L'Association Francophone des Utilisateurs de logiciels libres (AFUL)

Pour les formats ouverts !


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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1800 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1984 articles en ligne, dont 3 pour le mois de juillet - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Hommage à Randy Pausch - Le 1900e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Les 5 ans du site !



Le poste de RFC Editor

Un poste capital à propos du réseau Internet... et de ses formats

Le RFC editor doit être conservateur, très conservateur puisque les normes peuvent rester en service des dizaines d'années, parfois trop conservateur. [1]

« L'éditeur des RFC » est la personne en charge de la publication des Request for Comments, ces standards ouverts d'Internet. Le travail est capital :

Il doit corriger les fautes d'anglais, les fautes techniques (alors que les RFC sont de plus en plus complexes et que l'époque où le seul Jon Postel pouvait les avoir tous lu et compris est bien lointaine) et gérer la liste des erreurs (un domaine où, pendant longtemps, le travail du RFC editor avait été en dessous de tout). [1]

ELF, Et Les Formats ?

Comme l'indique le premier extrait, les informations doivent durer : le format retenu est en adéquation avec cette obligation de pérennité numérique et d'archivage. Il s'agit du texte brut, dit txt ou ASCII 128, un format ouvert, sans doute l'un des plus universels : il n'a que les 128 signes et caractères non accentués nécessaires pour l'anglais, il est lisible dans tous les traitements de texte, les éditeurs de texte ou les navigateurs Web.

Le poste de RFC Editor est à pourvoir en 2009. Stéphane Bortzmeyer l'explique de manière détaillée dans son article [1].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 30 mars :

Hotmail et le POP : un complément au communiqué de presse

Hotmail de Microsoft propose le protocole ouvert POP pour tous ses utilisateurs depuis début 2009. Le communiqué de presse français [1] l'annonce, mais sans forcément signaler certains points. Alors en appliquant le style du communiqué de presse (un format d'écriture), voici un complément (qui se placerait à la fin) :

À propos de Post Office Protocol (POP)

POP est un procole qui sert à relever ses courriers électroniques. Il est utilisé par tous les logiciels de courriers électroniques. C'est un protocole ouvert. Si vous utilisez un Webmail, vérifiez que le POP est disponible pour récupérer vos courriers : sinon ils seront emprisonnés dans le service de Webmail. Sans le protocole ouvert POP - auquel il faut rajouter le procole ouvert SMTP (envoi des courriels) - le courrier électronique n'aurait pas connu un tel développement ni un tel succès et la diversité des logiciels disponibles ne serait permise.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 18 février :

LOL, le film et le communiqué de Microsoft

Je crois qu'il manque une ou deux petites choses...

Le communiqué de presse de Microsoft est daté du 3 février 2009 (un mardi) et porte la mention « Grand Public » [1]. Il commence ainsi :

Mercredi 4 février sort en salle le nouveau film « lol » de Lisa Azuelos, avec à l’affiche Sophie Marceau et la jeune et talentueuse Christa Theret.

Il s'agit donc de cinéma (sur écran grand format). Le texte continue ainsi :

« lol » pour « Lola » mais « lol » parce que ça signifie aussi « Laughing Out Loud » ou « mort de rire » en langage « MSN », la messagerie instantanée rebaptisée depuis Windows Live Messenger. (gras ajouté)

Plus loin, on lit aussi : « Avec Lola, c’est tout un monde obscure aux parents qui naît à l’écran : le langage Messenger, ses codes, ses abréviations et toutes les images auquel il renvoie. » (gras ajouté)

Enfin le communiqué indique (pour la troisième fois) :

Le langage Messenger est un mode de communication à part entière, qui plaît spécialement aux ados car il s’affranchit des codes les plus intimidants de la communication orale, comme les SMS ou les emails, l’instantanéité en plus. (gras ajouté)

La répétition suscite l'intérêt : qu'est-ce donc que ce « langage MSN » et ces « codes du langage Messenger » ?

Une réponse est fournie au début du communiqué : le code « LOL » signifie Laughing Out Loud ou Mort de rire dans les échanges en messagerie instantanée. Croisons les sources : que trouve-t-on en recherchant le terme « LOL » ?

La signification ci-dessus est exacte... mais il y a un petit raccourci historique.

En effet « LOL » est un terme utilisé sur Internet dans les groupes Usenet, en discussion IRC, dans les forums, dans les courriers électroniques ou en messagerie instantanée (comme MSN) [2]. Depuis quand ? Usenet date des années 80, le courriel date du début des années 90 et MSN Messenger date de 1999.

En d'autres termes, les « LOL » (et autres codes comme IMHO, AKA,...) [3] sont du langage de messagerie instantanée que MSN utilise comme tous les services de messagerie instantanée (ICQ, Yahoo! Messenger, Google Talk,...). Mais ce n'est pas propre à MSN et encore moins créé par MSN. On peut certes parler en France de popularisation ou de démocratisation du terme « LOL » via MSN Messenger, mais pas de création ni d'exclusivité.

Et pour les formats...

Ce raccourci est une petite simplification, mais elle peut s'expliquer car le texte est un communiqué de presse et non pas pas un cours qui explique... Chacun a son format de rédaction et d'approche...

Quant à « LOL », ces 3 lettres se tapent sur tous les claviers (format AZERTY, QWERTY et autres), dans toutes les messageries instantanées et se transforment parfois en petit dessin comme :-) . Elles ne sont d'ailleurs pas une marque enregistrée, même si le R de Registered est inscrit sur l'affiche après les 3 lettres : on peut les utiliser librement.

Enfin, envoyer ce « LOL » aux utilisateurs de messagerie instantanée utilise un protocole. Pour Windows Live Messenger ex MSN, ce protocole lui est propre et il est fermé : il ne permet de discuter en priorité qu'avec les utilisateurs de ce même Windows Live Messenger. Au contraire du protocole ouvert Jabber/XMPP dont on fête les 10 ans en 2009.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 11 février :

L'un ferme vraiment, l'autre pas

Club Internet : erratum

Le 18 décembre, des abonnés du fournisseur d'accès Club Internet ont reçu un courriel intitulé Important : concerne votre abonnement ! qui indiquait :

Nous procéderons à la clôture de votre abonnement et de vos adresses emails @club-internet.fr le 10/03/2009. Nous vous recommandons de sauvegarder vos courriers électroniques avant le 10/03/2009.

Le lendemain, un nouveau courriel intitulé Important : Erratum concerne votre abonnement ! arrivait :

Suite à une erreur de notre part, vous avez reçu le 18 décembre 2008, un email de la part de « Neuf-CI Service Clientèle » portant l’objet suivant : « Important : concerne votre abonnement ! ».

Cet email ne vous était pas destiné. Rassurez-vous, votre abonnement et vos adresses emails @club-internet.fr ne seront, bien entendu, pas cloturés au 10/03/2009 comme mentionné dans cet email.

Ouf [1]. On ne saura jamais à qui était destiné ce message. Les courriels sont de toute manière récupérables comme tous services de courriers électroniques : il ne s'agit pas d'un servce de Webmail (même s'il y a un outil de Webmail très pratique, intitulé Flashmail).

Mageos : fermeture

Début février 2009, les abonnés au service d'accès à Internet Mageos ont été informés que la connexion via RTC payée au temps connecté est stoppée le 1er mai 2009. De plus à cette date les adresses en @mageos.com ne seront plus utilisables.

Les courriels sont de toute manière récupérables comme tous service de courriers électroniques : il ne s'agit pas d'un service de Webmail, pas de courriels emprisonnés : les standards ouverts permettent d'acheminer les messages (les envoyer avec le protocole SMTP et les récupérer avec le protocole POP, sans oublier IMAP).

Pour ce qui est des Webmail, les courriers peuvent y être prisonniers car ils ne proposent pas toujours les protocoles ouverts du courrier électronique :

  • Caramail qui ferme le 15 février ;
  • Hotmail qui propose le POP à tous depuis janvier 2009 ;
  • AOL Mail qui propose de suivre aussi ses courriers chez Yahoo! Mail et Google Mail ;
  • Yahoo! Mail qui dit qu'il ne faut pas pleurer si son webmail ferme !
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 8 février :

« accéder en un clic, directement à partir d'AOL Webmail, à Google Mail ou Yahoo! Mail »

AOL (Mail) propose Yahoo! (Mail) et Google (Mail), mais pas Microsoft (Hotmail)

AOL a annoncé le 22 janvier [1] qu'il était désormais possible depuis son service AOL Webmail [2] de « visualiser Yahoo! Mail et Google Mail », des services concurrents, et aussi pour les utilisateurs AOL « d'accéder en un clic à leurs comptes Yahoo! Mail ou Google Mail. » Quelle est l'explication de ce qui est presque une main tendue vers la concurrence ? « les internautes possèdent maintenant plusieurs comptes e-mail », notamment chez Yahoo! et Google... mais en ne proposant pas Microsoft et son Hotmail.

Il s'agit de « plug-ins pour les messageries tierces » toujours selon le communiqué de presse d'AOL. Il y a sans doute aussi des accords juridiques entre les entreprises. Il faut enfin (et surtout) ajouter que la technologie qui permet ces opérations repose grandement sur les standards ouverts d'Internet (comme TCP/IP), dont les protocoles ouverts du courrier électronique (POP3, SMTP ou IMAP).

Autres articles sur les services de Webmail :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 5 février :

« Ne pleurez pas si votre webmail ferme »

Yahoo! met en avant son service de Webmail

Caramail ferme son site qui contient vos courriels ? Qu'à cela ne tienne, Yahoo! vole au secours des utilisateurs dont les données sont emprisonnées.

En effet le service Yahoo! Mail [1] met le texte suivant en signature des courriels de ses utilisateurs :

Ne pleurez pas si votre Webmail ferme. Récupérez votre historique sur Yahoo! Mail (gras ajouté)

En se rendant la page en question [2], on lit :

Grâce à Yahoo! Mail, vous pouvez sécher vos larmes ! Sur Yahoo! Mail vous pouvez récupérer les contacts et l'historique des mails de votre ancienne boîte mail. (gras ajouté)

Comment cela est-il possible ? Grâce aux protocoles ouverts mis en place par Caramail (le POP3 notamment) qui permettent de ne pas avoir de données enfermées (comme c'était par exemple le cas pour Hotmail avant janvier 2009). On peut donc récupérer ses courriels dans un autre Webmail (donc en ligne)... ou dans son logiciel de courriers électroniques (donc sur sa machine, comme avec Thunderbird).

Une offre qui tombe à pic et avec pertinence (voire opportunisme ?) : le malheur des uns fait le bonheur des autres, comme dit le dicton... Bien sûr Yahoo! Mail est lui aussi un service qui pourrait fermer un jour : la paille et la poutre, comme dit la parabole...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 4 février :

Hotmail propose un nouveau protocole...

L'information a été publiée le 14 janvier 2009 (un mercredi) dans un article du blog officiel Windows Live team :

Nous sommes heureux d'annoncer que la technologie POP3 est désormais disponible pour les utilisateurs Hotmail au Royaume Uni, Canada, Australie, France, Japon, Espagne, Allemagne, Italie et Pays Bas. (gras ajouté) [1]

Voilà pour l'annonce de Microsoft.

Pour les articles qui ont repris l'information, ils titrent « Hotmail s'ouvre aux logiciels de courrier » (MacGeneration), « Hotmail enfin accessible en POP » (Mac4Ever) ou encore « L'accès à Hotmail par le protocole POP3 est enfin effectif » (PCInpact). [2] (gras ajouté)

L'annonce de Microsoft indique que d'autres pays sont prévus en 2009, elle fournit les réglages à effectuer et précise aussi :

Qu'est-ce que le POP3 ? C'est un protocole qui permet à presque tous les programmes que vous avez installés sur votre téléphone mobile ou votre PC de récupérer les messages de votre boite de réception sur le Web et de les délivrer dans le programme concerné. (gras ajouté)

N'y aurait-il pas un petit oubli dans cette définition ?

Oui, il manque un petit adjectif : le POP3 est un protocole ouvert qui existe depuis de très nombreuses années. N'importe quel logiciel de courrier électronique le propose pour récupérer ses courriels, avec son pendant pour les envoyer, le protocole ouvert SMTP. Il y a aussi le protocole ouvert IMAP qui offre plus de possibilités (qui est déjà proposé par Yahoo!Mail ou Google Mail). Sans ces protocoles ouverts, pas de courrier électronique. Sans les standards ouverts, pas de Web, pas d'Internet.

Alors finalement que penser de cette décision ? Il ne s'agit donc pas du tout d'une révolution technique. En revanche c'est une révolution dans l'approche : les courriers de Hotmail ne sont plus emprisonnés (mais on pouvait les libérer avec le service Hotmail payant qui proposait le POP3...). En ce sens, c'est la fin de ces « courriers électroniques piégés », il n'y a plus de « prisonnier des webmails sans POP3 » : cela était développé sur ce site... dans un article du 6 janvier 2005 !

Autres articles à propos de données emprisonnées :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org le 15 janvier :

Courriers électroniques : 3 nouvelles normes

Internationalisation des courriels

Les normes pour le courrier électronique (les RFC de l'IETF) se succèdent en ce début septembre, quatre d'un coup : les numéros 5334, 5335, 5336 et 5337 sont parus !

En effet après le RFC 5334 (pour les formats Ogg), ce sont aussi les 3 suivants qui ont été publiés pour mettre à jour les normes existantes afin de permettre désormais l'internationalisation des en-têtes (5335), des serveurs d'envoi (5336) et des accusés de réception, des avis de remise ou de non-remise (5337). [1]

Il est donc possible d'avoir des adresses de courriels avec d'autres caractères que les 26 lettres de l'alphabet latin (donc non-accentuées, ni d'un autre alphabet) avec les 10 chiffres arabes.

Ces normes de l'IETF sont ouvertes : tout le monde a accès à leurs informations techniques et peut (voire doit) les mettre en place librement dans les logiciels de messagerie électronique.

Les protocoles ouverts pour la récupération des courriels (POP ou IMAP) devront aussi être mis à jour pour avoir la chaîne complète modifiée.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Les formats Ogg et les courriels

L'IETF, organisme international d'élaboration de normes, a publié le RFC 5334 à propos de Ogg [1].

Plus clairement, les formats multimedia Ogg (audio, video) sont désormais des formats de données normalisés pour être transportés dans les courriers électroniques.

La norme RFC 5334 Ogg Media Types est une norme ouverte, comme toutes celles de l'IETF. Les formats Ogg Theora (video) ou Ogg Vorbis (audio) sont des formats ouverts. Avec le premier qui pourrait passer sur le devant de la scène dans la nouvelle guerre des navigateurs pour la video en ligne, avec l'arrivée de Chrome, de Windows Internet Explorer 8 ou de Firefox 3.1.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org à la même date :

Réunion ICANN à Paris et le protocole Internet

Le protocole ouvert IP version 6

L'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) [1] qui s'occupe notamment des noms de domaines du Web, a tenu une réunion à Paris du 22 au 26 juin 2008. Parmi ses sujets de discussion, celui du protocole Internet (IP, Internet Protocol) a occupé une place importante.

En effet, sa version 6, dénommée IPv6, doit être progressivement être mis en place pour faire face aux pénuries de la version actuelle, IPv4.

Et ce protocole IP, sur lequel Internet repose, est un protocole ouvert qui permet l'interopérabilité d'Internet. Sans les standards ouverts, aucun Internet tel qu'il s'est développé avec succès.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Signature et XML : une recommandation du W3C

Un autre standard ouvert du World Wide Web Consortium

Le 10 juin 2008, le W3C a annoncé que XML Signature Syntax and Processing, deuxième édition, était publiée en tant qu'une de ses « recommandations » [1] de la grande famille XML (qui a 10 ans).

Dans le jargon du World Wide Web Consortium, cela signifie qu'il s'agit d'un standard ouvert du Web à propos de signature d'un document, de son intégrité et de son authentification.

Un exemple de plus (après par exemple Canonical XML) de l'importance des standards ouverts pour un Web ouvert avec l'interopérabilité comme élément central, et l'objectif de One world, one Web.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La Mozilla Messaging, les courriers électroniques et les formats

Lancement de la Mozilla Messaging

Le 19 février 2008 (un mardi) a été lancée la structure Mozilla Messaging, « la nouvelle filiale « messagerie » de la fondation à but non lucratif Mozilla » [1]. Elle s'occupe du développement du logiciel Thunderbird, client de messagerie.

Le courrier électronique est « un pan essentiel de l'Internet ». Et dans ce domaine, encore une fois, c'est la guerre des formats :

  • il y a les courriers stockés en maildir (un fichier par email) et ceux en mbox (un fichier par dossier) [2] (ces 2 formats de type texte sont ouverts) ;
  • il y a les courriels conservés en format binaire propre à un logiciel ;
  • il y a les messages en HTML et d'autres en texte brut ;
  • il y a les emails des anciennes versions d'Outlook (basées sur le moteur de rendu d'Internet Explorer) qui ne sont pas lisibles dans Outlook 2007 (le moteur de rendu est celui de Word) [3] : problème d'interopérabilité [4] ;
  • il y a les outils et les données qui s'intègrent les uns aux autres (comme écrire un courriel depuis le traitement de texte Word) ;
  • il y a les formats des pièces jointes (et les recommandations comme celles de Tim Berners Lee).

De ce fait, le changement de logiciel est parfois freiné car les données qui ne sont pas récupérables (ou pas entièrement) : c'est le problème de la reprise de l'existant. Les données sont au centre, avec leurs formats : le problème des archives se pose.

Pour ce qui est des Webmail, ils sont certes accessibles depuis tout ordinateur connecté... mais est-il possible de récupérer ses données si on le souhaite ? C'est le cas si les protocoles ouverts POP ou IMAP sont proposés. Sinon, les courriers sont prisonniers du site Web.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Lancement de XML10

Des annonces du W3C pour les 10 ans du XML

Le 12 février 2008, le W3C a publié un dossier à propos des 10 ans du XML. Intitulé XML Is Ten! [1], il comporte :

  • le communiqué de presse (en anglais, français, japonais notamment) [2] ;
  • la possibilité de poster sur le site du W3C un témoignage [3] ;
  • un appel à organiser des manifestation pour célébrer « XML10 ».

La citation du texte du W3C est à relever :

Aujourd'hui, nous célébrons le succès des standards ouverts pour préserver les données du Web des verrouillages propriétaires (Jon Bosak, chef du W3C Working Group XML 1.0)

Formats-Ouverts.org soutient XML10 pour célébrer tout au long de l'année 2008 les 10 ans du XML aux formats ouverts, car « W3C XML est omniprésent ».

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le site Interop de Microsoft France

On y lit...

Le site Microsoft et l'interopérabilité, déjà signalé parmi un quatuor de sites, a fait l'objet d'une publicité sous forme de banderole au format fermé Flash, mais dont le texte a été retranscrit dans un format ouvert.

En suivant le lien de la publicité, on arrive donc sur le site Interop [1].

La page d'accueil mentionne les standards dans un menu. Elle propose aussi de choisir un rôle : « Architectes et professionels de l'informatique », « Secteur public » et « Partenaires » (les images associées à ces termes seraient intéressantes à étudier).

Et le particulier, l'utilisateur ordinaire, le grand public ? Ils n'y figurent pas : la question de l'interopérabilité serait-elle hors de leur portée ? Ils sont pourtant concernés.

Les pages du site mentionnent « les standards », mais pas les standards ouverts. Rien sur les pages des 3 rôles cités ci-dessus, et rien sur la page À propos de l'interopérabilité [2] :

  • « standards » : cités 4 fois, dont 1 fois avec « standards industriels » ; « compatibilité », 2 fois ;
  • L'interopérabilité est « un enjeu aussi crucial que la sécurité et la fiabilité. » : c'est l'approche de l'informatique de confiance ;
  • « Dans le cadre de cette approche, Microsoft s'efforce de proposer des technologies visant à équilibrer innovation concurrentielle et capacité à connecter des systèmes et des applications exclusifs. » : il ne s'agit donc pas d'ouverture complète, mais une sorte de régulation : il est question d'un « accès facilité à nos technologies » ;
  • Pour le point Accès : « mise à la disposition du plus grand nombre [donc pas de tous] des ressources technologiques de Microsoft en vue de permettre l'établissement de ponts entre les systèmes et ce, via une politique de licences IP [donc des licences liées à la propriété intelectuelle et les brevets] et d'outils de conversion. »
  • Pour le point Normes : « prise en charge des standards dans nos produits », comme OpenDocument Format de l'ISO ? Non, ce standard n'est pas considéré comme bon.

Pourtant, l'interopérabilité qui s'appuie sur les standards ouverts est la plus puissante et la plus réellement ouverte : le Web et le courrier électronique en sont 2 exemples parfaits.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La vie sous forme virtuelle

Second Life : le nouveau format de vie, en plein développement

Une ambassade d'un État, des interviews à Davos et des impôts à payer : le monde de Second Life se développe, avec le réel et le format virtuel qui se rejoignent...

Second Life (« seconde vie ») est le nom d'un nouveau monde [1]. Un monde en pleine création et en pleine évolution, presque illimité et habité. Créé par la société Linden Lab [2], Second Life est un monde virtuel, qui n'existe que via ordinateur. Ses habitants sont des personnages virtuels (les « avatars »), que les vraies personnes connectées font vivre (presque) comme dans la vie réelle et ses différents aspects, y compris le volet économique et ses achats (la monnaie « locale » est le Linden-Dollar).

Second Life est en pleine explosion : le nombre de ses « habitants » grossit de plus en plus, et cela est pris très au sérieux par certaines structures de notre monde réel : elles décident de « s'installer » dans cet univers virtuel. Ainsi, des marques de vêtements, de chaussures, d'ordinateurs, d'informatique ou même des biliothèques [3] sont désormais présentes pour proposer leurs informations et leurs produits à ces clients virtuels mais bien réels : un nouveau marché est né, au format numérique et « virtuel-réel ».

Voici 3 exemples significatifs de ce développement :

  • le journaliste avatar Adam Reuters de l'agence de presse Reuters, présente dans Second Life [4], a interviewé des personnalités réelles lors du sommet économique mondial de Davos en janvier 2007 [5] ;
  • la Suède a décidé fin janvier 2007 d'ouvrir une ambassade officielle de son pays dans l'univers virtuel, la première représentation diplomatique dans Second Life : il s'agira de fournir des informations sur le pays, et non pas y délivrer de visas et autres documents officiels [6] ;
  • ...et la même Suède envisage d'appliquer ses impôts bien réels aux transactions commerciales de ses ressortissants de Second Life (pas « les habitants classiques » mais ceux qui y gagnent de l'argent de manière importante) [7].

Pour ce qui est des logiciels libres, une représentation n'est à pas ouverte à ce jour. Et pour la promotion des standards ouverts, Formats-Ouverts.org n'a pas (pour l'instant ?) de présence dans Second Life : il y a ces lignes sur écran, ou imprimées sur papier, et les conférences. On peut ajouter qu'à la fin des années 90, un tel monde virtuel existait déjà, Le Deuxième Monde, lancé par Canal+, mais qui n'a pas rencontré de succès et n'a donc pas duré [8].

Enfin, Linden Lab a décidé début 2007 de mettre à disposition en logiciel libre une partie des logiciels qui permettent de créer des éléments du monde de Second Life [9] : on ouvre les formats pour que le plus grand nombre l'utilise, y contribue et l'améliore.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

France24, Halde et Téléthon : pas de lien hypertexte !

3 sites dans l'actualité et 3 interdictions d'établir des liens

Il n'y a pas de raison d'être pessimiste et il faut être positif : cela est forcément une erreur, un oubli, une coquille ou une mauvaise interprétation. Et cela sera sans doute corrigé efficacement et rapidement.

De quoi s'agit-il ? De l'interdiction d'établir des liens hypertextes sans autorisation vers 3 sites Web très présents dans l'actualité de ce début décembre 2006 :

  • La chaîne France 24 qui a été lancée le 6 décembre : « Il est interdit, sans l'accord écrit et préalable de FRANCE 24, à tout Utilisateur du site web de FRANCE 24 de créer, sur n'importe quel autre site web, tout lien hypertexte. » [1]
  • La Halde qui lutte contre les discriminations : « La création d'un lien hypertexte est soumise à un accord préalable et écrit de la HALDE. » [2]
  • Le Téléthon dont la 20e édition débute le 8 décembre 2006 : « La mise en place d'un lien hypertexte vers le site telethon.fr ou vers l'un des projets associés à telethon.fr nécessite une autorisation préalable et écrite de l'AFM. » [3]

L'ouverture que ces 3 sites défendent légitimement ne peut que s'adjoindre le format ouvert des liens hypertextes.

Le lien hypertexte semble un presque rien, Mais ce petit rien est à la base de tout. Avec lui le Web donne les moyens, De passer de sites en sites avec ce simple ajout. Donner un lien vers une page, Est un peu lui rendre hommage. C'est donner une référence, Et d'un clic la consulter avec aisance. Alors, permettez-moi de le dire : « Ce choix, les liens sans autorisation écrite d'interdire, Ne permet pas sur le site de venir Et de l'information y quérir. Écartant donc votre exigence, Je place des liens en référence. Ni hors-la-loi ni voleur, Je le fais sans détourner de votre site la teneur. Enfin, si vous pouvez ouïr ma requête, Appliquer le principe même du Web honnête, Et permettez, grâce aux liens, aux sites d'accéder, Sans autorisation spéciale qui viennent le Web dénaturer. » (Texte au format de présentation poésie) Merci d'avance.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les coulisses du HTML : 2 articles à lire

Un article informatique et un article pédagogique

Le HTML est l'objet d'une utilisation colossale, Web oblige. Cela le place parmi les formats les plus présents (d'ailleurs vous lisez du HTML à cet instant...) Il joue un rôle crucial dans le domaine de l'interopérabilité.

Le HTML est aussi l'objet de débats, moins visibles, mais tout aussi importants. Comment comprendre les coulisses actuelles à propos de l'évolution du format ouvert HTML ? Deux articles sont à signaler, et à lire.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Réinventer le HTML (LE format ouvert)

HTML : version à-jeter-ML ou version à-garder-ML ?

Le Web repose sur des standards ouverts comme le protocole ouvert HTTP ou le format ouvert HTML. Le HTML a évolué au fil du temps, avec plusieurs versions différentes (de la 1.0 à la 4.01), y compris avec du HTML version XML, le XHTML (en version 1.0 voire 2.0). Le format ouvert HTML est capital.

Le HTML est établi au sein du consortium World Wide Web, le W3C. Mais le HTML et son évolution technique provoquent des débats, qui vont jusqu'à l'existence du groupe de travail dissident WHATWG [1] à côté du groupe de travail du W3C. Avec aussi des affrontements entre experts du HTML (dont Karl Dubost et Daniel Glazman [2]), et en quelque sorte une impasse d'où Tim Berners-Lee, père du HTML, propose de sortir dans un article publié fin octobre 2006, « Réinventer le HTML » [3].

Il faut souligner que tout ce processus d'élaboration et de discussion de formats ouverts se passe ouvertement, sans que ce ne soit un seul acteur qui décide et impose unilatéralement les décisions. Avec comme souci l'interopérabilité. (Et pour mieux comprendre encore ces coulisses, 2 articles clairs).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Site du 11 novembre : les liens sont autorisés

Un changement de politique de liens hypertextes

11 novembre 1918 : fin de la première guerre mondiale. « Hécatombe, boucherie, carnage, tuerie » : les expressions sont nombreuses pour qualifier cette guerre et ses tranchées.

88 ans après, que dire : que le « format » 88 est un peu original pour parler du 11 novembre, mais moins que 90. Sauf qu'en 2008, les derniers survivants de cette période seront sans doute encore moins nombreux. Pourtant le 90 a été à l'honneur en 2006 avec par deux fois un « 90e anniversaire » :

Mais encore à propos des formats ? « Merci » au site Chemins de mémoire

Pour le 11 novembre 2004, l'article de Formats-Ouverts.org portait sur les liens hypertextes des sites Web publics à propos de la Première guerre mondiale : le site Les Chemins de mémoire était pointé du doigt pour son interdiction d'établir un lien « sans l'autorisation expresse et préalable de la Direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives. ».

Deux ans après, en consultant le site, voici la phrase du point 4 :

Les utilisateurs et visiteurs du site Internet peuvent mettre en place un hyperlien en direction de ce site sans l'autorisation expresse et préalable du comité éditorial du site. [3]

Le principe du lien hypertexte est donc appliqué : un « petit rien est à la base de tout », avec un format ouvert qui donne une référence directement accessible en un clic.

Bravo et merci.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Arles : l'art de la photo, c'est avec Flash

Un site tout au format Flash, un site qui fait splash

En été, il y a de nombreux festivals. Si vous aimez la photographie, il y a celui d'Arles. Pour en savoir plus, sans connaître l'adresse du site, on peut lancer la recherche suivante : « Arles photo ».

La réponse donne en premier : « www.rencontres-arles.com, Rencontres internationales de la photographie ». D'après le titre il s'agit bien du site du festival : donc, bon référencement. [1]

En allant sur le site cela donne : « Chargement en cours », suivi d'un pourcentage... En effet, la page d'accueil est au format Flash, comme une grosse partie du reste du site. Pas de plugin Flash, pas d'accès à des informations du site.

De plus, la page d'accueil (et les autres) n'est pas indexée par les moteurs de recherche, excepté pour les mots clés fournis (qui sont « <META NAME="RATING" CONTENT="culture - photographie - festival - stage* photographique* - stage photo - workshops - soirée de projection - conférence - colloque - photographique - lecture - portefolio - artiste - Rencontres arles - exhibitions - colloque - nuit de l'année - provence - france - expositions - raymond depardon"> »).

Mais, à part ces mots, tout le reste de cette page est ignoré, notamment (copier/coller) :

Les rencontres Arles
50 expositions de photographie
4 juillet > 17 septembre
Infoline 04 90 96 76 06
semaine d'ouverture : du 4 juillet au 9 juillet
expositions du 4 juillet au 17 septembre
Raymond Depardon et ses invités

La seule ligne de texte non-Flash indique en bas de page : « Si vous ne voyez pas l'animation, CLIQUEZ _ Optimisé pour MAC EXPL._Haut-débit conseillé_Écran 1024*768 Si problème, Contacts » Les termes « MAC EXPL.» doivent signifier Microsoft Internet Explorter pour ordinateurs Apple... qui est abandonné par Microsoft depuis janvier 2006, Safari étant le navigateur fourni par défaut sur les machines Apple, sans oublier les navigateurs Firefox, Camino ou Opera qui existent aussi pour Apple. Et tous utilisent les standards ouverts du Web comme XHTML et CSS.

En faisant un mauvais jeu de mots, on pourrait dire qu'un site de photo avec flash, c'est un peu logique... Mais bien plus sérieusement, un site avec des pages au format Flash, c'est dommage quand cela n'est pas remplaçable : pas de consultation facile par tous navigateurs de toutes machines, pas d'interopérabilité, pas d'indexation des contenus des pages, pas de consultations possibles par des personnes mal voyantes ou aveugles.

Le cas Ten Mobile, avec son site lui aussi qu'en Flash, indique combien les recherches n'aboutissent pas (sur Formats-Ouverts.org, en moins de 2 mois, près de 20 000 pages sur l'article concernant Ten-Mobile.com).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le navigateur Opera 9 et les formats

La nouvelle version du navigateur Opera

Après la version de septembre 2005, la société Opera Software [1] a lancé le 20 juin la nouvelle version de son navigateur Web [2]. Opera 9 est disponible à plusieurs formats dont ceux pour Windows, Mac OS et Linux. Plus de 25 langues sont proposées.

Pour ce qui est des formats et des protocoles, on trouve entre autres [3]:

Le format utilisé par le réseau P2P BitTorrent est aussi pris en charge directement dans le navigateur. Il faut aussi signaler la possibilité d'utiliser et de créer des Widgets (petites applications Web) qui sont sur le bureau [4].

Les onglets et le blocage des pop-up sont bien sûr présents, comme dans beaucoup de navigateurs modernes actuels (et ce sera le cas pour le prochain Windows Internet Explorer 7).

Cette nouvelle version illustre encore une fois combien Internet repose sur des standards ouverts pour permettre l'interopérabilité d'être la règle.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Géoportail : Et Les Formats ?

Lancement du site Géoportail : qu'en est-il de ses formats ?

Vendredi 23 juin 2006 vers 14h : c'est l'ouverture du site Geoportail.fr, « Le portail des territoires et des citoyens » [1]. Le site est le fruit du travail entre l'IGN (Insitut Géographique National) et le BRGM (Bureau des Recherches Géologiques et Minières) [2]. C'est aussi une réponse au 3 services identiques de photographies aériennes que sont Google Maps, Yahoo! Maps et MSN Mappoint [3].

Et comme de bien entendu sur Formats-Ouvert.org... la question ELF : Et Les Formats ?

On lit en bas de la page d'accueil :

Site compatible avec les navigateurs IE6 et +, Mozilla1.7 et +, Firefox 1.0 et +, Safari 2.0 et +

IE6, c'est le navigateur pour Windows ; Safari c'est Mac OS X exclusivement ; Mozilla et Firefox c'est Windows, Mac OS X, BSD et Linux. Les principaux navigateurs des principaux systèmes d'explotation sont donc concernés. Bien sûr, les utilisateurs d'Opera ou de Konqueror seront déçus. D'ailleurs... pourquoi spécifier un navigateur Web particulier ? Si les pages respectent les standards ouverts du W3C, n'importe quel navigateur utilisant ces standards ouverts sait lire les pages... c'est l'interopérabilité. Et le format HTML de la page d'accueil est-il valide ? Le Validator du W3C fournit la réponse [4] : c'est non, site au format non conforme aux normes du W3C.

Site compatible avec les plates-formes Windows 2000, XP et +, Linux famille RedHat, Suse et Debian, MacOS X

Les trois principaux systèmes d'exploitation sont présents et mentionnés, Microsoft Windows, Linux et Apple Mac OS X. Les utilisateurs de Linux « famille » Mandriva, Gentoo, Slackware ou Ubuntu seront déçus de ne pas être cités.

Les liens des pages d'accueil indiquent que c'est PHP qui est utilisé, une technologie au format ouvert [5]. Cependant, victime du succès, le site connait pour ses premières heures un problème d'affluence trop importante, et c'est « le format excuses » qui s'affiche alors, avec une page dédiée, excuses.htm [6] :

Vous êtes incroyablement nombreux à vous connecter au Géoportail, portail des territoires et des citoyens depuis sa mise en ligne. Nous avons enregistré plusieurs millions de connexions en quelques heures. En raison de cette affluence, le site est actuellement saturé. Nos équipes mettent tout en œuvre pour vous permettre d'y accéder à nouveau dans des conditions de navigation satisfaisantes et vous remercient de l'intérêt que vous portez à ce site interministériel novateur.

Pour ce qui est du format des liens, la page des « Mentions légales » [7] n'indique pas d'envoyer une demande écrite pour établir un lien vers le site, contrairement à la FIFA, à la Fédération Française de Football ou à d'autres.

Enfin, pour les images, le format n'est pas déterminable, les pages n'étant pas disponibles pour l'instant en raison du succès.

Sources et liens :

Ten-Mobile.com : le site Web qui n'existe pas, à cause de son format

Comment être présent sur le Web et ne pas exister ? Avec le format Flash, bien sûr. L'exemple de Ten.

Mise à jour : ce qui est décrit ci-dessous a changé début septembre 2006.

Vous l'avez sans doute vu et lu : de pleines pages de publicité vantent Ten, « le nouvel opérateur qui met le mail et MSN Messenger en illimité sur votre mobile. »

Voici donc une offre avec de la téléphonie, des SMS, du courriel et de la messagerie instantanée. Et Les Formats ?

  • a priori, le téléphone peut téléphoner à tous les téléphones, interopérabilité oblige ; comme pour les SMS ; a priori... ;
  • a priori, le courriel doit être valable pour tous les comptes de courriers électroniques, là aussi du fait de l'interopérabilité ; a priori...
  • pour la messagerie instantanée, c'est MSN Messenger pour échanger avec... MSN Messenger, format de MSN Messenger oblige (ou alors difficilement avec d'autres messageries instantanées).

Mais là où Ten est très original, c'est pour sa présence sur le Web avec son site, Ten-Mobile.com [1]. Toutes les « pages » sont au format Flash. Cela est très « flashy & sexy ». Mais le site n'existe pas : dans un moteur de recherche, quasiment aucune réponse avec le mot « ten » , « ten mobile » , « ten téléphone » , « ten forfaits »... Vraiment dommage... et impossible de vérifier les informations du site sans le greffon Flash.

Le format Flash est fermé, mais surtout il n'est pas visible pour les sites de recherche et d'indexation : Google, Yahoo!, MSN Search, Voilà et consorts ne savent pas que Ten existe ! Le format Flash n'est pas du texte, comme le HTML, le format ouvert du Web (le Flash peut contenir du texte, mais qui n'est pas vu par les robots logiciels qui parcourent le Web).

Le slogan de Ten est « Si votre mobile ne fait que téléphoner, il ne fait pas grand chose. » On pourrait aussi dire : « Comme votre site Web ne fait que du Flash, il ne fait pas grand chose. ».

Mais il ne s'agit peut-être que de la première version. Avec pour la suivante les standards ouverts du Web qui seront utilisés, et avec un exemple à signaler, celui des moules-frites (certes peu technologiques) qui peuvent en apprendre au téléphone (si technique) : le site Web de Léon de Bruxelles propose sur sa page d'accueil (en HTML) de choisir l'une des 2 versions de son site : « la version allégée » en HTML ou « la version gourmande » en Flash [2].

Sources et liens :

Internet : des standards ouverts, mais fin des tuyaux ouverts

Vote américain pour un Internet avec des tuyaux dédiés fermés

Internet est l'exemple le plus flagrant de l'utilisation des standards ouverts : que ce soit pour le réseau de manière générale (avec TCP/IP), pour le Web (avec HTML, http, CSS, XForms), pour le courrier électronique (avec SMTP, POP, IMAP) ou pour les tranferts de fichiers (avec FTP), les protocoles et les formats sont ouverts.

Sans cette ouverture, il n'aurait sans doute pas connu une telle réussite et ne serait pas un exemple d'interopérabilité avec ses standards ouverts.

Pour ce qui est des « tuyaux », jusqu'à présent, ils traitent de manière égale les contenus transportés (pages Web, fichiers audio ou video, courriels,...) : ainsi il n'y a pas de site qui passe devant un autre car il aurait une priorité. On parle de neutralité du Net.

Mais cela est peut-être fini. En effet, le 8 juin, la Chambre des représentants des États-Unis a voté à la majorité un texte qui instaure un système de tuyaux dédiés. Ce sont les opérateurs et les équipementiers qui ont remporté la battaille face aux Google, eBay, Amazon ou Vint Cerf qui s'étaient élevés contre ce projet.

Il y aura sans doute toujours des standards ouverts d'Internet, mais plus uniquement sur des réseaux ouverts : il y aura un Internet privé. Ira-t-on vers un système sur le modèle de la télévision avec des chaînes-réseaux dédiés auxquels il faudra s'abonner ? Un réseau-des contenus est révolu, cela sera des réseaux-des contenus.

Sources et liens :

Le format sourire en version 2.1

Publication du format SMIL 2.1

Début 2005, le 7 janvier, le W3C publiait la version 2.0 du format ouvert de la famille XML, SMIL.

Depuis le 13 décembre, SMIL 2.1 est la nouvelle recommandation du W3C. SMIL signifie Synchronized Multimedia Integration Language (Langage d'Intégration Multimédias Synchronisés ; à prononcer comme smile en anglais, sourire) et permet d'écrire des présentations multimedia interactives et de réutiliser des composants SMIL dans d'autres langages basés sur XML (comme XHTML, SSML, XForms ou SVG).

Voilà donc une nouvelle version d'un format ouvert qui complète la série de ceux qui existent déjà, pour plus de possibilités, notamment multimedia, et avec plus d'interopérabilité.

Sources et liens :