Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1598 articles en ligne, dont 30 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


«Ce message est à caractère confidentiel.»

Mais alors il sert à quoi ? A rien !

Finissons le mois d'août en souriant, avec un nouvel article de la catégorie Humour.

Il ne s'agit pas du slogan « Fond, forme, format : la refonte est complète ! » de la nouvelle édition, la 40e, du dictionnaire Le Petit Robert 2007 (qui peut faire dire qu'il y a des formats partout dans le vocabulaire). [1]

Il ne s'agit pas du courriel politique non-sollicité reçu comme de nombreuses autres personnes, à propos de la technologie P2P et de ses protocoles ouverts ou pas, utilisés par l'UMP lors de son université d'été marseillaise début septembre [2] (pour diffuser séries et chansons, les chaînes et les éditeurs utilisent déjà le P2P).

Il s'agit d'un courrier électronique reçu le 29 août 2006. Son contenu, fond et forme, le faisait passer pour du pourriel (le spam au format anglo-saxon). Erreur : aucun spam, c'est une information importante à propos d'un prochain rendez-vous ! Mais interdiction d'en écrire plus :

Ce message est à caractère confidentiel. Son contenu ne doit pas être divulgué ou utilisé par une autre personne que son destinataire. Si la transmission ne s'est pas faite correctement, merci de nous le notifier rapidement par retour.

Ce texte au format juridique, placé en fin de courriel, est pour une fois très clair.

Les interdictions sont parfois surprenantes : je ne respecte pas celles infondées à propos de l'établissement de liens hypertextes vers les sites Web.

En revanche dans le cas présent, je vais suivre scrupuleusement la consigne : aucune mention du nom exact des site Web concernés, aucune date du rendez-vous en question, ni avec qui.

Aucune citation donc... excepté ces mots de la signature de l'expéditeur : « Relations Publiques Criteo »... [3]

Sources et liens :
  • [3] « Les relations publiques se définissent comme un ensemble de techniques de communication destinées à donner une image favorable à une personne ou une organisation publique ou privée, développer une relation de confiance, d’estime et d’adhésion entre une entreprise, une marque et de multiples publics. », article Relations publiques, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_publiques
Et sur Formats-Ouverts.org :

Des éditeurs contre le numérique, avec d'autres ?

Les cartes et le numérique...

Et si c'était vrai... Et si les cartes au format numérique inquiètaient ? Une réunion pourrait se tenir entre les prinicipaux éditeurs de cartes, discrètement, dans le 6e arrondissement, quartier de l'édition. Le sujet ? La défense des cartes géographiques et topographiques.

Les cartes et les plans, avec de nombreux modèles et échelles, représentent un marché important et touchent de nombreux secteurs :

  • les plans de villes, très utilisés pour les grosses agglomérations ;
  • la carte routière pour le grand public, avec des ventes importantes à l'occasion des vacances ;
  • la carte touristique avec ses déclinaisons par thèmes, elle aussi très achetée lors des congés notamment d'été ;
  • enfin la carte professionnelle, pour les nombreux utilisateurs de la route (transporteurs, taxi, livreurs,...) ou pour des professions dans des niches.

L'une des caractéristiques des cartes est qu'elles nécessitent une actualisation régulière, ce qui garantit un renouvellement et assure ainsi les ventes.

Il y a quelques années encore, les cartes et plans étaient presque au seul format papier, et cela depuis très longtemps. Ce support est pratique, assez robuste, facile à transporter et à utiliser.

Mais voilà le numérique qui bouscule tout : avec le Web et ses sites qui proposent les itinéraires ou les plans de villes ; avec les ordinateurs de poche et les agendas électroniques qui contiennent des plans détaillés ; et aussi avec le GPS en pleine explosion qui propose d'avoir en temps réel à son volant le plan détaillé du trajet emprunté, avec des services annexes (localisation de restaurants, de station service, de sites touristiques,...).

Les répercussions pourraient être importantes : les ventes papier diminueraient pendant que le numérique exploserait. Il serait donc hors de question de ne pas réagir en désignant les coupables : le numérique et les entreprises du secteur logiciel. En effet, les sociétés informatiques emprisonneraient progressivement les données dans des formats numériques utilisables qu'avec leur logiciel : aucun format ouvert et aucune interopérabilité comme avec le papier.

Il y aurait même plus : la Défense nationale pourrait s'inquiéter. « Comment imaginez des soldats professionnels qui ne savent pas lire une carte car incapables de faire sans le GPS ni l'ordinateur ? Quel fiasco en opérations que de ne pas savoir s'orienter à la boussole et à la carte. On ne peut pas du tout avoir une confiance aveugle en l'électronique ! » pourrait déclarer un haut responsable militaire sous couvert d'anonymat, dont l'avis serait largement partagé en haut lieu.

L'éducation nationale serait donc appelée à la rescousse pour insister à tous les niveaux de la scolarité sur l'apprentissage et la maîtrise de la lecture de cartes. Avec aussi le soutien du Ministère des sports et de la fédération française de course d'orientation pour assurer une présence importante de cette pratique. Bien sûr, cette description est au conditionnel, et dans la catégorie Humour.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Orange : c'est au format anglais ou français ?

Défense et illustrations du format anglais ?

Family Talk, Livebox, Orange World, Orange Business Services, NExT (New Experience in Telecom services) [1]

Ces 5 expressions sont en anglais : les 3 premières visent les particuliers, la quatrième est pour les entreprises et la dernière est utilisée en communication. Elles désignent des produits, des services ou la stratégie d'Orange-France Télécom en France. [2]

Peut-on échapper au format anglais dans les dénominations commerciales et promotionnelles ? Encore une question de format : l'anglais dans ce type de noms est à la mode (le format du moment) ; l'anglais est utilisé comme langue (format) de communication internationale ; et l'anglais peut donner l'impression de « faire bien » (être au bon format sérieux).

Là où cela devient amusant - d'où la catégorie Humour pour cet article, et mieux vaut le prendre comme tel - c'est lorsque France Télécom envoie un document à ses salariés pour expliquer à leur « voisin » et leur « entourage » « Pourquoi nos produits et services portent-ils des noms anglais ? », avec 2 « règles »:

Règle N°1 : Nous devons nous adapter à un contexte mondialisé [...] Or l'anglais est la langue qui facilite le mieux la compréhension et l'appropriation par chacun. Windows, par exemple, a une dénomination identique en France, en Inde ou au Brésil. [...]

L'exemple de Windows est sans doute à rapprocher de l'accord entre France Télécom et Microsoft fin juin 2005 [3]. Mac OS X et Linux (ou encore BSD) ont aussi le même nom dans de nombreux pays, mais il n'y a pas d'accord stratégique pour ces systèmes d'exploitation.

Règle N°2 : Nous privilégions le français dès que cela est possible Quand notre offre vise uniquement la France, le nom de notre produit est français. C'est notamment le cas de nos offres Atout Plus ou Optimales. [...]

en savoir plus : e-connect (ces mots sont en gros en bas du document)

Le site e-connect est plus mystérieux : quelle est l'adresse exacte de ce site Web pour en savoir plus ? Introuvable, cela ne donne rien en rapport avec le sujet.

Voilà : « à ceux qui s'inquièteraient de voir notre Groupe ne favoriser que la langue de Shakespeare » c'était « quelques arguments pour les rassurer ». Signalons que France Télécom est détenteur du prix 2005 de La carpette anglaise [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Définition : l'interopérabilité au format humour

Une définition de l'interopérabilité originale...

Prenons cette information sous l'angle de l'humour (comme ce fut déjà le cas de la « gêne » à propos de Visual Basic) : le site de Microsoft France propose Le Jargonaute dans ses pages Microsoft Communautés.

Le titre de la page dans le navigateur est : « Le Jargonaute : le langage IT... comme vous n'avez jamais osé le parler ». Sur la page, on lit :

Le Jargonaute proposé par MicrosoftTechNet et msdn

Ce Jargonaute propose des définitions de termes, le format est presque toujours le même : le mot, suivi de sa prononciation en alphabet phonétique et le genre, une définition et enfin un exemple un peu décalé. Pour la définition du mot Interopérabilité on lit :

Interopérabilité - adj

Capacité de plusieurs systèmes à fonctionner ensemble.

- Réu de débrief de demain quinze heures avec Valentine
- Ah non ! Le débrief, je veux bien, mais pas avec Valentine, on est juste pas interopérable, tous les deux.

Questions : des systèmes différents ou pas ? Car si tous les systèmes sont tous identiques, ils fonctionnent forcément ensemble. Et les formats et protocoles utilisés : des standards ouverts ou pas ?

Quant à être « juste pas interopérable, tous les deux », on devrait plutôt écrire « compatibles » (comme par exemple « Steve Ballmer n'est juste pas compatible avec Larry Page et Sergey Brin »). D'ailleurs la compatibilité est souvent confondue avec l'interopérabilité.

Pour ce qui est d'« adj », soit adjectif au format abrégé, interopérabilité est un nom commun masculin (nm au même format abrégé). C'est interopérable qui est un adjectif.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Jeu : recomposer un article de FOo modifié par un texte au format obscur

Une application concrète, au résultat particulier...

Voilà la suite de l'article sur le format obscur de certains textes de loi comme celui récent sur DADVSI, et une application-imitation ludique et concrète de son format ouvert.

Jeu : à partir du texte ci-dessous, établir le nouveau texte final et découvrir ce qui change par rapport à la version de départ.

L'article de Formats-Ouverts.org (FOo) intitulé Un article de loi définit ce que sont les formats ouverts, en date du 1er juillet 2004, portant sur l'article 4 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique, est modifié comme suit :

  • 1° Les deuxième et troisième paragraphes sont supprimés ;
  • 2° Le premier paragraphe est complété par un deuxième ainsi rédigé : « On y trouve, Titre Ier (De la liberté de communication en ligne), Chapitre Ier (La communication au public en ligne), Article 4 : »
  • 3° Est ajouté un alinéa ainsi rédigé : « On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre. ».

Indice : le résultat de ces 3 modifications est assez particulier...

Solution : voir en commentaire si besoin...

Et sur Formats-Ouverts.org :