Lancement de la Mozilla Messaging
Le 19 février 2008 (un mardi) a été lancée la structure Mozilla Messaging, « la nouvelle filiale « messagerie » de la fondation à but non lucratif Mozilla » [1]. Elle s'occupe du développement du logiciel Thunderbird, client de messagerie.
Le courrier électronique est « un pan essentiel de l'Internet ». Et dans ce domaine, encore une fois, c'est la guerre des formats :
- il y a les courriers stockés en maildir (un fichier par email) et ceux en mbox (un fichier par dossier) [2] (ces 2 formats de type texte sont ouverts) ;
- il y a les courriels conservés en format binaire propre à un logiciel ;
- il y a les messages en HTML et d'autres en texte brut ;
- il y a les emails des anciennes versions d'Outlook (basées sur le moteur de rendu d'Internet Explorer) qui ne sont pas lisibles dans Outlook 2007 (le moteur de rendu est celui de Word) [3] : problème d'interopérabilité [4] ;
- il y a les outils et les données qui s'intègrent les uns aux autres (comme écrire un courriel depuis le traitement de texte Word) ;
- il y a les formats des pièces jointes (et les recommandations comme celles de Tim Berners Lee).
De ce fait, le changement de logiciel est parfois freiné car les données qui ne sont pas récupérables (ou pas entièrement) : c'est le problème de la reprise de l'existant. Les données sont au centre, avec leurs formats : le problème des archives se pose.
Pour ce qui est des Webmail, ils sont certes accessibles depuis tout ordinateur connecté... mais est-il possible de récupérer ses données si on le souhaite ? C'est le cas si les protocoles ouverts POP ou IMAP sont proposés. Sinon, les courriers sont prisonniers du site Web.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
samedi 23 février 2008 à 23:50 :: Internet
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Des annonces du W3C pour les 10 ans du XML
Le 12 février 2008, le W3C a publié un dossier à propos des 10 ans du XML. Intitulé XML Is Ten! [1], il comporte :
- le communiqué de presse (en anglais, français, japonais notamment) [2] ;
- la possibilité de poster sur le site du W3C un témoignage [3] ;
- un appel à organiser des manifestation pour célébrer « XML10 ».
La citation du texte du W3C est à relever :
Aujourd'hui, nous célébrons le succès des standards ouverts pour préserver les données du Web des verrouillages propriétaires (Jon Bosak, chef du W3C Working Group XML 1.0)
Formats-Ouverts.org soutient XML10 pour célébrer tout au long de l'année 2008 les 10 ans du XML aux formats ouverts, car « W3C XML est omniprésent ».
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
mardi 12 février 2008 à 20:30 :: Internet
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On y lit...
Le site Microsoft et l'interopérabilité, déjà signalé parmi un quatuor de sites, a fait l'objet d'une publicité sous forme de banderole au format fermé Flash, mais dont le texte a été retranscrit dans un format ouvert.
En suivant le lien de la publicité, on arrive donc sur le site Interop [1].
La page d'accueil mentionne les standards dans un menu. Elle propose aussi de choisir un rôle : « Architectes et professionels de l'informatique », « Secteur public » et « Partenaires » (les images associées à ces termes seraient intéressantes à étudier).
Et le particulier, l'utilisateur ordinaire, le grand public ? Ils n'y figurent pas : la question de l'interopérabilité serait-elle hors de leur portée ? Ils sont pourtant concernés.
Les pages du site mentionnent « les standards », mais pas les standards ouverts. Rien sur les pages des 3 rôles cités ci-dessus, et rien sur la page À propos de l'interopérabilité [2] :
- « standards » : cités 4 fois, dont 1 fois avec « standards industriels » ; « compatibilité », 2 fois ;
- L'interopérabilité est « un enjeu aussi crucial que la sécurité et la fiabilité. » : c'est l'approche de l'informatique de confiance ;
- « Dans le cadre de cette approche, Microsoft s'efforce de proposer des technologies visant à équilibrer innovation concurrentielle et capacité à connecter des systèmes et des applications exclusifs. » : il ne s'agit donc pas d'ouverture complète, mais une sorte de régulation : il est question d'un « accès facilité à nos technologies » ;
- Pour le point Accès : « mise à la disposition du plus grand nombre [donc pas de tous] des ressources technologiques de Microsoft en vue de permettre l'établissement de ponts entre les systèmes et ce, via une politique de licences IP [donc des licences liées à la propriété intelectuelle et les brevets] et d'outils de conversion. »
- Pour le point Normes : « prise en charge des standards dans nos produits », comme OpenDocument Format de l'ISO ? Non, ce standard n'est pas considéré comme bon.
Pourtant, l'interopérabilité qui s'appuie sur les standards ouverts est la plus puissante et la plus réellement ouverte : le Web et le courrier électronique en sont 2 exemples parfaits.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
mardi 10 juillet 2007 à 23:50 :: Internet
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Second Life : le nouveau format de vie, en plein développement
Une ambassade d'un État, des interviews à Davos et des impôts à payer : le monde de Second Life se développe, avec le réel et le format virtuel qui se rejoignent...
Second Life (« seconde vie ») est le nom d'un nouveau monde [1]. Un monde en pleine création et en pleine évolution, presque illimité et habité. Créé par la société Linden Lab [2], Second Life est un monde virtuel, qui n'existe que via ordinateur. Ses habitants sont des personnages virtuels (les « avatars »), que les vraies personnes connectées font vivre (presque) comme dans la vie réelle et ses différents aspects, y compris le volet économique et ses achats (la monnaie « locale » est le Linden-Dollar).
Second Life est en pleine explosion : le nombre de ses « habitants » grossit de plus en plus, et cela est pris très au sérieux par certaines structures de notre monde réel : elles décident de « s'installer » dans cet univers virtuel. Ainsi, des marques de vêtements, de chaussures, d'ordinateurs, d'informatique ou même des biliothèques [3] sont désormais présentes pour proposer leurs informations et leurs produits à ces clients virtuels mais bien réels : un nouveau marché est né, au format numérique et « virtuel-réel ».
Voici 3 exemples significatifs de ce développement :
- le journaliste avatar Adam Reuters de l'agence de presse Reuters, présente dans Second Life [4], a interviewé des personnalités réelles lors du sommet économique mondial de Davos en janvier 2007 [5] ;
- la Suède a décidé fin janvier 2007 d'ouvrir une ambassade officielle de son pays dans l'univers virtuel, la première représentation diplomatique dans Second Life : il s'agira de fournir des informations sur le pays, et non pas y délivrer de visas et autres documents officiels [6] ;
- ...et la même Suède envisage d'appliquer ses impôts bien réels aux transactions commerciales de ses ressortissants de Second Life (pas « les habitants classiques » mais ceux qui y gagnent de l'argent de manière importante) [7].
Pour ce qui est des logiciels libres, une représentation n'est à pas ouverte à ce jour. Et pour la promotion des standards ouverts, Formats-Ouverts.org n'a pas (pour l'instant ?) de présence dans Second Life : il y a ces lignes sur écran, ou imprimées sur papier, et les conférences. On peut ajouter qu'à la fin des années 90, un tel monde virtuel existait déjà, Le Deuxième Monde, lancé par Canal+, mais qui n'a pas rencontré de succès et n'a donc pas duré [8].
Enfin, Linden Lab a décidé début 2007 de mettre à disposition en logiciel libre une partie des logiciels qui permettent de créer des éléments du monde de Second Life [9] : on ouvre les formats pour que le plus grand nombre l'utilise, y contribue et l'améliore.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
mercredi 31 janvier 2007 à 23:50 :: Internet
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3 sites dans l'actualité et 3 interdictions d'établir des liens
Il n'y a pas de raison d'être pessimiste et il faut être positif : cela est forcément une erreur, un oubli, une coquille ou une mauvaise interprétation. Et cela sera sans doute corrigé efficacement et rapidement.
De quoi s'agit-il ? De l'interdiction d'établir des liens hypertextes sans autorisation vers 3 sites Web très présents dans l'actualité de ce début décembre 2006 :
- La chaîne France 24 qui a été lancée le 6 décembre : « Il est interdit, sans l'accord écrit et préalable de FRANCE 24, à tout Utilisateur du site web de FRANCE 24 de créer, sur n'importe quel autre site web, tout lien hypertexte. » [1]
- La Halde qui lutte contre les discriminations : « La création d'un lien hypertexte est soumise à un accord préalable et écrit de la HALDE. » [2]
- Le Téléthon dont la 20e édition débute le 8 décembre 2006 : « La mise en place d'un lien hypertexte vers le site telethon.fr ou vers l'un des projets associés à telethon.fr nécessite une autorisation préalable et écrite de l'AFM. » [3]
L'ouverture que ces 3 sites défendent légitimement ne peut que s'adjoindre le format ouvert des liens hypertextes.
Le lien hypertexte semble un presque rien, Mais ce petit rien est à la base de tout. Avec lui le Web donne les moyens, De passer de sites en sites avec ce simple ajout. Donner un lien vers une page, Est un peu lui rendre hommage. C'est donner une référence, Et d'un clic la consulter avec aisance. Alors, permettez-moi de le dire : « Ce choix, les liens sans autorisation écrite d'interdire, Ne permet pas sur le site de venir Et de l'information y quérir. Écartant donc votre exigence, Je place des liens en référence. Ni hors-la-loi ni voleur, Je le fais sans détourner de votre site la teneur. Enfin, si vous pouvez ouïr ma requête, Appliquer le principe même du Web honnête, Et permettez, grâce aux liens, aux sites d'accéder, Sans autorisation spéciale qui viennent le Web dénaturer. » (Texte au format de présentation poésie) Merci d'avance.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 7 décembre 2006 à 23:50 :: Internet
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Un article informatique et un article pédagogique
Le HTML est l'objet d'une utilisation colossale, Web oblige. Cela le place parmi les formats les plus présents (d'ailleurs vous lisez du HTML à cet instant...) Il joue un rôle crucial dans le domaine de l'interopérabilité.
Le HTML est aussi l'objet de débats, moins visibles, mais tout aussi importants. Comment comprendre les coulisses actuelles à propos de l'évolution du format ouvert HTML ? Deux articles sont à signaler, et à lire.
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
lundi 13 novembre 2006 à 23:50 :: Internet
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HTML : version à-jeter-ML ou version à-garder-ML ?
Le Web repose sur des standards ouverts comme le protocole ouvert HTTP ou le format ouvert HTML. Le HTML a évolué au fil du temps, avec plusieurs versions différentes (de la 1.0 à la 4.01), y compris avec du HTML version XML, le XHTML (en version 1.0 voire 2.0). Le format ouvert HTML est capital.
Le HTML est établi au sein du consortium World Wide Web, le W3C. Mais le HTML et son évolution technique provoquent des débats, qui vont jusqu'à l'existence du groupe de travail dissident WHATWG [1] à côté du groupe de travail du W3C. Avec aussi des affrontements entre experts du HTML (dont Karl Dubost et Daniel Glazman [2]), et en quelque sorte une impasse d'où Tim Berners-Lee, père du HTML, propose de sortir dans un article publié fin octobre 2006, « Réinventer le HTML » [3].
Il faut souligner que tout ce processus d'élaboration et de discussion de formats ouverts se passe ouvertement, sans que ce ne soit un seul acteur qui décide et impose unilatéralement les décisions. Avec comme souci l'interopérabilité. (Et pour mieux comprendre encore ces coulisses, 2 articles clairs).
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 12 novembre 2006 à 23:50 :: Internet
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Un changement de politique de liens hypertextes
11 novembre 1918 : fin de la première guerre mondiale. « Hécatombe, boucherie, carnage, tuerie » : les expressions sont nombreuses pour qualifier cette guerre et ses tranchées.
88 ans après, que dire : que le « format » 88 est un peu original pour parler du 11 novembre, mais moins que 90. Sauf qu'en 2008, les derniers survivants de cette période seront sans doute encore moins nombreux. Pourtant le 90 a été à l'honneur en 2006 avec par deux fois un « 90e anniversaire » :
Mais encore à propos des formats ? « Merci » au site Chemins de mémoire
Pour le 11 novembre 2004, l'article de Formats-Ouverts.org portait sur les liens hypertextes des sites Web publics à propos de la Première guerre mondiale : le site Les Chemins de mémoire était pointé du doigt pour son interdiction d'établir un lien « sans l'autorisation expresse et préalable de la Direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives. ».
Deux ans après, en consultant le site, voici la phrase du point 4 :
Les utilisateurs et visiteurs du site Internet peuvent mettre en place un hyperlien en direction de ce site sans l'autorisation expresse et préalable du comité éditorial du site. [3]
Le principe du lien hypertexte est donc appliqué : un « petit rien est à la base de tout », avec un format ouvert qui donne une référence directement accessible en un clic.
Bravo et merci.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
samedi 11 novembre 2006 à 23:50 :: Internet
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Un site tout au format Flash, un site qui fait splash
En été, il y a de nombreux festivals. Si vous aimez la photographie, il y a celui d'Arles. Pour en savoir plus, sans connaître l'adresse du site, on peut lancer la recherche suivante : « Arles photo ».
La réponse donne en premier : « www.rencontres-arles.com, Rencontres internationales de la photographie ». D'après le titre il s'agit bien du site du festival : donc, bon référencement. [1]
En allant sur le site cela donne : « Chargement en cours », suivi d'un pourcentage... En effet, la page d'accueil est au format Flash, comme une grosse partie du reste du site. Pas de plugin Flash, pas d'accès à des informations du site.
De plus, la page d'accueil (et les autres) n'est pas indexée par les moteurs de recherche, excepté pour les mots clés fournis (qui sont « <META NAME="RATING" CONTENT="culture - photographie - festival - stage* photographique* - stage photo - workshops - soirée de projection - conférence - colloque - photographique - lecture - portefolio - artiste - Rencontres arles - exhibitions - colloque - nuit de l'année - provence - france - expositions - raymond depardon"> »).
Mais, à part ces mots, tout le reste de cette page est ignoré, notamment (copier/coller) :
Les rencontres Arles
50 expositions de photographie
4 juillet > 17 septembre
Infoline 04 90 96 76 06
semaine d'ouverture : du 4 juillet au 9 juillet
expositions du 4 juillet au 17 septembre
Raymond Depardon et ses invités
La seule ligne de texte non-Flash indique en bas de page : « Si vous ne voyez pas l'animation, CLIQUEZ _ Optimisé pour MAC EXPL._Haut-débit conseillé_Écran 1024*768 Si problème, Contacts » Les termes « MAC EXPL.» doivent signifier Microsoft Internet Explorter pour ordinateurs Apple... qui est abandonné par Microsoft depuis janvier 2006, Safari étant le navigateur fourni par défaut sur les machines Apple, sans oublier les navigateurs Firefox, Camino ou Opera qui existent aussi pour Apple. Et tous utilisent les standards ouverts du Web comme XHTML et CSS.
En faisant un mauvais jeu de mots, on pourrait dire qu'un site de photo avec flash, c'est un peu logique... Mais bien plus sérieusement, un site avec des pages au format Flash, c'est dommage quand cela n'est pas remplaçable : pas de consultation facile par tous navigateurs de toutes machines, pas d'interopérabilité, pas d'indexation des contenus des pages, pas de consultations possibles par des personnes mal voyantes ou aveugles.
Le cas Ten Mobile, avec son site lui aussi qu'en Flash, indique combien les recherches n'aboutissent pas (sur Formats-Ouverts.org, en moins de 2 mois, près de 20 000 pages sur l'article concernant Ten-Mobile.com).
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
mardi 8 août 2006 à 23:50 :: Internet
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La nouvelle version du navigateur Opera
Après la version de septembre 2005, la société Opera Software [1] a lancé le 20 juin la nouvelle version de son navigateur Web [2]. Opera 9 est disponible à plusieurs formats dont ceux pour Windows, Mac OS et Linux. Plus de 25 langues sont proposées.
Pour ce qui est des formats et des protocoles, on trouve entre autres [3]:
Le format utilisé par le réseau P2P BitTorrent est aussi pris en charge directement dans le navigateur. Il faut aussi signaler la possibilité d'utiliser et de créer des Widgets (petites applications Web) qui sont sur le bureau [4].
Les onglets et le blocage des pop-up sont bien sûr présents, comme dans beaucoup de navigateurs modernes actuels (et ce sera le cas pour le prochain Windows Internet Explorer 7).
Cette nouvelle version illustre encore une fois combien Internet repose sur des standards ouverts pour permettre l'interopérabilité d'être la règle.
Sources et liens :
- [1] Le site d'Opera Software, en anglais, http://opera.com/
- [2] Le communiqué de presse, Your Web, Your Choice: Opera 9 Gives You the Control, le 20 juin 2006, en anglais, http://opera.com/pressreleases/en/2006/06/20/
- [3] Les caractéristiques, en anglais, http://opera.com/products/desktop/
- [4] La page sur les Widgets, en anglais, http://my.opera.com/community/dev/widgets/
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 5 juillet 2006 à 23:50 :: Internet
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Lancement du site Géoportail : qu'en est-il de ses formats ?
Vendredi 23 juin 2006 vers 14h : c'est l'ouverture du site Geoportail.fr, « Le portail des territoires et des citoyens » [1]. Le site est le fruit du travail entre l'IGN (Insitut Géographique National) et le BRGM (Bureau des Recherches Géologiques et Minières) [2]. C'est aussi une réponse au 3 services identiques de photographies aériennes que sont Google Maps, Yahoo! Maps et MSN Mappoint [3].
Et comme de bien entendu sur Formats-Ouvert.org... la question ELF : Et Les Formats ?
On lit en bas de la page d'accueil :
Site compatible avec les navigateurs IE6 et +, Mozilla1.7 et +, Firefox 1.0 et +, Safari 2.0 et +
IE6, c'est le navigateur pour Windows ; Safari c'est Mac OS X exclusivement ; Mozilla et Firefox c'est Windows, Mac OS X, BSD et Linux. Les principaux navigateurs des principaux systèmes d'explotation sont donc concernés. Bien sûr, les utilisateurs d'Opera ou de Konqueror seront déçus. D'ailleurs... pourquoi spécifier un navigateur Web particulier ? Si les pages respectent les standards ouverts du W3C, n'importe quel navigateur utilisant ces standards ouverts sait lire les pages... c'est l'interopérabilité. Et le format HTML de la page d'accueil est-il valide ? Le Validator du W3C fournit la réponse [4] : c'est non, site au format non conforme aux normes du W3C.
Site compatible avec les plates-formes Windows 2000, XP et +, Linux famille RedHat, Suse et Debian, MacOS X
Les trois principaux systèmes d'exploitation sont présents et mentionnés, Microsoft Windows, Linux et Apple Mac OS X. Les utilisateurs de Linux « famille » Mandriva, Gentoo, Slackware ou Ubuntu seront déçus de ne pas être cités.
Les liens des pages d'accueil indiquent que c'est PHP qui est utilisé, une technologie au format ouvert [5]. Cependant, victime du succès, le site connait pour ses premières heures un problème d'affluence trop importante, et c'est « le format excuses » qui s'affiche alors, avec une page dédiée, excuses.htm [6] :
Vous êtes incroyablement nombreux à vous connecter au Géoportail, portail des territoires et des citoyens depuis sa mise en ligne. Nous avons enregistré plusieurs millions de connexions en quelques heures. En raison de cette affluence, le site est actuellement saturé. Nos équipes mettent tout en œuvre pour vous permettre d'y accéder à nouveau dans des conditions de navigation satisfaisantes et vous remercient de l'intérêt que vous portez à ce site interministériel novateur.
Pour ce qui est du format des liens, la page des « Mentions légales » [7] n'indique pas d'envoyer une demande écrite pour établir un lien vers le site, contrairement à la FIFA, à la Fédération Française de Football ou à d'autres.
Enfin, pour les images, le format n'est pas déterminable, les pages n'étant pas disponibles pour l'instant en raison du succès.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 23 juin 2006 à 23:50 :: Internet
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Comment être présent sur le Web et ne pas exister ? Avec le format Flash, bien sûr. L'exemple de Ten.
Mise à jour : ce qui est décrit ci-dessous a changé début septembre 2006.
Vous l'avez sans doute vu et lu : de pleines pages de publicité vantent Ten, « le nouvel opérateur qui met le mail et MSN Messenger en illimité sur votre mobile. »
Voici donc une offre avec de la téléphonie, des SMS, du courriel et de la messagerie instantanée. Et Les Formats ?
- a priori, le téléphone peut téléphoner à tous les téléphones, interopérabilité oblige ; comme pour les SMS ; a priori... ;
- a priori, le courriel doit être valable pour tous les comptes de courriers électroniques, là aussi du fait de l'interopérabilité ; a priori...
- pour la messagerie instantanée, c'est MSN Messenger pour échanger avec... MSN Messenger, format de MSN Messenger oblige (ou alors difficilement avec d'autres messageries instantanées).
Mais là où Ten est très original, c'est pour sa présence sur le Web avec son site, Ten-Mobile.com [1]. Toutes les « pages » sont au format Flash. Cela est très « flashy & sexy ». Mais le site n'existe pas : dans un moteur de recherche, quasiment aucune réponse avec le mot « ten » , « ten mobile » , « ten téléphone » , « ten forfaits »... Vraiment dommage... et impossible de vérifier les informations du site sans le greffon Flash.
Le format Flash est fermé, mais surtout il n'est pas visible pour les sites de recherche et d'indexation : Google, Yahoo!, MSN Search, Voilà et consorts ne savent pas que Ten existe ! Le format Flash n'est pas du texte, comme le HTML, le format ouvert du Web (le Flash peut contenir du texte, mais qui n'est pas vu par les robots logiciels qui parcourent le Web).
Le slogan de Ten est « Si votre mobile ne fait que téléphoner, il ne fait pas grand chose. » On pourrait aussi dire : « Comme votre site Web ne fait que du Flash, il ne fait pas grand chose. ».
Mais il ne s'agit peut-être que de la première version. Avec pour la suivante les standards ouverts du Web qui seront utilisés, et avec un exemple à signaler, celui des moules-frites (certes peu technologiques) qui peuvent en apprendre au téléphone (si technique) : le site Web de Léon de Bruxelles propose sur sa page d'accueil (en HTML) de choisir l'une des 2 versions de son site : « la version allégée » en HTML ou « la version gourmande » en Flash [2].
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Par Thierry Stoehr,
lundi 19 juin 2006 à 23:50 :: Internet
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Vote américain pour un Internet avec des tuyaux dédiés fermés
Internet est l'exemple le plus flagrant de l'utilisation des standards ouverts : que ce soit pour le réseau de manière générale (avec TCP/IP), pour le Web (avec HTML, http, CSS, XForms), pour le courrier électronique (avec SMTP, POP, IMAP) ou pour les tranferts de fichiers (avec FTP), les protocoles et les formats sont ouverts.
Sans cette ouverture, il n'aurait sans doute pas connu une telle réussite et ne serait pas un exemple d'interopérabilité avec ses standards ouverts.
Pour ce qui est des « tuyaux », jusqu'à présent, ils traitent de manière égale les contenus transportés (pages Web, fichiers audio ou video, courriels,...) : ainsi il n'y a pas de site qui passe devant un autre car il aurait une priorité. On parle de neutralité du Net.
Mais cela est peut-être fini. En effet, le 8 juin, la Chambre des représentants des États-Unis a voté à la majorité un texte qui instaure un système de tuyaux dédiés. Ce sont les opérateurs et les équipementiers qui ont remporté la battaille face aux Google, eBay, Amazon ou Vint Cerf qui s'étaient élevés contre ce projet.
Il y aura sans doute toujours des standards ouverts d'Internet, mais plus uniquement sur des réseaux ouverts : il y aura un Internet privé. Ira-t-on vers un système sur le modèle de la télévision avec des chaînes-réseaux dédiés auxquels il faudra s'abonner ? Un réseau-des contenus est révolu, cela sera des réseaux-des contenus.
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Par Thierry Stoehr,
dimanche 11 juin 2006 à 23:50 :: Internet
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Publication du format SMIL 2.1
Début 2005, le 7 janvier, le W3C publiait la version 2.0 du format ouvert de la famille XML, SMIL.
Depuis le 13 décembre, SMIL 2.1 est la nouvelle recommandation du W3C. SMIL signifie Synchronized Multimedia Integration Language (Langage d'Intégration Multimédias Synchronisés ; à prononcer comme smile en anglais, sourire) et permet d'écrire des présentations multimedia interactives et de réutiliser des composants SMIL dans d'autres langages basés sur XML (comme XHTML, SSML, XForms ou SVG).
Voilà donc une nouvelle version d'un format ouvert qui complète la série de ceux qui existent déjà, pour plus de possibilités, notamment multimedia, et avec plus d'interopérabilité.
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Par Thierry Stoehr,
mardi 13 décembre 2005 à 23:50 :: Internet
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Une fiche factuelle sur les formats utilisés
Fin septembre 2005, un courrier électronique est arrivé à de nombreux destinataires et il a provoqué de nombreuses réactions. Voyons sa fiche technique, notamment sous l'angle des formats.
- Titre du courriel et auteur : Participez au débat pour 2007, signée de Nicolas Sarkozy ;
- Format utilisé pour cette communication politique : le format électronique, par courriel ;
- Les formats du courriel : en se basant sur le source (les coulisses) qui va toujours de pair avec chaque courriel reçu, voici ce qui ressort :
- le format HTML est utilisé, pas le texte simple qui est normalement d'usage, le HTML étant dédié aux pages Web ;
- le format des liens hypertextes dans le courriel est inhabituel : on lit www.u-m-p.org, mais le lien réel est
http://as1.emv2.com/I?X= suivi de 32 chiffres et lettres ;
- le format hexadécimal (en base 16) est à l'honneur : c'est celui utilisé dans les liens hypertexte ci-dessus, avec 2 groupes de 16 chiffres et lettres, pour coder deux informations ;
- le format des images, avec des visibles et une invisible (de 1x1 pixel) qui se trouve à la fin du courrier : comme pour toutes les images dans un courriel en HTML, le logiciel de messagerie va les chercher pour les afficher, donc il vous signale à une machine en lui demandant l'image ; cela permet de compter les courriels ouverts par les destinataires, ce que reconnaissait l'un des responsables de cette campagne en déclarant que le courriel était plus ouvert que pour d'autres envois ; cependant les logiciels de messagerie comme Thunderbird bloquent les images, donc pas de décompte possible.
Les formats ouverts (HTML, système hexadécimal) sont bien utiles pour analyser les informations reçues.
Sources et liens :
- Les réactions à la suite de l'envoi du courriel, rebaptisé sarkospam dans un format de protestation :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 19 octobre 2005 à 23:55 :: Internet
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Après Slashdot, Google ?
Le site Web anglophone Slashdot, un site de référence, utilise désormais le format ouvert HTML 4.01 avec feuille de style CSS. L'information est importante, tant comme preuve de l'importance des standards ouverts du Web que par l'ampleur que cela représente : 60 000 articles, avec 13 millions de commentaires !
Et à propos des sites Web de référence et de format conforme, qu'en est-il de Google, un des sites grands publics les plus utilisés et très présent dans l'actualité (bibliothèque numérique, messagerie instantannée, embauche prestigieuse) : site conforme ou pas ?
Pour ce qui est de la page d'accueil du site français et américain, la réponse fournie par le Validator du W3C est négative. Pourtant, le contenu est assez court (cela en est une des caractéristiques et un des points forts). Et il ne serait pas si difficile de passer cette page aux normes ouvertes du Web... quitte à ne pas le faire pour celles de résultats, comme certains le font avec leur page d'accueil mais pas les autres (tout en avançant le respect de ces normes).
A suivre, comme on dit.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 24 septembre 2005 à 23:50 :: Internet
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Le navigateur Opera devient gratuit : et les formats ?
Ce 20 septembre, moins d'un mois après avoir fêté ses 10 ans, la société Opera Software a annoncé que son navigateur Web Opera était désormais disponible gratuitement en version complète (sans le bandeau publicitaire qui était présent dans l'ancienne version gratuite).
Voici donc un navigateur de plus disponible pour tous, aux côtés des Firefox et Mozilla multi-plateformes. Et qu'en est-il plus précisément par rapport aux formats ?
- Opera n'est pas un logiciel libre, donc un format fermé, mais cela ne retire rien à des qualités ;
- Opera existe au format de plusieurs systèmes d'exploitation : Windows, Linux, Mac OS, Symbian OS, Windows Mobile, BREW, QNX, TRON, FreeBSD, Solaris et Mediahighway ;
- le logiciel existe au format de 20 langues ;
- Opera supporte les standards ouverts du Web, comme CSS 2.1, XHTML 1.1, HTML 4.01, WML 2.0, ECMAScript, DOM 2 ;
- et enfin, Opera inclut l'utilisation du format ouvert SVG (support natif du SVG 1.1 tiny, comme on dit dans un format plus technique).
C'est ce dernier point qui est sans doute à souligner. Car le SVG est un format appelé à se développer pour encore plus de possibilités dans les navigateurs et les pages Web. Et jusqu'alors, seul Opera incluait dès le départ la prise en compte du SVG, mais sans être autant disponible (l'ancienne vesion gratuite l'était avec publicité, ou alors payante).
Opera double le prochain Firefox (version 1.5, qui intégrera le SVG aussi), pourrait-on dire. La guerre du SVG a commencé, peut-on aussi entendre. En fait, c'est bien mieux : la concurrence continue, basée sur des standards ouverts, que les utilisateurs attendent, consciemment ou pas (dès que le SVG sera plus connu, ne pas l'avoir sera un moins). Windows Internet Explorer 7 et Netscape 8 sont avertis.
Sources et liens :
- Le site d'Opera Software, en anglais, http://www.opera.com
- La page Feel free - web dream do come true - Opera eliminates ad banner and licensing fee, en anglais, http://www.opera.com/free/
- Le communiqué de presse, Feel Free: Opera Eliminates Ad Banner and Licensing Fee, le 20 septembre 2005, en anglais, http://www.opera.com/pressreleases/en/2005/09/20/
- Les caractéristiques techniques d'Opera, dont les formats pris en compte, en anglais http://www.opera.com/features/
- Le SVG dans Opera, http://www.opera.com/features/svg/, avec 2 exemples en SVG (un animé, un statique)
Par Thierry Stoehr,
mardi 20 septembre 2005 à 14:25 :: Internet
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Format IE6 ou téléphone, dit la FEMA
Le long et très bon article de Pamela Jones « Quand les standards ouverts comptent vraiment - Le cas Katrina » est également riche. Et parmi les informations qu'il donne, en voici une à propos de l'interopérabilité : il n'est possible aux victimes de s'enregistrer sur le site officiel fédéral qu'avec le navigateur Microsoft Internet Explorer 6. Ou alors utliser le téléphone.
Quand on consulte le site de la FEMA (Federal Emergency Management Agency, Agence fédérale de gestion des crises), voici ce qui est indiqué :
Do I need Internet Explorer to Register for Assistance Online?
Yes
Currently to complete your application online you must be using Microsoft's Internet Explorer 6.0 or above. We are in the process of modifying the application so that it will be available to additional browsers.
Download Internet Explorer 6
Do I need Internet Explorer to check the status of my application?
If you do not have Internet Explorer 6.0 or higher, you may still be able to check the status of your application and update your information online once you have registered by phone.
What should I do if I don’t have Internet Explorer 6.0 or above?
Register by phone: Call us at 1-800-621-FEMA (3362).
Hearing or speech impaired? Call us at 1-800-462-7585.
What are the hardware (system) and software requirements for accessing and filing a disaster registration?
A computer that has access to the Internet and Microsoft Internet Explorer 6.0 as its Web browser should work efficiently with the FEMA Internet RI system.
We further recommend a minimum Pentium III and 128 mb of Ram for IE 6.0, with an actual minimum requirement of a 486/66 MHZ processor, Windows 98, Windows ME, Windows NT 4.0, Windows 2000, or Windows XP.
In addition, for Win 98 we suggest 16 MB of RAM, Windows ME 32 MB of RAM, Win NT 32 MB of RAM, Win 2000 32 MB of RAM, and Win XP 32 MB or RAM.
For monitors, we recommend a Super VGA (800 X 600) or higher resolution monitor with 256 colors.
Les ordinateurs qui ont été envoyés pour aider les victimes à s'inscrire n'ont été d'aucune utilité s'ils n'avaient qu'Internet Explorer 5, ou s'il s'agissait de machines Apple ou avec Linux sans le navigateur obligatoire.
Internet et le Web reposent sur des standards ouverts. Cependant des discriminations techniques se rencontrent parfois encore... Pour un site commercial de sociétés ou de ventes en ligne, il perd des clients potentiels. Pour un site de service public, le terme public est alors oublié. Et pour un site à propos d'une situation comme celle-ci, l'article de Groklaw le résume bien :
Le fait que le FEMA exige que les victimes de l'ouragan Katrina n'utilisent que Microsoft Internet Explorer pour s'inscrire aux services d'aide est une honte nationale.
Sources et liens :
- Article When Open Standards Really Matter - The Katrina Factor, de Pamela Jones, le 13 septembre 2005, site Groklaw.net, en anglais, http://www.groklaw.net/article.php?story=2005091305273070
- Article FEMA's IE-Only Form: Just What Katrina Victims Don't Need, de Jim Rapoza, le 9 septembre 2005, en anglais, http://www.eweek.com/article2/0,1895,1857297,00.asp
Par Thierry Stoehr,
vendredi 16 septembre 2005 à 13:20 :: Internet
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Vinton Cerf est embauché par Google
Le lundi 3 octobre 2005, Vinton Cerf débutera sa carrière au sein de la société Google. L'annonce officielle a été faite par communiqué de presse le 8 septembre, suivi d'un court article de Vinton Cerf lui-même sur le blog de Google dès le 9. Il occupera le poste de « Chief Internet Evangelist » (il écrit avoir postulé pour celui d'archevêque mais cela n'a pas marché !).
Que retenir : Encore Google ? Certes. Encore Google qui recrute ? Oui également. Un « évangéliste » ? C'est le format de la dénomination des « Monsieur quelque chose » anglo-saxon. Mais ce qui est sans doute le plus important concerne Internet et les standards ouverts.
Sa mission consitera à « aider Google à construire l'infrastructure, les architectures, les systèmes, et les standards de réseau pour la prochaine génération des applications Internet. »
De plus, Vinton Cerf est entre autres l'un des deux pères du protocole TCP/IP, le protocole ouvert qui est la base fondamentale d'Internet. Un protocole pour lequel il a reçu le prix Nobel informatique, le Prix Turing, en 2004. Un protocole ouvert, sans brevet (« C'est un standard ouvert auquel nous permettons à quiconque d'accéder sans contrainte. »).
Au-delà donc de TCP/IP, Vinton Cerf, à juste titre qualifié d'un des « pères fondateur d'Internet », ne manquera certainement pas de défendre et de promouvoir l'utilisation de formats et de protocoles ouverts qui sont déjà en œuvre sur Internet (TCP/IP, HTTP, SMTP, POP, IMAP, HTML,...) et qui en sont une des caractéristiques techniques essentielles.
Sources et liens
- Le communiqué de presse, Cerf's up at Google, le 8 septembre 2005, en anglais, http://www.google.com/intl/en/press/pressrel/vintcerf.html
- L'article de Vinton Cerf sur le blog de Google, Cerf's up at Google!, le 9 septembre 2005, en anglais, http://googleblog.blogspot.com/2005/09/cerfs-up-at-google.html
- Google Press Center, en anglais, http://www.google.com/intl/en/press/index.html
Par Thierry Stoehr,
vendredi 9 septembre 2005 à 07:55 :: Internet
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La journée du blog, un outil aux multiples formats
3108... quatre chiffres proches graphiquement de certaines lettres de l'alphabet... Ainsi le 3 avec le B, le 1 avec le l, le 0 avec le o, le 8 avec le g (même si le 9 est plus encore dans ce cas). Et alors, 3108... donne Blog... et le 3108 peut être considéré comme un nombre au format de date, le 31 août (le 3109 n'étant pas une date qui existe). Donc, le 31 août a été déclaré BlogDay, soit la Journée du blog. Avec logo et site Web officiel à l'appui.
Le principe est de proposer 5 sites Web de type blog qui ne sont pas du même domaine, et de placer des liens hypertextes pour les visiter d'un clic. Pour cet article, cela sera juste Barbarie.org (avec une idée quotidienne) et LBSNDD (Le Blog Sans Nom De Dimitri, déjà le nom est très bon).
Alors, opération marketing ? Réelle utilité ou futilité ? Cela n'atteindra certainement pas le niveau d'une information largement diffusée et relayée comme certaines autres Journées nationales (voire internationales) de.
Au-delà, le succès des blogs est indéniablement majeur. Traduit officiellement par bloc-notes, c'est un sujet riche qui peut être considéré sous l'angle des formats (y compris non-électroniques). Et ils sont nombreux :
- le format HTML, conforme W3C : LE format ouvert du Web (avec le XHTML), utilisé par les sites et établi par le W3C depuis plus de 10 ans ;
- le format Wiki : souvent utilisé pour l'écriture des articles, c'est un format ouvert ;
- le format technique base de données+PHP : souple, efficace et puissant, plus de FTP ou de liens à mettre à jour ;
- le format des liens hypertextes et des rétroliens (backtrack) : le protocole ouvert http, à la base du Web, est pleinement utilisé pour passer de pages en pages d'un simple clic ;
- le format RSS ou Atom : les flux de syndication sont très puissants et presque systématiquement proposés pour mieux suivre le site ;
- le format interactif : via les commentaires, c'est la possibilité de réagir, de compléter ;
- le format ouvert des logiciels de blog : nombreux sont ceux en logiciels libres ;
- le format « tout en un sorti de la boîte » : l'installation facile d'un clic du logiciel de blog est souvent la règle, suivi du paramétrage et alors publier devient possible ; sans parler des sites Web qui proposent d'héberger votre blog contre inscription ;
- le format social : que ce soit la blogosphère de sites jeunes (Skyblog par exemple), de sites d'information ou personnels, le phénomène est important avec des répercussions nombreuses ;
- le format d'éditeur mondial : la presse en ligne propose des blogs de ses journalistes, ou à ses lecteurs ; mais plus encore, désormais nul besoin d'imprimeur (qui restent essentiel pour l'importante version papier) et nulle autorisation du Roy nécessaire (ou d'autre structure) pour éditer et diffuser de l'information rapidement sur un sujet, potentiellement lisible à l'échelle mondiale.
Et la plupart des formats et des protocoles cités ci-dessus sont des standards ouverts. Pour ce qui est de Formats-Ouverts.org, c'est le logiciel libre DotClear d'Olivier Meunier qui « propulse » le site comme le dit le slogan. Finalement, blog et standards ouverts forment un beau couple.
Sources et liens :
- BlogDay, en anglais, http://blogday.wikispaces.org
- Article sur les weblogs, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Weblog
- L'article C'est le jour du blog !, site BlogOKat, le 31 août 2005, http://blogokat.canalblog.com/archives/2005/08/31/753552.html
- Barbarie.org, http://barbarie.org
- LBSNDD, http://www.point-libre.fr.eu.org/~dimitri/blog/
- DotClear, http://www.dotclear.net
Par Thierry Stoehr,
mercredi 31 août 2005 à 23:55 :: Internet
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Skype, des API de sa messagerie instantanée, son SkypeWeb
Messagerie instantanée, ouverture d'API... voilà des sujets qui sont bien d'actualité. Ainsi, après le lancement de Google Talk le 24 août, après l'ouverture d'API de Yahoo! et Google en mars, c'est au tour de Skype d'annoncer ouvrir SkypeWeb ainsi que des API de sa messagerie instantanée.
Le 24 août (donc le même jour que Google Talk et aussi des 10 ans de Windows 95), la société Skype, spécialisée dans la téléphonie via Internet (ou voix sur IP, ou VoIP en anglais) a annoncé que deux de ses technologies allaient être ouvertes :
- SkypeWeb : « quelques lignes de HTML et de script » pour indiquer sur n'importe quelle page Web que l'auteur est disponible pour être contacté téléphoniquement via Skype ;
- SkypeNet : les API de la messagerie instantanée de Skype (ainsi que des outils et des services), le tout pour contacter ses utilisateurs.
Il s'agit pour l'instant d'une annonce, les détails « viendront bientôt » ou « dans les prochaines semaines ». L'idée étant que si ces technologies sont ouvertes, elles peuvent être largement utilisées, pour que sa messagerie instantanée soit encore plus accessible, soit un peu plus d'interopérabilité. Et ainsi établir Skype comme acteur important du domaine. Donc, à suivre, notamment à propos des conditions d'utilisations exactes, c'est-à-dire de la licence.
Comme le dit l'introduction de l'annonce, « Après tout... partager est bien » (« After all … sharing is good »). Dans le cas des formats ouverts, le slogan serait même « Partager réellement, c'est la base ».
Sources et liens :
- Article Skype ouvre sa messagerie instantanée aux développeurs, de Estelle Dumout, ZDNet France, le 25 août 2005, http://zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39257178,00.htm
- L'annonce officielle, Skype opens IM and Presence to the world. Introducing SkypeWeb and SkypeNet, le 24 août 2005, en anglais, http://share.skype.com/developer_zone/developer_blog/skype_opens_im_and_presence_to_the_world._-_introducing_skypeweb_and_skypenet/
- Le site de Skype, en anglais, http://skype.com
Par Thierry Stoehr,
mercredi 31 août 2005 à 13:30 :: Internet
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Plus de demande d'autorisation écrite préalable : bravo
La réaction a été rapide, il faut le souligner et féliciter de cela. Le site Web des Journées du patrimoine n'exige plus de demande écrite en vue de l'établissement d'un lien hypertexte vers le site. Cette situation avait été signalée le 25 août au travers d'un texte au format poème (avec aussi information par courriel des contacts du site). Depuis au moins ce mardi 30 matin (voire dès hier), la mention a été retirée.
Des liens hypertextes peuvent donc être établis, dans le respect de cette notion de lien, comme développé dans le rapport sur le sujet établi par le Forum des droits sur l'internet. Donc, pas d'imbrication du site dans un autre, pas de reprise d'images ou de base de données, mais un lien normal, le lien simple et sain qui permet de se rendre à la bonne page d'un site, et ainsi consulter la référence donnée ou aller à la source de l'information.
Le lien hypertexte a un format ouvert. Certains autres sites devraient s'inspirer de cette réactivité.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 30 août 2005 à 12:50 :: Internet
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...tout le monde y gagne, elle comme les utilisateurs
Google a annoncé le lancement de Google Talk, son service de messagerie instantanée, le 24 août dernier (jour des 10 ans de Windows 95).
Encore Google, avec son GMail qui adopte le protocole POP et qui s'ouvre au possesseur de téléphone portable, sa bibliothèque numérique lancée fin 2004, suspendue pour 3 mois mais qui initia le projet européen... Encore une messagerie instantanée, alors qu'il y a déjà les ICQ, AIM, MSN Messenger, Wanadoo Messenger, Yahoo! Messenger et autre iChat...
L'information a été signalée, commentée. Alors, que dire de plus ? Quitte à insister de nouveau en prenant la nouvelle sous l'angle des formats, cette nouvelle est une très bonne illustration de l'importance et de la puissance des standards ouverts.
En effet, que pouvait-il se passer ?
- Soit Google développait sa propre technologie fermée réservée aux seuls utilisateurs de son outil : hors de Google Talk, point d'échange, mais aussi investissement important nécessaire ;
- Soit Google retenait une approche basée sur des standards ouverts : son outil reprenait alors des technologies ouvertes et était prêt pour se connecter aussi le plus largement aux autres, en permettant à une technologie de se répandre et en y contribuant.
C'est la seconde solution qui a été retenue. Avec donc une approche ouverte, utilisant le protocole ouvert XMPP (Extensible Messaging and Presence Protocol) développé par la fondation Jabber pour son logiciel Jabber. Google Talk devrait aussi proposer la voix sur IP (VoIP), en utilisant le codec libre Speex. Cette utilisation de standards ouverts devrait aussi faciliter l'interopérabilité entre les messageries.
Ce choix va plus loin que la simple ouverture des API comme Google et Yahoo! l'ont fait en mars dernier. Il est similaire à l'approche de IBM, Novell, InstallShield et ZeroG en juillet 2004 à propos des installations de logiciels en entreprises.
Sources et liens :
- Article Google Talk : messagerie instantanée et voix sur IP basée sur Jabber, site Linuxfr, le 25 août 2005, http://linuxfr.org/2005/08/25/19469.html
- Article À quelle stratégie répond la messagerie instantanée Google Talk?, de Estelle Dumout, ZDNet France, le 24 août 2005, http://zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39256657,00.htm
- Article Google répond à l'appel de la messagerie instantanée, de Ludovic Nachury, 01net.com, le 24 août 2005, http://www.01net.com/article/286370.html
Par Thierry Stoehr,
lundi 29 août 2005 à 23:50 :: Internet
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Avoir le droit de mettre un lien ou pas, telle est la question
Le Web repose sur les liens hypertextes, appelés aussi hyperliens : on oublie souvent les http://www. qui précèdent les noms des sites (comme Standblog.org, w3c.org, Formats-Ouverts.org,...), mais ils sont bien écrits dans les adresses des navigateurs. Et dans http://www. (ou dans http:// qui peut parfois suffire), il y a http, qui signifie hyper text transfert protocol, c'est-à-dire protocole de transfert hyper texte. Et ce protocole est un protocole ouvert, mis au point par sir Tim Berners-Lee.
Le principe : un clic sur un lien (placé sur un ou sur des mots, sur une image, sur un logo,...) permet d'accéder à une autre page. C'est un peu le principe de l'association d'idée ou encore celui du Memex énoncé par Vannevar Bush il y a 60 ans.
A priori, le lien est donc un petit rien technique mais qui est le presque tout du Web. De plus, il est facile de placer des liens dans les pages que l'on créé : il sufit de quelques mots de code technique sur la page Web pour permettre au lecteur d'aller d'un clic sur une autre page. Avec seulement le code <a href="http://www.formats-ouverts.org/blog/Archivage">Rubrique sur l'archivage de Formats-Ouverts.org</a> dans une page HTML, voilà un lien de créer avec la page mentionnée.
Mais a-t-on le droit de faire des liens vers des sites aussi simplement ? Doit-on demander une autorisation pour créer un lien vers une page d'un site ? La question peut sembler saugrenue, mais elle s'est posée et continue de se poser à propos des utilisations de liens qui ne sont de simples liens vers une page Web. En effet, il se peut par exemple :
- que le lien affiche la nouvelle page dans la page du site de départ : vous avez l'impression de toujours être dans le site mais vous voyez les pages d'un autre ;
- que le lien récupère des informations (notamment des images, des sons,...) d'un autre site pour les afficher sur le sien.
Ces deux utilisations des liens hypertextes ne respectent pas les auteurs des sites où les données sont récupérées. En ce sens, elles sont condamnables.
Pour tenter de clarifier les choses, le Forum des droits sur l'internet (FDI) a publié en mars 2003 un rapport intitulé « Hyperliens : statut juridique ». Il détaille les différents cas de figure, des plus classiques aux plus poussés. Et dans sa partie finale « Recommandations pratiques à destination des acteurs », il énonce un ensemble de situations d'où il se dégage que mettre un simple lien vers la page d'accueil d'un site ou vers une de ses pages ne nécessite pas de demande particulière.
C'est dans cet esprit que les liens hypertextes sont donnés sur Formats-Ouverts.org : fournir les références, donner la source des informations avancées, comme cela figure en fin de chaque article. Et c'est ce type de lien au format ouvert qui est défendu, comme récemment sous forme de texte au format poésie, vers des sites du secteur public, d'entreprises, d'associations ou de particuliers.
Ajout du 28 août : le très bon site BlogOKat fait un rétrolien (soit plus qu'un lien, et c'est très bien) depuis cet article et a relevé dans le rapport du FDI le passage à signaler (Titre I, partie A, point 3), dont voici le début : « Les liens n’appartiennent à personne mais sont utiles à tous. Du côté utilisateurs... ».
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 27 août 2005 à 16:30 :: Internet
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GoogleMail ouvert à tous, aux USA et avec téléphone portable
Le service de courriers électroniques Google, intitulé GMail, n'était pas ouvert à tout le monde, contrairement aux autres services de Webmail concurrents (les Hotmail, Yahoo! Mail, Voilà,...). En effet il fallait une invitation d'un utilisateur de GMail pour effectuer l'ouverture de son compte de 1 Go au lancement en 2004 et de 2 Go actuellement.
Depuis le 24 août, Google a annoncé que pour bénéficier de GMail... il suffisait de s'inscrire sur le site, tout simplement. Ou presque, car, si l'invitation n'est donc plus nécessaire, désormais il y a un format à respecter :
- il faut être aux Etats-Unis...
- ...et posséder un téléphone portable...
- ...dont il faut donner le numéro...
- ...pour ainsi recevoir le code d'activation de son compte.
Cette exigence est avancée pour être sûr que « c'est bien une vraie personne qui créé le compte » et pour éviter les abus d'une personne créant plusieurs comptes (pourtant il est possible d'avoir plusieurs téléphones portables). La prise en charge des téléphones portables d'autres pays est annoncée, donc ce mode d'inscription devrait concerner les utilisateurs d'autres pays.
Le format invitation n'est pas annoncé comme arrêté. Mais le format téléphone portable semble plus intéressant :
- sous l'angle positif (ou au format optimiste) : c'est un accès plus large à ce service, c'est une sécurité que cet envoi par portable ;
- sous l'angle négatif (ou au format pessimiste) : il faut fournir encore une information personnelle de plus, une discrimination au portable.
Toujours est-il que pour ce qui est des technologies utilisées par GMail en son sein comme pour les utilisateurs, les formats et les protocoles sont ouverts, pas de verrouillage de ses courriels dans une boite de courriers fermée.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 26 août 2005 à 12:30 :: Internet
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