Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1544 articles en ligne, dont 8 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :

  • 1er mai : Adobe annonce l'ouverture de certains éléments de sa technologie Flash dans le cadre du projet Open Screen

2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Vivent les sites Web au format blog

La journée du blog, un outil aux multiples formats

3108... quatre chiffres proches graphiquement de certaines lettres de l'alphabet... Ainsi le 3 avec le B, le 1 avec le l, le 0 avec le o, le 8 avec le g (même si le 9 est plus encore dans ce cas). Et alors, 3108... donne Blog... et le 3108 peut être considéré comme un nombre au format de date, le 31 août (le 3109 n'étant pas une date qui existe). Donc, le 31 août a été déclaré BlogDay, soit la Journée du blog. Avec logo et site Web officiel à l'appui.

Le principe est de proposer 5 sites Web de type blog qui ne sont pas du même domaine, et de placer des liens hypertextes pour les visiter d'un clic. Pour cet article, cela sera juste Barbarie.org (avec une idée quotidienne) et LBSNDD (Le Blog Sans Nom De Dimitri, déjà le nom est très bon).

Alors, opération marketing ? Réelle utilité ou futilité ? Cela n'atteindra certainement pas le niveau d'une information largement diffusée et relayée comme certaines autres Journées nationales (voire internationales) de.

Au-delà, le succès des blogs est indéniablement majeur. Traduit officiellement par bloc-notes, c'est un sujet riche qui peut être considéré sous l'angle des formats (y compris non-électroniques). Et ils sont nombreux :

  • le format HTML, conforme W3C : LE format ouvert du Web (avec le XHTML), utilisé par les sites et établi par le W3C depuis plus de 10 ans ;
  • le format Wiki : souvent utilisé pour l'écriture des articles, c'est un format ouvert ;
  • le format technique base de données+PHP : souple, efficace et puissant, plus de FTP ou de liens à mettre à jour ;
  • le format des liens hypertextes et des rétroliens (backtrack) : le protocole ouvert http, à la base du Web, est pleinement utilisé pour passer de pages en pages d'un simple clic ;
  • le format RSS ou Atom : les flux de syndication sont très puissants et presque systématiquement proposés pour mieux suivre le site ;
  • le format interactif : via les commentaires, c'est la possibilité de réagir, de compléter ;
  • le format ouvert des logiciels de blog : nombreux sont ceux en logiciels libres ;
  • le format « tout en un sorti de la boîte » : l'installation facile d'un clic du logiciel de blog est souvent la règle, suivi du paramétrage et alors publier devient possible ; sans parler des sites Web qui proposent d'héberger votre blog contre inscription ;
  • le format social : que ce soit la blogosphère de sites jeunes (Skyblog par exemple), de sites d'information ou personnels, le phénomène est important avec des répercussions nombreuses ;
  • le format d'éditeur mondial : la presse en ligne propose des blogs de ses journalistes, ou à ses lecteurs ; mais plus encore, désormais nul besoin d'imprimeur (qui restent essentiel pour l'importante version papier) et nulle autorisation du Roy nécessaire (ou d'autre structure) pour éditer et diffuser de l'information rapidement sur un sujet, potentiellement lisible à l'échelle mondiale.

Et la plupart des formats et des protocoles cités ci-dessus sont des standards ouverts. Pour ce qui est de Formats-Ouverts.org, c'est le logiciel libre DotClear d'Olivier Meunier qui « propulse » le site comme le dit le slogan. Finalement, blog et standards ouverts forment un beau couple.

Sources et liens :

Annonce d'ouverture de la part de Skype

Skype, des API de sa messagerie instantanée, son SkypeWeb

Messagerie instantanée, ouverture d'API... voilà des sujets qui sont bien d'actualité. Ainsi, après le lancement de Google Talk le 24 août, après l'ouverture d'API de Yahoo! et Google en mars, c'est au tour de Skype d'annoncer ouvrir SkypeWeb ainsi que des API de sa messagerie instantanée.

Le 24 août (donc le même jour que Google Talk et aussi des 10 ans de Windows 95), la société Skype, spécialisée dans la téléphonie via Internet (ou voix sur IP, ou VoIP en anglais) a annoncé que deux de ses technologies allaient être ouvertes :

  • SkypeWeb : « quelques lignes de HTML et de script » pour indiquer sur n'importe quelle page Web que l'auteur est disponible pour être contacté téléphoniquement via Skype ;
  • SkypeNet : les API de la messagerie instantanée de Skype (ainsi que des outils et des services), le tout pour contacter ses utilisateurs.

Il s'agit pour l'instant d'une annonce, les détails « viendront bientôt » ou « dans les prochaines semaines ». L'idée étant que si ces technologies sont ouvertes, elles peuvent être largement utilisées, pour que sa messagerie instantanée soit encore plus accessible, soit un peu plus d'interopérabilité. Et ainsi établir Skype comme acteur important du domaine. Donc, à suivre, notamment à propos des conditions d'utilisations exactes, c'est-à-dire de la licence.

Comme le dit l'introduction de l'annonce, « Après tout... partager est bien » (« After all … sharing is good »). Dans le cas des formats ouverts, le slogan serait même « Partager réellement, c'est la base ».

Sources et liens :

Lien hypertexte vers les Journées du patrimoine : lier normalement

Plus de demande d'autorisation écrite préalable : bravo

La réaction a été rapide, il faut le souligner et féliciter de cela. Le site Web des Journées du patrimoine n'exige plus de demande écrite en vue de l'établissement d'un lien hypertexte vers le site. Cette situation avait été signalée le 25 août au travers d'un texte au format poème (avec aussi information par courriel des contacts du site). Depuis au moins ce mardi 30 matin (voire dès hier), la mention a été retirée.

Des liens hypertextes peuvent donc être établis, dans le respect de cette notion de lien, comme développé dans le rapport sur le sujet établi par le Forum des droits sur l'internet. Donc, pas d'imbrication du site dans un autre, pas de reprise d'images ou de base de données, mais un lien normal, le lien simple et sain qui permet de se rendre à la bonne page d'un site, et ainsi consulter la référence donnée ou aller à la source de l'information.

Le lien hypertexte a un format ouvert. Certains autres sites devraient s'inspirer de cette réactivité.

Sources et liens :

Quand une société pense standards ouverts...

...tout le monde y gagne, elle comme les utilisateurs

Google a annoncé le lancement de Google Talk, son service de messagerie instantanée, le 24 août dernier (jour des 10 ans de Windows 95).

Encore Google, avec son GMail qui adopte le protocole POP et qui s'ouvre au possesseur de téléphone portable, sa bibliothèque numérique lancée fin 2004, suspendue pour 3 mois mais qui initia le projet européen... Encore une messagerie instantanée, alors qu'il y a déjà les ICQ, AIM, MSN Messenger, Wanadoo Messenger, Yahoo! Messenger et autre iChat...

L'information a été signalée, commentée. Alors, que dire de plus ? Quitte à insister de nouveau en prenant la nouvelle sous l'angle des formats, cette nouvelle est une très bonne illustration de l'importance et de la puissance des standards ouverts.

En effet, que pouvait-il se passer ?

  1. Soit Google développait sa propre technologie fermée réservée aux seuls utilisateurs de son outil : hors de Google Talk, point d'échange, mais aussi investissement important nécessaire ;
  2. Soit Google retenait une approche basée sur des standards ouverts : son outil reprenait alors des technologies ouvertes et était prêt pour se connecter aussi le plus largement aux autres, en permettant à une technologie de se répandre et en y contribuant.

C'est la seconde solution qui a été retenue. Avec donc une approche ouverte, utilisant le protocole ouvert XMPP (Extensible Messaging and Presence Protocol) développé par la fondation Jabber pour son logiciel Jabber. Google Talk devrait aussi proposer la voix sur IP (VoIP), en utilisant le codec libre Speex. Cette utilisation de standards ouverts devrait aussi faciliter l'interopérabilité entre les messageries.

Ce choix va plus loin que la simple ouverture des API comme Google et Yahoo! l'ont fait en mars dernier. Il est similaire à l'approche de IBM, Novell, InstallShield et ZeroG en juillet 2004 à propos des installations de logiciels en entreprises.

Sources et liens :

Le format des liens hypertextes

Avoir le droit de mettre un lien ou pas, telle est la question

Le Web repose sur les liens hypertextes, appelés aussi hyperliens : on oublie souvent les http://www. qui précèdent les noms des sites (comme Standblog.org, w3c.org, Formats-Ouverts.org,...), mais ils sont bien écrits dans les adresses des navigateurs. Et dans http://www. (ou dans http:// qui peut parfois suffire), il y a http, qui signifie hyper text transfert protocol, c'est-à-dire protocole de transfert hyper texte. Et ce protocole est un protocole ouvert, mis au point par sir Tim Berners-Lee.

Le principe : un clic sur un lien (placé sur un ou sur des mots, sur une image, sur un logo,...) permet d'accéder à une autre page. C'est un peu le principe de l'association d'idée ou encore celui du Memex énoncé par Vannevar Bush il y a 60 ans.

A priori, le lien est donc un petit rien technique mais qui est le presque tout du Web. De plus, il est facile de placer des liens dans les pages que l'on créé : il sufit de quelques mots de code technique sur la page Web pour permettre au lecteur d'aller d'un clic sur une autre page. Avec seulement le code <a href="http://www.formats-ouverts.org/blog/Archivage">Rubrique sur l'archivage de Formats-Ouverts.org</a> dans une page HTML, voilà un lien de créer avec la page mentionnée.

Mais a-t-on le droit de faire des liens vers des sites aussi simplement ? Doit-on demander une autorisation pour créer un lien vers une page d'un site ? La question peut sembler saugrenue, mais elle s'est posée et continue de se poser à propos des utilisations de liens qui ne sont de simples liens vers une page Web. En effet, il se peut par exemple :

  • que le lien affiche la nouvelle page dans la page du site de départ : vous avez l'impression de toujours être dans le site mais vous voyez les pages d'un autre ;
  • que le lien récupère des informations (notamment des images, des sons,...) d'un autre site pour les afficher sur le sien.

Ces deux utilisations des liens hypertextes ne respectent pas les auteurs des sites où les données sont récupérées. En ce sens, elles sont condamnables.

Pour tenter de clarifier les choses, le Forum des droits sur l'internet (FDI) a publié en mars 2003 un rapport intitulé « Hyperliens : statut juridique ». Il détaille les différents cas de figure, des plus classiques aux plus poussés. Et dans sa partie finale « Recommandations pratiques à destination des acteurs », il énonce un ensemble de situations d'où il se dégage que mettre un simple lien vers la page d'accueil d'un site ou vers une de ses pages ne nécessite pas de demande particulière.

C'est dans cet esprit que les liens hypertextes sont donnés sur Formats-Ouverts.org : fournir les références, donner la source des informations avancées, comme cela figure en fin de chaque article. Et c'est ce type de lien au format ouvert qui est défendu, comme récemment sous forme de texte au format poésie, vers des sites du secteur public, d'entreprises, d'associations ou de particuliers.

Ajout du 28 août : le très bon site BlogOKat fait un rétrolien (soit plus qu'un lien, et c'est très bien) depuis cet article et a relevé dans le rapport du FDI le passage à signaler (Titre I, partie A, point 3), dont voici le début : « Les liens n’appartiennent à personne mais sont utiles à tous. Du côté utilisateurs... ».

Sources et liens :

GMail passe du format invitation au format numéro de portable

GoogleMail ouvert à tous, aux USA et avec téléphone portable

Le service de courriers électroniques Google, intitulé GMail, n'était pas ouvert à tout le monde, contrairement aux autres services de Webmail concurrents (les Hotmail, Yahoo! Mail, Voilà,...). En effet il fallait une invitation d'un utilisateur de GMail pour effectuer l'ouverture de son compte de 1 Go au lancement en 2004 et de 2 Go actuellement.

Depuis le 24 août, Google a annoncé que pour bénéficier de GMail... il suffisait de s'inscrire sur le site, tout simplement. Ou presque, car, si l'invitation n'est donc plus nécessaire, désormais il y a un format à respecter :

  • il faut être aux Etats-Unis...
  • ...et posséder un téléphone portable...
  • ...dont il faut donner le numéro...
  • ...pour ainsi recevoir le code d'activation de son compte.

Cette exigence est avancée pour être sûr que « c'est bien une vraie personne qui créé le compte » et pour éviter les abus d'une personne créant plusieurs comptes (pourtant il est possible d'avoir plusieurs téléphones portables). La prise en charge des téléphones portables d'autres pays est annoncée, donc ce mode d'inscription devrait concerner les utilisateurs d'autres pays.

Le format invitation n'est pas annoncé comme arrêté. Mais le format téléphone portable semble plus intéressant :

  • sous l'angle positif (ou au format optimiste) : c'est un accès plus large à ce service, c'est une sécurité que cet envoi par portable ;
  • sous l'angle négatif (ou au format pessimiste) : il faut fournir encore une information personnelle de plus, une discrimination au portable.

Toujours est-il que pour ce qui est des technologies utilisées par GMail en son sein comme pour les utilisateurs, les formats et les protocoles sont ouverts, pas de verrouillage de ses courriels dans une boite de courriers fermée.

Sources et liens :

Un texte sur les liens, au format poésie

Le site, le lien et le patrimoine

Permettez moi pour une fois,
De changer de format,
Et ainsi autrement de tenter
Les personnes d'informer.

Il s'agit donc ici d'un site,
Qui du patrimoine fait la promotion émérite.
Or que lit-on comme mentions écrites,
A propos des liens hypertextes vers le-dit site ?

Tout lien hypertexte avec ce site doit faire l'objet d'une autorisation préalable écrite du Ministère de la culture et de la communication et ne pourra être réalisé que vers l'adresse de la page d'accueil du site www.journeesdupatrimoine.culture.fr et sous réserve de l'intégration d'un logo. [1]

Si mon texte n'est pas de la grande poésie,
Celui ci-dessus me laisse un peu abasourdi.

Le lien hypertexte semble un presque rien,
Mais ce petit rien est à la base de tout.
Avec lui le Web donne les moyens
De passer de sites en sites avec ce simple ajout.

Donner un lien vers une page,
Est un peu lui rendre hommage.
C'est donner une référence,
Et d'un clic la consulter avec aisance.

Alors, permettez-moi de le dire :
Ce choix, les liens sans autorisation écrite d'interdire,
Ne permet pas sur le site de venir
Et de l'information y quérir.

Ecartant donc l'exigence,
Je place des liens en référence.
Ni hors-la-loi ni voleur,
Je le fais sans détourner du site la teneur.

Enfin, si vous pouvez ouïr ma requête,
Appliquer le principe même du Web honnête,
Et permettez, grâce aux liens, aux sites d'accéder,
Sans autorisation spéciale qui viennent le Web dénaturer.

Note [1] : ce passage et le site concerné peuvent doivent être remplacés par de nombreux autres exemples qui ont hélas la même approche, comme Athènes 2004, l'INSEE, la RATP, Sony,...

Sources et liens :

Voir aussi pour préciser ces propos l'article Le format des liens hypertextes.

Important, mise à jour du 30 août : le site des Journées du patrimoine ne fait plus mention de l'extrait cité, lire l'article le détaillant.

Helsinki 2005 fait bien mieux qu'Athènes 2004

Liens autorisés (et pas d'interdiction de certains logos) à Helsinki

Les jeux olympiques d'Athènes 2004 s'étaient tristement illustrés à propos des formats :

  1. pas de liens hypertextes vers le site Web sans autorisation préalable ;
  2. pas de logos autres que ceux des partenaires visibles sur les TShirts des spectateurs ;
  3. pas d'informations en dehors des media accrédités (donc pas de blog, pas de journaux autres que ceux autorisés).

Au contraire, pour les 10e championnats du monde d'athlétisme d'Helsinki 2005 du 6 au 14 août, rien de tel pour le site officiel ni pour le site de l'IAAF (International Association of Athletics Federations). Il faut le souligner, et rappeler que le format des liens hypertexte est ouvert et à la base du Web, tout comme les standards ouverts.

Autres articles à propops des liens hypertextes « interdits » sans autorisation :
Sources et liens :