 2005 : 2 articles (Une conférence, deux fois, à Troyes ; Sous le capot, des formats bien fermés)

Google rentre à l'ECMA

Quand un nouveau membre paraît

Lorsque Google est devenu membre de l'ODF Alliance au cours du mois de juillet 2007, il n'y eut aucun communiqué de presse ni aucun article sur le blog officiel.

En décembre 2007, ce fut la même chose, mais cette fois à propos de Google rejoignant l'ECMA [1] en tant que membre ordinaire (OM, Ordinary Member) [2] : c'était le 13 (un jeudi), lors de la 94e assemblée générale à Nice. L'ECMA a normalisé le format OpenXML de Microsoft en décembre 2006, format contre lequel Google a pris position en février 2008.

ECMA et ODF Alliance ne sont pas les seules concernés : Google est aussi membre de l'OASIS [3], de l'IETF via l'ISOC [4] ou du W3C [5]. Ce qui n'est pas un cas exceptionnel : bien d'autres sociétés du secteur des TIC, de la téléphonie ou de l'électronique sont présentes dans les structures en charge de l'élaboration de standards.

Cette présence dans des organismes de normalisation et de standardisation est capitale pour les entreprises, notamment pour y défendre leurs intérêts, que ce soit avec des formats fermés ou ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 7 mars 2007 : 1 article (Les lois et les règlements ont des formats ouverts... mais cela ne signifie pas les respecter))
  • le mardi 7 mars 2006 : 1 article (Rendez-vous à Nantes pour parler de clé...)
  • le lundi 7 mars 2005 : 1 article (Un nouveau thème en juillet lors des RMLL 2006...)

Les nouveaux téléviseurs et leurs formats

Les formats présents dans les nouveaux appareils de télévision

Pour les téléviseurs, il y a :

  • les formats de l'écran : c'est la fameuse diagonale, libres de fabrication, de la plus grande à la plus petite ;
  • les formats pris en compte : ce sont les fameux formats supportés, dont certains sont obligatoires.

En effet, depuis le 6 mars 2008, les téléviseurs doivent avoir un tuner TNT intégré : dans une autre formulation, interdiction de vendre des appareils sans récepteur TNT. Mais quelle TNT, quel format ? Car il y a 2 formats de TNT (pour 3 formes de TNT) :

  • le MPEG-2 pour la TNT gratuite : il est obligatoirement pris en compte en mars 2008 ;
  • le MPEG-4 pour la TNT payante et la TNT HD : il est obligatoire pour fin décembre 2008.

Sans oublier que le format HD-Ready est abandonné, que le format hertzien analogique qui vit ses dernières années (fin en 2011), que la révocation de la télé pourrait s'installer et que le format DVB-H de la TMP (Télévision Mobile Personnelle) arrive.

Dans tout cela, point de format ouvert et des problèmes d'interopérabilité à l'horizon. L'un des 4 écrans vit une révolution des formats (et aussi une guerre des formats).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le parapheur électronique

Le format électronique appliqué au parapheur

Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale du Nord (CDGFPT du Nord) et l’ADULLACT (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour l'Administration et les Collectivités Territoriales) [1] ont annoncé :

  • web-delib, un logiciel de gestion des délibérations ;
  • le i-Parapheur, un logiciel de parapheur électronique [2].

Ces deux outils sont développés en logiciel libre (donc un format ouvert des coulisses). Peut-être le suivi électronique des documents de ce parapheur au format électronique écourtera les délais du parapheur papier du RGI ou celui du décret accessibilité.

Des travaux portant sur l’archivage électronique sont aussi annoncés : les formats ouverts sont là aussi directement concernés.

Sources et liens :

Pour Microsoft et pour Google : à votre santé !

La santé, les formats... et vous, et vous, et vous

Vous souvenez-vous du 4 octobre 2007 ? C'était un jeudi, et Microsoft publia ce jour-là 3 communiqués de presse à propos du jeu video Halo 3 et de HD-HVD [1] (les choses ont changé depuis...) ; et puis il y eut le troisième...

Vous souvenez-vous du 28 février 2008 ? C'était un jeudi, et Google publia ce jour-là 3 annonces sur son blog officiel : ce fut Google Sites et la technologie Dapper [2] ; et puis il y eut la troisième...

Quel est le point commun entre ces 2 troisièmes ? Le sujet : la santé, votre santé, en ligne.

En effet, il s'agit pour chacune des 2 sociétés de proposer aux utilisateurs de disposer de leurs informations médicales disponibles sur des serveurs et accessibles depuis n'importe quel ordinateur (avec navigateur) connecté :

  • pour Microsoft [3] il s'agit de Microsoft HealthVault, « une plateforme de logiciels et de services qui a pour but d'aider les personnes à mieux gérer leur informations de santé. »
  • pour Google [4] le nom est Google Health (un nom au format habituel pour la société) : « nos utilisateurs auront la possibilité de collecter, de stocker et de gérer en ligne leurs propres enregistrements médicaux. »

Et les formats ? Ils sont là encore au cœur du sujet. D'après les 2 textes, le principe est de collecter les données des partenaires ou des données (à des formats connus) des prescriptions, des résultats de laboratoires, d'avis de médecin ou d'autres documents. Les formats utilisés sont-ils ouverts ?

Bien sûr, Microsoft et Google mettent aussi fortement en avant le respect de la vie privée et la sécurité de leur offre, sujets sensibles et perçus par le grand public.

Quatre autres questions peuvent se poser :

  • avant même de s'y engager, qu'en est-il pour quitter ces offres en ligne ? Les données sont-elles à des formats (ouverts) réutilisables ailleurs (exportation) ?
  • puis-je passer de l'un à l'autre ? Ou alors est-ce encore une illustration de la guerre des formats (comme en bureautique) ?
  • la licence d'utilisation des données sur ces sites exclut-elle toutes utilisations (publicité, profil,...) sans exception et sans changement de ladite licence ?
  • ce mouvement du tout en ligne (courrier électronique, agenda, outils bureautique, profil personnel, santé) va-t-il cohabiter avec le modèle hors ligne ou va-t-il devenir la seule norme ?

Enfin pour la France cela fait penser au Dossier Médical Personnalisé (DMP), instauré en 2004 et à l'arrêt début 2008, mais il relevait d'un Groupement d’Intérêt Public (GIP), même si le sujet des formats était là aussi au centre, avec la vie privée et la sécurité.

Sources et liens :

Et sur Formats-Ouverts.org :

  • le dimanche 4 mars 2007 : 1 article (Le Danemark continue avec les standards ouverts)
  • le samedi 4 mars 2006 : 1 article (Pérennité de l'information : relire nos documents informatiques bureautiques ou personnels dans trente ans ?)
  • le vendredi 4 mars 2005 : 1 article (Colloque à Bruxelles : Logiciels libres, services publics indépendants ?)