Pour les formats ouverts !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1618 articles en ligne, dont 18 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Iron Man : jeux, sites, cinéma (et formats !)

Les consoles, le Web, la pellicule et le numérique en HDDC

Le 30 avril 2008 (un mercredi) est la date de sortie en France du film Iron Man [1]. Comme pour le concurrent GTA de la veille et comme pour un autre super héros, Spider-Man, les formats sont là :

  • le site Web du film : il est au format Flash [2] ;
  • le site Web du jeu et ses différentes versions, au format Flash également [3] ;
  • le jeu video : il existe pour 7 appareils, soit 7 formats pour PSP, PS2, PS3, Wii, XBox 360, DS (pour les consoles) et ordinateurs avec Windows (en DVD Rom) ;
  • et surtout le film de cinéma, avec cette question : « Format pellicule ou pas ? »

En effet, le film sort en 2 formats : en argentique et en numérique. Ainsi, étant à Montpellier le 30, le film y est proposé au cinéma Le Royal au format numérique, « en HDDC » disent l'affiche du cinéma, son dépliant et l'article d'information [4].

HDDC, cela signifie High Definition Digital Cinema. Cela signifie aussi que le support n'est plus la pellicule argentique, mais un disque dur (voire une clé USB ou une carte mémoire) avec le fichier numérique et son format. Cela signifie enfin que les différents appareils obligatoires pour projeter le film sur l'écran (ordinateurs et logiciels, câbles, videoprojecteur) sachent utiliser le format du fichier (et soient tous présents) : c'est une chaîne complète qu'il faut acquérir.

Quant à la question de savoir si le format du fichier du film est ouvert, elle ne se pose pas, format fermé. Pour la conservation, cela pourra poser problème, comme c'est déjà le cas avec l'argentique.

Sources et liens :
  • Communiqué de presse du groupe Kinepolis, Kinepolis Group and Thomson conclude agreement on the digitalisation of the European cinema landscape, le 6 juillet 2006, en anglais, http://corporate.kinepolis.com/index.cfm?PageID=18284&News_ID=151&style=256
  • La chanson de la bande annonce est aussi intitulée Iron Man, titre du groupe Black Sabbath (et pas d'Iron Maiden !)
  • Pour Audi, Iron Man est un bon format de publicité et d'image car il s'est associé au film du super héros avec notamment un mini site Web au format Flash, donc très multimedia mais au contenu non indexé et qui n'existe donc pas pour les moteurs de recherche, http://microsites.audi.com/ironman
  • Ceci est l'article du 1400e jour depuis le lancement de Formats-Ouverts.org
Et sur Formats-Ouverts.org :

GTA est là, avec ses formats

Un jeu, avec des formats

Le 29 avril 2008 (un mardi) est la date de sortie mondiale du jeu video GTA IV de Rockstar Games [1]. Et les formats sont là...

  • dans le nom : « IV » est presque son nom au format court entre initiés ou dans la publicité ;
  • dans le nom (bis) : l'espace est bien présente [2] entre le nom et le numéro, sinon GTAIV n'est plus le bon format d'écriture ;
  • dans la typographie du titre (et des sous-titres) : une forme particulière et identique pour chaque opus de la série ;
  • dans le numéro : c'est quatre en chiffres romains, le format d'écriture retenu (et pas 4) ;
  • dans le style : les personnages, les lieux, les ambiances, l'histoire de la saga constituent un format au point d'avoir créé un genre, le « GTA-like » ;
  • dans la communication et la publicité : buzz, affiches, video en ligne, bande annonce,... tous les formats pour la promotion ont été utilisés, y compris le public majeur comme seul autorisé à l'acheter (violence, propos, sujets obligent) ;
  • dans le secteur des loisirs : le cinéma se sent attaqué. En effet le jeu video est populaire auprès du public visé aussi par certains films prévus à la même date, comme Iron Man, et cette concurrence ne serait pas au bénéfice du cinéma [3].

Ces formats sont ouverts au sens où les différentes caractéristiques en sont connues, mais pas forcément ouverts au sens d'imitables ou d'utilisables librement.

Et dans le numérique ? Format DVD « Next-Gen » : le jeu n'est destiné qu'à 2 consoles de jeux dernière génération, la PlayStation 3 de Sony et la XBox 360 de Microsoft. Donc 2 DVD à 2 formats différents propres à chaque appareil (ne pas se tromper de boitier de version). Guerre des formats, guerre des consoles (chacune proposant aussi une vente groupée console+jeu) et formats fermés.

Pour ce qui est du nom générique au format abrégé, GTA (pour Grand Theft Auto), il y a proximité des lettres (mais pas des domaines) avec les GTD, GTI ou Alpine GTA en automobile, avec le GTK informatique ou avec l'ancien GTM des travaux publics.

Enfin, pour ce qui est de la date, le 29 avril est aussi la date anniversaire de la première diffusion des Shadocks, qui plus est l'anniversaire des 40 ans (un format rond) ! Les Shadocks [4], un format lui aussi bien identifiable (et bien différent des GTA).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format OpenXML est une norme ISO : 10 points

Les membres de l'ISO ont voté en faveur du format Microsoft Office OpenXML comme norme ISO 29500. Cela n'est plus l'actualité chaude, mais ce fut celle de début avril. Voici un petit retour sur le sujet, avec une série de 10 points.

1 - Hâte de publier la nouvelle

Le 31 mars, l'agence Reuters annoncait la décision de l'ISO pour le 2 avril. Mais dès le 1er avril, malgré cette date un peu particulière, Microsoft et l'ECMA ont publié un communiqué de presse à propos de la décision de l'ISO, avant même l'annonce de l'ISO.

2- Annonce officielle de l'ISO

L'ISO a publié son communiqué de presse le mercredi 2 avril, annonçant le résultat du vote de ses membres.

3 - Le format OOXML est une norme, certes, mais qui n'est pas encore publiée

Le vote en faveur de la norme ne signifie pas la publication des spécifications de cette norme : en l'état actuel, même si des débats techniques ont eu lieu à propos des caractéristiques techniques, elles ne sont pas encore publiées définitivement par l'ISO.

4 - Dans les produits Microsoft

Le 2 avril, Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France, a été interviewé par PCInpact : « Bernard Ourghanlian précise que Microsoft n’a pas encore de plan produit bien défini. La décision s’est faite attendre et était nécessaire pour que l’éditeur choisisse la marche à suivre. » Donc, logiquement, pas de format OOXML normalisé ISO dans la suite Office : rien d'anormal à cela.

5 - Dans les autres produits

Même s'il y a des annonces, voire une course à savoir qui sera le premier à proposer le format normalisé, ni OpenOffice.org ni Corel WordPerfect X4 ne peuvent encore proposer la norme ISO 29500.

6 - Une manifestation à Oslo et un discours

Suite à la décision de l'ISO une manifestation de protestation se déroula à Oslo en Norvège : le discours prononcé par Steve Pepper est à signaler, traduit par Olivier de Framalang et publié sur Framablog (il y à la comparaison des sèches-cheveux... c'est-à-dire le format des prises électriques).

7 - Le déroulement au niveau mondial

Irrégulatités, votes surprenants, étrangetés : les mots reviennent à propos des votes de la Norvège, du Danemark, de la France ou de l'Allemagne. Les sites Groklaw (de Pamela Jones) et Standards Blog (d'Andrew Updegrove) ont fait un suivi international de l'évolution des votes, en pointant vers de nombreux articles.

8 - Des réactions

Quelques articles, sites et communiqués de presse :

9 - Pas d'attaque personnelle et respect de toutes les parties

C'est ce que les membres du SC 34 (groupe chargé de la normalisation technique à l'ISO) ont demandé suite aux réactions à propos du vote en faveur de OOXML.

10 - Finalement : 2 normes ISO pour la bureautique

D'une part, le format ODF, Open Document Formats, version 1.0, norme ISO/IEC 26300:2006 de 2006 et publiée : page du catalogue ISO, ISO/IEC 26300:2006, http://www.iso.org/iso/fr/iso_catalogue/catalogue_tc/catalogue_detail.htm?csnumber=43485

D'autre part le format OOXML, Office Open XML, norme ISO/IEC 29500 de 2008, pas encore publiée, mais en 4 parties (29500-1 à 4) qui sont Under development.

Finalement bis (sur les 10 points) : c'est la guerre des formats, encore une fois

La bataille entre ODF et OOXML est une illustration de la guerre des formats, qui sont l'enjeu crucial (avec des sommes colossales et des affrontements dans les coulisses). Pour le marché de la musique ou celui des DVD video, les formats sont aussi capitaux, même s'ils ne sont pas tellement utilisés par les particuliers, les entreprises ou les administrations publiques pour créer des documents. En revanche, pour la bureautique, les formats sont d'autant plus cruciaux qu'il s'agit d'un domaine où les utilisateurs confient leurs données à ces formats : c'est leur mémoire et leur patrimoine qui sont enregistrés dans les formats numériques...

Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Service Notarial de Dépôt Électronique

Un coffre pour déposer les documents numériques chez les notaires

Vous avez des documents numériques importants (photos, textes, courriels, video, musique) ? Alors vous faites régulièrement des sauvegardes, vous les gérez, et vous prêtez grande attention à votre patrimoine numérique.

La Chambre des Notaires de Paris [1] a lancé début avril un service lié à ce patrimoine numérique : le Service Notarial de Dépôt Électronique [2]. Il comporte 3 axes :

  • la preuve : il y a « constitution de manière certaine de la preuve de leur date de dépôt, de leur origine et de leur intégrité, grâce aux qualités uniques de l’acte notarié » qui est un acte authentique. Deux algorithmes de chiffrement sont utilisés pour calculer l'empreinte des documents : MD5 et SHA-256.
  • la confidentialité : les documents sont déposés physiquement par la personne auprès d'un notaire, transmis via « des lignes ultra-sécurisées » et pris en charge par Paris Notaires Services.
  • la conservation : il est mentionné qu'elle est assurée « pour la durée que vous aurez décidée » avec une « sécurité technique optimale ».

Le sujet de la conservation et de l'archivage numériques soulève inévitablement la question des formats :

  • le format des supports utilisés pour conserver : les disques durs, les CD ou les DVD se dégradent et ont une durée de vie limitée (avec la condition d'avoir l'appareil permettant de lire ces supports) ;
  • le format des fichiers : ouverts ou fermés ? Les logiciels utilisés pour créer les documents déposés (la liste indiquée est longue, des plans aux cahiers de laboratoires en passant par les œuvres audiovisuelles) seront-ils présents pour lire les données ? Ils seront indispensables si le format fermé leur est propre.

Peut-être que l'acte authentique et la conservation ne concernent pas directement l'ouverture du fichier et son utilisation, auquel cas les formats des fichiers n'entrent pas en ligne de compte.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Annonce d'un format ouvert pour le cinéma

Voici CinemaDNG, lancé par Adobe

En septembre 2004 Adobe a lancé DNG, Digital Negative [1], pour la photo numérique : un format ouvert (utilisé par exemple par Leica) pour ne pas dépendre des formats fermés RAW propres à chaque fabricant de matériel.

Le 14 avril 2008, Adobe a annoncé le lancement de CinemaDNG pour le cinéma numérique : un format ouvert destiné aux fichiers numériques de cinéma. CinemaDNG s'inscrit dans la continuité de DNG. Le communiqué de presse d'Adobe [2] insiste beaucoup sur l'aspect ouvert du format, mentionné près de 10 fois en plus du titre, comme :

« le développement d'un standard ouvert, public et durable qui peut être adopté par toute la chaîne de production »

DNG, « un format de fichier ouvert et publiquement documenté »

« des formats ouverts interchangeables »

Avec l'objectif d'éviter un danger, « La prolifération de formats de fichiers brut disparates et propres aux vendeurs », ce qui « a le potentiel de réduire les avantages du cinéma numérique. » Avec aussi des avantages pour les créateurs de film, les fabricants de matériel et les développeurs de logiciels, car avec un format ouvert il n'y plus d'incompatibilité des fichiers avec les appareils et les logiciels.

Autres articles à propos de cinéma et des formats :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

2 films à propos des formats ouverts

Un entièrement ouvert et un sur les logiciels libres

Il y a le documentaire Sauve qui peut le numérique qui traite indirectement des formats, avec notamment les problèmes des supports et de l'archivage.

Il faut aussi citer 2 films traitant plus directement des formats, projetés au cinéma Utopia de Montpellier le 10 avril (un jeudi) lors d'une soirée spéciale où j'intervenais avec Gilles Gouget (de Divergence FM) :

  • Elephants Dream [1] de l'Orange Open Movie Team, sorti le 18 mai 2006 : c'est le premier film d'animation entièrement réalisé avec des logiciels libres (donc des logiciels à format ouvert, notamment Blender [2]), dont les sources sont disponibles (les coulisses techniques), y compris la musique, et avec une licence juridique ouverte, le tout téléchargeable ou au format DVD. Le résultat final est d'une qualité remarquable.
  • Revolution OS [3] : un documentaire de près d'une heure trente à propos de l'histoire des logiciels libres, dont GNU et Linux, avec des interviews de nombreuses personnalités, dont Linus Torvalds, Richard Stallman, Bruce Perens ou Eric Raymond. Ce dernier indique à un moment que les fondations techniques d'Internet sont des standards ouverts (comme TCP/IP, HTTP, FTP, SMTP, POP, IMAP ou encore HTML).
Sources et liens :
  • Bravo et merci à l'équipe d'Utopia Montpellier, et aux près de 70 spectateurs, restés jusque presque minuit !
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le premier format numérique sur les supports

Les systèmes de fichiers

formaté en FAT 16, FAT 32, NTFS, HFS, HFS+, ext2, ext3

Il s'agit des différents types de formatage utilisés pour les disques durs, les clés USB, les disquettes et autres supports numériques : c'est le système de fichiers [1] employé pour « formater » les supports.

Le système de fichiers est le premier format numérique présent sur les supports : s'il n'est pas connu par le système d'exploitation, le support sera illisible, même dans un lecteur en marche, sans même arriver aux formats fichiers (ouverts ou pas).

Et dans le monde des systèmes d'exploitation, certains font preuve d'ouverture (en en reconnaissant un nombre important, y compris autres que le leur), et d'autres moins. Avec aussi des systèmes de fichiers qui ont un format ouvert, notamment sans limite d'utilisation ni royalties à payer.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 14 avril 2007 : 1 article (Sainte Ida, le vendredi 13, avec 2 formats symboliques : le format papier et le format XML)
  • le vendredi 14 avril 2006 : 1 article (Cachons ces informations que les autres ne sauraient voir : les connaissances sur le H5N1)
  • le jeudi 14 avril 2005 : 1 article (13 avril, le jour d'IDA)

La disquette : disparue des ordinateurs, mais pas des menus !

Quand le format survit comme symbole (incorrect), face à l'objet disparu

La disquette est un support physique de stockage numérique [1]. Mais ce format a vécu : de trop faible capacité, victime de la concurrence, plus autant fabriqué et surtout sans lecteur sur de plus en plus d'ordinateur, il a presque disparu. Le problème pour lire ses disquettes conservées va se poser...

La disquette est morte, mais la disquette vit toujours ! En effet, si vous prenez les derniers logiciels de bureautique (ou d'autres domaines), si vous regardez les menus, alors vous y verrez une disquette : certains utilisateurs pourront vous demander « Quel est ce dessin en forme de carré ? »

Car l'icône pour représenter l'action d'enregistrer le fichier... est une disquette ! Pour ceux qui n'en ont jamais utilisées, la signification est mystérieuse, d'autant que l'enregistremet du fichier se fait sur le disque dur ! Mais le format de la disquette résiste comme représentation graphique.

En précisant aussi :

  • le format physique des supports (disquette ou autre) est le premier problème des formats, avec ensuite le problème des formats ouverts ou pas des fichiers de données stockés ;
  • pour les disquettes, même s'il y eut les 3,5 ou 5,25 pouces, il n'y a pas eu presque autant de dimensions que de fabricants, comme pour les cartes mémoire ;
  • le système de fichiers des disquettes (et autres supports) est le premier format numérique rencontré.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats des cartes (mémoire)

La guerre des différents formats physiques des (petits) supports de stockage numérique

Les constructeurs se sont engouffrés sur le marché, mais faute de norme, la bataille commerciale s'est traduite par une multiplication des formats.

Telle est la constatation logique de l'article publié par ZDNet.fr [1] à propos des différents modèles de cartes mémoire : elles ont des dimensions physiques variables, très souvent incompatibles et non interchangeables. Une guerre des formats au niveau des supports... avant même les formats ouverts (ou pas) des données.

L'article propose 8 photos, un premier tableau détaillé sur les différents formats, intitulé « Une histoire de formats », et un second sur les différentes utilisations de ces supports de stockage numérique : téléphones portables, baladeurs audio et video, appareils photo, assistants personnels, caméscopes.

Domaines numériques ou pas, les formats physiques sont les premiers auxquels nous sommes confrontés : la guerre des dimensions s'y déroule tout autant pour les rasoirs à lames jetables (depuis très longtemps), pour les capsules de café, pour les distributeurs de papier (ou de savon), ou pour les fûts à bière. Sans oublier les formats des prises des câbles et les appareils pour utiliser ces supports (sans les avoir détruits).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le Polaroid traditionnel, c'est fini

Le format des pellicules des appareils Polaroïd est arrêté

Les photos Polaroid [1] sont sur support papier et elles sont lisibles sans logiciel ni appareil de lecture : il n'est donc pas question de problèmes des formats fermés à propos des informations créées (ni d'interopérabilité impossible, ni d'archivage électronique compromis).

En revanche les photos instantanées obtenues avec les appareils Polaroid proviennent de pellicules argentiques fabriquées par la société Polaroid. Que se passe-il quand cette fabrication, qui était seulement entre les mains de Polaroïd, cesse ? Fin des pellicules au format Polaroid = fin des photos Polaroïd (un peu comme pour les capsules de café aux formats peu ouverts).

C'est ce que Polaroid a annoncé le 28 février 2008 [2] dans un paragraphe de son communiqué de presse (qui ne concernait pas ce sujet au format négatif) :

En début de mois, des responsables de l'entreprise ont annoncé que la populatité grandissante de la photo numérique amène Polaroid à prévoir la fin des films instantanés traditionnels dans tous les formats et dans toutes les tailles. Même si l'entreprise va cesser la fabrication au cours de cette année 2008, les films instantanés sont prévus pour être disponibles en 2009.

Le patrimoine photographique Polaroid demeure disponible, mais son enrichissement va cesser, les appareils vont rester vides.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 7 avril 2007 : 1 article (Symposium international à la BnF : Le numérique, de la production à la pérennisation)
  • le vendredi 7 avril 2006 : 1 article (Thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » aux RMLL 2006)
  • le jeudi 7 avril 2005 : 1 article (Et les formats en Australie)

L'OTAN et les formats

Les forces militaires alliées du Traité de l'Atlantique Nord et les formats

Du du 2 au 4 avril 2008 se tient le Sommet de l’OTAN [1], à Bucarest en Roumanie [2]. Et Les Formats ?

En effet, comme toutes les structures militaires ou civiles, le numérique est présent, au niveau administratif comme au niveau opérationnel : la bureautique et les communications sont par exemple directement concernés.

Pour ce qui est du travail en interne, voici ce qu'indique la fiche de poste [3] des secrétaires/d'assistant(e)s au siège de l'OTAN en secrétariat international du Service du recrutement :

[passer] un test de connaissances en informatique (WORD, PowerPoint et Excel) (90 minutes)

[savoir] dactylographier et mettre en forme [...] au moyen des logiciels communément utilisés à l'OTAN (Word, PowerPoint, Excel, etc.)

Les formats des documents générés (dont « les mémorandums et des notes d’accompagnement des documents ») sont sans doute ceux propres aux logiciels, donc plutôt fermés. Il y a bien le « etc. » dans le second extrait, mais il pourrait s'agir de Outlook... même si le courrier électronique n'est pas mentionné dans le descriptif du poste.

En faveur des formats ouverts, il y a bien « tenir à jour un système d’archivage bien structuré, tant sur papier que sous forme électronique » avec l'archivage électronique.

Cependant, dans ce secteur stratégique, il y a aussi une guerre des formats : lesquels utiliser, et aussi quels logiciels employer ? Les enjeux sont capitaux : les formats et les protocoles utilisés seront ceux exigibles des partenaires... L'exemple du porte avion français rappelle ce rôle capital des formats, et bien plus encore si on les considère tout simplement comme des munitions.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :